Nous ne pouvons diffuser que ce que nous savons et comptons sur vous pour nous faire parvenir informations, annonces et communiqués. Les notices les plus récentes sont au haut du fil. Les très anciennes sont en « mémoire de l’actualité ».
Pas de mises à jour du Fil d’actualité du site du CRILJ durant les chaudes semaines à venir. Reprise, à la fraiche peut-être, le mardi 1ier septembre 2026.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (25) – Dans le cadre de l’édition 2026 des Rencontres photographiques d’Arles (Bouches-du-Rhône), à l’Espace Van Gogh, place Félix Rey, du lundi 6 juillet au dimanche 4 octobre 2026, présentation, après une première étape en Suisse, de l’exposition itinérante R comme Regarder qui « propose une exploration du livre photo jeunesse, depuis son essor dans les années 1930 jusqu’à aujourd’hui. » Si cette production reste minoritaire dans le paysage éditorial, elle rend compte de l’évolution de notre perception de la photographie, de l’histoire de la pédagogie et du statut de l’enfant dans les sociétés occidentales depuis plus d’un siècle. « L’exposition rassemble une centaine d’ouvrages internationaux, en privilégiant la création photographique originale, afin de mettre en lumière ce patrimoine, ses caractéristiques et ses dimensions contemporaines. Les femmes photographes jouent un rôle prépondérant dans l’histoire du livre photo jeunesse qui rapproche deux domaines de compétences longtemps perçus comme féminins – l’éducation et le portrait d’enfant – jusqu’à l’émergence dans les années 1970 d’un nouveau genre éditorial dédié à la construction du regard de l’enfant. R comme Regarder est l’occasion de découvrir le processus de création du livre photographique, depuis la prise de vue jusqu’aux maquettes originales des ouvrages présentés. Conçu en intégrant pleinement la question de la médiation, le parcours de l’exposition propose des livres en libre consultation ainsi que des expériences interactives, pensées pour les petits comme pour les grands. » Commissaire : Anne Lacoste. Comité scientifique : Paul Cottin, Rose Durr, Florian Ebner et Anne Lacoste. Exposition coproduite par l’Institut pour la photographie des Hauts-de-France de Lille (qui en a assuré la production exécutive) et Photo Elysée à Lausanne. Le catalogue est publié, à Leipzig, par les éditions Spector. 262 pages, 52,00 euros.
S’EN SOUVIENT-ON ? – Le dossier du numéro 40 (été 2026) de Hexagone, revue trimestrielle de la chanson, est consacré à l’auteur-compositeur-interprète, parolier et romancier David McNeil. Occasion de rappeler ici qu’il publia plusieurs albums pour la jeunesse, sept chez Harlin Quist, dont Quatre chevaux dans une boîte, en 1977, avec des illustrations de Tina Mercie, Nicole Claveloux Nicole, Henri Galeron et Brisepot, un autre, Confisqué, en 2007, au Panama, avec des illustrations de Jean-Luc Allart, un ultime, en 2012, Mekeskispasse ?, au Seuil jeunesse, illustré par Tina Mercié.
APPEL À SOUTIEN – « Jusqu’au 30 septembre 2026, participez à la campagne de dons sur HelloAsso pour soutenir l’activité de La Petite bibliothèque Ronde envers les enfants et familles du quartier ainsi que les professionnels qu’elle accompagne. Cette bibliothèque est un lieu unique au monde par son histoire, l’architecture de son bâtiment historique et son rayonnement. Depuis plus de 60 ans, elle fait entrer le livre dans le quotidien des enfants dès leur naissance et de celles et ceux qui les accompagnent, quel que soit leur rapport à la lecture. Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas seulement de poursuivre cette mission : il est d’en assurer la pérennité. Comme beaucoup d’associations, La Petite Bibliothèque Ronde se trouve dans une situation financière délicate, malgré l’accompagnement indéfectible de ses partenaires publics et privés. Nous faisons donc appel à la générosité de tous pour faire face à des charges conséquentes, notamment en termes de loyers. » Pour contribuer, c’est ici.
À VOIR EN FAMILLE – Dans le cadre de son Festival 2026, le Nouveau Théâtre Populaire propose, dans son lieu d’implantation de La Fontaine-Guérin (Maine-et-Loire), les 15, 18, 20, 22, 25 et 27 août 2026, à 11 heures, Vingt mille lieues sous les mers, aventure subaquatique d’après Jules Verne. Adaptation et mise en scène : Thomas Chrétien. Avec Joseph Fourez, Morgane Nairaud et Julien Romelard. « Août 2026 : un mystérieux monstre fait régner la terreur sur tous les océans de la planète. Afin de percer son secret, Aronnax et Ned Land se lancent dans un voyage qui va les entraîner bien plus loin qu’ils ne pouvaient l’imaginer, vingt mille lieues sous les mers. Ils se retrouvent prisonniers de l’intrigant capitaine Némo à bord du Nautilus, le sous-marin de haute technologie que ce dernier a construit pour vivre sous l’eau, seul et en autonomie, en dehors des limites de la société humaine. Pour vivre libre. » À partir de 6 ans. Il est prudent de réserver et la marche à suivre est ici. Le site du Nouveau Théâtre Populaire est là.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (24) – La trente-quatrième édition du rendez-vous européen des spectacles vivants jeune public Au Bonheur des Mômes se tiendra du dimanche 23 au jeudi 27 août 2026 au Grand-Bornand (Haute-Savoie) et « il vous en fera voir de toutes les couleurs, fort de ce qu’il se fait de mieux en matière de spectacle vivant pour jeune public à l’international. » Plus de 400 représentations, des dizaines de compagnies venues du monde entier, des spectacles de rue, du cirque, des ateliers manuels, des espaces sensoriels pour les tout-petits. Le programme est ici.
PRIX – Décerné depuis 2020, le Prix suisse du livre jeunesse portée par l’Institut suisse Jeunesse et Médias (ISJM), le Schweizer Buchhandels- und VerlagsVerband (SBVV) et les Journées littéraires de Soleure a, cette année, récompensé Schlich ein Puma in den Tag (Un puma se faufile dans la journée) de Verena Pavoni, Lena Raubaum et Franziska Walther. « Dans cet ouvrage poétique, l’image d’un animal se construit au fil des pages: d’abord esquissée par quelques traits, elle se révèle progressivement dans son intégralité, comme un puma. Le livre fait dialoguer les dessins de l’illustratrice zurichoise Verena Pavoni avec les poèmes de l’Autrichienne Lena Raubaum. Le tout est mis en forme par l’Allemande Franziska Walther. Image, texte et édition forment une œuvre d’art totale. […] Selon le jury, l’ouvrage fait comprendre aux jeunes lecteurs que l’art est un processus. Et les invite à participer activement et à devenir eux-mêmes des artistes
AVEC FIFI – Sur France Culture, pour la dernière émission de l’année radiophonique de la série Le Souffle de la pensée, la productrice Géraldine Mosna-Savoye s’intéresse à Fifi Brindacier. « Traduit en 65 langues, vendu à 56 millions d’exemplaires, Fifi Brindacier de l’écrivaine suédoise, Astrid Lindgren (1907-2002), eut une immense influence sur des millions d’enfants. Fillette irrévérencieuse, libre, drôle, l’héroïne, dévoile l’arbitraire des conventions et revendique, en somme, sa liberté : tout enfant a son mot à dire. Une jeune héroïne singulière, radicale, aux tresses rousses, sans maman, un père, roi des Cannibales, qui vit seule livrée à elle-même, d’une force physique surhumaine, bouscule les conventions sociales et les modèles éducatifs de son époque. » Invitée : Clémentine Beauvais, autrice, traductrice, enseignante-chercheuse en éducation et littérature anglaise à l’Université d’York. « Les enfants nous apprennent des choses, chaque moment passé avec un enfant est un apprentissage ». (Clémentine Beauvais). On peur réécouter et la page dédiée est ici.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (23) – Le Musée de l’illustration jeunesse (mij), 26 rue Voltaire à Moulins (Allier) met en place, à partir du 11 juillet 2026 (et jusqu’au 3 janvier 2027), dans le cadre du bicentenaire de la naissance de la photographie, une exposition Clic. Photographier pour raconter qui explore la place de la photographie dans les livres pour enfants en réunissant tirages et ouvrages photographiques d’hier et d’aujourd’hui. « A travers la présentation d’ouvrages et de tirages issus des archives des artistes présentés ou de celles du mij, l’exposition tisse des liens entre photographes d’hier et d’aujourd’hui et met en lumière plusieurs contributions des figures majeures du 8ème art, de Robert Doisneau à Charles Fréger, en passant par Tana Hoban, Dominique Darbois, Frank Horvat, Marc Riboud, Sarah Moon ou Annette Messager. Le parcours proposé, organisé en cinq grandes thématiques, révèle aussi la grande diversité des formes et usages de la photographie dans ces livres tout au long de l’histoire du genre, entre photographie documentaire, mises en scènes photographiées, photomontages, collages, images numériques, assemblage de fragments de réalité et collaboration avec d’autres langages visuels. Il révèle aussi comment la matérialité du livre photographique pour enfants, loin d’être un simple support, évolue au cours du temps pour accueillir l’image photographique et participe de la construction du regard et de la narration. » Commissaire de l’exposition : Laurence Le Guen. Visites guidées et ateliers au fil des prochains moi. Inauguration le jeudi 9 juillet 2026, à 18 heures. Page dédiée ici.
PRIX – La Booker Prize Foundation crée un prix annuel consacré à la fiction destinée aux 8-12 ans, avec un jury associant adultes et enfants. Première sélection en novembre 2026, premier lauréat en février 2027. La dotation sera de 50000 livres sterling pour le lauréat et de 2500 livres pour chaque auteur retenu en sélection. En cas d’ouvrage traduit, le montant sera partagé à parts égales entre auteur et traducteur. Pour un roman graphique, auteur et illustrateur se partageront la dotation. Les éditeurs britanniques et irlandais pourront soumettre des titres publiés entre le 1er novembre 2025 et le 31 octobre 2026. La Booker Prize Foundation annonce également la distribution de 30 000 exemplaires des livres sélectionnés et primés à des enfants défavorisés, avec plusieurs partenaires dont le National Literacy Trust, The Reading Agency, Bookbanks et The Children’s Book Project.
RÉCOMPENSER LES BIBLIOTHÈQUES – Les bibliothèques francophones du monde entier sont appelées par Livres-hebdo à candidater d’ici le vendredi 31 juillet 2026 au Grand Prix des bibliothèques « qui souhaite mettre en lumière les pratiques inspirantes des établissements ». Les récompenses seront remises le jeudi 3 décembre après délibération d’un jury de professionnels du livre qui présidera l’autrice Marie-Aude Murail. Les détails sont ici.
REVUE – Le numéro 248 (juin 2026) de NVL la revue que publie, à Bordeaux, le centre Denise Escarpit, est titré Ça vous fait rire ? L’humour et le rire dans la littérature de jeunesse. Il propose un ensemble de six textes dont nous retiendrons le long article (onze pages) d’Yvanne Chenouf au travers duquel elle souligne qu’il faut lire pour apprendre à rire et celui, très documenté, de Catherine Fourmet Jourde titré La vache orange, un des rares albums humoristiques au Père Castor. Dans l’introduction du numéro, Claudine C. Stupar revient sur le succès, pas écrit à l’avance, de l’album Poisson Fesse de Pauline Pinson et Magali Le Huche. Dans l’éditorial du numéro, on lira ces propos : « Tout est incontestablement politique. Comment ne pas s’inquiéter alors de la lente dévoration du secteur éditorial jeunesse par des groupes financiers qui inondent les bacs des hypermarchés ou des fast-foods d’ouvrages certes très colorés mais insipides, voués à être vite remplacés par d’autres, tout aussi faibles du point de vue nutritionnel ? Boycotter certes. Mais notre indifférence leur importe peu. Comment alors manifester notre résistance ? » (Claudine C. Stupar). 100 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.
PRIX – Le Grand Prix SGDL (Société des gens de lettres) du roman jeunesse distingue Émilie Chazerand pour Hyper (Pocket jeunesse, 2025) Créé en 2017 et doté de 4000,00 euros, ce prix récompense un ouvrage de fiction ou une bande dessinée dans la catégorie jeunesse, à l’exclusion des albums illustrés destinés à la petite enfance. « Émilie Chazerand est une autrice française de littérature jeunesse, connue pour un ton mêlant humour, émotion et irrévérence. Ancienne infirmière, elle aborde dans ses livres des thèmes comme la famille, la différence ou l’acceptation de soi, avec une attention particulière aux personnages en décalage. »
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (22) – Depuis 2022, l’association organisatrice du Festival Off d’Avignon s’engage à améliorer les conditions d’accueil des familles et de la filière jeune public. Cet volonté s’est concrétisée par la pérennisation d’un guide jeune public depuis quatre éditions puis par l’organisation d’ateliers de pratique artistique dédiés aux enfants pendant le temps du festival. L’édition 2025 a été marquée par l’ouverture d’un nouveau lieu, reconduit cette année, le Village Tadamm ! dédié aux enfants et aux familles situé dans l’École Simone Veil, 1, rue des Écoles. Au programme : ateliers de médiation et de pratique artistique, présentations d’extraits de spectacles, espace de convivialité, librairie, bar et petite restauration, coins de détente, de repos et de jeux. Ouverture du lundi 6 juillet au samedi 25 juillet 2026, de 10 heures à 18 heures. Fermeture les jeudis 9, 16 et 23. Les enfants ont aussi une carte Off Tadamm au prix de 6,00 euros qui permet à deux adultes accompagnateurs de bénéficier d’une (modeste) réduction.
REVUE – Le numéro 35 de juillet-août-septembre 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations nombreuses. La grande interview menée par frédéric Bosser est consacrée à Jean-Paul Goude. Côté jeunesse, une page dédiée à Lisa Mouchet interrogée par Maxime Gneugneau, un entretien de six pages avec Emily Gravett interrogée par Laura-Crevel-Floyd, un autre (six pages) avec Annabelle Buxton interrogée par Maxime Gneugneau, un autre encore (quatre pages) avec Helen Oxenbury par Laura-Crevel-Floyd. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.
À VOIR EN FAMILLE – Ce sera à Beloeil (Belgique), le vendredi 17 juillet, à 21 heures 30. « Cet été, Luc Petit et Les Nocturnales vous invitent à plonger au cœur de la jungle dans le domaine du Château de Beloeil, métamorphosé en forêt luxuriante pour accueillir l’univers fascinant du Livre de la Jungle. Après Pinocchio, Peter Pan, le Tour du Monde et Alice au Pays des Merveilles, retrouvez votre âme d’enfant et suivez les pas de Mowgli dans une aventure pleine de mystères et de merveilles. Quels secrets se cachent derrière les lianes ? Shere Khan rôde-t-il dans l’ombre ? Bagheera et Baloo parviendront-ils à guider le jeune homme-loup dans ce monde sauvage et fabuleux ? Voyagez au milieu de décors naturels sublimés par des effets magiques et, avec l’aide d’une centaine d’artistes : comédiens, acrobates, danseurs et jongleurs de feu, laissez-vous entraîner dans une épopée immersive où la jungle devient votre terrain d’aventure. »
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (21) – Dans le château de Blérancourt (Aisne), ouvert toute l’année (donc aussi pendant l’été), le Musée Franco-Américain donne à voir une riche collection relative à l’histoire des États-Unis, ainsi qu’aux liens, pas toujours très connus, unissant France et États-Unis. Il documente notamment l’action d’Anne Morgan, fille du richissime banquier John Pierpont Morgan, et de son amie Anne Murray Dike, médecin canadienne d’origine écossaise, qui, en avril 1917, créeront le Comité américain pour les régions dévastées (CARD). Pendant sept ans, 350 volontaires américaines ainsi que de nombreuses bénévoles françaises sillonneront la Picardie à bord de Ford T importés des États-Unis, avec pour mission de secourir, soigner, distribuer du ravitaillement et d’aider « à la reconstitution du tissu social en agissant dans le domaine de la santé, de l’éducation et des loisirs ». Entre 1919 et 1921, le CARD créera cinq bibliothèques publiques dans l’Aisne. Implantées à Blérancourt, Vic-sur-Aisne, Anizy-le-Château, Coucy-le-Château et Soissons, elles sont organisées par Jessie Carson, volontaire américaine venue de la New York Public Library. Ces établissements proposent des services jusqu’alors inédits en France, comme les livres en accès libre, le prêt sur place et à domicile ou encore les sections enfantines avec un mobilier et un choix de livres adaptés. Ce modèle de bibliothèque inspire la ville de Paris et une structure similaire – soit une bibliothèque publique d’adultes avec une section pour enfants – est inaugurée rue Fessart, en 1922. Anne Morgan, quant à elle, contribue à la création, dans le septième arrondissement, de l’American Library qui sert de support pour la formation des bibliothécaires. C’est à Anne Morgan que l’on doit les premiers bibliobus circulant sur le territoire français, en l’occurrence des Ford T équipé de rayonnages de livres. Dans le Soissonnais, soixante-quinze villages desservis et 7359 abonnés. Fondée par le Book Committee on Children’s Libraries, toujours dans le cadre de l’aide américaine à la reconstruction de la France après la guerre de 14-18, L’Heure Joyeuse, bibliothèque spécialisée jeunesse, ouvre rue Boutebrie, en 1924. Le site du château de Blérancourt est ici.
PRIX – Les lauréats de la trente-et-unième édition du Prix Chronos, « le prix littéraire qui réunit tous les âges », sont : catégorie Maternelle/CP : Je voudrais te dire de Jean-François Sénéchal et Chiaki Okada (Saltimbanque, 2024) ; catégorie CE1/CE2 : Ce qui sera de Johanna Schaible ( La Partie, 2024) ; catégorie CM1/CM2 : On a kidnappé mémé de Marie Boulier et Caroline Hüe (Poulpe fictions, 2025) ; catégorie 6è/5è : La deuxième guerre mondiale racontée par des ados de Thomas Rabino et Virginie Vidal (Poulpe fictions, 2025) : catégorie 4è/3è : C’est pas moi de Ludmilla Safyane (N’co éditions, 2024) ; catégorie Lycéens, 20 ans et plus : Le dernier thé de maître Sohô de Cyril Gely (Arléa, 2024) ; Prix Chronos Bulles : Ulysse et Cyrano de Stéphane Servain, Xavier Dorison et Antoine Cristau (Casterman, 2024). Informations détaillées ici.
GRUFFALO À L’HÔPITAL – Les vendredi 3 et samedi 4 juillet 2026, la comédie musicale The Gruffalo sera diffusée en direct depuis le théâtre Lowry de Salford, vers des hôpitaux et des établissements de soins au travers de l’Angleterre et de l’Écosse. Cette initiative marque le vingt-cinquième anniversaire de l’adaptation scénique par la compagnie Tall Stories de l’album de Julia Donaldson et Axel Scheffler, publié par Macmillan Children’s Books. Le spectacle, diffusé dans les services hospitaliers, dans les salles de jeux et dans des espaces cinéma mis en place pour l’occasion, apportera « la magie du spectacle vivant aux jeunes patients et à leurs familles dans certains de leurs moments les plus difficiles. » Des équipes de Lowry et de Tall Stories seront présentes dans chaque établissement pour animer des activités en amont du spectacle et faciliter des moments d’interaction pendant la représentation elle-même. Chaque enfant recevra un billet de théâtre doré ainsi que d’autres cadeaux. Ce programme est le fruit d’une collaboration entre le théâtre Lowry de Salford, la compagnie de théâtre Tall Stories, et l’association Read for Good.
LECTURE À HAUTE VOIX – La quatorzième édition des Petits champions de la lecture a livré son palmarès. Yaëlle, représentante de l’Occitanie, remporte le premier prix avec sa lecture de Mémoires de Fleur de Bertrand Santini (Sarbacane, 2025). La deuxième place revient à Adam, représentant de la Corse, pour sa lecture d’Un si long voyage, de Rachel Hausfater et Yaël Hassan (Michel Lafon, 2025). Flora, venue du Brésil, complète le podium avec Voisines, d’Aliénor Debrocq (Bayard Jeunesse, 2025). Près de élèves enfants de CM1 et de CM2 ont pris part à cette édition, avec des participants en France métropolitaine, dans les Outre-mer et au sein du réseau des établissements français à l’étranger. Quinze finalistes sont montés sur scène pour lire un extrait d’un roman jeunesse pendant trois minutes, en présence des auteurs et autrices des textes lus. « Au-delà du podium, l’opération défend une autre manière d’aborder le livre à l’école : choisir un texte, le comprendre, se l’approprier, apprendre à le partager, écouter les autres et prendre confiance à l’oral. La lecture n’y est pas seulement un exercice scolaire, mais une présence sur scène, une adresse au public, une manière de faire vivre les mots. »
AVEC LES RESTOS DU CŒUR – « Depuis 1965, l’école des loisirs défend une conviction profonde : le livre est un droit pour tous les enfants, quel que soit leur environnement social ou culturel. C’est dans cette volonté que l’éditeur annonce un partenariat avec les Restos du Cœur, autour d’un objectif commun : rendre la lecture accessible à tous les enfants. » Au cœur de cette action : 14 000 livres dans les centres de distribution des Restos du Cœur, « afin d’enrichir les espaces Petite Enfance et de permettre aux familles de partager des moments de lecture avec leurs enfants. » et une formation auprès de 2 800 bénévoles engagés dans les activités Petite Enfance, « afin de les sensibiliser à l’importance de la lecture dans le développement des tout-petits et de leur donner des clés concrètes pour animer ces moments de partage. »
PRIX – Le prix littéraire des collégiens Libri Sparti est organisé depuis l’année scolaire 2016/2017 par la Collectivité de Corse en partenariat avec l’Éducation nationale. S’adressant aux élèves de 6ème, 5éme et Segpa, il promeut la lecture d’œuvres complètes, contemporaines et récentes. « Au cours de l’année scolaire, les élèves rencontrent les auteurs. Ils participent à des ateliers de lecture, de réinterprétation, de mise en scène de textes choisis. Cette année, l’ARIA et son équipe d’intervenants-théâtre on fait un travail remarquable d’accompagnement des élèves à la mise en scène et en voix d’extraits soigneusement sélectionnés. » Pour l’édition de cette année scolaire, les collégiens ont choisi le roman Le petit prince de Calais de Pascal Teulade (La joie de lire, 2016).
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (20) – Chaque année, en Seine Maritime, dans treize communes du département (Criel-sur-Mer, Dieppe, Étretat, Fécamp, Le Havre, Le Mesnil-sous-Jumièges, Le Tréport, Sainte-Adresse, Saint-Aubin-sur-Mer, Saint-Jouin-Bruneval, Saint-Valery-en-Caux, Veules-les-Roses, Yport), les cabanes blanches et bleues de l’opération Lire à la Plage accueillent les visiteurs pour des moments de détente dédiés à la lecture. Au-delà de la lecture, Lire à la Plage propose un programme varié d’animations estivales, pour petits et grands, dans chaque cabane. Cet été, ce sera du mercredi 8 juillet au jeudi 27 août. Pour connaitre le programme des animations, ce sera ici.
