2025-2026

 

EXPOSITION – Le Cadran, 6 rue de Bruxelles, à Liège (Belgique) propose, depuis le 26 mars et jusqu’au dimanche 14 juin 2026 – avec, peut-être, une prolongation jusqu’au dimanche 5 juillet – une exposition Hugo Pratt : géographies imaginaires. « Trente ans après le décès de l’auteur, l’exposition confirme la place centrale de Pratt parmi les grands auteurs européens du XXᵉ siècle et la capacité de son œuvre à toucher des publics très larges, bien au-delà du cercle des amateurs de bande dessinée. Montée par Entresort et Inventives, en collaboration avec la société Cong – Hugo Pratt Art Properties, en Suisse, et la société italienne Opera Laboratori, elle propose une immersion complète dans l’univers de Hugo Pratt, voyageur infatigable et créateur du personnage mythique de Corto Maltese. » Site dédié ici.

EXPOSITION – À Angoulême (Charente), depuis le jeudi 29 janvier et jusqu’au dimanche 30 août 2026, dans le Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux, exposition Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier. « Le plus spirituel de nos animaliers, selon les mots de Guillaume Apollinaire, fut non seulement prolifique en matière d’histoires en images dans la presse, mais aussi d’illustrations pour la publicité, le théâtre, l’édition jeunesse, les fabricants de jouets ou d’assiettes. Benjamin Rabier (1864-1939) fut un artiste multifacette, trop souvent éclipsé par le succès de la vache rouge à laquelle il prêta des traits hilares, et qui fit le succès d’un certain fromage fondu. » Page dédiée ici.

 LE CRILJ NE S’Y RENDRA TOUJOURS PAS – La soixante-troisième édition de la Foire du livre pour enfants de Bologne (Italie) se déroule du lundi 13 au jeudi 16 avril 2026. Nous nous consolerons de ne pas y être en parcourant le site qui dit tout (ou presque) et qui est ici.

PATRIMOINE – Le jeudi 16 avril 2026, à 19 heures, vernissage de l’exposition-vente René Giffey, organisée par Yves Frémion au bar Le Gamin de Paris, 139 boulevard Saint-Michel à Paris : des gags, des originaux de bandes dessinées (« Nigaude et Malicette », « La petite Shirley »), des illustrations de jeunesse et moult dessins coquins issus de Fantasio et d’autres publications.

UNE DÉMONSTRATION PERTINENTE – Le scénariste Olivier Bocquet et le dessinateur Noë Monin ont conçu, pour le numéro 4590 du journal Spirou, une vraie-fausse bande dessinée à la manière de l’intelligence artificielle. Le résultat est un récit pauvre, sans inspiration et multipliant les clichés. Le dessin, lui, est bourré d’incohérences visuelles, de faux raccords et d’approximations. Olivier Bocquet explique : “L’intelligence artificielle est capable de faire des cases de bandes dessinées. Mais même si je lui demande de faire six cases qui se suivent dans une chambre d’une personne qui est assise à son bureau et qui va se lever pour aller prendre un verre, entre deux cases, les meubles vont changer de place. L’intelligence artificielle est vraiment encore totalement incapable, parce qu’elle n’a pas la logique de ce que c’est qu’une bande dessinée. Elle ne comprend pas le sens de ce qu’elle fait, jamais. La grande différence entre une intelligence artificielle  et un être humain, c’est qu’à un être humain, on peut lui demander “Mais pourquoi t’as raconté cette histoire ? Pourquoi tu as envie de raconter cette histoire ? Pourquoi tu l’as dessinée comme ça?” Et l’être humain vous répondra, mais il n’y a pas de pourquoi pour une IA.”

FÊTER LE THEÂTRE JEUNESSE – « Chaque année, depuis plus de 10 ans, la manifestation participative du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse rassemble des dizaines d’événements en France et à l’étranger créant ainsi de multiples rencontres joyeuses entre les textes, les auteur·es et les publics. En 2026, nous vous invitons à célébrer une nouvelle fois, ensemble, ces écritures. Que vous soyez bibliothécaires, enseignant.es, comédien.nes, metteur.se en scène, auteur.rices, animateur.rices de théâtre, directeur.rices de théâtre ou parents d’élèves, participez à nos côtés à cette grande fête, en organisant un événement sur votre territoire. Pour cette édition 2026, afin que votre événement soit référencé sur le site de Scènes d’enfance-ASSITEJ France, merci de remplir ce formulaire« .

SALON – La quarante-troisième édition du Salon du Livre Jeunesse d’Eaubonne, ce sera le samedi 11 et le dimanche 12 avril 2026. Des ateliers, des spectacles, des expositions, des espaces de lectures et la participation des auteurs, autrices, illustrateurs et illustratrices Anne-Sophie Baumann, Pierrick Bisinski, Anouck Boisrobert, Nadine Brun-Cosme, Églantine Ceulemans, Malika Doray, Pierre Fouillet, Pierre Gemme, Justine Gury, Icinori, Kotimi, Hervé Le Goff, Véronique Massenot, Frédéric Maupomé, Philippe Nessmann, Joanna Rzezak, Éric Simard, Clémentine Sourdais, Van-Huy Ta, Carole Trébor, Éric Veillé, Bernard Villiot, Muriel Zürcher, Olivier Mélano qui auront, au préalable, rencontré 131 classes eaubonnaises, de la maternelle au collège. Programme complet ici.

FESTIVAL – Le Zinc grenadine, festival de littérature jeunesse d’Épinal, célébre ses vingt-cinq ans, au parc du Cours, les samedi 11 et dimanche 12 avril 2026, « avec son sirupeux et vitaminé cocktail de rencontres, jeux et animations pour célébrer le monde si créatif de la littérature jeunesse ». Coup d’envoi  le vendredi 10, 18 heures 30, avec la mise en musique et en dessins par deux étudiantes de l’Ecole supérieure d’art de Lorraine (Esal) d’un texte de l’autrice Julia Billet. L’école d’art proposera également des expositions dans des roulottes dont une, en lien avec la Bibliothèque départementale des Vosges, sera dédiée aux bébés. Parmi les auteur(e)s et illustrateur(e)s invités : Laurence Gillot, Sandrine Kao, Thomas Scotto, Clément Lefevre, Mathilde Magnan, Jean-Claude Mourlevat, Mickaël Brun-Arnaud, Dominique Ehrhard et Anne Florence Lemasson. Le site qui donne la liste complète et le programme en entier est ici.

EXPOSITION – À la Bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), depuis le vendredi 20 mars et jusqu’au samedi 9 mai 2026, exposition Quatre pattes accueillant Sophie Vissière, Inbar Heller Algazi, Sara Gavioli  et Romain Bernard. « Quatre artistes, quatre univers pour explorer l’illustration jeunesse sous toutes ses formes. Une balade visuelle portée par des autrices illustratrices toulousaines, entre pages d’albums et créations plus personnelles. Des styles et des techniques qui se croisent, une même envie : raconter, dessiner, inventer. » En partenariat avec la galerie associative Macao et Cosmage et la librairie Paysages Humains.

AVANT-GOÛT – Dans la riche programmation du prochain Festival d’Avignon, une seule proposition est fléchée jeune public, Nous ou le paradoxe du hérisson par Muriel Imbach, du lundi 6 juillet au dimanche 12 juillet 2026, au Théâtre Benoît-XII, rue des Teinturiers. « Cinq personnes sont reliées par une corde. S’agit-il d’un lien de parenté, d’amitié ou d’une autre forme de communauté ? Difficile à dire. Mais voici que l’équilibre est troublé par l’arrivée d’une sixième personne : qu’est-ce qui m’arrive quand un autre arrive ? La metteuse en scène Muriel Imbach propose une réflexion joyeuse et philosophique autour de la famille, dont elle invite à redessiner les contours. Qu’est-ce qu’une famille élargie, famille choisie, famille de cœur ? Où commence-t-elle ? Qu’est-ce qui nous rassemble ? Autant de questions qui rappellent qu’être en famille consiste avant tout à accueillir autrui, à l’accepter et à l’adopter au-delà des liens du sang. » 

ALICE AU CHÂTEAU – Alice est à l’honneur au Château du Plessis-Macé (Maine-et-Loire), 2 rue de Bretagne, avec un spectacle déambulatoire Alice(s), les jeudi 16, vendredi 17, jeudi 23 et vendredi 24 avril, à 14 heures 30 et 16 heures 30, le spectacle Alice au pays des merveilles du Nouveau Théâtre Populaire, le mercredi 15 avril, à 14 heures et à 17 heures, l’exposition De l’autre côté du miroir de Benjamin Lacombe, sous la forme d’un parcours immersif, du samedi 11 au dimanche 26 avril, une session de dédicaces avec l’illustrateur, le samedi 11 avril (avec rencontre-conférence, de 15 heures à 15 heures 45). Le site du château de Château du Plessis-Macé est ici.

EXPOSITION – « Picsou plonge dans son coffre-fort. Les Dalton braquent une banque. Tintin court après un trésor qui n’existe peut-être pas. Largo Winch hérite d’un empire. Gaston Lagaffe déclare la guerre aux parcmètres. Depuis toujours, la bande dessinée raconte l’argent à travers ses personnages les plus iconiques ». Du vendredi 10 avril au dimanche 6 septembre 2026, la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti à Paris, consacre une grande exposition à cette relation avec Cling ! La bande dessinée parle cash. « Des ruées vers l’or à la finance invisible contemporaine, du lingot à la fausse monnaie, la bande dessinée agit comme un miroir de nos sociétés, oscillant sans cesse entre critique sociale et succès populaire. » Rassemblant plus de 250 œuvres issues de collections publiques et privées, l’exposition explore deux siècles de création, des strips de presse américaine aux mangas, en passant par la BD franco-belge et les comics.. La Monnaie de Paris, organisatrice de l’exposition, en a délégué la production à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). Le commissariat de l’exposition est assuré par Lucas Hureau et Damien MacDonald.

À VOIR EN FAMILLE – Jusqu’au vendredi 17 avril 2026, au Studio Théâtre de Stains (Seine-Saint-Denis), 19 rue Carnot, L’Oiseau bleu, conte de Maurice Maeterlinck adapté et mis en scène par Marjorie Nakache. « Une nuit, deux enfants pauvres, Tyltyl et Mytyl, sont chargés par la Fée Bérylune de découvrir l’Oiseau bleu, le seul être capable de guérir sa fille. Son mal ? Elle veut être heureuse. Pour les aider dans cette quête, Bérylune offre aux enfants un diamant, sorte de baguette magique, qui va leur permettre de découvrir des mondes merveilleux, qui s’avéreront étrangement familiers. […] Cet oiseau tant recherché n’est qu’un leurre. C’est un prétexte pour faire avancer les enfants sur le chemin de la vie. Le spectateur se promène avec eux, de monde en monde, découvrant des mystères de la vie. Apprendre à voir, à réfléchir au-delà des apparences. Tout n’est qu’une question de regard et de perception  » Réservation ici.

VIVRE ENSEMBLE – Ce mercredi 8 avril 2026, à 13 heures, l’Institut International Charles Perrault (IICP) propose, dans la cadre du Salon du livre de jeunesse d’Eaubonne, un webinaire Vivre ensemble, oui, mais comment ? Ce que nous apporte la littérature de jeunesse. Animation : Anne Schneider, chercheuse et présidente de l’IICP, et Loïc Jacob, éditeur pour HongFei. « À sa manière, la littérature de jeunesse invite à vivre ensemble, à faire société : aider une personne, se parler d’un appartement à l’autre, tricoter pour tous. Autant d’inventivités du quotidien déclinées dans les albums de mille et une manières, à hauteur d’enfant, qui invitent les jeunes lecteurs et lectrices comme leurs parents à envisager ce qui changent leur vie et la rend plus humaine… à commencer par le partage d’un repas. Le dialogue entre Anne Schneider et Loïc Jacob s’organisera autour d’une sélection d’albums remarquables pour leurs innovations graphiques et narratives sur la thématique. » Le lien de connexion est ici.

REVUE – Le numéro 247 (mars 2025) de NVL la revue que publie, à Bordeaux, le centre Denise Escarpit propose un bel ensemble d’articles pouvant nous aider à parler de paix avec les enfants. Texte introductif : Comment la littérature parle de paix aux enfants, par Marianne Berissi. Signaler aussi la bibliographie établie par le comité de rédaction de la revue. « Parler de la paix est une gageure : il est plus facile de parler de la guerre, il y a à raconter, mais comment dire la paix, la vie normale d’un enfant comme dit l’un d’eux ? Pas de G7 et de traité de paix ici, juste la paix à hauteur d’enfant, et chaque cour d’école est un théâtre où s’expérimentent les pacifismes régulièrement mis à l’épreuve des agressions diverses. On fait la paix à tout prix ? Ou on fait face à l’agresseur, comment, jusqu’où ? Au cœur du vivre-ensemble à tout âge, la question de la paix a été menée loin par Anne Guibert Lassalle avec la création d’une plateforme numérique d’édition d’albums sur la paix où se croisaient auteurs, illustrateurs et traducteurs ; expérience remarquable que le point de vue de cette collaboratrice, à la fois autrice et officier de l’Armée, rend passionnante pour nous. » (Claudine C. Stupar, directrice de la revue). 98 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

PRIX – Les lauréats des Prix Sorcières 2026 attribués par l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ) et par l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) sont : catégorie Beau Mini : 36 mois de Julia Spiers (Les Grandes Personnes, 2025) ; catégorie Beau Maxi : La chasse aux rainettes d’Antonin Faure ( Thierry Magnier, 2025) ; catégorie Passionnant Mini : Droméo et Chuliette de Marcus Malte et Henri Meunier (Le Rouergue, 2025) ; catégorie Passionnant Maxi : La part du vent, Nathalie Bernard (Thierry Magnier, 2025) ; catégorie Sorcières fiction : Dia de Muertos d’Anne-Florence Lemasson et Dominique Ehrhard (Les Grandes Personnes, 2025) ; catégorie Sorcières non fiction : Voir et savoir : dans l’intimité du monde végétal, Fanny Pageaud (Les Grandes Personnes, 2025). « Nous saluons tous.tes les nommé.es dont l’imagination et la liberté ont stimulé des échanges passionnés entre libraires et bibliothécaires. C’est une chance de pouvoir vivre de tels moments depuis 40 ans. Car oui, cela fait 40 ans que les Prix Sorcières mettent en lumière les trésors de la littérature jeunesse et son inégalable créativité. »

L’ÉTERNEL RETOUR – Alors que les personnages de Pif et Hercule font leur apparition en dessin animé sur Canal+Kids depuis le samedi 4 avril 2026, Pif Gadget lance, une fois encore, une nouvelle formule qui enchaine, sans crier gare, sur la précédente.  Au sommaire : outre un long dossier à propos, justement, du dessin animé, des pages de bandes dessinées (y compris des inédits de « Pif et Hercule »), des jeux, des interviews, des rubriques nouvelles telles que Monsieur Gadgetus, quelques pages « nostalgie » (avec le retour des peronnages de Gai Luron et de Lucien), de conséquentes rubriques d’actualités. Le site est .

POUR CEUX QUI N’AURAIT PAS SUIVI – « Le jeudi 2 avril 2026, Le Petit Prince célèbre les 80 ans de sa publication en France, marquant une étape symbolique dans l’histoire de cette œuvre devenue universelle. Publié en 1946, le conte d’Antoine de Saint-Exupéry s’est imposé au fil des décennies comme un pilier du patrimoine littéraire, touchant des générations de lecteurs à travers le monde. Traduit aujourd’hui dans plus de 650 langues et dialectes, Le Petit Prince est le livre le plus traduit au monde. En France, il s’est écoulé à plus de 18 millions d’exemplaires depuis sa sortie, témoignant d’un attachement toujours aussi fort du public à ce récit singulier. » Cette notice est empruntée au site officiel dédié au personnage.

UN EXEMPLE – Les lundi 30 et mardi 31 mars 2026, des élèves de CP des écoles Jean-Macé, Voltaire, Jean-Jaurès et Arago de Narbonne (Aude) ont pu rencontrer l’auteur Didier Jean et l’illustratrice Zad, qui les ont initiés aux procédés de création d’un conte. Une fois fini, l’ouvrage sera exposé afin que les enfants, les parents et le public puissent le voir, en particulier lors du Salon du livre du Grand Narbonne qui, cette année,  se déroulera du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026. « La volonté de mettre en avant les réalisations issues de ces rencontres, tant auprès des familles que du public, a pour but de donner du sens aux apprentissages et de la confiance aux enfants dans leurs acquisitions. »

AFFAIRE À SUIVRE (2) – L’information a été rendue publique un peu plus d’une semaine après l’annonce de la fin de la collaboration entre Disney et l’éditeur français Unique Héritage Média. C’est donc Panini qui reprendra les licences françaises du Journal de Mickey et de Picsou Magazine. L’évènement n’a rien d’étonnant, l’éditeur italien diffusant déjà, en Italie, depuis 2013, le magazine Topolino (la plus ancienne publication sous licence Disney) et, en France, les comics Star Wars et Marvel, deux franchises passées ces dernières années sous pavillon Disney. On ne sait pas si Panini reprendra aussi les autres publications orphelines ni ce que sera l’avenir des collaborateurs français (traducteurs, lettreurs, rédacteurs). Les pages sur l’actualité, la culture et le sport, rédigées à hauteur d’enfant par Unique Héritage Média passeront-elles sous les fourches caudines d’un rédactionnel standardisé, via l’intelligence artificielle ? Pas de procès d’intention, mais tout est à craindre.

DROIT DE SUITE – Félicitations à ceux qui ont compris que l’information de ce mercredi concernant « Les Grands Platons » était un poisson d’avril. Pas de blâme pour les autres tant la chose paraissait plausible. Les précisions biographiques à propos de Jean-Paul Mongin sont, elles, exactes et facilement vérifiables. 

EXPOSITION – L’exposition Toc Toc Toc de Julia Chausson est à la médiathèque des Fontaines, au premier étage de l’Espace Jacques Villeret, 11 rue de Saussure, à Tours (Indre et Loire) jusqu’au samedi 11 avril 2026. L’exposition, en partie en trois dimensions, se déploie autour des contes, en résonance avec les livres. « Une grande cabane des trois petits cochons, des jeux, des gravures originales et des livres d’artiste pour s’aventurer en terre des contes comme Le Petit Chaperon rouge, La clé sous la porte, Boucle d’or, Baba Yaga. » À partir de 4 ans.

ATELIER ARTISTIQUE – Le Footsbarn Théâtre propose, du mardi 7 au samedi 11 avril 2026, au lieu-dit La Chaussée, à Louroux-Hodement (Allier), un atelier de fabrication de masques, marionnettes et accessoires pour les enfants de 7 à 12 ans. Chaque enfant choisira un personnage de conte de fées et créera son masque, sa marionnette et ses accessoires. Le projet se terminera, le 11 avril, à 15 heures, par un défilé féerique où les enfants présenteront leurs créations. 50,00 euros la semaine. Informations complémentaires et inscription auprès de Zoe Hayter (zoe.hayter5@gmail.com).

EXPOSITION – La librairie-galerie Jaune Citron, 9 rue des Carmes, à Orléans (Loiret), accueille le journal Biscoto du samedi 4 avril au samedi 2 mai 2026. « Depuis 2013, Biscoto défend tous les mois une presse culottée, indépendante et audacieuse, féministe et antiraciste et propose aux enfants un journal aux idées foisonnantes et aux images étonnantes. Parce que la curiosité n’est pas un vilain défaut, Biscoto est un territoire d’exploration graphique accessible aux plus jeunes. Biscoto soutient le travail d’auteurs et d’autrices avec une grande liberté de ton et de forme pour des créations originales et ébouriffées, pleines de poésie et d’humour, bref, Biscoto ça décoiffe. Biscoto, c’est vingt-quatre grandes pages pour aborder un thème sous différents angles. Biscoto fait des farces sans prendre les enfants pour des dindes. » Le site du journal est ici.

DEUX JOURS POUR LA BD – Les vendredi 3 et samedi 4 avril 2026 a lieu la quatorzième édition des 48H BD. Avec le concours de huit éditeurs partenaires proposant 150 000 livres à 3,00 euros, et de 1 500 librairies, la manifestation promeut la bande dessinée à travers des rencontres, des animations et la distribution de plus de 30 000 albums à des établissements scolaires. L’ensemble du programme est ici.

SOYONS VIGILANTS  – Jean Paul Mongin, éditeur des « petits Platons », titulaire d’un master de philosophie, qui travailla pour l’Armée de terre, pratiqua le marketing dans la grande distribution, monta une agence web et fut aussi, un temps, délégué général de SOS Éducation, nous informe : « Je suis heureux et fier de vous annoncer que « Les petits Platons » deviennent aujourd’hui « Les Grands Platons ». […] Nous avons choisi, pour commencer cette nouvelle aventure, que dis-je, ce projet civilisationnel, de rééditer en version illustrée, à destination des enfants à partir du CE2, trois chefs-d’œuvre majeurs. » Les trois ouvrages concerneront Michel Onfrey, Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, « véritables phares de la philosophie occidentale ». Pour ceux qui n’avaient pas compris, ici, c’est clair.

EN FAMILLE PEUT-ÊTRE – Du mercredi 1er au mercredi 8 avril 2026, la compagnie Coup de Théâtre sera au Cube Noir, 4 allée du Sommerhof à Strasbourg (Bas Rhin),  pour sept représentations de La Table, pièce pas explicitement destinée aux enfants signée Claude Ponti. Mise en scène : Sandrine Grange. « Elle et Lui. Leur histoire débute par l’achat d’une table, qui deviendra au fil du temps témoin des turbulences de leur amour. Bien plus qu’un simple plateau à quatre pieds, la table devient le troisième personnage. Elle les accompagne dans toutes les étapes de leur vie, se transforme au gré des situations. Viendra-t-elle sceller leur couple, sera-t-elle le garant de leur engagement ? Ou deviendra-t-elle un refuge dans la tempête ? […] Avec ses histoires loufoques, ses mots inventés, la tendre folie de ses personnages, l’absurdité des situations, et l’évolution constante de la  scénographie, Claude Ponti nous invite à un véritable voyage, doux, émouvant et infiniment poétique. » À partir de 12 ans. Page Facebook de la compagnie ici.

PRIX – Le Prix Jeunesse des Terres du Val de Loire récompense l’auteur.rice d’un album destiné aux enfants de 0 à 6 ans, parmi les invités du balgentien Salon du livre jeunesse Val de lire. Pour l’édition 2026, c’est J’ai peur d’Olivier Duflos illustré par Thomas Baas (Didier jeunesse, 2025) qui a été choisi. « Mais qui se cache dans la chambre d’un enfant ? BOUH ! Une histoire drôlement effrayante, où le plus terrifiant n’est pas toujours celui qu’on croit. »

DISPARITION – Nous sommes nombreux à avoir rencontré Bernadette Després immanquablement accompagnée de  Denis Charignon, son époux et indispensable chauffeur. De même, dans l’ombre de Janine Kotwica, nous avons apprécié l’humour tranquille de Roland, un peu moins sa pipe. Roland vient de décéder le vendredi  20 mars 2026.

COMME A LA RADIO – Le vendredi 3 avril 2026, à 20 heures 30, à la Maison de la Radio et de la Musique, 116 avenue du Président Kennedy à Paris, concert-fiction Le Petit Chaperon rouge par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Lucie Leguay. « Tout le monde croit connaître par cœur l’histoire du Petit Chaperon rouge : le pot de beurre, le loup, la grand-mère, les chasseurs. Ce concert-fiction est une invitation à redécouvrir ce conte devenu trop familier avec un regard neuf – et bien sûr une oreille neuve. L’histoire nous apparaîtra alors comme si elle était racontée pour la première fois, et l’on ira de surprise en surprise. » Texte original (d’après le conte de Charles Perrault) : Pierre Senges. Musique : Marie-Jeanne Serero. Réalisation : Laurence Courtois. À partir de 7 ans. Réservation ici. Diffusion sur France Culture le dimanche 3 mai 2026, à 20 heures.

PRIX – Le Prix Jacques Asklund de la ville de Beaugency (décerné avec le soutien de la Communauté de Communes des Terres du Val de Loire) vient d’être attribué à Thibault Vermod pour Frissons à Oléron (Sarbacane, 2025). « Justin, un geek, se retrouve à Oléron pour les vacances scolaires chez son oncle et sa tante. Suite à plusieurs événements, il rejoint, contre son gré, Mayane, la terreur de son collège, et sa bande dans une chasse au trésor mystérieuse qui finira par se révéler plus dangereuse que prévu. »

REVUE – Le numéro 59 (premier semestre 2026) des Cahiers Robinson qui vient de paraitre est titré Auteur(e)s oublié(e)s en littérature de jeunesse. « L’oubli menace tout écrivain. Comment prédire la longévité d’un livre de littérature de jeunesse au succès particulièrement difficile à cerner ? Tout oubli est-il immérité ? Ne conviendrait-il pas de tirer certaines œuvres de leur purgatoire ? » Au sommaire, parmi quelques autres, Edmond About, Georges Gustave-Toudouze, René Guillot, Élisabeth Ivanovsky, Marie Colmont. 250 pages, 18,00 euros. Le site de la revue est ici.

PRIX RÉVÉLATION – L’appel à candidatures 2026 du prix Révélation livre jeunesse de ADAGP et de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse qui « valorise le travail des créateurs émergents et auteurs de la scène française » est en ligne. L’auteur.ice-illustrateur.ice lauréat.e reçeivra 5 000,00 euros et bénéficiera d’une présentation sur les cimaises de l’ADAGP, accompagnée d’un texte critique ou de prises de vue de son travail. Le texte complet de l’appel est ici ainsi que le lien pour candidater.

AFFAIRE À SUIVRE (1) – La multinationale Disney a décidé de ne pas renouveler la licence  accordé à l’éditeur français Unique Heritage Media, groupe de presse qui publie depuis 2019, après les avoir rachetés à Hachette, une vingtaine de magazines parmi lesquels Le Journal de Mickey, Picsou Magazine, Super Picsou Géant ou Mickey Junior. Date de fin de publication annoncée : 31 mars 2027. D’après les déclarations d’Emmanuel Mounier (qui dirige Unique Heritage Media), Disney a refusé de motiver cette rupture. Aucun repreneur, perspective quasi certaine, n’a été annoncé, le groupe américain n’expliquant pas davantage, à ce stade, si la licence pourra continuer d’être exploitée en France. Plusieurs noms circulent et nous suivons l’affaire.

EXPOSITION – Une exposition Comptines et petites bêtes de l’illustrateur Elio Ducroquet est mise en place à la Bibliothèque universitaire et à la Fabulathèque du campus de Montigny-lès-Metz (Moselle), 58 rue de Reims, du mardi 31 mars au jeudi 30 avril 2026. L’exposition Comptines se compose des dessins originaux des vingt petites bêtes de l’album d’Elio Ducroquet et Nadine Rémy paru, en 2025, aux éditions Multilogue.

PARUTION – Vient de paraitre Tintin dans tous ses états par Jean-Marie Apostolidès. « Dans la première partie de ce volume, Hergé et le mythe du surenfant, Jean-Marie Apostolidès développe une idée extrêmement forte en comparant les aventures de Tintin à celles de Jo, Zette et Jocko. Le surenfant n’est ni le superhéros à l’américaine, ni le surhomme nietzschéen, mais une figure réparatrice, liée au déclin du patriarcat. Plus libre qu’un enfant, Tintin a les compétences de l’adulte sans en subir les contraintes. Contournant l’adolescence, il gomme toute sexualité et toute inscription nette dans le genre masculin ou féminin. Jean-Marie Apostolidès avait écrit au fil des ans plusieurs articles remarquables sur « Les Aventures de Tintin ». Dans ces textes rares ou inédits,[rassemblés ici sous le titre Tintin dans tous ses états], il nourrit ses analyses d’une culture vaste et diverse qui emprunte à l’Histoire comme à l’anthropologie, la psychanalyse et la littérature. Avec ces lectures magistrales, Jean-Marie Apostolidès renouvelle en profondeur notre compréhension de l’œuvre d’Hergé. » Préface de Benoit Peeters. Les Impressions Nouvelles 2026, 256 pages, 22,00 euros.LIQUIDATION – La librairie jeunesse L’Île aux livres d Annecy (Haute-Savoie) est en liquidation judiciaire. Créée en 1998 par Chantal Rossetti, installée au 9 rue Royale, la librairie spécialisée avait été reprise en juin 2024 par Laurène Pialles, pour un montant de 80 000,00 euros.

FESTIVAL – La vingt-huitième  édition du Festival du livre et de la jeunesse Ramdam, ce sera le samedi 28 et dimanche 29 mars 2026, à la MJC de Wittenheim (Haut-Rhin). Thème choisi : Monstres et merveilles. Le site qui dit tout est ici.

MYTHOLOGIE GRECQUE – La créatrice de contenus Mamiemots nous fait savoir : « Madame, Monsieur. Je me permets de vous signaler la création d’un site Internet consacré aux 12 travaux d’Héraclès ainsi qu’à plusieurs récits de la mythologie grecque racontée aux enfants. Il ne s’agit pas d’un support scolaire mais d’un espace culturel et ludique destiné à faire rêver les enfants et à leur donner le goût de découvrir les grandes figures de la mythologie grecque. C’est un site Internet que j’ai fait pour mes petits enfants. Bien cordialement ». Le site est ici.

REVUE – Le numéro 346 (mars 2026) de La Revue des livres pour enfants est consacré à Rébecca Dautremer. « Ce numéro met à l’honneur une créatrice dont l’œuvre marque durablement le paysage de l’album contemporain. À travers elle, c’est toute une conception du livre pour la jeunesse qui se déploie – exigeante, plastique, narrative, où l’image ne se contente pas d’accompagner le texte mais construit un espace, un rythme, un temps propre. Les contributions réunies dans ce dossier éclairent la singularité d’un travail qui fait dialoguer mise en scène, mémoire, théâtre de papier et souffle romanesque. Albums, projets transversaux, incursions vers le cinéma d’animation : autant de formes qui témoignent d’une recherche constante et d’une confiance profonde accordée à l’intelligence sensible des jeunes lecteurs. Comme Rébecca Dautremer l’écrit elle-même dans Les riches heures de Jacominus Gainsborough, « Je te conseille de prendre le temps de bien regarder » – une invitation qui vaut autant pour ses images que pour notre manière d’accompagner les œuvres. » Dans le même numéro, un article signé Christophe Patris consacré à la littérature de jeunesse en bibliothèque universitaire et de recherche. Ce numéro : 14,50 euros. Pour s’abonner, c’est ici.

MERCI SYLVIE – « Atteignant, cet été, l’âge auquel il m’est donné le droit de ne plus travailler, je quitterai donc tout naturellement la direction du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis. Un processus public est engagé pour recruter le prochain ou la prochaine Directeur.rice général.e qui conduira le projet de l’association, en complicité avec le comité de direction qui se met en place en parallèle, et avec le bureau et l’assemblée générale de l’association. L’aventure se poursuit avec la force d’une équipe expérimentée et investie pour les littératures jeunesse, pour la chaîne du livre, et engagée pour faire de la lecture un droit universel pour les enfants et les jeunes. Le temps n’est pas encore venu de fêter ensemble cette transition mais rassurez-vous nous n’allons pas manquer l’occasion de le faire à l’automne. » (Sylvie Vassalo)

FESTIVAL – L’association de promotion de la littérature de jeunesse et de prévention de l’illettrisme Libreplume, propose, dans la médiathèque des Hauts de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), du mercredi 25 au samedi 28 mars 2026, la seizième édition de son festival Petit Bouquinville. « Quatre jours dédiés à l’imaginaire, entre différents ateliers, rencontres, spectacles, expositions du travail des jeunes et prix littéraire. Invitée d’honneur : l’autrice Lucile Placin. Entrée libre ou inscriptions sur place pour certaines séances. Le programme est ici.

ÉDUCATION AUX MÉDIAS – « À l’heure où l’intelligence artificielle et les ingérences numériques redéfinissent notre rapport au réel, le CLÉMI (Centre pour l’éducation à la presse et à l’information), opérateur du ministère de l’Éducation nationale, mobilise la communauté éducative pour une édition placée sous le signe de l’engagement citoyen. » Du lundi 23 au samedi 28 mars 2026, la Semaine de la Presse et des Médias dans l’École (SPME) rassemblera plus de 3,1 millions d’élèves. « Cet événement majeur qui fait entrer les médias dans les établissements scolaires permet aux élèves de développer leur esprit critique et de forger leur identité de citoyen. » Le site du CLÉMI est ici.

UNE RÉSIDENCE À MOULINS – Les Musées et Sites départementaux de l’Allier proposent une résidence illustration jeunesse, « s’inscrivant à la fois dans la volonté de favoriser la création et d’apporter les conditions favorables à une rencontre de proximité entre l’artiste, un lieu nouveau et la population locale. » L’artiste bénéficiera, pour les trois mois de la résidence, d’octobre à décembre 2026, d’un logement équipé de 80m² avec atelier, situé à l’avant de l’Hôtel de Mora, hôtel particulier du milieu du 18e siècle, à proximité des ateliers du Musée de l’illustration jeunesse (mij), au cœur du quartier historique de Moulins. Ce projet de recherche artistique donnera lieu à l’avancée ou la publication d’un ouvrage illustré destiné à un jeune public, ainsi qu’à un projet d’exposition, au musée de l’illustration jeunesse. Cette exposition sera proposée au réseau des bibliothèques du Département. Certaines d’entre elles programmeront la venue de l’artiste pour l’animation d’un atelier ou pour une lecture. La date limite de dépôt des candidatures au mij est fixée au dimanche 3 mai 2026. Le très détaillé document de présentation de cet appel est ici.

PERSONNAGES FÉMININS – Le CNLJ publie son Abécédaire des héroïnes de la littérature pour la jeunesse. « D’Akissi à Zuza en passant par Pamela Cruche et Queen Kong, l’abécédaire des héroïnes recense une cinquantaine de personnages féminins issus de contes, albums, bandes dessinées ou romans pour la jeunesse. Établie par le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ), cette liste propose, pour chaque lettre, deux héroïnes à découvrir à travers deux titres – l’un pour les plus petits et l’autre pour les plus grands. On y croise des sorcières comme Brume ou Hazel, des guerrières vikings et des amazones, des judokas et des poétesses, des petites filles qui viennent d’entrer au CP et des adolescentes qui cherchent à fuir le lycée. L’abécédaire fait aussi la part belle à des héroïnes ayant réellement existé, à l’image de la journaliste Nellie Bly, la mathématicienne Katherine Johnson, la biologiste Rachel Carson ou encore la chanteuse et danseuse Joséphine Baker. » Le document est ici.

FORMATION – La journée professionnelle Petite Enfance organisée par le CRILJ 31 se déroulera le jeudi 2 avril 2026, à la Bibliothèque François Mitterrand de Muret (Haute Garonne). Thème abordé : la peur, avec Anne Mahé-Guibert, pédiatre, et Elena del Vento, designer de livres graphiques abstraits pour les tout-petits. Informations complémentaires et inscriptions à cette adresse.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 28 mars 2026, à 11 heures, dans la salle Keromest de Ploumagoar (Côtes-d’Armor) spectacle M. et Mme Barbe-Bleue par la Compagnie Caus’Toujours. » Certes, tout le monde connaît plus ou moins le conte de Barbe Bleue. Mais, cette fois-ci, ce sont M. et Mme Barbe Bleue, les protagonistes eux mêmes, qui sont conviés à relater, dans le menu détail, les circonstances de cette troublante affaire. M. Barbe Bleue : un homme au physique menaçant et à la réputation sulfureuse. Mme Barbe Bleue : une curieuse et fragile dame oiselle. Qui mieux que ces personnages peuvent nous renseigner sur les événements et nous émouvoir ? Gageons que ces témoignages aussi poignants que contradictoires nous permettent, enfin, de connaître toute la vérité sur cette ténébreuse histoire. » Site de la compagnie ici. Dès 7 ans, sur réservation au 02 96 11 10 10.

DANS LA BONNE HUMEUR – À Avignon et dans les communes avoisinantes, Festo Pitcho, festival pour publics jeunes, fête ses vingt ans, du samedi 28 mars au dimanche 12 avril 2026. Tout commencera, comme chaque année,  par une grande fête d’ouverture, le samedi 28 mars, de 16 heures 30 à 20 heures, sur la place du Palais des Papes et il y aura du lampion dans l’air. « Cela fait deux décennies que l’incontournable festival émerveille à l’orée du printemps tous les enfants, des tout-petits jusqu’aux ados, qu’ils viennent d’Avignon ou d’ailleurs. Coordonné par le Totem (Scène conventionnée d’intérêt national Art-enfance-jeunesse), Festo Pitcho s’est imposé comme un des événements culturels les plus emblématiques et fédérateurs de notre Cité des Papes – preuve qu’elle n’est pas qu’une belle endormie hors saison estivale. Théâtre, marionnettes, danse, musique, installations. Festo Pitcho mêle depuis 20 ans diversité et bonne humeur. Joyeux anniversaire. » (Cécile Hellé, maire d’Avignon jusqu’à récemment) Le programme complet est téléchargeable ici.

SÉLECTION – « La lecture est centrale dans le développement du tout-petit. La lecture est un moment de partage unique, fondateur du lien parent-enfant et de la découverte du monde. Le Département de Seine-et-Marne encourage le développement de la lecture publique sur le territoire à travers la mission de la médiathèque départementale en faveur de l’éveil culturel des jeunes enfants.  Depuis plus de dix ans, la médiathèque départementale agit sur tout le territoire auprès des crèches, Relais Petite Enfance, services hospitaliers, espaces jeunesse des médiathèques, avec le soutien du ministère de la culture (Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France) dans le cadre du label Premières Pages. Dans cette édition de Bébébutine, vous trouverez une sélection d’œuvres inspirantes pour éveiller la curiosité des tout-petits, donner envie de lire, d’échanger et de partager autour du livre. » La brochure est téléchargeable ici. Une présentation plus pratique et plus lisible, des illustrations de Laurent Moreau, des histoires pour rythmer la journée, découvrir les animaux, exprimer ses émotions, jouer et rêver en grand sans oublier des conseils pratiques et des ressources pour les parents lecteurs notamment sur les petits face aux écrans.

PARLONS RURALITÉ – Les captations de l’intégralité des communications du colloque du CRILJ Imaginaires et réalités du monde rural dans la littérature pour la jeunesse des vendredi 21 et samedi 22 novembre 2025 sont en ligne. C’est ici

CE SERA À BEAUGENCY – Les fous de bassan communique : « À l’occasion du Salon du livre jeunesse Val de Lire, les fous de bassan proposent, en partenariat avec l’association Val de Lire, la désormais traditionnelle Soirée In-Ouïe. Cette scène ouverte invite chacun.e à venir lire un texte littéraire de moins de trois minutes, en écho au thème du Salon. Cette année : Au-delà des frontières. Une soirée placée sous le signe du partage, du décloisonnement et de la circulation des voix. Les lectures se mêleront à des performances artistiques. Le danseur Eduardo Oramas et l’illustratrice Kotimi viendront ponctuer la soirée de respirations chorégraphiques et graphiques, créant des passerelles entre les disciplines et les sensibilités. Une manière joyeuse et collective de traverser les frontières – entre les genres, entre les imaginaires, entre les personnes – et de vivre ensemble un moment où chacun·e trouve sa place. » Ce sera le vendredi 27 mars 2026, à 19 heures 30, au complexe des Hauts de Lutz où se tient le salon. Entrée libre.

DES LIVRES MALGRÉ TOUT – L’IBBY a lancé une initiative d’urgence pour soutenir le projet Emergency Creative Kits porté par LBBY, section libanaise d’IBBY, en faveur des enfants déplacés au Liban : Shereen Kreidieh, présidente de LBBY, écrit : « La situation au Liban est extrêmement difficile. Des dizaines de milliers d’enfants ont été contraints de quitter leur foyer et d’abandonner leurs affaires. De nombreuses familles trouvent désormais refuge dans des écoles et des centres publics, tandis que d’autres campent au bord des routes avec des ressources très limitées. Les bombardements se poursuivent quotidiennement dans différentes régions, suscitant une peur et une incertitude constantes chez les enfants et leurs familles. Si, dans cette situation critique, de nombreuses personnes se concentrent naturellement sur la satisfaction des besoins fondamentaux, nous ne devons pas pour autant négliger l’importance des livres, de l’apprentissage et du soutien psychologique. Ces outils peuvent aider les enfants à assimiler ce qu’ils vivent et à retrouver un sentiment de normalité. Les kits que nous préparons pour les enfants sont conçus pour les occuper et leur offrir un exutoire psychologique positif en cette période difficile. À travers des livres et des activités, nous souhaitons leur apporter réconfort, distraction et espoir. Votre soutien serait d’une grande aide. » Le texte d’appel, en anglais, est ici.

SALON – Le quarante-et-unième Salon du Livre Jeunesse Val de Lire se déploiera, le vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mars, à Beaugency, Ouzouer-le-Marché, à Cléry-Saint-André, Meung-sur-Loire et Huisseau-sur-Mauves. Dans chacune de ses communes de la Communauté de communes des Terres du Val de Loire, des expositions, des spectacles, des ateliers, des auteurs, illustrateurs, autrices et illustratrices en dédicaces. Pour s’y retrouver, on se référera à ce précieux document. Le stand du CRILJ sera à Beaugency.        

DISPARITION – Jean Delas, éditeur, est décédé le lundi 16 mars 2026, Il avait 86 ans. Né en Gironde, à La Réole, ancien élève de l’École des hautes études commerciales (HEC), il est co-fondateur, en 1965, de l’école des loisirs, aux côtés de Jean Fabre et d’Arthur Hubschmid. La maison prenait, si l’on peut dire, la suite des Éditions de l’École créées à Bordeaux, en 1922, par Raymond Fabry, grand-père de Jean Delas et strictement spécialiste du manuel scolaire. L’idée était de « révolutionner » la littérature pour jeunes lecteurs, de forger leur goût du livre et de nourrir leur imaginaire. « Nous avions envie de changer quelque chose dans le rapport du livre et de l’enfant, particulièrement en milieu scolaire […]. On n’avait plus envie d’une école où la lecture était contrainte, obligation, comptes-rendus de lecture, fiches. » Les mouvements sociétaux post-1968 profitent incontestablement au développement de la maison et de son catalogue : « On a surfé avec ça, mais sans s’en rendre compte, car personne n’aurait pu imaginer, en 1971 ou 1972, que la société allait changer aussi radicalement. » (Jean Delas). Durant ses premières années, l’école des loisirs privilégie les albums. C’est ainsi qu’entre 1965 et 1974 les petits français découvrent des livres, déjà connus et appréciés dans leurs contrées d’origine, signés Tomi Ungerer (Les trois brigands), Maurice Sendak (Max et les Maximonstres, après une première édition chez Delpire), Arnold Lobel (Ranelot et Bufolet), Leo Lionni (Petit-Bleu et Petit-Jaune), Peter Spier (Les animaux ont la parole), Mitsumasa Anno (Jeux de construction), Iela et Enzo Mari (Les aventures d’une petite bulle rouge), Binette Schroeder (Fleur de Lupin). « Les meilleurs albums de l’époque qui sont encore les meilleurs aujourd’hui. » (Jean Delas). À compter de 1976, entrent au catalogue Yvan Pommaux, Philippe Dumas, Michel Gay, Frédéric Stehr, Claude Boujon. Au fil des ans, les innovations et initiatives éditoriales de l’école des loisirs se multiplient : création, à Paris, de la librairie spécialisée Chantelivre (1974), création de « Renard poche », première collection de poche jeunesse française (1975), création de la collection d’albums en format réduit « Lutin poche » (1977), premières publications de romans (1978), création d’une collection de documentaires et d’une collection de classiques abrégés destinées aux collégiens (1978), création de « Kilimax », formule d’abonnement pour jeunes lecteurs prenant fortement appui sur l’école (1981), accueil de Geneviève Brissac qui prend la responsabilité des collections de romans (1989), premiers albums filmés (2010). Faut-il citer ici, illustrateurs et auteurs confondus (et en en omettant de nombreux que la maison a « pris sous son aile »), Claude Ponti, Philippe Corentin, Grégoire Solotareff, Marie-Aude Murail, Nadja, Stéphanie Blake, Magali Bonniol, Pascale Bougeault, Soledad Bravi, Chen Jiang Hong, Bénédicte Guettier, Kimiko, Alan Mets, Dorothée de Monfreid, Audrey Poussier, Alex Sanders, Catharina Valckx, Susie Morgenstern, Marie Desplechin, Anaïs Vaugelade, Malika Ferdjoukh, Sophie Chérer, Agnès Desarthe, Christophe Donner, Christophe Honoré, Christian Oster, Xavier-Laurent Petit, Florence Seyvos, Brigitte Smadja, Valérie Zenatti ? En 2013, après cinquante ans de maison, Jean Delas passe la main à son fils, Louis Delas, alors directeur général de Casterman, et il prend sa retraite à Hossegor (Landes), créant une association de lutte contre l’illettrisme et réalisant un de ses vieux rêves : créer un festival du livre pour la jeunesse sur les terres de son enfance. Ce sera l’annuel Lire sur la vague dont la prochaine édition est programmée pour juin 2026.  En 2015, Jean Delas avait reçu la Légion d’honneur lors d’une joyeuse cérémonie dont Tomi Ungerer était le maître de cérémonie et au cours de laquelle l’éditeur avait tenu à préciser : « Le marketing a pris le pouvoir un peu partout alors que, pour nous, c’est un mot tabou, et ce n’est pas un genre que l’on se donne. » Quelques années plus tôt, il avait expliqué : « Nous sommes certains que les enfants méritent le meilleur des adultes, et donc que tous les enfants méritent les meilleures œuvres, partout. Et nous savons que tout cela ne peut advenir qu’en travaillant de manière collective, au sein de l’incroyable chaîne du livre que la France et, plus largement, la francophonie ont su construire. » Dans cette chaîne, Jean Delas a toujours eu une attention particulière pour les enseignants auxquels il avait rendu un bel hommage dans un entretien de 2009 pour La Revue des livres pour enfants. Son évocation remonte aux premières années du CRILJ et toutes les personnes citées en étaient membres : « Du côté des pédagogues, certains militaient beaucoup, des purs et durs, qui se battaient déjà pour que les livres de jeunesse entrent à l’école, et par la grande porte : Jacqueline et Raoul Dubois, Germaine Finifter, des professeurs d’écoles normales : Aline Roméas, Paulette Lassalas, Jacqueline Held. C’était une sorte d’armée des ombres qui menait son combat, avec des réunions le soir, sous les préaux d’école, auxquelles je participais parfois avec quelques courageux confrères. » Parmi les témoignages publiés à l’annonce du décès de Jean Delas, citons celui de Nathalie Brissac, directrice de la communication de l’école des loisirs : « L’enfance était au cœur de la vie de Jean, qui était lui-même resté un enfant. Il a toujours donné la priorité aux plus petits, aux plus éloignés de la vie des adultes dont il savait qu’ils sont des êtres intelligents et sensibles. Il a toujours pris au sérieux les enfants. » Citons également Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition (SNE) : « Grand défenseur de la littérature jeunesse qui a transformé en 1965 les éditions de l’école en maison d’édition l’école des loisirs, Jean Delas s’est fortement engagé en faveur de l’émancipation personnelle de chacun par le livre, l’éducation, le plaisir et la culture, quel que soit son âge. Il a participé activement aux travaux du groupe jeunesse et du bureau du Syndicat national de l’édition. »

DÉDICACES – Rencontres avec Béatrice Alemagna à l’occasion de la sortie de son nouvel album Qui des deux ? (école des loisirs),  le samedi 21 mars 2026,  à 16 heures, à la librairie L’Atelier, 2bis rue du Jourdain, à Paris, et le samedi 28 mars, de 15 heures à 18 heures, à la librairie Le Nénuphar, 17 rue des Sablons, à Fontainebleau.

CAMPAGNE DE PRÉ-ACHAT –  Un message d’Olivier Bonhomme, pour l’atelier du Poisson soluble : « Le fond de l’air est brun. Nous étions pourtant prévenu que « le ventre [était] encore fécond ». Mais à force d’ambiguïtés, de compromissions et d’accommodements, de « dédiabolisation » et propagande décomplexée, « la peste brune » menace, s’impose et frappe de nouveau. Dans une accélération tout bonnement sidérante, c’est même l’antifascisme qui est en voie de décrédibilisation, voire de criminalisation. Il y a dix ans, nous avions publié, écrit et illustré par Yann Fastier. Avec cet album documentaire, il s’agissait de proposer aux jeunes lecteurs une figure intègre et la façon dont la résistance au fascisme s’organisait en temps de guerre. Aujourd’hui, sa réimpression nous semble absolument nécessaire. » Le lien vers la cagnotte Ulule est ici.

LECTURES SCOLAIRES – La prochaine rencontre organisée par L’École des lettres aura lieu le mercredi 8 avril 2026, de 14 heures à 18 heures, 11 rue de Sèvres à Paris ou à distance via Zoom. Titrée Lectures scolaires : renouveler les approches. Quelques unes des questions qui seront traitées : les ouvrages prescrits : culture commune ou lecture obligatoire ? ; quelles approches en classe et en dehors ? ; quels livres nous parlent ?  Programme et billetterie (gratuite) ici

EXPOSITION  – La Maison du livre, de l’image et du son à Villeurbanne accueille depuis le lundi 16 mars et jusqu’au samedi 2 mai 2026, l’exposition Dans la matière  imaginée et conçue par Marie Mirgaine, artiste associée. « Dans cette exposition, Marie Mirgaine vous invite dans son univers peuplé de personnages en papiers découpés. Plongez dans les coulisses de la création de ses albums et découvrez la technique singulière de l’autrice-illustratrice : du chemin de fer aux premiers croquis, de la préparation des matières et des textures à l’assemblage de pantins de papier. » Page dédiée ici.

REVUE –  Le numéro 3 de 2025 des Cahiers Fablijes est, sous la direction de Béatrice Ferrier et Marine Wisniewski, consacré au Théâtres d’enfance méconnus des XVIIIe et XIXe siècles. Présentation : « Ce numéro des Cahiers Fablijes part du constat qu’un pan entier du théâtre d’enfance des XVIIIe et XIXe siècles – tant dans ses textes que dans ses pratiques scéniques – demeure largement ignoré par la recherche. En mettant au jour des corpus négligés, en interrogeant leurs modalités de représentation, de circulation et de réception, ce dossier entend rendre compte de la diversité de ces expériences théâtrales. L’attention portée aux dispositifs dramaturgiques, aux choix thématiques – notamment à la représentation de la violence – et aux contextes institutionnels permet d’en mesurer la portée morale, religieuse et sociale. Il s’agit ainsi de mieux comprendre les continuités et les discontinuités qui relient ces théâtres d’enfance aux formes contemporaines du théâtre de jeunesse, aujourd’hui en plein essor, et d’inscrire ces pratiques anciennes dans une histoire culturelle renouvelée de l’enfance et de la scène. »  Il est, dans plusieurs contributions, question de violence. Le varia qui clôt le numéro signé Mathilde Lévêque porte le titre Lectures amusantes et variées : littératures étrangères en traduction dans le Journal des demoiselles (1834-1847). En ligne ici.

PARUTION – Vient de paraitre Bande dessinée et cinéma d’animation par Xavier Kawa-Topor et Pascal Vimenet. « Au fil des pages, le lecteur découvrira l’incroyable diversité des deux arts et leurs relations tumultueuses depuis deux siècles. Des mangas de Tezuka à Persepolis de Marjane Satrapi et Winshluss, des Amours de M. Vieux-Bois de Rodolphe Töpffer aux facéties de Felix le Chat, de la danse de Jerry avec Gene Kelly aux Building Stories de Chris Ware, des Avengers au professeur Moustache de Marion Montaigne, des Moomins aux premiers incunables tchèques, de l’incontournable Mickey Mouse au truculent Mister Magoo, de Little Nemo à Betty Boop et Popeye, des Pieds Nickelés d’Émile Cohl aux incursions bédéistes de Toulouse-Lautrec, des Maîtres du temps de Laloux et Moebius à Tintin ou Corto Maltese, de Manara aux Schtroumpfs, de Métal hurlant au studio Ghibli, de Muybridge aux Shadoks, de Superman aux Chroniques birmanes de Guy Delisle, Bande dessinée et cinéma d’animation propose un tour du monde en plus de 500 pages et autant d’images. » Les Impressions nouvelles 2026, 560 pages, 32,00 euros.

SALON – Les Éditions Éveil & Découvertes, en partenariat avec le Comité des foires et salons, la ville de Chalon-sur-Saône et le Grand Chalon, organise la dixième  édition du Salon du livre jeunesse du vendredi 20 au dimanche 22 mars 2026 au Parc des Expositions. Après une journée dédiée aux scolaires le vendredi, les journées de samedi et dimanche seront ouvertes au grand public. Tarif entrée : trois euros (gratuit pour les moins de seize et les  personnes en situation de handicap). Trente-quatre auteurs et illustrateurs, une trentaine d’éditeurs (dont sept de Bourgogne-Franche Comté), quatre libraires chalonnais, huit auteurs en auto-édition (sic), une exposition consacrée au Père Castor, de nombreux stands, de nombreuses activités. Le samedi 21, à 9 heures 30, 10 heures 30, 15 heures et 16 heures, en accès libre et gratuite, la compagnie Cirque Pépin offrira aux plus petits, dans les salons du Colisée, quatre représentations de leur spectacle Mauvaise graine et drôle de pousse. Page Facebook ici.

PARUTION – Vient de paraitre Nos enfants, l’urgence d’agir ! manifeste pour l’écriture signé Isabelle Carré et Delphine Saubaber. « Constatant la dégradation du niveau scolaire en lecture et en écriture, la toute-puissance des écrans et de l’intelligence artificielle, Isabelle Carré et Delphine Saubaber dénoncent, dans cet ouvrage, le risque d’une génération privée de pensée autonome et d’expression personnelle. S’appuyant sur leur expérience d’animatrices d’ateliers d’écriture, elles témoignent du pouvoir libérateur et structurant des mots, capables d’aider les jeunes à se construire et à s’émanciper. Un texte court, clair, engagé, qui dit l’urgence sociétale et politique, et invite parents, éducateurs et décideurs à revaloriser l’écrit comme outil fondamental de transmission et d’éducation. Un manifeste qui donne aussi la voix aux jeunes. »Robert Laffond 2026, 160 pages, 15,90 euros.

FAIRE SALON À PART – Ce week-end, à un mois du Festival du livre de Paris où ne seront présentes que trois maisons liées au groupe, Hachette, troisième conglomérat mondial du secteur, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, fêtait ses 200 ans, sous la nef du Palais Brongniart, ancien temple de l’économie et de la finance. « Je ne serais pas venue si ce n’était pas gratuit, je n’aurai pas donné d’argent à Bolloré. Et je n’irai pas sur le stand de Fayard parce que je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils publient. » (Emma, traductrice).  Arnaud Lagardère, lui, regarde vers l’avenir : « Si ça se passe bien, on refera tous les ans, on est bien ici, non ? »

RECOMMANDATIONS – Le jury du prix Hans Christian Andersen qu’organise l’IBBY (Union internationale pour les livres de jeunesse) recommande vingt-et-un livres exceptionnels nominés au prix Hans Christian Andersen 2026. La liste est ici. Il y a un album français.

EXPOSITION – A l’église Saint-Étienne, 30 place du Martroi, à Beaugency (Loiret), depuis le jeudi 5 mars et jusqu’au mardi 7 avril 2026, l’exposition Au delà des frontières liée au quarante-et-unième Salon du Livre Jeunesse Val de lire accueillera des œuvres de Natali Fortier (plasticienne), Ulysse Malessagne (bédéaste), Stéphane Kiell (illustrateur) et Sourya Sihachakr (mangaka). Visite guidée avec les artistes, le dimanche 29 mars, à 12 heures 15.       

DONATION – Le Musée de la Bande Dessinée de Bruxelles accueille au sein de ses collections le fonds documentaire légué par Philippe Goddin, historien de la bande dessinée, secrétaire général de la Fondation Hergé pendant dix ans et président de l’association Les Amis d’Hergé. Composé de documents d’une richesse exceptionnelle, soigneusement structurée et organisée, ce fonds documentaire a été transmis avec la volonté affirmée de le rendre accessible aux chercheurs, comme il l’avait déjà fait à de nombreuses reprises de son vivant.

PARUTION – Paru il y a quelques temps, Le conte et la silhouette : archéologie d’une rencontre par François Fièvre. Préface : Stead Évanghélia. « L’association du genre littéraire du conte à la forme visuelle de la silhouette est aujourd’hui un lieu commun qui donne leur forme, d’Arthur Rackham à Michel Ocelot, à de nombreux livres illustrés et productions audiovisuelles. Elle n’a pourtant pas toujours eu lieu d’être, et il est possible de retracer l’histoire de leur rencontre au carrefour de l’histoire de l’art, des études littéraires, de la philosophie et de l’anthropologie culturelle. Qu’est-ce qui lie, esthétiquement, cette image fruste et austère qu’est la silhouette, noire et de profil, au genre simple et réputé enfantin du conte tiré de la tradition orale ? En analysant les rapports entre conte et silhouette dans l’histoire du film d’animation du XXe siècle (Michel Ocelot, Lotte Reiniger), mais aussi dans les arts graphiques et dramatiques du XIXe siècle (portraits en silhouettes et découpages de l’époque romantique, théâtre du Chat Noir, ombromanie), cet essai veut faire l’archéologie d’une rencontre qui remonte jusqu’à l’Antiquité de Pline et de Platon, voire jusqu’aux grottes ornées du Paléolithique. Jusqu’à imaginer, au fil de cette plongée dans l’archaïque, que l’ombre serait la première image, là où le conte serait la première œuvre littéraire. » Presses universitaires de Rennes 2024, 248 pages, 22,00 euros.

EXPOSITION – La galerie Jeanne Robillard, 38 rue de Malte à Paris, propose, du mercredi 18 au jeudi 25 mars 2026, une exposition Un air de famille consacrée à Quentin Gréban. « Depuis la parution de son album Maman en 2018, Quentin Gréban a peu à peu construit une vaste fresque autour de la notion de famille, explorant tour à tour la maternité, le couple (Amoureux, 2020), la paternité (Papa, 2023). Le dernier né de cette série, récemment paru aux éditions Mijade lui aussi, est dédié aux Grands-Parents. Cette exposition présente l’intégralité des illustrations originales du livre, ainsi qu’une sélection d’aquarelles et de dessins issus des précédents ouvrages de la série. Vernissage le mercredi 18 mars, à 18 heures.

DÉDICACES – La librairie des Pertuis. 27 rue de la République, à Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime) accueille l’illustrateur Jérémy Pailler le samedi 14 mars 2026, à 10 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Les Secrets de la Collection du Lombard par Olivier Bigard et Jérôme Dupuis. « Si des albums comme La Marque Jaune, Le Pilote sans visage ou Chlorophylle contre les rats noirs sont aujourd’hui considérés comme des classiques, leur publication fut loin d’être un long fleuve tranquille. Secrets de fabrication, chiffres de tirages, démêlés avec la censure, valeurs plutôt conservatrices : grâce à une riche iconographie, souvent inédite, les auteurs explorent les coulisses de cette collection qui va exister plusieurs années. L’ouvrage propose aussi un recensement exhaustif et une chronologie complète des 64 albums de la Collection du Lombard. Richement illustrée et commentée, il établit une classification des 2ème plats et répertorie toutes les éditions originales, rééditions et autres tirages rares, révélant au passage nombre de variantes inconnues. Un outil attendu de longue date par tous les collectionneurs, experts de maisons de vente et lecteurs passionnés souhaitant se replonger dans cette véritable  madeleine  des Trente Glorieuses. » PLG 2026, 304 pages, 30,00 euros.

GUERRE EN UKRAINE – Dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février 2026, la maison d’IBBY Ukraine, Bibliothèque nationale d’Ukraine pour les enfants, a subi des dégâts importants à la suite d’une vague dune explosion lors d’une attaque russe. Les fenêtres et les portes du balcon ont été endommagées, de nombreuses fissures dans les murs et les éléments structuraux ont été constatés, et la zone d’abri et certains équipements informatiques ont été partiellement affectés. L’étendue des dégâts nécessite des travaux urgents de réparation et de restauration Heureusement, aucun membre du personnel ou visiteur n’a été blessé. La bibliothèque continue de fonctionner pendant que les travaux de récupération sont en cours. Déclaration d’IBBY Ukraine : « En ce moment, la principale maison de livres pour enfants de notre pays a besoin d’urgence de restauration. Nous sommes profondément reconnaissants à tous ceux qui sont en mesure de nous soutenir financièrement ainsi qu’à nos jeunes lecteurs afin d’aider à éliminer les conséquences de l’attaque. » L’adresse de la section IBBY Ukraine est ici.

EXPOSITION – Du vendredi 13 mars au vendredi 22 mai 2026, aux Fonds patrimoniaux de la Ville de Liège, Îlot Saint-Georges, à Liége (Belgique), en collaboration avec les Ateliers du Texte et de l’Image et avec la Fondation Monique Martin, présentation d’une exposition Ernest, Célestine et les autres. 100 œuvres originales, livres et objets personnels. « Je ne dessine pas pour les enfants, mais bien pour ceux qui aiment les enfants, qui aiment les gens, qui observent les gens de l’intérieur […] Ce n’est pas un dessin enfantin. C’est du dessin, tout simplement. » (Monique Martin dite Gabrielle Vincent). Informations complémentaires à cette adresse.ANIMATION  – Ce sera le samedi 14 mars 2026, de 10 heures à 18 heures 30, à la librairie L’Arbre à palabres, 1 place Aristide Briand, à Villers-Cotterêts (Aisne). « Au cœur de la librairie de la Cité, cherche les indices et retrouve le trésor perdu. À l’occasion de la sortie de la nouvelle série de livres pour enfants des Éditions du patrimoine « Mission Monuments », venez enquêter en famille à la Cité internationale de la langue française. Munissez-vous de votre loupe pour ne pas passer à côté des indices. Ta mission ? Aide nos trois héros détectives à résoudre l’enquête et retrouve les indices cachés dans la librairie de la Cité, le trésor t’attend. » C’est gratuit. À partir de 8 ans.

IL PLEUT TOUJOURS OÙ C’EST MOUILLÉ (2) –  En 1997, JK Rowling, mère de famille qui avait bien du mal à joindre les deux bouts, trouve avec quelques difficultés un éditeur pour Harry Potter à l’école des sorciers, premier tome d’une série appelée à un succès mondial. 500 exemplaires, pas plus, chez Bloomsbury Publishing qui n’y croit qu’à moitié. En 2026, pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la saga « Harry Potter » (sept titres), Warner Bros. Discovery France déploie une programmation mêlant événements et collaborations. Dès le début de l’année, de nouveaux produits dérivés chez Lego, des guides dédiés aux personnages chez Gallimard, un carré de soie à l’honneur des Patronus de la maison Malfroy. Plus tard, d’autres partenariats comme celui avec la chaine de restaurants Au Bureau qui créera, du mercredi 6 au dimanche 31 mai, la saison de la Biereaubeurre ou, en fin d’année, des cinés concerts où la musique de John Williams sera à l’honneur. Point d’orgue de ces commémorations, le samedi 29 août, ce sont les jardins du Château de Versailles qui accueilleront, à destination des fans du monde entier, l’annuel rendez-vous Retour à Poudlard.

DÉDICACES – La librairie La Rêverie, 170 rue nationale, à La Châtre (Indre) reçoit Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail le vendredi 13 mars 2026, 18 heures, pour les deux tomes de « Francoeur » parus à l’école des loisirs.

EXPOSITION – Isabelle Simler, autrice et illustratrice, expose, depuis le vendredi 7 et jusqu’au samedi 28 mars 2026,  Du dessin à la rêverie, au musée PloumExpo, 9 rue Kergillouard, à Ploumagoar (Côtes-d’Armor). « J’aime dessiner le vivant, la nature, les animaux et leur comportement. Le dessin est pour moi un prétexte pour mieux observer. Cc’est d’ailleurs ma mamie, dans son jardin, qui m’a donné cette envie. Mon exposition est composée d’illustrations issues de trois albums : Maison sur le thème de l’habitat construit par les animaux, notamment de nombreux insectes, oiseaux et quelques mammifères ; Carnet lointain sur des créatures imaginaires ou des animaux disparus depuis longtemps ; et D’après nature conçu comme un carnet de croquis sur le vif. » Le 21 mars, à 10 heures, à PloumExpo, atelier dessin avec l’artiste (dès 7 ans, sur réservation au 02 96 11 10 10) et, l’après-midi, séance de dédicaces à la librairie Mots et Images de Guingamp.

EXPOSITION – Le Salon d’art, 81 rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles (Belgique) expose, du lundi 9 mars au samedi 25 avril 2026, des œuvres récentes de Paul Cox. « Je me souviens que ma grand-mère m’avait appris la broderie, dont j’ai créé des kilomètres quand j’étais enfant. De là vient sûrement mon obsession des trames, nourrie aussi par mon goût pour les ikats indiens et japonais, les tartans, le dos des étiquettes brodées, les boro japonais, les scènes vues à travers des stores dans les ukiyo-e, Agnès Martin, les tissus des Masaïs, Piero Dorazio, Élise Peroi, Marie-Cécile Aptel et tant d’autres. » Site du Salon d’art ici.

CIRCULATION EUROPÉENNE – La première journée d’étude du projet transhistorique Les circulations de la littérature enfantine en Europe (équipe LCE), se tiendra à l’Université d’Artois, Maison de la Recherche, salle I.0.02, le vendredi 13 mars 2026, de 13 heures à 16 heures 45, à l’initiative de Béatrice Ferrier et David Marcinkowski. Elle est consacrée aux circulations de Don Quichotte dans la littérature d’enfance et de jeunesse en Europe, XVIIIe-XXIe siècles. Le programme détaillé est ici.

RENCONTRE – La librarie-galerie Jaune citron, 9 rue des Carmes à Orléans (Loiret) qui présente, depuis le mardi 27 janvier 2026, une exposition Voir et savoir consacrée à l’illustratrice Fanny Pageaud, accueille l’artiste et Brigitte Morel, son éditrice, le samedi 14 mars, de 15 heures 30 à 18 heures.

AVEC PUIS SANS AMAZON – Le Syndicat de la librairie française avait annoncé son retrait de l’édition 2026 du Festival du livre de Paris, n’acceptant pas le partenariat conclu entre Paris Livres Evénements, filiale du Syndicat national de l’édition, et l’entreprise américaine du e-commerce Amazon. Dans un communiqué, l’organisation professionnelle (qui regroupe près de 850 librairies indépendantes) avait fait valoir qu’Amazon n’est pas un ami du livre, considérant que le groupe constitue, « par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires« . Le SLF juge « irresponsable, au nom d’intérêts financiers de court terme, d’offrir à Amazon une telle visibilité et honorabilité à l’occasion d’une manifestation qui se veut la vitrine de la création et de l’édition françaises ». Dernière minute : pour éviter une perturbation du festival, Amazon décide de renoncer au partenariat conclu avec Paris Livres Evénements.

APPEL À CONTRIBUTION – La revue Strenae publie un appel à contributions pour un prochain numéro intitulé Transporter l’enfance par le jeu : la fabrique du monde dans les jeux de société, XIXe-XXIe siècles. dossier est dirigé par Hélène Valance (INHA). Date limite de remise des propositions : lundi 8 juin 2026. L’argumentaire assorti d’une bibliographie est ici.

RENCONTRE – À la Librairie Internationale, 13 rue Sainte Ursule à Toulouse (Haute Garonne), le mercredi 11 mars 2025, à 17 heures, rencontre croisée entre Solène Ayangma et Nathalie Bernard. « Les livres de Solène Ayangma, Les frontières écarlates, aux éditions Talents hauts, et de Nathalie Bernard, La part du vent, aux éditions Thierry Magnier, ont été sélectionnés pour le Prix Vendredi, premier prix national de littérature adolescente. Solène Ayangma a remporté l’édition 2025 du Prix Vendredi. Nous parlerons des  romans des deux autrices, de leur rapport à la littérature jeunesse et de leur travail d’écriture. » Double séance de dédicaces à 18 heures.

PÉRIL EN LA DEMEURE – Fondées en 1986 par Danielle Dastugue, les éditions du Rouergue fêtent en 2026 leurs quatre décennies d’existence. Un anniversaire terni par des perspectives incertaines pour la collection d’albums jeunesse créée par Olivier Douzou suspendue depuis juin 2025 par Actes Sud. Un collectif d’auteurs et d’autrices baptisé Roule toujours, accompagnés de professionnels du livre et de l’édition, tente d’obtenir des garanties quant à la pérennité du catalogue, manifestant une inquiétude légitime  quant à son avenir, « essentiel pour l’existence d’une œuvre collective riche, reconnue depuis plus de trente ans  ». Pour correspondre avec le collectif, l’adresse est ici.

EXPOSITION – La Galerie 9e art, 4 rue Crétet à Paris, présente, du jeudi 5 mars au samedi 4 avril 2026, une exposition d’œuvres inédites de Jean-Claude Mézières, pionnier de la bande dessinée de science-fiction française. « Cette exposition propose au visiteur de se replonger dans les aventures de Valérian et Laureline en explorant la richesse de l’univers dessiné par Jean-Claude Mézières et fait dialoguer des œuvres issues de différents projets de cet artiste afin d’en observer les similitudes et les singularités. »

APPEL À CONTRIBUTION – ATD Quart monde prépare le numéro 278 de juin 2026 de sa revue titré Comme on en parle : la représentation de la pauvreté. Les articles (qui peuvent regarder du côté de l’enfance) sont attendus pour le mercredi 1ier avril. Le texte de l’appel est à demander à cette adresse.

PATRIMOINE – Millions of Cats que Wanda Gág (1893-1946) publie en 1928 chez Coward-McCann, est, cette année, nouvel entrant dans le domaine public américain et le plus vieux livre américain pour enfants toujours disponible sans discontinuité. L’ouvrage avait, en 1929, obtenu le Newbery Honor, récompense rarement attribuée à un album. Cette histoire de vieille dame désirant un chat à aimer n’est peut-être pas seulement ce qu’elle semble être à la première lecture. À la lumière du positionnement à gauche de Wanda Gág, certains y voient une allégorie anti-capitaliste. Ce qui ne serait pas impossible de la part de cette artiste qui collabora au magazine The liberator, organe du Parti communiste américain. En France, l’album a été traduit par Bruno de Salle avec pour titre Des chats par millions (Circonflexe, 1992).

EXPOSITION – La bibliothèque Georges Brassens, 38 rue Gassendi à Paris, propose, depuis le samedi 28 février et jusqu’au samedi 9 mai 2026, une exposition Chouchou ! consacrée à Adrien Albert. Un partenariat avec l’école des loisirs. « Adrien Albert est né en 1977 à Nantes. Successivement licencié en droit public, métallurgiste, vidéaste, majordome, cuisinier, brûleur de meubles et dessinateur de presse, il se consacre aujourd’hui à la création de livres pour enfants. C’est en découvrant un lapin couronné dans un livre d’heures du Moyen Âge qu’il a eu l’idée de son premier album, Seigneur Lapin. Plusieurs autres ont suivi, poétiques et renfermant de belles leçons de vie, parmi lesquelles Chantier Chouchou debout et ChocoTrain. » Rencontre avec l’artiste le samedi 21 mars, de 15 heures à 17 heures, pour des lectures, petites leçons de dessin, présentation d’illustrations originales, etc. Sur réservation à cette adresse.

APPEL À CONTRIBUTION – La Petite bibliothèque ronde de Clamart lance un appel à contributions pour la huitième édition de sa revue annuelle La rOnde qui traitera du sujet  Être bibliothécaire jeunesse aujourd’hui : entre héritages et nouveaux défis. La date limite de réception des propositions d’articles est le samedi 14 mars 2026. L’appel est ici.

À VOIR EN FAMILLE – Arco d’Ugo Bienvenu a reçu le César 2026 du meilleur film d’animation. « En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d’une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel. C’est Arco. Il vient d’un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l’aider par tous les moyens à rentrer chez lui. » Il reçoit également le César de la meilleure musique originale.

EXPOSITION – Du mercredi 3 mars 2026 au jeudi 2 avril 2026, à la Maison de la Francité, 18 rue Joseph II à Bruxelles (Belgique), exposition des originaux de l’album Cric ! Crac ! Les taupes passent à l’attaque de Nina Neuray et Aurélien Dony (Cot Cot Cot, 2025). Vernissage le mardi 3 mars à partir de 18 heures.

QUART D’HEURE NATIONAL – Le Centre national du livre mobilise les entreprises, les administrations, les associations, les centres sociaux, les EHPAD, les écoles, les bibliothèques et les librairies. « Cette opération nationale symbolique vise à sensibiliser l’ensemble des citoyens à l’importance de la lecture, et à encourager toutes les organisations, publiques et privées, à mettre en place, en leur sein, des projets réguliers autour du livre et de la lecture. Le mardi 10 mars 2026, lisez et participez, vous aussi, au Quart d’heure de lecture national. » Sur le site du CNL, une compilation de premiers chapitres jeunesse majoritairement issus de la rentrée littéraire de janvier. 800 pages tout de même. C’est ici.

DISPARITION – Le documentariste Frederick Wiseman est décédé le lundi 16 février 2026. Il avait 96 ans. Parmi plus de cinquante films, généralement très longs, dans lesquels il explore  par l’image, sans interview ni commentaire, la vie sociale, les institutions et les pratiques humaines, relevons, en 2017, Ex Libris : The New York Public Library. « Frederick Wiseman investit une grand institution du savoir et la révèle comme un lieu d’apprentissage, d’accueil et d’échange. La New York Public Library incite à la lecture, à l’approfondissement des connaissances et est fortement impliquée auprès de ses lecteurs. Grâce à ses 92 sites, la troisième plus grande bibliothèque du monde rayonne dans trois arrondissements de la ville et participe ainsi, à la cohésion sociale des quartiers de New York, cité plurielle et cosmopolite. »

LE MONDE EN BLEU – Chez McDonald’s, dès ce mois et pour une durée limitée, les Schtroumpfs s’invitent dans le menu Happy Meal (en principe) réservé aux enfants. En accompagnement du burger, il sera possible d’opter soit pour un puzzle – cinq modèles sont proposés – soit pour un album à choisir entre Le Schtroumpf Paresseux cherche le sommeil ou Le Schtroumpf Paysan et les envahisseurs.

EXPOSITION – La Médiathèque René Garnier, 14 avenue de la Gare à Retournac (Haute-Loire, accueille, depuis le mardi 24 février et jusqu’au vendredi 6 mars 2026, une exposition Le monde tout en tissu consacré à l’univers de Frédérick Mansot, soit plus de 36 illustrations originales, issues de six de ses albums jeunesse. « Chaque œuvre révèle une technique unique de peinture sur tissu, où les motifs et couleurs du textile servent à enrichir le récit visuel. À travers ces créations, les visiteurs voyagent dans différentes régions du monde, notamment la Chine, l’Inde, l’Afrique et l’Amérique du Nord, et découvrent la diversité culturelle et artistique des motifs traditionnels. » Une réalisation de l’ Imagier vagabond.

LOI DU 16 JUILLET 1949 – Le ministère de l’Intérieur vient d’interdir à la vente aux mineurs, par arrêté pris le lundi 23 février 2026, l’ouvrage Moi, la jeune Musulmane, écrit par le docteur Ahmad Ibn Moubarak ibn Qadhlan Al Mazru’i et publié par les éditions Ibn Badis (2024), le titre présentant des éléments « susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral de l’enfance et de la jeunesse ». Conclusion de l’arrêté : « Considérant que les propos invitant à l’obéissance et à la soumission de la jeune fille, prônant l’interdiction de sortir de son domicile, ainsi que la prescription à se comporter et s’habiller différemment des hommes sont des incitations à la discrimination envers les femmes ; que les propos visant à créer une hostilité envers les « occidentaux » sont susceptible de constituer une incitation à la haine et à la discrimination envers certaines catégories de personnes ; que les restrictions préconisées et les injonctions contenues dans cet ouvrage sont de nature à nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral de l’enfance et de la jeunesse et présentent un danger pour les mineurs qui pourraient l’acquérir. »

DESTINATION BOLOGNE (2) – Le catalogue de l’édition 2026 du Voyage à Bologne qu’organise la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse depuis quatorze années est ici. Très élégant et très informatif.

HENRI DÈS – Au Beffroi de Montrouge (Hauts-de-Seine), dans la cadre du Paris Guitar Festival, le dimanche 8 mars 2026, à 15 heures, il sera là, à 96 ans, pour les petits et leurs parents. « Entre Henri Dès et les spectateurs, la complicité s’installe dès les premières notes. 50 ans de carrière, 200 chansons, 4.5 millions d’albums vendus, 30 écoles qui portent son nom, une centaine de fois l’Olympia, 15 disques d’or, une mélodie composée pour le carillon de la cathédrale de Genève, une entrée dans le Larousse 2012, une web radio qui passe ses chansons 24 heures sur 24 et surtout un nombre incalculable de lumières dans les yeux des enfant. » Réservations ici.

JEAN-CLAUDE POIRIER – La Galerie Champaka, 27 rue Ernest Allard à Bruxelles (Belgique), consacre, du jeudi 5 au samedi 21 mars 2026, une exposition-vente, à Jean-Claude Poirier, occasion de redécouvrir le créateur d’Horace et de Supermatou, récemment réédités par les Éditions Revival. « Auteur disparu trop tôt (1942-1980), Jean-Claude Poirier reste une voix à part dans la BD franco-belge. Les lecteurs de Pif Gadget se souviennent forcément d’Horace, le cheval de l’Ouest plus futé que son cow-boy, et de Supermatou, super-héros loufoque flanqué de son chien Robert. À travers ses planches originales, on retrouve ce style immédiatement reconnaissable, mêlant poésie, douceur et humour délicieusement absurde. Un auteur unique, toujours aussi moderne. » Vernissage le mercredi 4 mars. Site de la galerie ici.

PARUTION – Paru il y a quelques années, Les Lumières de la jeunesse : les réécritures pour le jeune public au XVIIIe et au début du XIXe siècle, sous la direction de Ugo Dionne & Michel Fournier. « Cet ouvrage s’intéresse aux réécritures pour le jeune public en France, au XVIIIe et au début du XIXe siècle. En abordant les multiples facettes de ce genre, les contributions permettent de mieux comprendre l’émergence de la littérature pour la jeunesse, tout en jetant un regard original sur la culture écrite des Lumières. »  Liverpool University Press 2023, 368 pages, 75,00 livres.

EN FAMILLE – Au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, depuis le samedi 21 février et jusqu’au jusqu’au dimanche 10 mai 2026, Olivier Twist d’après Charles Dickens. Adaptation et mise en scène : Ned Grujic. « Emporté dans un souffle épique par six jeunes comédiens-chanteurs-danseurs, le chef-d’œuvre de Dickens devient une grande comédie musicale. Les artistes nous emmènent dans les bas-fonds de Londres en nous contant cette histoire à la façon des bonimenteurs du XIXe siècle. Ils deviennent tour à tour Oliver Twist, Nancy la fille des rues, Bill Sikes le truand, le retors Fagin, Charley l’enfant rigolard ou le rusé Finaud. » Réservations ici.

PARUTION – Paru il y a quelques temps, Dans la fabrique des contes de Perrault par Pierre-Emmanuel Moog. « Les contes de Perrault comportent peu de surnaturel mais sont parsemés d’invraisemblances apparentes. Cet essai prête attention aux moindres anomalies stylistiques et narratives, en prenant en compte les mœurs du temps, pour mieux dégager les procédés de fabrication des contes et certains de leurs enjeux. » Classiques Garnier 2024, 412 pages, 48,00 euros en édition brochée, 97,00 euros en édition reliée.

HISTOIRE DE FESSES – Le mardi 27 janvier 2026, la Cour d’appel du Mississippi a réintègré Toby Price, assistant principal à Gary Road Elementary School, dans le comté de Hinds (USA), licencié après une lecture à voix haute jugée inappropriée par sa hiérarchie. Le livre en cause : Need a New Butt! de Dawn McMillan et Ross Kinnaird, album largement vendu reposant sur un humour pipi-caca que les enfants ne dédaignent pas.  La cour a, d’une part, relevé l’absence d’avertissement préalable sur l’interdiction de ce titre et a, d’autre part, souligné le décalage entre la sévérité de la sanction disciplinaire prise à l’encontre de Toby Price et un environnement scolaire où d’autres livres, accessibles aux élèves, montrent des scènes de nudité enfantine stylisée ou multiplient les occurrences du mot butts (fesses). Le district a fait appel.

FORMATION – La Bibliothèque départementale des Ardennes invite à une journée interprofessionnelle Voir, imaginer, grandir : l’image en petite enfance organisée dans le cadre de la huitième édition du Printemps de la Petite Enfance, le jeudi 12 mars 2026, de 9 heures à 16 heures 30, au Centre de Congrès des Vieilles-Forges Les Mazures. Cette journée de formation interprofessionnelle, soutenue par le Ministère de la Culture dans le cadre de l’opération Premières Pages, s’adresse à l’ensemble des acteurs de la petite enfance : professionnels de crèches et de structures d’accueil, bibliothécaires, enseignants, assistantes maternelles, personnels de PMI, acteurs associatifs et culturels. Conférence, le matin, par l’association Premiers Cris, consacrée à la déconstruction des préjugés autour des usages numériques des jeunes enfants. L’après-midi sera dédiée à des Ateliers pratiques, l’après-midi, permettant aux participants de découvrir, expérimenter et échanger autour de démarches concrètes. Page dédiée et programme détaillé ici. Inscription à cette adresse jusqu’au lundi 2 mars.

JEUNE PUBLIC – Au Théâtre Le Ranelagh, 5 rue des Vignes à Paris, depuis le samedi 31 janvier et jusqu’au samedi 28 mars 2026, chaque samedi à 11 heures et les mercredis, jeudis et vendredis, même heure, pendant les vacances scolaires, Loulou de Grégoire Solotareff mis en scène par Marion Monier et Giada Melley. « Amitié et différence, peur et conscience de soi sont les thèmes du livre à succès signé Grégoire Solotareff repris dans ce spectacle mêlant théâtre, chant, marionnettes, ombres chinoises et musique en direct. Ne connaissant pas les règles qui sont censées les rendre ennemis, Loulou le loup et Tom le Lapin deviennent, contre toute attente, les meilleurs amis du monde. Ils grandissent ensemble, jouant tantôt à « peur-du-loup », tantôt à « peur-du-lapin », jusqu’au jour où le jeu dérape. » Réservations ici.

CONTRE L’INSTRUMENTALISATION – Romanciers, historiens, écrivains, sociologues ou élus, cent-quatre-vingt personnalités appellent au sursaut « contre l’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque par l’extrême droite, la droite, le gouvernement et les médias dominants qui cherchent ainsi à instaurer une chape de plomb sur la gauche et à inverser les rôles entre fascistes et antifascistes ». Parmi les signataires : Serge Bloch, illustrateur. Liste et texte complet ici.

ICI AUSSI – Le samedi 14 février 2026 en raison de la crue de la Charente, le Musée de la bande dessinée est fermé depuis le samedi 14 février 2026 en raison de la crue de la Charente  Si les collections ont été préservées, l’établissement exploité par la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image fait face à plusieurs milliers d’euros de pertes, en raison notamment de l’inactivité de la librairie en pleine période de vacances scolaires.

VAUDRA LE DÉTOUR – À Strasbourg (Bas Rhin), du mercredi 4 au dimanche 29 mars 2026, la onzième édition des Rencontres de l’illustration sera l’occasion pour tous les publics de goûter à la richesse et à la vitalité de ce champ artistique dont Strasbourg est la scène privilégiée. Cette année, l’animal comme langage est la thématique choisie pour colorer les expositions, les ateliers, les temps forts ou encore les journées professionnelles. Ainsi, un parcours d’affiches de l’Italienne Laura Simonati ponctuera le quai des Bateliers, tandis que les médiathèques proposeront une série d’ateliers créatifs, notamment pour le jeune public. Au musée Tomi-Ungerer-Centre international de l’illustration, 2 avenue de la Marseillaise, une vaste exposition explorera l’œuvre de F’murrr (1946-2018), auteur et illustrateur de la série de bandes dessinées « Le Génie des Alpages » que publia le journal Pilote de 1973 à 2004. Camille Potte a été invitée à proposer des commentaires graphiques du travail de F’murrr. L’exposition, inaugurée le jeudi 5 mars, sera présentée jusqu’au dimanche 30 août. Le programme complet des Rencontres de l’illustration est ici. De nombreuses propositions visent plus spécifiquement la jeunesse.

UN ANNIVERSAIRE – Gerda Muller, illustratrice de plus de cent-trente livres (dont Marlaguette de Marie Colmont et Les bons amis de Paul François) a eu cent ans le samedi 21 février 2026. Elle est résidente, depuis de nombreuses années, de la Maison nationale des artistes. L’exposition qui lui est actuellement consacrée à la Maison du Père Castor de Meuzac (Haute-Vienne) peut être visitée jusqu’au samedi 28 février 2026.

IL PLEUT TOUJOURS OÙ C’EST MOUILLÉ (1) – Pour marquer les 80 ans du Petit Prince, la Succession Saint Exupéry-d’Agay déploie un programme « où l’héritage littéraire rencontre la gastronomie, le luxe et la création contemporaine. » : une édition interactive conçue par le studio graphique MinaLima et publié par Gallimard jeunesse proposant « une centaine d’illustrations inédites et des pop-up spectaculaires pour un voyage sensoriel au cœur du texte » ; une série de pièces et de médailles de collection de la Monnaie de Paris mettant en scène le Petit Prince au milieu des monuments parisiens ; plus de 100 000 stylos BIC 4 Couleurs ou Cristal « personnalisés aux couleurs du voyageur stellaire » ; plusieurs créations exclusives (dont le Sushi Étoile, le Maki Prince, le California Rose ou le Spring Renard) proposées dans huit pays par Sushi Shop ; une collection capsule de maroquinerie, « mariage entre l’artisanat d’exception et la poésie du récit », conçue par Berlutti ; à La Poste, un timbre commémoratif (700 000 exemplaires), des carnets collector et des cahiers de vacances.

PARUTION – Vient de paraitre La mémoire des personnages, sous la direction de Françoise Lavocat. « Pendant près de trois ans, treize scientifiques ont interrogé plus de 2500 personnes sur leur relation aux personnages de fiction. Le projet de recherche, dont ce livre expose et analyse les résultats, s’est déroulé dans une quinzaine de pays autour du globe, collectant des données inédites sur la circulation des personnages, mais aussi des pratiques culturelles qui en gardent ou en perdent la mémoire. » Épistémé 2026, 304 pages, 35,00 euros. En téléchargement gratuit ici.

EXPOSITION – L’exposition Quand le petit Chaperon rouge inspire les artistes, c’était à la Bibliothèque universitaire de l’université de Pau, du jeudi 16 octobre 2025 au dimanche 9 novembre 2025, mais Isabelle Guillaume a omis de nous le signaler. Rattrapage possible en feuilletant le livret. Il est ici.

JULES VERNE N’Y EST POUR RIEN – Le carnaval de Limoux (Aude) s’est ouvert le mardi 10 février 2026. Parmi les trente-deux confréries engagées dans l’événement, c’est la bande des Blanquetiers qui a été chargée de réaliser le traditionnel char statique appelé à rester en place pendant un mois sur la place de la commune. Titré L’école de garçons Jules Verne (et de filles gentilles), il a vivement fait réagir tous ceux qui l’ont découvert. Propos d’une Limouxine : « J’étais hyper choquée en voyant le char. Ça m’a fait violence. Il est sur la place centrale, à côté d’un petit manège. Imaginez les jours de marché ou les sorties d’école. » Sur le char, en effet : un instituteur avec un nez et un menton en forme de sexe d’homme, un enfant agenouillé, pantalon baissé et fesses nues, une écolière lisant un livre pornographique, une autre avec pénis en pendentif, un soutien-gorge accroché à un portemanteau. Soit, manifestement, un tableau émaillé d’éléments à caractère pédopornographique. Mathieu Fréjus, coprésident du comité du carnaval, estime, quant à lui, qu’il ne s’agit que de grivoiserie. Alerté par le maire, la préfecture a ordonné le retrait immédiat des éléments litigieux. Une enquête a également été diligentée.

REVUE – Vient de paraitre le numéro 4 de 2025 de la revue Études de linguistique appliquée titré Les aventures du Petit Prince dans la traduction. L’avant-propos, Le Petit Prince au prisme des linguistes, est signé Jean Pruvost. Klincksieck 2025, 134 pages, 31,00 euros.

HOMMAGE – À Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), le nouveau square du quartier Ravet portera le nom d’André Franquin, dessinateur de Spirou et de Gaston Lagaffe, décédé dans la commune en 1997.

PARUTION –  Vient de paraitre Historiettes de Johann Peter Hebel. « A-t-on déjà vu ça ? On confie à un modeste professeur de lycée, comme par inadvertance, la rédaction de petites histoires pour un vieil almanach périclitant. Ceci se passe en Allemagne, dans le Bade, en 1803, en période de révolutions et de guerres européennes. Le petit professeur produit les historiettes requises, les plus simples qui soient : destinées au petit peuple à demi lettré des campagnes et des villes alentour. Or ces historiettes, de prose admirable, devinrent des bijoux de la littérature allemande. Au XXe siècle, elles sont admirées de Kafka, Benjamin, Bloch, Brecht, Heidegger, Wittgenstein, Canetti, Sebald. L’historiette Kannitverstan figura longtemps dans tout manuel scolaire en Allemagne, comme nous avons Le corbeau et le renard. En France, ces histoires si belles, si simples – elles sont accessibles au premier enfant venu -, restaient jusqu’à il y a peu totalement inconnues. » Pontcerq 2026, 332 pages, 23,50 euros.

PIF PIF PIF – À Saint-Tropez (Var), salle Jean Despas, place des Lices, dans le cadre du Rotary BD 2026, exposition Pif, un phénomène magique de l’édition, du lundi 16 au dimanche 22 février 2026. Le samedi 21 février, à 14 heures, projection d’un film retraçant la grande aventure de Pif et de ses gadgets en présence de son réalisateur Jean-Luc Muller et, à 15 heures, rencontre débat Pif, une mémoire collective avec les auteurs du journal Pif le Mag et de son directeur Frédéric Lefebvre. Renseignements complémentaires  à cette adresse, auprès de Jean-Pierre Dirick.

NOMINATION – Sur proposition de Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre (CNL), la ministre de la Culture Rachida Dati vient de nommer l’autrice Marie-Aude Murail présidente de la commission Partir en livre. Elle prendra ses fonctions lors des sessions de janvier et mars 2026.

RENCONTRE – Dans le rayon jeunesse de la Galerie Ombres Blanches, 5 rue Mirepoix à Toulouse (Haute Garonne), le samedi 21 février, de 16 heures 30 à 18 heures, séance de dédicaces avec Noémie Buissonnière, à l’occasion de la parution aux éditions Sarbacane de La maison qui courait trop vite, deuxième tome de sa série « Mélie Maginaire », accessible aux lecteur.rices à partir de 8 ans.

RÉSIDENCE – La Mairie de Cannes, avec le soutien de la DRAC et en partenariat avec le Festival du Livre de Mouans-Sartoux, lance un appel à candidatures pour une résidence d’auteur-illustrateur de 3 mois (de mi-septembre à mi-décembre 2026) au sein de la  médiathèque Noailles à Cannes. Date limite de dépôt : lundi 13 avril 2026. « Les dossiers soumis concerneront un projet de livre jeunesse, soit déjà en discussion avec un éditeur, soit à soumettre à une ou plusieurs maisons d’édition. Ce projet pourra également proposer d’autres déclinaisons (exposition, production, extension numérique), sachant que l’album jeunesse demeurera l’élément central de la création. Si le projet comporte une dimension numérique, celle-ci sera développée par le candidat. Aucune contrainte particulière ne s’applique au genre ou à la forme du livre, qui s’adressera en priorité aux jeunes lecteurs de 6 à 12 ans, avec une ouverture possible sur d’autres publics. » L’appel complet est ici.