UNE DISPARITION – Le groupe Bayard annonce l’arrêt de publication du mensuel Je Bouquine créé en 1984 en direction des 12-15 ans. Le magazine proposait chaque mois un roman inédit écrit par un auteur réputé dans la littérature jeunesse ou adulte, un chef d’œuvre de la littérature française adapté en bande dessinée, un magazine culturel, des bandes dessinées inédites, des feuilletons, des propositions d’écriture. Bayard justifie cette décision par « un marché de la presse et de l’édition chahuté. » Un plan social est en cours avec, dans le cadre plus vaste d’un Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE), susceptible de toucher 5 % des effectifs du groupe, la suppression de trois postes, deux modifications d’autres postes et la fin de la collaboration avec deux pigistes. Selon un représentant du personnel, la trésorerie de Bayard est à ce jour encore positive mais le groupe a préféré se séparer dès maintenant de ses services déficitaires, dont fait partie Je bouquine, pour enrayer les pertes. D’autres annonces pourraient suivre dans le cadre de ce plan dont l’information-consultation doit se terminer en juillet. Vingt suppressions de postes sont également envisagées du côté de Milan Presse, propriété du groupe Bayard depuis 2004. La filiale Bayard Services devrait elle aussi être concernée par des licenciements économiques. « La fantasy, la SF, le polar étaient encore taxés de sous-littérature. On en a explosé des plafonds et des préjugés. Un travail de fond mené par ces rédactrices et rédacteurs, autrices et auteurs tous passionnés de littérature. Un laboratoire d’idées et un curseur de transformation sociétale où il fallait savoir se contorsionner pour contourner au mieux les limites imposées par la direction. Ce ne sont pas seulement des rédacteurs et employés qui perdent leur poste mais aussi tous les créateurs, auteurices, illustrateur-rices, journalistes, bédéistes et j’en passe. La fin de Je Bouquine est un signal réel, mais totalement ignoré, de la dégringolade de la culture dans notre pays. » (Jennifer Dalrymple). Je bouquine se vendait à 10.000 exemplaires chaque mois, essentiellement par abonnement.
PRIX – L’hebdomadaire Le Point a remis ses Prix du Livre Jeunesse. Le jury était présidé par Marion Brunet. Catégorie Meilleur album pour les 3 à 6 ans : Le jour où le petit phare du bout du monde brava la tempête du siècle de Coralie Crus et Lionel Tarchala (Glénat Jeunesse, 2026), Catégorie Roman ado : À croquer d’Anne-Fleur Multon (Thierry Magnier, 2025) ; Coup de cœur des enfants : Myrtille turbine, détective (tome 1) Marcia Vortex a disparu ! de Thibault Bérard et Gorobeï (Sarbacane, 2026).
À VOIR EN FAMILLE – La compagnie allemande de théâtre itinérant Tom und Kischen est en France cet été pour quatre représentations de Il était une fois et peut-être pas… Ce sera le mercredi 8 juillet 2026, à 21 heures, à La grange du Haut Peu de Journet (Vienne), le vendredi 10 juillet, à 21 heures, à La Minoterie de Lésigny-sur-Creuse (Vienne), le vendredi 17 juillet, à 20 heures 30, sur le Parvis des remparts, derrière l’église, à Ainay-le-Château (Allier), le samedi 18 juillet, à 21 heures, au pied du Château, à Hérisson (Allier). « Les origines de la plupart des contes remontent à plusieurs millénaires. Ces récits ont été perpétués de génération en génération et regorgent d’imagination, de violence, de cruelle justice et de miracles. Les contes sont étroitement liés à notre enfance et aux souvenirs personnels de chacune et chacun d’entre nous. Ainsi, dans Allemagne : un conte d’hiver, Heinrich Heine se remémore sa nourrice lui racontant l’histoire de la petite gardeuse d’oies et de la tête de cheval qui parle. On ne se lasse pas d’écouter encore et encore les mêmes contes qui, comme par enchantement, finissent toujours bien. Ton und Kirschen souhaite donner vie à la magie des contes et à leurs morales à l’aide du théâtre, de la musique, de la danse, de marionnettes et de masques, afin que le public laisse à son tour libre cours à son imagination. » Mise en scène et dramaturgie : Margarete Biereye, David Johnston et Daisy Watkiss. Marionnettes : Nelson Leon et Daisy Watkiss. Le site de la compagnie est ici. Trailer disponible.
PRIX – Le Grand prix de l’Imaginaire, plus ancien prix français de littérature de l’imaginaire, créé en 1974, a, il y a quelque temps, dévoilé son palmarès. Neuf catégories ont été récompensées. Côté jeunesse, les ouvrages lauréats sont les suivants : roman jeunesse francophone : Station Symbiose de Noëmie Lemos (Critic, 2025) ; roman jeunesse étranger : La Reine d’Attolie, tome 2 : Le voleur de la Reine de Megan Whalen Turner (Monsieur Toussaint Louverture, 2025).
EN ESSONNE AUSSI – Bébé dedans, bébé dehors d’Antoine Guilloppé (éditions Le Doux, 2025) est le livre de naissance qui sera offert dès la rentrée aux nouveau-nés essonniens dans le cadre de la grande cause Bien grandir avec les mots. « Avant même de savoir parler, les bébés découvrent le monde à travers les sons, les images et les échanges avec leurs proches. Pour accompagner ces premières découvertes, le Département offrira dès octobre à chaque nouveau-né essonnien l’album Bébé dedans, bébé dehors et les invitera à créer leur toute première carte de bibliothèque.
DÉCOUVRIR ENSEMBLE UN FESTIVAL – Initié en 2015 par Scènes d’enfance-ASSITEJ France, Avignon Enfants à l’honneur permet de réunir chaque été 400 enfants et adultes issus de différentes régions de France à l’occasion du Festival d’Avignon, afin de leur faire vivre durant trois jours un parcours composé notamment de spectacles, de rencontres avec des artistes, d’ateliers de pratique et de critique, et d’un temps fort dans la Cour d’honneur du Palais des Papes. « Par ce projet, Scènes d’enfance-ASSITEJ France souhaite permettre aux jeunes de vivre une expérience artistique forte qui les accompagne dans leur construction individuelle et citoyenne et affirmer leur place au cœur d’un festival emblématique. » La onzième adition du dispositif se déploiera du lundi 6 au jeudi 9 juillet 2026.
FRAGILISATION – Créé en 1946, le Centre national du livre (CNL) est l’opérateur du ministère de la Culture pour les politiques du livre, chargé de soutenir la filière et, particulièrement, ses acteurs les plus fragiles, notamment les éditeurs, les librairies et les auteurs et autrices. Il met également en œuvre une politique de promotion de la lecture. Ces actions ont longtemps été financées par une taxe sur l’édition des ouvrages de librairie, payée par les éditeurs au-delà d’un certain montant de chiffre d’affaires. Depuis 2019, cette taxe a été supprimée, au profit d’une subvention pour charge de service public versée par le ministère de la Culture. Un choix qui a eu pour conséquence de voir les crédits du CNL reculer de 22 % en deux années. Malgré cette baisse, l’établissement a maintenu ses actions en s’appuyant sur son fonds de roulement, mais celui-ci s’amenuise. Olivier Lombardie, directeur général du CNL, estime que cette situation peut perdurer une année supplémentaire, mais pas au-delà. Comme un malheur n’arrive jamais seul, les sénateurs Pauline Martin (Loiret, groupe Les Républicains) et Mathieu Darnaud (Ardèche, Les Républicains) proposent, purement et simplement, la suppression du Centre national du livre, dès le 1er janvier 2027 et ils ont, le lundi 27 avril, déposé une proposition de loi en ce sens.
PRIX – « En invitant des collégiens des Alpes-Maritimes à devenir acteurs de leur lecture, le Prix littéraire Paul Langevin contribue à rendre les livres plus attractifs auprès des adolescents. À travers la découverte de romans jeunesse contemporains, les élèves sont encouragés à lire, à partager leurs impressions et à défendre leurs coups de cœur lors d’échanges avec leurs camarades. » Après plusieurs mois de lectures et de débats, les 413 collégiens des Alpes-Maritimes constitués en jury ont choisi Alexandre Chardin pour son roman Le cri du corps. (Sarbacane, 2024). « Adam, 14 ans, est resté à terre après une rixe à laquelle il a participé avec sa bande pour défendre l’honneur du quartier. Lorsque la police et les pompiers arrivent avant qu’il ne puisse se relever, il fait semblant d’être blessé. Mais très vite, il devient évident que le jeu est allé trop loin. »
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (19) – Du vendredi 3 juillet au dimanche 13 septembre 2026, les mercredis et les dimanches, à l’Atelier des Lumières, 38 rue Saint-Maur à Paris, retour de l’exposition immersive consacrée au Petit Prince. « L’Atelier des Lumières nous propose de plonger dans l’œuvre de Saint-Exupéry : les célèbres dessins et aquarelles de l’écrivain prennent vie sur les murs et le sol du centre d’art numérique. La silhouette du Petit Prince, reconnaissable entre tous, se balade autour de nous. On peut admirer le renard, la rose, le désert de la Terre et les planètes que le Petit Prince a visité. On pourrait même apercevoir un mouton, dessiné quelque part. » Le site de l’Atelier des Lumières est ici.
PAS TOUCHE À HACHETTE – Jean-Yves Mollier, historien de l’édition et professeur émérite à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, engage une action en justice devant le Tribunal judiciaire de Paris à l’encontre de la société Électre éditrice de la revue Livres Hebdo. Cette démarche fait suite à la suppression unilatérale, sans le consentement de l’auteur, d’une partie substantielle d’un entretien consacré à l’histoire du groupe Hachette et publié dans Livres Hebdo en février 2026. Selon Jean-Yves Mollier, cette coupure a dénaturé son propos d’historien, en effaçant ses analyses relatives aux mutations contemporaines du groupe, pour n’en conserver que les développements historiques favorables. L’action engagée par l’universitaire s’inscrit dans une exigence de principe : la liberté d’un historien de s’exprimer sans censure dans le milieu professionnel même qui constitue l’objet de ses recherches. La première audience aura lieu le 30 juin 2026.
PRIX – À Cherbourg, depuis 2012, le Prix Jérôme-Main récompense le travail d’un jeune illustrateur ou d’une jeune illustratrice venant de publier son premier ouvrage. Le prix 2026 a été décerné à Mona Granjon pour l’album Le Mini chien (Les Fourmis rouges, 2024). « Je l’ai trouvé dans le jardin un matin en arrosant les haricots. Il n’est pas plus grand que mon pouce. Il est tellement petit que je ne l’entends même pas aboyer. »
L’ILLUSTRATION À L’HONNEUR – Du mercredi 15 au dimanche 19 juillet 2026, Monferran-Savès (Gers) accueille la douzième édition des Estivales de l’Illustration dédiée à l’art du dessin et à la créativité sur le thème de Ré-enchantons le monde. Organisé par Lires et L’Essor Occitan, l’événement proposera onze masterclasses (animées par Anaïs Beaulieu, Julia Wauters, Francesco Chiacchio, Laëtitia Devernay, Claire Ledru, Ambre Girondier, Gaëtan Doremus, Régis Lejonc et Natali Fortier), des expositions, des rencontres, des entretiens, des ateliers participatifs, des concerts illustrés, des projections, des animations nombreuses. « Dessiner nous aide à comprendre le monde, à penser, à sentir, à façonner et partager des idées. » (Quentin Blake). Le programme détaillé est ici.
PRIX – « Initié par la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur puis développé par l’Agence régionale du Livre, le Prix littéraire de la Région Sud fait découvrir chaque année dix ouvrages contemporains (roman et bande dessinée). Il permet à 1 000 jurés lycéens et apprentis de rencontrer des auteurs et de se familiariser avec les acteurs et les lieux du livre. Il les encourage également à développer leur créativité grâce au concours d’écriture et aux ateliers artistiques. » Les ouvrages lauréats 2026 sont le roman Ilaria de Gabrielle Zalapi (Zoé, 2024) et la bande dessinée Carcajou de Eldiablo et Djilian Deroche (Sarbacane, 2024).
RENCONTRE – Dans le cadre de son partenariat avec les clubs de lecture Les Graines de lecteurs des bibliothèques toulousaines, la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute–Garonne) reçoit Elyssa Bejaoui, dans sa salle de conférence, le samedi 27 juin 2026, à 14 heures, pour un échange suivie d’une séance de dédicaces. « Elyssa Bejaoui. est l’autrice des romans Léonie et le premier cirque du monde et Althée : La cité des Amijanes aux éditions école des loisirs, des albums Les loups des quatre saisons aux éditions Le Père Castor et Le carrousel des rêves aux éditions Kaléidoscope ainsi que de Poulice aux éditions Milan. »
PRIX – Le douzième Prix Danielle Grondein (édition jeunesse francophone et indépendante) a été attribué à Hervé Walbeck pour son ouvrage Le Voleur d’animaux (La joie de lire, 2025) et à Francine Bouchet, fondatrice et directrice des éditions suisses La joie de lire. « Dans la famille d’Hervé, on est cancre de frère en frère. Des bêtises potaches à ses vols répétés d’animaux, l’adolescent raconte un quotidien entre la maison familiale et l’école où il ne trouve pas sa place. Parce qu’être cancre, c’est aussi se sentir condamné d’avance par le regard des profs. Heureusement, sa passion pour les animaux lui apporte un réel réconfort. Un jour, son frère lui propose de jouer dans la pièce qu’il monte avec des amis. Pour Hervé, la découverte du théâtre sera salvatrice. »
SOLIDARITÉ – Alain Serres, à toutes fins utiles, nous le rappelle : « Aidez-nous à réussir le vingt-troisième Été des Bouquins solidaires avec le Secours populaire français. Chaque fois que deux livres sont achetés, Rue du monde offre un livre à un enfant privé de vacances par la pauvreté. Voilà vingt-trois ans que Rue du monde a lancé cette initiative solidaire. Ce sont plus de 100 000 livres que notre petite maison indépendante est ainsi parvenue à offrir. 5 000 enfants participant à la Journée des oubliés des vacances du Secours populaire recevront un de nos livres, cet été. Les vacances, ce sont le grand air, les copains, la mer parfois, le jeu et les sourires. Mais le livre y a toute sa place parce que les livres aussi débordent d’émotions et de découvertes. Le 19 août prochain, sur la plage de Deauville, chaque enfant choisira un livre de Rue du monde et pourra l’emporter chez lui. Merci à tous les libraires qui nous accompagneront, cette année encore. À la presse qui fait écho à notre action et aux centaines de bénévoles du SPF qui rendent cette journée à la mer possible. » Les trois livres de l’édition 2026 sont : Contes futés pour un monde en paix de Patrick Fischmann et Bruno Pilorget, Contes des ours et des loups du monde entier de Patrick Fischmann et Bruno Pilorget, Les contes de l’olivier de Catherine Gendrin et Judith Gueyfier.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (18) – À deux pas de la Grand-Place de Bruxelles (Belgique), l’Hôtel Amigo, établissement cinq étoiles du groupe Rocco Forte, propose une Suite Tintin décorée aux couleurs du célèbre reporter. L’établissement a également mis en place une animation surfant sur le même thème. Tout commence à l’accueil, par la remise à tout enfant qui le souhaite d’un carnet et d’un costume d’enquête. Sa mission sera de retrouver Milou que Tintin a perdu. Carnet en main, le jeune détective explorera l’hôtel d’abord, puis les rues de Bruxelles, chaque étape mêlant devinettes, énigmes et découvertes (ou redécouvertes) de l’univers de son héros favori. En fin de parcours, le carnet dument complété suffira à décrocher une enveloppe surprise qu’on lui remettra à la Boutique Tintin, 13 rue de la Colline. Le séjour d’une nuit dans la Suite Tintin coute 2906,00 euros pour deux adultes – ce qui obligera papa-maman à trouver une solution pour l’enquêteur en herbe, bien fatigué après sa tintinesque escapade.
PRIX – Les ouvrages lauréats de la dix-huitième édition du Prix littéraire Ados Hautes-Pyrénées, tout en auteurs organisé par le Département des Hautes-Pyrénées sont : L’enlèvement de Donald Trump de Nicolas Keszei et Grégoire Mabire (Mijade, 2024 ; Liberté, égalité et toilettes sèches d’Anne Langlois (Nathan Jeunesse, 2024) ; Vindicte de Gildas Guyot (éditions In8, 2024). Les 930 lecteurs avaient à choisir parmi une sélection de douze romans. Cinquante rencontres auteurs/lecteurs organisées dans les établissements scolaires et les bibliothèques, cinq rencontres en visioconférence, quatre-vingt-trois adolescents récompensés par des chèques Lire.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (17) – À la bibliothèque Louis Aragon, 50 rue de la République à Amiens (Somme), depuis le samedi 6 juin et jusqu’au vendredi 29 août 2026, exposition La revanche des bibliothécaires d’après l’album de Tom Gauld paru, en 2022, aux Éditions 2042. « À travers une suite de strips tous plus drôles les uns que les autres, l’auteur britannique Tom Gauld réussit à dépeindre toute la chaîne du livre, de l’auteur au lecteur, en passant par le libraire et les bibliothécaires. […] À mi-chemin entre une exposition et un jeu de piste, promenez-vous à travers toute la bibliothèque pour en découvrir les moindres détails : fausses couvertures, dispositifs interactifs, strips s’intégrant directement au lieu. »
DÉDICACES – Le vendredi 26 juin 2026, de 16 heures à 19 heures, à la Librairie Ryst, 16 Grande Rue, à Cherbourg en Cotentin (Manche), rencontre et dédicaces avec Adrien Albert. « Adrien Albert est né en 1977 à Nantes. Successivement licencié en droit public, métallurgiste, vidéaste, majordome, cuisinier, brûleur de meubles et dessinateur de presse, il se consacre aujourd’hui à la création de livres pour enfants. C’est en découvrant un lapin couronné dans un livre d’heures du Moyen Âge qu’il a eu l’idée de son premier album, Seigneur Lapin. Plusieurs autres ont suivi, poétiques et renfermant de belles leçons de vie. »
FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique) invite à une matinée de découverte de la collection « Le Renard Doré », en compagnie de Rémi Inghilterra, le jeudi 25 juin 2026, de 10 heures à 12 heures. Au programme : une immersion dans sa ligne éditoriale, la découverte de son catalogue – entre mangas et albums jeunesse – ainsi qu’un éclairage sur certains titres marquants. « Cette rencontre s’adresse aux bibliothécaires et médiateur·rices du livre désireux·ses de mieux appréhender une collection singulière et en plein développement. » Pour assister, en présentiel, c’est ici, à distance, c’est là.
AVIS DE RECHERCHE – Pour l’été et jusqu’en septembre, les bénévoles de l’association L’Armoire des Saltimbanques de Saint-Quentin-les-Anges (Mayenne) ont mis en scène, sur la place de l’église, les héros de sept bandes dessinées : Astérix et Cléopâtre, Lucky Luke, Tintin, Popeye et Olive, Spirou et Fantasio, Boule et Bill, Sylvain et Sylvette entourés d’animaux. Stupeur : les bénévoles de l’association ont découvert, le mardi 16 juin 2026, la disparition de plusieurs mannequins : les personnages de Boule et Bill, et de Spirou avec son écureuil ont été dérobés. « Une fois encore, nous subissons la malveillance de personnes qui n’ont aucun scrupule à détruire le travail de bénévoles. » (Marie-Thérèse Bouvet, pour L’Armoire des Saltimbanques).
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (16) – Depuis le mardi 1er avril et jusqu’au samedi 25 juillet 2026, la bibliothèque de la Maison Jean Vilar (BnF), 8 rue de Mons à Avignon (Vaucluse), présente une exposition Que le spectacle commence ! L’aventure du théâtre jeune public. « Les premiers spectacles jeune public à Avignon ne datent pas d’hier : on en trouve les premières traces dès les débuts du Off. Au fil des années, ils ont su y trouver leur place, non seulement grâce à leur grande diversité, permettant à petits et grands de trouver leur bonheur, mais aussi grâce au travail de lieux dédiés au jeune public et résolument engagés dans la promotion de ces spectacles. À travers quatre vitrines et une sélection de textes et d’affiches, dans un parcours à la fois historique et esthétique, l’exposition nous invite à lever le rideau sur cette aventure de plus d’un demi-siècle. » Dans le cadre de cette présentation, la Maison Jean Vilar convie à un double évènement, le mercredi 24 juin, à 16 heures : une visite de l’exposition commentée par Charly André Guibaud, doctorante et commissaire de l’exposition, et une conversation avec Raymond Yana autour « des actions mises en place par l’association Avignon Festival & Compagnies pour rendre visible la création jeune public et mieux accueillir les enfants et leurs familles. » Entrée libre dans la limité des places disponibles. Réservation conseillée à cette adresse
PRIX – Pour la dix-neuvième année consécutive, le Prix Nord Isère des jeunes lecteurs récompense cinq auteurs de la littérature jeunesse, « grâce à l’investissement des enseignants et des bibliothécaires du territoire Nord Isère, les livres en compétition étant choisis par un comité de libraires et de bibliothécaires pour promouvoir une littérature jeunesse actuelle et innovante ». 22 519 élèves, de la maternelle au collège, sont venus voter dans les bureaux installés dans quatre-vingt-quatre bibliothèques. Les livres gagnants sont : Catégorie Érable (maternelle) : Encore un plouf ! d’Isabelle Ricq (Le Seuil, 2024) ; Catégorie Filao (CP/CE1) : Ismolène & Chipolata : la folle virée de Ludovic Flamant et Sara Gréselle (Versant sud, 2024) ; Catégorie Ginkgo (CE2/CM1) : Le jour où tout s’arrêta de Vincent Tirilly et Marc Boutavant (école des loisirs, 2025 ) ; Catégorie Okoumé (CM2/sixième) : Les évadés d’Alcatraz de Tom Sullivan (école des loisirs, 2025) ; Catégorie Séquoia : Le théorème du kiwi de Jacky Schwartzmann (école des loisirs, 2024 ).
VOUS N’ÊTES PAS OBLIGÉ – La Poste célèbre une nouvelle fois Le Petit Prince « Dévoilé lors du Mondial du Timbre et émis le jeudi 11 juin 2026, le carnet rassemble douze timbres autocollants destinés aux envois du quotidien. Imprimés en héliogravure, ils permettent l’affranchissement des lettres jusqu’à vingt grammes à destination de la France métropolitaine, de l’Outre-mer, d’Andorre et de Monaco. Pensé pour accompagner la correspondance du quotidien, ce carnet de douze timbres met à l’honneur plusieurs scènes emblématiques du Petit Prince et, avec un tirage de plus de deux millions d’exemplaires, s’adresse aussi bien aux collectionneurs qu’au grand public. »
C’EST DANS LES VOSGES – Cinquante communes rurales vosgiennes engagées dans un Projet Éducatif de Territoire viennent de recevoir une dotation de 5 000 livres jeunesse, l’initiative visant à favoriser l’accès à la lecture pour près de 4 500 enfants âgés de 6 à 12 ans. Chaque commune recevra environ cent livres : des albums, des documentaires, des contes, des recueils de poésie, des premières lectures et des romans courts. Cette dotation éclatée doit permettre de créer ou de renforcer des espaces de lecture dans les écoles et les accueils périscolaires. « Elle s’inscrit dans une démarche destinée à développer le plaisir de lire, améliorer les compétences en lecture et en écriture, stimuler la curiosité et la créativité, tout en réduisant les inégalités territoriales d’accès au livre ». L’objectif est également d’encourager la co-éducation en associant familles, enseignants, animateurs et partenaires locaux autour de projets communs. Le projet réunit de nombreux acteurs parmi lesquels l’ONG Biblionef, la Préfecture des Vosges, la Direction des services départementaux de l’Éducation nationale, le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports, le Laboratoire de la Ruralité, la Ligue de l’Enseignement, les Francas, l’ADMR, l’Association des maires ruraux des Vosges ainsi que les six intercommunalités participantes. Les enseignants, animateurs périscolaires, bénévoles associatifs et collectivités seront chargés de l’animation des espaces de lecture et du suivi du projet auprès des enfants et de leurs familles.
LES TEMPS SONT DURS (2) – Après plusieurs années difficiles et des tentatives infructueuses pour relancer leur activité, les librairies Sauramps de Montpellier et Alès ont été placées en redressement judiciaire, le lundi 15 juin 2026, par le tribunal de commerce de Montpellier. Une nouvelle audience devrait être fixée d’ici début juillet afin de préciser les grandes orientations du plan de redressement.
POUR FINIR L’ANNÉE- – Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis nous invite : « Et si vous terminiez l’année scolaire par une aventure littéraire en plein air ? Du mercredi 24 juin au mercredi 1er juillet 2026, le Parc d’attractions littéraires accueille petits et grands au Parc Georges-Valbon, à La Courneuve, pour une semaine de jeux de lecture et d’écriture, d’ateliers créatifs et de déambulations artistiques. L’accès est libre pour le grand public pendant toute la durée de l’événement. Pour les groupes, réservez-vite votre créneau et, pour bénéficier d’un plus large choix d’activités, privilégiez une venue l’après-midi. » Pour en savoir (beaucoup) plus, c’est ici.
ENGAGEMENT SUISSE- Le vernissage de la Bibliothèque volante mise en place par les éditions 7/7 est programmé le samedi 22 juin, à 14 heures, au Théâtre de l’Orangerie, 66B quai Gustave-Ador, à Genève (Suisse). « Les Éditions 7/7 est une maison d’édition basée à Genève, spécialisée en littérature jeunesse et engagée pour la justice sociale. Leur travail s’articule autour de la publication de livres, de la production de podcasts, ainsi que d’un véritable pôle d’ateliers sur mesure et dans une démarche antiraciste active. Celui-ci est porté par une équipe dédiée, qui conçoit et anime des formats adaptés aux différents publics à partir des ouvrages du catalogue. La Bibliothèque volante est un projet satellite des Éditions 7/7 qui propose une sélection d’environ 150 livres pour enfants, choisis dans la même ligne éditoriale engagée. Elle vise à offrir une représentation la plus juste et plurielle possible du monde et de ses réalités, en valorisant toutes les manières d’exister, de faire famille et d’aimer. »
FESTIVAL – À Lyon, le samedi 20 juin 2026, la Villa Gillet, fermée pour travaux, délocalise au Théâtre National Génération, 23 rue de Bourgogne, son Festival Kaléidoscope dédié à la littérature jeunesse. « Les enfants dès trois ans ainsi que les adolescents pourront participer à différents ateliers animés par les auteur·ices et illustrateur·ices en personne, et découvrir le spectacle musical Skeletos d’après loa bande dessinée de Gaëtan Dorémus, invité d’honneur de cette sixième édition toujours 100 % gratuite. » Ateliers à partir de 10 heures 30. Spectacle à 17 heures 30. Les autres informations sont ici.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (15) – Tous les mercredis de l’été, du mercredi 24 juin au mercredi 2 septembre 2026, en début d’après-midi, le Parc Floral de Paris « qui allie la richesse de ses collections horticoles à de nombreuses activités pour tous les âges », accueille, route de la Pyramide, concerts et spectacles spécialement créés pour les enfants. L’entrée dans le parc est de 2,60 euros pour les plus de 7 ans. Elle est gratuite pour les moins de 7 ans. Une fois dans le parc, les spectacles sont, of course, gratuits pour tous. La programmation est ici.
RENCONTRE – À la Cité internationale de la langue française, au Château de Villers-Cotterrêt (Aisne), le samedi 20 juin 2026, à 14 heures 30, rencontre avec l’auteur-illustrateur Antoon Krings. « Léon le Bourdon et Mireille l’Abeille débarquent à la Cité avec toute la bande. Leur créateur, Antoon Krings, ne se doutait pas, il y a 30 ans, que cette aventure l’accompagnerait toute une vie. Aujourd’hui, ce sont plus de 70 petites bêtes qui mènent joyeusement leurs vies minuscules dans un jardin fabuleux, toutes plus cocasses, drôles, poétiques les unes que les autres. Un succès ininterrompu. À l’occasion de sa venue à la Cité, l’auteur raconte l’incroyable histoire de ses « Drôles de petites bêtes » et donne à voir quelques-uns de ses dessins originaux. » À partir de 5 ans. La rencontre sera suivie d’un moment de dédicaces. Réservation obligatoire ici. Au même endroit, le même jour, à 18 heures, pour les grands cette fois, spectacle Le Bestiaire spirituel de Paul Claudel. « Dans le jardin de la Reine, le comédien Cédric Michel raconte l’histoire des animaux de l’ouvrage de Paul Claudel, accompagné par les chanteurs de l’ensemble Janequin qui tantôt croassent, tantôt pépient, voire même hululent, aboient et miaulent. »
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (14) – Depuis le dimanche 14 juin 2026 et jusqu’au dimanche 27 juin 2027, au Mémorial de la Shoah de la Gare de Pithiviers (Loiret), mise en place d’une nouvelle exposition temporaire Spirou dans la tourmente de la Shoah. « Entre Spirou, le héros belge de bande dessinée, et Felix Nussbaum, le peintre allemand de la Nouvelle Objectivité, assassiné à Auschwitz, y a-t-il un rapport ? Émile Bravo, dans son roman graphique Spirou. L’Espoir malgré tout, publié aux éditions Dupuis, fait se côtoyer ce personnage de fiction avec cette figure réelle, victime de la Shoah. La rencontre fictive entre Spirou, Felix Nussbaum et sa femme, Felka Platek, déportés en 1944 à Auschwitz, entraîne le personnage de bande dessinée dans la tourmente de la Shoah. » Visites guidées proposées les mercredis et dimanches à 15 heures en juillet et en août. Pas de visite de l’exposition le mercredi 8 juillet 2026. Visites groupées sur demande au 02 38 72 92 02.
EXPOSITION – La médiathèque Zénaïde Fleuriot de Locmariaquer (Morbihan) propose, depuis le mercredi 3 juin et jusqu’au vendredi 27 juin 2026, une exposition Loup Gris & Cie consacrée à l’illustrateur Ronan Badel. Avec plus de vingt ans de carrière, Ronan Badel s’est imposé grâce à des succès comme Émile (Gallimard) ou Loup Gris (Didier Jeunesse). S’il privilégie la plume et l’aquarelle depuis quelque temps, il défend surtout une vision de son métier face aux textes des autres. « Quand on illustre, on réécrit l’histoire, mais avec des dessins. Le but, c’est justement d’aller illustrer des choses que l’auteur n’aurait absolument pas imaginées. […] Un illustrateur, c’est un auteur. » (Ronan Badel). Concert dessiné, le samedi 20 juin 2026, autour de l’album Cache-toi Arsène, par Ronan Badel et son épouse, la pianiste Marion Le Berre.
LES TEMPS SONT DURS (1) – « Il y a deux ans, une étude Xerfi Specific pour le Syndicat de la librairie française avait montré que les plus petites librairies étaient dans le rouge, que les moyennes allaient suivre en 2025 et que les grosses allaient boire le bouillon en 2026. Nous y sommes. Le groupe de librairies Gibert a été placé en redressement judiciaire, tout comme le groupe Nosoli (Furet du Nord et Decitre). » (Alexandra Charroin-Spangenberg, présidente du Syndicat de la librairie française)
EXPOSITION – La Galerie Robillard, 38 rue de Malte à Paris, convie à un banquet tout en dessins et peintures. « À travers les regards croisés de cinq artistes aux univers singuliers, cette exposition explore notre rapport à la gourmandise, entre souvenirs d’enfance, inventaires savoureux et recettes fantasmées. Au menu : les dessins tout en finesse d’Agathe Chamignon, qui capturent la délicatesse d’instants gourmands suspendus ; les gouaches hautes en couleur de Camille de Cussac, pour qui gourmandise rime avec partage et joyeux désordre ; les illustrations stylisées d’Amélie Fontaine, qui répertorient tous nos mets favoris ; les papiers découpés de Fanny Menoret, dans lesquels elle revisite toute une culture pop avec douceur et nostalgie ; et les peintures de Martin Jarrie, véritables portraits de fruits et légumes dans lesquelles on rêve de croquer. » Quatre-vingt œuvres originales à voir entre le jeudi 18 et le mercredi 24 juin 2026. Vernissage le mercredi 17 juin à partir de 18 heures. Site de la galerie ici.
TOUT SUR LE DISQUE POUR ENFANTS – Un vraiment gros et très documenté ouvrage Miniatures : trésors cachés du disque pour enfants concocté par Radio Minus paraitra le vendredi 11 septembre 2026, édité par L’Articho. « Chansons d’auteurs, contes musicaux, disques éducatifs ou bandes originales des émissions jeunesse, sous toutes ses formes, le disque pour enfants est un objet familier dont l’histoire reste pourtant largement méconnue. Sur près de huit-cents pages, à l’échelle mondiale, le livre Miniatures exhume, inventorie et contextualise les trésors cachés les plus surprenants de cette branche à part de l’industrie culturelle qui témoigne de l’impressionnante pluralité des enjeux et des questionnements portant sur le monde de l’enfance. […] Structuré en sept grandes sections thématiques, comportant près de soixante entretiens menés avec des artistes, enseignants et spécialistes du sujet, l’ouvrage est également riche d’une iconographie de plus de huit-cent images et documents. » Une souscription à plusieurs étages est ouverte jusqu’au mercredi 15 juillet sur helloasso. Pour contribuer, c’est ici.
PRIX – « Depuis dix ans, le Prix UNICEF de littérature jeunesse s’appuie sur la force des mots et des images pour aborder, avec sensibilité, des réalités souvent complexes. Il fait de la lecture un formidable outil d’éducation aux droits, de dialogue et d’engagement citoyen. » (Julie Zerlauth, responsable de la sensibilisation à UNICEF France). Les ouvrages lauréats sont : catégorie 3-5 ans : Loujain rêve des tournesols de Lina Alhathloul, Uma Mishra-Newbert et Rebecca Green (Les 400 coups, 2024) ; catégorie 6-8 ans : Qui s’occupe de Martha ?, d’Emmanuelle Toussaint et Cécile (Utopique, 2024) ; catégorie 9-12 ans : La jungle de Sarah Lecoq et Sandrine Deloffre (Dargaud, 2024) ; catégorie 13-15 ans : Ratures indélébiles d’Aurelle Gaillard et Camille K. (Jungle, 2022). « Le Prix UNICEF de littérature jeunesse confirme la place de la lecture comme outil de sensibilisation aux droits de l’enfant, avec une participation record de 45 250 enfants et jeunes de 3 à 15 ans. »
PRIX – Les ouvrages lauréats de l’édition 2026 du Prix des A’crocs de lecture piloté par le CRILJ Bouches du Rhône sont : Catégorie Pichouns : Joyeux anniversaire le livre de Vincent Bourgeau et Cédric Ramadier (école de loisirs, 2024) ; Catégorie Maternelle PS et MS : Poisson Fesse de Pauline Pinson et Magali Le Huche (Les fourmis rouges, 2024) ; Catégorie Maternelle GS et CP : Et alors de Grégoire Mabire et Sonia Coudert (Mijade, 2024) ; Catégorie CE1 et CE2 : La sourie qui dévorait les livres de José Carlos Andres et Katharina Sieg (Circonflexe, 2025) ; Catégorie CM1, CM2, sixième : Tu es une exploratrice de Shahrzad Shahrjertdi et Ghazal Fathollahi (Alice jeunesse, 2024) et Debout les arbres de Carl Norac (école des loisirs, 2024). 5000 lecteurs/électeurs de Velaux, Berre, Condoux, La Fare, Marseille, Rognac, Salon, Ventabren et Vitrolles.
RÉÉVALUATION TARIFAIRE – La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse n’oublie jamais de mettre à jour ses tarifs et de la faire savoir: « Les recommandations tarifaires 2027 ont été votées. Pour rappel, elles sont réévaluées chaque année lors de l’assemblée générale de la Charte. Celle du 9 avril 2026 a permis le vote de l’indexation des recommandations tarifaires sur l’indice des prix à la consommation, soit +1,1% (indice Insee mars 2026). » Pour connaitre les recommandations 2026 et 2027, c’est ici.
RENCONTRE PROFESSIONNELLE – Jedi Sud nous invite : « Toute l’équipe de l’association Jedi Sud sera ravie de vous retrouver le jeudi 18 juin 2026, à la bibliothèque du Bachut Marguerite Duras, 2 place du 11 novembre 1918 à Lyon (Rhône). Nous vous avons préparé un beau programme autour d’une thématique qui nous tient particulièrement à cœur : le pouvoir du merveilleux dans la littérature jeunesse. Pour l’explorer ensemble, nous aurons le plaisir d’accueillir deux illustratrices talentueuses, Juliette Iturralde et Chloé Sissa. Quelques surprises vous attendent. Parmi elles, l’occasion de (re)découvrir Chemin des crêtes, une maison d’édition qui a rejoint l’association début 2026. Enfilez vos chaussures et partez à la découverte de la nature à travers de belles escapades sportives et inspirantes. Et bien sûr, nous vous réservons un accueil aux petits oignons : café, viennoiseries et, parce que nous sommes du Sud, quelques délicieux calissons seront également au rendez-vous. » Inscriptions plus que conseillées ici.
ENCORE UN – Un exemplaire de la première édition (1997) d’Harry Potter à l’école des sorciers de J.K. Rowling, oublié dans un grenier en Écosse, a été vendu aux enchères pour près de 17000 livres sterling, soit environ 20000 euros. Retrouvé lors d’un rangement, dans sa maison d’Édimbourg, par l’ancienne chroniqueuse littéraire Katrina McNichol, le livre était, en librairie, vendu 4,99 livres sterling. Faute de temps, Katrina McNichol qui, elle, avait reçu l’ouvrage en service de presse, ne l’avait pas lu, et par conséquent, pas chroniqué.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (13) – Depuis le vendredi 5 juin et jusqu’au dimanche 20 septembre 2026, à la Maison de la Culture d’Amiens, 2 place Léon Gontier, exposition Mickey et ses amis, une longue histoire dessinée. « En 1928, Mickey voit le jour, imaginé par Walt Disney et dessiné par Ub Iwerks. D’abord sur grand écran, il fait rire et rêver des générations. Dans les livres, albums de bande dessinée et magazines, il conquiert le monde entier. Et en trois dimensions, il se décline sous toutes les formes, devenant un véritable trésor pour les collectionneurs. Icône universelle reconnaissable à ses oreilles emblématiques, Mickey continue de fasciner petits et grands près de 100 ans après sa création. C’est cette histoire incroyable que retrace l’exposition du Fonds Glénat, à travers ces trois univers : papier, films d’animation, objets et jouets. Œuvres inédites, anecdotes surprenantes, créations contemporaines, jouets vintage et objets rares. Un voyage dans l’histoire, l’art et la pop culture. L’exposition retrace l’héritage de Mickey, Donald et leurs amis, à travers les œuvres des maîtres fondateurs qui ont façonné l’imaginaire Disney : Floyd Gottfredson, architecte des grandes aventures de Mickey, Carl Barks, créateur de l’univers foisonnant de Donaldville, et Don Rosa, héritier passionné qui a prolongé la légende des canards avec une précision érudite. En écho à ces figures emblématiques, une nouvelle génération de dessinateurs réinvente, depuis 2015, au sein des éditions Glénat, ces personnages mythiques. Keramidas, Cosey, Bertolucci, Dab’s, Régis Loisel, Alexis Nesme et d’autres apportent chacun leur sensibilité, leur trait singulier et une liberté créative qui donne vie à de nouvelles histoires. À travers une sélection de planches originales et de visuels issus de leurs albums respectifs, l’exposition révèle la richesse, la diversité et la modernité d’un univers en perpétuelle réinvention. » En partenariat avec Disney, Glénat et le Fonds Glénat pour le patrimoine
UNE SALE AFFAIRE – Après vingt mois de procédure, Étienne Klein se voit retirer son doctorat en philosophie des sciences par l’université Paris Cité en raison des plagiats massifs constatés dans sa thèse L’unité des sciences soutenue en 1999. Reconnu au sein des médias pour ses qualités de vulgarisateur, chroniqueur apprécié de France Inter et de France Culture, le physicien a également écrit plusieurs ouvrages en direction du grand public, notamment pour les jeunes lecteurs, aux éditions du Pommier d’abord, puis, pour quelques titres, chez Bayard Jeunesse (Pourquoi je suis devenu chercheur scientifique, en 2009, Le temps qui passe, en 2025) et chez Gallimard Jeunesse (Y a-t-il eu un instant zéro ? en 2015).
UN DIPLOME UNIVERSITAIRE (2) – Anne Damon-Guillot nous informe : « Chères toutes, chers tous. Les candidatures au Diplôme Universitaire « Arts pour le jeune public : œuvres, enjeux et perspectives » mis en place à l’université de Saint-Etienne sont ouvertes jusqu’au vendredi 4 septembre 2026. Dédiée aux étudiant.es, artistes et professionnel.es de l’enfance et/ou de la culture, ouverte à la formation initiale comme à la formation continue, proposant des enseignements théoriques, des temps d’immersion et des ateliers pratiques, cette formation permet d’interroger l’articulation entre art et enfance, d’approcher les enjeux de la création pour le jeune public et d’en comprendre l’écosystème. Les domaines abordés sont ceux de la musique, des arts visuels (cinéma d’animation et illustration) et du théâtre. Un webinaire d’information aura lieu lundi 22 juin 2026 à 18 heures. Merci de suivre ce lien. Nous espérons que cette formation originale attirera votre attention et vous serions reconnaissantes de bien vouloir partager cette information au sein de votre réseau. Bien cordialement. » Le document de présentation est ici.
ON S’AMUSE – Une fois encore, le samedi 13 et dimanche 14 juin 2026, l’Astrolabe propose Hey Gamins, festival familial conçu à hauteur d’enfant et totalement gratuit. Pendant les deux jours, la base de loisirs de Chécy (Loiret) se transformera en laboratoire farfelu, ludique et festif. « Pour cette quatorzième édition, les kids vont être, plus que jamais, soumis à contribution puisqu’ils vont devoir se glisser dans la peau d’inventeurs, de programmeurs de rêves pour créer un monde où la technologie rime avec la fête, un futur rigolo où robots et humains cohabitent en harmonie. » Participation, le dimanche, de la librairie-galerie jeune citron qui proposera la confection de lunettes du futur et, pendant les deux jours de la bibliothèque de Chécy qui offrira des moments plus calmes autour de la lecture. Programme complet ici et ici.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (12) – Depuis le lundi 1ier juin et jusqu’au jeudi 31 décembre 2026, à la bibliothèque Edouard David, place de Bourgogne à Amiens (Somme), exposition L’enfance des méchants, des vilaines et des affreux. « Le méchant, quel personnage fascinant ! Depuis toujours, il nourrit les récits, hante les contes et les romans. Mais pourquoi est-il si méchant ? Est-il né ainsi ou le devient-il ? Qu’est-ce qui l’a poussé à semer le mal autour de lui ? Cette exposition vous invite à découvrir onze figures emblématiques de grands méchants de la littérature jeunesse, à travers les illustrations de Benjamin Lacombe et les histoires de Sébastien Perez. Un parcours passionnant pour explorer le côté sombre et intriguant des contes, tout en questionnant les motivations et la psychologie de ces personnages inoubliables. » Entrée libre.
C’EST BIENTÔT L’ETE (11) – À la librairie-galerie jeune citron, 9 rue des Carmes à Orléans (Loiret), du samedi 13 juin au samedi 29 août 2026, exposition Juliette Binet à l’occasion de la publication récente de l’album Papillons aux éditions Les grandes personnes. « Une illustratrice au talent fou qui taille ses crayons comme elle dessine, avec une délicatesse et une précision infinies. Artiste aux multiples talents, Juliette Binet fait des livres, sculpte le bois, réalise des marqueteries et crée des papillons au pastel sec C’est une vraie magicienne. Sortez de vos chrysalides et venez papillonner avec nous. » Vernissage et dédicaces le samedi 13 juin, de 15 heures 30 à 18 heures 30.
ON ECHANGE ON MANGE – Le dimanche 14 juin 2026, la librairie jeunesse Libr’Enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre-et-Loire) accueille l’auteur Mickaël Brun-Arnaud qui, à partir de 10 heures 30, parlera de son travail d’écriture. L’échange sera suivi d’un brunch. Inscriptions obligatoires à cette adresse. Mickaël Brun-Arnaud avait répondu présent au CRILJ à l’occasion de son colloque De la mémoire dans la littérature pour la jeunesse d’octobre 2023. Son intervention est ici.
EXPOSITION – Dans la librairie du Studio Fotokino, 33 allée Gambetta à Marseille (Bouches-du-Rhône), du samedi 13 juin au vendredi 3 juillet 2026, exposition consacrée à l’album de Thibaut Rassat Un abri pour la nuit (Eyrolles, 2026) « À la lisière d’un jardin, un minuscule explorateur croise la route d’un grand chien touffu. Au fil de leur aventure, une amitié se tisse, sincère et émouvante. Thibaut Rassat présente son nouvel album jeunesse, Un abri pour la nuit, à travers un ensemble de peintures et de calques, ainsi qu’une maquette à hauteur d’enfant. » Le samedi 20 juin, à 15 heures, atelier avec Thibaut Rassat sur l’aire de la Bibliocyclette, devant le Studio, suivi d’un goûter, d’une rencontre et d’une dédicace à 17heures.
PREMIÉRES PAGES – Lucie Brunellière est autrice de l’album On s’habille, petit nombril (Albin Michel, 2024). Elle est, pour cet ouvrage, la lauréate 2026 du Prix des Bébés Lecteurs des Côtes d’Armor. La journée du samedi 13 juin lui sera consacrée, au Palais des congrès et des expositions de la Baie de Saint-Brieuc, avec un beau programme ouvert à tous. Participation de Nathalie Virnot et Yvanne Chenouf. Déroulé de la journée et inscription ici.
C’EST BIENTÖT L’ÉTÉ (10) – Le Musée de la Bande Dessinée de Bruxelles, 20 rue des Sables, propose des stages d’initiation à la bande dessinée pour les jeunes de 10 à 14 ans. Au programme : visite du musée, création d’un scénario, croquis, mise en page et encrage – de l’idée à la planche finale. Encadré·es par Benoît Delmelle et Sylvain Fajner, les participant·es plongent pendant une semaine dans les coulisses du 9e art et réalisent leur propre BD. Dates pour cet été : du 6 au 10 juillet, du 13 au 17 juillet et du 17 au 21 août 2026. Le lien d’inscription est ici.
LE TEMPS A PASSÉ – La Tortue Magique célèbrera ses 50 années d’existence et de création artistique lors d’un grand week-end festif organisé les samedi 13 et dimanche 14 juin 2026, de 14 heures à 19 heures, au 12 rue de l’Hermitage à Chevilly (Loiret). « Depuis un demi-siècle, La Tortue Magique fait vivre un univers artistique singulier mêlant marionnettes, théâtre, musique, et petit cinéma. Cet anniversaire sera l’occasion de revenir sur cinquante années de spectacles, de rencontres et d’émotions partagées avec le public. Pendant deux jours, les visiteurs pourront découvrir une programmation éclectique et conviviale réunissant artistes et compagnons de route des créations emblématiques de la compagnie. » La programmation est ici. Le CRILJ/orléanais a, pendant plusieurs années, côtoyé La Tortue Magique, au Parc Pasteur d’Orléans, lors de joyeux rassemblements mêlant livres pour la jeunesse et théâtre jeune public.
FROM BELGIQUE – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’en ce mois de juin, deux nouvelles expositions sont proposées par la Fondation Battieuw-Schmidt. La première est exposée au sein de la Bibliothèque de Genval- Rixensart, place Communale, jusqu’au mercredi 8 juillet 2026. Intitulée 1,2,3 les ours. 49 œuvres de 27 artistes y sont exposées pour le plaisir des petits et des grands. La seconde exposition Nos amis les animaux s’inscrit dans une nouvelle collaboration avec le Centre Marcel Marlier qui présente des dessins originaux de Marcel Marlier et de 27 illustrations jeunesse issues de notre collection sur le thème des animaux de la ferme et domestique. C’est ainsi que des dessins de Martine côtoient des dessins d’illustrateurs de jeunesse d’aujourd’hui. Cette exposition a commencé le samedi 6 juin 2026 et sera visible jusqu’au dimanche 28 juin au Château des Comtes de Mouscron, 1 avenue des Seigneurs de Mouscron, à Mouscron. Au plaisir de vous y rencontrer. »
C’EST BIENTÔT L’ETE (9) – Le Musée de Poche, 1 rue de la Fontaine au Roi, à Paris, accueille, entre le mercredi 10 juin et le vendredi 18 août 2026, une exposition donnant à voir des illustrations originales de l’album Tambouille de Lisa Mouchet, à paraître au mois de mai aux éditions La Partie. « Pour les beaux jours, on s’échappe dans la vallée des Haies-Trange où vivent tranquillement les Grandes-Personnes et les Petites-Personnes. Les Grandes-Personnes traînent toujours un tas-de-choses-à-faire pendant que les Petites-Personnes profitent de la vie en s’amusant dans le jardin, en lisant des histoires et en mangeant. Un jour les Grandes-Personnes sont toutes raplaplapla, sans plus aucune énergie. Les Petites-Personnes doivent prendre les choses en main pour organiser un fantastique banquet et ressourcer toute la communauté. […] Un récit où la débrouille et l’entraide restent la meilleure des recettes. » Le site du Musée de Poche est ici..