PRIX – Dans les Hauts-de-Seine, le Prix Jeunesse La science se livre 2026 a été décerné à La nature en équilibre de Sharon Wismer et Terri Po (Gallimard jeunesse, 2025). « Partez à la rencontre d’animaux essentiels à leur écosystème et découvrez comment ils contribuent à sauvegarder notre planète ! Observez, dans chaque milieu naturel (mer, prairie, forêt, désert, savane), les espèces dites « clés de voûte » comme l’éléphant, le loup, le colibri, le castor, l’abeille ou le saguaro, dont l’existence est indispensable pour favoriser la biodiversité et préserver ou régénérer un écosystème. Découvrez la vie sauvage, les liens entre les animaux et les plantes dans la chaîne alimentaire et les nouvelles pratiques de conservation pour protéger les espèces en danger et préserver l’équilibre de la nature. »

RENCONTRE PHOTOGRAPHIQUE – La bibliothèque Buffon, 15 bis rue Buffon à Paris, reçoit, le samedi 21 février 2023, l’autrice et photographe Nicolette Humbert. « Appareil photo autour du cou, nous explorerons les recoins de notre merveilleux voisin, le Jardin des plantes, qui fête bientôt ses quatre cents printemps. » A 10 heures, pour les plus petits, dès 5 ans, et leurs parents, et à 15 heures, pour les plus grands; à partir de 8 ans Une journée organisée en partenariat financier avec la CRILJ (Centre de recherche et d’information sur la littérature jeunesse). Inscription à cette adresse.

TANT PIS POUR WALT DISNEY – À Commentry (Allier) où la municipalité prépare un concert de soutien aux 190 salariés de La Forge en perte d’emploi, les élèves de CM1-CM2 répètent, avec leur enseignant, Les Mains d’or, chanson de Bernard Lavilliers incluse dans une liste de textes susceptibles d’être étudiés et appris en classe. Curieusement, ce choix ne convient pas à madame l’inspectrice de l’éducation nationale (IEN) de Montluçon, au prétexte que « le fait qu’une telle chanson apprise dans le cadre scolaire soit chantée à l’extérieur de l’établissement constituerait une atteinte à la laïcité. » Personne ne comprend. La mairie et les les syndicats protestent. Les écoliers allaient-ils être contraints d’interpréter une chanson extraite de La Belle et la Bête, version Walt Disney ? Finalement, en soutien aux métallurgistes licenciés, les écoliers, accompagnés par l’harmonie municipale de Commentry, pourront bien interpréter Les mains d’or lors du concert. Le rectorat de Clermont-Ferrand vient, en effet, de lever l’interdiction. Dernier rebondissement : « Je vais tout faire pour venir à Commentry, le 28 mars, soutenir les ouvriers comme je l’ai souvent fait, chez les Lorrains et dans d’autres endroits. » (Bernard Lavilliers)

À VOIR EN FAMILLE – L’Atelier–musée de l’imprimerie à Malesherbes (Loiret), 70 avenue du Général Patton, propose, le mercredi 25 février 2026, à 15 heures, Des rêves dans le sable de Lorène Bihorel. « Sur sa table lumineuse, rediffusée sur grand écran, Lorène Bihorel nous offre un spectacle étonnant de dessin sur sable. Les dessins naissent en quelques secondes et se transforment sous les yeux des spectateurs, au rythme des histoires auxquelles ils donnent vie. Un moment unique et magique. » Le site présentant le spectacle est ici.

EXPOSITION – La médiathèque de Plouénan (Finistère), rue du 19 mars 1962, accueille, depuis le mardi 20 janvier et jusqu’au samedi 28 février, une exposition de dessins originaux de François Place sur l’histoire d’un enfant qui découvre le dessin. Emmanuelle Stasse, responsable de la médiathèque explique : « Cet auteur-illustrateur accompli est un véritable conteur d’histoires. Ce fils de peintre est né en 1957 à Ézanville. Débutant comme illustrateur graphiste et publicitaire, il devint illustrateur romancier pour la jeunesse dans les années 1980. C’est de sa rencontre avec le peintre argentin Ricardo Cavallo, lors d’un séjour dans le Nord Finistère, qu’il puisa l’inspiration de son album, L’enfant, le peintre et la mer (école des loisirs, 2023). Pour réaliser cette histoire ancrée en pays de Morlaix, François Place a croqué notamment plusieurs scènes dans l’atelier de l’école Blei Mor, créé par Ricardo Cavallo et où des enfants de 5 à 15 ans s’adonnent au dessin et à la peinture. » Dessins prêtés par l’association du salon La baie des livres.

FORMATION – La journée professionnelle liée au 41e Salon du livre jeunesse Val de lire se déroulera à Beaugency (Loiret), le mercredi 11 mars 2026. Accueil de Christophe Meunier, Hasmig Chahinian, Praline Gay-Para et Delphine Monteil pour une formation Au delà des frontières. Programme détaillé et lien d’inscription ici.

EXPOSITION À LOUER – Les Editions des Eléphants nous informe : « Magali Attiogbé, l’illustratrice du Caméléon qui se trouvait moche, du Collier magique et de Sama, le petit éléphant qui voulait être aimé a créé sa première exposition sur les trois contes africains écrits par Souleymane Mbodj. Dans cette exposition inédite intitulée Contes philosophiques, elle propose une location de dix-huit illustrations originales tirées de ses albums, ainsi que des éléments de vitrine (objets et inspirations personnelles de l’autrice-illustratrice). Pour toutes celles et ceux qui sont à la recherche d’une exposition tout public et immersive, vous pouvez écrire à cette adresse. »

EXPOSITION – Dans les locaux de la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP), 11 rue Duguay Trouin à Paris, présentation du travail de Rozenn Brécard, révélation Livre jeunesse 2023 de l’ADAGP et de La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, depuis le vendredi 6 février et jusqu’au jeudi 19 mars 2026. »Rozenn Brécard propose une plongée dans des paysages dessinés où se mêlent des recherches extraites de carnets personnels, de gouaches préparatoires et de l’album Le détour (La Partie, septembre 2022). » Visite libre du lundi au vendredi sur rendez-vous uniquement, à cette adresse

EXPOSITION – La Médiathèque de Saint Lô, place du Champ de Mars (Manche), propose, depuis le mardi 3 et jusqu’au samedi 14 février 2026, une exposition Les mondes de Paul-Jacques Bonzon. « L’exposition permettra de redécouvrir qui était l’auteur de la série « Les six compagnons », de « Diabolo », de « La famille HLM ». Des documents originaux fournis par Jacques, le fils de l’écrivain, seront exposés en vitrines, ainsi que des livres et six panneaux explicatifs. Chaque jour, des membres de l’association Les Amis de Bonzon seront présents pour répondre à vos questions. » Une causerie aura lieu le vendredi 13 février, à 14 heures, animée par Yves Marion auteur du livre De la Manche à la Drôme itinéraire de l’écrivain Paul-Jacques Bonzon instituteur et romancier pour la jeunesse. »

GOURMANDISE LITTÉRAIRE – Dans le quartier des Bassins à flot Bordeaux (Gironde), du mardi 10 au vendredi 20 février 2026, une pâtisserie éphémère sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Il s’agit de leur projet de fin d’année. « Nous avons imaginé un lieu où la gourmandise rencontre l’imaginaire. « Dès l’entrée du 44 rue de la Faïencerie, le ton est donné. Horloges suspendues, clins d’œil au Lapin Blanc et autres références au célèbre conte de Lewis Carroll plongent les visiteurs dans un univers décalé et onirique. La scénographie a été entièrement pensée par les étudiants pour prolonger l’expérience au-delà de la vitrine. Côté gourmandises, la carte se veut aussi inventive que narrative. Parmi les créations phares, la tartelette Apple Pie associe compote de pommes à la cannelle, praliné pécan et pâte brisée, tandis que l’entremets Le Lapin Blanc marie vanille, citron et épices. Guimauves, pâtes de fruits, bonbons au chocolat, viennoiseries et boissons chaudes complètent l’offre sucrée. » À l’heure du déjeuner, la boutique propose une formule snacking avec croque-monsieur, club-sandwichs, salades et recettes sucré-salé, fidèles à l’esprit fantasque du projet.

SPECTACLE MUSICAL – L’Orchestre national de Jazz (ONJ), propose, en tournée, La Planète sauvage, « spectacle hybride et immersif, entre tradition et modernité, inspiré du film culte de 1973. » Écriture : Charlotte Issaly et Julien Vella. Compositions : Sylvaine Hélary et Antonin Rayon. Mise en scène et dramaturgie : Julien Vella. « Thierry est projectionniste, comme son père et le père de son père avant lui. Chaque année, il organise la projection de son film de science-fiction préféré : La Planète sauvage, de René Laloux. D’habitude, il y a deux personnes dans la salle. Cette fois-ci, contre toute attente, le public est beaucoup plus nombreux. Mais quand Thierry lance le film, la bobine prend feu. Il doit alors, accompagné de ses camarades, trouver comment partager, par la musique, les images et les mots, cette passion qu’il a pour les dessins qui bougent. Au point de brouiller, par ses excursions incessantes de l’autre côté de l’écran, les frontières entre l’imaginaire et la « réalité », et de nous entraîner, pour finir, dans un grand voyage cosmique. » À partir de 12 ans. Informations complémentaires ici.

PARUTION – Vient de paraitre Dictionnaire amoureux de la bande dessinée par le scénariste, essayiste, critique et biographe Benoît Peeters. « Témoin et acteur à la fois, j’ai vu, en une quarantaine d’années, le paysage de la bande dessinée se transformer en profondeur, tout comme le discours à son propos. Ce dictionnaire amoureux ne prétend bien sûr à aucune exhaustivité. Comme le veut cette collection, il est le reflet de mon histoire, de mes rencontres et de mes goûts. Les classiques de la bande dessinée franco-belge y tiennent une place importante, tout comme certaines œuvres expérimentales. Chacun, c’est inévitable, s’étonnera de plusieurs absences, surtout parmi les autrices et auteurs contemporains : les talents sont aujourd’hui si nombreux, les publications si diverses, qu’il serait impossible d’en rendre compte. Je ne ferai qu’effleurer le vaste univers des mangas, qui mérite un dictionnaire complet. Mais j’espère, au fil des pages, inviter à de belles découvertes ou redécouvertes dans un paysage de la bande dessinée en perpétuelle métamorphose. »Plon 2026, 608 pages, 26,00 euros.

HANDICAP – Le comité Outstanding Books d’IBBY France a choisi douze ouvrages pour l’édition 2027 de la sélection Outstanding Books for Young People with Disabilities d’IBBY. Dans la catégorie « Formats accessibles » : Bon voyage, petite goutte ! d’Anne Crausaz (Les Doigts qui rêvent, 2025) ; Le bruit des syllabes de Jeanne Boyer et Julien Billaudeau. (Benjamins media, 2025) ; Caché ! Cherche l’intrus de Marion Ripley (Les Doigts qui rêvent, 2025) ; Mon herbier des fleurs : devinettes florales, création originale de Mes mains en or.(Mes mains en or, 2024) ; Petit rien & grand tout de Christos Ortiz et Audrey Calleja. (Benjamins media, 2025) ; Tomber amoureux d’Andrée Prigent. (Benjamins médias, 2024). Dans la catégorie « Représentations du handicap » : C’est quoi le handicap ? par les journalistes de Milan presse (Milan jeunesse 2025) ; La journée de Louisa de Lucie Lindemann et Daniela Costa. (Sarbacane, 2025) ; Les oiseaux rares de Marie Colot et Ella Coutance (Actes Sud jeunesse, 2025) ; Satomi et le souffle de vie  de Sissi Briche (Sarbacane, 2024) ;Théodore de Jean-Charles Berthier et Gaia Guarino (Courtes et longues, 2025) ; Trop de bananes de Rémi Courgeon (Milan jeunesse, 2024.

ON VA PATOUILLER – Au Louvre, 8 rue Sainte Anne à Paris, dans le Studio, les samedi 21 et dimanche 22 février 2026, à 11 heures et à 15 heures, ce sera La Fête du dessin avec Hervé Tullet. « Participez à une lecture suivie d’un atelier collectif animé par Hervé Tullet. Au crayon et à la peinture, tracez, superposez, colorez pour créer différentes combinaisons graphiques sur papier. Une fois rassemblées, ces compositions seront accrochées pour constituer une exposition collective et participative éphémère. Tenue d’artiste recommandée. » Durée : 1 heures 30. Gratuit (avec le ticket d’entrée du musée) dans la limite des places disponibles. Ouverture des réservations le jeudi 12 février, à 15 heures. Du lundi 23 février au dimanche 8 mars 2026, tous les après-midis, des ateliers animés par des plasticiennes du musée prolongeront l’expérience pour enrichir l’exposition au fil des jours.

EXPOSITION – Depuis le samedi 7 février et jusqu’au dimanche 21 juin 2026, au musée de l’illustration jeunesse (mij), 26 rue Voltaire à Moulins (Allier), la nouvelle exposition est consacrée à L’Illustre Pinocchio. « Pinocchio, patrimoine culturel italien et traduit dans plus de deux cents langues, est le sujet de la prochaine exposition du mij. »Ses aventures paraissent entre 1881 et 1883 sous la plume de Carlo Lorenzini, dit Collodi, qui y décrit une Toscane de la fin du 19ème siècle, très éloignée de l’adaptation par Walt Disney en 1940. L’histoire de Pinocchio est celle de la transformation d’un morceau de bois, par le maître artisan Geppetto, en pantin d’abord désobéissant et menteur mais qui, à travers une succession de rudes épreuves, va devenir un vrai petit garçon. Et si l’auteur avait été influencé pour ce récit par la bonne dame de Nohant, George Sand ? Etonnant, n’est-ce pas ?! Poussez les portes du musée pour en savoir davantage. Au fil des salles, cette exposition vous invite également à saisir l’étendue des variations artistiques contemporaines sur Pinocchio, donnant à voir autrement les grands moments de ces aventures, depuis l’atelier du menuisier jusqu’à la transformation du pantin en enfant. Les œuvres originales sont signées Lorenzo Mattoti, Martin Jarrie, Tomonori Taniguchi, Nathalie Novi, Quentin Gréban, Isabelle Simler, Gégard DuBois et Carll Cneut, autant de grands noms de l’illustration. » Le site du musée est ici.

ADAPTATION – À partir du samedi 14 février 2026, Okoo et france.tv diffuseront La Quête d’Ewilan, série animée adaptée du premier tome de la trilogie de Pierre Bottero. « Produite par Andarta Pictures, cette mini-série transpose à l’écran un univers de fantasy jeunesse qui s’est imposé comme une référence littéraire en France, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. » La Quête d’Ewilan s’appuie sur le premier volume de la trilogie de Pierre Bottero. Le récit suit Camille, une adolescente de treize ans, projetée accidentellement dans le monde de Gwendalavir. Elle y découvre sa véritable identité, Ewilan, ainsi qu’un don rare appelé le Dessin, capable de donner forme à l’imagination. La série adopte le format de la mini-série, avec huit épisodes de vingt-six minutes, conçus comme un récit continu, ce choix permettant de respecter la progression narrative du roman tout en installant une tension propre au feuilleton.

CADEAU DE NAISSANCE – Dans la Somme, c’est l’album Pas pareil de l’illustratrice Émilie Vast (MeMo, 2021) qui sera offert à chaque nouvelle naissance ou adoption en 2026. Le livre a été choisi par un jury composé de professionnels de la petite enfance, de bibliothécaires et d’élus du Département. Sont également programmé une résidence d’auteur, des journées de formation interprofessionnelles et  un festival à destination des tout-petits de 0 à 6 ans qui réunira parents, bibliothécaires, assistantes maternelles, animateurs.

PRIX – L’International Board on Books for Young People (IBBY) a présenté, le jeudi 29 janvier 2026, la liste des finalistes du Prix Hans Christian Andersen 2026. Parmi ceux-ci, dans la catégorie auteurs et autrices, le français Timothée de Fombelle et, dans la catégorie illustrateurs et illustratrices, l’italienne Beatrice Alemagna.

FORMATION – L’école des loisirs et la médiathèque Françoise Sagan invitent à une journée (gratuite) dédiée à Philippe Corentin le jeudi 19 février 2026. L’inscription en présentiel est close, mais il peut y avoir des désistements. Le distanciel est encore possible. Le lien d’inscription est ici.  Deux interventions,  le matin à partir de 10 heures : Corentin, un auteur renversant, par Yvanne Chenouf, ancienne chercheuse à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), spécialiste de la littérature de jeunesse et commissaire de l’exposition Double Plouf et Patatras, suivi d’une intervention non titrée d’Hélène Valotteau, conservatrice en chef et responsable du pôle jeunesse et patrimoine de la Médiathèque Françoise Sagan. Fin de la matinée : 12 heures 30. En distanciel, la visite guidée de l’exposition prévue l’après-midi sera, de fait, impossible.

LA CONTROVERSE EST CLOSE – Une carte et plusieurs lignes de définition publiées sur Britannica Kids, le site éducatif pour enfants de l’Encyclopaedia Britannica, sont au centre d’une controverse déclenchée par l’association UK Lawyers for Israel (UKLFI), une association de juristes fondée pour soutenir Israël et défendre les droits d’Israël et des Israéliens. Dans un communiqué mis en ligne le dimanche 25 janvier 2026, l’UKLFI affirme avoir écrit à l’Encyclopaedia Britannica pour dénoncer des contenus de Britannica Kids « où Israël est, de fait, effacé de l’histoire, tant sur le plan géographique qu’historique » qu’elle juge « inexacts et trompeurs » en raison d’un « usage anachronique et politisé » de la terminologie, en particulier autour du mot Palestine. Carte et définitions ont, depuis, été corrigées.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au lundi 11 janvier 2027.PARUTION – Paru récemment La nature à hauteur d’enfants : socialisations écologiques et genèse des inégalités, « Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d’éveil et de découvertes. C’est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle « nature » les enfants s’approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s’en saisissent-ils concrètement ? À partir d’une longue enquête de terrain auprès d’élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l’effort en montagne ou le sens de l’observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s’enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés. À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l’auteur révèle les logiques de distinction à l’œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l’intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l’environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d’envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d’un projet émancipateur. » La découverte 2025, 256 pages, 22,00 euros.

CONFÉRENCE – La Société d’Études Diverses (SED) sis à Louviers (Eure) accueille Gérard Gengembre, professeur émérite de l’Université de Caen et spécialiste de la littérature du XIXe siècle, le samedi 7 février, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l’Hôtel de ville de Louviers, pour une conférence à propos d’Hector Malot. « Auteur d’une soixantaine de romans, écrivain fort apprécié de ses contemporains, journaliste de renom, Hector Malot reste connu pour Sans famille, publié en 1878, ce qui lui vaut d’être trop souvent cantonné dans la littérature de jeunesse. Romancier engagé, fidèle en amitié, il a situé plusieurs de ses fictions en Normandie, province que ce natif de la Bouille connaît bien. »

EXPOSITION  – Le Grand OFF de la bande dessinée d’Angoulême (vendredi 30, samedi 31 janvier et 1ier février 2026), c’est fini. Parmi les expositions restant en place, citons Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier qui peut être visité jusqu’au  dimanche 30 août 2026 au Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux. « Rabier, pionnier de la bande dessinée et illustrateur du début du XXᵉ siècle, a créé des personnages animaliers expressifs et influencé des artistes comme Hergé. L’exposition s’adresse aux jeunes publics et aux scolaires, en mettant en lumière la représentation des animaux dans ses dessins, le processus de création, ainsi que ses contributions à la publicité et aux objets dérivés. À travers des thématiques variées (littérature, guerre, campagnes), des encarts biographiques et des espaces ludiques, elle invite à une réflexion artistique et citoyenne. L’équipe de médiation de la Cité mettra en place un ensemble d’activités ludiques et pédagogiques spécifiquement adaptées aux différents publics visés par l’exposition : le jeune public, les groupes scolaires et les familles. » Page dédiée ici.

POUVOIR VENIR EN FRANCE – Des dizaines d’artistes, de chercheurs ou de chercheuses de Gaza attendus en France dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), voit leur arrivée bloquée par les autorités. Parmi les artistes concernés : Hamed Ashour qui, par ses livres, « met la poésie au service des enfants de Gaza », attendu par les éditions Le Port a Jauni, et Neama Hassan, poétesse qui, à Gaza, accompagne des centaines d’enfants à travers l’organisation d’activités artistiques, attendue, pour sa part, avec ses six enfants, par les éditions des Lisières. Le ministère des Affaires étrangères justifie ce blocage par des « conditions particulièrement complexes qui retardent considérablement la sortie des Palestiniens de Gaza ». Marion Slitine, chercheuse et fondatrice du collectif Maan for Gaza qui met en place des résidences pour les artistes gazaouis, a qualifié cette décision d’acte discriminatoire. Certes, concéde-t-elle, » les autorités locales, israéliennes et jordaniennes limitent les sorties, mais d’autres pays, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni ont réussi à en réaliser ». Elle dénonce un obstacle à la « liberté de transmettre, de créer, y compris et surtout en temps de génocide ». EXPOSITION – Le Centre culturel de Bièvre, 39A rue de Bouillon, à Bièvre (Belgique), propose, du vendredi 6 au 22 dimanche 22 février 2026, une exposition Aqua tu rêves rassemblant 26 artistes et 35 œuvres sur le thème de l’eau issus de la collection de la Fondation Battieuw-Schmidt. « Une histoire d’O qui, telle la rivière ondoyante, nous entraine dans les méandres de l’imaginaire, où le papier révèle l’eau. De Kitty Crowter à Jeanne Ashbé, en passant par Anne Brouillard ou Brecht Evens, c’est un voyage dans la littérature jeunesse et la BD, au fil de l’eau, qui est ici proposé, aux petits comme aux grands. »

CORENTIN S’AMUSE AVEC LA FONTAINE – Le mercredi 11 février 2026, à 19 heures, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, dans le cadre de l’exposition Double Plouf et Patatras : 80 artistes s’amusent avec Corentin, intervention d’Yvanne Chenouf titrée Regards croisés : Corentin et La Fontaine. « Les albums de l’auteur-illustrateur Philippe Corentin fourmillent de référence aux fables de Jean de La Fontaine, tant dans le texte que les images. Yvanne Chenouf, commissaire scientifique de l’exposition Double Plouf et Patatras, vous emmène cheminer dans les fables et les albums de Corentin pour retrouver tous les clins d’œil et échos de l’un à l’autre. » Sur réservation au 01 71 27 17 93.

BEN VOYONS – La proposition de loi du député Rassemblement national (RN) de la Nièvre Julien Guibert enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2026, vise à instaurer une classification par âge des ouvrages destinés à la jeunesse et aux adolescents. Extrait de l’article unique de la proposition : « Les personnes concernées par l’obligation de dépôt mentionnées à l’article L. 132-2 [du code du patrimoine] sont tenues de procéder à une classification indicative des ouvrages, sur la base d’une grille d’évaluation qui lui est transmise par l’autorité compétente. Cette classification doit déterminer un âge minimum recommandé pour la lecture ainsi que les principaux motifs justifiant cette recommandation. L’indication de l’âge et des motifs doit figurer de manière visible sur la couverture de l’ouvrage, selon des modalités fixées par décret. » Extrait de l’exposé des motifs : « Il n’est pas question de remplacer le rôle des parents, ni même de restreindre la liberté de lecture des jeunes. L’objectif est d’offrir un outil clair et accessible à ceux, parents, éducateurs ou même lecteurs, souhaitant être accompagnés. Une fois informé, le parent reste bien évidemment le seul décisionnaire pour ses enfants. La raison d’être de cette proposition de loi est de fournir un outil de prise de décision en totale conscience. […] Aux antipodes d’une volonté de moraliser les contenus ou d’uniformiser la création, ce dispositif vise clairement à structurer l’offre de manière claire. Il contribuera à instaurer un climat de confiance dans la chaîne du livre, en renforçant la lisibilité des catalogues éditoriaux et en prouvant la prise de conscience des acteurs du domaine. » Le texte complet de la proposition de loi est ici

REVUE – Le dossier thématique du numéro 27 (2025) de la revue Strenæ : Recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance que publie l’Afreloce est titré Penser la biographie pour la jeunesse : histoire, tendances contemporaines et récits multimodaux. Sous la direction de Marnie Campagnaro et Chiara Malpezzi, il rassemble une dizaine de contributions en français pour une, en anglais pour les autres (avec résumés en français). S’ajoutent trois articles spécifiques (à propos du fonds Marvel Comics de la Bibliothèque nationale de France, des fonds de trois musées scolaires, du jouet commercial dans les années 1940) et six comptes-rendus d’ouvrages. Numéro en accès libre et c’est ici.

EXPOSITION – À La Roche-sur-Yon (Vendée), les médiathèques Benjamin-Rabier, Alain-Sabaud et Léopold-Sédar Senghor accueillent, depuis le mardi 27 janvier et jusqu’au jeudi 28 février 2026, une exposition de planches originales titrée Dans l’univers d’Olivier Tallec. « Depuis une quinzaine d’années, Olivier Tallec s’est imposé comme l’un des auteurs-illustrateurs les plus doués de sa génération. Ses histoires, légères de prime abord, ouvrent la porte à une réflexion plus profonde sur notre époque : l’amitié, la différence ou l’altruisme, mais aussi la mort, le pouvoir, ou la propriété. Il considère en effet que les albums jeunesse doivent faire écho au monde dans lequel les enfants grandissent. » Informations complémentaires ici.

POUR LES PLUS PETITS – Du mardi 3 au samedi 14 février 2025, le réseau des médiathèques de la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis propose Bouquins Calins, un salon destiné aux 0-3 ans. Au programme : des spectacles, des expositions et des ateliers répartis dans l’ensemble des médiathèques. Le document est ici.

FORMATION – S’étant assuré la participation d’Yvanne Chenouf, Michel Lautru et Alain Serres, le SNUipp 57, syndicat de la FSU, organise, le jeudi 5 mars 2026, dans ses locaux, 1 rue du Pré Chaudron à Metz (Moselle), un stage Lire, dire, créer la poésie dans toutes les classes de l’école primaire. Inscriptions ici.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 21 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2025, exposition des illustrations originales de Refuge Mouchette de Inbar Heller Algazi  (Les Fourmis Rouges, 2025). « L’artiste Inbar Heller Algazi nous emmène dans le quotidien loufoque de Lou, un enfant qui a une vie bien surprenante puisqu’il vit dans un refuge à animaux de toutes sortes ! Des loirs qui font du toboggan, des tigres qui grimpent aux rideaux, des crocodiles qu’on doit promener en laisse, des ânes qui fêtent leur anniversaire. Quel tumulte ! Mais comment faire quand on a besoin d’un moment de calme à soi ? Tout ce que Lou voudrait c’est un chat en peluche, une vie normale, en somme. » Site du Musée de Poche ici.

REVUE – Le dossier du  numéro 345 (janvier 2026) de La Revue des livres pour enfants est titré New romance, les ados adorent. « Plus de 7,6 millions de livres vendus en France en 2024, des librairies dédiées qui fleurissent partout, des éditeurs toujours plus nombreux à s’engouffrer dans ce secteur et des autrices stars capables de déplacer les foules : la New Romance bat tous les records. Elle réussit également le tour de force de passionner les jeunes (en particulier les filles), dont on déplore par ailleurs le peu d’appétence pour la lecture. Y compris, parfois, avec des titres qui ne sont pas destinés initialement à ce lectorat. Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de ce succès auprès des ados ? Ce dossier propose un panorama très complet de ce genre éditorial, depuis son émergence jusqu’aux transformations qu’il provoque dans le marché traditionnel du livre, des rencontres, des témoignages et des retours d’expérience de bibliothécaires, d’une éditrice, d’une professeure de français en collège, d’autrices, d’un psychiatre et, bien sûr, de jeunes lectrices. De quoi prendre du recul et mettre en perspective ce phénomène hors norme. » À signaler aussi, dans ce même numéro, un « libre cours » de Nathanaël Laffont consacré à La Semaine des enfants et un  hommage à François Ruy-Vidal signé Viviane Ezratty et Hélène Valloteau. 204 pages, 12,50 euros. Abonnement annuel ici.

PARUTION – Vient de paraitre Histoire de la bande dessinée en France par Benjamin Caraco, docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (université Paris 1/CNRS) et conservateur des bibliothèques à l’université de Caen Normandie. « L’histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu’à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et œuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d’entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d’autres formes graphiques comme la caricature ou l’illustration ? Comment s’est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l’impact de ses supports de diffusion sur l’évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d’auteur et d’autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s’élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ? » La Découverte 2026, 128 pages, 11,00 euros. 

C’EST EN ALLEMAGNE – Depuis le samedi 6 décembre 2025 et jusqu’au dimanche 15 mars 2026, le Klingspor Museum d’Offenbach-sur-le-Main, propose sa soixante-dixième Exposition internationale de livres pour enfants. Comme chaque année, environ 150 nouvelles parutions de nombreux pays ont été sélectionnées. Mais l’anniversaire s est aussi l’occasion de réfléchir au passé et à l’avenir du livre d’images et l’exposition donnera également sera à voir une rétrospective de sept décennies de livres pour enfants. « Que s’est-il passé sur le marché du livre pour enfants, quelles éditions sont aujourd’hui cultes et qu’est-ce qui ne se retrouverait plus aujourd’hui sur les étagères ? Et qu’attend-on le livre pour enfants à l’avenir ? » L’exposition montre comment les thèmes et le langage ont évolué au fil du temps.  « Si, dans les années cinquante, on représentait encore souvent un monde enfantin idéal avec des rôles bien définis, cela change dans le courant des années soixante-dix grâce à des éditeurs novateurs. Les thèmes traités et le langage visuel évoluent alors fortement ». Outre une vaste rétrospective des collections du musée, sont présentées, cette année, plus de quarante  aquarelles et acryliques de l’artiste bulgare Ivan Gantchev. Le site du Klingspor Museum est ici

OCCASION À SAISIR – Christian de Tarlé nous fait une offre : l’intégrale des Fabulettes d’Anne Sylvestre avec une réduction de 50 %. Soit 18 CD pour 263 chansons accompagnés d’un livret de 160 pages pour 30,00 euros pas plus. Page de présentation ici. Offre valable jusqu’à la fin du mois de février.

EXPOSITION – Le Centre André François, lieu-ressource régional sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du samedi 31 janvier au samedi 4 avril 2026, une exposition On est tous des personnages qui met à l’honneur l’illustrateur Rémi Courgeon. « Si on est tous des personnages, certains le sont davantage encore que d’autres, et Rémi Courgeon est de ceux-là : illustrateur, écrivain, peintre, portraitiste, reporter, raconteur d’histoires, animateur de rencontres que les enfants n’oublient pas, et pour couronner le tout, il est un humain, un vrai ! L’exposition qui l’accueille au Centre André François a l’ambition de refléter toutes ses facettes, la virtuosité de son trait, sa capacité à capter la vérité des gens, la beauté de ses palettes chromatiques, la justesse et la force de ses mots. Il nous emmène entre réel et fiction voir des peaux de banane qui dansent, une nature qui vit et des héros du quotidien plus vrais que nature. Comme les arbres qu’il peint, Rémi Courgeon a les pieds bien ancrés dans les profondeurs de la terre et la tête dans le ciel, pleine de rêves. Comme les filles ou les femmes dont il raconte les histoires, il nous fait tenir debout fièrement. » Commissaire de l’exposition : Nathalie Beau. Vernissage : vendredi 13 février, à 18 heures 30.

RÉSIDENCE – L’association Grains de Lire-Les Nomades du Livre accueille avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, un auteur illustrateur ou une autrice illustratrice pour une résidence de création d’une durée de douze semaines, d’avril à juin 2026, aux alentours de Carpentras. Le résident ou la résidente développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, proposées par Grains de Lire. Date limite pour postuler : jeudi 31 janvier 2026. Informations complémentaires ici.

REVUE – Le (très riche) numéro 33 (janvier-mars 2026) des Cahiers de la BD propose, entre autres dossiers, un cahier monographique racontant Marcel Gotlib, un cahier technique documentant le travail de restauration par les éditions Dupuis des premiers « Spïrou » de Franquin et un cahier politique qui revient sur les origines pas forcément bien connue – et pas très jeunesse – des bandes dessinées féministes, notamment aux États-Unis. À noter aussi une page concernant LArdent chevalier de François Craenhals et une autre à propos de Keleck. 148 pages, 13,90 euros.

LANGUE DE BOIS – « Avec Le Petit Prince Parfums (Angel Cosmetics), l’univers poétique du Petit Prince s’incarne dans une nouvelle collaboration olfactive. Cette collection donne naissance à deux parfums, Rosée du matin et Nuit étoilée, pensés comme une expérience sensible avant d’être un simple produit. Bien plus qu’une création parfumée, cette collaboration rend hommage aux valeurs centrales de l’œuvre. L’amour, l’amitié et la beauté de l’invisible sont au codeur de cette approche qui cherche à faire ressentir plutôt qu’à démontrer. Inspirée des symboles emblématiques du livre, chaque senteur invite à un voyage sensoriel délicat. Rosée du matin évoque la tendresse et la douceur de la Rose tandis que Nuit étoilée explore le mystère et la profondeur du ciel et de l’imaginaire. À chaque vaporisation, les parfums réveillent les souvenirs et célèbrent l’innocence. Ils font écho au murmure du Renard et rappellent avec subtilité que l’essentiel est invisible pour les yeux. » En flacons 50 ml et 100 ml bientôt disponibles dans les boutiques Marionnaud.

BOLOGNE (1) – Cinq illustrateurs français ont été choisis pour intégrer le soixantième Exposition des illustrateurs de la prochaine Foire du livre pour la jeunesse de Bologne. Il s’agit de Charline Collette, Cécile Cuny, Marc Majewski, Ophélie Paris et Lucie Penaud qui feront donc partie des 75 artistes sélectionnés pour l’édition 2026 de l’Illustrators Exhibition.

REVUES BD EN EXPOSITION – Du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026, au Lieu Utile, 4 place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), exposition La bande dessinée en revues : un autre regard sur le neuvième art, conçue à partir des ouvrages de Christian Staebler (parus chez PLG) en partenariat avec les revues Papiers Nickelés et Tonnerre de bulles.

PASSATION – Les conseils d’administration de Scènes d’enfance-ASSITEJ France et des Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T.) officialisent une passation concernant la coordination générale de l’événement national du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. « Après onze années, onze éditions marquées par un engagement constant au service de la mise en lumière des écritures dramatiques pour la jeunesse, l’association Scènes d’enfance-ASSITEJ France transmet le suivi et l’animation de l’événement à l’un des co-fondateurs et partenaire Les Écrivaines et Écrivains associés du théâtre (E.A.T.) ».

ACADÉMIE CHARLES CROS – « Depuis 1947, l’Académie Charles Cros œuvre pour la promotion de la production sonore. Si l’on connaît et reconnaît son travail dans les domaines de la musique classique, du jazz et de la chanson francophone, on sait moins que, depuis plus de vingt ans, une commission récompense des productions liées à la parole : romans et nouvelles lus, poésie dite et/ou chantée, documents sonores patrimoniaux ou contemporains, avec une attention particulière à la création originale sortant des sentiers battus. » La remise des coups de cœur 2025 aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 16 heures 30, à la Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris. Pour connaitre les onze productions sonores retenues par la commission jeune public de l’Académie Charles Cros, c’est ici. 

MIEUX CONNAITRE ZAÜ – Sur la chaine YouTube du CRILJ, sous le titre Les couleurs d’un humaniste, mise en ligne, en trois épisodes, d’une longue conversation entre Rolande Causse, écrivaine, et Zaü, illustrateur. C’est ici. Pour mémoire : c’est à Zaü que nous devons l’image illustrant la plaquette-programme de notre récent colloque.

CONFÉRENCE – Christian Bruel, auteur d’albums et d’essais, éditeur, formateur sur les enjeux des albums jeunesse, est l’invité de l’association Lire et faire lire dans le Calvados, le mercredi 28 janvier 2026, à Caen. Il donnera une conférence titrée Jeux et enjeux intimes, sociaux et imaginaires des albums jeunesse. Ce sera à l’’INSPE Normandie, 186 rue de la Délivrande. Ouverture de la conférence : Anne Schneider.

EXPOSITION – Livre Passerelle nous informe de la mise en place, du samedi 31 janvier au mercredi 25 février, au Tiers-lieu 360, 78 rue des Halles à Tours (Indre-et-Loire) de l’exposition Comment ça va ?, « fruit de moments partagés entre des jeunes de la métropole de Tours et Magali Attiogbé, l’autrice illustratrice en résidence avec Livre Passerelle à l’automne 2025. » Vernissage le samedi 31 janvier à 18 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé-Jacobs : du duo au duel, l’histoire d’une amitié créative par Éric Verhoes. « Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ligne claire qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s’inspirait des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d’Hergé mêle aventure et humour. C’est donc l’histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinité. » Casterman 2025, en coédition avec les éditions Moulinsart, 192 pages, 29,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (2) – Face aux mesures restrictives annoncées dans le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, des professionnels du livre lancent une pétition pour alerter l’opinion publique et les parlementaires sur les risques encourus par le secteur. Extrait : « Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques : pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. ; pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices ; pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre ; pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations ; pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements ; et pour nous tous et toutes : moins de choix, moins de liberté, moins d’espaces de rencontre et de débat, moins d’histoires à se raconter, moins de mondes à découvrir, moins d’imaginaires à partager. » Texte complet et liste des signataires ici

À VOIR EN FAMILLE – À l’Usine à gaz, 1 rue César-Soulié 1 à Nyon (Suisse), le samedi 24 janvier 2026, à 17 heures, et le dimanche 25 janvier, à 11 heures, Turlututu !, spectacle de la graphiste Céline Nidegger d’après l’album de Maurice Sendak.  « Jennie est une petite chienne bien nourrie, bien aimée, bien rangée mais qui s’ennuie ferme entre sa gamelle, sa plante verte et son maître. Alors un matin, elle prend son courage et sa valise, claque la porte et s’élance vers le vaste monde. Dans Turlututu !, Céline Nidegger invente une fable lumineuse remplie de chansons et où l’on apprend qu’il faut parfois savoir quitter son confort pour grandir. Marionnettes, poupées et décors colorés se succèdent comme autant de petits mondes à explorer. Sur scène, rires et surprises se mêlent et le public devient complice. Un très joli voyage initiatique où chaque rencontre devient une promesse de découverte et d’amitié. » Dès 7 ans. Page dédiée sur le site du théâtre ici.

EXPOSITION – Depuis le jeudi 15 janvier et jusqu’au samedi 14 février 2026, à la Galerie Hatch, 17 allée Aimé Césaire au Havre (Seine-Maritime), exposition consacrée à Vincent Broquaire. « Dessinateur funambule, Vincent Broquaire peuple les lieux qu’il investit de petits personnages. Tant leur échelle que les gestes qu’ils exécutent leur permettent de travailler l’espace, de bouger les lignes et de déplacer le regard. Avec L’Évasion, paru en janvier 2026 au sein de la collection « Périscope » chez Les Grandes Personnes, c’est dans l’espace du livre que ces personnages se déploient, à travers le projet essentiel et dérisoire qui les anime : s’en échapper, fuir, disparaître. Au gré des pages de l’ouvrage, puis des murs de la galerie, il s’agit pour ces protagonistes récalcitrants d’arpenter, coopérer, rebondir pour aménager des stratagèmes qui leur permettent de quitter cet endroit sans lequel ils n’existeraient pas pourtant, mus par l’espoir collectif de refuser de subir un récit dont ils tirent le fil. […] Les dispositifs de Vincent Broquaire tirent leur puissance de leur simplicité : une certaine évidence, par l’économie de moyens, lorsque pour transformer un endroit en espace il suffit d’une feuille, d’un pli, d’un désir, d’un point, d’une ligne et d’un plan. » Site de la galerie ici.

SIX D’UN COUP – Fabula accueille, sur son site, mises en ligne avec le soutien de l’université de Lausanne, les contributions du colloque Adolescences romanesques : la génération des « Six Compagnons » (1960-1980) qui s’est tenu à l’université de Caen-Normandie INSPE, les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024. « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978) permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » C’est ici.

TOURISME LITTÉRAIRE – Un gîte 4 étoiles inspiré d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll verra le jour en 2026 dans la commune de Vic-sur-Seille (Moselle) : bâtisse du XVIIe siècle, trompe-l’œil, décors narratifs, ambiance de conte de fées, accueil possible de six personnes. « Ce premier gîte sera suivi de deux autres hébergements thématiques, également inspirés des contes, créant ainsi une offre originale et cohérente au sein d’un même site. Moselle Attractivité a accompagné les porteurs de projet sur l’ensemble des volets stratégiques : positionnement, cibles de clientèles, mise en cohérence avec la nouvelle stratégie touristique départementale, valorisation de la destination. » Le projet, d’un investissement total de 103 559,00 euros, bénéficie d’un soutien du Département de la Moselle à hauteur de 29 340,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (1) – Carole Thibault, directrice du Théâtre des Îlets, Centre dramatique national (CDN) de Montluçon, témoigne sur France Culture. « Il y a deux ans,  le département de l’Allier nous a dit : on va vous couper une subvention, alors choisissez laquelle : celle qui vous permet de tourner en zone rurale dans les médiathèques ou celle pour la petite enfance. On a joué à plouf-plouf et c’est tombé sur la seconde. L’année suivante, le département a aussi coupé l’aide qui nous permettait de tourner dans les médiathèques. »

FORMATION – La journée professionnelle de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) se déroulera le jeudi 26 février 2026, de 9 heures à 17 heures. « Où en est-on du rapport des jeunes à la lecture ? La littérature jeunesse est un secteur qui résiste aujourd’hui plus que la littérature adulte mais il ne faudrait pas occulter la précarité des auteurs, ni le paysage politique, idéologique actuel ; la fragilité des maisons d’édition et des librairies indépendantes ; ainsi que la baisse notable de la lecture. La journée abordera ces problématiques et donnera aux participants des outils, des exemples, des modèles pour essaimer des projets dans leurs structures et leurs territoires à travers trois temps forts : le renouveau de la littérature jeunesse, l’état des lieux de l’édition jeunesse,  la médiation du livre. Avec, notamment, la participation de Sophie Van der Linden, Chiara Ramera, Thierry Magnier, Florence Bianchi. Le programme détaillé est ici. Pour s’inscrire, c’est .

EXPOSITION – Du mercredi 21 janvier au samedi 14 mars 2026, à la bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), exposition consacrée à Bernadette Gervais. « Bernadette Gervais, autrice-illustratrice jeunesse, a décliné plusieurs de ses ouvrages dans une installation interactive, ludique et poétique. Autour de ses dessins originaux, le livre se transforme en jeux, en puzzles grands formats, en balançoires ou encore en panneaux mobiles pour dessiner ou colorier. Avec une interrogation constante sur notre environnement – nature, saisons, objets – Bernadette Gervais invite à questionner le processus de la métamorphose. De l’œuf à la chenille, de la chenille au cocon… on regarde, on contemple les transformations de la nature. » Vernissage le mercredi 21 janvier, à 17 heures.

ESPACE GAME – Le Théâtre Tremplin, 7 rue Bon Pasteur à Avignon (Vaucluse),  propose, à partir du samedi 17 janvier 2026, tous les week-ends, de 11 heures à 18 heures, et tous les jours, du 16 février au 1er mars (période de vacances scolaires), une exposition immersive consacré à l’univers de Jules Verne. « Il semblerait que l’esprit de Jules Verne se cache dans ce théâtre. Partez pour une aventure autour du monde à la découverte des inventions les plus surprenantes. Une expérience féerique et ingénieuse où sciences, énigmes et sensations s’entremêlent pour émerveiller petits et grands à travers décors extravagants et installations son et lumière. » Matthieu Tondeur, directeur artistique de l’exposition, explique : « On ne veut pas retracer toute la biographie de Jules Verne mais faire découvrir son univers et donner envie aux visiteurs de s’y intéresser une fois sortis. » Tarif adulte : 14,00 €. Tarif enfants : 10,00 euros enfants. Réservations ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Sur la piste de Blueberry. « À l’occasion des 60 ans de la série culte créée par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, de grands auteurs rendent hommage à Mike Steve Blueberry. C’est ainsi qu’Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont, Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier Taduc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier, Philippe Xavier ont créé chacun une histoire courte ou une illustration. » Dargaud 2025, 128 pages, 21,50 euros.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 9 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2026, à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi à Toulouse (Haute Garonne), mise en place de l’exposition Maintenant le cirque conçue par la Compagnie dirigée par Colline Garcia. « Si nous avons souhaité créer des illustrations de cirque, c’est pour répondre à une nécessité face à ce constat : très peu d’illustrations empruntent les codes du cirque actuel. Bien au contraire, les images du cirque sont empreintes des codes du cirque traditionnel, dans lesquelles la performance, les animaux, les costumes à paillettes, les clowns, les stéréotypes de sexe, occupent une large place. Les dessins uniquement basés sur les codes et images du cirque traditionnel nous confortent certes dans une vision bucolique et folklorique du cirque mais elles participent aussi à reproduire sans cesse une vision en complet décalage avec la création circassienne contemporaine. Dans cette exposition, nous souhaitons présenter une version actualisée du cirque contemporain, dans un univers intemporel et coloré permettant de participer efficacement au renouvellement de l’iconographie circassienne. » Illustrations signées Kamy Dobï, Margaux Othats et Chloé Cassage. Page dédiée ici. Le site de la compagnie est  .