PRIX – Le Prix Chateaubriand des collégiens des Hauts-de-Seine a été décerné à Viviane Kœnig pour son ouvrage Il était un jour Cléopâtre (Scrineo, 2025) « La vie de Cléopâtre est un roman. Je m’appelle Iras et, toute jeune, j’entre au service de la reine Cléopâtre. Avec elle, j’ai tout vu, tout vécu : ses disputes avec son jeune frère alors qu’à 19 ans elle règne avec lui sur le royaume d’Égypte, son exil pour éviter d’être assassinée, son incroyable rencontre avec Jules César, l’amour sincère unissant cette pharaonne et ce général, son voyage sur le Nil, puis à Rome. »
L’LLUSTRATION À L’HONNEUR – Le Quentin Blake Centre for Illustration a ouvert ses portes, à Clerkenwell, quartier du borough londonien d’Islington, le vendredi 5 juin 2026, offrant au Royaume-Uni son premier lieu permanent dédié à l’illustration et la plus grande galerie du genre au monde. Installé dans une ancienne station de pompage, ce centre est bien plus qu’une simple galerie. Les visiteurs y trouveront trois espaces d’exposition, une bibliothèque, des espaces pédagogiques, des jardins, un café et une boutique, le tout conçu pour célébrer l’illustration sous toutes ses formes. Voulue accrocheuse, la première exposition, Murugiah : Ever Feel Like, en place jusqu’au lundi 31 août 2026, mêle science-fiction, anime, pop-punk et énergie psychédélique. Lindsey Glen, directrice de la galerie, exprime son enthousiasme : « Désormais, il y aura un lieu où tout le monde pourra explorer cette forme d’art importante, mais souvent négligée, avec des expositions imaginatives, des installations, des livres, des jeux et des ateliers créatifs. » Le site du Quentin Blake Centre for Illustration est ici.
RENCONTRE – La librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute–Garonne) reçoit Florence Thinard, dans son rayon jeunesse, le mercredi 10 juin 2026, à 17 heures 30, pour une séance de dédicaces. « Florence Thinard est l’autrice de nombreux ouvrages jeunesse, dont, entre autres, Le gang des vieux schnocks et Les vieux schnocks contre-attaquent (Gallimard Jeunesse), Revenez, amis martiens !, Encore heureux qu’il ait fait beau ou Rendez-moi ma bonne vieille pollution ! (éditions Thierry Magnier). Elle est également l’autrice de documentaires jeunesse tels que Tout, tout, tout sur les graines et Imagine un monde aux éditions Plume de Carotte.
C’EST BIENTÔT L’ETE (8) – Le montmartrois et quatre étoiles Hôtel Littéraire Marcel Aymé, 16 rue Tholozé à Paris, propose, depuis le lundi 1er juin et jusqu’au dimanche 20 septembre 2026, une exposition Marcel Aymé illustré : les Contes du Chat perché, qui revient sur l’histoire éditoriale et graphique des célèbres contes. « Elle met en lumière les trois artistes qui ont successivement accompagné les aventures imaginées par Marcel Aymé : Nathan Altman, Madeleine Parry et Nathalie Parain. Albums originaux, éditions rares, vitrines documentaires et objets illustrés permettent de redécouvrir la place essentielle de l’image dans cette œuvre destinée, selon la formule de l’écrivain, aux enfants âgés de quatre à soixante-quinze ans. » Parmi les objets présentés, quelques surprises rarement montrées telles une boîte signée Julie Nadot, ornée de reproductions d’illustrations, qui a servi de réceptacle à la collection des dix-sept albums originaux et, un peu plus loin, la silhouette d’Alphonse, le chat de Marcel Aymé, sculptée dans l’acier par Jean-Claude Sadoine « et qui veille sur les albums exposés ». L’entrée est libre, tous les jours de 10 à 18 heures.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (7) – Au MUNAÉ, Musée national de l’Éducation, Maison des Quatre Fils Aymon, 185 rue Eau-de-Robec à Rouen (Seine-Maritime), depuis le vendredi 10 avril 2026 et jusqu’au lundi 4 janvier 2027, présentation d’une exposition Enfants et alcools : normes, éducation, prévention. « L’exposition revient sur les représentations sociales liées à l’alcool, du XIXème au XXIème siècle : de l’acceptation à la prévention en passant par l’éducation « antialcoolique ». Elle s’appuie sur une large typologie d’objets issus des collections du musée agrémentés de prêts de collections particulières. » Le CRILJ/orléanais avait, il y a quelques années, présenté à Beaugency (Loiret), une étonnante collection de buvards sur le sujet.
FORMATION – L’école des loisirs organise, le jeudi 11 juin 2026, de 9 heures à 12 heures 30, dans ses locaux, 11 rue de Sèvres à Paris, et en distanciel, une matinée de formation Fais- moi peur ! Des livres pour trembler de plaisir. « Loups, monstres et autres sorcières sont légion dans les livres pour enfants. Ils attirent les bambins autant qu’ils les inquiètent. Du côté des adultes, les histoires qui font peur interrogent : est-ce vraiment une bonne idée de les lire aux petits ? Si oui, comment ? Et de quels livres parle-t-on exactement ? » Avec Chloé Seguret, formatrice spécialisée en petite enfance et en littérature jeunesse. Le lien d’inscription est ici.
PRIX – Le Prix Livrentête du réseau Culture et Bibliothèques Pour Tous fête ses 25 ans et, cette année, ce sont 21221 jeunes lecteurs et lectrices qui ont élu leurs titres préférés, dans les différentes catégories. Voici les ouvrages gagnants : Albums à partir de 3 ans : La Souris verte de peur d’Agnès Debacker et Claire de Gastold (Gallimard Jeunesse) ; Albums à partir de 5 ans : Le Grand baZZZar d’Emily Gravett (Kaléidoscope) ; À partir de 7 ans : Mystère au musée d’Hannah Tunnicliffe et Erica Harrison (Casterman) ; À partir de 9 ans : Quelque chose sur le cœur d Amélie Antoine (Syros) ; À partir de 12 ans : Le Théorème du kiwi de Jacky Schwartzmann (école des loisirs) ; À partir de 14 ans : Un bout du monde de Célia Garino (Sarbacane) ; BD à partir de 9 ans : Bonnie et les enfants perdus de Béatrice Revel (Sarbacane) ; BD à partir de 12 ans : Moon et Iro, de Wonsanji (Milan). Le choix des ouvrages a été réalisé par un comité de lecture composé d’une dizaine de bénévoles du réseau Culture et Bibliothèque pour Tous. Les livres proposés dans chaque sélection sont des parutions récentes, publiées dans les 12 mois qui précèdent le lancement du Prix, afin de refléter au mieux la richesse et la diversité de la littérature jeunesse contemporaine.
EXPOSITION – À la bibliothèque Pierre Garnier, place du Général Leclerc, à Camon (Somme), depuis le mardi 2 et jusqu’au samedi 27 juin 2026, exposition Ariol, un petit âne comme toi. « À travers des planches en grands formats, des panneaux ludiques et un jeu géant, venez à la rencontre d’Ariol, le petit âne timide et attachant créé pour le magazine J’aime Lire par Emmanuel Guibert et Marc Boutavant chez Bayard. »
DEVENIR JURÉ – Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis lance un appel : « Tu as entre 8 et 18 ans et la littérature te passionne ? Le SLPJ est à la recherche de ses prochain·e·s juré·e·s ! Chaque année, les Pépites, décernées par des jeunes pour des jeunes, récompensent les meilleurs titres de littérature jeunesse dans les catégories Livre illustré, Bande dessinée, Fictions juniors et ados. Envoie-nous ta candidature en remplissant le formulaire ci-joint. »
UN FILM – Actuellement en salles, The Plague de Charlie Polinger, un film glaçant, entre thriller et drame social, traitant de la masculinité à l’œuvre chez les adolescents. « Je voulais explorer la violence et la vulnérabilité de l’enfance d’une manière inédite. De nombreux films consacrés au passage à l’âge adulte, en particulier lorsqu’il s’agit de garçons, penchent du côté de la comédie ou de la nostalgie. Mais pour moi, l’âge de 12 ans a ressemblé davantage à un enfer d’anxiété sociale. » (Charlie Polinger). Dans Télérama, Cécile Mury explique : « Dans un camp d’été sportif, des garçons de 12-13 ans rejouent cruellement Sa Majesté des mouches. Charlie Polinger observe avec acuité harcèlement, honte, conformisme et masculinité adolescente, porté par de jeunes acteurs saisissants. […] Jamais caricatural, le film compose une mosaïque de scènes justes, à la fois modestes et fortes, sur les tourments d’un âge très précis dans la vie des garçons : la honte et le conformisme, la masculinité tâtonnante et/ou agressive, la lâcheté et l’anxiété sociale, dans un brouet d’hormones en surchauffe. » Le film est interdit aux moins de douze ans.
EXPOSITION – À Amiens, à la Halle Freyssinet, rue de la Vallée à Amiens (Somme), du samedi 6 au dimanche 21 juin 2026, à l’occasion des trentièmes Rencontres de la Bande Dessinée, exposition familiale Lucky Luke court toujours qui présente la série, ses personnages principaux et les différents auteurs qu l’ont fait vivre. « Vous pourrez découvrir l’univers du cow-boy grâce à une scénographie ludique et immersive accompagnant des planches originales de Morris, Achdé et de dessinateurs qui ont illustré des albums hommages à Lucky Luke. Et puisque comme tout commence d’abord par un scénario, il convient de citer les créateurs d’histoires, à commencer par René Goscinny hier ou Jul aujourd’hui, qui ont su enrichir la légende. » Exposition réalisée avec le soutien de la Galerie Barbier.
SALON – Le samedi 6 juin 2026, ce sera, à Saint-Flour (Cantal), allée Georges Pompidou, la journée ouverte à tous du Salon du livre et de l’illustration jeunesse avec dédicaces et spectacles. Invitée d’honneur : Pauline Kalioujny, plasticienne, graveuse, auteure et illustratrice d’albums pour la jeunesse. Auparavant, le jeudi 4, Rascal sera venu rencontrer les tout-petits des structures de la petite enfance de Saint-Flour autour de son album Pablo (école des loisirs, 2019) qui sera offert aux bébés nés ou adoptés dans le Cantal en 2026 et 2027 et, le vendredi, la journée réservée aux scolaires scolaire permettra à 526 élèves des écoles de la commune de rencontrer dans leur classe un auteur ou un illustrateur (Juliette Binet, Delphine Bournay, Claire Cantais, Pauline Comis, Katy Couprie, Csil, Elisa Gehin, Inbar Heller AlgaziL, Pauline Kalioyjny, Régis Lejonc, Edouard Manceau, Laurent Moreau, Mori, Elsa Oriol, Rascal et Irène Schoch) avec qui ils créeront une œuvre qui sera exposée dans le Chapiteau des auteurs le samedi 6 juin.
ON VOUS LE DIT – Le tribunal administratif de Montreuil a estimé, le mardi 26 mai 2026, que la Région Île-de-France a outrepassé son domaine de compétences en éditant et mettant en ligne sur le plateforme Pearltrees des manuels scolaires dont elle était à l’origine qu’elle mettait, à titre gratuit, à la disposition des 250 000 lycéens et 15 000 professeurs de son territoire. Le choix, souhaité par la majorité régionale que préside Valérie Pécresse (LR), de développer en interne ses propres ressources pédagogiques avait suscité de fortes critiques de la part de l’opposition régionale, des personnels de l’éducation et des éditeurs scolaires. L’Association des éditeurs d’éducation, qui regroupe notamment Belin, Bordas, Hachette, Magnard et Nathan, avait saisi le tribunal administratif de Montreuil afin d’obtenir le retrait de ces manuels dits libres de la plateforme Pearltrees. Après en avoir délibéré, le tribunal somme la Région Île-de-France de mettre un terme à ce dispositif. Les juges estiment, en effet, que la collectivité ne démontre ni l’existence d’un intérêt public local particulier ni une carence de l’offre privée susceptible de justifier son intervention dans l’édition de manuels scolaires numériques. Le jugement conclut que « les décisions de la Région Île-de-France d’éditer des manuels scolaires numériques et de les mettre à disposition sur sa plate-forme portent atteinte à la liberté du commerce et de l’industrie et doivent être annulées. » La Région Île-de-France, qui a jusqu’au mercredi 30 septembre pour retirer ses manuels de la plateforme Pearltrees, a annoncé son intention de faire appel de cette décision.
DIPLÔME UNIVERSITAIRE (1) – Les inscriptions pour le diplôme universitaire Littérature jeunesse en bibliothèque (2026-2027) de Médiaquitaine, centre régional (bordelais) de formation aux carrières des bibliothèques, sont ouvertes depuis le vendredi 24 avril et jusqu’au vendredi 19 juin 2026. Le lien est ici. Vous trouverez, au même endroit, le programme complet du diplôme, de septembre 2026 à juin 2027.
EXPOSITION – La galerie Philippe Labaune (Philippe Labaune Gallery, 534 West 24th Street, Ground Floor, New York, USA) propose, depuis le mercredi 20 mai et jusqu’au samedi 20 juin 2026, une exposition-vente Quiet Catastrophe consacrée à Guy Billout. « L’exposition est un régal. On y savoure, au travers de plus de cent originaux, la délicatesse du dessin du natif de la Nièvre : le trait simple et les grands aplats colorés travaillés avec subtilité à l’aérographe, sa spécialité. Puis, on se met en quête de ce rebondissement, ce petit détail qui, selon l’artiste, modifie la réalité de l’image. Le jeu commence. Dans la galerie chacun s’exclame quand il saisit ce petit truc qui fait clocher la belle image. Alors l’œuvre discrète de Guy Billout, surnommé par ses pairs « Le Buster Keaton de l’illustration », prend une dimension surréaliste, voire politique, inattendue. On comprend pourquoi il a derrière lui une carrière de presque 60 ans, avec des collaborations dans les meilleurs magazines américains, parmi lesquels The New Yorker, Times ou The New York Times. » (Olivia Deslandes). Dans son catalogue Dans les coulisses de l’album, le CRILJ n’avait pas oublié Guy Billout, reproduisant une illustration originale de l’album Le géranium sur la fenêtre vient de mourir, mais toi, oui toi, toi qui peut tout, tu n’avais rien vu, emprunté, pour l’occasion, au Fonds François Ruy-Vidal de l’Heure Joyeuse.
RENCONTRE – Le samedi 6 juin 2026, la librairie jeunesse Libr’Enfant, 48 rue Colbert à Tours (Indre-et-Loire), accueille Sylvie Allouche. « Venez rencontrer Sylvie Allouche, reine du polar pour ados en France. Créatrice du personnage de la commissaire Clara Di Lazio, elle viendra nous parler de son travail d’écriture, puis dédicacera ses ouvrages. » C’est à partir de 10 heures 30. Informations complémentaires au 02 47 66 95 90.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (6) – Après le succès de l’exposition « Astérix » en 2025, le Château de Saint-Maurice, 1 route du Chablais, à Saint-Maurice (Suisse), propose, depuis le samedi 28 mars et jusqu’au dimanche 22 novembre 2026, une nouvelle installation autour du personnage de Lucky Luke. « Apparu pour la première fois en 1946 dans le Journal de Spirou, Lucky Luke est né de l’imagination et du coup de crayon de Morris (1923-2001). Héros, notamment de soixante-dix albums, tous dessinés par son créateur et scénarisé pour plus de la moitié d’entre eux, par René Goscinny (1926-1977), il célèbre cette année ses 80 ans d’existence, d’excellence et d’endurance. » Destinée au plus large public, l’exposition se décline sur 300 m2 et deux étages. Composée de près de 500 objets muséaux, allant de fac-similés de scénarios de René Goscinny, de croquis, de dessins et de planches à des projections, en passant par des magazines, des objets, des jeux et des installations ludiques, elle se consacre principalement, sur son premier étage, à l’œuvre de Morris et de René Goscinny. Son deuxième étage est, pour sa part, dédié aux prolongations éditoriales, audiovisuelles, musicales et même publicitaires du personnage. Pour en savoir plus, c’est ici.
UNE HISTOIRE BELGE – À Warcoing, commune wallonne jouxtant la frontière française, François Marlier, le fils de Marcel Marlier, dessinateur de la célèbre série d’albums pour enfants « Martine », a été victime d’un cambriolage à son domicile, le dimanche 17 mai 2026, Parmi les biens dérobés, une collection d’albums « Martine » dédicacés par le dessinateur, décédé en 2011, et offerts à ses petits-enfants Hélène, Alexandre et Loup. Ces derniers lancent un appel à l’aide pour les retrouver. Ces albums « ont une valeur sentimentale inestimable, écrit Loup Marlier. Je fais appel à votre aide dans le but de retrouver ces collections. Si vous les apercevez ou si vous avez un quelconque indice, merci de me prévenir le plus rapidement possible. »
FESTIVAL – « Créée en 2015 par Jean Delas, fondateur des éditions l’école des loisirs, l’association Lire sur la Vague œuvre pour la prévention et la lutte contre l’illettrisme en valorisant la littérature jeunesse dès le plus jeune âge. Convaincue que l’accès aux livres est essentiel pour aider les enfants à comprendre le monde, s’exprimer et développer leur esprit critique, l’association organise chaque année un festival de littérature jeunesse, pensé comme un moment de rencontre, de découverte et de plaisir autour de la lecture. » La douzième édition du Festival du livre et de la BD jeunesse se déroulera du mercredi 3 au samedi 7 juin 2026, au Pôle sportif et culturel Maurice Ravailhe. Présence assurée des auteurs et autrices, illustrateurs et illustratrices Julien Béziat, Max Ducos, Kimiko, Chris Neilor-Ballesteros, Yaëlle Palacio, Anne-Laure Parot, Violette Pasques, Julie Rouanne, Caroline Péron, Gaëlle Perret, Arnaud Poitevin, Anaïs Sautier, Olivier Tallec, Anaïs Vaugelade, Sophie Vissière et Claire Zaorski. Le programme est copieux et il est ici.
POUR LES FANS – L’éditeur britannique Hodder & Stoughton annonce la publication d’une édition collector de Hansel and Gretel, conte des frères Grimm, réimaginé par Stephen King et accompagné d’illustrations signées Maurice Sendak. Cette version haut de gamme bénéficiera de contenus spécifiques : un coffret orné de dorures à la feuille d’or conçu à partir d’une représentation du soleil, une illustration de couverture exclusive, des pages de garde présentant des études de costumes pour les personnages de Gretel et de la sorcière, cinq tirages d’art contenant des illustrations non incluses dans l’album d’origine insérés dans une enveloppe scellée et accompagnés d’un message de la Fondation Sendak, un papier à fort grammage et une reliure renforcée. Le tirage inclura cent exemplaires numérotés et signés à la main par Stephen King. Les précommandes interviendront dès le 27 mai, en priorité via la newsletter du site de l’éditeur, les droits de commercialisation de cette édition couvrant le monde entier, à l’exception des États-Unis, du Canada et des Philippines. Cette version est, bien sûr, en anglais et aucune équivalence n’est prévue en France. Pour les acheteurs résidant en dehors du Royaume-Uni, des taxes d’importation, des frais de douane et des frais de courtage liés au transporteur pourront être réclamés à la livraison. L’édition collector de Hansel and Gretel est, sur le site de l’éditeur, au prix de 50 livres (58,00 euros), sans signature, et de 150 livres (173,00 euros), avec signature. Pour précommander, c’est ici. La version ordinaire, en français, est au catalogue de l’école des loisirs au prix de 19,00 euros.
REVUE – Le dossier du numéro 347 de mai 2026 de la Revue des livres pour enfants est titré Il était une fois les classiques. « Les trois brigands, Roule galette, Tintin : qu’est-ce qui fait qu’un livre de littérature de jeunesse devient un classique ? Comment conserver ce patrimoine et le transmettre auprès des jeunes générations ? Ce dossier propose quelques éléments de réponse avec, notamment, un panorama très complet des éditeurs qui font vivre ces œuvres sur le plan éditorial, deux analyses de la notion de classique, dans les contes et dans la bande dessinée, l’histoire de quelques titres emblématiques tels que « Caroline », Max et les Maximonstres et « Dragon Ball » ainsi que de la célèbre collection du Père Castor. On y découvre la manière dont les influenceurs s’emparent des classiques sur les réseaux sociaux, ainsi que les collections du Centre Patrice Wolf, à Tours, et du fonds Bermond-Boquié de la bibliothèque municipale de Nantes. » Quinze articles très documentés, aussi passionnants les uns que les autres. À signaler, dans ce même numéro, Comment la littérature de jeunesse raconte le travail, libre-cours signé Alexia Psarolis. CNLJ 2026, 220 pages, 14,50 euros. Pour s’abonner, c’est ici.
UN ALBUM CULTE – Thierry Magnier publie, en ce mois de mai 2026, sous bandeau, en réédition reliée et sur un beau papier blanc, Julie qui avait une ombre de garçon de Christian Bruel et Anne Bozellec, assorti d’un supplément documentaire de huit pages racontant l’histoire de la parution de l’ouvrage en 1976 et sa postérité au fil des rééditions : un entretien avec Christian Bruel, un regard signé Cécile Boulaire, une revue de presse et quelques surprises. 17,50 euros dans toutes les bonnes librairies.
FESTIVAL – Dans la Manche, pour sa trente-neuvième édition, le Festival du livre jeunesse et de bande dessinée change de lieu et investit le centre-ville de Cherbourg-en-Cotentin. Du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026, rencontres, animations, expositions et ateliers vont se répartir dans différents lieux : salle des fêtes, bibliothèques Jacques-Prévert et Louis-Lansonneur, Quasar, foyer du théâtre, librairies, cinémas Le Palace et Odéon. Le jeudi 28 et le vendredi 29 mai, une vingtaine d’auteurs et d’autrices seront présents dans les établissements scolaires du Cotentin, soit environ 120 rencontres programmées de la maternelle au lycée. Une scène ouverte aura lieu le vendredi soir à 20 heures, au théâtre des Miroirs, avec le comédien, dramaturge et metteur en scène Christophe Tostain comme maître de cérémonie. Le détail du programme est ici.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (4) – La galerie Huberty & Breyne, 33 place du Châtelain à Bruxelles (Belgique), présente, depuis le vendredi 22 mai et jusqu’au samedi 18 juillet 2026, une exposition patrimoniale, à caractère non marchand, dédiée au scénariste et dessinateur Maurice Tillieux. Réunissant une centaine d’œuvres originales provenant de la famille de l’artiste et de collections privées, « cet ensemble exceptionnel offre une plongée rare dans l’univers d’un auteur dont l’œuvre, à la fois singulière et fondatrice, occupe une place essentielle dans l’histoire de la bande dessinée franco-belge. » Créateur de séries devenues incontournables, Maurice Tillieux donna notamment naissance à « Félix » dans les années 1940, avant de connaître un succès majeur avec « Gil Jourdan », série phare du journal Spirou. Avec « César et Ernestine », il explorera un registre plus léger. Au fil des ans, Maurice Tillieux a développé « un style immédiatement reconnaissable, porté par un sens aigu du rythme, des dialogues vivants et une maîtrise remarquable de la mise en scène. Son œuvre se distingue par un équilibre subtil entre humour, intrigue policière et observation du quotidien, qui confère à ses récits une modernité durable. » Un catalogue accompagne l’exposition. Site de la galerie ici.