UNE RARETÈ – Gallimard publie, sous étui, Histoire du Petit Mouck de Louis-Ferdinand Céline. « On sait quelle importance revêtaient aux yeux de Céline les contes et lectures de l’enfance. Les aventures du petit Mouck imaginées par l’écrivain, transcrites et illustrées par sa première épouse, Édith Follet, pour leur fille Colette, constituent un document biographique méconnu des lecteurs de Céline. Ce conte oriental inspiré d’un classique allemand reparaît aujourd’hui dans une édition en fac-similé d’après le manuscrit original, présentée par Gaël Richard. » Improvisé oralement par Louis Destouches vers 1923, transcrit et illustré, au jour le jour, par sa mère alors que Colette n’a pas encore quatre ans, le conte était paru une première fois, en 1994, dans Paris-Match. « Fruit des soins et de l’attention portés par le couple à leur fillette, ce livret illustré fut, au dire de Colette, le premier livre  de son père. Conçu en partie pour lui apprendre à lire – d’où sa rédaction partielle en petites capitales –, ce lien de papier et de rêves la rattacha longtemps à ses deux parents, après leur séparation en 1926. » (Gaël Richard). Gallimard/NRF 2026, 56 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – L’auteur, illustrateur et sculpteur Christian Voltz expose ses Trésors minuscules, depuis le samedi 10 janvier et jusqu’au samedi 7 mars 2026, en Belgique, au Centre culturel de Hotton, 55 rue des écoles. « L’exposition présente une galerie de personnages hétéroclites réalisés avec des objets de récupération, ainsi que des céramiques et des gravures. On y découvrira aussi sous forme de panneaux pédagogiques la chronologie de la création d’un livre. L’exposition est enrichie d’un coin lecture, d’un atelier créatif en autonomie à la manière de Christian Voltz , de courts-métrages d’animation et d’un entretien filmé de l’auteur-illustrateur. » Une visiteuse explique : « C’est un univers un peu décalé, donc ça me plaît énormément. C’est des bouquins que j’ai beaucoup lus à mes enfants quand ils étaient plus petits ». Site du Centre culturel ici.

LES GRANDS MOYENS – La librairie indépendante Violette and Co, 52 rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, a été perquisitionnée, le mercredi 7 janvier 2026, dès l’ouverture du magasin, par cinq policiers et un substitut du procureur du parquet de Paris. La gérante témoigne : « Ils nous ont demandé si on avait en stock des exemplaires du livre From the river to the sea. On a dit non. Puis ils ont fouillé la salle jeunesse, sont descendus dans la cave, ont sorti les livres, un par un, pour les contrôler. Ils ont dû ouvrir environ une trentaine de cartons. Ils ont fouillé les rayonnages publics et les espaces réservés aux personnels, la salle de pause. C’était flippant. » Violette and Co explique avoir vendu quelques dizaines d’exemplaire du livre suite à un dépôt spontané de l’éditeur mais n’avoir jamais refait de stock. La police est donc repartie bredouille. « Les policiers nous ont dit plusieurs fois que le livre était interdit et qu’il était illégal de le vendre. Pourtant, il n’y a aucune décision de justice en ce sens. On a vérifié plusieurs fois et ce n’est pas trouvable. On ne commercialise pas de livres interdits. Notre lieu est beaucoup trop important pour qu’on prenne ce genre de risque. » Quand on l’interroge, la Commission de surveillance et de contrôle des publications pour la jeunesse répond avoir émis et transmis au ministère de l’Intérieur, le 14 novembre 2025, un avis négatif. From the river to the sea (Social Bandit Media, 2022) dont le titre reprend un slogan pro-palestinien avéré témoignerait, de fait, selon l’analyse des commissaires, d’un « parti pris historique et idéologique » incompatible avec une mise en vente sur le territoire français. Si le ministère de la Culture a, lui aussi, eu connaissance en novembre de cet avis, il ne sera, curieusement, communiqué aux librairies que le lendemain de la perquisition chez Violette and Co. La librairie parisienne dénonce, en cette affaire, « une dérive autoritaire inédite et préoccupante », spectaculaire et non fondée juridiquement. De son côté, le Syndicat de la librairie française « s’étonne que la justice puisse reprocher à une librairie de vendre un livre dont l’interdiction d’importation n’était connue de personne, pas même de son éditeur. En effet, en dehors de l’avis de cette commission, aucun acte réglementaire formalisant l’interdiction d’importation de ce livre n’est disponible contrairement à ce qu’impose la loi. Cette base juridique inexistante ou fragile soulève donc au moins deux questions : la première sur le fondement d’une telle perquisition, la seconde sur l’impossibilité, pour l’éditeur, de former un recours contre une décision qui n’a pas été formalisée. » L’événement survient dans le contexte d’une vague d’attaques, dans plusieurs villes françaises, contre des librairies soutenant la Palestine.

UN PROGRAMME POUR UN AN – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) diffuse la version papier de son catalogue 2026 : stages, formations à la carte, journées d’études, colloques, rencontres sur site, etc. Le document est disponible en ligne. C’est ici. N’hésitez pas à le télécharger et à le consulter au fil des mois.

JULES VERNE – Sur France Culture, mise en ligne de cinq postcasts Les Mondes de Jules Verne réalisés par Federico Polo Devoto. « Un auteur prolifique dont l’œuvre compte nombre de classiques parmi lesquels Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, ou Voyage au centre de la terre. Cent-vingt ans après sa mort, Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit dans le monde, mais son influence va bien au-delà de la simple littérature. Vulgarisateur scientifique, visionnaire hors norme, Verne a non seulement façonné les imaginaires collectifs, mais il a aussi annoncé l’exploration de l’espace et des abysses avec près d’un siècle d’avance. » C’est ici.

SALON – La vingt-quatrième édition du Festival du livre de jeunesse Occitanie se déroulera, à Saint-Orens de Gameville (Haute-Garonne), les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026. Un programme riche et diversifié à découvrir ici dans sa totalité. Signalons les deux journées professionnelles : la première, le vendredi 23, qui, pour parler poésie, recevra Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Thomas Vinau, Odile Flament (pour les éditions CotCotCot) et Alain Serres (pour les éditions Rue du Monde ; la deuxième, le samedi24 qui,  avec Frédéric Maupomé, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, et Guillaume Lanneau, président de la Saif, abordera la question des  droits d’auteurs et d’autrices. Il est prudent de réserver à cette adresse

AVEC OU SANS ISRAËL – Les organisateurs de la Foire du livre de jeunesse de Bologne (Italie) ont répondu négativement à la demande d’emplacement de l’Israel Institute of Biblical Studies (Institut israélien de littérature hébraïque), organisme financé par les ministères israéliens de la Culture et des Affaires étrangères pour promouvoir la littérature du pays à l’étranger, indiquant qu’une entité d’État officielle israélienne ne sera pas autorisée à exposer sans fournir de justification détaillée publique. Cette exclusion intervient dans un contexte de boycott culturel et éditorial plus large visant des institutions associées à l’État d’Israël ou à des acteurs perçus comme complices de violations des droits humains envers les Palestiniens. Alors que certains acteurs du secteur se félicitent de cette décision, d’autres estiment qu’une exclusion d’un organisme littéraire d’État pourrait limiter les opportunités de dialogue culturel et d’échanges littéraires entre auteurs et lecteurs de différentes régions du monde.

EXPOSITION – La Maison du Père Castor, 253 route Roule Galette à Meuzac (Haute-Vienne) propose, du mardi 13 janvier au samedi 28 février 2026, une exposition Gerda Muller fête ses 100 ans. « À l’approche de l’anniversaire de l’artiste Gerda Muller, la Maison du Père Castor a le plaisir d’exposer ses illustrations originales et ses nombreux albums. Venez découvrir les illustrations de cette célèbre artiste originaire des Pays-Bas, qui a illustré des centaines d’albums jeunesse chez de nombreux éditeurs, et notamment les célèbres albums Marlaguette, Les Bons amis, Sinikka de Finlande (collection « Enfants de la Terre »), Perlette goutte d’eau, ainsi que le jeu Chacun sa province au Père Castor Flammarion Jeunesse. » Le site de la Maison du père Castor est ici.

REVUE – Le dossier du numéro 246 (décembre 2025) de NVL la revue, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, est titré Lisons à haute voix ! Pour qui ? Pour quoi ? « Ce numéro explore la lecture à voix haute qui s’adresse à tous et en tous lieux, pratique qui prend un tel essor qu’elle devient un métier dont parlent deux lecteurs publics. Pratique de la voix aux racines lointaines, dans une poésie originelle, une rythmique qui trouve un nouvel écho passionnant chez les jeunes aujourd’hui. Plongez dans cet univers où chaque mot résonne et où chaque histoire devient une aventure collective, un moment de partage inoubliable. Découvrez comment la lecture à voix haute peut transformer les relations et enrichir les esprits, en rendant la littérature accessible à tous. » 84 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

UN HAPPY MEAL SINON RIEN – McDonald’s France dévoile la douzième collection de son programme Un jouet ou un livre, soit dix-huit histoires imaginées par Agnès Martin-Lugand et illustrées par Marine Gosselin ou Yen Abis. « Conçue comme une véritable porte ouverte sur le monde, cette collection promet des aventures vibrantes, la découverte des merveilles du monde et une envie irrésistible d’explorer la planète page après page. » L’entreprise rappelle que, depuis la première compagne de 2015, 177 millions de livres ont été distribués. La  collection nouvelle, « Un Monde à raconter », permet donc à Colette et Idriss, héros voyageurs de la série, de découvrir dix-huit merveilles du monde, de la Grande Muraille de Chine aux chutes du Niagara, du Colisée aux pyramides de Gizeh, en passant par la forêt Amazonienne ou le Taj Mahal. Cette opération de marketing développé en partenariat avec Hachette Jeunesse et avec la complicité du Centre national du livre (CNL) est, une nouvelle occasion  « de partager un moment de découverte en famille et de donner l’envie d’en apprendre toujours d’avantage sur les merveilles de notre monde. »

PARUTION – Vient de paraitre L’Histoire du journal Bravo ! de Frans Lambeau et Jean Fontaine. « L’histoire du journal Bravo ! n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge. Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre. Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres. Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de six ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire. » Didier Pasamonik précise : « Le magnifique travail de Jean Fontaine et Frans Lambeau donne un fort volume truffé de documents inédits issus des archives d’instruction de la justice belge et de reproductions rares du journal. Cela donne un récit précis et documenté qui montre comment Meuwissen, [le fondateur de l’hebdomadaire], collabora étroitement avec la propagande allemande pour établir un véritable monopole tant éditorial qu’industriel, prenant le contrôle d’imprimeries-clé. » Éditions de l’Èlan 2025, 464 pages, 79,00.

C’EST CADEAU – Comme en 2024, la ville de Cergy (Val d’Oise) a remis, courant décembre, aux 1124 élèves scolarisés en cours préparatoire un album de littérature jeunesse. « Plusieurs études le montrent : il existe un lien étroit entre la maîtrise de la lecture et la réussite scolaire. Pourtant, le constat interroge : les jeunes passent aujourd’hui dix fois plus de temps sur un écran (3 heures 11 en moyenne par jour et jusqu’à 5 heures 10 chez les 16-19 ans) qu’à lire des livres pour leurs loisirs (19 minutes par jour). Et la tendance s’accentue ces dernières années. » Cette année, à Cergy, les livres offerts étaient : Jules et le renard de Joe Todd-Stanton (école des loisirs, 2019) et Un voyage extraordinaire de Philip Waechter (Didier jeunesse, 2024). « Deux ouvrages, sélectionnés en concertation avec l’Éducation nationale, qui abordent des valeurs comme l’amitié, l’entraide, la confiance, la liberté ou le courage. »

EXPOSITION –  Le Centre culturel La Villa, 26 place Guido Gezelle à Ganshoren (Belgique) accueille, du samedi 17 au samedi 31 janvier 2026, en partenariat avec la Fondation Battieuw-Schmidt et la Ligue des familles,  une exposition Frimousses multiples, des histoires à déconstruire, accès sur le portrait.  » Les contes traditionnels pour enfants véhiculent encore des valeurs d’un autre temps où les stéréotypes sont nombreux et participent à les ancrer dans notre imaginaire collectif. Aujourd’hui, il existe des histoires qui représentent toutes les diversités, qu’elles soient culturelles, de genre, de familles ou encore d’handicap. Loin des clichés, elles permettent à chacun.e de se reconnaître et de trouver sa place dans une société plus inclusive. » Vernissage le vendredi 16 janvier, à 19 heures. » L’exposition s’adressant autant aux plus petit.es qu’aux plus grand.es, nous vous proposons le samedi 24 janvier, à 14 heures, une séance d’écoute de podcast pour les adultes et des racontines pour les enfants. » La page dédiée est ici.

AU CINÉMA AUSSI – La série de livres « Monsieur Madame » imaginée par l’auteur britannique Roger Hargreaves va être portée à l’écran. « Le film rendra hommage à l’humour, la personnalité et la convivialité qui ont rendu les personnages originaux emblématiques, tout en invitant un nouveau public à travers le monde à les découvrir de manière audacieuse, cinématographique et contemporaine. » (communiqué de presse de StudioCanal, de Heyday Films et du groupe japonais Sanrio, propriétaire des droits). La série a déjà été adaptée, en films d’animation, pour YouTube, et une nouvelle réalisation est en cours de production pour la télévision. Depuis 1971, plus de 250 millions de livres ont été vendue dans trente pays.

LIRE ENSEMBLE – L’Agence quand les livres relient annonce une rencontre nationale Lire ensemble des albums comme autant de leviers… en salle d’attente de PMI et à la maison, le vendredi 30 janvier 2026, de 9 heures à 17 heures 15, à la Maison de la poésie, passage Molière à Paris, avec les interventions de Claire Courdeau, médecin de PMI (Gironde) et membre du comité de pilotage du projet Dans la salle d’attente… lire ensemble à la PMI, Olivier Duris, psychologue clinicien, docteur en psychopathologie et psychanalyse, hôpital de jour pour enfants André-Boulloche (association Cerep-Phymentin), Sylviane Giampino, psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA), Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil parents-enfants Les Pâtes au Beurre, Aline NGuyen Van Phi, médecin de PMI (Toulouse), Marguerite Prévot, médecin de PMI (Paris 20e) et membre du bureau du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI). Journée animée par les administrateu.rices de l’Agence quand les livres relient Frédéric Boyer (lecteur, formateur, coordinateur de l’association L.I.R.E), Michèle Briziou (présidente) Katy Feinstein (bibliothécaire, spécialiste en littérature de jeunesse et formatrice), Julien Maréchal (directeur de la Petite Bibliothèque Ronde) et Léo Campagne Alavoine, (directrice de l’Agence)ainsi que Charlie Nassar (présidente de l’association (Z)oiseaux livres). Formulaire d’inscription ici.

SORTIE DE CRISE – Deux mois après le clash avec la société Neuvième art plus et l’annulation du Festival international de la bande dessinée de 2026, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe l’ensemble des partenaires publics et privés de l’évènement, a tenu son assemblée générale le vendredi 9 janvier 2026. A été acté le lancement d’un appel à projets permettant de trouver un opérateur pour un contrat de cinq ans, avec possibilité d’une année supplémentaire, le contrat pouvant être dénoncé deux ans avant son terme. Le lauréat, choisi par un jury indépendant, devra proposer une nouvelle dénomination, une marque dont l’ADBDA restera propriétaire. On connaîtra, à la mi-avril, le nom de l’opérateur qui prendra en charge le festival d’Angoulême à compter de 2027. Pour mémoire, le Grand Off de la BD d’Angoulême aura lieu du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026. « Pendant quatre jours, la bande dessinée investira Angoulême à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public pour un moment de partage joyeux et culturel ». Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Les musées, c’est dès la petite enfance ! sous la direction de Sylvie Rayna. « L’ambition de cet ouvrage polyphonique est d’informer et de convaincre afin de garantir, partout, les droits culturels des jeunes enfants et de leurs familles. Pour cela il faut faire connaître les expériences de qualité et les conditions propices à leur déploiement sur les territoires. Les actions précoces d’éveil artistique et culturel sont reconnues dans le rapport de Sophie Marinopoulos comme un moyen d’humanisation, de lutte contre la malnutrition culturelle  et contre les inégalités : les expériences muséales en petite enfance, encore insuffisamment et inégalement développées, contribuent à ce processus. Dans cet ouvrage, les professionnels des musées, des arts et de la petite enfance témoignent de leur travail commun pour proposer des parcours sensibles et significatifs pour les tout-petits comme pour les adultes qui les accompagnent. » érès 2025, 320 pages, 28,00 euros.

POUR LE JEUNE PUBLIC – Le Festival Momix met à l’honneur le spectacle vivant pour les enfants, pour les adolescents et pour leurs  familles. Le programme de la trente-cinquième édition s’articulera autour de l’imaginaire et de nombreuses compagnies internationales viendront  y jouer leurs spectacles : une programmation mêlant théâtre, cirque, musique, danse, marionnettes, théâtre d’objets avec toujours, l’envie d’émerveiller les enfants et de rassembler les générations. Ce sera du mercredi 28 janvier au dimanche 8 février 2026, à Kingersheim et dans toute l’Alsace. « Les soubresauts du monde et les peurs qu’ils génèrent nous parviennent, nombreux et inquiétants. L’époque n’est pas à la stabilité, à la confiance ni à la valorisation d’une pensée complexe. Comment lutter contre des supports de diffusion de l’information qui résument en 30 secondes des sujets qui mériteraient plusieurs heures de débat ? Comment dans ce contexte continuer à accompagner nos enfants vers la bienveillance, l’ouverture aux autres, la constitution de l’esprit critique ? Comment se ménager avec eux des moments de plaisir, d’émerveillement, d’émotion, de réflexion ? Les spectacles à destination du jeune public nous offrent ces moments-là, nous aident à parler avec les plus jeunes du monde dans lequel nous vivons, nous proposent des émotions et de l’évasion. Reflets de la création européenne, les spectacles de l’édition 2026 sauront vous surprendre et vous toucher au cœur. » (Marie Normand, directrice artistique). Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Construire un matrimoine de la BD : créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique sous la direction de Marys Renné Hertiman et Camille de Singly. « Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine. […] L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail Les Bréchoises de 2020 à 2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. »Les Presses du réel 2024, 352 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – Le Centre de la Gravure, 10 rue des Amours à La Louvière (Belgique) propose, du samedi 10 janvier au dimanche 22 mars 2026, une exposition Collectionner l’image : littératures jeunesse et graphique. « Après un premier arrêt à la galerie Les Brasseurs à Liège, l’exposition Collectionner l’image s’installe au Centre de la Gravure, révélant une collection inédite d’œuvres originales issues de la littérature jeunesse et graphique. Initié par les Ateliers du Texte et de l’Image (ATI) avec le soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, ce projet vise à patrimonialiser les images d’auteur·rices illustrateur·rices francophones de Belgique. Près de 200 œuvres, réalisées par plus de quarante artistes, sont réunies pour offrir un regard rare sur la création contemporaine, en dehors de l’objet-livre. Scénographiée par Maud Dallemagne et Benjamin Dupuis, l’exposition invite à explorer la richesse graphique et narrative des originaux, entre esquisses, planches, encres ou techniques mixtes. » Artistes présentés dans l’exposition par un total de cent-cinquante et une œuvres : Martina Aranda, Jeanne Ashbé, Étienne Beck, Mathilde Brosset, Anne Brouillard, Anne Brugni, Geneviève Casterman, Sarah Cheveau, Anne Crahay, Kitty Crowther, Thisou Dartois, Fanny Dreyer, Claude K. Dubois, Peter Elliott, Jean-Luc Englebert, Noémie Favart, Loïc Gaume, Bernadette Gervais, Sara Gréselle, Anne Herbauts, Benoît Jacques, Emile Jadoul, Louis Joos, Valentine Laffitte, Thomas Lavachery, Pascal Lemaitre, Marie Mahler, Vincent Mathy, José Parrondo, Chloe Perarnau, Catherine Pineur, Rascal, Lisbeth Renardy, Françoise Rogier, Mélanie Rutten, Elisa Sartori, Marine Schneider, Emilie Seron, Valfret, Michel Van Zeveren, Giulia Vetri, Aurélie William Levaux, Gaya Wisniewsk. Page dédiée ici.

REVUE – Le numéro 33 de janvier-février-mars 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée aux Marion Fayolle et c’est Cathia Engelbach qui interroge. Côté jeunesse encore, une page consacrée à Blexbolex, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd, six pages à propos de Marie Mirgaine, quelques mots sur Quentin Blake et deux pages évoquant les vingt-cinq ans du musée de l’illustration jeunesse de Moulins. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.

UN CHANGEMENT AU CNLJ – Romain Gaillard, conservateur en chef des bibliothèques, quitte la direction du Centre national de la littérature pour la jeunesse, poste qu’il occupait depuis 2022. Céline Meyer lui succède. « C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends aujourd’hui la responsabilité du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Héritier de La Joie par les livres, le CNLJ est pour moi un lieu vivant de réflexion et de transmission autour de la littérature jeunesse sur l’ensemble du territoire. De la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart aux médiathèques de Plaine Commune, mon parcours s’est construit au contact des livres et de celles et ceux qui les font vivre. La littérature jeunesse ouvre des espaces pour penser le monde, nourrir l’imaginaire, aiguiser la sensibilité et bâtir des références communes. Ensemble, faisons vivre la littérature jeunesse dans toute sa diversité et ses enjeux contemporains. »

À VOIR EN FAMILLE  –  Le mercredi 14 janvier 2026, à 18 heures, le Théâtre de La Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret) propose, en représentation tout public, Fiesta de Gwendoline Soublin (éditions Espaces 34, 2021) dans une mise en scène de Steve Brohon pour le Théâtre des Trois clous. « Depuis toujours, Nono n’a qu’une idée : faire une gigantesque fiesta pour ses dix ans. La liste des invités, les guirlandes colorées, les jeux, la playlist, tout est prêt. Seulement un phénomène inattendu déboule : la tempête Marie-Thérèse. Une ode à l’amitié, la débrouillardise et l’imagination de la jeunesse, pour affronter ensemble un monde qui peu à peu se dérègle. » Avec, pour les neufs rôles, Camille Trophème, Laure Coignard et Nicolas Spina-Ivora. À partir de 7 ans. Réservation ici. Le site du Théâtre des Trois clous est .

PARUTION – Vient de paraitre Du folklore enfantin aux enfants musiciens par Anne Damon-Guillot. « Exploration du rôle des comptines dans l’apprentissage, la transmission et la création, à travers une étude historique et ethnographique. L’auteure analyse la construction du folklore enfantin en France depuis le XIXe siècle et critique les représentations culturelles de l’enfance, offrant une perspective interdisciplinaire sur ces pratiques vivantes mais méconnues. » CTHS 2025, 300 pages, 32,00 euros.

PARUTION – Vient de paraitre  En quête d’un grand peut-être – tome 2 : a-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom et Nathan Lévêque. « Un nouveau livre de référence pour les passionné·es de littérature ado. Les ados lisent-iels encore de la littérature ado ? Passent-iels plus de temps sur TikTok ? Doit-on censurer la Dark Romance ? Et le manga ? C’est quoi un roman ado, au fait ? L’Éducation nationale promeut-elle assez la lecture, et celle pour la jeunesse ? Ce sont autant de questions auxquelles Tom et Nathan Lévêque essaient de répondre dans ce nouveau livre, cinq ans après En quête d’un grand peut-être : guide de littérature ado (vendu à 10 000 exemplaires). À nouveau, les deux auteurs spécialistes de la littérature ado vous proposent de partir, carte et lampe torche à la main, à l’exploration de ce paysage littéraire : dates et chiffres clés, incontournables, portraits, analyses de ses grands genres et de ses grandes thématiques, pressions politiques et questions sociétales qui la traversent. Ce livre de référence vous donnera les outils pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que les autres ! Préface de Sophie Van der Linden, édition par Clémentine Beauvais. Avec des articles de Lucie Kosmala, Florie Maurin, Jeanne Seignol, (Jeannot se Livre) Zoé Spartacus et Lydie Tabarin. Et onze nouvelles inédites de Marie Alhinho et Nine Gorman, Mickaël Brun-Arnaud, Christelle Dabos, Yasmine Djebel, Nell Gallais, Clara Héraut, Aylin Manço, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Marie Pavlenko et Esmé Planchon. » éditions Du Grand Peut-Être 2025, 240 pages, 18,50 euros.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 26 novembre 2025 et jusqu’au samedi 17 janvier 2026, exposition Georges le collectionneur désordonné avec les illustrations originales de Pauline Ferrand et les créations variées d’artistes complices inspirées de l’album publié chez Grasset. « Georges adore observer la répétition des choses. Il n’est pas très à l’aise avec les gens, mais il aime collectionner toutes sortes d’objets. Partage son quotidien atypique et découvre ses passions, aux noms plus rigolos les uns que les autres. Tiens, d’ailleurs, sais-tu ce qu’est un conspersiophile, un légufrulabélophile, un calcéologiste, un bolophile ou un capéophile ? Eh bien, Georges est tout cela, et même plus encore. » Site du musée ici.

UN ÉVÈNEMENT NATIONAL – Les dixièmes Nuits de la lecture que pilote le Centre national du livre (CNL) se tiendront du mercredi 21 janvier au dimanche 25 janvier 2026 autour du thème Villes et campagnes. « La vision des relations ville-campagne qui a majoritairement prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle, opposant classiquement territoires urbains et territoires ruraux, a été la source d’inspiration de nombreux romans et d’œuvres littéraires, dans tous les genres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie. Sous sa forme disparue, contemporaine, futuriste ou fantasmée, la ville, inspiratrice et muse, nourrit l’imaginaire littéraire et artistique, ainsi que les études sociologiques et géographiques urbaines. Véritable motif littéraire au XIXe siècle, la ville est ce lieu de tous les possibles, ou de toutes les angoisses, propice à la réflexion morale et sociale. » Le site qui dit tout est ici. Pour inscrire un événement, c’est .

ON VOUS LE DIT – Le Salon Beige et le Centre européen de recherches en sciences humaines et religieuses (CERSH) annoncent « le projet le plus important de leur histoire, Les Enfants de France [qui] marquera un tournant dans la protection de tous les enfants de France contre le mal de l’idéologie radicale de la gauche. » Pour mémoire : le Salon beige est un blog d’actualité catholique traditionnaliste créé en France en 2004 qui s’oppose à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, au mariage homosexuel et à la théorie du genre. Classé dans le top 10 des sites complotistes français les plus visités, il est pointé par le journal Le Monde comme diffusant régulièrement de fausses informations.

PARUTION – Vient de paraitre Gotlib, une vie en Bandessinées par Julien Solé et Arnaud Le Gouëfflec. « C’est une histoire de génie, d’amour, de déconnade, de folie douce et de modestie : comment Marcel est-il devenu Gotlib ? C’est l’histoire de l’homme caché derrière l’artiste, à moins que ce soit l’inverse. Un homme avec ses fêlures, son énergie, sa résilience, son talent et la découverte du super-pouvoir de l’Umour. De son destin d’enfant caché pendant la guerre à la création de Fluide Glacial, de ses premières amours à la « Rubrique-à-Brac », des années Pilote et de sa rencontre avec Goscinny à l’aventure de L’Écho des Savanes, de la création de Gai-Luron à celle de Hamster Jovial, la vie du maestro comme si vous y étiez ou presque, discrètement posé sur son épaule façon coccinelle. » Fluide Glacial 2025, 88 pages, 20,00 euros.

THE CAT IN THE HAT – Dans les archives de la bibliothèque Geisel Library de l’université de Californie à San Diego, a été récemment retrouvé un manuscrit de Dr. Seuss, intitulé Sing the 50 United States !, accompagné d’un croquis de couverture et d’annotations d’illustration et de direction artistique. Le texte de Theodor Seuss Geisel (1904-1991) que publie Penguin Random House paraitra le mardi 2 juin 2026, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Il s’agira bien de l’édition d’un travail abouti et non d’un fragment inachevé que Penguin Random House aurait eu à finaliser. L’illustrateur Tom Brannon devra toutefois compléter les images, dans la veine propre à Theodor Seuss Geisel. Le livre qui met en scène le célèbre chat chapeauté accompagné de deux little cats invitera les jeunes lecteurs à nommer les cinquante États américains à travers des rimes colorées et ludiques fidèles au style de Dr. Seuss. Un tirage initial de 500 000 exemplaires est envisagé et une carte des États-Unis ornera la jaquette. Outre ce tirage, un programme annexe de distribution est annoncé en collaboration avec l’organisation First Book et des exemplaires du livre seront remis gratuitement à des élèves de tous les États dans un sac à dos contenant également des fournitures scolaires et d’autres titres de Dr. Seuss. Pour mémoire : en 2021, six albums  signés Theodor Seuss Geisel ont été retirés de la vente par Dr. Seuss Enterprises, pour cause de racisme.

PARUTION – Paru il y a quelques années Pouvoirs de la lecture : de Platon au livre électronique de Peter Szendy. « Lorsque je lis, une voix en moi m’intime de lire, tandis qu’une autre s’exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs que l’on rencontre notamment chez Platon. Lire, c’est habiter cette scène qui, même lorsqu’elle est intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d’obéissance, bref, de toute une micropolitique de la distribution des voix. […] Cette archéologie du lire dialogue avec nombre de théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s’attache aussi à ausculter, d’aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai. » La Découverte 2022, 200 pages, 20,00 euros.

ILLUSTRER LE GRAND PARIS – « La Société des grands projets annonce l’ouverture du deuxième appel à candidatures du programme Illustrer le Grand Paris, conçu pour intégrer des œuvres illustrées monumentales sur les quais du futur réseau Grand Paris Express. Cette commande artistique se déploie en lien étroit avec les territoires traversés et vise à offrir aux voyageurs une expérience sensible et renouvelée du réseau métropolitain. Mené en partenariat avec le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), l’Institut français et le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce programme invite des illustratrices et illustrateurs professionnels à proposer une œuvre originale. L’appel à candidatures s’adresse à des professionnels exerçant dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du graphisme. » Le dépôt des dossiers est possible jusqu’au vendredi 6 mars 2026 inclus. L’ensemble des modalités pratiques, critères d’éligibilité et étapes de sélection est accessible à à cette adresse.

MIYAZAKI – Le magazine Le 1 publie un hors-série XL titré Miyazaki et l’art de Ghibli qui « propose d’explorer les multiples facettes de l’art de Ghibli, de la découverte de ses influences, puisées dans la culture nippone et l’observation de la nature, jusqu’aux secrets de fabrication des ateliers d’animation. Histoire de retrouver, le temps de quelques dessins bien humains, la beauté du monde et de nos vies. » En bonus, une affiche géante donnant à voir Kiiki la petite sorcière. En kiosque, 7,90 euros.

EXPOSITION – Au café associatif Le PasSage, 8 place Fontaine Couverte, à Romans sur Isère (Drôme), du dimanche 4 au vendredi 30 janvier 2026, exposition d’illustrations de Valérie Dumas. “Entre peinture et illustration, c’est un cheminement artistique qui dure depuis 1998 et ça me paraît incroyable. Née en 1964 à Saint-Etienne, j’ai toujours dessiné. C’est aux alentours de la trentaine que je me suis lancée, en me lâchant des deux mains, pour vivre de mon art. Ce fut tout d’abord la peinture, exclusivement, avant l’ouverture vers l’illustration qui s’est faite grâce à la création de livres d’artistes, souvent en collaboration avec Jean-Pierre Blanpain, artiste aux multiples talents qui est devenu mon mari. De ces livres, souvent confidentiels, en passant par des salons professionnels et les rencontres avec des éditeurs, ce cheminement a aussi permis de sauter le pas vers la littérature jeunesse […] Depuis plus de deux ans la peinture a cédé la place aux crayons de couleurs. Le plaisir incroyable du dessin sans doute.  Je n’ai pas encore détaillé tous les ressorts de ce bouleversement. » Inauguration le 4 janvier, à 11 heures 30.

UN CONTE CÉLÈBRE – À La Filature, à Mulhouse (Haut-Rhin), 20 allée Nathan Katz, les vendredi 9 et dimanche 11 janvier 2025, ultimes représentations françaises de Hansel et Gretel, conte théâtral en trois tableaux mis en musique par Engelbert Humperdinck. Livret : Adelheid Wette. « Traditionnellement présenté à Noël sur les scènes allemandes, ce conte musical inspiré par l’une des histoires les plus célèbres des frères Grimm enchante petits et grands outre-Rhin depuis plus d’un siècle. Engelbert Humperdinck y déploie avec un sens inné du merveilleux une partition à la fois opulente et subtile, où d’authentiques chansons populaires croisent des leitmotive wagnériens et de magnifiques envolées lyriques. Présenté devant un public virtuel durant l’hiver 2020, le spectacle mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau renonce au folklore de la maison en pain d’épices pour renouer avec l’esprit de cruauté du conte original, incarné ici par une sorcière pleine de surprises. Un regard renouvelé porté sur un grand classique confié au chef Christoph Koncz. » En allemand avec surtitres en français et en allemand. Page dédiée ici, sur le site de La Filature.

PARUTION – Vient de paraitre, en édition limitée, le toms 1 de l’intégrale Spirou et Fantasio par Franquin. « Les premiers récits du Spirou de Franquin vous réservent encore bien des émotions. Car vous pourrez dorénavant les lire dans cette exceptionnelle version inédite, restaurée depuis les planches originales. Les histoires parues dans les albums L’héritage, Radar le robot et Quatre aventures de Spirou et Fantasio, longtemps disponibles dans une version en partie décalquée et reprise de films très abîmés, se dévoilent ainsi dans une version fidèle au dessin de Franquin. Ces récits mythiques sont également présentés dans leur découpage d’origine, pensé pour le journal Spirou, avec nombre de strips et de cases laissés de côté lors de l’édition en album. Cerise sur le calot : cette intégrale 1946-1950 est complétée par un grand dossier riche en informations et illustrations inédites, revenant sur les débuts de Franquin, l’un des géants du 9e art. » Dupuis 2025, 336 pages, 55,00 euros..

                                           ( Image empruntée à Laure Monloubou )

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FAUT-IL Y ALLER ? – Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris, du vendredi 30 janvier au dimanche 5 avril 2026, Potted Potter, parodie pas vraiment officiel par Dan et Jeff. « Oublie les longues nuits passées à relire toute la saga, Potted Potter fait le boulot en soixante-dix minutes chrono. Sur scène, deux comédiens complètement déchaînés revisitent l’univers d’Harry Potter en une avalanche de gags, de costumes et de chansons qui restent dans la tête. Oui, tu auras droit à un dragon cracheur de feu, à un véritable match de Quidditch et à tous les personnages emblématiques, du Survivant jusqu’à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même sans connaître la différence entre un Horcruxe et un Poufsouffle, Potted Potter vous fera rire aux éclats. Un divertissement familial brillant, à savourer dès six ans jusqu’à l’âge de Dumbledore (qui, lui, est très très vieux). » La page pour réserver, c’est ici.

FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique), propose, le mardi 13 janvier 2026 de 9 heures 30 à 16 heures 30, une journée professionnelle  en compagnie du magazine Baïka, guide culturel pour les enfants de 8 à 12 ans sur le thème des pays du monde et de leurs cultures. Le matin : présentation générale de la presse jeunesse par Noémie Monier, rédactrice en chef de la revue et autrice. L’après-midi : atelier « une de presse » avec Lola Oberson, directrice artistique de la revue graphiste et illustratrice. La présentation du matin sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube du CLJBxl. Informations complémentaires ici.

FROM SUISSE – Vient de paraitre, publiée par l’Institut suisse Jeunesse et Média, Ricochet et les indispensables, plaquette qui rassemble 160 ouvrages remarquables pour les enfants et les jeunes de 1 à 15 ans. « Les quelques 160 livres présentés dans les pages de cette brochure ont tous été publiés entre 2021 et 2025. Chaque titre fait l’objet d’une notice qui comprend les informations bibliographiques, des mots-clés et une recension (souvent extraite de Ricochet ou alors rédigée pour l’occasion). Nous avons opté pour un classement par âge-cible puis par nom d’auteur·rice. » Occasion « de trembler, rire, rêver, apprendre, contempler, jouer, imaginer, nous questionner, nous indigner ou nous émerveiller. » Pour commander, c’est ici.

D’APRÈS  HOFFMANN – À la Scène musicale, sis à l’Île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après seize représentations triomphales, en décembre, à l’Opéra Nice Côte d’Azur, reprise, du mercredi 7 au dimanche 11 janvier 2026, de Casse-Noisette, célébrissime ballet de Tchaïkovski, pour petits et grands. « Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération. » Réservation ici.

SCOOP – Fort du succès des deux « musées à jouer » parisiens créés par l’école des loisirs, l’un dans ses locaux, en 2023, l’autre dans le quartier Bastille, en 2025, Louis Delas, entreprenant président directeur général, envisage – pourquoi pas – la création à Bordeaux d’une troisième Maison des histoires. À Paris, « certains résultats dépassent nos prévisions. C’est très encourageant et on s’est donné quelques mois pour transformer l’essai, avec évidemment le projet d’aller plus loin et d’ouvrir d’autres lieux. »

PEUT MIEUX FAIRE – Sarah Ghelam dont le mémoire de recherche s’intéresse à la Représentation des personnages enfantins non blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020 a lu attentivement la sélection annuelle 2025 du Centre national de la littérature pour la jeunesse paru récemment et elle a relevé, sur les cent-cinquante-neuf titres de la sélection, les quatre albums suivants mettant en scène des personnages d’enfants non blancs : Comment Aidan est devenu un grand frère de Kyle Lukoff (Cambourakis), Robin préfère sa robe de Camille Floue (Thierry Magnier), Le Grand Livre des petites choses de  Sophie Vissière (hélium), Dans le cœur de Momoko : une enfance japonaise de Kotimi (Rue du monde). C’est, précise Sarah Ghelam, un album de plus qu’en 2024. Il y en avait eu huit en 2021. « Malgré la nette augmentation de personnages d’enfants non blancs en littérature jeunesse, et après une très légère progression en termes de représentativité, cette sélection semble reprendre la route de la blanchité. »

UNE LANGUE DE PLUS – Grâce au travail minutieux d’Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction de l’université de Montréal, Le Petit Prince est désormais traduit en en innu-aimun, langue des Innus du Québec et du Labrador. Beaucoup de mots dans Le Petit Prince n’existent pas en innu-aimun, dont rose, astéroïde et baobab. Selon Yvette Mollen, son projet a consisté à inventer des passerelles entre deux univers, en créant de nouveaux mots et en demandant aux aînés qu’ils soient entrés dans le dictionnaire. « Apprendre une langue, c’est apprendre à voir. À nommer autrement une étoile, une plante, un pays. À sentir la relation au territoire. À dire la tendresse pour une fleur, pour un renard, pour un enfant, tout cela dans nos mots. C’est à ça que sert ce livre chez nous. »

BANNED BOOKS – La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner un recours déposé par des habitants du comté rural de Llano (Texas) qui contestent le retrait de dix-sept ouvrages des bibliothèques publiques locales. En laissant intacte une décision de justice locale, elle valide de facto une interprétation restrictive du droit à l’information garanti par le Premier Amendement de la constitution étasunienne qui protège notamment la liberté d’expression et d’accès à l’information. Dans son arrêt, la cour a estimé que les usagers des bibliothèques publiques ne disposent pas d’un droit constitutionnel à accéder à des livres spécifiques. Le juge Stuart Kyle Duncan a notamment déclaré que personne n’interdit des livres en les retirant d’une bibliothèque publique, rappelant que les lecteurs peuvent se procurer les ouvrages ailleurs, en ligne ou en librairie. Depuis 2021, PEN America a recensé près de 23 000 cas d’interdictions ou de restrictions dans quarante-cinq états et plus de quatre-cents-cinquante districts scolaires. Les livres concernés vont de romans contemporains destinés aux adolescents à des œuvres classiques, souvent ciblés pour leurs thématiques plutôt que pour des violations clairement établies de la loi. Parmi ces livres également : In the Night Kitchen (Cuisine de nuit), album publié en 1970 par Maurice Sendak.

PARUTION – Vient de paraitre Bob de Moor : la Ligne Claire d’Hergé par Gilles Ratier. « Ayant bénéficié de nombreuses sources et de l’accès aux archives de la famille De Moor, des photos et documents provenant des Studios Hergé et des agendas de Bob De Moor, Gilles Ratier nous fait revivre plusieurs décennies de l’âge d’or de la BD, la collaboration de Bob avec Hergé, son apport essentiel aux aventures de Tintin, son œuvre personnelle conséquente (« Barelli », « Cori », « Tric », « Oncle Zigomar »), et ses apports à des séries majeures de la BD comme « Lefranc » et « Blake et Mortimer ». Les confidences de Bob De Moor qui a été le plus fidèle et le plus indispensable collaborateur et ami d’Hergé éclairent d’un regard inédit la vie au sein des Studios Hergé et la personnalité du père de Tintin. […] Pas moins de 600 illustrations, dessins rares, planches de BD, et photos inédites. » BD Must 2025, 320 pages, 99,00 euros.

REVUE – Le numéro 2, volume 19 (2025) de la revue Relief, revue électronique de littérature française publié par Radboud University Press, dirigé par Arnaud Genon et Régine Battiston, est titré  Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse. « Longtemps marginalisée, la littérature de jeunesse est aujourd’hui reconnue comme un champ culturel et artistique à part entière. En parallèle de la revalorisation de l’autobiographie, elle va progressivement emprunter les codes des écritures du moi – narration à la première personne, faux journaux intimes, récits de vie fictionnalisés – pour explorer la construction de soi et l’expérience adolescente. Si le pacte autobiographique y reste rare, ces formes fictionnalisées favorisent l’identification et la réflexion éthique du jeune lecteur. Les auteurs y traitent de  sujets  sensibles  tout  en  préservant  leur  public.  Ainsi,  la  littérature  de  jeunesse  devient  un  espace  d’expéri-mentation où s’articulent recherche d’authenticité, transposition du vécu et mise en fiction du je. » Le PDF du numéro fait 166 pages et il est ici.

DANSE CLASSIQUE – Au Théâtre Mogador, 25 Rue de Mogador à Paris, depuis le samedi 15 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 8 mars 2026, Mon premier ballet : La Belle au bois dormant. « Inspiré du chef-d’œuvre de Tchaïkovski et du conte de Charles Perrault, ce ballet propose une version accessible et captivante de cette histoire intemporelle, spécialement conçue pour initier le jeune public à la magie de la danse classique. Pensé pour émerveiller petits et grands, La Belle au Bois Dormant conserve toute la richesse et la poésie du ballet original, avec une narration subtile qui guide les spectateurs à travers l’histoire. Aux côtés de la princesse Aurore et du Prince, les célèbres fées bienveillantes joueront un rôle essentiel, mais l’ombre de Carabosse viendra troubler la féerie. Ce personnage emblématique, incarné par Karl Paquette, ex-danseur étoile à l’Opéra national de Paris, apportera toute la tension dramatique à ce récit de malédiction et de renaissance. » Pour réserver, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Samivel de Sophie Cuenot avec une riche iconographie rassemblée par Catherine Cuenot. « Très tôt, Samivel (1907-1992) fut un lanceur d’alerte et, à travers toute son œuvre, il a célébré les montagnes tout en appelant à les protéger, sous peine de tout perdre, y compris nos propres chances de survie. Dessins, aquarelles, films, romans, photographies, il fut curieux de tout et généreux de son art. » Samivel doit sa présence ici aux albums qu’il dédia aux enfants, chez Delagrave ou Flammarion, tels que Brun l’Ours, Les malheurs d’Ysengrin, Goupil, Pantagruel, Merlin Merlot, Le joueur de flute de Hamelin et quelques autres. Il écrivit et illustra, pour la « Bibliothèque verte« , Monsieur Dumollet sur le Mont-Blanc. Éditions Paulsen 2025, 240 pages, 56,00 euros.

MONDIALISATION COMMERCIALE – S’associant à Alibris, détaillant chinois de l’ultra fast-fashion en ligne, connu pour ses offres de vêtements de mauvaise qualité vendus à des tarifs défiant toute concurrence, se lance sur le marché américain du livre avec plus de 100 000 ouvrages d’occasion référencés, dont de nombreux manuels scolaires, particulièrement onéreux outre-Atlantique. Le communiqué de presse assure que cette nouvelle catégorie d’articles « répond à une demande des acheteurs. Le client type de Shein lit entre un et trois livres par mois. Ce n’est pas une mode, c’est un mode de vie. Nous sommes heureux de venir nourrir cet amour de la lecture et de la connaissance en faisant équipe avec Alibris pour offrir de nombreux livres à notre clientèle, pour la première fois. » (George Chang, directeur de Shein Marketplace).

PARUTION –  Vient de paraitre Libraires dans le monde de Jean-Yves Mollier et Patricia Sorel. « De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les cinquante  kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l’incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme essentiels par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vente et de promotion du livre, riches d’une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s’adaptant aux mutations de l’édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies, historiques et contemporaines, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel. » ‎Citadelles & Mazenod 2025, 304 pages, 69,00 euros.

DISPARITIONS – Quatre disparitions récentes d’auteurs ou d’illustrateurs avec, sauf erreur, l’indication de leur dernier ouvrage publié en français avec mention de la date de parution : Harrie Geelen, le samedi 30 août (Victor au zoo, Albin Michel, 2021), Jutta Bauer, le mercredi 10 septembre (Dans sa maison, un grand cerf, école des  loisirs, 2014),  Helme Heine, le jeudi 20 novembre (Trois amis, Gallimard, 1985), Franck Pé, le samedi 29 novembre (La Bête, Dupuis, 2023).

C’EST À AMIENS – Joseph Pinchon, père du personnage de Bécassine, mort à Paris Joseph en 1953, est enterré au cimetière Saint-Acheul d’Amiens, sa ville de naissance, où sa tombe est à l’état d’abandon. Fin octobre 2025, Louis Vasselle, président de l’association de sauvegarde du patrimoine sépulcral (ASPS) a lancé un appel aux dons pour restaurer la tombe. La ville d’Amiens a voté une contribution de 2000,00 euros et le Département a promis 500 euros. Les chèques de particulier arrivent, mais il faudra un peu plus de 25 000 euros au total pour remettre en état la sépulture. « La pierre tombale présente de grosses fissures par endroits, les vases sont tombés et surtout rien n’indique qu’il s’agit de la dernière demeure de celui qui a dessiné ce personnage de bonne bretonne émigrée à Paris, apparu pour la première fois en 1905 dans La Semaine de Suzette, un hebdomadaire pour les jeunes filles de bonnes familles. » L’illustrateur repose dans le caveau familial aux côtés de ses aïeux et de son épouse. Pour que les travaux soient entrepris, l’accord de la famille des défunts etait nécessaire et  Pierre-Louis Vasselle a contacté des cousins éloignés qui ont accepté de signer une décharge  autorisant les travaux de réfection dont la première tranche pourrait, sauf imprévu, démarrer début 2026. Une plaque mise en place au cimetière avant la Toussaint informe désormais les visiteurs de l’opération en cours. L’association espère, sauf imprévu, pouvoir démarrer la première tranche de travaux début 2026.