CETTE FOIS, C’EST AVEC DES CHANSONS – Françoise Ténier nous informe : « Quand il avait cinq ans, le jeune compositeur Balthazar Pouilloux est tombé en amour avec Le petit prince ; il fut alors bouleversé « par la beauté de la langue de Saint-Exupéry et la profondeur philosophique de son texte. » C’est donc avec enthousiasme qu’il a composé ces quinze chansons qui s’intercalent entre les chapitres du conte. Malgré leur qualité, il n’est pas certain que tous les enfants soient sensibles à cette « musique au lyrisme assuré », notamment quand elles sont interprétées par les sopranos (on peine à comprendre les paroles). Restent des dialogues joliment menés par des comédiens-chanteurs, un texte subtilement mis en valeur par un lecteur hors-pair (Denis Podalydès) et un livre somptueux illustré par les aquarelles de l’auteur. » Un livre, un CD, un QR Code. Gallimard jeunesse 2026, 24,90 euros.
JOURNÉE D’ÉTUDE – La journée d’étude Circulations de la littérature en Europe au XVIIIe siècle : quelle diffusion des idées et des formes dans les premiers périodiques pour enfants ? organisée par Alexa Craïs, Béatrice Ferrier, Magali Fourgnaud et Évelyne Jacquelin se déroulera le vendredi 5 juin 2026. Le programme détaillé est ici. Pour assister à distance, cliquer sur ce lien, puis utiliser l’ID de réunion 988 6386 8284 et le code secret 512536.
SALON – L’univers de la correspondance et de la lettre (au sens large) sera le thème de la cinquième édition du Salon du livre jeunesse de Jaujac (Ardèche), le jeudi 28 (réservé aux accueils dans les classes) vendredi 29 et samedi 30 mai 2026. Le vendredi et le samedi, le temps d’un atelier, d’une lecture ou d’une simple balade, venez écrire, dessiner, imprimer, poster des lettres en tout genre. Des ateliers concoctés par nos invités (auteurs, illustrateurs) seront proposés, mais aussi d’autres activités initiées par des intervenants du monde du livre jeunesse (éditeurs, libraires, associations). Participation de Gilles Abier, Marie Caudry, Mathilde Poncet, Françoise Rogier, Rebecca Galera, Quentin Schwabet de la mason d’édition A pas de loup. Le programme détaillé est ici.
PARUTION – Vient de paraitre un album hors-série célébrant les 80 ans de Placid et Muzo. « Ils sont nés en mai 1946 dans le journal Vaillant, « ancêtre » de Pif-Gadget. Dans ce recueil anniversaire grand format : l’intégralité d’un premier recueil paru en 1947 et introuvable aujourd’hui, une sélection restaurée des meilleurs gags et récits que dessina Arnal au fil des ans, un dossier sur la création de la série et sur son évolution. Conception de ce hors-série : Jean-Luc Muller et Mircea Arapu. « Le 16 mai 1946, dans le numéro 56 de Vaillant, apparaissent Muzo et Placid. Ce n’est qu’à partir du numéro suivant que le nom de la série changera pour toujours en Placid et Muzo. »(Mircea Arapu). Vaillant 2026, 96 pages, 9,95 euros.
FESTIVAL – Rendez-vous incontournable pour les jeunes lecteurs et leurs familles en Balagne (Haute Corse), À Libru Apertu revient du jeudi 28 au samedi 30 mai 2026. Organisé par U Svegliu Calvese en partenariat avec le Service des Médiathèques de la Collectivité de Corse, le festival s’ouvrira au grand public le samedi 30 mai au cœur de la citadelle de Calvi pour une après-midi de festivités. Des rencontres, des expositions, des spectacles, une librairie éphémère, des jeux proposés par l’association Alpha et par la Ludothèque de Bastia, une initiation à la sérigraphie avec le collectif artistique Pi2K2, les lectures de Francine Innocenzi à travers son atelier U Soffiu di e Fole. Présence assurée de Manon Fargetton, Delphine Perret, Barroux, Arnaud Nebbache, Perrine Boyer, Hélène Bonardi, Yann Le Borgne et Francette Orsoni.
RENCONTRE – L’affiche de l’édition 2026 de la bruxelloise et estivale opération Lire dans les parcs, qui se déroulera du lundi 6 juillet au vendredi 21 août 2026, dans dix-neuf communes de la Région de Bruxelles-Capitale, est signée par l’autrice-illustratrice Marine Schneider. Elle sera au CLJBxl, le jeudi 28 mai 2026, de 10 heures à 12 heures, pour une interview menée par Ludovic Flamant. Cette rencontre s’adresse à tous les médiateurs·rices du livre, en présentiel (avec inscriptions obligatoires à cette adresse ou à distance, ici, sur YouTube, en direct vidéo.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (3) – Le livre de l’opération Cet été, je lis ! est, cette année, un recueil composé d’une sélection de six récits extraits des Métamorphoses d’Ovide afin, précise le communiqué du Ministère de l’éducation nationale, « de permettre aux élèves de CM2 de découvrir des mythes fondateurs du monde gréco-romain et des histoires merveilleuses où humains et dieux se côtoient et se transforment. » Pour faciliter l’engagement dans la lecture, des jeux suivent chaque récit. Illustration de l’ouvrage : Alice Chemama. En amont de la réception de l’ouvrage, les professeurs ont pu commencer à faire découvrir à leurs élèves Les Métamorphoses ainsi que l’univers d’Ovide en prenant appui sur les ressources proposées sur le site Éduscol. Destinées aux classes de CM2 pour préparer la réception du livre, puis accompagner sa découverte, ces ressources sont complétées par des pistes dédiées à la liaison CM2-6e et à la classe de 6e.
SALON – Le festival de littérature jeunesse Tapatoudi de Pézenas (Hérault) organisé par l’association T’as pas tout dit se déroulera les vendredi 29, samedi 30 et dimanche 31 mai 2026, au Foyer des Campagnes, 10 place Frédéric Mistral. Une exposition, des spectacles, des ateliers, des contes, des lectures, un jeu de piste. Avec la participation de Stéphane Kiehl, Sandrine Andrews, Céline Fibre, Pascal Brissy, Violaine Costa, Serge Müller, Marion Bottolier-Curtet, Roman Taszek, Zeynep Perinçek, Alice Krichel.
REVUE – Le numéro 34 d’avril-mai-juin 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée à Miles Hyman et c’est Frédéric Bosser qui interroge. Côté jeunesse, on se contentera d’un entretien avec Clotilde Perrin interrogée par Laura Crevel-Floyd, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.
JEUNE PUBLIC – Du samedi 30 mai au samedi 6 juin 2026, au Théâtre National Populaire, à Villeurbanne (Rhône), 8 place. du docteur Lazare Goujon, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry par Jean Bellorini et le Yang Hua Theatre. « Jean Bellorini poursuit sa collaboration avec l’équipe de Yang Hua Theatre. Il imagine une forme musicale où des chanteurs de la scène musicale indépendante chinoise s’emparent de l’histoire du Petit Prince. François Deblock, complice de toujours, est du voyage pour cette création dont la première a eu qui lieu en novembre à Pékin. Dans le monde chaotique d’aujourd’hui où les voix de la haine rendent bientôt inaudibles les paroles de paix et de fraternité, Jean Bellorini nous propose de redécouvrir Le Petit Prince, sous un autre jour : que cette célébration de l’amitié et de la solidarité soit une prière pour l’humanité. »Le journal de bord du spectacle est ici.
SALON – Le Salon du livre jeunesse de Questembert (Morbihan) « est l’évènement annuel du territoire qui rassemble toutes les communes, les médiathèques, les établissements scolaires, libraires et de nombreux autres partenaires autour du livre et de la littérature jeunesse. » La vingt-quatrième édition se déroulera du lundi 18 au dimanche 31 mai 2026 avec un temps fort, sous les Halles de Questembert durent le week-end du 30 et 31 mai. Participation de quinze auteurs/illustrateurs (Cécile Alix, Alexandre Arlène, Magali Attiogbe, Denis Baronnet, Loïc Clément, Gaëtan Dorémus, Florence Hinckel, Alexandra Huard, Anne-Isabelle Le Touzé, Alessandra Marsili, Léna Mazilu, Anne Montel) qui auront préalablement rencontré leurs jeunes lecteurs lors de quatre-vingt-quatorze rencontres, 2 250 chèques-livres d’une valeur de 10,00 euros offerts par Questembert Communauté aux élèves des écoles maternelles et élémentaires du territoire, Des séances de dédicaces, des ateliers, des animations, des spectacles, un concert et des films pour tous les âges. Détails du programme ici.
JEUNE PUBLIC – À La scène nationale Les Gémeaux, 49 avenue Georges Clemenceau à Sceaux (Hauts-de-Seine), le samedi 30 mai 2026, à 18 heures, et le dimanche 31 mai, à 17 heures, Le Petit Chaperon rouge des frères Grimm, dans la mise en scène magistrale de Céleste Germe pour le collectif Das Plateau. « Ce petit bijou mêlant théâtre, musique et arts visuels a été présenté au Festival d’Avignon en 2022. Acclamé par le public, il révèle les sens cachés d’un des contes les plus connus au monde. » Note d’intention : « À choisir entre la version pessimiste de Charles Perrault, et celle plus joyeuse des frères Grimm, le collectif Das Plateau a opté pour la seconde, célébrant le courage féminin et la sororité. Nous y retrouvons la fillette intrépide se promenant dans les bois, une enfant malicieuse qui affronte vaillamment les dangers. » 45 minutes. À partir de 5 ans. Réservation conseillée. Les autres dates de la tournée sont ici, sur le site du collectif.
EXPOSITION – Depuis le lundi 4 mai et jusqu’au vendredi 12 juin 20216, à la médiathèque municipale de Saint-Flour (Cantal), 60 rue de Belloy, exposition Mon beau sapin consacrée à la plasticienne, graveuse, auteure et illustratrice d’albums pour la jeunesse Pauline Kalioujny. « Cette exposition n’est pas réservée qu’à la période de Noël. Elle reste le support pour aborder de nombreux thèmes, comme le lien à la Nature, les arbres et les forêts, le chamanisme, les traditions. Trente-et-une œuvres originales en linogravure, une reproduction digigraphique, un arbre chamanique et un tapis de feuille, un carnet de croquis, les outils de la gravure, une clairière à lecture dotée d’un tapis rouge, de coussins et de peluches, un film sur Pauline Kalioujny en résidence à Manosque en 2020. Un mois d’exposition pour découvrir une forêt d’œuvres originales.. »
VOYAGER EN POÉSIE – Gustave junior nous, écrit : « Bonjour à toutes et tous, Gustave junior se prépare à partir en voyage pour ce dernier numéro de l’année scolaire. « Voyager ici » est le beau thème de ce numéro avec des poèmes inédits de nos invités, Marion Fritsch, Ada Mondès, Sébastien Joanniez, Murielle Szac et Nassuf Djailani. Sans oublier le jeu d’écriture proposé par Bernard Friot. Comme toujours, si ce numéro vous a plu, n’hésitez pas à en parler autour de vous et à l’offrir à vos collègues et amis enseignant(e)s, bibliothécaires, parents pour participer à la réussite de ce projet d’éducation populaire. Votre soutien nous est précieux. » Le lien de téléchargement est ici.
ÉDITER EN RÉGION – Les éditions Tarabuste de Saint-Benoit-du-Sault (Indre) créées par Djamel Meskache fêtent leurs 40 ans. « Nils Udo, Philippe Cogné, Paul Chemetov, Louis Calaferte : un livre, c’est avant tout une rencontre. Moi, j’aime le beau. Je veux le partager. » Plus de mille titres publiés dont plusieurs, en édition limitée ou pas, destinés aux enfants. Le CRILJ/orléanais avait, en 1989, accueilli Djamel Meskache, lors d’une université d’été, pour un atelier de fabrication artisanale d’élégants petits livres. Rétrospective jusqu’au samedi 30 mai 2026, à Equinoxe, médiathèque de Châteauroux. « Créer une maison d’édition, c’était un rêve de jeunesse. Nous sommes plus connus à New York (États-Unis), Édimbourg (Écosse) ou Dusseldorf (Allemagne) que chez nous. C’est un détail. Cette dimension humaine nous convient très bien. »
LA POSTE AUSSI, BIEN SÛR – L’occasion était trop belle. La Poste lance, le mardi 19 mai 2026, une (nouvelle) série de NFTimbres à l’occasion des 80 ans du Petit Prince. La série se compose de quatre visuels inspirés de l’univers du personnage : Le Petit Prince et l’avion, Le Petit Prince et le nuage, Le Petit Prince et la balançoire et Le Petit Prince et le renard. Chaque création associe un timbre physique à sa version numérique animée, proposant une expérience qui mêle codes traditionnels de la philatélie et usages digitaux. Chaque bloc est présenté individuellement, dans un format conçu pour préserver sa qualité, et édité en tirage limité à 12 000 exemplaires numérotés. Une dorure à chaud aux reflets bleu métallisé vient sublimer le titre Le Petit Prince ainsi que certains éléments visuels, renforçant le caractère précieux de l’objet. La série est disponible à l’unité, mais également sous la forme d’un pack réunissant les quatre créations. Proposé en 6 000 exemplaires au prix de 32,00 euros, ce coffret inclut l’ensemble des blocs ainsi qu’un NFT bonus exclusivement numérique. « Une approche contemporaine de la collection, où l’innovation technologique vient enrichir un savoir-faire historique. »
C’EST A MOULINS – « Découvrir Pinocchio, profiter d’un dimanche gratuit, lever les yeux sur l’architecture de l’Hôtel de Mora ou encore flâner dans les salles jusqu’à minuit à l’occasion de La Nuit des Musées du samedi 23 mai 2026. Les tout-petits feront leurs premiers pas au musée, pendant que les plus grands exploreront, créeront et imagineront lors des ateliers du samedi matin. Pour mémoire : le Musée de l’illustration jeunesse (mij) présente actuellement une exposition L’illustre Pinocchio dédiée aux aventures du pantin. Cette mise en espace engage le visiteur autour du personnage et de ses différentes interprétations. L’exposition rassemble planches originales, esquisses, estampes et éditions illustrées pour retracer l’évolution graphique de Pinocchio. Le parcours met en lumière les techniques de dessin, les choix de mise en scène et le contexte éditorial qui ont façonné l’iconographie du personnage. Visiteurs et familles découvrent des regards variés d’illustrateurs, du classicisme aux réinterprétations contemporaines, qui interrogent la tradition et renouvellent le récit. L’accrochage favorise la compréhension des processus créatifs et des influences artistiques. Réservation au 04 70 35 72 58.
FESTIVAL – Du mercredi 20 au samedi 23 mai, à Sore (Landes), cinquième édition du festival Sore ton livre. Auteurs et autrices invité.e.s : Benjamin Chaud, Ghislaine Herbéra, Alex Cousseau, Olivier Ka, Laetitia Cador, Charles Dutertre, Anne Isabelle Le Touzé et Juanjo G. Oller. Riche programme à découvrir ici.
TINTINOPHILIE – Le vendredi 22 mai 2026 sera, pour les fans des aventures de Tintin, un double anniversaire : celui d’Hergé (né le 22 mai 1907) et celui du Musée qui porte son nom (ouvert le 22 mai 2009). « C’est pourquoi, du vendredi 22 au dimanche 24 mai, l’entrée sera gratuite pour toute personne, petite et grande, venant déguisée en Tintin, en capitaine Haddock, en Bianca Castafiore, en Dupond et Dupont ou en n’importe quel autre personnage de la saga. « Depuis 17 ans maintenant, le Musée Hergé s’est imposé comme un lieu incontournable pour les passionnés de bande dessinée, les curieux et les amoureux de culture visuelle. Honorer simultanément l’homme et l’institution qui lui est dédiée, c’est reconnaître l’impact durable de son travail, son influence internationale et la modernité de son regard. »
EXPOSITION – A Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime), l’Espace Marc Sangnier-La Galerie, 1 rue Nicolas Poussin, présente, du vendredi 15 au vendredi 21 mai 2026, une exposition consacrée à l’illustratrice Marie Mignot. « Diplômée des arts décoratifs de Strasbourg, elle a débuté dans la presse jeunesse avant de collaborer avec des éditeurs tels que Gallimard, Casterman, Sarbacane et Albin Michel. Sa technique de prédilection, la gouache, sert des compositions colorées et ludiques, souvent ponctuées de détails absurdes ou poétiques. À travers ses œuvres, elle invite à une exploration visuelle où l’humour et la fantaisie se mêlent harmonieusement. » Informations complémentaires au 02 79 18 99 00.
UNE NUIT POLICIÉRE – Au Compa, musée de l’agriculture sis à Chartres (Eure-et-Loir), rue Danièle Casanova, le samedi 23 mai 2026, pendant la Nuit européenne des musées, une enquête grandeur nature pour toute la famille. « Lors d’une soirée exceptionnelle autour du nouveau roman du mystérieux Professeur Délirium, tout bascule : Robert, l’homme de ménage, est retrouvé assassiné et un livre capital a disparu. Un simple roman ? Non. Il renferme une puissante puce contenant des informations top secrètes. » Un Cluedo orchestré par la compagnie Entre-Sorts. « Interrogatoires, indices cachés, révélations, chaque détail compte et votre sens de l’observation sera votre meilleure arme. » A partir de 6 ans. Sur inscription, à cette adresse : lecompa@eurelien.fr.
LIRE EN CRÉOLE – À Haiti, le collectif Kreyòl & Beyond a été créé pour promouvoir les livres pour enfants en créole, la littérature et la culture haïtienne. « L’initiative, portée par une coalition d’auteurs, d’éducateurs, de parents et d’organisations culturelles, propose un programme d’activités comprenant webinaires, défis de lecture, bingo, vidéos d’experts et actions communautaires, autour de la valorisation du créole comme langue d’imagination, d’identité et d’apprentissage. » Première Semaine du livre pour enfants en créole du dimanche 17 au samedi 23 mai 2026, en format virtuel. Lien ressources ici.
ELLE EST DANS LE GROS LIVRE – L’écrivaine Danièle Sallenave intègre la nouvelle édition du Petit Larousse illustré à paraître le 20 mai 2026. « C’est un dictionnaire qui est très lié à l’école primaire, telle que je l’ai connue, à la fois dans mon enfance et via mes parents. J’ai encore Le Petit Larousse illustré de mon père, c’est mon petit trésor, il m’accompagne toujours, avec ses deux parties, noms communs et noms propres, séparées par des pages roses d’expressions. » Parmi ses multiples ouvrages : À quoi sert la littérature ? (Textuel, 1997) dans lequel elle converse avec Philippe Petit ; Nous, on n’aime pas lire (Gallimard, 2009) ; Pourquoi on écrit des romans (Giboulées/Gallimard, 2019) dans lequel elle dialogue, cette fois, avec ses deux enfants. Présentant le second, Danièle Sallenave avait déclaré : « Je me suis rendue à plusieurs reprises en 2008 dans un collège « ambition réussite », pour voir comment je pourrais aider les professeurs à donner aux élèves le goût des livres et de la lecture. Je ne sais pas ce que je leur aurai apporté. Mais en regardant travailler deux classes de troisième, j’ai constaté que l’école reste un havre de paix au sein de la vie difficile des villes et des banlieues. »
EXPOSITION – Dans les locaux de la Maison de la BD, 3 rue des Jacobins à Blois (Loir-et-Cher), du mardi 19 mai au mardi 2 juin 2026, exposition Le petit monde d’Emmanuelle Houdart. « Des originaux des Heureux parents de ses débuts (Thierry Magnier, 2009), à ceux beaucoup plus récents de Des journées formidables de Piloursine (Thierry Magnier, 2023), on retrouve la fantaisie et l’originalité de l’illustratrice qui aime dire : J’ai choisi ce métier car j’ai compris très vite que ce serait le seul endroit où je n’aurais pas besoin de mentir, de tricher, ni d’obéir. » Depuis 1996, Emmanuelle Houdart a publié une vingtaine de livres, principalement des albums pour enfants. Vernissage de l’exposition en présence de l’autrice le mercredi 20 mai à 18 heures 30. L’exposition est présentée dans le cadre du Salon du livre de St Gervais la Forêt.
EN FAMILLE – Le vendredi 22 mai 2026, à 14 heures, 18 heures et 20 heures, dans le cadre du Festival Woke, accueilli dans le gymnase de la Cité scolaire François Villon, 16 bis avenue Marc Sangnier à Paris, L’après-midi d’un foehn version 1. Conception et écriture : Phia Ménard pour la compagnie Non Nova. « Dans cette pièce iconique du répertoire de Phia Ménard, au gré des vents et des tourbillons, des figures légères et virevoltantes semblent s’émanciper, traversant les obstacles, pour franchir les océans et les montagnes, faire d’autres rencontres, se frotter à de nouvelles vies. Et si nous aussi, humains ancrés au sol, pouvions nous affranchir de la gravité, nous abandonner à la danse insaisissable de l’air et flirter avec l’imprévisible ? Une invitation à la rêverie, un ballet où la matière et le vent se réinventent, sur les notes de Claude Debussy ». Tout public dès 5 ans. Durée 25 minutes. Réservations ici.
NE JAMAIS OUBLIER – L’écrivain Didier Daeninckx, figure du roman policier et auteur d’une vingtaine d’ouvrages pour la jeunesse, chez Syros, Gallimard et Rue du monde, annule sa venue, le dimanche 31 mai 2026, au Salon du livre de l’agglomération montargeoise dont il était le parrain pour la sixième édition. Il explique prendre cette décision, « pas en tant qu’homme politique, mais en tant que personnage individuel et libre […] Je ne veux pas m’afficher avec le RN ». Il rappelle à cette occasion qu’à la fin des années 1990, un de ses livres a été emprunté à la médiathèque par un responsable de la municipalité d’Orange et qu’il avait été rendu le lendemain totalement lacéré, les passages qui ne convenaient pas à ce responsable de la culture du FN de l’époque, ayant été découpés. L’écrivain sera toutefois présent à Montargis, pour une séance de dédicaces, le samedi 27 juin, à 15 heures, à la librairie du Hérisson, 70 rue du Général Leclerc. La directrice de l’établissement, coorganisatrice du salon, se confie : « Après les résultats des élections, je m’attendais à des annulations. Pour l’instant nous n’en avons qu’une. Je comprends Didier Daeninckx. C’est un auteur engagé. Le Salon du livre est une manifestation publique, les élus seront présents, des photos seront prises, et on imagine bien que l’écrivain ne souhaite pas figurer auprès de quelqu’un qu’il exècre. » Côme Dunis, maire Rassemblement National de Montargis récemment élu, déclare respecter la décision de l’auteur et il assure que la culture n’est pas menacée sur le territoire. « Je suis prêt à accueillir ce monsieur s’il décide de venir. »
EXPOSITION – A la médiathèque Per Jakez Helias de Landerneau, du mercredi 13 mai au samedi 11 juillet 2026, exposition Bleu Fauve consacrée à l’auteur, illustrateur, peintre et affichiste Marc Daniau. Vingt-cinq originaux issus des albums Princesse Mabelle (Le Seuil Jeunesse 2018), Éléphants de A à Z (Le Seuil Jeunesse 2020) et Solo (Thierry Magnier 2024). « Au plus près des gestes de l’artiste, laissez-vous porter par les harmonies lumineuses engendrées par le bleu minéral, aérien, profond accolé au fauve orangé et chaleureux, accord de prédilection de Marc Daniau. » (Lénaïck Durel, commissaire et scénographe de l’exposition).
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (2) – A Avignon (Vaucluse), dans le Festival Off, un peu plus de 1700 spectacles dont 199 spécifiquement fléchés « jeune public » (ce qui exclut notamment le cirque). Pour les très petits et les déjà un peu grands, des adaptations de textes classiques ou de contes célèbres, (Le Tour du monde en 80 jours, L’île au trésor, Pinocchio, Alice au pays des merveilles, Les Fables de La Fontaine, quelques « Molière », quelques « Shakespeare », Winnie l’ourson, Baba Yaga, Le chat botté), mais aussi Tu seras funambule comme papa d’après Frédéric Stehr, La brouille d’après Claude Boujon, Vous voulez rire d’après Christian Voltz, Émile d’après Vincent Cuvellier, Georges le dragon d’après Geoffroy de Pennart, Voir le loup d’après Julia Chausson (avec Elsa Chausson). Le Petit Prince ? Trois mises en scène dont une qui fait copain-copain avec l’écologie. On sera attentif (mais pas que, bien sûr) à la programmation de la Cour du spectateur (vingt propositions) et à celle du Totem (vingt propositions également). Le très pratique site du Off est ici.
C’EST BIENTÔT L’ÉTÉ (1) – Avec pour thème Nos petits et grands héros, la douzième édition de Partir en Livre aura lieu du mercredi 17 juin au dimanche 19 juillet 2026. « Au travers de cette thématique, Partir en Livre invite petits et grands à explorer l’univers foisonnant des héros. Une thématique forte, inspirante et fédératrice, qui résonne tout particulièrement avec les imaginaires de l’enfance et de l’adolescence […] Du héros mythologique aux super-héros contemporains, du personnage ordinaire aux figures de l’engagement, la littérature jeunesse ne cesse de façonner et de réinventer ces figures centrales de la narration. Héros et héroïnes peuplent les récits dès le plus jeune âge : aventuriers courageux, jeunes résistants, enfants en quête d’identité ou personnages fantastiques dotés de pouvoirs… Tous et toutes participent à l’éveil de l’imaginaire, à la construction de soi, à l’apprentissage de la complexité du monde. […] Parce que lire, c’est aussi se projeter, s’identifier, rêver, résister, Partir en Livre 2026 mettra en lumière la puissance des récits et des personnages qui, depuis toujours, accompagnent la jeunesse sur le chemin de la lecture et de l’émancipation. Car lire, c’est aussi devenir un peu héros ou héroïne de sa propre histoire. » Le site qui dit tout, très pratique, est ici.
JULIE, TOUJOURS JULIE – Le jeudi 21 mai 2026, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, rendez-vous avec Christian Bruel, éditeur, écrivain, concepteur d’albums, commissaire d’expositions et auteur d’études critiques, qui tiendra conférence, de 19 heures à 20 heures 45, marquant ainsi l’anniversaire de la parution d’un sacré album. « Il y a cinquante ans paraissait Histoire de Julie qui avait une ombre de garçon. Cinquante ans, et pourtant pas une ride. Parce que ce livre ne parle pas d’une époque, mais d’un mécanisme toujours à l’œuvre : celui qui enferme les enfants dans des rôles étroits, au prix de leur élan et de leur joie d’être eux-mêmes. […] À l’heure où les questions d’identité, de liberté et de regard porté sur l’enfance restent brûlantes, ce livre demeure un acte de confiance envers les enfants. Un livre qui ne donne pas de leçon, mais qui invite à penser. (extrait de l’éditorial de Thierry Magnier, à l’occasion de la réédition de l’album en 2014). Avec la participation de Thierry Magnier, écrivain et éditeur, et de Marine Planche qui, après travaillé au Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ), dirige actuellement le service Arts et littérature de la Bibliothèque publique d’information (BPI). Présence de la librairie Le Rideau Rouge, qui assurera une séance de dédicaces avec Christian Bruel, de 17 heures 30 à 19 heures.
FÊTE DU LIVRE – « Depuis 1990, La Fête du livre jeunesse de Manosque et Forcalquier a lieu une fois par an et s’adresse à tous les enfants, des tout-petits aux adolescents et à tous les adultes qui souhaitent découvrir la littérature jeunesse actuelle. Elle propose, chaque année, des rencontres avec des auteurs et des autrices, des illustratrices ou illustrateurs, des expositions, des spectacles, des lectures, des animations, des ateliers et une journée professionnelle. » Ce sera, cette année, du lundi 18 au samedi 23 mai 2026 avec l’illustrateur Jérémie Fischer comme invité d’honneur. Autres invités : Guillaume Chaupat, Ariane Hugues, Jean-Baptiste Labrune, Margaux Othats, Fanny Pageaud, Saehan Parc, Vincent Pianina et Marine Rivoal. Organisation : associations Éclats de lire (Manosque) et Croq’livres (Forcalquier). Le programme Manosque est ici, le programme Forcalquier est là.
PARCE QUE L’ART – La revue DADA communique : « Un matin de décembre 1991, apparaissait une revue d’art pour la jeunesse. Une première en France. 35 ans plus tard, vous découvrez le trois-centième numéro de cette même revue. Elle a évolué bien sûr mais n’a jamais cessé de paraître, pour vous proposer de découvrir l’art sous toutes ses formes, de façon ludique et accessible. Merci aux dizaines de milliers de lecteurs et lectrices qui accompagnent DADA chaque mois, sans qui cette aventure n’aurait jamais été possible.. Réchauffement climatique, intelligence artificielle, migrations, inégalités entre hommes et femmes, réseaux sociaux, questions d’identité et de genre… Ils et elles ne cessent de nous parler de la société dans laquelle nous vivons. Depuis toujours, l’art reflète son époque. Mais aujourd’hui, face aux révolutions et aux crises, les artistes ne se contentent pas de représenter : ils et elles questionnent, provoquent, dénoncent. Leurs œuvres s’emparent de nos peurs et de nos espoirs et nous donnent à réfléchir. Plongez dans un art où la création devient un miroir tendu vers le monde et vers nous-mêmes. Notre numéro 300 est consacré à l’art contemporain. » Le site de la revue est ici.
FORMATION – L’Opérateur d’Appui pour la Région de Bruxelles-Capitale propose à tous·tes les médiateurs·rice·s du livre une journée professionnelle consacrée au militantisme et à l’engagement en bibliothèque le vendredi 5 juin 2026, de 9 heures 30 à 16 heures 30 au Centre culturel et sportif Tour à Plomb, 24 rue de l’Abattoir à Bruxelles (Belgique). « Cette journée a pour objectif d’ouvrir un espace de réflexion et d’échanges autour du rôle social, culturel et citoyen des bibliothèques, à partir de pratiques de terrain, de regards croisés et de mises en perspective actuelles. » Raphaëlle Bats ouvrira la journée en posant la question Emancipation, critique et débat démocratique, qu’est-ce qu’une bibliothèque dans un monde troublé ? Le prise de parole des éditions de La ville Brûle portera le titre S’engager au risque de déranger : pour une littérature jeunesse de combat. On vous signale la chose mais il semblerait qu’il soit, à ce jour, difficile de s’inscrire, faute de places suffisantes.
EXPOSITION Du mardi 12 au samedi 30 mai 2026, à la médiathèque Philippe-Labeyrie, place du 6e-R.P.I.Ma, à Mont-de-Marsan (Landes), exposition Gueules de mômes, « une galerie de portraits aussi drôles que poétiques, signée par l’auteur-illustrateur Olivier Ka. Issue du livre éponyme (Le Rouergue, 2025), une immersion dans un univers tendre et décalé à travers cinquante portraits d’enfants hauts en couleur, accompagnés de leurs histoires toutes plus surprenantes les unes que les autres. » L’auteur-illustrateur Olivier Ka raconte : « Je me suis follement amusé à dessiner ces portraits. Ce qui me fait le plus marrer chez les enfants, c’est leur grande faculté à sauter à pieds joints dans l’énorme, et non pas dans les normes. » Exposition dans le cadre d’un partenariat avec le festival Sore ton livre, rendez-vous du livre jeunesse en Haute-Lande, qui se tiendra du mercredi 20 au samedi 23 mai, à Sore.
ON VOUS LE DIT À L’AVANCE – Le site officiel Le Petit Prince communique : « En 2026, une nouvelle page s’écrit pour Le Petit Prince. À l’occasion du 80e anniversaire de sa publication en France, le célèbre conte prend vie pour la première fois sous la forme d’une figurine Playmobil. Cette collaboration réunit deux univers emblématiques, chacun inscrit dans notre patrimoine culturel. Elle offre une nouvelle manière de redécouvrir l’histoire du Petit Prince, à travers un objet à la fois ludique et symbolique, destiné aux enfants comme aux collectionneurs. La figurine reprend les éléments emblématiques du personnage : son costume iconique, le Petit Prince sur son étoile et le geste du lancer d’avion en papier. Le coffret inclut également des stickers et des citations, permettant à chacun de personnaliser sa figurine et de s’approprier cet univers poétique. » Disponible à partir de juillet 2026 au prix de 7,99 euros.
PRIX – La seconde édition du Prix littéraire des tout-petits de Parthenay et de la Gâtine s’est clôturée mardi 5 mai 2026 sur une belle unanimité. Parmi les six livres en lice, l’album 5 petits moutons de Céline Claire et illustré par Sébastien Chebret, publié à l’école des loisirs, a remporté les suffrages, aussi bien chez les enfants que chez les professionnels. « Cette année encore, le vote n’a pas été une formalité : plus de 330 tout-petits et plus de 90 professionnels ont participé au scrutin, pour un résultat qui s’est joué dans un mouchoir de poche.
PARUTION – Vient de paraitre Le roman pour adolescents et le handicap par Chiara Ramero, maitresse de conférences à l’université Grenoble Alpes. Préface : Karine Gros. Postface : Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail. « En s’insérant dans la recherche actuelle sur le handicap et en parcourant un corpus d’œuvres variées adressées aux adolescents, encore peu étudiées, cet ouvrage offre la synthèse d’un travail d’exploration des liens qui existent entre la littérature pour les adolescents, en particulier le roman, et le handicap. Il met en lumière les spécificités des œuvres qui présentent des personnages en situation de handicap et leurs enjeux, et souligne leurs intentions (idéologiques, sociales, politiques, philosophiques, pédagogiques, etc.), en montrant comment les représentations des handicaps, de toute nature, évoluent et se développent en lien avec les mutations socioculturelles et la prise en considération, tant juridique que sociale ou culturelle, de la notion de handicap. S’il se focalise sur la littérature française pour adolescents des quarante dernières années, il invite également le lecteur à un saut dans le passé et dans d’autres contextes culturels et géographiques, afin de retracer l’histoire et l’évolution des représentations du handicap. Quelle est l’image que les romans français pour adolescents donnent de cette question ? Quels sont les enjeux principaux autour desquels ils se construisent ? Comment penser la relation qui existe entre la littérature et le handicap et selon quelle perspective ? Et quel est le point de vue des écrivains sur ce sujet ? » Presses Universitaires de Bordeaux 2026, 336 pages, 30,00 euros.
STATUT DES AUTEURS DE BD – La restitution, en trois vidéos, de la présentation, à l’Assemblée nationale, le lundi 23 mars 2026, des résultats de l’Enquête auteurs 2025 sont ici. Cadrage du document : « Avec près de 1200 réponses, c’est un échantillon très représentatif de la population des auteurs et autrices de bande dessinée qui a répondu à l’enquête en septembre 2025. Les premiers résultats sont présentés sous la forme d’un document d’infographie statistique le plus accessible possible à tous. Il commence par un résumé en 11 points, puis offre près de 100 pages de graphiques et d’analyses. »
PLEIN LES OREILLES – Pour Télérama, Laurence Le Saux a testé les boîtes à histoires numériques. Voici son choix : La Lunii qui propose aux 3-8 ans et aux 7-12 ans de changer le cours de l’histoire qu’ils écoutent ; Merlin, riche des podcasts de Radio France et de Bayard jeunesse ; La Toniebox, plutôt grand public, les histoires étant racontées via de petites figurines ; La Yoto, qui fait aussi fonction d’horloge, de réveil ou de veilleuse et qui permet l’accès à une webradio et à des journaux d’actualité.
ON NE TRANSIGE PAS – Lors d’une audience au tribunal, le jeudi 5 mars dernier, Craig Silvey, auteur à succès de littérature jeunesse australien, a reconnu la détention et la transmission d’images pédopornographiques. Sabine Winton, ministre de l’Éducation de l’état d’Australie-Occidentale, a immédiatement annoncé l’interdiction définitive d’utiliser ses ouvrages comme manuels scolaires. « Les comportements prédateurs envers les enfants sont odieux et n’ont pas leur place dans notre communauté, et encore moins dans les supports pédagogiques étudiés par les élèves de nos écoles » a-t-elle déclaré. Les écoles seront accompagnées pour modifier leur programme de lectures et les élèves ayant envisagé d’utiliser un ouvrage de Craig Silvey pour leurs examens ne seront pas pénalisés. La maison d’édition Allen & Unwinf a annoncé, quant a elle, mettre fin à la collaboration avec l’auteur. « Pendant la procédure judiciaire en cours, nous avons suspendu la vente, la distribution et la promotion des œuvres de Craig Silvey. Allen & Unwin examinera toutes les mesures possibles pour mettre fin à sa relation avec l’auteur. » Deux livres traduits en France : Le secret de Jasper Jones (Calmann-Lévy, 2010) et L’amulette d’ambre (Actes sud jeunesse, 2012).
PRIX – Ellie S. Green a remporté le Prix jeunesse : le livre des élèves de Nice pour son roman Hazel tout court, et les failles du temps : l’étrange invention de Granny Boum-Boum (Rageot, 2026), après le vote de 300 écoliers et collégiens composant le jury. « Le livre plonge les lecteurs dans l’histoire de la jeune Hazel, une héroïne confrontée à la colère et à l’abandon lorsque ses parents, d’insatiables chercheurs de trésors, la laissent une nouvelle fois derrière eux. Confiée à sa grand-mère, la mystérieuse Granny Boum-Boum, qu’elle n’avait jamais rencontrée, Hazel se lance dans l’exploration de son étrange manoir. Bien décidée à en percer les secrets, elle se retrouve entraînée dans une aventure palpitante à travers les failles temporelles. » Créé en 2022 par la Ville de Nice, le Prix jeunesse : le livre des élèves de Nice a pour objectif principal d’encourager les jeunes à devenir des acteurs engagés de leur propre éveil culturel. Cette initiative est menée en partenariat étroit avec un réseau de libraires indépendants niçois, incluant les librairies Masséna, Jean Jaurès, BD Fugue, La Procure, Les Journées suspendues et Les Parleuses.
PARFOIS UNE BONNE NOUVELLE – Deux mois après l’annonce de sa fermeture en juin prochain, la librairie indépendante Labbé à Blois (Loir-et-Cher) pourrait prochainement renaître. En mars, son propriétaire, Olivier Labbé, a révélé qu’un investisseur privé, ancien directeur de librairie, a signé une lettre d’intention pour reprendre l’établissement fondé en 1837. Huit salariés sur dix poursuivraient l’aventure dont la responsable du rayon jeunesse, lectrice fidèle, chaque quinzaine, du courrier du CRILJ/orléanais.
URGENCE LIBAN – L’association COBIAC (Collectif de bibliothécaires et intervenants en action culturelle), nous informe et nous sollicite : « Constatant que la situation de nombreuses bibliothèques libanaises s’est dégradée du fait des bombardements israéliens et de la situation économique du pays, nous lançons un appel auprès de toutes les personnes (bibliothécaires, élus locaux, usagers) susceptibles de donner des informations même partielles. Toutes formes d’informations sont attendues : destruction totale ou partielle; fermeture, licenciement. Nos objectifs : recenser et documenter les bibliothèques concernées, alerter et sensibiliser au niveau international sur la situation des bibliothèques libanaises, exprimer la solidarité des bibliothèques et bibliothécaires français en développant des partenariats entre bibliothèques françaises et bibliothèques libanaises. Au 20 avril 2026, à notre connaissance : les bibliothèques publiques de Bint Jbeil, Kherbet Selem, Taybeh, Khiam,Ainata, Aitaroun, Hermel sont totalement détruites, les bibliothèques publiques de Ansar, Jbaa, Nabi Chit, Haret Hreik sont partiellement détruites. » Adresse mail de contact : contact@cobiac.org
EXPOSITION – Du jeudi 7 mai et au samedi 6 juin 2026, à la librairie-galerie jaune citron, 9 rue des Carmes à Orléans, exposition des originaux de Mais où es donc mini-boulon ? (Biscoto, 2026) signé Youri Roseau et Henriette Soleil. « La famille Boulon, illustre lignée de poux, mène une existence paisible sur la tête de la jeune Louison, jusqu’au jour où une violente bourrasque les arrache à leur chevelure chérie. Projetés sur une casquette à la dérive, les 453 membres de la tribu se retrouvent séparés en pleine mer. Tandis que les parents, désespérés, partent à la recherche de leur progéniture, le plus petit d’entre eux, Mini-Boulon, échoue seul sur une île inconnue. Il y fait la rencontre d’Omar, un bernard-l’ermite philosophe autoproclamé, qui lui promet sagesse et liberté. » Dédicaces avec Youri Roseau et Henriette Soleil le samedi 30 mai, de 15 heures 30 à 158 heures 30.
EN ATTENDANT LES POTS DE YAOURT – La Monnaie de Paris fête le quatre-vingtième anniversaire du Petit Prince en proposant huit mini-médailles mettant en scène le personnage dans des lieux emblématiques de la capitale (Saint Germain des Prés, l’Arc de Triomphe; les Champs Élysées, la place de la Bastille, la basilique du Sacré Cœur, Notre Dame, l’Opéra, le Champ de Mars), ainsi que trois monnaies de 10,00 euros argent colorisées, trois monnaies de 50,00 euros en or ainsi que des monnaies de 5,00 euros, 200,00 et 500,00 euros en or également. Le graveur est un fan : « Le Petit Prince est un habitué à l’atelier de gravure de la Monnaie de Paris et c’est toujours un plaisir de le retrouver et de se réinventer avec lui. Chaque fois que je le dessine, ma tendresse pour l’univers imaginé par Saint-Exupéry se renouvelle. Ca n’est pas un hasard si son personnage reste si actuel quatre-vingt ans après ses premiers pas : l’aviateur a su écrire des choses éternelles. » Pour voir et/ou commander, c’est ici.
OULIPIENNE SORTIE – En 2017, l’écrivaine Clémentine Mélois était accueillie à l’Oulipo, groupement littéraire créé en 1960 par Raymond Queneau et François Le Lionnais dont il est, une fois que l’on y a été admis, impossible de sortir. Elle vient pourtant, ce mardi 5 mai 2026, lors d’une performance soigneusement préparée de suicide putatif, d’en claquer publiquement la porte. Ses raisons : l’inertie et la difficulté du groupe à intégrer des femmes. Rappelons que Clémentine Mélois est autrice, pour les enfants, de Jean-Loup fait des trucs, aux éditions Les Fourmis rouges, et, à l’école des loisirs, de la série « Les Chiens pirates » et de Chère Bertille.
C’ÉTAIT À PRÉVOIR – Le magazine Le 1 XL fête, lui aussi, le temps d’un hors-série, les quatre-vingt ans du Petit prince. Une demi-douzaine d’articles courts dont un signé Riad Sattouf, admirateur de Terre des hommes qu’il a récemment illustré, et un autre signé Philippe Forest qui ne s’intéresse donc pas qu’à Peter Pan. Dans une bande dessinée verticale, Mayeul Vigouroux déroule les déclinaisons les plus notoires du personnage, y compris son apparition, en 1993, aux cotés de Saint-Exupéry, sur un billet de 50 francs. Le poster a été dessiné par Félix Delep. En kiosque, 7,90 euros.
DU NOUVEAU SUR BABELIO – Projet lancé avec le soutien du Centre national du livre (CNL), Babelio inaugure Babelio Jeunesse, un espace à l’intérieur de sa plateforme consacrée aux livres jeunesse et jeune adulte. Le site propose des repères d’âge alimentés par les lecteurs, ainsi qu’un nouveau moteur de découverte par âge, genre, thème ou type de livre. Une autre étape portera sur des informations destinées aux parents et aux prescripteurs. Pierre Fremaux, co-fondateur du site, évoque à ce propos « l’idée d’avoir des espèces d’avertissements parentaux qui permettent de faciliter la sélection. Il s’agira de donner des indications sur certains contenus, par exemple la violence ou un vocabulaire jugé difficile selon l’âge. » Sur ce point, Pierre Fremaux déclare vouloir avancer avec prudence, Babelio ne souhaitant pas que cette partie soit comprise comme un outil de tri moral ou politique, mais comme une aide pour vérifier si un livre convient à un lecteur précis. « C’est pour aider à valider un choix, précise-t-il, pas pour discriminer. »
PATRIMOINE – Première réédition (depuis 2014) des trois premiers titres de la série « Barbapapa », soit Barpapapa (école des loisirs, 1970), Le voyage de Barbapapa (école des loisirs, 1971), La maison de Barbapapa (école des loisirs, 1972). Le format à l’italienne a été conservé et « les illustrations originales d’Annette Tison et Talus Taylor ont bénéficié d’un travail de retouche minutieux. » Une initiative des Livres du Dragon d’Or. Cécile Boulaire avait, en 2023, posé, dans un très bel article, la question suivante : « La série « Barbapapa » : artisanat soixante-huitard ou stratégie marketing bien rodée ? » Le lien est ici.
COMMERCE MONDIALISÉ – La cérémonie de lancement en Chine de la « nouvelle édition commémorative interactive et illustrée du quatre-vingtième anniversaire du Petit Prince (traduit en Chinois depuis 1979) s’est tenue le vendredi 24 avril 2026 à la librairie CIBTC (China International Book Trading Corporation), filiale du Groupe de communication internationale de Chine (CIPG) basée à Beijing. Parmi les invités présents figuraient Sarah Briand, chargée du secteur « Livres et idées » au Service culturel de l’ambassade de France en Chine ; Wang Tong, directeur général adjoint du CIPG ; Li Zheng, directeur adjoint du département de littérature d’Europe du Sud-Est et d’Amérique latine à l’Institut de littérature étrangère de l’Académie chinoise des sciences sociales ; l’artiste contemporain Shen Jingdong ; ainsi que Ye Jia, fondatrice d’ Art de Vivre. La cérémonie a rassemblé plus de 60 lecteurs et a donné lieu à une exposition sur place de diverses éditions multilingues de l’œuvre. Kamel Yahia, directeur des ventes à l’exportation des Éditions Gallimard, a prononcé un discours par vidéo dans lequel il a souligné que Le Petit Prince trouvait un écho profond auprès des lecteurs chinois, car les valeurs qu’il incarne, notamment celles de bienveillance et de responsabilité, s’inscrivent en parfaite harmonie avec l’esprit culturel chinois. Il a exprimé l’espoir que cette collaboration serve de trait d’union pour renforcer davantage les échanges culturels et la coopération éditoriale entre les deux nations, garantissant ainsi que cette œuvre classique continue de transmettre chaleur et force.
RÉCOMPENSE – Dans la catégorie « Jeune public », le Molière 2026 a été attribué à Casse-Noisette ou le Royaume de la nuit librement inspiré du conte d’Hoffmann et mis en scène par Johanna Boyé pour la Comédie Française. « Notre Casse-Noisette n’aime pas la guerre et refuse de se battre, tandis que Clara redouble d’audace notamment lorsqu’elle est nommée ministre des Solutions pour rétablir la paix. Elle saura également réunir son ami et la princesse Pirlipatine au pays de l’amour. Émaillé de chansons originales et de quelques pas de danse, ce spectacle tout public offre un voyage dans un drôle d’imaginaire où l’humour s’accorde à l’étrangeté et au farcesque. Au fil de ses aventures, la jeune héroïne nous invite à combattre nos peurs et à panser nos blessures. » Les organisateurs de la cérémonie, un tantinet facétieux, ont fait appel à Chantal Goya pour remettre la statuette à Johanna Boyé.
ANCIENS ENFANTS – L’IFOP vient de mener une étude pour la Fondation Art Explora en partenariat avec France Culture, centrée sur les pratiques culturelles de plus de 4000 Français et Françaises de plus de 18 ans. Premier constat : 86 % d’entre eux jugent la culture essentielle à la qualité de vie, juste après les moments en famille (93 %) et entre amis (89 %). Parmi les répondants, 72 % ont indiqué avoir lu au moins un livre au cours des douze derniers mois, un résultat en forte baisse par rapport aux réponses d’il y a près de 10 ans, en 2017 (85 %). Même tendance pour les visites en bibliothèques ou médiathèques : ils sont 33 % à avoir franchi leurs portes au moins une fois l’année passée, contre 49 % en 2017. Interrogés quant à la raison principale derrière la pratique moindre de telle ou telle occupation culturelle, pour la lecture de livre, les concernés évoquent, à 48 %, le fait de ne pas en « éprouver l’envie », devant le manque de temps (35 %), et très loin devant le manque d’argent (6 %) ou d’informations (4 %). Ainsi donc, la concurrence des autres loisirs, qui limiterait le temps disponible pour la lecture, ou encore les prix en hausse des ouvrages neufs ne seraient pas en cause dans l’éloignement de la lecture.