ALICE ENCORE – L’autrice, compositrice, chanteuse et actrice américaine Sabrina Carpenter, adepte jusqu’ici, principalement, de Walt Disney Television et de Netflix, a été choisi par Universal Pictures pour interpréter le rôle-titre d’une comédie musicale adaptée d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. La blonde pop star de 26 ans sera également productrice du film aux côtés de Marc Platt (Wicked, La La Land). À la réalisation : la scénariste, dramaturge, actrice et chanteuse américaine Lorene Scafaria.

PAS TOUCHE – On peut voir sur YouTube, cumulant près de 600 000 visionnements, une courte parodie trash de Paddington dans laquelle l’ourson est mis en scène en narcotrafiquant dépenaillé, consommateur de « cocaïne 100 % péruvienne, biologique, biodynamique et catastrophique. » Cette séquence qui provient de l’émission satirique britannique Spitting Image (Portraits cachés) n’est pas du goût des héritiers de Michael Bond, créateur de l’ours maladroit en 1958, ni de StudioCanal, filiale de Canal+, propriété de Vincent Bolloré, propriétaire des droits du personnage depuis 2016. Plainte a été déposée devant la Haute Cour de justice d’Angleterre pour violation des droits d’auteur et des droits de conception. Pour contextualiser les enjeux, rappelons que, au départ héros d’une série de livres pour enfants, Paddington est aujourd’hui partout. Décliné en peluches, sur des pulls, des mugs, dans une publicité de Noël pour Marks & Spencer il y a quelques années, dans les Happy Meals de McDo, dans le jeu Paddington Run, en eau de Cologne. Des cartes postales issues d’un partenariat entre l’Unicef et Vivendi ont permis à l’ONG de récolter sept millions de livres, et l’ours a même « joué » avec la reine pour célébrer son jubilé en 2022.

LA PART DE L’ART – En 1979, le magazine Beaux Arts avait publié un hors-série Le Musée imaginaire de Tintin, catalogue d’une exposition du même nom présentée durant l’été au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. La revue Tintin c’est l’aventure réédite l’ouvrage désormais épuisé en partenariat avec le magazine Géo. « Quelles sont les œuvres d’art qui ont inspiré Hergé ? Tintin est-il devenu lui-même une icône digne de figurer dans les musées ou de faire flamber les prix dans les ventes aux enchères ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce hors-série de la revue Tintin c’est l’aventure, qui revisite l’exposition exceptionnelle organisée en 1979 autour d’une soixantaine d’objets d’art emblématiques de l’œuvre d’Hergé : fétiche arumbaya, homme léopard, momies incas, masques africains. Ce hors-série interroge ainsi les rapports d’Hergé (et de Tintin) avec l’art : après avoir trouvé l’inspiration dans les musées, Hergé y est entré à son tour, puisqu’un musée lui est consacré depuis 2009. Hergé fut aussi amateur d’art et collectionneur, et l’intrigue de son dernier album inachevé, l’Alphart, se déroule dans le milieu de l’art. » Prisma 2025, 114 pages, 16,99 euros.

C’EST BIENTÔT NOËL (23) – Dans Big business, court-métrage de 1929, Laurel et Hardy vendent des arbres de Noël au mois d’août. Quoique colorisé, le film est correctement restauré et l’escalade du rire est toujours au rendez-vous. On peut vérifier ici.

FIN DE PARTIE – Pendant quarante ans, l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) a omis de prélever les cotisations vieillesse de près de 190 000 ayants droit potentiels. Reconnaissant le scandale que beaucoup d’artistes (dont de nombreux écrivains) dénonçaient depuis des années, l’Assemblée nationale avait voté, début novembre, pour une « clarification du dialogue social et pour l’organisation d’élections professionnelles pour les artistes-auteurs au sein de leur régime de sécurité sociale. » Le mercredi 3 décembre 2025, elle a adopté l’article 5 du projet de loi réformant la gouvernance de la protection sociale des artistes-auteurs, malgré un lobbying insistant des fondateurs de l’Agessa. Le rétablissement des élections professionnelles au sein de la future instance de gouvernance constitue l’un des acquis majeurs du vote.

C’EST BIENTÔT NOËL (22) – Le bel ouvrage Alice au Pays des Merveilles à travers l’œuvre de Yayoi Kusama, c’est pour les déjà un peu grands qui connaissent et apprécient l’œuvre originale de l’écrivain. « Cent-soixante ans après sa parution, le classique de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, est revisité par la Japonaise Yayoi Kusama, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, à travers des illustrations psychédéliques et oniriques. Avec son langage visuel unique et sa fascination pour l’infini, Kusama sublime l’imaginaire de Lewis Carroll en ajoutant une nouvelle dimension, contemporaine et introspective. L’univers d’Alice et l’œuvre de Yayoi Kusama partagent une vision audacieuse, imaginative et profondément artistique. Ils dialoguent, se superposent, se mélangent et s’accordent parfaitement dans une explosion de couleurs et de ronds : l’art et la littérature sont des portails vers des mondes où tout devient possible. » Yayoi Kusama atteinte d’une maladie mentale hallucinogène depuis ses dix ans dialogue ici graphiquement avec la petite fille créée par Carroll dont elle partage les mêmes inclinaisons fantasques. « Je suis la Alice des temps modernes » déclare volontiers l’artiste. Le texte, quant à lui, reprend la traduction de Jacques Papy de 1961. Éditions du Chêne 2025, 192 pages, 29,90 euros.

PARUTION – Vient de paraitre, après un premier volume, Le Meilleur du cinéma pour les enfants : les films à montrer aux 3-6 ans, un deuxième ouvrage, Le Meilleur du cinéma pour les enfants: les films incontournables à montrer aux plus grands à partir de 7 ans, par Benshi. « À cet âge, la cinéphilie se construit : les enfants sont capables de découvrir la filmographie d’un réalisateur, de faire des liens entre les films, et d’affiner leur regard sur une histoire, des aspects de mise en scène, etc. C’est également un âge où l’on partage avec ses parents le plaisir de découvrir des films pour les grands. » Le Seuil jeunesse 2025, 248 pages, 21,00 euros.

SCHTROUMPFISSIME – Le Parisien Aujourd’hui en France publie un hors-série Schtroumpf alors ! numéro 4 de sa collection « Histoire de BD ». « On a tous un Schtroumpf en nous ! De l’idée griffonnée sur un coin de table à un véritable phénomène mondial, les Schtroumpfs sont devenus des icônes de la pop culture adorées par les petits comme par les grands et leurs aventures éclairent indirectement des sujets toujours actuels : mieux vivre ensemble, tolérer la différence, lutter contre l’injustice ou respecter la nature. Dans ce hors-série exceptionnel, plongez dans la grande aventure des Schtroumpfs : décryptage, cases cultes, nostalgie, planches, crayonnés méconnus, redécouvrez l’histoire de ces héros XXL de la BD et de Peyo leur génial dessinateur. Un numéro à la fois nostalgique et passionnant, pour replonger dans soixante-cinq ans d’aventures bleues. » Aujourd’hui en France 2025, 100 pages, 12,95 euros.C’EST BIENTÔT NOËL (21) – Les amateurs d’heroic fantasy ont aussi droit à des livres sous le sapin. Tous, notamment les plus jeunes, n’ont peut-être pas encore eu l’opportunité de lire Pierre Bottero. Après les intégrales « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan » que Rageot a publié en 2023 et 2024, l’éditeur met en rayons, cette année, sa troisième trilogie « Ellana : Le pacte des Marchombres » qui rassemble en un élégant volume de 1168 pages Ellana (paru initialement en octobre 2006), Ellana : l’envol (paru en avril 2008) et Ellana : la prophétie (paru en octobre 2008). Préface de cette réédition : Christelle Dabos, autrice de la saga « La Passe-miroir » (Gallimard, 2013-2019). Quatrième de couverture : « Recueillie par le peuple des Petits, une fillette grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des Marchombres, maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Au terme de son apprentissage, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre, tandis que de redoutables mercenaires du Chaos la traquent. Elle croise alors la route d’Ewilan Gil’Sayan, de Salim et Edwin, et fait de leur combat le sien. » 39,90 euros, dans toutes les bonnes librairies. Pierre Bottero, disparu prématurément en 2009, à 45 ans, dans un stupide accident de moto, était un ami.

PARUTION – Vient de paraitre Il était une fois Marie Colmont, l’autre muse du Père Castor par Catherine Formet-Jourde. « Oui, un enfant d’aujourd’hui à qui l’on lit Michka, n’a pas, quoi qu’en grognonnent les tristes sires, besoin de sous-titres. C’est la force des grands textes : parce qu’ils sont éternels, l’enfant comprend qu’impérieuse et maussade, ça ne doit pas être la joie à la maison, que dans le verbe cheminer, il y a chemin, et que lorsqu’on embrasse quelque chose d’un coup d’œil, c’est forcément qu’il y a, dans le seul fait de le regarder, un élan plus profond ; comme un baiser. Non seulement les grands textes ne vieillissent pas, mais ils n’en finissent jamais de nous instruire et, donc, de nous rajeunir. […] Marie Colmont, puisque c’est elle notre championne, élève les enfants jusqu’au ciel avec des mots choisis, polis et sertis dans des histoires aussi simples que subtiles. » (extrait de la préface signée Anne Gavalda). Association des amis du Père Castor 2025, 80 pages, 17,00 euros.

PRIX – Le prix BD jeunesse Ville de Saint-Malo /Quai des Bulles 2025 est attribué à Jefferson (Gallimard, 2025), adaptation par Antoine Ronzon du roman de Jean-Claude Mourlevat. Le jury était composé de 339 lecteurs et lectrices âgé·es de 9 à 11 ans, soit seize classes de CM1 et CM2  examinant les cinq titres en compétition. Dotation pour l’auteur : 1200,00 euros.

C’EST BIENTÖT NOËL (20) – À papa-maman, en cassant sa tirelire ou en se cotissant entre frères et sœurs, on pourra offrir Lewis Carroll : Alice suivi de La Chasse au Snark, récemment paru en Pléiade, en édition bilingue, dans une traduction nouvelle de Philippe Jaworski et illustrée par Lewis Carroll, Henry Holiday et John Tenniel. Le volume contient : Aventures d’Alice sous terre, Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, Le Frelon emperruqué, La Chasse au Snark. La Pléiade 2025, 1024 pages, 207 pages, 64,00 euros.

PRIX – Le Prix Marie Volle, créé par Christian et Nathalie Volle, en mémoire de leur fille Marie, décédée en 2005, et décerné, à compter de cette année, par l’Académie française, « distingue un ouvrage littéraire pour la jeunesse, susceptible de développer l’imagination, les connaissances ou le goût de la lecture chez les enfants et adolescents. » La première lauréate est Agnès Desarthe, pour Les Téléphonistes anonymes (Gallimard jeunesse, 2024). « Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n’ai pas les vêtements qu’il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n’ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d’élève de cinquième frappée d’invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s’est fait confisquer son portable, et il a l’air de croire que je peux l’aider. » Prochaine attribution du prix en 2026, pour des ouvrages publiés en 2025. La date limite de candidature est fixée au mardi 20 janvier 2026.

REVUE – Le numéro 102 (décembre 2025) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse bénéficie d’une couverture illustrée par Emmanuelle Houdart qui évoque le temps des cadeaux. L’illustratrice livre, à l’intérieur du magazine, huit secrets d’atelier. Sinon, de très, très nombreuses propositions de lecture et une quinzaine d’articles dont certains rendent compte de rencontres avec Charlotte Gastaut, Audrey Poussier, Jean-Baptiste Drouot, Guillaume Duprat, Hervé Tullet, Anne-Fleur Multon ou Camille Romanetto. On peut s’abonner ici ou se rendre dans une librairie Sorcières pour, en plus de faire ses derniers achats. obtenir gratuitement le numéro.

C’EST BIENTÔT NOËL (19) – Passer le temps des fêtes devant la télévision n’est pas, à coup sûr, la meilleure perspective. Cela peut pourtant être l’occasion de revoir quelques (plus ou moins) bons films. Pas trop d’Harry Potter et un seul Star Wars, un bon paquet de films Disney, onze films d’Hayao Miyazaki, sur France 4, et quelques autres perles comme Kirikou et la sorcière (Gulli, le 19), Fanfan la tulipe (Arte, le 23) ou West Side Story (6ter, le 20). Citer également, en lien avec la littérature jeunesse, Jumanji (France 2, le 20), Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne (France 2, le 24), Shrek (TF1, le 25), Le bon gros géant (France 2, le 25), Peau d’âne (France 5, le 19). Manque ici, si le cœur vous en dit, une grosse poignée d’autres titres, plus ou moins regardables. Est-ce qu’il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Bien sûr, sur TF1, mais c’est trop tard  puisque c’était le mardi 16.

ELLE S’APPELLE CORNEBIDOUILLE – Le Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient  à Paris, présente, du dimanche 21 au dimanche 28 décembre 2025 (le 21 à 17 heures, les 22, 23, 26 et 28 à 15 heures et le 27 à 14 heures 30), Cornebidouille adapté des albums de Pierre Bertrand et Magali Bonniol publiés à l’école des loisirs. « Cornebidouille vous surveille. Alors gare aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, sinon la sorcière Cornebidouille viendra leur faire changer d’avis. Pierre, lui, n’a pas peur d’elle mais sera-t-il assez intelligent pour déjouer ses sorts ? Les enfants seront-ils assez courageux pour aider Pierre. Et son Papa arrivera-t-il enfin à lui faire manger ses soupes ? » Le spectacle adopte la forme d’un conte théâtral et musical où l’histoire du jeune Pierre confronté à la sorcière Cornebidouille  est narrée sur un rythme dynamique. La mise en scène associe chant, narration et jeu d’acteurs pour créer un univers immersif où les enfants sont invités à participer. Les comédiens sollicitent activement le public, notamment lors des moments où les spectateurs doivent aider Pierre à déjouer les tours de la célèbre sorcière. Ce dispositif interactif contribue à rendre chaque représentation vivante et adaptée à une sortie culturelle familiale. » Billetterie ici.

SAUPOUDRAGE – Depuis la mi-novembre et d’ici le 20 décembre 2025, le Centre national du livre (CNL) adressera gratuitement à deux cent cinquante centres de loisirs répartis dans huit régions, les cinquante livres jeunesse d’une sélection destinée aux 6/11 ans établie par Raphaële Botte et Sophie Van der Linden comme une sorte de bibliothèque idéale. « Pensé comme un véritable espace de découverte, ce corpus est accompagné d’un livret pédagogique détaillé, proposant des repères de médiation, des conseils pour la lecture à voix haute, des idées d’activités collectives et des pistes d’appropriation adaptées au cadre non scolaire des centres de loisirs. […] Grâce à une mise à disposition durable des ouvrages dans les structures participantes, les livres ont vocation à s’inscrire dans le quotidien des équipes d’animation et des enfants, contribuant à l’ancrage d’une véritable culture du livre au sein des territoires, notamment ruraux. »

PRIX – Camille Anssel est le lauréat de la sixième édition du Prix du premier roman jeunesse,  organisé par Gallimard jeunesse en partenariat avec Télérama et RTL, pour son ouvrage Cercle de ronces. Le livre est, of course, d’ores et déjà disponible. « Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. »

SOLIDARITÉ – Bisan Nateel est une écrivaine et artiste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Née en 1996, diplômée d’une licence de psychologie de l’université Al-Azhar de Gaza, témoin de la guerre par ses écrits et ses photographies, elle survit sur place au gré des déplacements forcés. Elle a publié plusieurs livres destinés à la jeunesse, ainsi qu’un journal intime témoignant de l’impact de la guerre sur la vie (Memory of the Assault, 2025) et un ouvrage documentaire (How Do We Reassemble the Story? Children of the Sea in Gaza, 2025), qui témoigne de la manière dont les enfants cherchent un nouveau sens à la vie en pleine guerre. Malgré le conflit, elle poursuit son travail auprès des plus jeunes gazaouis, avec le Tamer Institute for Community Education, et anime pour les enfants déplacés des ateliers de création littéraire et d’écriture. Aujourd’hui, épuisée et accablée par la situation à Gaza, Bisan Nateel souhaite suivre le master Littératures d’enfance et de jeunesse de l’université d’Artois, pour renforcer sa connaissance de la littérature jeunesse et ses pratiques littéraire et artistique. « Écrire pour les enfants est devenu pour Bisan un acte visant à protéger l’enfance face à la guerre et un moyen de préserver la mémoire au travers des histoires transmises de génération en génération. » Pour financer ce projet, il faut réunir 30000,00 euros, somme couvrant le montant de la bourse (pour deux années d’études) ainsi que « les frais de déplacement, de logement, de vie, dans un contexte où toute aide est vitale, immédiate et concrète. » Pour plus d’informations et pour contribuer au financement du projet, il faut se rendre ici.

AFFAIRE À SUIVRE – Le court film d’animation réalisé, pour cette fin d’année, par Illogic Studios, à la demande du groupe Intermarché et de l’agence publicitaire Romance, cumule, au 16 décembre, six cents millions de vues avec une prévision raisonnable d’un milliard dans les prochains jours. L’histoire de ce loup mal aimé qui parvient à se réconcilier avec les animaux de la forêt en leur concoctant divers plats végétariens a séduit petits et grands, clients ou pas de l’enseigne. Thierry Dedieu, auteur de Un Noël pour le loup (Le Seuil jeunesse, 2017) trouve, lui, que le film ressemble bigrement à son album et que ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. « C’est exactement mon livre, sauf que, dans mon histoire, tout ne finit pas bien. Je n’ai pas d’annonceur pour m’y obliger. Je suis auteur de livres pour enfants avec une certaine éthique et on ne se rachète pas une réputation avec une tarte aux poireaux. Chez moi, à la fin, personne ne vient au dîner, le loup reste seul à la table et il se dit qu’il fera une nouvelle tentative l’année suivante. » L’auteur-illustrateur ajoute : « Je suis remonté comme une pendule et je n’ai pas envie de me laisser faire. Ce n’est pas possible. Je leur donne une porte de sortie : je me propose de faire un film avec eux, comme auteur. » L’agence Romance se défend de tout plagiat.

C’EST BIENTÖT NOËL (18) – Juste un livre de coloriages comme cadeau ? Tant qu’à être radin, choisir Petits coloriages pour préparer ton avenir de Guillaume Meurice, Karim Cherifi et Philippe Laumont.  À colorier donc, seul ou en famille  – les crayons de couleurs n’étant pas fournis – : « des planches pleines de joie et d’espoir : inégalités, travail, environnement, écologie. »  La préface est signée Aymeric Lompret. « Avant de pourrir ce beau livre avec tes couleurs dégueulasses, sache que Guillaume Meurice reverse l’intégralité de ses revenus de droits d’auteur au Secours populaire français, permettant ainsi à des enfants privés de vacances de s’évader, pour de vrai. » Une réserve toutefois : il semblerait bien que le graphiste ayant travaillé sur le projet ait usé à divers moments d’outils d’IA et ce n’est pas bien du tout. Fakir éditions 2025, 60 pages, 10,00 euros.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 20 décembre 2025, à 10 heures, à la Maison Pour Tous Jules-Vallès, 61 rue Louis-Pasteur à Villejuif (Val-de-Marne), Vous voulez rire ? d’après l’album de Christian Volz (Le Rouergue, 2006) par la compagnie Les frères Duchoc (celle-là même qui avait, il y a quelques années, décliné une proposition de collaboration émanant du Cirque du Soleil). « Dans un castelet fabriqué en planches de récupération, deux marionnettistes s’affairent à faire vivre un bestiaire fabriqué de bric et de broc, de tôle et de bois. C’est là, au milieu des ces objets, que chaque espèce animale va enfin accéder à une large tribune pour plaider sa cause. Le constat est sans appel. L’asticot se trouve trop petit, les mouches trop sales, le loup trop célèbre, la baleine trop grosse, l’homme a peur de la mort et la mort a peur du vide. Bref, personne n’est content et l’herbe semble décidément toujours plus verte dans le pré du voisin. » Tout public à partir de 3 ans. C’est gratuit. Réservation au 01 86 93 33 70.

PAUL-JACQUES BONZON – Les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024, l’université de Caen-Normandie INSPE accueillait le colloque intitulé Adolescences romanesques. La génération des Six Compagnons (1960-1980). « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978), permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » Textes réunis par Christiane Connan-Pintado, Stéphanie Lemarchand et Anne Schneider, mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne. L’ensemble des quinze contributions est ici, en accès libre, sur Fabula.

PRATIQUES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – À la Petite Bibliothèque Ronde, 3 rue de Bretagne, à Clamart (Hauts-de-Seine), le jeudi 18 décembre 2025, de 10 heures à 12 heures, conférence La Petite Bibliothèque Ronde : 60 ans d’histoire(s). « En 2025, La Petite Bibliothèque Ronde célèbre ses 60 ans. Pour l’occasion, l’équipe se réunit pour raconter l’histoire de ce lieu historique et l’évolution de ses pratiques au fil du temps. Et comme les pratiques d’hier racontent celles d’aujourd’hui, nous évoquerons l’art et la manière de concevoir des projets qui mettent en lumière la littérature de jeunesse et ceux qui la font. » Accès gratuit sur inscription. Le formulaire est ici.

REVUE – Le numéro 58 des Cahiers Robinson de novembre 2025, Science-fiction et littérature de jeunesse (1980-2020), vient de paraitre. « Province des littératures de l’imaginaire, la science-fiction apparaît d’emblée comme cross age, n’ayant pas pour vocation première d’instruire ou d’éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d’une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n’avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d’une parole multiplement vive et critique, où s’éveillent les anticipations et où se révèle un « usage » pédagogique de la SF, comme il y a un « usage » du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C’est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d’écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l’histoire d’une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d’entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des œuvres offertes/ouvertes. » Sous la direction d’Isabelle-Rachel Casta et Cédric Hannedouche, le numéro rassemble quatorze articles documentant la question. Artois Presses Université 2025, 234 pages, 18,00 euros. Pour acheter, utiliser de préférence ce bon de commande. Le site des Cahiers Robinson est ici.

UNE ADAPTATION BLUFFANTE – Le Théâtre de Carouge (Suisse), propose, depuis le jeudi 18 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram (Suisse toujours) où le spectacle a été créé en 2001, Les bijoux de la Castafiore d’après Hergé. Mise en scène : Christaine Suter et Dominique Catton avec la complicité de Jean Liermier pour cette reprise. « Respectant à la lettre l’intrigue et l’esthétique d’Hergé, Christiane Suter et Dominique Catton réussissent l’exploit de donner chair aux planches mythiques. Chaque détail compte. Chaque personnage surgit, plus vrai que nature. Conservant le trait du dessinateur belge et son univers graphique, ils signent une mise en scène d’une ingéniosité remarquable, aidé en cela par l’impressionnante scénographie de Gilles Lambert. L’effet est saisissant. Sur scène, les cases et les bulles semblent défiler. Les gestes volontairement cartoonesques accentuent encore l’illusion. On se retrouve projeté à Moulinsart en un battement de cils. » À partir de 7 ans. Le spectacle est complet mais on peut tenter sa chance en téléphonant au théâtre. Le site est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (17) – Les Ogres de Barback ont, au fil des ans, publié cinq albums de chansons pour les jeunes oreilles. Ils ont aussi beaucoup circulé avec leur chapiteau, pour faire vivre Pittocha. Vient de paraitre Les Ogres de Barback se laisse croquer, recueil de douze chansons adaptées en bandes dessinées. « Nombre de chansons des Ogres s’apparentant à de petites histoires, souvent porteuses d’un propos, véhicules de valeurs, elles pouvaient complètement se prêter à l’exercice de la mise en images. Il était, dès lors, extrêmement excitant de les confier à des dessinateurs/rices qui, après avoir choisi les morceaux qu’ils/elles souhaitaient mettre en cases, se les sont appropriés pour en livrer leurs visions. Et ces dessinatrices et dessinateurs ont mis tout leur talent au service de ce qui s’apparente pour les Ogres – comme pour celles et ceux qui les suivent depuis si longtemps – bien plus qu’à un livre : un formidable cadeau. » Irfan 2025, 64 pages, 19,90 euros.

PRIX – Lisa L’Heureux reçoit le Prix EAT jeunesse pour Parmi les monstres (Les Cygnes). « C’est l’histoire de Billie. Un jour, le grand frère de Billie dit que Billie est un monstre. Il le répète plusieurs fois. Tellement de fois que Billie commence à avoir peur d’être un monstre. En voulant fuir cette peur, et sa peur de l’eau et du savon, Billie se fait avaler par le drain du bain. Billie arrive là où il n’est plus possible de tomber, là où vivent les vrais monstres. C’est alors que l’aventure de Billie commence, où Billie rencontrera d’autres monstres, ira à la rencontre de l’Autre et surtout de soi. » Remise le mardi 16 décembre 2025, à 19 heures, au Théâtre de l’Opprimé, 78 rue du Charolais à Paris. Mise en lecture avec les comédien.nes Missou Salmon-Sans, Julie Berkovicz et Romain Recoura.

COMME À LA TÉLÉ – France Télévisions diffusera, le dimanche 14 décembre, à 18 heures 50, sur France 4, une adaptation par l’Opéra national du Rhin de l’album Les Trois brigands de Tomi Ungerer. « L’Opéra national du Rhin met en scène ce conte de Tomi Ungerer sous la forme d’un livre animé, intégrant les traits saillants des illustrations de l’ouvrage, tout en conjuguant plusieurs modes d’expression et de narration théâtrales : textes parlés, chantés, chorégraphies, théâtre d’ombres et d’objets. » Musique : Didier Puntos. Livret : Gilles Rico. Mise en scène : Jean-Philippe Guilois et Gilles Rico. Captation : Nathan Benisty. Le programme est aussi disponible sur la plateforme france.tv.

À VOIR EN FAMILLE – Du jeudi 18 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, le Théâtre des Amandiers, 7 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), propose, dans sa grande salle, Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat. « Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres. Rompu à l’art du conte, Joël Pommerat s’attachait jusqu’à présent à en déjouer le merveilleux. Dans Cendrillon, il renversait les clichés pour nous confronter aux terreurs de l’enfance. Avec Les Petites Filles modernes, il prend le contre-pied et plonge sans réserve dans le magique et le surnaturel, seuls véritables remparts face aux épreuves que traversent ses deux jeunes héroïnes. […] Pour cette nouvelle incursion au cœur de l’adolescence et de ses tumultes, Pommerat imagine un théâtre roman où les événements se racontent en même temps qu’ils se vivent. Dans son univers en clair-obscur, les peurs et les cauchemars se déploient dans des espaces noirs et quasi-vides, à la lueur de vidéos hypnotiques. Une déambulation dans la construction de soi envoûtante et sans leçon de morale. » Spectacle tout public à partir de 12 ans. Réservation plus que conseillée. C’est ici.

LIVRES ANIMÉS – En Italie, à Turin, la fondation Tancredi di Barolo et le MUSLI (Musée des écoles et des livres pour enfants) se dotent d’un nouvel espace dédié aux livres animés et interactifs intitulé pop-app museum, premier musée de ce type dans le monde. L’exposition inaugurale Sempre allegri, bambini (Toujours joyeux, les enfants) qui rend hommage à Lothar Meggendorfer (1847-1925), illustrateur allemand de près de deux cents livres pour la jeunesse, notamment de livres à système, se tient, du vendredi 12 décembre 2025 au dimanche 28 juin 2026, au Palazzo Barolo, 7/A via delle Orfane, à Turin. L’exposition permanente sera, quant à elle, achevée pour la fin de l’année 2026. Page dédiée ici.

UN PRIX ANNULÉ – Boa, roman d’Anne-Sophie Jacques (Dalva, 2025) doit être retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande impérieuse de la direction académique du département. « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité) apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. […] Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les inspecteurs de l’Éducation nationale. » (courrier aux chefs d’établissement de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot). Pascale Leroy, présidente de l’association Désirs de livres qui pilote le prix réagit : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. » En outre, pour la présidente de Désir de livres, la modification demandée du fonctionnement du prix, [l’obligation d’une validation des choix de livres par les services académiques] est inacceptable et largement rejetée par les équipes. […] L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre. » Anne-Sophie Jacques, autrice du livre retiré, exprime son dépit : « J’ai d’abord été triste pour Désir de livres. L’association avait fait un choix qui a été retoqué et je pense que ça a plongé l’équipe dans un gouffre d’incompréhension. […] Je me faisais à l’avance une joie de rencontrer les douze classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. » L’édition 2025-2026  du Prix littéraire Anne Ténès est annulée et l’avenir est incertain.

C’EST BIENTÔT NOËL (16) – Depuis des décennies, chaque année, la rédaction de Spirou concocte un numéro spécial Noël très attendu. On n’est pas pour rien le dernier illustré pour enfants (et pour plus grands aussi) vendu en maison de la presse, en sus du Journal de Mickey. Sous une illustration de couverture signée Aurélie Guardino (qui donne à voir un Père Noël, renommé Pépère Noël, qui, dans un profond fauteuil, se rêve retraité), le numéro 4573-4574 du mercredi 3 décembre 2025 accumule strips et histoires complètes sentant bon la fête et le sapin, la complicité et la bonne humeur. Il y a même un conte tout en mots de deux pages écrit par Carine Barth. « Passez un Noël tranquille avec Spirou. Plus de quatre-vingt auteurs et autrices se succèdent dans ce numéro double d’anthologie. » En kiosque tout le mois de décembre. 100 pages, 4,50 euros.

PRIX – La Fédération Wallonie-Bruxelles a dévoilé les noms des neuf lauréats du prix Espiègles. Le prix de littérature de jeunesse (d’une valeur de 10 000 euros) a été attribué à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions, 2024), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.

EXPOSITION – Du samedi 13 décembre 2025 au dimanche 1er mars 2026, au château d’Ardelay, rue des Ménestrels, Les Herbiers (Vendée), mise en place d’une exposition Claude Ponti au pays de l’enfance. « Voir les armées de poussins de Claude Ponti investir l’écrin du château d’Ardelay, c’est assister à une joyeuse métamorphose du lieu. Entre ces murs chargés d’histoire, leurs farandoles malicieuses bousculent les repères, éveillent la curiosité et réenchantent chaque recoin. Cette rencontre entre patrimoine et imaginaire crée une parenthèse poétique qui invite petits et grands à s’émerveiller et à rêver ensemble […] Ponti parle de l’enfance avec profondeur. C’est une exposition assez universelle pour tous ceux qui gardent leur âme d’enfant. » (Christophe Hogard, maire des Herbiers). Quarante-et-une planches en quatre sections, dans une scénographie conçue pour l’occasion : les personnages phares, les monstres, les paysages, les habitations. La programmation qui accompagne l’exposition est ici.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 26 de la revue Strenæ que publie l’AFRELOCE est consacré aux albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970. Dirigé par Sungyup Lee avec la collaboration de Cécile Boulaire, il offre quatre articles très documentés signés Sungyup Lee, Jieun Kim et Carine Devillon. Parmi les compléments, neuf compte-rendus d’ouvrages professionnels parus plus ou moins récemment. Pour lire, c’est en ligne ici.

PRESQUE VRAI – La comédie musicale Paddington actuellement jouée au Savoy Theatre de Londres (et jusqu’en octobre 2026) remporte un franc succès. L’une des raisons, en plus de la qualité des chansons et de la chorégraphie, est le bluffant effet de réel du personnage principal. En effet, alors que l’habitude est de représenter l’ourson par une marionnette ou par un acteur déguisé, le choix a été fait d’une tenue d’un nouveau genre, « adorable, confortable et bourrée de technologie ». C’est ainsi que, sur scène, l’actrice de petite taille Arti Shah porte le costume tandis qu’un autre acteur, James Hameed, prête sa voix en coulisses tout en contrôlant les mimiques faciales de Paddington à distance. « Ce que l’on est parvenu à faire n’a jamais été fait auparavant », se félicite Sonia Friedman, productrice du spectacle.

FÉLICITATIONS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Nous sommes heureux.ses de vous annoncer les noms des douze lauréat.es sélectionné.es pour le Voyage à Bologne 2026.  Il s’agit de  Camille Alessandroni,  Morgane Bellec,  Julia Coffre, Camille Gobourg, Alexandra Lafitte, Virginie Morgand, Fantine Isis, Anna Puklus,  Emma Schnellbach et Yves Viallard. »

C’EST BIENTÔT NOËL (15) – Pour leur douzième édition, les festivités de Noël du château de Chambord (Loir-et-Cher) seront royales. Nommées sobrement Noël à Chambord, elles se déploient du samedi 29 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026 déclinant, tout en lumière et panache, le thème Au pays des contes et de la magie. Mobilisation de talents tels l’École nationale des fleuristes de Paris, le Lycée horticole de Blois, le Centre interprofessionnel de formation d’apprentis (CFA) de Blois ou la chocolaterie blésoise Max Vauché. L’illustrateur Benjamin Lacombe  sera au cœur de l’exposition Les Contes enchantés – visible jusqu’au dimanche 1ier mars 2026 – qu’il a conçue en sélectionnant soixante-quinze illustrations extraites des albums consacrés aux contes d’Andersen dans la collection qu’il supervise chez Albin Michel (La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, La Reine des neiges, La Princesse aux petits pois, Poucette et Les Cygnes sauvages). Un espace supplémentaire est dédié à La Belle et la Bête réécrit par Cécile Roumiguière d’après Gabrielle-Suzanne de Villeneuve que Benjamin Lacombe a imagé en choisissant le château de Chambord comme décor. Pour connaitre les autres châtelaines propositions, il faut aller ici.

REVUE – Le numéro 344 (décembre 2025) de La Revue des livres pour enfants est consacré à la traditionnelle sélection annuelle du CNLJ. « C’est entendu, les enfants ont besoin de livres pour grandir. Mais il n’est pas toujours facile de les choisir : chaque année, près de 10 000 livres pour enfants paraissent en France. Pour vous y aider, nous vous proposons la sélection annuelle  de La Revue des livres pour enfants : une sélection des meilleurs titres publiés dans l’année, soit 1 000 nouveautés commentées pour tous les âges et dans tous les genres : Albums, Contes, Poésie, Théâtre, Romans, Bandes dessinées, Documentaires, Livres à écouter, Cinéma, Applis & jeux vidéo, magazines pour enfants, ouvrages de référence. Vous trouverez aussi nos sélections de titres venus du Québec, d’Afrique, du Monde arabe, de l’océan Indien et de la Caraïbe. Illustration de couverture : Renaud Dillies. Le supplément Flash propose les 100 livres de l’année préférés de la rédaction. Cette mini sélection peut être commandée par lots. CNLJ 2025, 12,50 euros.

D’APRÈS ANDERSEN – Le Théâtre national de Chaillot, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre à Paris, présente, du vendredi 12 au samedi 20 décembre 2025, Le Vilain Petit Canard, version chorégraphique d’un conte célèbre. « C’est l’histoire d’un petit canard rejeté pour sa différence mais qui finira par trouver sa plus grande richesse : lui-même. Venez (re)découvrir ce récit initiatique tendre et lucide à l’adresse des plus jeunes, inspiré du conte classique d’Andersen, mis en musique par Étienne Daho, chorégraphié et dansé par Raphaëlle Delaunay, interprété par Arnaud Valois et mis en scène par Sandra Gaudin. » Dès six ans. Billetterie ici.

TEMPS DE GUERRE – Le Centre for Book Cultures and Publishing de l’Université de Reading (Grande Bretagne), organise, le jeudi 11 décembre 2025, à 18 heures (heure française), en ligne, en anglais et sur inscription, un webinaire Publishing children’s books in the russia-ukraine war: The role of translations (Publier des livres pour enfants dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine : le rôle des traductions). Avec Birgitte Beck Pristed (Université de Aarhus), Nadiia Pavlyk (Zhytomyr Ivan Franko State University, Ukraine) et Ekaterina Shatalova (traductrice, en doctorat à l’université d’Aarhus). L’inscription se fait ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (14) – « En décembre et pendant les fêtes, laissez-vous transporter dans l’univers des contes et des belles histoires à la Cité internationale de la langue française. Qu’il s’agisse d’un conte pour enfants remis au goût du jour, d’une soirée cabaret inédite ou de notre exposition temporaire qui met en lumière les manuscrits de nos écrivains les plus célèbres, toutes les histoires ici nous enchantent et sont uniques. Alors on passe le porche du château – richement décoré pour les fêtes – et on se laisse émerveiller par les nombreuses activités proposées, avant de se dire à l’année prochaine. » Deux exemples : pour les grands, le samedi 13 décembre, à 20 heures 30, récital Miss Knife forever de et par Olivier Py, pour les petits, le samedi 20, à 17 heures, et le dimanche 21, à 11 heures, spectacle Le Petit Chaperon rouge écrit et mis en scène par Joël Pommerat. C’est à Villers-Cotterêts (Aisne), 1 place Aristide Briand. Le site de la Cité est ici.

UNE PROPOSITION – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. Si vous êtes enseignants.es, bibliothécaires, libraires, animateurs.trices, si vous êtes une institution culturelle, éducative, une association, ceci vous concerne. Nous lançons l’appel pour la 4ème édition des Prix Arlette Defaux qui récompensent des projets de lecture menés en 2026. Nous récompensons les actions en faveur du Plaisir de lire par des lots de livres publiés en 2025-2026 allant de 200 à 500, de quoi se constituer une petite bibliothèque. La clôture des inscriptions est prévue au 13 janvier 2026. La remise des Prix est fixée au jeudi 26 mars 2026 à la Foire du livre de Bruxelles. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. » Le règlement est ici. Attention : pour participer, il faut résider en Belgique ou avoir son siège social domicilié en Belgique

ALICE ENCORE – Après le Centre culturel François Villon d’Enghien-les-Bains en 2024, la Maison des Arts de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), 9 rue du Château, accueille, du samedi 6 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, l’exposition immersive Les deux Alices qui  « propose un parcours-aventure à travers les histoires d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. Explorez le drôle de terrier, flânez dans la salle des miroirs et autres curiosités, parcourez le labyrinthe de fleurs et d’insectes et participez au thé des fous. Tout un monde imaginaire, poétique, parfois même ubuesque se dévoile pour nous faire voyager dans l’absurde et découvrir des installations insolites. » Visite possible avec un livret de jeux.

PRIX – Parmi les prix décernés, à Blois (Loir-et-Cher), lors de la quarante-deuxième édition de  bd BOUM, signalons le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public (6-10 ans) attribué à Lina et le secret de la passerelle de  Julien Frey et Mathilde Domecq (La Gouttière, 2025), le Prix Conseil Départemental 41 (11-14 ans) à L’île de Minuit (tome 1) : Le réveil de l’automate de Lylian et Nicolas Grebil (Dupuis? 2025), le Prix des lycéennes et des lycéens de la BD à portée citoyenne de la région Centre Val de Loire à Liberté, égalité, s’émanciper de Chadia Chaibi‑Loueslati (Marabout,  2025).

C’EST BIENTÔT NOËL (13) – Du vendredi 5 décembre 2025 au dimanche 15 février 2026, « le plus grandiose festival lumineux d’Europe du Nord » se pose au Château de Castel Novel, à Varetz (Corrèze) avec La Féérie des Lanternes, un monde où l’étrange devient merveilleux et où l’imaginaire prend vie sous vos yeux. « La Féérie des Lanternes n’est pas une simple exposition, mais une expérience sensorielle totale où lumières, couleurs, musiques et projections se mêlent pour composer une mise en scène spectaculaire. » Un domaine de onze hectares, cinq kilomètres de tissu, mille sculptures lumineuses, un million de lampes basse consommation, une fabrication à la main par une centaine d’artisans et de techniciens, soixante jours d’assemblage, des spectacles, des show lasers, des manèges. Sur place, le tarif adulte est de 20,00 euros, le tarif enfant de 13,00 euros. Un peu moins cher si on achète en ligne. Le site est ici.

EXPOSITION – Dans le pôle jeunesse de la Médiathèque José Cabanis, allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du vendredi 5 décembre 2025 au jeudi 4 janvier 2026, une exposition Contes et Légendes. « Ils ont bercé des générations d’enfants et continuent de nourrir leur imaginaire : ce sont bien sûr les contes. Peuplés de fées, de géants, de princes et autres personnages fascinants, ils nous emmènent dans des mondes merveilleux où tout est possible. À leur lecture, rires frissons et rêves garantis ! Et pour les illustrateurs et illustratrices d’aujourd’hui, ils sont une source d’inspiration inépuisable. Retrouvez à travers les images de sept illustrateurs toute la beauté des contes. Qu’ils revisitent ces histoires traditionnelles ou inventent leurs propres légendes, le résultat est toujours plein de fantaisie. » Avec les images d’Irène Bonacina, Kitty Crowther, Claire de Gastold, Chloé Malard, Clémence Pollet, Marjorie Pourchet et Julia Spiers.

PRIX – Le jeudi 27 novembre 2025, les délégués lycéens de chaque région réunis à Rennes pour l’attribution du Prix Goncourt des lycéens 2025 ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard, 2025), déjà récompensé cette année du Prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté, le jeudi 13 novembre, le Prix Renaudot des lycéens La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel Nathacha Appanah livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. Depuis sa parution le 21 août 2025, le roman s’est vendu à près de 52 000 exemplaires.

C’EST BIENTÔT NOËL (12) – Entre 1979 et 2010, la manifestation littéraire New York is Book Country envahissait, chaque septembre, la Cinquième Avenue fermée à cette occasion à la circulation automobile, ainsi que Washington Square Park et Central Park. Pour chacune des éditions, les organisateurs commandèrent à un illustrateur illustre une affiche qui célébrait New York et le livre : Edward Gorey en 1979, Richard Scarry en 1980, Arnold Lobel en 1981, William Steig en 1984, Keith Haring en 1985, Art Spiegelman en 2002, trois fois Maurice Sendak, etc. Ces affiches sont devenues très rares. Il y a quelques temps, dix-neuf d’entre elles ont été mises en vente sur le site Rakuten. Parfait état, prix raisonnable, expédition depuis la France (ce qui exclut les droits de douane) ou retrait sur place. Une occasion rare de faire plaisir ou de se faire plaisir. 

PRIX – Les Prix Papiers Nickelés récompensent les meilleurs travaux de l’année dans le monde du dessin imprimé. Dans la catégorie dédiée aux essais, c’est Christelle Pissavy-Yvernault qui a rempoté les suffrages pour ses trois ouvrages en compétition. D’abord le pavé dirigé avec David Amram La véritable histoire des éditions Dupuis (Dupuis, 2024) avec des contributions de Michaël Barril, Jérôme Dupuis, Benoît Glaude, Clément Lemoine, Sylvain Lesage et Geert Meesters. Le prix a associé ses autres ouvrages de l’année, Franquin et moi, entretiens avec Numa Sadoul (Glénat, 2024) et la réédition augmentée de son Loisel,dans l’ombre de Peter Pan (Glénat, 2024). Le jury a  également salué son remarquable Frank Pé dessine (Glénat, 2024). Des récompenses qui « saluent le colossal travail de Christelle Pissavy-Yvernault comme historienne de la BD et éditrice. »

C’EST BIENTÔT NOËL (11) – Le Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier à Paris, éclaire une nouvelle fois la nuit à l’occasion de sa toujours épatante proposition lumineuse de Noël. Le parcours titré Lumières de la Nature sera visible jusqu’au 18 janvier 2026. « Venez percer les secrets des phénomènes lumineux naturels sur terre, dans les fonds marins et dans le ciel, à travers la représentation de nombreuses espèces animales, végétales et minérales, aussi merveilleuses que surprenantes. Des éruptions volcaniques aux lucioles, en passant par les fluorites, les aurores boréales et les baudroies des abysses, découvrez la bioluminescence, la fluorescence ou encore l’incandescence. Des phénomènes lumineux bien réels, parfois invisibles à l’œil nu, mais toujours spectaculaires. Laissez-vous séduire par cette promenade nocturne unique, mêlant rigueur scientifique, technologies de pointe et dispositifs immersifs, qui vous fera vivre une expérience féérique et éclairante. » Quatre milieux féériques à découvrir (lumières minérales, lumières terrestres, lumières marines, lumières célestes) pour s’en mettre plein les yeux en famille; même avec le petit frère qui marche à peine. Page dédiée ici.

APPEL À PROJETS – La Fondation l’école des loisirs récemment créée « soutient les initiatives et les programmes spécifiques qui favorisent l’accès à la lecture et à la culture auprès des enfants et des jeunes. » Trois missions : promouvoir la lecture en prônant la lecture comme moteur essentiel d’émancipation, d’épanouissement et d’inclusion sociale, faciliter l’accès aux livres et à la lecture pour tous en soutenant des actions auprès de publics issus de milieux défavorisés ou éloignés de l’offre culturelle, proposer des ressources en créant des ressources pédagogiques et des formations adaptées aux professionnels de l’éducation, de l’enfance et autres médiateurs du livre. Pour déposer un dossier, c’est ici et la date butoir est le mardi 16 décembre 2025.

C’EST BIENTÖT NOËL (10) – L’auteur-illustrateur Thierry Dedieu signe un calendrier de l’Avent moins nunuche que beaucoup d’autres, Les 24 fois où la tournée du Père Noël faillit être annulée. « Le Père Noël n’a pas la vie facile, et encore moins la nuit du 24 décembre. D’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de ses tournées ont bien faillies être annulées ? Grâce à ce calendrier de l’avent, les enfants découvriront, en découpant eux-mêmes les double-pages, toutes les péripéties auxquelles le Père Noël a échappé pour pouvoir livrer ses cadeaux. » Seuil jeunesse 2025, 104 pages, 21,90 euros.

DESSINE-MOI UN MUSÉE – Le vendredi 7 novembre 2025, au Palais Besenval de Soleure (Suisse), 1 Kronengasse, s’est déroulée l’inauguration officielle du musée Der Kleine Prinz und seine Welt dédiée au Petit Prince de Saint-Éxupéry. Ce nouvel établissement touristico-éducatif s’appuie sur la collection rassemblée depuis plus de quarante ans par la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince, qui réunit plus de 10 000 ouvrages, objets, documents et éditions rares. Cet ensemble, l’un des plus importants au monde, est désormais accessible au public dans une scénographie conçue par les Bâtisseurs de Mémoire et une offre pédagogique et interactive destinée aux enfants comme aux adultes. L’événement s’est déroulé en présence d’Olivier d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry et président de la succession Saint-Exupéry–d’Agay, accompagné notamment des équipes de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ). « Avec Le Petit Prince, c’est presque le monde entier qui s’installe à Soleure » avait annoncé la chancellerie cantonale lors de l’annonce du projet.

DÉDICACES – Le mercredi 3 décembre 2025, à 16 heures,  au café de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse, Baptiste Beaulieu viendra dédicacer deux de ses ouvrages récemment parus, Les pansements invisibles (Les Arènes, 2025), illustré par Qin Leng, et Le chien d’Ulysse (Albin Michel, 2025)  écrit avec Laure de Chantal.

C’EST A MONTREUIL (7) – Pour la septième année, « Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse à l’occasion du Salon du livre de Montreuil ». C’est dans le numéro 13797 du mercredi 26 novembre 2025. Les articles sont également ici.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 21 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, dans l’ancienne église San Mattia, 14 via Sant’Isaia à Bologne (Italie), Mondi accanto est la première exposition solo italienne dédiée à Nicole Claveloux. « Parmi les premières et les rares femmes à s’être inscrites dans la bande dessinée française des années soixante-dix, féministes et irrévérencieuses, animées par une passion débridée pour le dessin et un esprit sulfureux et ironique avec lequel elle regarde le monde, Nicole Claveloux a navigué tout au long de sa carrière entre la bande dessinée et la littérature jeunesse, transcendant et contaminant les genres, les barrières entre les langues, les tabous de la société qu’il a toujours critiqués avec moquerie. […] Plus de deux cents œuvres – sans distinction entre bandes dessinées et illustrations, entre œuvres pour adultes et littérature pour la jeunesse – mettent en lumière les fils rouges qui s’entrelacent dans toute son œuvre artistique : la relation avec le fantastique ; le rire comme filtre pour regarder le monde, l’imagination, entre comédie, caricature et parodie, le regard sur l’enfance et la relation avec sa part la plus profonde, la plus vraie et la plus sauvage, le conte de fées comme une matrice inépuisable à transformer et à manipuler, le féminisme et la revendication du désir féminin comme moteur d’histoires. » Une initiative de Hamelin Associazione Culturale avec le soutien de la Direzione regionale Musei nazionali Emilia Romagna.

C’EST BIENTÖT NOËL (9) – Parmi les offres de l’entreprise Légo, ces quatre nouveautés : les Bonhommes de neige décoratifs (168 pièces, 12,99 euros), la Mini-figurine du Père Noël grand format (761 pièces, 54,99 euros), le train de Noël (956 pièces, 119,99 euros), le Sapin de Noël à construire en famille (3171 pièces, 299,99 euros). Des photos ici.

C’EST A MONTREUIL (6) – Les Pépites du quarante-et-unième Salon du livre et de la presse jeunesse ont été dévoilées. Les ouvrages lauréats sont les suivants : Pépite d’or : Béril en bataille d’Adèle Maury (Sarbacane, 2025) ; Pépite livre illustré : Pavel et Mousse d’Aurore Petit (Les Fourmis rouges, 2025) ; Pépite fiction juniors : La jeune Fille au crâne de Benoît Richter (Nathan, 2025) ; Pépite fiction ados : Courir le vaste monde d’Alex Cousseau (Le Rouergue, 2025) ; Pépite bande dessinée : Sangliers de Lisa Blumen (L’employé du moi, 2025).

PAS DE QUARTIER – Aurélien Véron, élu du groupe Changer Paris (Les Républicains) au Conseil de Paris, mobilisé depuis plusieurs semaines contre la présence dans la vitrine de la librairie Violette and Co du livre de coloriage From the River to the Sea de N. Salem (‎Zaytoon Publishing, 2022) qu’il accuse de « glorifier le Hamas et de reprendre un slogan appelant à la destruction d’Israël », a obtenu – la majorité n’était pas assez présente pour faire barrage au vote – le blocage de la subvention destinée aux librairies indépendantes parisiennes, soit une aide de 500 000 euros qui concernait quarante établissements désormais privés, de fait, eux aussi, de ce soutien. Emmanuel Grégoire, adjoint d’Anne Hidalgo et candidat déclaré à la mairie de Paris, a vertement critiqué l’attitude de la droite parisienne, estimant qu’elle sacrifiait l’intérêt des librairies indépendantes à une logique d’affrontement politique. Pour Alexis Argyroglo, directeur de la librairie La petite Égypte, « il est hors de question qu’une librairie comme la nôtre puisse toucher une subvention alors qu’une librairie, consœur et amie, se la voit refuser pour un motif diffamatoire. » Une nouvelle délibération est prévue courant décembre.

C’EST BIENTÖT NOËL (8) – Un exemple à Hérisson, Petite Cité de Caractère de l’Allier depuis 2018, 564 habitants au dernier recensement. Initié par Patricia Lemaire, artisan d’art en bijou contemporain et orfèvrerie, et par Émilie Gavet, céramiste, sous l’égide de l’association Les Incroyables du bocage bourbonnais créée pour l’occasion et avec le soutien de la municipalité, un Incroyable Noël se déploiera, du lundi 1ier au mercredi 31 décembre 2025, « fruit d’une collaboration enthousiaste et créative » : projet participatif 1000 boules de Noël créées par les élèves de l’école et les habitants du village et dont une partie sera vendues lors du marché de Noël du dimanche 7, à l’espace Hélène et Jacques Gaulme (bénéfices  reversés en totalité à l’école et à l’Ehpad), une exposition Arbres et Merveilles au Musée d’art contemporain, place Joseph Lesage, qui accueillera des œuvres de Michèle Caranove, dessinatrice, et de Véronique Wirth, sculptrice, un calendrier de l’Avent géant dont chaque case incitera les visiteurs à découvrir le village, et puis des spectacles de rue, des concerts, des projections, des moments de contes (notamment au Social Club, rue Gambetta), des ateliers, des propositions gourmandes quotidiennes, et, last but not least, la fameuse Balade des lutins, déambulation nocturne, ludique et féérique, dans les rues et venelles de la cité médiévale, le lundi 22. « Nous espérons que vous aimerez ce que nous vous proposons. Des dizaines de talents et de valeureux hérissonnais se sont mis en quatre pour vous présenter le village sous un jour dynamique et réjouissant. Faites tourner tout azimut et aidez nous à faire de ce décembre un mois incroyable. » (Patricia Lemaire). On peut demander le dépliant-programme qui dit tout jour par jour à cette adresse : incroyablesdubocagebourbonnais@g.mail.com.

JEUNE PUBLIC – Le Théâtre des Calanques de  Marseille (Bouches du Rhône), 35 traverse de Carthage, propose, le jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025, en séances scolaires, et le samedi  29 novembre, à 16 heures, en  séance tout public, Alice, adapté et mis en scène par Camille Noyelle. « Et si tomber dans un terrier vous faisait grandir ou rapetisser ? Et si chaque gorgée, chaque bouchée pouvait bouleverser votre taille, votre voix, votre pensée ? Et si l’on traversait un monde étrange, peuplé de cartes à jouer, de lapins pressés, de souris savantes, de reines furieuses et de chats qui rient ? C’est dans ce rêve éveillé que nous entraîne notre Alice – une Alice d’aujourd’hui, curieuse, un peu perdue, souvent très drôle, toujours en quête de sens. Sur scène, acteurs et actrices, chanteurs et manipulateurs, et une création visuelle projetée en direct sur un grand cylindre blanc, composent ce spectacle où tout change, tout bouge, tout se transforme. Un récit initiatique pour les enfants à partir de 7 ans, traversé de métamorphoses, d’absurde et de poésie. Un théâtre de l’éveil, où la logique déraille et où l’on rit aussi de se découvrir différent.​ » Réservations ici

C’EST À MONTREUIL (5) – La restitution des États Généraux de la lecture pour la jeunesse organisés par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale est programmée le lundi 1er décembre, à 10 heures. Les conclusions de cette concertation qui a associé expert.e.s, associations, collectivités et jeunes « pour identifier les freins à la lecture et repenser les dispositifs publics » seront partagées autour des thématiques suivantes : mobiliser et multiplier les territoires de lecture,  ma classe et la lecture, adolescence et lecture : paroles de jeunes, créer le goût de lire en famille.

C’EST BIENTÔT NOËL (7) – Si je dis Phénix, Tempo, Bouglione, Gruss, Bormann, vous répondez cirque. Du plus simple au plus grandiose, magique ou poétique, tous parisiens ces temps-ci. Réservation en ligne fortement conseillée car souvent complet plusieurs semaines à l’avance en cette période de fêtes. « Papa, maman, vous aviez promis. » Si vous avez le goût du grandiose, vous n’oublierez pas le Cirque du Soleil  installé à Chatou du jeudi 20 novembre 2025 au dimanche 25 janvier 2026,  avec son emblématique spectacle Alégria. « Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l’ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s’emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers. Classique du Cirque du Soleil, Alegría a été entièrement réinventé pour inspirer une nouvelle génération. Entremêlant mélodies inoubliables, acrobaties palpitantes, costumes surréalistes, décors saisissants et humour espiègle. » 

C’EST À MONTREUIL (4) – Viviane Ezratty nous informe : « Bonjour. Vous êtes cordialement invités à l’hommage à François Ruy-Vidal, figure marquante de l’édition jeunesse, décédée le 8 septembre 2025, qui sera rendu au Salon du livre jeunesse de Montreuil. La rencontre aura lieu le samedi 29 novembre 2025, de 10 heures 45 à 11 heures 30. Avec les éditeurs Christian Bruel, Thierry Magnier, Valéria Vanguelov (Grasset), Loïc Boyer, chercheur, aux côtés de Viviane Ezratty, conservatrice générale honoraire à l’Heure Joyeuse et à la médiathèque Françoise Sagan, et Hélène Valotteau, conservatrice en chef, médiathèque Françoise Sagan-Fonds patrimonial Heure Joyeuse (Paris 10e) où ont été déposées ses archives éditoriales. La rencontre se tiendra au Forum interprofessionnel. » EXPOSITION – Depuis le mercredi 15 octobre 2025 et jusqu’au samedi 24 janvier 2026, la Maison de la Culture du Japon, 101bis quai Jacques Chirac à Paris, rend hommage à Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain au Studio Ghibli. « Isao Takahata (1935-2018) est indéniablement l’un des plus grands maîtres de l’animation. Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 1960, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier. L’exposition retrace la carrière du créateur du Tombeau des lucioles à partir de ses carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films, vidéos. » Pour se rappeler aussi des séries pour la télévision Heidi (1974), Marco (1976) et Anne de la maison aux pignons verts (1979), adaptées de classiques de la littérature pour la jeunesse. Le site de la Maison de la Culture du Japon est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (6) – Au Théâtre équestre Zingaro, 176 avenue Jean Jaurès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), depuis le vendredi 15 octobre et jusqu’au mercredi 31 décembre 2025, Les cantiques du corbeau. Conception : Bartabas. Responsable des écuries : Johanna Houé. « À partir de son récit Les cantiques du corbeau, Bartabas impulse une nouvelle conception dans son théâtre équestre. Les chevaux ne seront plus porteurs d’exploits ou par leur seule présence l’affirmation d’une grâce animale mais plutôt des apparitions comme des visions, des gestes plastiques plus que chorégraphiques. Les récitants seront au premier plan de cette création, incarnant un récit fantasmatique sur les origines de l’humanité, une préhistoire rêvée où hommes et bêtes ne font qu’un, une méditation poétique sur la place de l’homme parmi les vivants. » Bartabas explique : « Avec la fin des tournées mondiales, arrêtées net par la pandémie et qui ne reprendront pas car trop coûteuses pour nos finances et pour l’environnement, j’ai eu davantage de temps pour lire. Quel plaisir ! Ce spectacle est une ode à la lecture. Je suis un ardent défenseur de la littérature, de la poésie. » Réservation à partir de cette page. À partir de 12 ans.

C’EST À MONTREUIL (3) – Cette année encore, le CRILJ sera à Montreuil, au rez-de-chaussée du salon, en stand J16. Venez nous rendre visite, venez échanger, acheter, adhérer.

C’EST BIENTÔT NOËL (5) – Dans les cinémas de quelques grandes villes, sortie nationale, il y a une petite semaine, d’un programme de sept très courts métrages d’animation : Trouvé ! de Juliette Baily, Bain de neige en Norvège de Pascale Hecquet, La Grange de Noëlle de Pascale Hecquet, De la crème solaire en hiver de Pascale Hecquet, Bonhommes de Cecilia Marreiros Marum, Raconte-moi l’hiver de Pascale Hecquet et Esquisses sur glace de Marion Auvin, regroupés sous le titre Premières neiges. « La neige n’a pas son pareil pour faire des merveilles. Elle invite au jeu, bien sûr, mais aussi à la rêverie, au fantastique, à l’observation et à la découverte. Plaisir du toucher, sensation de froid, le blanc envahit l’écran. Ce programme, entre fictions, imaginaires et témoignages documentaires, raconte à hauteur d’enfants leurs premières neiges. » Durée totale : 37 minutes. Dès 3 ans.

LA BANDE DESSINEE S’EXPOSE – L’exposition Épopées graphiques : bande dessinée, comics, manga que le musée de Grenoble (Isère), place de Verdun, présente du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 19 avril 2026  donne à voir plus de 400 planches majeures de deux cents artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). « Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans. » On y rencontrera Gédéon, Bécassine, Little Nemo, Krazy Kat, Blondie, Popeye, Flash Gordon, Prince Valiant, Alix, Tintin, Astérix, Spirou, Fantasio, Lucky Luke, Blueberry, ainsi que, entre autres splendeurs rarement montrés, des planches signées Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi, Art Spiegelman, Moebius, Enki Bilal, Philippe Druillet, Hugo Pratt, Lorenzo Mattoti, Roger Mas, Nicole Claveloux, Zep, Shotaro Ishinomori, Imiri Sakabashira. Commissariat : Sébastien Gokalp, directeur du musée, et Lucas Hureau, directeur de la collection de Michel-Édouard Leclerc. Visites guidées, à partir de 12 ans, les samedis 29 novembre, 24 janvier, 7 février, 28 février et 28 mars à 14 heures 30, et les dimanches 23 novembre, 11 janvier, 18 janvier, 25 janvier, 15 février, 22 février, 8 mars, 15 mars et 22 mars à 14 heures 30 également. Le dossier de presse est ici.

POP UP – La seizième édition du  Salon du livre animé ouvre ses portes le samedi 22 novembre 2025, de 14 heures à 18 heures, à la Mairie du neuvième arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Parmi les ingénieurs papier et créateurs de livres à systèmes présents: Mathilde Arnaud, Anne-Sophie Baumann, Mathilde Bourgon, Olivier Charbonnel, Nicolas Codron, Peter Dahmen, Jean-Marc Desrosiers, Dominique Ehrhard, Anne-Florence Lemasson, Ekaterina Kazeykina, Gérard Lo Monaco, Damien Prud’homme, Jean-Charles Trebbi, Frédérique Le Lous-Delpech et Rianne van Duin. Bernard Duist viendra poser sa table d’atelier et présentera ses pop-up, des livres et des maquettes d’inspirations diverses, une planche de découpe, des outils et des papiers découpés. La librairie Libellule et Coccinelle sera présente pour approvisionner les visiteurs en publications récentes. Les livres et cartes d’artiste seront disponibles directement auprès de leurs auteurs.

NOUVELLES DU MONDE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art à la Bibliothèque nationale de France). Numéro à lire sur le site du Centre national de la littérature pour la jeunesse.

C’EST BIENTÔT NOËL (4) – Du vendredi  21, 18 heures, au dimanche 30 novembre 2025, rendez-vous sur le site web du Muz pour participer à la quinzième vente aux enchères de l’association, « au profit de la créativité des enfants ». Plus d’une trentaine d’artistes donateurs :  Adrien Albert, Aurélia Aurita, Thomas Baas, Anne-Sophie Baumann, Soledad Bravi, Armelle Benoît, Julien Béziat, Magali Bonniol, Marc Boutavant, Mai lan Chapiron, Mathias Friman, Bruno Heitz, Anne Herbauts, Pénélope Jossen, Kimiko, Thomas Lavachery, Claire Lebourg, Magali Le Huche, Alan Mets, Julien de Man, Dorothée de Monfreid, Yvan Pommaux, Pomme, Claude Ponti, Audrey Poussier, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tardi, Églantine Triboulet, Anaïs Vaugelade. Pour enchérir, c’est ici.

C’EST À MONTREUIL (2) – Le programme détaillé des six jours du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est en ligne et c’est ici. Des liens permettent également d’obtenir un plan des lieux, la liste complète des exposants et les quatre sélections (livres illustrés, fictions junior, fictions ado, bandes dessinés) concourant pour les Pépites 2025. 

MONDIALISATION THEÂTRALE – Au soir du samedi 15 novembre 2025, la comédie musicale Le Petit Prince, coproduite, pour la Chine, par le Central China Drama et, pour la France, par le Théâtre national populaire (TNP), a été présentée en première mondiale au Hubei Théâtre de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. « Il s’agit d’une nouvelle collaboration entre les deux institutions après la version chinoise des Misérables. L’œuvre propose une création innovante mêlant étroitement musique et théâtre, et revisite ce classique littéraire sous un angle narratif inédit – un Petit Prince chinois rencontrant un aviateur français – à travers une interprétation alternant entre le chinois et le français. » Jean Bellorini, directeur du TNP, explique : « Dans mon Petit Prince, des personnes de cultures et d’âges différents travaillent côte à côte, et s’illuminent mutuellement, comme les étoiles du livre. […] Le théâtre n’a pas de frontières. Les échanges entre différents groupes humains sont d’autant plus riches qu’ils s’enracinent dans des différences culturelles, permettant l’apprentissage mutuel et la croissance partagée. Cette approche approfondit les idées de l’œuvre originale et relie les êtres humains à travers le temps et l’espace. »

JEUNE PUBLIC – À la Maison des Arts et de la Musique (MAM), rue René Berthelot à Orléans (Loiret), le samedi 29 novembre 2025, à 16 heures, et le dimanche 30 novembre, à 11 heures, deux représentations de Le avventure di Pinocchio, de et avec Brice Cousin et Francesca Romana Di Santo, d’après Carlo Collodi, ciné-conte à partir de 5 ans. Le spectacle est en bilingue franco-italien, mais il n’est pas besoin de connaitre l’italien pour tout comprendre. « Avec cette version en mots et en musique, venez découvrir le vrai Pinocchio dans toute sa réalité, mais surtout l’entendre vous parler d’un monde, ou tout le monde veut le voir grandir, quand lui, ne demande qu’à être un enfant comme les autres. » Billetterie au 06 95 88 81 42.

SIGNATURES – À l’occasion du festival BD Colomiers, les illustratrices Camille Louzon et Marie Mirgaine seront dans le rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute-Garonne), le samedi 22 novembre 2025, à 11 heures, pour dédicacer leurs derniers albums : Dès potron-minet (La partie) pour Camille Louzon « qui évoque une journée joyeuse entre une fillette et un écureuil, que leurs jeux rapprochent, faisant naître une amitié spontanée » et Bonjour bébé (Les Fourmis Rouges) pour Marie Mirgaine qui « raconte comment des souris se brossent les dents, le loir sort de l’hibernation, l’araignée se charge des cadeaux, les escargots se pressent et les pucerons répètent leur chorégraphie. »

HORS SÉRIE – Vient de paraitre Astérix et la mer, à l’occasion d’une exposition portant le même nom actuellement visitable à Cherbourg. « Situé au bord de la mer, le village d’Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l’œuvre créée par René Goscinny et Albert Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d’Astérix. » Ouest France 2025, 96 pages, 20,90 euros. Actuellement en kiosque.

C’EST BIENTÖT NOËL (3) – Du mercredi 19 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026, dans le studio de la Comédie Française, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide inversée, à Paris  Pinocchio créature d’après Carlo Collodi. Adaptation et mise en scène : Sophie Bricaire. « Immense classique de la culture italienne, des plus traduits dans le monde, l’histoire extraordinaire du pantin de bois qui prend vie, signée Carlo Collodi, a fait son entrée au répertoire jeune public de la Comédie-Française la saison dernière. Cette gaminerie – comme aimait la nommer son auteur – habite depuis près de 250 ans l’imaginaire collectif des grands et des petits. La metteuse en scène Sophie Bricaire voit dans ce conte initiatique un hymne à l’amour, en premier lieu celui de Geppetto pour cet enfant qui advient comme par miracle dans sa vie. Son spectacle raconte l’histoire à travers le prisme du vieil homme. » Réservations à partir de cette page.

SE SOUVENIR – Madeleine Riffaud (1924-2024), résistante, poétesse amie d’Éluard et journaliste pour les journaux Ce soir, La Vie ouvrière, L’Humanité, fut l’une des premières correspondantes de guerre françaises (en Algérie, au Vietnam) et une militante anticolonialiste déterminée. La publication chez Dupuis, dans la collection « Aire libre », en 2021, 2023, 2014 et 2025, des quatre tomes de la série  « Madeleine, résistante »  (La Rose dégoupillée, L’édredon rouge, Les nouilles à la tomate, L’ange exterminateur) qu’elle scénarisa avec Jean-David Morvan et que Dominique Bertail a illustré, a permis à ceux qui ne la connaisse pas de découvrir une personnalité d’exception. La quarante-deuxième édition du festival  bd BOUM qui se déroule à Blois (Loir-et-Cher) du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025, lui rendra un bel hommage. Les éditions La Farandole avait édité trois albums signés Madeleine Riffaud : Le Chat si extraordinaire, en 1978  (illustration : Arnaud Laval),  Le Chasseur changé en crabe, en 1981 (illustration : Arnaud Laval), La Vie secrète du Père-Noël, en 1982 (illustration : Serge Bloch).

TOMI UNGERER – La Maison Alexandre Landre, 4 place du Marché-aux-Poissons à Strasbourg (Bas-Rhin) organise, le samedi 22 novembre 2025, à 14 heures, une vente aux enchères consacrée à Tomi Ungerer (1931-2019) rassemblant près de 350 œuvres retraçant plus de cinq décennies de création. Exposition publique, sur place, les jeudi 20 et vendredi 21. Les œuvres en vente sont également à découvrir en ligne, sur le site de la maison d’enchères. C’est ici. Le téléchargement du catalogue est permis et c’est ici.

PRIX – Organisé en collaboration avec le Labo des histoires, le Prix littéraire de la passion jeunesse, créé par Julie Marang, propriétaire des hôtels Paristory, avec la complicité de la librairie Delamain, a, pour sa deuxième édition, récompensé deux œuvres. Le choix du jury des 9-12 ans s’est porté sur le tome 1 de la série « Mustang » titré Le rêve de Nell (Flammarion jeunesse, 2025) de Charlotte Bousquet  et celui du jury des 14-16 ans sur Francœur, à nous la vie d’artiste ! (école des loisirs, 2024) de Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.

C’EST BIENTÔT NOËL (2) Au théâtre  Dunois, du  jeudi 27 au samedi 29 novembre, à 19 heures, Une autre histoire du théâtre de Fanny de Chaillé. « En partant de la question : ‘C’est quoi le théâtre pour vous ?’, quatre jeunes interprètes nous livrent leur propre histoire de l’art dramatique. Iels retracent les transformations successives de la création artistique, rejouant les grands classiques avec humour,  s’adonnant à de faux combats et s’échangeant de faux baisers. Molière, Brecht ou Castellucci : toutes les figures sont convoquées sur scène pour raconter autrement la grande histoire du théâtre avec ses enjeux politiques, sociaux et esthétiques. Ce spectacle nous plonge au cœur même du théâtre grâce à l’exploration du travail de l’acteur.ice et sa mise en jeu sur un plateau. Pas de scénographie, pas de décor, une grande simplicité pour que tout repose sur notre imagination. » Avec Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz. À partir de 15 ans, quand même. Réservations au 01 45 84 72 00.

C’ÉTAIT À VILLENEUVE-DE-LA-RIVIÈRE – Lu dans L’Indépendant du mercredi 12 novembre 2025 : « Les enfants ont donné vie à Petit bleu et Petit jaune à la médiathèque autour de l’album de Léo Lionni, classique de la littérature enfantine. Les participants ont pu, le temps d’une séance, faire vivre les célèbres personnages dans leur univers en 3D. En pâte à modeler, papier coloré et imagination débordante, ils ont exploré les notions de couleurs, d’amitié et de mélange, thèmes phares de l’histoire. Entre rire et concentration, les petits artistes ont exploré la magie des mélanges, découvrant comment, parfois, se fondre l’un dans l’autre peut créer de nouvelles teintes et de belles amitiés. Bravo aux enfants pour leur enthousiasme contagieux, ainsi qu’à Patricia et Muriel, les deux bénévoles de la médiathèque, pour l’organisation de ce moment placé sous le signe de la couleur et du partage. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 14 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 3 mai 2026, le musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle à Paris, propose l’exposition rétrospective Geluck expose le chat. La première partie « nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures: les moyens d’expression semblent sans limites. » Dans la deuxième partie, « Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux confrères comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre. » En une heure et demie, « le visiteur découvrira le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles : Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser. » Quatre journées-découvertes sont proposées aux enseignants les mercredis 26 novembre, 10 décembre 2025, 14 janvier et 21 janvier 2026, de 10 heures 30 à 20 heures. La visite de l’exposition est libre et un dossier pédagogique, en cours d’élaboration, sera mis à disposition. S’inscrire obligatoirement auprès de Séverine Lambert, severinelambert@museemaillol.com en précisant la date choisie. Le site du musée est ici.

RACONTER L’HISTOIRE – L’exposition des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, 59, rue Guynemer (93) Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours est prolongée jusqu’au 31 mars 2025. « À travers une quarantaine de documents, elle retrace l’évolution des représentations de l’histoire de France, leur rôle dans la transmission d’un récit national et les enjeux politiques, religieux et sociaux qui ont façonné leur contenu. Visite découverte et échanges avec Véronique Castagnet-Lars, maîtresse de conférences en histoire, à l’université de Toulouse, le mercredi 19 novembre 2025. Il faut s’inscrire à cette adresse : service-educatif.an@culture.gouv.fr. Rendez-vous à 16 heures dans le hall d’accueil. Le livret de l’exposition est ici.

PAS BÊTE – Dans le numéro 29 de la série « Fantômette » de Georges Chaulet titré Appelez Fantômette (Hachette, 1975), un voleur surnommé Le Furet  imagine son meilleur coup : dérober un diamant exposé dans la galerie d’Apollon du Musée du Louvre. « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau et, hop, on a la main sur l’objet ! » Pour connaitre la suite, il faudra acheter le livre.

JOURNÉE D’ÉTUDES – Le mercredi 19 novembre 2025, à la Maison internationale des langues et des cultures, 35 rue Raulin, à Lyon (Rhône), journée d’études Traduire, réécrire, (s’)adapter : rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse, événement porté par le groupe de travail Fablijes, organisé par Pauline Franchini (Université Lyon 3 Jean Moulin) et Marion Mas (Université de Montpellier), et soutenu par l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM). Le programme, très international, est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (1) – Le groupe TF1 ayant annoncé commencer la diffusion de ses annuels téléfilms de Noël à partir du lundi 13 octobre 2025, sur sa chaîne principale, avec Le trésor de Noël, avant même que les piles de boites de chocolats et les jouets par monceaux envahissent les grands magasins, on se dit, une fois encore, que la comédie romantique se porte bien. Un exemple au hasard : c’est histoire d’une jeune femme plutôt jolie vivant seule et un peu perdue dans la grande ville où elle travaille vaillamment. Elle rencontre un problème pas prévu qui la contraint de se rendre, pour les fêtes, dans une ville plus petite. Elle y fait la connaissance d’un homme presqu’aussi beau que ses pull-overs qui, dans une ambiance en rouge, vert et blanc, l’aide à trouver une solution. Finalement, la jeune femme se laisse convaincre de changer de vie et elle s’installe, définitivement peut-on penser, avec l’homme qui l’a aidée, dans la petite ville où elle a passé de si merveilleux moments. « Retrouvez les plus belles histoires inédites, les plus beaux castings, du lundi au vendredi à 14 h 25 sur TF1. L’ambiance unique et féerique des fêtes de fin d’année, à déguster en famille, en duo ou en solo et quand vous voulez en streaming sur TF1+. » Sur TMC (chaine du groupe TF1), c’est toute la journée. Il existe, pour les enfants, des albums dits, eux aussi, de Noël, que l’on pourra prêter à mamie quand elle aura fini de regarder son film. Parmi les must, chez Gallimard jeunesse : l’impertinent Dictionnaire du père Noël de Grégoire Solotareff.

L’ALBUM MÉDIATEUR – L’association LIRE (Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion) organise, le mardi 18 novembre 2025, à l’Espace Jemmappes, 116 quai de Jemmapes à Paris, une journée titrée L’Universalité, La Singularité, l’Imprévu : l’album jeunesse, une médiation pour aller à la rencontre de tous les publics. Programme détaillé ici.

AVEC CARLL CNEUT – La deuxième édition des Rendez-vous de l’illustration de la Maison Culturelle de Quaregnonde (Belgique), 355 rue Jules Destrée, c’est du vendredi 14 novembre au samedi 20 décembre 2025. « Après une première édition marquée par l’univers de Rébecca Dautremer, les Rendez-vous de l’illustration reviennent avec un invité d’exception : Carll Cneut, maître incontesté de l’illustration jeunesse. À l’occasion de la sortie francophone de son très attendu O’Pinokkio, il investira la Maison Culturelle pour une exposition inédite, un ciné-concert original et un atelier. Entre poésie et mystère, raffinement et fantaisie, son trait reconnaissable entre mille séduira autant les enfants que les adultes curieux. L’exposition présentera les originaux de l’album O’Pinokkio (école des loisirs, 2025), Un atelier avec l’illustrateur dévoilera les secrets de sa technique et les étapes de création de ses images, le samedi 15 novembre, à 14 heures. Un ciné-concert sur les dessins de Carll Cneut et avec la musique de We Stood Like Kings sera programmé le jeudi 20 novembre, à 20 heures. « Pour cette création originale, la Maison Culturelle a réuni le groupe post-rock We Stood Like Kings et les dessins de Carll Cneut, animés avec la complicité du studio Cartoonbase. Un ciné-concert inédit, où l’illustration rencontre la musique pour une expérience sensorielle unique. » Le site de la Maison Culturelle est ici.

RENCONTRE – Les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (EAT) invitent à un Apéro Interpro’ le lundi  17 novembre 2025, à 19 heures 15, au Café de la Maison des Auteurs, 7 rue Ballu à Paris. Avec Sylvie Ballul, responsable de la collection théâtre de l’école des loisirs. Modération par Dominique Paquet, déléguée générale des EAT. Inscription obligatoire en cliquant sur ce lien.

ALLONS PARADER – A Moulins (Allier), pour marquer le lancement de la Biennale des illustrateurs 2025, les Malcoiffés organisent une parade graphique sur le thème de la nuit et des lucioles : illustrateurs, visiteurs, familles, toutes générations confondues, déambuleront, lanternes en  main, dans les rues moulinoises, le samedi 15 novembre, à partir de 17 heures 30, entre différents lieux de la Biennale (la librairie Devaux, le musée de l’Illustration jeunesse, les Imprimeries, la médiathèque, la salle des fêtes). À chaque étape, une surprise. Deux illustratrices, Gaby Bazin et Sarah Cheveau ont imaginé les supports graphiques (dont les lanternes) et la batucada Batucaille sera de la partie pour la touche musicale. Après la parade, les créations seront exposées pendant toute la durée de la Biennale, à la salle des fêtes, aux côtés de la librairie éphémère et de l’exposition Collectionner l’image. Le site de la Biennale est ici.

PRIX – Le premier Prix du livre pour les bébés initié par le Ministère de la culture a été décerné à l’illustratrice et autrice Aurore Petit pour son livre Été pop, un imagier petit format publié par les éditions La Martinière jeunesse. « Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice, elle aussi, de livres pour jeunes enfants. Aurore Petit a profité de son temps de remerciements pour rappeler à Rachida Dati (qui ne lui pas franchement répondu) quelques unes des revendications des auteurs. La Ministre a, par contre, tenu à préciser que « dès cette année, le livre lauréat sera offert aux agents du ministère ayant accueilli un enfant dans leur foyer en 2025. »

EXPOSITION – Une exposition Funghi, carote e altri animali (Champignons, carottes et autres animaux) consacrée à Gilles Bachelet est mise en place par l’association Tapirulan dans l’église Santa Maria dei Battuti, Via Borgo di Ponte, à Cividale del Friuli (Italie), depuis le samedi 8 novembre 2025 et jusqu’au mardi 6 janvier 2026. Plus de cent-cinquante œuvres qui retracent cinquante ans de carrière de l’artiste, avec des illustrations originales de ses principaux livres pour enfants. Né en 1952 à Saint-Quentin, Gilles Bachelet a travaillé pour la presse, la communication et la publicité, avant de se tourner vers l’édition jeunesse. Débuts avec Harlin Quist et Patrick Couratin, puis important compagnonnage avec le Seuil Jeunesse. Gilles Bachelet a reçu, en 2004, le Prix Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil avec Mon chat le plus bête du monde, et, en 2016, le Prix Andersen du meilleur livre illustré pour Le Chevalier de Ventre-à-Terre. En 2019, au Salon du livre et de la presse jeunesse, il remporte La Grande Ourse pour l’ensemble de sa carrière. Gilles Bachelet a, en 2022 et 2024, été sélectionné pour le Prix Hans-Christian Andersen et, en 2022, 2023 et 2024, pour le Prix commémoratif Astrid-Lindgren. Depuis près de vingt ans, il enseigne les techniques de l’illustration et de l’édition à l’École supérieure d’art de Cambrai. L’épais catalogue de l’exposition est disponible à cette adresse. C’est 35,00 euros plus frais de port. PENSER LE CONTE – Le collectif Konsl’Diz annonce sa septième journée d’étude dédiée au conte, le vendredi 14 novembre 2025, de 9 heures à 17 heures 15, dans la salle La Capitale de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).Sous l’intitulé Au travers des contes : ce que raconter veut dire, interviendront Yannick Jaulin, conteur, acteur, dramaturge, Joëlle Turin, critique et formatrice en littérature de jeunesse, Gilles Bourlot, psychologue clinicien, chargé de cours à l’université de Nice, Cécile Léguy, professeur d’anthropologie linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

TOMI UNGERER – La Librairie Kléber, 1 rue des Francs-Bourgeois à Strasbourg (Bas Rhin), invite le vendredi 14 novembre 2025, à 18 heures, à une rencontre autour de Tomi Ungerer. « À l’occasion du lancement du livre Tomi Ungerer, l’artiste saute-frontières  publié aux éditions de la Nuée Bleue, les participants prendront le temps de redécouvrir cet artiste alsacien emblématique qui a su traverser de nombreuses frontières, tant géographiques qu’artistiques. Le temps d’un échange avec Thérèse Willer et Anne Schneider, co-directrices de l’ouvrage et de Britta Benert, maître de conférences à l’université de Strasbourg et spécialiste de Tomi Ungerer. Pour replonger dans l’univers de celui qui a fait basculer les codes de l’iconographie. » Rencontre (gratuite) animée par Hervé Lévy, journaliste, auteur et rédacteur en chef du magazine Poly. Inscriptions ici jusqu’au 14 novembre 2025 inclus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 8 et jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, le château de Simiane, 8 place Aristide Briand  à Valréas (Bouches du Rhône) accueille une exposition dédiée à l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques créé par JK. Rowling. « Tous les jours, vivez une expérience magique inédite avec l’exposition Harry Potter organisée par la Ville de Valréas en partenariat avec Ludovic Guerber de Ludo Collection, le plus grand collectionneur d’Europe d’objets liés à l’univers du célèbre sorcier. Costumes originaux, décors mythiques, artefacts fascinants, reconstitutions de décors emblématiques et bien plus encore : plongez au cœur de Poudlard et laissez-vous envoûter par cette aventure immersive et féérique, pensée pour émerveiller petits et grands. » Entrée gratuite.

PRIX – À la Foire du livre de Francfort, le Grand prix allemand de l’illustration a été attribué à Antje Damm pour l’ensemble de son œuvre. « Née en 1965 à Wiesbaden, en Allemagne, l’écrivaine et illustratrice Antje Damm vit aujourd’hui avec son mari et ses quatre enfants dans une maison à colombages près de Giessen. Elle a travaillé comme architecte et a écrit et illustré plus d’une douzaine de livres pour enfants. » Paru cette année, chez Rue du monde l’album Noli qui dit non ! traduit par Alain Serres, livre idéal pour échanger avec les plus jeunes, sans grands discours, de questions essentielles comme le consentement ou le rapport au monde animal. L’album The Visitor avait été, en 2018, sélectionné par le New York Time et la New York Public Library comme l’un des dix meilleurs livres illustrés pour enfants de l’année. Disponible, en français, traduit par Yann Franchet et Astrid Franchet, sous le titre La visite (Astrid Franchet Éditions, 2018). « Élise vit seule et elle a peur de tout. Jamais elle ne quitte sa maison. Mais un jour, un drôle d’objet entre par la fenêtre ouverte. Et le jour suivant, Élise reçoit une visite. Une visite qui va tout changer. »

SAVOIR CHOISIR UN NOM  – À Orléans, la médiathèque du quartier des Blossières s’appelle, depuis le samedi 8 novembre 2025, Médiathèque Marie-Aude Murail. « J’ai appris la nouvelle par un mail du conseil municipal. J’ai d’abord eu un petit moment de surprise. C’est évidemment un grand honneur, un plaisir, car on donne généralement ce genre de distinction à des personnes qui sont mortes, et ça leur fait moins de plaisir. Alors, je suis satisfaite de pouvoir en profiter. C’est bien de profiter des choses de son vivant. Ça me donne aussi foncièrement raison parce que ce que je voulais, depuis le début, c’était m’inscrire dans la durée. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux plus jeunes : il faut accepter les hauts, les bas, les échecs, les redémarrages. Être la Reine d’Angleterre ou rien. […] Pensez aux vivants et aux créateurs et créatrices français, donnez leur noms à des écoles,  à des bibliothèques. Aujourd’hui, c’est une belle journée, pluvieuse, mais avec du cœur. » L’inauguration s’est faite en présence d’habitants du quartier et d’élus, eux aussi très contents.

C’EST À MONTREUIL (1) – En cette année 2025, Benoît Jacques devient Grande Ourse, succédant à Susie Morgenstern. Une distinction attribuée par les équipes du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Institut français. « Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition. Rester en équilibre est sa devise. […] Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak, il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné.es avec qui il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public. » Benoît Jacques avait, au Salon 2008, obtenu le Baobab de l’album pour La Nuit du Visiteur et, en 2012, lui avait été attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le site qui raconte Benoît Jacques est ici.

TROIS FOIS ILYA GREEN – Du mercredi 12 novembre au samedi 13 décembre 2025, dans les Médiathèques Grand M, des Izards et des Pradettes à Toulouse, expositions consacrées à l’illustratrice Ilya Green rassemblant des dessins originaux issus des albums Ida et Martha, Berceuses et Balladines jazz, Peter Pan et Wendy, Tout Autour, Nos beaux doudous, Mon arbre, Voilà voilà. « Ilya Green déambule dans ses souvenirs d’enfance, dans la nature, elle s’inspire de motifs de tissus récoltés ça et là pour créer un monde poétique, baigné par le rêve et l’imaginaire. Son univers graphique fait de papiers, motifs collés, crayonnés, jeux de transparence porte un regard tendre, souvent drôle et complice sur l’enfance. » Une triple exposition proposée dans le cadre du financement des Cités Éducatives Grand Mirail et Toulouse Nord.

C’EST AU JAPON (2) – La marque (japonaise) Haruulala organic s’associe au Petit Prince pour une première collaboration inspirée par la phrase « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette collection « en coton biologique a été pensée pour offrir douceur et confort aux tout-petits. Les motifs mettent à l’honneur les symboles du conte : le Petit Prince, sa planète, le renard et le mouton. Des illustrations délicates et apaisantes, parfaites pour accompagner les premiers instants de vie. »

REVUE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. » (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art de la Bibliothèque nationale de France). Le lien d’accès est ici.

C’EST AU JAPON (1) – Pour son défilé automne-hiver 2025-26, la marque de haute couture (japonaise) Sacai fondée en 1999 par la styliste Chitose Abe a choisi comme fil conducteur Max et les Maximonstres de Maurice Sendak. « Dans un décor de dunes, les mannequins sont apparus chaussés de grandes bottes poilues, enveloppés dans de fausses fourrures fusionnées à des cabans, dans des vestes de travail zippées ou vêtus de sweats en maille aux manches volontairement élimées affichant la silhouette d’un Maximonstre. »

ADAPTATION – À partir du samedi 14 février 2026, Okoo et france.tv diffuseront La Quête d’Ewilan, série animée adaptée du premier tome de la trilogie de Pierre Bottero. « Produite par Andarta Pictures, cette mini-série transpose à l’écran un univers de fantasy jeunesse qui s’est imposé comme une référence littéraire en France, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. » La Quête d’Ewilan s’appuie sur le premier volume de la trilogie de Pierre Bottero. Le récit suit Camille, une adolescente de treize ans, projetée accidentellement dans le monde de Gwendalavir. Elle y découvre sa véritable identité, Ewilan, ainsi qu’un don rare appelé le Dessin, capable de donner forme à l’imagination. La série adopte le format de la mini-série, avec huit épisodes de vingt-six minutes, conçus comme un récit continu, ce choix permettant de respecter la progression narrative du roman tout en installant une tension propre au feuilleton.

CADEAU DE NAISSANCE – Dans la Somme, c’est l’album Pas pareil de l’illustratrice Émilie Vast (MeMo, 2021) qui sera offert à chaque nouvelle naissance ou adoption en 2026. Le livre a été choisi par un jury composé de professionnels de la petite enfance, de bibliothécaires et d’élus du Département. Sont également programmé une résidence d’auteur, des journées de formation interprofessionnelles et  un festival à destination des tout-petits de 0 à 6 ans qui réunira parents, bibliothécaires, assistantes maternelles, animateurs.

PRIX – L’International Board on Books for Young People (IBBY) a présenté, le jeudi 29 janvier 2026, la liste des finalistes du Prix Hans Christian Andersen 2026. Parmi ceux-ci, dans la catégorie auteurs et autrices, le français Timothée de Fombelle et, dans la catégorie illustrateurs et illustratrices, l’italienne Beatrice Alemagna.

FORMATION – L’école des loisirs et la médiathèque Françoise Sagan invitent à une journée (gratuite) dédiée à Philippe Corentin le jeudi 19 février 2026. L’inscription en présentiel est close, mais il peut y avoir des désistements. Le distanciel est encore possible. Le lien d’inscription est ici.  Deux interventions,  le matin à partir de 10 heures : Corentin, un auteur renversant, par Yvanne Chenouf, ancienne chercheuse à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), spécialiste de la littérature de jeunesse et commissaire de l’exposition Double Plouf et Patatras, suivi d’une intervention non titrée d’Hélène Valotteau, conservatrice en chef et responsable du pôle jeunesse et patrimoine de la Médiathèque Françoise Sagan. Fin de la matinée : 12 heures 30. En distanciel, la visite guidée de l’exposition prévue l’après-midi sera, de fait, impossible.

LA CONTROVERSE EST CLOSE – Une carte et plusieurs lignes de définition publiées sur Britannica Kids, le site éducatif pour enfants de l’Encyclopaedia Britannica, sont au centre d’une controverse déclenchée par l’association UK Lawyers for Israel (UKLFI), une association de juristes fondée pour soutenir Israël et défendre les droits d’Israël et des Israéliens. Dans un communiqué mis en ligne le dimanche 25 janvier 2026, l’UKLFI affirme avoir écrit à l’Encyclopaedia Britannica pour dénoncer des contenus de Britannica Kids « où Israël est, de fait, effacé de l’histoire, tant sur le plan géographique qu’historique » qu’elle juge « inexacts et trompeurs » en raison d’un « usage anachronique et politisé » de la terminologie, en particulier autour du mot Palestine. Carte et définitions ont, depuis, été corrigées.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre – ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au 11 janvier 2027.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

PARUTION – Paru récemment La nature à hauteur d’enfants : socialisations écologiques et genèse des inégalités, « Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d’éveil et de découvertes. C’est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle « nature » les enfants s’approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s’en saisissent-ils concrètement ? À partir d’une longue enquête de terrain auprès d’élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l’effort en montagne ou le sens de l’observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s’enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés. À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l’auteur révèle les logiques de distinction à l’œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l’intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l’environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d’envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d’un projet émancipateur. » La découverte 2025, 256 pages, 22,00 euros.