PARUTION – Vient de paraitre Tabary par Alain Duchêne et Bruno Surgot-Meulien. « Enfin un livre de 300 pages sur la vie et l’œuvre de Jean Tabary, scénariste et dessinateur de BD, créateur de « Totoche, Corinne et Jeannot », « Richard et Charlie » et des inclassables « Grabadu et Gabaliouchtou ». Avec Goscinny, il a créé « Valentin le vagabond » et le célèbre « Vizir Iznogoud ». […] Plus de quatorze ans après sa mort, il n’existait toujours pas d’ouvrage entièrement consacré à cet auteur. Avec la parution de ce livre aux éditions Klev, ce sera désormais chose faite. Au fil de ces pages, Alain Duchêne nous raconte la vie et l’œuvre de Jean Tabary au travers des nombreux entretiens qu’il a eus avec lui. Bruno Surgot-Meulien nous livre pour sa part une bibliographie remarquablement détaillée et nous propose de nombreux documents très rares ou inédits extraits des archives personnelles de Jean Tabary et de sa famille. » Klex 2026, 302 pages, 25,00 euros.
FESTIVAL – À Hellemmes (Nord), le festival Histoire d’En Lire, c’est, ce sera du mercredi 6 au jeudi 28 mai 2026, avec l’auteure-illustratrice Anne Brouillard comme invitée d’honneur. L’exposition Le temps d’un voyage qui lui est consacrée « met en avant l’univers poétique d’Anne Brouillard, caractérisé par des dessins calmes, aux plans larges et immersifs, invitant à la contemplation et à l’imaginaire. Inspirés par son travail, des artistes et des enfants ont créé ensemble des œuvres issues de balades imaginaires peuplées de personnages et de paysages oniriques. L’événement présente également des originaux de ses albums et propose au public de plonger dans cet univers riche et envoûtant. » De nombreuses activités tout au long du mois auxquelles il ne faut pas oublier de s’inscrire. Plaquette-programme ici.
ON A FÊTE LE 1ER MAI – Le Salon du livre d’expression populaire et de critique sociale qui se déroulait chaque année, le 1ier mai, sur la Grand-Place d’Arras, a connu vingt-trois éditions. Il est, depuis deux ans, remplacé – autre lieu, autre format – par le salon TaPage littéraire organisé, aux écuries des Hautes Fontaines, par les bénévoles de l’association Leecol. Cette année, trois thématiques avaient été retenues : la pollution de l’eau, la justice, la concentration dans le livre et les médias avec pour invité principal Jean-Yves Mollier, professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, spécialiste de l’histoire de l’édition, du livre et de la lecture. Pour les jeunes lecteurs, un coin-jeu et la participation des autrices et auteurs Sophie Huet, Marie Suel, Hervé Hernu et Philippe Bialek
PARUTION – Vient de paraitre une nouvelle édition de Comment dessiner ? : 50 trucs pour devenir un as de la BD par Zep et Tebo. « Tu as toujours rêvé d’être le roi de la BD ? De savoir dessiner un léopard ou un slip en trois minutes et deux coups de crayon chrono ? De prendre des cours particuliers avec des stars de la BD, des vraies, qui te révéleraient tout de leur quotidien de paillettes et de tâches d’encre de Chine ? Alors ce petit ouvrage aussi drôle qu’instructif est fait pour toi. Un manuel de référence utilisé par les plus grands dessinateurs (comme Zep et Tébo) et recommandé par les plus grands scénaristes (comme Zep et Tébo aussi). Avec Comment dessiner, le dessin est enfin à la portée de tous. Avec des strips truffés de vrais conseils de pros mais aussi de gags poilants, Zep et Tebo livrent tout de leurs trucs et astuces. » Glénat 2026, 48 pages, 11,50 euros.
PRIX – À Annonay (Ardèche), à l’occasion de la seizième édition de la Fête du livre jeunesse, Le Prix de l’illustrateur jeunesse a consacré Pierre Vaquez pour son travail de graveur en taille-douce sur Charlie’s Follies Sarbacane, 2025). « Le timide Charlie sort toujours à la nuit tombée, avec son caddie qu`il remplit de trouvailles abandonnées sur le trottoir. Chez lui, il y en a plein l’atelier, entre les bassines où goutte la pluie sous les trous du toit. Il en fait des machines hétéroclites aux fonctions fantaisistes, qu`il place devant les baies vitrées. Et pour elles, il danse les claquettes de joie, quand nul ne le voit. Un jour, un couple demande à acheter ses robots. Tous ses robots. Charlie se retrouve riche. Mais seul. » Le texte est signé Didier Levy.
EXPOSITION – A la Bibliothèque Pinel, 7 place Marius Pinel à Toulouse (Haute Garonne), du mardi 5 mai au vendredi 26 juin 2026, exposition Parents-Enfants, tout un art ressemblant des images signées par douze illustrateurs (dont nous n’avons pas trouvé les noms). « À travers leurs images, douze illustrateurs nous proposent un regard singulier sur la parentalité. Des moments ordinaires de complicité, mais aussi de jeux et de découvertes qui semblent souvent comme autant de joies partagées. À la beauté de ces instants s’ajoute la diversité des techniques employées. Aquarelle, crayons de couleur, collage, gravure ou encore couture nous plongent dans la création et son incroyable richesse. Ces œuvres toucheront les grands comme les petits. »
PARUTION – Vient de paraitre C’était pas gagné ! De l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada par Marwan Mohammed. « Marwan Mohammed est aujourd’hui un sociologue connu et reconnu. […] Son milieu modeste, son lourd échec scolaire, son orientation en filière pro : rien ne le destinait à une brillante carrière universitaire. C’était pas gagné ! fait le récit des petites victoires, des rencontres déterminantes et des stratégies – pas toujours inspirées – qui lui ont permis de surmonter ce mauvais départ et de lancer cette remontada. En mêlant les concepts de la sociologie à des métaphores footballistiques, l’auteur raconte ainsi sa jeunesse au quartier, ses efforts pour apprendre à devenir étudiant, ses engagements associatifs et sportifs, ses combats intellectuels. Marwan Mohammed ne s’est pas fait tout seul. Puissant outil d’émancipation et d’éducation populaire, la sociologie lui permet de penser son histoire personnelle comme une véritable histoire collective, où priment la solidarité et l’entraide. La sociologie est un sport collectif. Et, comme au football ou dans la vie, à la fin, c’est soudés et en équipe qu’il est possible de l’emporter. » La découverte 2026, 280 pages, 20,00 euros.
C’EST AU QUÉBEC – « À quelle fréquence les parents font-ils la lecture à leur enfant ? Quelle proportion des tout-petits feuillettent des livres tous les jours ? Comment ces pratiques liées à la lecture ont-elles évolué entre les premiers mois de vie et l’âge de deux ans et demi ? » Une étude Grandir au Québec, qui portent sur les enfants nés au Québec en 2020-2021, donnent quelques éléments de réponses. L’étude est accessible à cette endroit.
PRIX VENDREDI – Premier prix national de littérature pour ados lancé en 2016 par le groupe jeunesse du Syndicat national de l’édition (SNE), le Prix Vendredi récompense chaque année un ouvrage francophone destiné aux plus de 13 ans. Pour ses dix ans, le prix se dote d’une nouvelle identité graphique, de nouveaux partenariats – Babelio rejoint la Fondation d’entreprise La Poste, la SOFIA, le CFC, la Fondation Jan Michalski, le magazine Je Bouquine et le Pass Culture. En plus des rencontres en librairies et en bibliothèques organisées depuis deux ans à destination du grand public en présence des autrices et auteurs de la sélection, des rencontres entre des scolaires et les autrices et auteurs seront également développées. Les maisons d’édition peuvent proposer chacune un ouvrage francophone destinés aux plus de 13 ans, jusqu’au vendredi 19 juin 2026.
FORMATION – Parmi les formations que l’école des loisirs proposent aux enseignants, citons Le rôle de la couleur dans l’album par Morgane Vasta, le mercredi 3 mai 2026, de 13 heures 45 – heure du café – à 16 heures 30, au 11 rue de Sèvres à Paris. « La couleur semble aller de soi lorsqu’on lit un album. Pourtant, si nous lui portons une attention particulière, nous sommes tout à la fois surpris, éblouis et charmés, car la couleur, autant que le dessin et le texte, participe au récit. Comment les auteurs d’albums utilisent-ils la couleur ? Pour répondre à cette question, nous vous proposons un atelier d’analyse d’images pour explorer le rôle de la couleur dans des univers graphiques différents. » Pour s’inscrire, c’est ici
PRIX – le Prix BD des lycéens de la Région Île-de-France à été attribué à Lauriane Chapeau (scénario) et Violette Benilan (dessin et couleurs) pour Petite Grande (Glénat, 2024). « Lauriane fouille le passé. Du traumatisme vécu lors de son année de CP à l’entrée de sa propre fille à l’école, elle nous emmène avec rage et humour dans les coulisses d’un silence et de ses conséquences. »
VERS L’AUTONOMIE – Le numéro de Takam Tikou de mars 2026 que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse est en ligne. « Le moment où un enfant lit tout seul constitue une étape fondatrice. Il marque le passage de la lecture partagée, souvent portée par la voix d’un adulte, à la découverte intime des livres. Mais comment naît ce plaisir de lire ? Le dossier de ce numéro s’attache à ce moment charnière et à la diversité des contextes dans lesquels les enfants accèdent à la lecture autonome. Les contributions et les bibliographies réunies ici montrent comment les premières lectures façonnent l’imaginaire, éveillent la curiosité et peuvent même susciter des vocations, à l’image de la librairie coréenne Chobang : née d’un amour des albums, elle est devenue un lieu vivant où se rencontrent artistes et lecteurs. » Le lien vers le dossier Chouette, je lit tout seul ! est ici
EXPOSITION – À la Maison des Arts Solange Baudoux, place du Général-de-Gaulle à Évreux (Eure), depuis le mercredi 22 avril et jusqu’au samedi 23 mai 2026, exposition Les Îles au trésor consacrée à François Place. « L’œuvre de François Place est nourrie de ses lectures et surtout de son amour pour le dessin et les cartes. Enfant, il dessinait déjà des batailles où les soldats de plomb étaient remplacés par des personnages soigneusement peints. C’est ce monde en miniature qu’il a développé et à peine agrandi dans ses livres. Il aime les techniques à l’eau, comme l’encre et l’aquarelle. […] L’exposition se compose de nombreux originaux, croquis, carnets, qui représentent les mondes extraordinaires imaginés par François Place à travers ces albums, romans et illustrations pour d’autres auteurs. »
POUR UNE CLAUSE DE CONSCIENCE – Près de 80 auteurs ayant publié chez Grasset jeunesse – dont Christophe Besse, Serge Bloch, Nicole Claveloux, Pierre Cornuel, Ylia Grenn, Henri Meunier, Sèverine Vidal – appellent, dans une tribune publié le mardi 21 avril 2026, au respect de « la liberté de création » et à la création d’une « clause de conscience » dans l’édition après le licenciement du PDG de la maison d’édition, Olivier Nora. « L’ADN d’une maison d’édition dépend des gens qui y vivent et la font vivre, affirment les auteurs signataires, Aujourd’hui, nous espérons que cette maison qui nous a accueillis saura nous traiter avec le même respect que depuis la création de la collection jeunesse, il y a 53 ans. Et nous souhaitons rappeler que […] la liberté de création est indispensable aux bons livres ». Le département jeunesse de Grasset, qui se présente comme « une petite maison dans la maison », publie une douzaine de livres par an. Les signataires, qui ont le reçu le soutien de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, indiquent aussi « se joindre au débat sur le droit à une clause de conscience qui nous laisserait le choix de rester ou de déménager ».
VERS UNE SORTIE DE CRISE OU PAS – Un nouveau projet a été retenu par l’Association pour le développement de la BD à Angoulême (ADBDA), ce mardi 21 avril 2026, pour relancer, en 2027, le Festival international de la bande dessinée. Le projet sélectionné est porté par Marie Parisot, ex-cadre des éditions Dargaud et des Humanoïdes Associés, et Céline Bagot, fondatrice du Pop Women Festival à Reims et qui a longtemps travaillé pour le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD), adossées au groupe Morgane, déjà impliqué dans les Francofolies de La Rochelle et le Printemps de Bourges. L’ADBDA estime qu’il le projet « répond aux attentes de l’ensemble de la filière en termes d’exigence artistique et de diversité des esthétiques » et qu’il « confirme la place centrale des autrices et auteurs ». La société 9e Art+ et l’association FIBD contestent cette décision et ont saisi la justice. Elles dénoncent une « appropriation brutale » de l’événement et évoquent une « tentative de spoliation ». Leur action vise à faire annuler l’appel à projets et à empêcher la tenue d’un événement concurrent. Fragilisé par les polémiques de 2025, par un appel au boycott de la majorité des auteurs et autrices et par le retrait de partenaires publics et privés, le festival n’a pas pu se tenir en 2026, une première hors période de Covid-19. Habituellement fréquenté par près de 200.000 visiteurs, il représente un enjeu économique majeur pour la ville et le secteur culturel.
MÊME SI CE N’EST PAS UN VRAI SONDAGE – À l’occasion de la Journée mondiale du livre du 23 avril, 20 minutes à enquêté pour tenter d’établir une liste des livres les plus « surcôtés » : aux côtés de L’Alchimiste de Paulo Coelho, Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin ou La femme de ménage de Freida McFadden, on trouve, plutôt assez souvent cité, Le petit Prince de qui vous savez.
EN TAILLE ADULTE – Né dans les années 1930, Babar, créé par le couple Brunhoff, n’a jamais quitté le monde de l’édition et de la presse. Aujourd’hui, c’est la marque de vêtements Undiz qui emprunte le personnage. Dans une collection lounge entièrement dédiée à ce héros de la littérature de jeunesse, « l’animal tout mimi se déclinant depuis peu sur des pièces du vestiaire confortables et basiques, parfaites pour tous les moments de vie, en vadrouille dans la ville comme emmitouflée dans le lit. » Tee-shirt blanc à imprimé avec encolure bleu marine, marinière à manches longues et shorts assortis, les prix oscillent de 12,99 euros à 22,99 euros.
PRIX – Chaque année, à la Foire du livre pour la jeunesse de Bologne, sont décernés les BCBF BolognaRagazzi Awards. Les lauréats de l’édition 2026 sont : Fiction : Ingrávida de Fran Pintadera et Raquel Catalina (Bookolia, 2025) – Espagne ; Non fiction : Who Am I ? de Qais Hinti et Esraa Hedery (Al Salwa Publishers, 2025) – Jordanie ; Opera prima : Dove andiamo quando moriamo ? de Samy Ramos et Samy Ramos (Corraini Edizioni, 2025) – Italie ; Toddler : Río Viento d’Adolfo Córdova et Mariana Alcántara (Ediciones El Naranjo, 2025) – Mexique ; New horizons : Village de Julie Safirstein (Éditions du livre, 2025) – France ; Fables & fairy tales : The Story of a Brother and a Sister de Lee Uk Bae et Lee Uk Bae (Sakyejul Publishing, 2020) – Corée du Sud ; Comics early reader : Casey’s Cases: The Mysterious New Girl de Kay Healy (Neal Porter Books, Holiday House Publishing, 2025)- USA ; Comics middle grade : Le Journal de Samuel d’Emilie Tronche (Casterman, 2025) – France ; Comics Young adult : Sentimental Kiss de Camille Van Hoof (L’employé du moi, 2025) – Belgique. Pour les détails, c’est ici.
PARUTION – Vient de paraitre Toutes sortes de Misérables par Tiphaine Samoyault. « À partir d’un souvenir de lecture d’enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l’étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu’à devenir l’un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question Faut-il réécrire les classiques ? apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l’autrice montre qu’un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s’affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant cancel culture et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l’enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l’indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n’est pas synonyme d’annulation, bien au contraire, puisqu’elle prolonge le plus souvent la vie des œuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire. » Le Seuil 2026, 252 pages, 21,00 euros.
FÊTE DU LIVRE – La fameuse Fête du livre jeunesse de Villeurbanne (Rhône) aura lieu du mercredi 22 au dimanche 26 avril 2026 : des rencontres, des ateliers, des expositions, des projections. L’artiste associée cette année est Marie Mirgaine. Son exposition est à découvrir depuis le lundi 16 mars jusqu’au samedi 2 mai, à la maison du livre, de l’image et du son. Le site de la manifestation est ici.
REMISE EN AVANT – Le classique des studios d’animation Walt Disney Alice au pays des merveilles fête cette année « un non-anniversaire très spécial et très joyeux ». Le long métrage d’animation revient dans une superbe restauration 4K disponible en version numérique et en Blu-ray 4K Ultra HD. Le film sera projeté en avant-première lors d’une soirée unique, au Festival du film TCM, le vendredi 1er mai 2026. La restauration 4K a été supervisée par l’équipe de restauration des films Walt Disney. Pendant neuf mois, des artistes ont réalisé une numérisation des négatifs originaux en nitrate à expositions successives (SE), suivie d’un nettoyage minutieux pour éliminer la poussière, les déformations et les traces d’usure liées au temps. L’équipe s’est également appuyée sur les illustrations de production originales conservées par la bibliothèque de recherche d’animation Walt Disney afin de garantir que la restauration reste fidèle à la vision originale des cinéastes, en étroite collaboration avec un vétéran des studios d’animation Walt Disney, Michel Giaimo, pour examiner chaque prise de vue et affiner la couleur et la luminance. L’édition Blu-ray proposera des bonus rares, notamment des images d’archives et des moments de tournage inédits. On retrouvera également plusieurs séquences de référence (commentées par Alice elle-même) ainsi que des courts métrages (tels que À travers le miroir avec Mickey en personne), une sélection de scènes coupées et des clips musicaux.
AVEC ADRIEN POUSSIER – Dans la galerie de la librairie Ombres blanches, 3 rue Mirepoix, à Toulouse (Haute Garonne), accueil de l’auteur, illustrateur et dessinateur Adrien Poissier, pour un stage de quatre jours, du lundi 27 au jeudi 30 avril 2026; de 14 heures 30 à 16 heures, pour découvrir les principes de l’aquarelle, créer un personnage de bande dessinée, découvrir les techniques du dessin d’observation, utiliser la plume et l’encre de Chine. Participation : 50,00 euros pour les quatre ateliers ou 15,00 par atelier. Inscription obligatoire auprès au 05 34 45 53 37. Séance de dédicaces, le jeudi 30 avril à 16 heures, dans le rayon jeunesse.
COMME À LA RADIO – « C’est l’occasion en cette période de vacances scolaires de conseiller des livres qui rendront heureux de lire vos enfants ou petits-enfants. » a fait savoir, ce mercredi 22 avril 2026, Ali Rebeihi, animateur de Grand bien vous fasse !, émission phare de France-Inter consacrée à la vie quotidienne, à la santé, à la psychologie et au développement personnel. Autour de lui : Marilyne Duval, bibliothécaire et animatrice du club de lecture LékriDezados des bibliothèques de Montreuil, Léon Rio, membre du club de lecture LékriDezados, Raphaële Botte, journaliste en charge de la littérature jeunesse à Télérama et en presse jeunesse, Régine Hatchondo, présidente du Centre national du Livre et Maxime Massole, libraire spécialisé dans le département jeunesse de la librairie parisienne Chantelivre. Pour réécouter, c’est ici.
UN CLASSIQUE SUR LES PLANCHES – Au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, à Paris, jusqu’au dimanche 10 mai 2026. Olivier Twist, d’après Charles Dickens. Adaptation et mise en scène : Ned Grujic. « Emporté dans un souffle épique par six jeunes comédiens-chanteurs-danseurs, le chef-d’œuvre de Dickens devient une grande comédie musicale. Les artistes nous emmènent dans les bas-fonds de Londres en nous contant cette histoire à la façon des bonimenteurs du XIXe siècle. Ils deviennent tour à tour Oliver Twist, Nancy la fille des rues, Bill Sikes le truand, le retors Fagin, Charley l’enfant rigolard ou le rusé Finaud. Entre rire et larmes, dans une ambiance proche des Enfants du Paradis ou du Kid, chansons, ballets et claquettes s’allient pour nous offrir la magie de Londres à Paris. Une comédie musicale pour les enfants et les parents qui veulent retrouver leur âme d’enfant. » Représentations le mercredi et le samedi à 14 heures 30, le dimanche à 14 heures. A partir de 10 ans. Réservations ici.
REVUE – Au sommaire du numéro 103 (avril 2026) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse, une riche présentation des Prix Sorcières 2026, un dossier conséquent à propos du polar pour la jeunesse, une bonne quinzaine de pages d’analyse de nouveautés, une visite dans l’atelier d’Audrey Poussier et deux pages qui questionnent la loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Gratuit dans toutes les librairies « sorcières ».
INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET DROITS D’AUTEUR – La maison d’édition britannico-américaine Penguin Random House a annoncé, le mardi 31 mars 2026, avoir déposé plainte en Allemagne contre OpenAI, créateur de Chat GPT, accusant son intelligence artificielle d’avoir enfreint les droits d’auteur de livres allemands pour enfants. Avec de simples requêtes, le chatbot « restitue de manière reconnaissable » des contenus protégés par le droit d’auteur et génère des illustrations qui ressemblent à s’y méprendre à celles d’Ingo Siegner, illustrateur des albums originaux. « Nous sommes fondamentalement ouverts aux opportunités offertes par l’intelligence artificielle, mais la protection de la propriété intellectuelle reste pour nous une priorité absolue », assure Carina Mathern, directrice éditoriale de la section jeunesse de Penguin Random House qui réclame davantage de transparence pour les lecteurs et des mesures de protection adéquates.
JEUNE PUBLIC EN OFF – Dans la salle de lecture de la Maison Jean Vilar, antenne avignonnaise de la BnF, 8 rue de Mons, depuis le mercredi 1ier avril et jusqu’au samedi 25 juillet 2026, exposition Que le spectacle commence ! L’aventure du théâtre jeune public au Festival Off d’Avignon depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui. « À travers tracts et affiches, mais aussi textes et captations, l’exposition aborde les diverses formes de la création jeune public au Off. Des animations pour les enfants et leurs parents (lectures, visites guidées, ateliers d’écriture) accompagneront l’exposition. » Charly André Guibaud, chercheuse associée au département des Arts du Spectacle, au sein de l’antenne avignonnaise de la Maison Jean Vilar effectue actuellement un pré-catalogage du fonds PFAO, constitué des archives du festival Off d’Avignon pour la période 2000-2005, sous l’angle du théâtre jeune public qui était resté un angle mort de la recherche. Site de la Maison Jean Vilar ici.
QUID DES JEUNES LECTEURS – Le Centre National du Livre (CNL) a publié, le lundi 14 avril 2026, la cinquième édition de son étude Les jeunes Français et la lecture. Réalisée en ligne par Ipsos BVA, l’étude porte sur un échantillon de 1 500 jeunes de 7 à 19 ans. Elle montre que la lecture des jeunes est globalement stable par rapport à 2024 : 84% lisent pour l’école, les études ou le travail ; 81% lisent pour leurs loisirs. Dans un article publié sur Le Café pédagogique, Jean-Michel Le Baut qui, parlant des adolescents, demande de ne pas les accabler de notre mépris car « ils ont bien des raisons de ne pas lire, ce qui ne signifie évidemment pas qu’ils ont raison », conclut en pointant ce qui ne sera pas partout perçu comme une saine remarque : « L’étude du CNL est un symptôme, un de plus, de la maladie qui nous ronge. Non pas la maladie de la lecture, mais celle de notre posture. Puissions-nous renoncer à la tentation du repli et de l’orgueil, libérer la lecture de notre culture de classe (y compris d’âge), gagner enfin en clairvoyance et combativité. » L’article en entier est ici.