CONFÉRENCE – La Société d’Études Diverses (SED) sis à Louviers (Eure) accueille Gérard Gengembre, professeur émérite de l’Université de Caen et spécialiste de la littérature du XIXe siècle, le samedi 7 février, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l’Hôtel de ville de Louviers, pour une conférence à propos d’Hector Malot. « Auteur d’une soixantaine de romans, écrivain fort apprécié de ses contemporains, journaliste de renom, Hector Malot reste connu pour Sans famille, publié en 1878, ce qui lui vaut d’être trop souvent cantonné dans la littérature de jeunesse. Romancier engagé, fidèle en amitié, il a situé plusieurs de ses fictions en Normandie, province que ce natif de la Bouille connaît bien. »

EXPOSITION  – Le Grand OFF de la bande dessinée d’Angoulême (vendredi 30, samedi 31 janvier et 1ier février 2026), c’est fini. Parmi les expositions restant en place, citons Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier qui peut être visité jusqu’au  dimanche 30 août 2026 au Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux. « Rabier, pionnier de la bande dessinée et illustrateur du début du XXᵉ siècle, a créé des personnages animaliers expressifs et influencé des artistes comme Hergé. L’exposition s’adresse aux jeunes publics et aux scolaires, en mettant en lumière la représentation des animaux dans ses dessins, le processus de création, ainsi que ses contributions à la publicité et aux objets dérivés. À travers des thématiques variées (littérature, guerre, campagnes), des encarts biographiques et des espaces ludiques, elle invite à une réflexion artistique et citoyenne. L’équipe de médiation de la Cité mettra en place un ensemble d’activités ludiques et pédagogiques spécifiquement adaptées aux différents publics visés par l’exposition : le jeune public, les groupes scolaires et les familles. » Page dédiée ici.

POUVOIR VENIR EN FRANCE – Des dizaines d’artistes, de chercheurs ou de chercheuses de Gaza attendus en France dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), voit leur arrivée bloquée par les autorités. Parmi les artistes concernés : Hamed Ashour qui, par ses livres, « met la poésie au service des enfants de Gaza », attendu par les éditions Le Port a Jauni, et Neama Hassan, poétesse qui, à Gaza, accompagne des centaines d’enfants à travers l’organisation d’activités artistiques, attendue, pour sa part, avec ses six enfants, par les éditions des Lisières. Le ministère des Affaires étrangères justifie ce blocage par des « conditions particulièrement complexes qui retardent considérablement la sortie des Palestiniens de Gaza ». Marion Slitine, chercheuse et fondatrice du collectif Maan for Gaza qui met en place des résidences pour les artistes gazaouis, a qualifié cette décision d’acte discriminatoire. Certes, concéde-t-elle, » les autorités locales, israéliennes et jordaniennes limitent les sorties, mais d’autres pays, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni ont réussi à en réaliser ». Elle dénonce un obstacle à la « liberté de transmettre, de créer, y compris et surtout en temps de génocide ». EXPOSITION – Le Centre culturel de Bièvre, 39A rue de Bouillon, à Bièvre (Belgique), propose, du vendredi 6 au 22 dimanche 22 février 2026, une exposition Aqua tu rêves rassemblant 26 artistes et 35 œuvres sur le thème de l’eau issus de la collection de la Fondation Battieuw-Schmidt. « Une histoire d’O qui, telle la rivière ondoyante, nous entraine dans les méandres de l’imaginaire, où le papier révèle l’eau. De Kitty Crowter à Jeanne Ashbé, en passant par Anne Brouillard ou Brecht Evens, c’est un voyage dans la littérature jeunesse et la BD, au fil de l’eau, qui est ici proposé, aux petits comme aux grands. »

CORENTIN S’AMUSE AVEC LA FONTAINE – Le mercredi 11 février 2026, à 19 heures, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, dans le cadre de l’exposition Double Plouf et Patatras : 80 artistes s’amusent avec Corentin, intervention d’Yvanne Chenouf titrée Regards croisés : Corentin et La Fontaine. « Les albums de l’auteur-illustrateur Philippe Corentin fourmillent de référence aux fables de Jean de La Fontaine, tant dans le texte que les images. Yvanne Chenouf, commissaire scientifique de l’exposition Double Plouf et Patatras, vous emmène cheminer dans les fables et les albums de Corentin pour retrouver tous les clins d’œil et échos de l’un à l’autre. » Sur réservation au 01 71 27 17 93.

BEN VOYONS – La proposition de loi du député Rassemblement national (RN) de la Nièvre Julien Guibert enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2026, vise à instaurer une classification par âge des ouvrages destinés à la jeunesse et aux adolescents. Extrait de l’article unique de la proposition : « Les personnes concernées par l’obligation de dépôt mentionnées à l’article L. 132-2 [du code du patrimoine] sont tenues de procéder à une classification indicative des ouvrages, sur la base d’une grille d’évaluation qui lui est transmise par l’autorité compétente. Cette classification doit déterminer un âge minimum recommandé pour la lecture ainsi que les principaux motifs justifiant cette recommandation. L’indication de l’âge et des motifs doit figurer de manière visible sur la couverture de l’ouvrage, selon des modalités fixées par décret. » Extrait de l’exposé des motifs : « Il n’est pas question de remplacer le rôle des parents, ni même de restreindre la liberté de lecture des jeunes. L’objectif est d’offrir un outil clair et accessible à ceux, parents, éducateurs ou même lecteurs, souhaitant être accompagnés. Une fois informé, le parent reste bien évidemment le seul décisionnaire pour ses enfants. La raison d’être de cette proposition de loi est de fournir un outil de prise de décision en totale conscience. […] Aux antipodes d’une volonté de moraliser les contenus ou d’uniformiser la création, ce dispositif vise clairement à structurer l’offre de manière claire. Il contribuera à instaurer un climat de confiance dans la chaîne du livre, en renforçant la lisibilité des catalogues éditoriaux et en prouvant la prise de conscience des acteurs du domaine. » Le texte complet de la proposition de loi est ici

REVUE – Le dossier thématique du numéro 27 (2025) de la revue Strenæ : Recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance que publie l’Afreloce est titré Penser la biographie pour la jeunesse : histoire, tendances contemporaines et récits multimodaux. Sous la direction de Marnie Campagnaro et Chiara Malpezzi, il rassemble une dizaine de contributions en français pour une, en anglais pour les autres (avec résumés en français). S’ajoutent trois articles spécifiques (à propos du fonds Marvel Comics de la Bibliothèque nationale de France, des fonds de trois musées scolaires, du jouet commercial dans les années 1940) et six comptes-rendus d’ouvrages. Numéro en accès libre et c’est ici.

EXPOSITION – À La Roche-sur-Yon (Vendée), les médiathèques Benjamin-Rabier, Alain-Sabaud et Léopold-Sédar Senghor accueillent, depuis le mardi 27 janvier et jusqu’au jeudi 28 février 2026, une exposition de planches originales titrée Dans l’univers d’Olivier Tallec. « Depuis une quinzaine d’années, Olivier Tallec s’est imposé comme l’un des auteurs-illustrateurs les plus doués de sa génération. Ses histoires, légères de prime abord, ouvrent la porte à une réflexion plus profonde sur notre époque : l’amitié, la différence ou l’altruisme, mais aussi la mort, le pouvoir, ou la propriété. Il considère en effet que les albums jeunesse doivent faire écho au monde dans lequel les enfants grandissent. » Informations complémentaires ici.

POUR LES PLUS PETITS – Du mardi 3 au samedi 14 février 2025, le réseau des médiathèques de la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis propose Bouquins Calins, un salon destiné aux 0-3 ans. Au programme : des spectacles, des expositions et des ateliers répartis dans l’ensemble des médiathèques. Le document est ici.

FORMATION – S’étant assuré la participation d’Yvanne Chenouf, Michel Lautru et Alain Serres, le SNUipp 57, syndicat de la FSU, organise, le jeudi 5 mars 2026, dans ses locaux, 1 rue du Pré Chaudron à Metz (Moselle), un stage Lire, dire, créer la poésie dans toutes les classes de l’école primaire. Inscriptions ici.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 21 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2025, exposition des illustrations originales de Refuge Mouchette de Inbar Heller Algazi  (Les Fourmis Rouges, 2025). « L’artiste Inbar Heller Algazi nous emmène dans le quotidien loufoque de Lou, un enfant qui a une vie bien surprenante puisqu’il vit dans un refuge à animaux de toutes sortes ! Des loirs qui font du toboggan, des tigres qui grimpent aux rideaux, des crocodiles qu’on doit promener en laisse, des ânes qui fêtent leur anniversaire. Quel tumulte ! Mais comment faire quand on a besoin d’un moment de calme à soi ? Tout ce que Lou voudrait c’est un chat en peluche, une vie normale, en somme. » Site du Musée de Poche ici.

REVUE – Le dossier du  numéro 345 (janvier 2026) de La Revue des livres pour enfants est titré New romance, les ados adorent. « Plus de 7,6 millions de livres vendus en France en 2024, des librairies dédiées qui fleurissent partout, des éditeurs toujours plus nombreux à s’engouffrer dans ce secteur et des autrices stars capables de déplacer les foules : la New Romance bat tous les records. Elle réussit également le tour de force de passionner les jeunes (en particulier les filles), dont on déplore par ailleurs le peu d’appétence pour la lecture. Y compris, parfois, avec des titres qui ne sont pas destinés initialement à ce lectorat. Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de ce succès auprès des ados ? Ce dossier propose un panorama très complet de ce genre éditorial, depuis son émergence jusqu’aux transformations qu’il provoque dans le marché traditionnel du livre, des rencontres, des témoignages et des retours d’expérience de bibliothécaires, d’une éditrice, d’une professeure de français en collège, d’autrices, d’un psychiatre et, bien sûr, de jeunes lectrices. De quoi prendre du recul et mettre en perspective ce phénomène hors norme. » À signaler aussi, dans ce même numéro, un « libre cours » de Nathanaël Laffont consacré à La Semaine des enfants et un  hommage à François Ruy-Vidal signé Viviane Ezratty et Hélène Valloteau. 204 pages, 12,50 euros. Abonnement annuel ici.

PARUTION – Vient de paraitre Histoire de la bande dessinée en France par Benjamin Caraco, docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (université Paris 1/CNRS) et conservateur des bibliothèques à l’université de Caen Normandie. « L’histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu’à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et œuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d’entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d’autres formes graphiques comme la caricature ou l’illustration ? Comment s’est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l’impact de ses supports de diffusion sur l’évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d’auteur et d’autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s’élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ? » La Découverte 2026, 128 pages, 11,00 euros. 

C’EST EN ALLEMAGNE – Depuis le samedi 6 décembre 2025 et jusqu’au dimanche 15 mars 2026, le Klingspor Museum d’Offenbach-sur-le-Main, propose sa soixante-dixième Exposition internationale de livres pour enfants. Comme chaque année, environ 150 nouvelles parutions de nombreux pays ont été sélectionnées. Mais l’anniversaire s est aussi l’occasion de réfléchir au passé et à l’avenir du livre d’images et l’exposition donnera également sera à voir une rétrospective de sept décennies de livres pour enfants. « Que s’est-il passé sur le marché du livre pour enfants, quelles éditions sont aujourd’hui cultes et qu’est-ce qui ne se retrouverait plus aujourd’hui sur les étagères ? Et qu’attend-on le livre pour enfants à l’avenir ? » L’exposition montre comment les thèmes et le langage ont évolué au fil du temps.  « Si, dans les années cinquante, on représentait encore souvent un monde enfantin idéal avec des rôles bien définis, cela change dans le courant des années soixante-dix grâce à des éditeurs novateurs. Les thèmes traités et le langage visuel évoluent alors fortement ». Outre une vaste rétrospective des collections du musée, sont présentées, cette année, plus de quarante  aquarelles et acryliques de l’artiste bulgare Ivan Gantchev. Le site du Klingspor Museum est ici

OCCASION À SAISIR – Christian de Tarlé nous fait une offre : l’intégrale des Fabulettes d’Anne Sylvestre avec une réduction de 50 %. Soit 18 CD pour 263 chansons accompagnés d’un livret de 160 pages pour 30,00 euros pas plus. Page de présentation ici. Offre valable jusqu’à la fin du mois de février.

EXPOSITION – Le Centre André François, lieu-ressource régional sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du samedi 31 janvier au samedi 4 avril 2026, une exposition On est tous des personnages qui met à l’honneur l’illustrateur Rémi Courgeon. « Si on est tous des personnages, certains le sont davantage encore que d’autres, et Rémi Courgeon est de ceux-là : illustrateur, écrivain, peintre, portraitiste, reporter, raconteur d’histoires, animateur de rencontres que les enfants n’oublient pas, et pour couronner le tout, il est un humain, un vrai ! L’exposition qui l’accueille au Centre André François a l’ambition de refléter toutes ses facettes, la virtuosité de son trait, sa capacité à capter la vérité des gens, la beauté de ses palettes chromatiques, la justesse et la force de ses mots. Il nous emmène entre réel et fiction voir des peaux de banane qui dansent, une nature qui vit et des héros du quotidien plus vrais que nature. Comme les arbres qu’il peint, Rémi Courgeon a les pieds bien ancrés dans les profondeurs de la terre et la tête dans le ciel, pleine de rêves. Comme les filles ou les femmes dont il raconte les histoires, il nous fait tenir debout fièrement. » Commissaire de l’exposition : Nathalie Beau. Vernissage : vendredi 13 février, à 18 heures 30.

RÉSIDENCE – L’association Grains de Lire-Les Nomades du Livre accueille avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, un auteur illustrateur ou une autrice illustratrice pour une résidence de création d’une durée de douze semaines, d’avril à juin 2026, aux alentours de Carpentras. Le résident ou la résidente développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, proposées par Grains de Lire. Date limite pour postuler : jeudi 31 janvier 2026. Informations complémentaires ici.

REVUE – Le (très riche) numéro 33 (janvier-mars 2026) des Cahiers de la BD propose, entre autres dossiers, un cahier monographique racontant Marcel Gotlib, un cahier technique documentant le travail de restauration par les éditions Dupuis des premiers « Spïrou » de Franquin et un cahier politique qui revient sur les origines pas forcément bien connue – et pas très jeunesse – des bandes dessinées féministes, notamment aux États-Unis. À noter aussi une page concernant LArdent chevalier de François Craenhals et une autre à propos de Keleck. 148 pages, 13,90 euros.

LANGUE DE BOIS – « Avec Le Petit Prince Parfums (Angel Cosmetics), l’univers poétique du Petit Prince s’incarne dans une nouvelle collaboration olfactive. Cette collection donne naissance à deux parfums, Rosée du matin et Nuit étoilée, pensés comme une expérience sensible avant d’être un simple produit. Bien plus qu’une création parfumée, cette collaboration rend hommage aux valeurs centrales de l’œuvre. L’amour, l’amitié et la beauté de l’invisible sont au codeur de cette approche qui cherche à faire ressentir plutôt qu’à démontrer. Inspirée des symboles emblématiques du livre, chaque senteur invite à un voyage sensoriel délicat. Rosée du matin évoque la tendresse et la douceur de la Rose tandis que Nuit étoilée explore le mystère et la profondeur du ciel et de l’imaginaire. À chaque vaporisation, les parfums réveillent les souvenirs et célèbrent l’innocence. Ils font écho au murmure du Renard et rappellent avec subtilité que l’essentiel est invisible pour les yeux. » En flacons 50 ml et 100 ml bientôt disponibles dans les boutiques Marionnaud.

BOLOGNE (1) – Cinq illustrateurs français ont été choisis pour intégrer le soixantième Exposition des illustrateurs de la prochaine Foire du livre pour la jeunesse de Bologne. Il s’agit de Charline Collette, Cécile Cuny, Marc Majewski, Ophélie Paris et Lucie Penaud qui feront donc partie des 75 artistes sélectionnés pour l’édition 2026 de l’Illustrators Exhibition.

REVUES BD EN EXPOSITION – Du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026, au Lieu Utile, 4 place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), exposition La bande dessinée en revues : un autre regard sur le neuvième art, conçue à partir des ouvrages de Christian Staebler (parus chez PLG) en partenariat avec les revues Papiers Nickelés et Tonnerre de bulles.

PASSATION – Les conseils d’administration de Scènes d’enfance-ASSITEJ France et des Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T.) officialisent une passation concernant la coordination générale de l’événement national du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. « Après onze années, onze éditions marquées par un engagement constant au service de la mise en lumière des écritures dramatiques pour la jeunesse, l’association Scènes d’enfance-ASSITEJ France transmet le suivi et l’animation de l’événement à l’un des co-fondateurs et partenaire Les Écrivaines et Écrivains associés du théâtre (E.A.T.) ».

ACADÉMIE CHARLES CROS – « Depuis 1947, l’Académie Charles Cros œuvre pour la promotion de la production sonore. Si l’on connaît et reconnaît son travail dans les domaines de la musique classique, du jazz et de la chanson francophone, on sait moins que, depuis plus de vingt ans, une commission récompense des productions liées à la parole : romans et nouvelles lus, poésie dite et/ou chantée, documents sonores patrimoniaux ou contemporains, avec une attention particulière à la création originale sortant des sentiers battus. » La remise des coups de cœur 2025 aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 16 heures 30, à la Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris. Pour connaitre les onze productions sonores retenues par la commission jeune public de l’Académie Charles Cros, c’est ici. 

MIEUX CONNAITRE ZAÜ – Sur la chaine YouTube du CRILJ, sous le titre Les couleurs d’un humaniste, mise en ligne, en trois épisodes, d’une longue conversation entre Rolande Causse, écrivaine, et Zaü, illustrateur. C’est ici. Pour mémoire : c’est à Zaü que nous devons l’image illustrant la plaquette-programme de notre récent colloque.

CONFÉRENCE – Christian Bruel, auteur d’albums et d’essais, éditeur, formateur sur les enjeux des albums jeunesse, est l’invité de l’association Lire et faire lire dans le Calvados, le mercredi 28 janvier 2026, à Caen. Il donnera une conférence titrée Jeux et enjeux intimes, sociaux et imaginaires des albums jeunesse. Ce sera à l’’INSPE Normandie, 186 rue de la Délivrande. Ouverture de la conférence : Anne Schneider.

EXPOSITION – Livre Passerelle nous informe de la mise en place, du samedi 31 janvier au mercredi 25 février, au Tiers-lieu 360, 78 rue des Halles à Tours (Indre-et-Loire) de l’exposition Comment ça va ?, « fruit de moments partagés entre des jeunes de la métropole de Tours et Magali Attiogbé, l’autrice illustratrice en résidence avec Livre Passerelle à l’automne 2025. » Vernissage le samedi 31 janvier à 18 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé-Jacobs : du duo au duel, l’histoire d’une amitié créative par Éric Verhoes. « Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ligne claire qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s’inspirait des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d’Hergé mêle aventure et humour. C’est donc l’histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinité. » Casterman 2025, en coédition avec les éditions Moulinsart, 192 pages, 29,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (2) – Face aux mesures restrictives annoncées dans le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, des professionnels du livre lancent une pétition pour alerter l’opinion publique et les parlementaires sur les risques encourus par le secteur. Extrait : « Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques : pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. ; pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices ; pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre ; pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations ; pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements ; et pour nous tous et toutes : moins de choix, moins de liberté, moins d’espaces de rencontre et de débat, moins d’histoires à se raconter, moins de mondes à découvrir, moins d’imaginaires à partager. » Texte complet et liste des signataires ici

À VOIR EN FAMILLE – À l’Usine à gaz, 1 rue César-Soulié 1 à Nyon (Suisse), le samedi 24 janvier 2026, à 17 heures, et le dimanche 25 janvier, à 11 heures, Turlututu !, spectacle de la graphiste Céline Nidegger d’après l’album de Maurice Sendak.  « Jennie est une petite chienne bien nourrie, bien aimée, bien rangée mais qui s’ennuie ferme entre sa gamelle, sa plante verte et son maître. Alors un matin, elle prend son courage et sa valise, claque la porte et s’élance vers le vaste monde. Dans Turlututu !, Céline Nidegger invente une fable lumineuse remplie de chansons et où l’on apprend qu’il faut parfois savoir quitter son confort pour grandir. Marionnettes, poupées et décors colorés se succèdent comme autant de petits mondes à explorer. Sur scène, rires et surprises se mêlent et le public devient complice. Un très joli voyage initiatique où chaque rencontre devient une promesse de découverte et d’amitié. » Dès 7 ans. Page dédiée sur le site du théâtre ici.

EXPOSITION – Depuis le jeudi 15 janvier et jusqu’au samedi 14 février 2026, à la Galerie Hatch, 17 allée Aimé Césaire au Havre (Seine-Maritime), exposition consacrée à Vincent Broquaire. « Dessinateur funambule, Vincent Broquaire peuple les lieux qu’il investit de petits personnages. Tant leur échelle que les gestes qu’ils exécutent leur permettent de travailler l’espace, de bouger les lignes et de déplacer le regard. Avec L’Évasion, paru en janvier 2026 au sein de la collection « Périscope » chez Les Grandes Personnes, c’est dans l’espace du livre que ces personnages se déploient, à travers le projet essentiel et dérisoire qui les anime : s’en échapper, fuir, disparaître. Au gré des pages de l’ouvrage, puis des murs de la galerie, il s’agit pour ces protagonistes récalcitrants d’arpenter, coopérer, rebondir pour aménager des stratagèmes qui leur permettent de quitter cet endroit sans lequel ils n’existeraient pas pourtant, mus par l’espoir collectif de refuser de subir un récit dont ils tirent le fil. […] Les dispositifs de Vincent Broquaire tirent leur puissance de leur simplicité : une certaine évidence, par l’économie de moyens, lorsque pour transformer un endroit en espace il suffit d’une feuille, d’un pli, d’un désir, d’un point, d’une ligne et d’un plan. » Site de la galerie ici.

SIX D’UN COUP – Fabula accueille, sur son site, mises en ligne avec le soutien de l’université de Lausanne, les contributions du colloque Adolescences romanesques : la génération des « Six Compagnons » (1960-1980) qui s’est tenu à l’université de Caen-Normandie INSPE, les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024. « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978) permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » C’est ici.

TOURISME LITTÉRAIRE – Un gîte 4 étoiles inspiré d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll verra le jour en 2026 dans la commune de Vic-sur-Seille (Moselle) : bâtisse du XVIIe siècle, trompe-l’œil, décors narratifs, ambiance de conte de fées, accueil possible de six personnes. « Ce premier gîte sera suivi de deux autres hébergements thématiques, également inspirés des contes, créant ainsi une offre originale et cohérente au sein d’un même site. Moselle Attractivité a accompagné les porteurs de projet sur l’ensemble des volets stratégiques : positionnement, cibles de clientèles, mise en cohérence avec la nouvelle stratégie touristique départementale, valorisation de la destination. » Le projet, d’un investissement total de 103 559,00 euros, bénéficie d’un soutien du Département de la Moselle à hauteur de 29 340,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (1) – Carole Thibault, directrice du Théâtre des Îlets, Centre dramatique national (CDN) de Montluçon, témoigne sur France Culture. « Il y a deux ans,  le département de l’Allier nous a dit : on va vous couper une subvention, alors choisissez laquelle : celle qui vous permet de tourner en zone rurale dans les médiathèques ou celle pour la petite enfance. On a joué à plouf-plouf et c’est tombé sur la seconde. L’année suivante, le département a aussi coupé l’aide qui nous permettait de tourner dans les médiathèques. »

FORMATION – La journée professionnelle de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) se déroulera le jeudi 26 février 2026, de 9 heures à 17 heures. « Où en est-on du rapport des jeunes à la lecture ? La littérature jeunesse est un secteur qui résiste aujourd’hui plus que la littérature adulte mais il ne faudrait pas occulter la précarité des auteurs, ni le paysage politique, idéologique actuel ; la fragilité des maisons d’édition et des librairies indépendantes ; ainsi que la baisse notable de la lecture. La journée abordera ces problématiques et donnera aux participants des outils, des exemples, des modèles pour essaimer des projets dans leurs structures et leurs territoires à travers trois temps forts : le renouveau de la littérature jeunesse, l’état des lieux de l’édition jeunesse,  la médiation du livre. Avec, notamment, la participation de Sophie Van der Linden, Chiara Ramera, Thierry Magnier, Florence Bianchi. Le programme détaillé est ici. Pour s’inscrire, c’est .

EXPOSITION – Du mercredi 21 janvier au samedi 14 mars 2026, à la bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), exposition consacrée à Bernadette Gervais. « Bernadette Gervais, autrice-illustratrice jeunesse, a décliné plusieurs de ses ouvrages dans une installation interactive, ludique et poétique. Autour de ses dessins originaux, le livre se transforme en jeux, en puzzles grands formats, en balançoires ou encore en panneaux mobiles pour dessiner ou colorier. Avec une interrogation constante sur notre environnement – nature, saisons, objets – Bernadette Gervais invite à questionner le processus de la métamorphose. De l’œuf à la chenille, de la chenille au cocon… on regarde, on contemple les transformations de la nature. » Vernissage le mercredi 21 janvier, à 17 heures.

ESPACE GAME – Le Théâtre Tremplin, 7 rue Bon Pasteur à Avignon (Vaucluse),  propose, à partir du samedi 17 janvier 2026, tous les week-ends, de 11 heures à 18 heures, et tous les jours, du 16 février au 1er mars (période de vacances scolaires), une exposition immersive consacré à l’univers de Jules Verne. « Il semblerait que l’esprit de Jules Verne se cache dans ce théâtre. Partez pour une aventure autour du monde à la découverte des inventions les plus surprenantes. Une expérience féerique et ingénieuse où sciences, énigmes et sensations s’entremêlent pour émerveiller petits et grands à travers décors extravagants et installations son et lumière. » Matthieu Tondeur, directeur artistique de l’exposition, explique : « On ne veut pas retracer toute la biographie de Jules Verne mais faire découvrir son univers et donner envie aux visiteurs de s’y intéresser une fois sortis. » Tarif adulte : 14,00 €. Tarif enfants : 10,00 euros enfants. Réservations ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Sur la piste de Blueberry. « À l’occasion des 60 ans de la série culte créée par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, de grands auteurs rendent hommage à Mike Steve Blueberry. C’est ainsi qu’Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont, Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier Taduc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier, Philippe Xavier ont créé chacun une histoire courte ou une illustration. » Dargaud 2025, 128 pages, 21,50 euros.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 9 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2026, à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi à Toulouse (Haute Garonne), mise en place de l’exposition Maintenant le cirque conçue par la Compagnie dirigée par Colline Garcia. « Si nous avons souhaité créer des illustrations de cirque, c’est pour répondre à une nécessité face à ce constat : très peu d’illustrations empruntent les codes du cirque actuel. Bien au contraire, les images du cirque sont empreintes des codes du cirque traditionnel, dans lesquelles la performance, les animaux, les costumes à paillettes, les clowns, les stéréotypes de sexe, occupent une large place. Les dessins uniquement basés sur les codes et images du cirque traditionnel nous confortent certes dans une vision bucolique et folklorique du cirque mais elles participent aussi à reproduire sans cesse une vision en complet décalage avec la création circassienne contemporaine. Dans cette exposition, nous souhaitons présenter une version actualisée du cirque contemporain, dans un univers intemporel et coloré permettant de participer efficacement au renouvellement de l’iconographie circassienne. » Illustrations signées Kamy Dobï, Margaux Othats et Chloé Cassage. Page dédiée ici. Le site de la compagnie est  .

UNE RARETÈ – Gallimard publie, sous étui, Histoire du Petit Mouck de Louis-Ferdinand Céline. « On sait quelle importance revêtaient aux yeux de Céline les contes et lectures de l’enfance. Les aventures du petit Mouck imaginées par l’écrivain, transcrites et illustrées par sa première épouse, Édith Follet, pour leur fille Colette, constituent un document biographique méconnu des lecteurs de Céline. Ce conte oriental inspiré d’un classique allemand reparaît aujourd’hui dans une édition en fac-similé d’après le manuscrit original, présentée par Gaël Richard. » Improvisé oralement par Louis Destouches vers 1923, transcrit et illustré, au jour le jour, par sa mère alors que Colette n’a pas encore quatre ans, le conte était paru une première fois, en 1994, dans Paris-Match. « Fruit des soins et de l’attention portés par le couple à leur fillette, ce livret illustré fut, au dire de Colette, le premier livre  de son père. Conçu en partie pour lui apprendre à lire – d’où sa rédaction partielle en petites capitales –, ce lien de papier et de rêves la rattacha longtemps à ses deux parents, après leur séparation en 1926. » (Gaël Richard). Gallimard/NRF 2026, 56 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – L’auteur, illustrateur et sculpteur Christian Voltz expose ses Trésors minuscules, depuis le samedi 10 janvier et jusqu’au samedi 7 mars 2026, en Belgique, au Centre culturel de Hotton, 55 rue des écoles. « L’exposition présente une galerie de personnages hétéroclites réalisés avec des objets de récupération, ainsi que des céramiques et des gravures. On y découvrira aussi sous forme de panneaux pédagogiques la chronologie de la création d’un livre. L’exposition est enrichie d’un coin lecture, d’un atelier créatif en autonomie à la manière de Christian Voltz , de courts-métrages d’animation et d’un entretien filmé de l’auteur-illustrateur. » Une visiteuse explique : « C’est un univers un peu décalé, donc ça me plaît énormément. C’est des bouquins que j’ai beaucoup lus à mes enfants quand ils étaient plus petits ». Site du Centre culturel ici.

LES GRANDS MOYENS – La librairie indépendante Violette and Co, 52 rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, a été perquisitionnée, le mercredi 7 janvier 2026, dès l’ouverture du magasin, par cinq policiers et un substitut du procureur du parquet de Paris. La gérante témoigne : « Ils nous ont demandé si on avait en stock des exemplaires du livre From the river to the sea. On a dit non. Puis ils ont fouillé la salle jeunesse, sont descendus dans la cave, ont sorti les livres, un par un, pour les contrôler. Ils ont dû ouvrir environ une trentaine de cartons. Ils ont fouillé les rayonnages publics et les espaces réservés aux personnels, la salle de pause. C’était flippant. » Violette and Co explique avoir vendu quelques dizaines d’exemplaire du livre suite à un dépôt spontané de l’éditeur mais n’avoir jamais refait de stock. La police est donc repartie bredouille. « Les policiers nous ont dit plusieurs fois que le livre était interdit et qu’il était illégal de le vendre. Pourtant, il n’y a aucune décision de justice en ce sens. On a vérifié plusieurs fois et ce n’est pas trouvable. On ne commercialise pas de livres interdits. Notre lieu est beaucoup trop important pour qu’on prenne ce genre de risque. » Quand on l’interroge, la Commission de surveillance et de contrôle des publications pour la jeunesse répond avoir émis et transmis au ministère de l’Intérieur, le 14 novembre 2025, un avis négatif. From the river to the sea (Social Bandit Media, 2022) dont le titre reprend un slogan pro-palestinien avéré témoignerait, de fait, selon l’analyse des commissaires, d’un « parti pris historique et idéologique » incompatible avec une mise en vente sur le territoire français. Si le ministère de la Culture a, lui aussi, eu connaissance en novembre de cet avis, il ne sera, curieusement, communiqué aux librairies que le lendemain de la perquisition chez Violette and Co. La librairie parisienne dénonce, en cette affaire, « une dérive autoritaire inédite et préoccupante », spectaculaire et non fondée juridiquement. De son côté, le Syndicat de la librairie française « s’étonne que la justice puisse reprocher à une librairie de vendre un livre dont l’interdiction d’importation n’était connue de personne, pas même de son éditeur. En effet, en dehors de l’avis de cette commission, aucun acte réglementaire formalisant l’interdiction d’importation de ce livre n’est disponible contrairement à ce qu’impose la loi. Cette base juridique inexistante ou fragile soulève donc au moins deux questions : la première sur le fondement d’une telle perquisition, la seconde sur l’impossibilité, pour l’éditeur, de former un recours contre une décision qui n’a pas été formalisée. » L’événement survient dans le contexte d’une vague d’attaques, dans plusieurs villes françaises, contre des librairies soutenant la Palestine.

UN PROGRAMME POUR UN AN – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) diffuse la version papier de son catalogue 2026 : stages, formations à la carte, journées d’études, colloques, rencontres sur site, etc. Le document est disponible en ligne. C’est ici. N’hésitez pas à le télécharger et à le consulter au fil des mois.

JULES VERNE – Sur France Culture, mise en ligne de cinq postcasts Les Mondes de Jules Verne réalisés par Federico Polo Devoto. « Un auteur prolifique dont l’œuvre compte nombre de classiques parmi lesquels Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, ou Voyage au centre de la terre. Cent-vingt ans après sa mort, Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit dans le monde, mais son influence va bien au-delà de la simple littérature. Vulgarisateur scientifique, visionnaire hors norme, Verne a non seulement façonné les imaginaires collectifs, mais il a aussi annoncé l’exploration de l’espace et des abysses avec près d’un siècle d’avance. » C’est ici.

SALON – La vingt-quatrième édition du Festival du livre de jeunesse Occitanie se déroulera, à Saint-Orens de Gameville (Haute-Garonne), les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026. Un programme riche et diversifié à découvrir ici dans sa totalité. Signalons les deux journées professionnelles : la première, le vendredi 23, qui, pour parler poésie, recevra Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Thomas Vinau, Odile Flament (pour les éditions CotCotCot) et Alain Serres (pour les éditions Rue du Monde ; la deuxième, le samedi24 qui,  avec Frédéric Maupomé, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, et Guillaume Lanneau, président de la Saif, abordera la question des  droits d’auteurs et d’autrices. Il est prudent de réserver à cette adresse

AVEC OU SANS ISRAËL – Les organisateurs de la Foire du livre de jeunesse de Bologne (Italie) ont répondu négativement à la demande d’emplacement de l’Israel Institute of Biblical Studies (Institut israélien de littérature hébraïque), organisme financé par les ministères israéliens de la Culture et des Affaires étrangères pour promouvoir la littérature du pays à l’étranger, indiquant qu’une entité d’État officielle israélienne ne sera pas autorisée à exposer sans fournir de justification détaillée publique. Cette exclusion intervient dans un contexte de boycott culturel et éditorial plus large visant des institutions associées à l’État d’Israël ou à des acteurs perçus comme complices de violations des droits humains envers les Palestiniens. Alors que certains acteurs du secteur se félicitent de cette décision, d’autres estiment qu’une exclusion d’un organisme littéraire d’État pourrait limiter les opportunités de dialogue culturel et d’échanges littéraires entre auteurs et lecteurs de différentes régions du monde.

EXPOSITION – La Maison du Père Castor, 253 route Roule Galette à Meuzac (Haute-Vienne) propose, du mardi 13 janvier au samedi 28 février 2026, une exposition Gerda Muller fête ses 100 ans. « À l’approche de l’anniversaire de l’artiste Gerda Muller, la Maison du Père Castor a le plaisir d’exposer ses illustrations originales et ses nombreux albums. Venez découvrir les illustrations de cette célèbre artiste originaire des Pays-Bas, qui a illustré des centaines d’albums jeunesse chez de nombreux éditeurs, et notamment les célèbres albums Marlaguette, Les Bons amis, Sinikka de Finlande (collection « Enfants de la Terre »), Perlette goutte d’eau, ainsi que le jeu Chacun sa province au Père Castor Flammarion Jeunesse. » Le site de la Maison du père Castor est ici.

REVUE – Le dossier du numéro 246 (décembre 2025) de NVL la revue, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, est titré Lisons à haute voix ! Pour qui ? Pour quoi ? « Ce numéro explore la lecture à voix haute qui s’adresse à tous et en tous lieux, pratique qui prend un tel essor qu’elle devient un métier dont parlent deux lecteurs publics. Pratique de la voix aux racines lointaines, dans une poésie originelle, une rythmique qui trouve un nouvel écho passionnant chez les jeunes aujourd’hui. Plongez dans cet univers où chaque mot résonne et où chaque histoire devient une aventure collective, un moment de partage inoubliable. Découvrez comment la lecture à voix haute peut transformer les relations et enrichir les esprits, en rendant la littérature accessible à tous. » 84 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

UN HAPPY MEAL SINON RIEN – McDonald’s France dévoile la douzième collection de son programme Un jouet ou un livre, soit dix-huit histoires imaginées par Agnès Martin-Lugand et illustrées par Marine Gosselin ou Yen Abis. « Conçue comme une véritable porte ouverte sur le monde, cette collection promet des aventures vibrantes, la découverte des merveilles du monde et une envie irrésistible d’explorer la planète page après page. » L’entreprise rappelle que, depuis la première compagne de 2015, 177 millions de livres ont été distribués. La  collection nouvelle, « Un Monde à raconter », permet donc à Colette et Idriss, héros voyageurs de la série, de découvrir dix-huit merveilles du monde, de la Grande Muraille de Chine aux chutes du Niagara, du Colisée aux pyramides de Gizeh, en passant par la forêt Amazonienne ou le Taj Mahal. Cette opération de marketing développé en partenariat avec Hachette Jeunesse et avec la complicité du Centre national du livre (CNL) est, une nouvelle occasion  « de partager un moment de découverte en famille et de donner l’envie d’en apprendre toujours d’avantage sur les merveilles de notre monde. »

PARUTION – Vient de paraitre L’Histoire du journal Bravo ! de Frans Lambeau et Jean Fontaine. « L’histoire du journal Bravo ! n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge. Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre. Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres. Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de six ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire. » Didier Pasamonik précise : « Le magnifique travail de Jean Fontaine et Frans Lambeau donne un fort volume truffé de documents inédits issus des archives d’instruction de la justice belge et de reproductions rares du journal. Cela donne un récit précis et documenté qui montre comment Meuwissen, [le fondateur de l’hebdomadaire], collabora étroitement avec la propagande allemande pour établir un véritable monopole tant éditorial qu’industriel, prenant le contrôle d’imprimeries-clé. » Éditions de l’Èlan 2025, 464 pages, 79,00.

C’EST CADEAU – Comme en 2024, la ville de Cergy (Val d’Oise) a remis, courant décembre, aux 1124 élèves scolarisés en cours préparatoire un album de littérature jeunesse. « Plusieurs études le montrent : il existe un lien étroit entre la maîtrise de la lecture et la réussite scolaire. Pourtant, le constat interroge : les jeunes passent aujourd’hui dix fois plus de temps sur un écran (3 heures 11 en moyenne par jour et jusqu’à 5 heures 10 chez les 16-19 ans) qu’à lire des livres pour leurs loisirs (19 minutes par jour). Et la tendance s’accentue ces dernières années. » Cette année, à Cergy, les livres offerts étaient : Jules et le renard de Joe Todd-Stanton (école des loisirs, 2019) et Un voyage extraordinaire de Philip Waechter (Didier jeunesse, 2024). « Deux ouvrages, sélectionnés en concertation avec l’Éducation nationale, qui abordent des valeurs comme l’amitié, l’entraide, la confiance, la liberté ou le courage. »

EXPOSITION –  Le Centre culturel La Villa, 26 place Guido Gezelle à Ganshoren (Belgique) accueille, du samedi 17 au samedi 31 janvier 2026, en partenariat avec la Fondation Battieuw-Schmidt et la Ligue des familles,  une exposition Frimousses multiples, des histoires à déconstruire, accès sur le portrait.  » Les contes traditionnels pour enfants véhiculent encore des valeurs d’un autre temps où les stéréotypes sont nombreux et participent à les ancrer dans notre imaginaire collectif. Aujourd’hui, il existe des histoires qui représentent toutes les diversités, qu’elles soient culturelles, de genre, de familles ou encore d’handicap. Loin des clichés, elles permettent à chacun.e de se reconnaître et de trouver sa place dans une société plus inclusive. » Vernissage le vendredi 16 janvier, à 19 heures. » L’exposition s’adressant autant aux plus petit.es qu’aux plus grand.es, nous vous proposons le samedi 24 janvier, à 14 heures, une séance d’écoute de podcast pour les adultes et des racontines pour les enfants. » La page dédiée est ici.

AU CINÉMA AUSSI – La série de livres « Monsieur Madame » imaginée par l’auteur britannique Roger Hargreaves va être portée à l’écran. « Le film rendra hommage à l’humour, la personnalité et la convivialité qui ont rendu les personnages originaux emblématiques, tout en invitant un nouveau public à travers le monde à les découvrir de manière audacieuse, cinématographique et contemporaine. » (communiqué de presse de StudioCanal, de Heyday Films et du groupe japonais Sanrio, propriétaire des droits). La série a déjà été adaptée, en films d’animation, pour YouTube, et une nouvelle réalisation est en cours de production pour la télévision. Depuis 1971, plus de 250 millions de livres ont été vendue dans trente pays.

LIRE ENSEMBLE – L’Agence quand les livres relient annonce une rencontre nationale Lire ensemble des albums comme autant de leviers… en salle d’attente de PMI et à la maison, le vendredi 30 janvier 2026, de 9 heures à 17 heures 15, à la Maison de la poésie, passage Molière à Paris, avec les interventions de Claire Courdeau, médecin de PMI (Gironde) et membre du comité de pilotage du projet Dans la salle d’attente… lire ensemble à la PMI, Olivier Duris, psychologue clinicien, docteur en psychopathologie et psychanalyse, hôpital de jour pour enfants André-Boulloche (association Cerep-Phymentin), Sylviane Giampino, psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA), Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil parents-enfants Les Pâtes au Beurre, Aline NGuyen Van Phi, médecin de PMI (Toulouse), Marguerite Prévot, médecin de PMI (Paris 20e) et membre du bureau du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI). Journée animée par les administrateu.rices de l’Agence quand les livres relient Frédéric Boyer (lecteur, formateur, coordinateur de l’association L.I.R.E), Michèle Briziou (présidente) Katy Feinstein (bibliothécaire, spécialiste en littérature de jeunesse et formatrice), Julien Maréchal (directeur de la Petite Bibliothèque Ronde) et Léo Campagne Alavoine, (directrice de l’Agence)ainsi que Charlie Nassar (présidente de l’association (Z)oiseaux livres). Formulaire d’inscription ici.

SORTIE DE CRISE – Deux mois après le clash avec la société Neuvième art plus et l’annulation du Festival international de la bande dessinée de 2026, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe l’ensemble des partenaires publics et privés de l’évènement, a tenu son assemblée générale le vendredi 9 janvier 2026. A été acté le lancement d’un appel à projets permettant de trouver un opérateur pour un contrat de cinq ans, avec possibilité d’une année supplémentaire, le contrat pouvant être dénoncé deux ans avant son terme. Le lauréat, choisi par un jury indépendant, devra proposer une nouvelle dénomination, une marque dont l’ADBDA restera propriétaire. On connaîtra, à la mi-avril, le nom de l’opérateur qui prendra en charge le festival d’Angoulême à compter de 2027. Pour mémoire, le Grand Off de la BD d’Angoulême aura lieu du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026. « Pendant quatre jours, la bande dessinée investira Angoulême à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public pour un moment de partage joyeux et culturel ». Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Les musées, c’est dès la petite enfance ! sous la direction de Sylvie Rayna. « L’ambition de cet ouvrage polyphonique est d’informer et de convaincre afin de garantir, partout, les droits culturels des jeunes enfants et de leurs familles. Pour cela il faut faire connaître les expériences de qualité et les conditions propices à leur déploiement sur les territoires. Les actions précoces d’éveil artistique et culturel sont reconnues dans le rapport de Sophie Marinopoulos comme un moyen d’humanisation, de lutte contre la malnutrition culturelle  et contre les inégalités : les expériences muséales en petite enfance, encore insuffisamment et inégalement développées, contribuent à ce processus. Dans cet ouvrage, les professionnels des musées, des arts et de la petite enfance témoignent de leur travail commun pour proposer des parcours sensibles et significatifs pour les tout-petits comme pour les adultes qui les accompagnent. » érès 2025, 320 pages, 28,00 euros.

POUR LE JEUNE PUBLIC – Le Festival Momix met à l’honneur le spectacle vivant pour les enfants, pour les adolescents et pour leurs  familles. Le programme de la trente-cinquième édition s’articulera autour de l’imaginaire et de nombreuses compagnies internationales viendront  y jouer leurs spectacles : une programmation mêlant théâtre, cirque, musique, danse, marionnettes, théâtre d’objets avec toujours, l’envie d’émerveiller les enfants et de rassembler les générations. Ce sera du mercredi 28 janvier au dimanche 8 février 2026, à Kingersheim et dans toute l’Alsace. « Les soubresauts du monde et les peurs qu’ils génèrent nous parviennent, nombreux et inquiétants. L’époque n’est pas à la stabilité, à la confiance ni à la valorisation d’une pensée complexe. Comment lutter contre des supports de diffusion de l’information qui résument en 30 secondes des sujets qui mériteraient plusieurs heures de débat ? Comment dans ce contexte continuer à accompagner nos enfants vers la bienveillance, l’ouverture aux autres, la constitution de l’esprit critique ? Comment se ménager avec eux des moments de plaisir, d’émerveillement, d’émotion, de réflexion ? Les spectacles à destination du jeune public nous offrent ces moments-là, nous aident à parler avec les plus jeunes du monde dans lequel nous vivons, nous proposent des émotions et de l’évasion. Reflets de la création européenne, les spectacles de l’édition 2026 sauront vous surprendre et vous toucher au cœur. » (Marie Normand, directrice artistique). Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Construire un matrimoine de la BD : créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique sous la direction de Marys Renné Hertiman et Camille de Singly. « Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine. […] L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail Les Bréchoises de 2020 à 2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. »Les Presses du réel 2024, 352 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – Le Centre de la Gravure, 10 rue des Amours à La Louvière (Belgique) propose, du samedi 10 janvier au dimanche 22 mars 2026, une exposition Collectionner l’image : littératures jeunesse et graphique. « Après un premier arrêt à la galerie Les Brasseurs à Liège, l’exposition Collectionner l’image s’installe au Centre de la Gravure, révélant une collection inédite d’œuvres originales issues de la littérature jeunesse et graphique. Initié par les Ateliers du Texte et de l’Image (ATI) avec le soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, ce projet vise à patrimonialiser les images d’auteur·rices illustrateur·rices francophones de Belgique. Près de 200 œuvres, réalisées par plus de quarante artistes, sont réunies pour offrir un regard rare sur la création contemporaine, en dehors de l’objet-livre. Scénographiée par Maud Dallemagne et Benjamin Dupuis, l’exposition invite à explorer la richesse graphique et narrative des originaux, entre esquisses, planches, encres ou techniques mixtes. » Artistes présentés dans l’exposition par un total de cent-cinquante et une œuvres : Martina Aranda, Jeanne Ashbé, Étienne Beck, Mathilde Brosset, Anne Brouillard, Anne Brugni, Geneviève Casterman, Sarah Cheveau, Anne Crahay, Kitty Crowther, Thisou Dartois, Fanny Dreyer, Claude K. Dubois, Peter Elliott, Jean-Luc Englebert, Noémie Favart, Loïc Gaume, Bernadette Gervais, Sara Gréselle, Anne Herbauts, Benoît Jacques, Emile Jadoul, Louis Joos, Valentine Laffitte, Thomas Lavachery, Pascal Lemaitre, Marie Mahler, Vincent Mathy, José Parrondo, Chloe Perarnau, Catherine Pineur, Rascal, Lisbeth Renardy, Françoise Rogier, Mélanie Rutten, Elisa Sartori, Marine Schneider, Emilie Seron, Valfret, Michel Van Zeveren, Giulia Vetri, Aurélie William Levaux, Gaya Wisniewsk. Page dédiée ici.