STAKANOVISME THÉÂTRALE – Fondée en 1973 par Jean Pierre Idatte, la Compagnie 3 Chardons programmait encore récemment plus de 2 400 représentations par an, dans trois théâtres, à Paris, Nancy et Nantes, et dans près de 2000 écoles. Très nombreux furent les jeunes écoliers qui, en maternelle, parfois au CP, plus rarement au CE, ont passé un moment avec Pitou, Leïla ou Tchico. Une proposition très calibrée, appréciée par nombre d’enseignant(e)s qui pensent que le théâtre pour les petits, c’est ça. Pour ceux ou celles qui ne connaitraient pas, rappelons le principe : chaque spectacle de 45 minutes environ – une vingtaine au catalogue, tous accompagnés d’un album et d’un CD – est conçu pour être interprété, la plupart du temps dans la salle de jeu, par un comédien qui intervient seul, à la fois conteur, manipulateur de marionnettes et animateur du groupe d’enfants. Les décors ont été réalisés en plusieurs exemplaires de manière à présenter le spectacle au même moment, en plusieurs endroits. Plus de trois cent cinquante mille représentations devant plus de trente millions d’enfants. L’entreprise qui semblait faite pour durer toujours a vu, ces dernières années, son modèle se fragiliser : avec la gratuité obligatoire et la raréfaction des kermesses, « les écoles doivent désormais se débrouiller pour financer les spectacles qu’ils accueillent sur leurs fonds propres et cela devient difficile », explique Jean Pierre Idatte. Une situation que la Compagnie 3 Chardons arrivait encore à maîtriser jusqu’à l’arrivée du Covid : dix-neuf mois sans activité, des loyers impayés, le refus du prêt garanti par l’État, et un plan de remboursement imposé par le tribunal. « Si on n’arrive pas à respecter nos échéances, le bailleur a le droit de nous expulser. Et si on est expulsés de notre théâtre parisien, la compagnie disparaît : plus d’ateliers, plus de stock, plus rien. » résume le fondateur. Sur les 160 000,00 euros dus, il en reste encore 80 000,00 à réunir avant l’été, période sans aucune recette. Une campagne participative a été ouverte et elle est ici.
PARUTION – Vient de paraitre Gais, innocents et sans cœur : à propos de Peter Pan par Philippe Forest. » Pour sa fille, comme il l’avait fait autrefois et ainsi que le relatait déjà son premier roman, trente ans après, Philippe Forest entreprend de raconter à nouveau l’histoire de Peter, le petit garçon qui ne voulait pas grandir, et de Wendy, qui fut peut-être la véritable héroïne de la fable autrefois inventée par l’écrivain écossais James Matthew Barrie. Aux aventures enchantées qui menèrent les deux enfants vers le territoire merveilleux du Neverland, à la sombre et pathétique existence de l’homme qui, pour se distraire de sa mélancolie, conçut cette inoubliable légende, Philippe Forest mêle un peu du récit de sa propre vie. Pour l’auteur, on le sait, toutes les histoires existent avant même qu’on s’en empare. Plus de quinze livres n’ont pas épuisé cette réflexion sur l’enfance éternelle et sur la littérature, que Philippe Forest renouvelle magnifiquement. » Gallimard 2026, 160 pages, 18,00 euros.
UN CADEAU FAMILIAL – C’est l’album Au gré du vent de Mélie Giusano (Thierry Magnier, 2025) qui a été sélectionné pour l’édition 2026 de l’opération Premières Pages porté, dans l’Aude, par le Département, en partenariat avec la CAF, la MSA Grand Sud et le Réseau d’écoute, d’aide et d’accompagnement des parents. Cette initiative vise à offrir un livre à toutes les familles ayant eu ou adopté un enfant en 2025. La distribution des ouvrages débutera en juillet 2026, avec l’appui de la bibliothèque départementale de l’Aude, qui coordonnera les lieux de distribution et mobilisera les professionnels pour accompagner les familles.
PRIX ALMA – Le prix Astrid Lindgren (ALMA) pour la littérature jeunesse a été décerné, à Bologne, à l’illustrateur et auteur canadien Jon Klassen. Motivation du jury : « À travers sa narration subtile et évocatrice en mots et en images, Jon Klassen ouvre de nouvelles perspectives sur notre place dans l’univers. Que se passe-t-il lorsqu’un rocher tombe du ciel, lorsque les chapeaux disparaissent ou qu’un crâne commence à vivre sa propre vie? Avec précision, émotion et esprit inventif, les défis de l’incertitude et de l’espoir de la vie sont dépeints dans une interaction de couleur et de forme. Les contes brillants de Jon Klassen se démarquent par leur élégance sans effort et leur profondeur ambiguë, où le lecteur devient un co-créateur. » Déjà récompensé pour son livre Je veux mon chapeau (publicetion en France, par Milan, en 2020) d’une Médaille Caldecott et d’une Médaille Kate Greenaway, toutes deux décernées par des bibliothécaires professionnels. Le prix Astrid Lindgren, créé en 2002 en l’honneur de la romancière suédoise créatrice du personnage de Fifi Brindacier, est doté de cinq millions de couronnes suédoises (462 000,00 euros). Remise du prix, à Stockholm, le lundi 25 mai 2026.
EXPOSITION – Au Centre André François, Médiathèque Jean Moulin, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), du samedi 18 avril au samedi 11 juillet 2026, exposition Vagabondages en faune et flore consacrée à Émilie Vast. « Entrez dans l’univers faunique et floral d’Émilie Vast. Plasticienne, autrice et illustratrice, elle s’amuse à faire voyager le lecteur dans un environnement composé de couleurs en aplat et de contrastes, avec doigté et onirisme. Insectes et animaux des sous-bois, fougères, fleurs viennent peupler ses albums propices à la contemplation. Cette poésie graphique traduit un amour profond pour la nature. Les modules de jeux qui constituent l’exposition forment un parcours à travers ses livres, mais aussi au sein d’un microcosme où règne la vie de nombreuses petites bêtes et une végétation envoûtante. » Émilie Vast sera en résidence au Centre André François au mois de mai. À cette occasion, elle animera plusieurs ateliers de création artistique dans les classes de Margny-lès-Compiègne. Elle profitera également de ce temps de résidence pour poursuivre le projet Art en ville, mené depuis 2023, avec la réalisation d’une fresque murale dans le parc de la mairie, autour du thème de la faune et de la flore. Vernissage de l’exposition le samedi 30 mai, à 15 heures, précédé d’un moment de dédicaces, à partir de 14 heures.
SE TENIR SUR SES GARDES – Le collectif EducNat contre Bolloré a organisé récemment, à Paris, une réunion publique avec pour objectif « d’amplifier un appel national au boycott des manuels scolaires estampillés Hachette ». En effet, Vivendi, groupe d’édition du milliardaire breton, a, fin 2023, pris le contrôle d’Hachette Livre, qui regroupe notamment Armand Colin, Hatier, Dunod, Stock et Fayard. Bérangère, enseignante dans le Tarn, précise : « La patte de Bolloré n’apparaît pas encore dans les contenus pédagogiques des manuels scolaires, mais le risque est bien là ». Rappelons que les contenus d’enseignement sont encadrés par le Conseil supérieur des programmes, structure indépendante rattachée au ministère de l’Education nationale, et que ce sont des professeurs, des chercheurs, des scientifiques nommés par le ministre, mais aussi des députés et des sénateurs qui bornent le contenu des programmes officiels. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la crainte de voir mis en chantier de nouveaux ouvrages déroulant le roman national est, toutefois, bien réelle.
PAN SUR LE BEC – Linlin Liu, étudiante chinoise en littératures francophones à Paris, a soutenu avec succès, le mercredi 18 mars 2026, à la Sorbonne, une thèse de doctorat titrée Inspirations surréalistes des albums jeunesse : Tomi Ungerer, Claude Ponti, Maurice Sendak, Anthony Browne, Chris Van Allsburg. Ébloui, peut-être, par ce choix de cinq auteurs et/ou illustrateurs publiés par l’école des loisirs, Guillaume Fabre, directeur de la rédaction de L’École des lettres (que publie l’école des loisirs), qui assistait à la soutenance, conclut son compte-rendu en se félicitant que l’événement crée un précédent puisque la littérature de jeunesse se voit ici adouber comme « corpus digne d’être étudié à l’université ». Son ignorance lui vaut une réponse cinglante signée Cécile Boulaire et Mathilde Lévêque dans laquelle elles font savoir, à Guillaume Fabre spécifiquement, que « près de 200 thèses de doctorat françaises ont été consacrées aux livres pour enfants » dont 22 à la Sorbonne. Le fait que le directeur de thèse de Linlin Liu soit Antony Soron, maître de conférences à la Sorbonne et collaborateur régulier de L’École des lettres aurait, pour le moins, pu permettre d’éviter ce ridicule cafouillage. Le compte-rendu de Guillaume Fabre est ici. La réponse de Cécile Boulaire et Mathilde Lévêque est là.
REVUE – Dans le numéro 88 (mars 2126) de Papiers Nickelés, revue de l’image populaire, plusieurs articles ayant, de près ou d’un peu plus loin, un lien avec la culture imagière des plus jeunes, soit un texte à propos de Bonux-Boy, un autre sur Olive Oyl, un troisième sur les illustrateurs d’Enid Blyton et – gardons le meilleur pour le fin – cinq pages documentant les publicités et pochettes de vinyles dessinées par Nicole Claveloux. Le site de la revue est ici.
LANCEMENT RÉUSSI – Alexis Dos Santos, designer portugais, a recréé la fusée à damier rouge et blanc d’Objectif Lune et d’On a marché sur la lune en briques de Lego. La maquette se compose de 1283 briques et mesure 49 cm de haut. Dans le poste de pilotage, six mini-figurines de Tintin, Milou, Haddock, Tournesol, Dupond et Dupont peuvent prendre place, vêtus de leurs scaphandres orange. Alexis Dos Santos a déposé son projet sur la plateforme Lego Ideas où les passionnés de Lego proposent des créations originales. Quand une idée recueille au moins 10 000 votes en ligne, des experts de Lego mesurent sa faisabilité en matière de qualité de construction, de valeur pour la marque et d’originalité. Passé ce test, le projet entre en phase de développement pour devenir un ensemble de construction Lego officiel. Son créateur est mis à l’honneur et reçoit un pourcentage sur les recettes. En collaboration avec Alexis Dos Santos, la designer Lego Ellen Bowley a retravaillé son modèle afin qu’il réponde aux standards de la marque. Objet de décoration, la fusée est désormais parvenue au stade de la commercialisation. Les premiers exemplaires se sont écoulés en quelques jours et le réapprovisionnement devrait permettre des expéditions d’ici le 16 juin 2026. Prix de la boite : 159,99 euros. Page dédiée ici.
PARUTION – Vient de paraitre, en Pléiade, Peter Pan de J.M. Barrie. Édition établie par Cornelius Crowley, Jean-Michel Déprats et Philippe Forest, « Les mythes ne sont la propriété de personne. Tout le monde connaît Peter Pan, mais rares sont les lecteurs qui, aujourd’hui, se souviennent du nom de son créateur, J. M. Barrie. Le personnage apparaît au sein d’une sorte de conte pour enfants inséré au cœur d’un roman pour adultes, Le Petit Oiseau blanc (1902). Dès 1904, Peter fait ses débuts sur les planches, en compagnie de la fée Clochette, du capitaine Crochet et des autres figures d’un pays imaginaire, le Neverland. La pièce s’intitule Peter Pan ou le Petit Garçon qui ne voulait pas grandir. Deux ans plus tard, les chapitres du roman de 1902 où figure ce jeune héros sont repris sous le titre Peter Pan dans les jardins de Kensington en un volume orné de planches d’Arthur Rackham. En 1911, un nouveau roman, Peter et Wendy, réorganise et complète l’histoire portée à la scène et restée inédite. Barrie ne publia qu’en 1928 sa pièce, dont il a retouché le texte pendant plus de vingt ans. Toujours jouée avec succès sur les scènes anglophones, elle restait jusqu’ici confidentielle en français. Ce volume présente dans des traductions nouvelles les textes participant du mythe de Peter Pan – dont certains étaient restés inédits du vivant de l’auteur – et les accompagne d’importants dossiers iconographiques. » Gallimard 2026, 1168 pages, 67,00 euros.
PROMOUVOIR LA LECTURE DES JEUNES – À Bologne, plusieurs organisations internationales du livre lance un appel commun aux institutions publiques pour relancer les politiques de promotion de la lecture auprès des jeunes. Le texte, signé par l’International Publishers Association (IPA), l’International Board on Books for Young People (IBBY), la Federation of European Publishers (FEP), l’Association italienne des éditeurs (AIE), le Syndicat national de l’édition (SNE) et la Foire de Bologne place la lecture au rang d’outil décisif pour la vitalité démocratique. Au cœur de leur déclaration, ces organisations défendent une approche collective, estimant que la promotion de la lecture ne peut reposer sur un seul acteur, mais suppose d’associer le réseau le plus large possible : auteurs, éditeurs, librairies, bibliothèques, écoles, familles, spécialistes du développement de l’enfant et médias. Cette mobilisation, soulignent-elles, exige un soutien public clair, durable et inscrit dans le temps long, avec des financements capables de prendre en compte les réalités locales et régionales.
PRIX ANDERSEN – À Bologne, l’IBBY (International Board on Books for Young People) annonce les lauréats des Prix Hans Christian Andersen 2026, la plus haute distinction internationale dans le domaine de la littérature pour enfants. Écriture : Michael Rosen (Royaume-Uni) célébré pour son extraordinaire capacité à parler aux enfants avec honnêteté, humour et respect. « De la poésie à la non-fiction, l’œuvre de Rosen allie ludique et profondeur émotionnelle, invitant les jeunes lecteurs à explorer des thèmes complexes de l’histoire, de la famille et de l’identité. » ; Illustration : Cai Gao (Chine) honorée pour sa qualité artistique exceptionnelle et son langage visuel unique. « Les illustrations de Cai Gao pontent tradition et modernité, utilisant la couleur et la composition pour créer des mondes visuellement frappants et émotionnellement résonnants qui donnent aux enfants les moyens d’interpréter le monde qui les entoure. » Ces lauréats ont été choisis parmi 78 candidats répartis dans 44 pays par un jury international de dix experts. Ils rejoignent une riche lignée incluant Astrid Lindgren, Tove Jansson et Maurice Sendak.
REVUE – Vient de paraitre le numéro 10 (printemps 2026) de L’Oiseau Bleu titré La fabrique du temps en littérature de jeunesse. Lecture gratuite en ligne ici.
NOUVELLE DU FRONT – À Strasbourg (Bas-Rhin), l’affiche du carnaval 2026 a été créée en utilisant l’intelligence artificielle. Réaction de Clémence Dupont, illustratrice à Strasbourg depuis plus de 10 ans : « Je suis vraiment choquée par ce genre de visuel et par ce choix de la municipalité, à notre époque et dans une ville aussi riche culturellement. […] Je suis horrifiée parce que c’est la ville de l’illustration. Je trouve que c’est un manque de respect et qu’on a plein d’artistes qui pourraient faire ce genre de choses. Je comprends qu’on ne puisse pas mettre de l’illustration partout, mais ce qu’on veut, c’est qu’on arrête de faire de la fausse illustration avec de l’IA. […] Il est intolérable que des municipalités, et d’autant plus ici dans la ville de Tomi Ungerer, utilisent les IA génératives dans leur communication. » L’illustratrice pour la jeunesse Amandine Piu s’exprime dans le même sens : « Je suis dépitée. Même dans des salons du livre où l’on nous invite en tant qu’illustrateurs, on a vu passer des affiches faites par IA. C’est un signal d’alerte. Strasbourg, c’est le fief de l’illustration. Il y a eu des milliers de professionnels formés ici. » Emmanuel Georges, gérant de l’agence de communication strasbourgeoise mandatée par la ville, tente une justification : « On avait neuf jours. Un illustrateur ne va pas vous produire trois illustrations en couleur en neuf jours pour le même prix qu’une. Donc vous êtes obligé de demander à trois illustrateurs différents. Et là, le budget est déjà cramé, parce qu’on les rémunère même si leur piste n’est pas prise. »
ÉTATS GENERAUX – Pour la troisième édition des Dialogues de la littérature jeunesse, le Festival du livre de Paris accueillera la rencontre États généraux de la lecture pour la jeunesse : enjeux et perspectives d’un plan décennal, le vendredi 17 avril 2026, à 12 heures, sur la scène Concorde du Grand Palais, 17 avenue du Général Eisenhower à Paris. « Cette table ronde réunira médiateurs du livre, enseignants et institutionnels pour débattre des États généraux de la lecture pour la jeunesse et interroger l’avenir des jeunes lecteurs. Avec Géraldine Bannier, députée de la Mayenne, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, Antony Soron, enseignant à l’INSPE de Paris, Elise Lacharme, coordinatrice jeunesse du réseau des bibliothèques de Pantin et Bertille de la Broïse, conseillère livre et lecture à la DGESCO, qui échangeront sur les suites à donner à cette consultation initiée par les ministères de la Culture et de l’Education nationale.
DISPARITION – May Angeli, peintre, graveuse, auteure et illustratrice de littérature pour la jeunesse, est décédée le samedi 11 avril 2026 vient de décéder. Elle avait 88 ans. Née à Clichy d’une mère catholique, de noblesse mi-bretonne mi-gasconne, et d’un père juif ashkénaze tchèque, elle passe son enfance sur les routes de France à suivre ce père arrêté en 1940 et envoyé dans différents camps d’internement, d’Argelès-sur-Mer à la Drôme, avant son évasion pour rejoindre le maquis. « Pour nourrir ses trois enfants, ma mère a fait la bonne, désherbé des bois, travaillé à l’usine. Privée d’allocations familiales car ses enfants n’étaient pas français, elle n’a reçu aucune aide, mis à part quelques colis envoyés par une sœur religieuse. » De cette errance, May Angeli se rappelle sa terreur lorsqu’il fallait se cacher dans des granges à l’annonce d’une rafle, mais aussi le bonheur d’observer la nature et les animaux dont elle fera les personnages de ses livres. « Encouragée par mon père qui avait lui-même un bon coup de crayon, je dessinais beaucoup et je lisais tout ce qui me tombait sous la main, de La Bible au Facteur sonne toujours deux fois dévoré à 11 ans. » De retour à Paris avec sa famille, la jeune May reçoit une éducation libérale, entre sorties au cinéma et colonies de vacances en Tchécoslovaquie. Monsieur et madame Blumenfeld inscrivent leur fille dans le seul lycée mixte de la région parisienne où Madeleine Rebérioux, professeure d’histoire (et future présidente de la Ligue des droits de l’homme) propose aux élèves dont elle a la charge un horizon culturel élargi. Après le lycée, May Angeli fréquente assidument l’École nationale supérieure des arts appliqués. Premiers albums aux éditions de La Farandole parmi lesquels Christine et François (1961) et Le paravent aux images (1962), sur des textes de Madeleine Gilard, Le Petit macaque (1962), sur un texte de Maurice Jean, Histoire du Bernard l’ermite (1965), sur un texte de Marie-Louise Vert. Pour le Père Castor qu’elle a rejoint en 1969, elle met en images, entre 1971 et 1976, plusieurs « Enfants de la terre » : Aquino, petit indien du Mexique, Sarah, petite fille du voyage, Louis du Limousin, Santu de Corsica. À cette époque, l’illustratrice travaille indifféremment à l’aquarelle, au crayon, à l’encre et à la gouache. Événement déterminant : premier séjour en Tunisie, en 1975, où May Angeli découvre par hasard, dans un souk tunisois, la gravure sur bois. Elle décide de se former à cette technique aux ateliers de la mairie de Paris puis, en 1980 et 1981, à l’Institut des arts graphiques d’Urbino, en Italie, jusqu’à en faire sa signature artistique. Au Sorbier, grâce à Régine Lilensten séduite par la précision et la vigueur de son travail, sont publiées, entre 1992 et 1996, assorties d’illustrations en xylographie, les douze Histoires comme ça de Rudyard Kipling. Publiés dans le même temps Le Joueur de flûte de Hamelin, dans une transcription de François Mathieu (1996) et Qui perd la boule ? écrit par l’illustratrice elle-même (1998). « Je vis une partie de l’année en Tunisie où naissent une grande partie de mes histoires. Je m’inspire souvent de petites choses du quotidien. Il suffit de regarder autour de soi et les idées se bousculent. » May Angeli, adepte des carnets de croquis, a publié chez une quinzaine d’éditeurs. Citons particulièrement : Syros où l’accueille Françoise Mateu, Didier jeunesse, Le Seuil jeunesse, toujours avec Françoise Mateu, Bilboquet, L’élan vert, Ceres, éditeur tunisien, Thierry Magnier, La Joie de lire, maison d’édition suisse qui, en 2015, publie L’école est fermée, vive la révolution ! qu’aucun éditeur français n’avait voulu. « Dans un pays sans nom, c’est la révolution. L’école est fermée et un petit garçon s’ennuie. Il écoute les adultes discuter, son père, sa mère, les hommes au café. Il voit bien que plus rien n’est comme avant : les poubelles ne sont plus ramassées, les barques se font voler sur la plage, il y a des barrages tenus par des hommes en armes partout. Et même s’il ne comprend pas tout, il sent bien l’urgence et la gravité de la situation. » (extrait du quatrième de couverture). En 2018, May Angeli suit Caroline Drouot et Ilona Meyer qui quittent Le Seuil pour fonder les Éditions des Éléphants qui, de facto, devient l’éditeur quasi exclusif des dernières années avec une douzaine d’albums nouveaux dont – n’en retenons ici qu’un seul – L’Ours et le Canard, en 2019, une ode à l’amitié entre un canard plutôt vaniteux et un ours mal léché. May Angeli avait reçu, en 2002, avec Sylvie Baussier auteure du texte, le Prix Octogone, pour Petite histoire des langues, publié chez Syros, et, en 2013, à Moulins, le Grand Prix de l’Illustration, pour Des oiseaux, publié chez Thierry Magnier. Si, au fil du temps, elle écrit de plus en plus souvent ses propres textes, May Angeli prend grand plaisir à mettre des images sur ceux des autres et elle a ainsi réussi la gageure d’illustrer à l’ancienne, xylogravés en noir et blanc, deux romans de Jules Verne, L’Invasion de la mer et Le Rayon vert (Syros, 2003 et 2004). Elle a aussi, de loin en loin, travaillé pour le théâtre, particulièrement pour des spectacles de marionnettes, et pour le cinéma où elle a créé des affiches, des décors et des costumes. En juillet 2019, May Angeli avait fait don à la Bibliothèque nationale de France (BnF), d’un ensemble de plus de neuf cents planches, dessins et matrices représentatif de son travail. Elle a également offert au Fonds patrimonial de l’Heure joyeuse les maquettes et les gravures de plusieurs de ses albums tout comme elle offrait, chaque année, des œuvres pour la vente aux enchères du Muz. À l’annonce de son décès, le Seuil jeunesse a rendu un bel hommage dans un communiqué dont voici la conclusion : « Nous souhaitons aujourd’hui saluer une artiste lumineuse, engagée, curieuse, généreuse; mais aussi une femme profondément attachée à la liberté, à la beauté du monde et au partage. Son œuvre continuera longtemps d’accompagner les jeunes lecteurs, d’ouvrir des horizons, et de transmettre cette douceur grave qui lui était propre. » Son ami l’éditeur tunisien Karim Ben Smail, apporte, lui aussi, son témoignage : « Farouche défenseure de toutes les libertés, je me souviens de ce jour à Paris où un policier contrôlait un peu trop brutalement un passant noir, elle s’est approchée, très près. Et quand on lui a dit « Circulez ! », elle a répondu : « Non, j’observe, je témoigne. » La bibliographie de May Angeli est jalonnée d’albums engagés, malicieux et émouvants, qui défendent la liberté d’expression, le vivre-ensemble, la solidarité, le partage et le dialogue. Son œuvre est à lire comme un exemple impeccable de tolérance et d’ouverture d’esprit. Un amical pied de côté pour conclure ce court texte : May Angeli collectionnait les cuillères du monde.