REVUE – Le numéro 33 de janvier-février-mars 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée aux Marion Fayolle et c’est Cathia Engelbach qui interroge. Côté jeunesse encore, une page consacrée à Blexbolex, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd, six pages à propos de Marie Mirgaine, quelques mots sur Quentin Blake et deux pages évoquant les vingt-cinq ans du musée de l’illustration jeunesse de Moulins. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.

UN CHANGEMENT AU CNLJ – Romain Gaillard, conservateur en chef des bibliothèques, quitte la direction du Centre national de la littérature pour la jeunesse, poste qu’il occupait depuis 2022. Céline Meyer lui succède. « C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends aujourd’hui la responsabilité du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Héritier de La Joie par les livres, le CNLJ est pour moi un lieu vivant de réflexion et de transmission autour de la littérature jeunesse sur l’ensemble du territoire. De la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart aux médiathèques de Plaine Commune, mon parcours s’est construit au contact des livres et de celles et ceux qui les font vivre. La littérature jeunesse ouvre des espaces pour penser le monde, nourrir l’imaginaire, aiguiser la sensibilité et bâtir des références communes. Ensemble, faisons vivre la littérature jeunesse dans toute sa diversité et ses enjeux contemporains. »

À VOIR EN FAMILLE  –  Le mercredi 14 janvier 2026, à 18 heures, le Théâtre de La Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret) propose, en représentation tout public, Fiesta de Gwendoline Soublin (éditions Espaces 34, 2021) dans une mise en scène de Steve Brohon pour le Théâtre des Trois clous. « Depuis toujours, Nono n’a qu’une idée : faire une gigantesque fiesta pour ses dix ans. La liste des invités, les guirlandes colorées, les jeux, la playlist, tout est prêt. Seulement un phénomène inattendu déboule : la tempête Marie-Thérèse. Une ode à l’amitié, la débrouillardise et l’imagination de la jeunesse, pour affronter ensemble un monde qui peu à peu se dérègle. » Avec, pour les neufs rôles, Camille Trophème, Laure Coignard et Nicolas Spina-Ivora. À partir de 7 ans. Réservation ici. Le site du Théâtre des Trois clous est .

PARUTION – Vient de paraitre Du folklore enfantin aux enfants musiciens par Anne Damon-Guillot. « Exploration du rôle des comptines dans l’apprentissage, la transmission et la création, à travers une étude historique et ethnographique. L’auteure analyse la construction du folklore enfantin en France depuis le XIXe siècle et critique les représentations culturelles de l’enfance, offrant une perspective interdisciplinaire sur ces pratiques vivantes mais méconnues. » CTHS 2025, 300 pages, 32,00 euros.

PARUTION – Vient de paraitre  En quête d’un grand peut-être – tome 2 : a-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom et Nathan Lévêque. « Un nouveau livre de référence pour les passionné·es de littérature ado. Les ados lisent-iels encore de la littérature ado ? Passent-iels plus de temps sur TikTok ? Doit-on censurer la Dark Romance ? Et le manga ? C’est quoi un roman ado, au fait ? L’Éducation nationale promeut-elle assez la lecture, et celle pour la jeunesse ? Ce sont autant de questions auxquelles Tom et Nathan Lévêque essaient de répondre dans ce nouveau livre, cinq ans après En quête d’un grand peut-être : guide de littérature ado (vendu à 10 000 exemplaires). À nouveau, les deux auteurs spécialistes de la littérature ado vous proposent de partir, carte et lampe torche à la main, à l’exploration de ce paysage littéraire : dates et chiffres clés, incontournables, portraits, analyses de ses grands genres et de ses grandes thématiques, pressions politiques et questions sociétales qui la traversent. Ce livre de référence vous donnera les outils pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que les autres ! Préface de Sophie Van der Linden, édition par Clémentine Beauvais. Avec des articles de Lucie Kosmala, Florie Maurin, Jeanne Seignol, (Jeannot se Livre) Zoé Spartacus et Lydie Tabarin. Et onze nouvelles inédites de Marie Alhinho et Nine Gorman, Mickaël Brun-Arnaud, Christelle Dabos, Yasmine Djebel, Nell Gallais, Clara Héraut, Aylin Manço, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Marie Pavlenko et Esmé Planchon. » éditions Du Grand Peut-Être 2025, 240 pages, 18,50 euros.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 26 novembre 2025 et jusqu’au samedi 17 janvier 2026, exposition Georges le collectionneur désordonné avec les illustrations originales de Pauline Ferrand et les créations variées d’artistes complices inspirées de l’album publié chez Grasset. « Georges adore observer la répétition des choses. Il n’est pas très à l’aise avec les gens, mais il aime collectionner toutes sortes d’objets. Partage son quotidien atypique et découvre ses passions, aux noms plus rigolos les uns que les autres. Tiens, d’ailleurs, sais-tu ce qu’est un conspersiophile, un légufrulabélophile, un calcéologiste, un bolophile ou un capéophile ? Eh bien, Georges est tout cela, et même plus encore. » Site du musée ici.

UN ÉVÈNEMENT NATIONAL – Les dixièmes Nuits de la lecture que pilote le Centre national du livre (CNL) se tiendront du mercredi 21 janvier au dimanche 25 janvier 2026 autour du thème Villes et campagnes. « La vision des relations ville-campagne qui a majoritairement prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle, opposant classiquement territoires urbains et territoires ruraux, a été la source d’inspiration de nombreux romans et d’œuvres littéraires, dans tous les genres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie. Sous sa forme disparue, contemporaine, futuriste ou fantasmée, la ville, inspiratrice et muse, nourrit l’imaginaire littéraire et artistique, ainsi que les études sociologiques et géographiques urbaines. Véritable motif littéraire au XIXe siècle, la ville est ce lieu de tous les possibles, ou de toutes les angoisses, propice à la réflexion morale et sociale. » Le site qui dit tout est ici. Pour inscrire un événement, c’est .

ON VOUS LE DIT – Le Salon Beige et le Centre européen de recherches en sciences humaines et religieuses (CERSH) annoncent « le projet le plus important de leur histoire, Les Enfants de France [qui] marquera un tournant dans la protection de tous les enfants de France contre le mal de l’idéologie radicale de la gauche. » Pour mémoire : le Salon beige est un blog d’actualité catholique traditionnaliste créé en France en 2004 qui s’oppose à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, au mariage homosexuel et à la théorie du genre. Classé dans le top 10 des sites complotistes français les plus visités, il est pointé par le journal Le Monde comme diffusant régulièrement de fausses informations.

PARUTION – Vient de paraitre Gotlib, une vie en Bandessinées par Julien Solé et Arnaud Le Gouëfflec. « C’est une histoire de génie, d’amour, de déconnade, de folie douce et de modestie : comment Marcel est-il devenu Gotlib ? C’est l’histoire de l’homme caché derrière l’artiste, à moins que ce soit l’inverse. Un homme avec ses fêlures, son énergie, sa résilience, son talent et la découverte du super-pouvoir de l’Umour. De son destin d’enfant caché pendant la guerre à la création de Fluide Glacial, de ses premières amours à la « Rubrique-à-Brac », des années Pilote et de sa rencontre avec Goscinny à l’aventure de L’Écho des Savanes, de la création de Gai-Luron à celle de Hamster Jovial, la vie du maestro comme si vous y étiez ou presque, discrètement posé sur son épaule façon coccinelle. » Fluide Glacial 2025, 88 pages, 20,00 euros.

THE CAT IN THE HAT – Dans les archives de la bibliothèque Geisel Library de l’université de Californie à San Diego, a été récemment retrouvé un manuscrit de Dr. Seuss, intitulé Sing the 50 United States !, accompagné d’un croquis de couverture et d’annotations d’illustration et de direction artistique. Le texte de Theodor Seuss Geisel (1904-1991) que publie Penguin Random House paraitra le mardi 2 juin 2026, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Il s’agira bien de l’édition d’un travail abouti et non d’un fragment inachevé que Penguin Random House aurait eu à finaliser. L’illustrateur Tom Brannon devra toutefois compléter les images, dans la veine propre à Theodor Seuss Geisel. Le livre qui met en scène le célèbre chat chapeauté accompagné de deux little cats invitera les jeunes lecteurs à nommer les cinquante États américains à travers des rimes colorées et ludiques fidèles au style de Dr. Seuss. Un tirage initial de 500 000 exemplaires est envisagé et une carte des États-Unis ornera la jaquette. Outre ce tirage, un programme annexe de distribution est annoncé en collaboration avec l’organisation First Book et des exemplaires du livre seront remis gratuitement à des élèves de tous les États dans un sac à dos contenant également des fournitures scolaires et d’autres titres de Dr. Seuss. Pour mémoire : en 2021, six albums  signés Theodor Seuss Geisel ont été retirés de la vente par Dr. Seuss Enterprises, pour cause de racisme.

PARUTION – Paru il y a quelques années Pouvoirs de la lecture : de Platon au livre électronique de Peter Szendy. « Lorsque je lis, une voix en moi m’intime de lire, tandis qu’une autre s’exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs que l’on rencontre notamment chez Platon. Lire, c’est habiter cette scène qui, même lorsqu’elle est intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d’obéissance, bref, de toute une micropolitique de la distribution des voix. […] Cette archéologie du lire dialogue avec nombre de théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s’attache aussi à ausculter, d’aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai. » La Découverte 2022, 200 pages, 20,00 euros.

ILLUSTRER LE GRAND PARIS – « La Société des grands projets annonce l’ouverture du deuxième appel à candidatures du programme Illustrer le Grand Paris, conçu pour intégrer des œuvres illustrées monumentales sur les quais du futur réseau Grand Paris Express. Cette commande artistique se déploie en lien étroit avec les territoires traversés et vise à offrir aux voyageurs une expérience sensible et renouvelée du réseau métropolitain. Mené en partenariat avec le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), l’Institut français et le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce programme invite des illustratrices et illustrateurs professionnels à proposer une œuvre originale. L’appel à candidatures s’adresse à des professionnels exerçant dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du graphisme. » Le dépôt des dossiers est possible jusqu’au vendredi 6 mars 2026 inclus. L’ensemble des modalités pratiques, critères d’éligibilité et étapes de sélection est accessible à à cette adresse.

MIYAZAKI – Le magazine Le 1 publie un hors-série XL titré Miyazaki et l’art de Ghibli qui « propose d’explorer les multiples facettes de l’art de Ghibli, de la découverte de ses influences, puisées dans la culture nippone et l’observation de la nature, jusqu’aux secrets de fabrication des ateliers d’animation. Histoire de retrouver, le temps de quelques dessins bien humains, la beauté du monde et de nos vies. » En bonus, une affiche géante donnant à voir Kiiki la petite sorcière. En kiosque, 7,90 euros.

EXPOSITION – Au café associatif Le PasSage, 8 place Fontaine Couverte, à Romans sur Isère (Drôme), du dimanche 4 au vendredi 30 janvier 2026, exposition d’illustrations de Valérie Dumas. “Entre peinture et illustration, c’est un cheminement artistique qui dure depuis 1998 et ça me paraît incroyable. Née en 1964 à Saint-Etienne, j’ai toujours dessiné. C’est aux alentours de la trentaine que je me suis lancée, en me lâchant des deux mains, pour vivre de mon art. Ce fut tout d’abord la peinture, exclusivement, avant l’ouverture vers l’illustration qui s’est faite grâce à la création de livres d’artistes, souvent en collaboration avec Jean-Pierre Blanpain, artiste aux multiples talents qui est devenu mon mari. De ces livres, souvent confidentiels, en passant par des salons professionnels et les rencontres avec des éditeurs, ce cheminement a aussi permis de sauter le pas vers la littérature jeunesse […] Depuis plus de deux ans la peinture a cédé la place aux crayons de couleurs. Le plaisir incroyable du dessin sans doute.  Je n’ai pas encore détaillé tous les ressorts de ce bouleversement. » Inauguration le 4 janvier, à 11 heures 30.

UN CONTE CÉLÈBRE – À La Filature, à Mulhouse (Haut-Rhin), 20 allée Nathan Katz, les vendredi 9 et dimanche 11 janvier 2025, ultimes représentations françaises de Hansel et Gretel, conte théâtral en trois tableaux mis en musique par Engelbert Humperdinck. Livret : Adelheid Wette. « Traditionnellement présenté à Noël sur les scènes allemandes, ce conte musical inspiré par l’une des histoires les plus célèbres des frères Grimm enchante petits et grands outre-Rhin depuis plus d’un siècle. Engelbert Humperdinck y déploie avec un sens inné du merveilleux une partition à la fois opulente et subtile, où d’authentiques chansons populaires croisent des leitmotive wagnériens et de magnifiques envolées lyriques. Présenté devant un public virtuel durant l’hiver 2020, le spectacle mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau renonce au folklore de la maison en pain d’épices pour renouer avec l’esprit de cruauté du conte original, incarné ici par une sorcière pleine de surprises. Un regard renouvelé porté sur un grand classique confié au chef Christoph Koncz. » En allemand avec surtitres en français et en allemand. Page dédiée ici, sur le site de La Filature.

PARUTION – Vient de paraitre, en édition limitée, le toms 1 de l’intégrale Spirou et Fantasio par Franquin. « Les premiers récits du Spirou de Franquin vous réservent encore bien des émotions. Car vous pourrez dorénavant les lire dans cette exceptionnelle version inédite, restaurée depuis les planches originales. Les histoires parues dans les albums L’héritage, Radar le robot et Quatre aventures de Spirou et Fantasio, longtemps disponibles dans une version en partie décalquée et reprise de films très abîmés, se dévoilent ainsi dans une version fidèle au dessin de Franquin. Ces récits mythiques sont également présentés dans leur découpage d’origine, pensé pour le journal Spirou, avec nombre de strips et de cases laissés de côté lors de l’édition en album. Cerise sur le calot : cette intégrale 1946-1950 est complétée par un grand dossier riche en informations et illustrations inédites, revenant sur les débuts de Franquin, l’un des géants du 9e art. » Dupuis 2025, 336 pages, 55,00 euros..

                                              ( Image empruntée à Laure Monloubou )

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FAUT-IL Y ALLER ? – Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris, du vendredi 30 janvier au dimanche 5 avril 2026, Potted Potter, parodie pas vraiment officiel par Dan et Jeff. « Oublie les longues nuits passées à relire toute la saga, Potted Potter fait le boulot en soixante-dix minutes chrono. Sur scène, deux comédiens complètement déchaînés revisitent l’univers d’Harry Potter en une avalanche de gags, de costumes et de chansons qui restent dans la tête. Oui, tu auras droit à un dragon cracheur de feu, à un véritable match de Quidditch et à tous les personnages emblématiques, du Survivant jusqu’à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même sans connaître la différence entre un Horcruxe et un Poufsouffle, Potted Potter vous fera rire aux éclats. Un divertissement familial brillant, à savourer dès six ans jusqu’à l’âge de Dumbledore (qui, lui, est très très vieux). » La page pour réserver, c’est ici.

FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique), propose, le mardi 13 janvier 2026 de 9 heures 30 à 16 heures 30, une journée professionnelle  en compagnie du magazine Baïka, guide culturel pour les enfants de 8 à 12 ans sur le thème des pays du monde et de leurs cultures. Le matin : présentation générale de la presse jeunesse par Noémie Monier, rédactrice en chef de la revue et autrice. L’après-midi : atelier « une de presse » avec Lola Oberson, directrice artistique de la revue graphiste et illustratrice. La présentation du matin sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube du CLJBxl. Informations complémentaires ici.

FROM SUISSE – Vient de paraitre, publiée par l’Institut suisse Jeunesse et Média, Ricochet et les indispensables, plaquette qui rassemble 160 ouvrages remarquables pour les enfants et les jeunes de 1 à 15 ans. « Les quelques 160 livres présentés dans les pages de cette brochure ont tous été publiés entre 2021 et 2025. Chaque titre fait l’objet d’une notice qui comprend les informations bibliographiques, des mots-clés et une recension (souvent extraite de Ricochet ou alors rédigée pour l’occasion). Nous avons opté pour un classement par âge-cible puis par nom d’auteur·rice. » Occasion « de trembler, rire, rêver, apprendre, contempler, jouer, imaginer, nous questionner, nous indigner ou nous émerveiller. » Pour commander, c’est ici.

D’APRÈS  HOFFMANN – À la Scène musicale, sis à l’Île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après seize représentations triomphales, en décembre, à l’Opéra Nice Côte d’Azur, reprise, du mercredi 7 au dimanche 11 janvier 2026, de Casse-Noisette, célébrissime ballet de Tchaïkovski, pour petits et grands. « Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération. » Réservation ici.

SCOOP – Fort du succès des deux « musées à jouer » parisiens créés par l’école des loisirs, l’un dans ses locaux, en 2023, l’autre dans le quartier Bastille, en 2025, Louis Delas, entreprenant président directeur général, envisage – pourquoi pas – la création à Bordeaux d’une troisième Maison des histoires. À Paris, « certains résultats dépassent nos prévisions. C’est très encourageant et on s’est donné quelques mois pour transformer l’essai, avec évidemment le projet d’aller plus loin et d’ouvrir d’autres lieux. »

PEUT MIEUX FAIRE – Sarah Ghelam dont le mémoire de recherche s’intéresse à la Représentation des personnages enfantins non blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020 a lu attentivement la sélection annuelle 2025 du Centre national de la littérature pour la jeunesse paru récemment et elle a relevé, sur les cent-cinquante-neuf titres de la sélection, les quatre albums suivants mettant en scène des personnages d’enfants non blancs : Comment Aidan est devenu un grand frère de Kyle Lukoff (Cambourakis), Robin préfère sa robe de Camille Floue (Thierry Magnier), Le Grand Livre des petites choses de  Sophie Vissière (hélium), Dans le cœur de Momoko : une enfance japonaise de Kotimi (Rue du monde). C’est, précise Sarah Ghelam, un album de plus qu’en 2024. Il y en avait eu huit en 2021. « Malgré la nette augmentation de personnages d’enfants non blancs en littérature jeunesse, et après une très légère progression en termes de représentativité, cette sélection semble reprendre la route de la blanchité. »

UNE LANGUE DE PLUS – Grâce au travail minutieux d’Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction de l’université de Montréal, Le Petit Prince est désormais traduit en en innu-aimun, langue des Innus du Québec et du Labrador. Beaucoup de mots dans Le Petit Prince n’existent pas en innu-aimun, dont rose, astéroïde et baobab. Selon Yvette Mollen, son projet a consisté à inventer des passerelles entre deux univers, en créant de nouveaux mots et en demandant aux aînés qu’ils soient entrés dans le dictionnaire. « Apprendre une langue, c’est apprendre à voir. À nommer autrement une étoile, une plante, un pays. À sentir la relation au territoire. À dire la tendresse pour une fleur, pour un renard, pour un enfant, tout cela dans nos mots. C’est à ça que sert ce livre chez nous. »

BANNED BOOKS – La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner un recours déposé par des habitants du comté rural de Llano (Texas) qui contestent le retrait de dix-sept ouvrages des bibliothèques publiques locales. En laissant intacte une décision de justice locale, elle valide de facto une interprétation restrictive du droit à l’information garanti par le Premier Amendement de la constitution étasunienne qui protège notamment la liberté d’expression et d’accès à l’information. Dans son arrêt, la cour a estimé que les usagers des bibliothèques publiques ne disposent pas d’un droit constitutionnel à accéder à des livres spécifiques. Le juge Stuart Kyle Duncan a notamment déclaré que personne n’interdit des livres en les retirant d’une bibliothèque publique, rappelant que les lecteurs peuvent se procurer les ouvrages ailleurs, en ligne ou en librairie. Depuis 2021, PEN America a recensé près de 23 000 cas d’interdictions ou de restrictions dans quarante-cinq états et plus de quatre-cents-cinquante districts scolaires. Les livres concernés vont de romans contemporains destinés aux adolescents à des œuvres classiques, souvent ciblés pour leurs thématiques plutôt que pour des violations clairement établies de la loi. Parmi ces livres également : In the Night Kitchen (Cuisine de nuit), album publié en 1970 par Maurice Sendak.

PARUTION – Vient de paraitre Bob de Moor : la Ligne Claire d’Hergé par Gilles Ratier. « Ayant bénéficié de nombreuses sources et de l’accès aux archives de la famille De Moor, des photos et documents provenant des Studios Hergé et des agendas de Bob De Moor, Gilles Ratier nous fait revivre plusieurs décennies de l’âge d’or de la BD, la collaboration de Bob avec Hergé, son apport essentiel aux aventures de Tintin, son œuvre personnelle conséquente (« Barelli », « Cori », « Tric », « Oncle Zigomar »), et ses apports à des séries majeures de la BD comme « Lefranc » et « Blake et Mortimer ». Les confidences de Bob De Moor qui a été le plus fidèle et le plus indispensable collaborateur et ami d’Hergé éclairent d’un regard inédit la vie au sein des Studios Hergé et la personnalité du père de Tintin. […] Pas moins de 600 illustrations, dessins rares, planches de BD, et photos inédites. » BD Must 2025, 320 pages, 99,00 euros.

REVUE – Le numéro 2, volume 19 (2025) de la revue Relief, revue électronique de littérature française publié par Radboud University Press, dirigé par Arnaud Genon et Régine Battiston, est titré  Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse. « Longtemps marginalisée, la littérature de jeunesse est aujourd’hui reconnue comme un champ culturel et artistique à part entière. En parallèle de la revalorisation de l’autobiographie, elle va progressivement emprunter les codes des écritures du moi – narration à la première personne, faux journaux intimes, récits de vie fictionnalisés – pour explorer la construction de soi et l’expérience adolescente. Si le pacte autobiographique y reste rare, ces formes fictionnalisées favorisent l’identification et la réflexion éthique du jeune lecteur. Les auteurs y traitent de  sujets  sensibles  tout  en  préservant  leur  public.  Ainsi,  la  littérature  de  jeunesse  devient  un  espace  d’expéri-mentation où s’articulent recherche d’authenticité, transposition du vécu et mise en fiction du je. » Le PDF du numéro fait 166 pages et il est ici.

DANSE CLASSIQUE – Au Théâtre Mogador, 25 Rue de Mogador à Paris, depuis le samedi 15 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 8 mars 2026, Mon premier ballet : La Belle au bois dormant. « Inspiré du chef-d’œuvre de Tchaïkovski et du conte de Charles Perrault, ce ballet propose une version accessible et captivante de cette histoire intemporelle, spécialement conçue pour initier le jeune public à la magie de la danse classique. Pensé pour émerveiller petits et grands, La Belle au Bois Dormant conserve toute la richesse et la poésie du ballet original, avec une narration subtile qui guide les spectateurs à travers l’histoire. Aux côtés de la princesse Aurore et du Prince, les célèbres fées bienveillantes joueront un rôle essentiel, mais l’ombre de Carabosse viendra troubler la féerie. Ce personnage emblématique, incarné par Karl Paquette, ex-danseur étoile à l’Opéra national de Paris, apportera toute la tension dramatique à ce récit de malédiction et de renaissance. » Pour réserver, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Samivel de Sophie Cuenot avec une riche iconographie rassemblée par Catherine Cuenot. « Très tôt, Samivel (1907-1992) fut un lanceur d’alerte et, à travers toute son œuvre, il a célébré les montagnes tout en appelant à les protéger, sous peine de tout perdre, y compris nos propres chances de survie. Dessins, aquarelles, films, romans, photographies, il fut curieux de tout et généreux de son art. » Samivel doit sa présence ici aux albums qu’il dédia aux enfants, chez Delagrave ou Flammarion, tels que Brun l’Ours, Les malheurs d’Ysengrin, Goupil, Pantagruel, Merlin Merlot, Le joueur de flute de Hamelin et quelques autres. Il écrivit et illustra, pour la « Bibliothèque verte« , Monsieur Dumollet sur le Mont-Blanc. Éditions Paulsen 2025, 240 pages, 56,00 euros.

MONDIALISATION COMMERCIALE – S’associant à Alibris, détaillant chinois de l’ultra fast-fashion en ligne, connu pour ses offres de vêtements de mauvaise qualité vendus à des tarifs défiant toute concurrence, se lance sur le marché américain du livre avec plus de 100 000 ouvrages d’occasion référencés, dont de nombreux manuels scolaires, particulièrement onéreux outre-Atlantique. Le communiqué de presse assure que cette nouvelle catégorie d’articles « répond à une demande des acheteurs. Le client type de Shein lit entre un et trois livres par mois. Ce n’est pas une mode, c’est un mode de vie. Nous sommes heureux de venir nourrir cet amour de la lecture et de la connaissance en faisant équipe avec Alibris pour offrir de nombreux livres à notre clientèle, pour la première fois. » (George Chang, directeur de Shein Marketplace).

PARUTION –  Vient de paraitre Libraires dans le monde de Jean-Yves Mollier et Patricia Sorel. « De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les cinquante  kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l’incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme essentiels par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vente et de promotion du livre, riches d’une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s’adaptant aux mutations de l’édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies, historiques et contemporaines, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel. » ‎Citadelles & Mazenod 2025, 304 pages, 69,00 euros.

DISPARITIONS – Quatre disparitions récentes d’auteurs ou d’illustrateurs avec, sauf erreur, l’indication de leur dernier ouvrage publié en français avec mention de la date de parution : Harrie Geelen, le samedi 30 août (Victor au zoo, Albin Michel, 2021), Jutta Bauer, le mercredi 10 septembre (Dans sa maison, un grand cerf, école des  loisirs, 2014),  Helme Heine, le jeudi 20 novembre (Trois amis, Gallimard, 1985), Franck Pé, le samedi 29 novembre (La Bête, Dupuis, 2023).

C’EST À AMIENS – Joseph Pinchon, père du personnage de Bécassine, mort à Paris Joseph en 1953, est enterré au cimetière Saint-Acheul d’Amiens, sa ville de naissance, où sa tombe est à l’état d’abandon. Fin octobre 2025, Louis Vasselle, président de l’association de sauvegarde du patrimoine sépulcral (ASPS) a lancé un appel aux dons pour restaurer la tombe. La ville d’Amiens a voté une contribution de 2000,00 euros et le Département a promis 500 euros. Les chèques de particulier arrivent, mais il faudra un peu plus de 25 000 euros au total pour remettre en état la sépulture. « La pierre tombale présente de grosses fissures par endroits, les vases sont tombés et surtout rien n’indique qu’il s’agit de la dernière demeure de celui qui a dessiné ce personnage de bonne bretonne émigrée à Paris, apparu pour la première fois en 1905 dans La Semaine de Suzette, un hebdomadaire pour les jeunes filles de bonnes familles. » L’illustrateur repose dans le caveau familial aux côtés de ses aïeux et de son épouse. Pour que les travaux soient entrepris, l’accord de la famille des défunts etait nécessaire et  Pierre-Louis Vasselle a contacté des cousins éloignés qui ont accepté de signer une décharge  autorisant les travaux de réfection dont la première tranche pourrait, sauf imprévu, démarrer début 2026. Une plaque mise en place au cimetière avant la Toussaint informe désormais les visiteurs de l’opération en cours. L’association espère, sauf imprévu, pouvoir démarrer la première tranche de travaux début 2026.

ALICE ENCORE – L’autrice, compositrice, chanteuse et actrice américaine Sabrina Carpenter, adepte jusqu’ici, principalement, de Walt Disney Television et de Netflix, a été choisi par Universal Pictures pour interpréter le rôle-titre d’une comédie musicale adaptée d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. La blonde pop star de 26 ans sera également productrice du film aux côtés de Marc Platt (Wicked, La La Land). À la réalisation : la scénariste, dramaturge, actrice et chanteuse américaine Lorene Scafaria.

PAS TOUCHE – On peut voir sur YouTube, cumulant près de 600 000 visionnements, une courte parodie trash de Paddington dans laquelle l’ourson est mis en scène en narcotrafiquant dépenaillé, consommateur de « cocaïne 100 % péruvienne, biologique, biodynamique et catastrophique. » Cette séquence qui provient de l’émission satirique britannique Spitting Image (Portraits cachés) n’est pas du goût des héritiers de Michael Bond, créateur de l’ours maladroit en 1958, ni de StudioCanal, filiale de Canal+, propriété de Vincent Bolloré, propriétaire des droits du personnage depuis 2016. Plainte a été déposée devant la Haute Cour de justice d’Angleterre pour violation des droits d’auteur et des droits de conception. Pour contextualiser les enjeux, rappelons que, au départ héros d’une série de livres pour enfants, Paddington est aujourd’hui partout. Décliné en peluches, sur des pulls, des mugs, dans une publicité de Noël pour Marks & Spencer il y a quelques années, dans les Happy Meals de McDo, dans le jeu Paddington Run, en eau de Cologne. Des cartes postales issues d’un partenariat entre l’Unicef et Vivendi ont permis à l’ONG de récolter sept millions de livres, et l’ours a même « joué » avec la reine pour célébrer son jubilé en 2022.

LA PART DE L’ART – En 1979, le magazine Beaux Arts avait publié un hors-série Le Musée imaginaire de Tintin, catalogue d’une exposition du même nom présentée durant l’été au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. La revue Tintin c’est l’aventure réédite l’ouvrage désormais épuisé en partenariat avec le magazine Géo. « Quelles sont les œuvres d’art qui ont inspiré Hergé ? Tintin est-il devenu lui-même une icône digne de figurer dans les musées ou de faire flamber les prix dans les ventes aux enchères ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce hors-série de la revue Tintin c’est l’aventure, qui revisite l’exposition exceptionnelle organisée en 1979 autour d’une soixantaine d’objets d’art emblématiques de l’œuvre d’Hergé : fétiche arumbaya, homme léopard, momies incas, masques africains. Ce hors-série interroge ainsi les rapports d’Hergé (et de Tintin) avec l’art : après avoir trouvé l’inspiration dans les musées, Hergé y est entré à son tour, puisqu’un musée lui est consacré depuis 2009. Hergé fut aussi amateur d’art et collectionneur, et l’intrigue de son dernier album inachevé, l’Alphart, se déroule dans le milieu de l’art. » Prisma 2025, 114 pages, 16,99 euros.

C’EST BIENTÔT NOËL (23) – Dans Big business, court-métrage de 1929, Laurel et Hardy vendent des arbres de Noël au mois d’août. Quoique colorisé, le film est correctement restauré et l’escalade du rire est toujours au rendez-vous. On peut vérifier ici.

FIN DE PARTIE – Pendant quarante ans, l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) a omis de prélever les cotisations vieillesse de près de 190 000 ayants droit potentiels. Reconnaissant le scandale que beaucoup d’artistes (dont de nombreux écrivains) dénonçaient depuis des années, l’Assemblée nationale avait voté, début novembre, pour une « clarification du dialogue social et pour l’organisation d’élections professionnelles pour les artistes-auteurs au sein de leur régime de sécurité sociale. » Le mercredi 3 décembre 2025, elle a adopté l’article 5 du projet de loi réformant la gouvernance de la protection sociale des artistes-auteurs, malgré un lobbying insistant des fondateurs de l’Agessa. Le rétablissement des élections professionnelles au sein de la future instance de gouvernance constitue l’un des acquis majeurs du vote.

C’EST BIENTÔT NOËL (22) – Le bel ouvrage Alice au Pays des Merveilles à travers l’œuvre de Yayoi Kusama, c’est pour les déjà un peu grands qui connaissent et apprécient l’œuvre originale de l’écrivain. « Cent-soixante ans après sa parution, le classique de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, est revisité par la Japonaise Yayoi Kusama, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, à travers des illustrations psychédéliques et oniriques. Avec son langage visuel unique et sa fascination pour l’infini, Kusama sublime l’imaginaire de Lewis Carroll en ajoutant une nouvelle dimension, contemporaine et introspective. L’univers d’Alice et l’œuvre de Yayoi Kusama partagent une vision audacieuse, imaginative et profondément artistique. Ils dialoguent, se superposent, se mélangent et s’accordent parfaitement dans une explosion de couleurs et de ronds : l’art et la littérature sont des portails vers des mondes où tout devient possible. » Yayoi Kusama atteinte d’une maladie mentale hallucinogène depuis ses dix ans dialogue ici graphiquement avec la petite fille créée par Carroll dont elle partage les mêmes inclinaisons fantasques. « Je suis la Alice des temps modernes » déclare volontiers l’artiste. Le texte, quant à lui, reprend la traduction de Jacques Papy de 1961. Éditions du Chêne 2025, 192 pages, 29,90 euros.

PARUTION – Vient de paraitre, après un premier volume, Le Meilleur du cinéma pour les enfants : les films à montrer aux 3-6 ans, un deuxième ouvrage, Le Meilleur du cinéma pour les enfants: les films incontournables à montrer aux plus grands à partir de 7 ans, par Benshi. « À cet âge, la cinéphilie se construit : les enfants sont capables de découvrir la filmographie d’un réalisateur, de faire des liens entre les films, et d’affiner leur regard sur une histoire, des aspects de mise en scène, etc. C’est également un âge où l’on partage avec ses parents le plaisir de découvrir des films pour les grands. » Le Seuil jeunesse 2025, 248 pages, 21,00 euros.

 SCHTROUMPFISSIME – Le Parisien Aujourd’hui en France publie un hors-série Schtroumpf alors ! numéro 4 de sa collection « Histoire de BD ». « On a tous un Schtroumpf en nous ! De l’idée griffonnée sur un coin de table à un véritable phénomène mondial, les Schtroumpfs sont devenus des icônes de la pop culture adorées par les petits comme par les grands et leurs aventures éclairent indirectement des sujets toujours actuels : mieux vivre ensemble, tolérer la différence, lutter contre l’injustice ou respecter la nature. Dans ce hors-série exceptionnel, plongez dans la grande aventure des Schtroumpfs : décryptage, cases cultes, nostalgie, planches, crayonnés méconnus, redécouvrez l’histoire de ces héros XXL de la BD et de Peyo leur génial dessinateur. Un numéro à la fois nostalgique et passionnant, pour replonger dans soixante-cinq ans d’aventures bleues. » Aujourd’hui en France 2025, 100 pages, 12,95 euros.C’EST BIENTÔT NOËL (21) – Les amateurs d’heroic fantasy ont aussi droit à des livres sous le sapin. Tous, notamment les plus jeunes, n’ont peut-être pas encore eu l’opportunité de lire Pierre Bottero. Après les intégrales « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan » que Rageot a publié en 2023 et 2024, l’éditeur met en rayons, cette année, sa troisième trilogie « Ellana : Le pacte des Marchombres » qui rassemble en un élégant volume de 1168 pages Ellana (paru initialement en octobre 2006), Ellana : l’envol (paru en avril 2008) et Ellana : la prophétie (paru en octobre 2008). Préface de cette réédition : Christelle Dabos, autrice de la saga « La Passe-miroir » (Gallimard, 2013-2019). Quatrième de couverture : « Recueillie par le peuple des Petits, une fillette grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des Marchombres, maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Au terme de son apprentissage, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre, tandis que de redoutables mercenaires du Chaos la traquent. Elle croise alors la route d’Ewilan Gil’Sayan, de Salim et Edwin, et fait de leur combat le sien. » 39,90 euros, dans toutes les bonnes librairies. Pierre Bottero, disparu prématurément en 2009, à 45 ans, dans un stupide accident de moto, était un ami.

PARUTION – Vient de paraitre Il était une fois Marie Colmont, l’autre muse du Père Castor par Catherine Formet-Jourde. « Oui, un enfant d’aujourd’hui à qui l’on lit Michka, n’a pas, quoi qu’en grognonnent les tristes sires, besoin de sous-titres. C’est la force des grands textes : parce qu’ils sont éternels, l’enfant comprend qu’impérieuse et maussade, ça ne doit pas être la joie à la maison, que dans le verbe cheminer, il y a chemin, et que lorsqu’on embrasse quelque chose d’un coup d’œil, c’est forcément qu’il y a, dans le seul fait de le regarder, un élan plus profond ; comme un baiser. Non seulement les grands textes ne vieillissent pas, mais ils n’en finissent jamais de nous instruire et, donc, de nous rajeunir. […] Marie Colmont, puisque c’est elle notre championne, élève les enfants jusqu’au ciel avec des mots choisis, polis et sertis dans des histoires aussi simples que subtiles. » (extrait de la préface signée Anne Gavalda). Association des amis du Père Castor 2025, 80 pages, 17,00 euros.

PRIX – Le prix BD jeunesse Ville de Saint-Malo /Quai des Bulles 2025 est attribué à Jefferson (Gallimard, 2025), adaptation par Antoine Ronzon du roman de Jean-Claude Mourlevat. Le jury était composé de 339 lecteurs et lectrices âgé·es de 9 à 11 ans, soit seize classes de CM1 et CM2  examinant les cinq titres en compétition. Dotation pour l’auteur : 1200,00 euros.

C’EST BIENTÖT NOËL (20) – À papa-maman, en cassant sa tirelire ou en se cotissant entre frères et sœurs, on pourra offrir Lewis Carroll : Alice suivi de La Chasse au Snark, récemment paru en Pléiade, en édition bilingue, dans une traduction nouvelle de Philippe Jaworski et illustrée par Lewis Carroll, Henry Holiday et John Tenniel. Le volume contient : Aventures d’Alice sous terre, Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, Le Frelon emperruqué, La Chasse au Snark. La Pléiade 2025, 1024 pages, 207 pages, 64,00 euros.

PRIX – Le Prix Marie Volle, créé par Christian et Nathalie Volle, en mémoire de leur fille Marie, décédée en 2005, et décerné, à compter de cette année, par l’Académie française, « distingue un ouvrage littéraire pour la jeunesse, susceptible de développer l’imagination, les connaissances ou le goût de la lecture chez les enfants et adolescents. » La première lauréate est Agnès Desarthe, pour Les Téléphonistes anonymes (Gallimard jeunesse, 2024). « Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n’ai pas les vêtements qu’il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n’ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d’élève de cinquième frappée d’invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s’est fait confisquer son portable, et il a l’air de croire que je peux l’aider. » Prochaine attribution du prix en 2026, pour des ouvrages publiés en 2025. La date limite de candidature est fixée au mardi 20 janvier 2026.

REVUE – Le numéro 102 (décembre 2025) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse bénéficie d’une couverture illustrée par Emmanuelle Houdart qui évoque le temps des cadeaux. L’illustratrice livre, à l’intérieur du magazine, huit secrets d’atelier. Sinon, de très, très nombreuses propositions de lecture et une quinzaine d’articles dont certains rendent compte de rencontres avec Charlotte Gastaut, Audrey Poussier, Jean-Baptiste Drouot, Guillaume Duprat, Hervé Tullet, Anne-Fleur Multon ou Camille Romanetto. On peut s’abonner ici ou se rendre dans une librairie Sorcières pour, en plus de faire ses derniers achats. obtenir gratuitement le numéro.

C’EST BIENTÔT NOËL (19) – Passer le temps des fêtes devant la télévision n’est pas, à coup sûr, la meilleure perspective. Cela peut pourtant être l’occasion de revoir quelques (plus ou moins) bons films. Pas trop d’Harry Potter et un seul Star Wars, un bon paquet de films Disney, onze films d’Hayao Miyazaki, sur France 4, et quelques autres perles comme Kirikou et la sorcière (Gulli, le 19), Fanfan la tulipe (Arte, le 23) ou West Side Story (6ter, le 20). Citer également, en lien avec la littérature jeunesse, Jumanji (France 2, le 20), Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne (France 2, le 24), Shrek (TF1, le 25), Le bon gros géant (France 2, le 25), Peau d’âne (France 5, le 19). Manque ici, si le cœur vous en dit, une grosse poignée d’autres titres, plus ou moins regardables. Est-ce qu’il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Bien sûr, sur TF1, mais c’est trop tard  puisque c’était le mardi 16.

ELLE S’APPELLE CORNEBIDOUILLE – Le Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient  à Paris, présente, du dimanche 21 au dimanche 28 décembre 2025 (le 21 à 17 heures, les 22, 23, 26 et 28 à 15 heures et le 27 à 14 heures 30), Cornebidouille adapté des albums de Pierre Bertrand et Magali Bonniol publiés à l’école des loisirs. « Cornebidouille vous surveille. Alors gare aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, sinon la sorcière Cornebidouille viendra leur faire changer d’avis. Pierre, lui, n’a pas peur d’elle mais sera-t-il assez intelligent pour déjouer ses sorts ? Les enfants seront-ils assez courageux pour aider Pierre. Et son Papa arrivera-t-il enfin à lui faire manger ses soupes ? » Le spectacle adopte la forme d’un conte théâtral et musical où l’histoire du jeune Pierre confronté à la sorcière Cornebidouille  est narrée sur un rythme dynamique. La mise en scène associe chant, narration et jeu d’acteurs pour créer un univers immersif où les enfants sont invités à participer. Les comédiens sollicitent activement le public, notamment lors des moments où les spectateurs doivent aider Pierre à déjouer les tours de la célèbre sorcière. Ce dispositif interactif contribue à rendre chaque représentation vivante et adaptée à une sortie culturelle familiale. » Billetterie ici.

SAUPOUDRAGE – Depuis la mi-novembre et d’ici le 20 décembre 2025, le Centre national du livre (CNL) adressera gratuitement à deux cent cinquante centres de loisirs répartis dans huit régions, les cinquante livres jeunesse d’une sélection destinée aux 6/11 ans établie par Raphaële Botte et Sophie Van der Linden comme une sorte de bibliothèque idéale. « Pensé comme un véritable espace de découverte, ce corpus est accompagné d’un livret pédagogique détaillé, proposant des repères de médiation, des conseils pour la lecture à voix haute, des idées d’activités collectives et des pistes d’appropriation adaptées au cadre non scolaire des centres de loisirs. […] Grâce à une mise à disposition durable des ouvrages dans les structures participantes, les livres ont vocation à s’inscrire dans le quotidien des équipes d’animation et des enfants, contribuant à l’ancrage d’une véritable culture du livre au sein des territoires, notamment ruraux. »

PRIX – Camille Anssel est le lauréat de la sixième édition du Prix du premier roman jeunesse,  organisé par Gallimard jeunesse en partenariat avec Télérama et RTL, pour son ouvrage Cercle de ronces. Le livre est, of course, d’ores et déjà disponible. « Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. »

SOLIDARITÉ – Bisan Nateel est une écrivaine et artiste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Née en 1996, diplômée d’une licence de psychologie de l’université Al-Azhar de Gaza, témoin de la guerre par ses écrits et ses photographies, elle survit sur place au gré des déplacements forcés. Elle a publié plusieurs livres destinés à la jeunesse, ainsi qu’un journal intime témoignant de l’impact de la guerre sur la vie (Memory of the Assault, 2025) et un ouvrage documentaire (How Do We Reassemble the Story? Children of the Sea in Gaza, 2025), qui témoigne de la manière dont les enfants cherchent un nouveau sens à la vie en pleine guerre. Malgré le conflit, elle poursuit son travail auprès des plus jeunes gazaouis, avec le Tamer Institute for Community Education, et anime pour les enfants déplacés des ateliers de création littéraire et d’écriture. Aujourd’hui, épuisée et accablée par la situation à Gaza, Bisan Nateel souhaite suivre le master Littératures d’enfance et de jeunesse de l’université d’Artois, pour renforcer sa connaissance de la littérature jeunesse et ses pratiques littéraire et artistique. « Écrire pour les enfants est devenu pour Bisan un acte visant à protéger l’enfance face à la guerre et un moyen de préserver la mémoire au travers des histoires transmises de génération en génération. » Pour financer ce projet, il faut réunir 30000,00 euros, somme couvrant le montant de la bourse (pour deux années d’études) ainsi que « les frais de déplacement, de logement, de vie, dans un contexte où toute aide est vitale, immédiate et concrète. » Pour plus d’informations et pour contribuer au financement du projet, il faut se rendre ici.

AFFAIRE À SUIVRE – Le court film d’animation réalisé, pour cette fin d’année, par Illogic Studios, à la demande du groupe Intermarché et de l’agence publicitaire Romance, cumule, au 16 décembre, six cents millions de vues avec une prévision raisonnable d’un milliard dans les prochains jours. L’histoire de ce loup mal aimé qui parvient à se réconcilier avec les animaux de la forêt en leur concoctant divers plats végétariens a séduit petits et grands, clients ou pas de l’enseigne. Thierry Dedieu, auteur de Un Noël pour le loup (Le Seuil jeunesse, 2017) trouve, lui, que le film ressemble bigrement à son album et que ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. « C’est exactement mon livre, sauf que, dans mon histoire, tout ne finit pas bien. Je n’ai pas d’annonceur pour m’y obliger. Je suis auteur de livres pour enfants avec une certaine éthique et on ne se rachète pas une réputation avec une tarte aux poireaux. Chez moi, à la fin, personne ne vient au dîner, le loup reste seul à la table et il se dit qu’il fera une nouvelle tentative l’année suivante. » L’auteur-illustrateur ajoute : « Je suis remonté comme une pendule et je n’ai pas envie de me laisser faire. Ce n’est pas possible. Je leur donne une porte de sortie : je me propose de faire un film avec eux, comme auteur. » L’agence Romance se défend de tout plagiat.

C’EST BIENTÖT NOËL (18) – Juste un livre de coloriages comme cadeau ? Tant qu’à être radin, choisir Petits coloriages pour préparer ton avenir de Guillaume Meurice, Karim Cherifi et Philippe Laumont.  À colorier donc, seul ou en famille  – les crayons de couleurs n’étant pas fournis – : « des planches pleines de joie et d’espoir : inégalités, travail, environnement, écologie. »  La préface est signée Aymeric Lompret. « Avant de pourrir ce beau livre avec tes couleurs dégueulasses, sache que Guillaume Meurice reverse l’intégralité de ses revenus de droits d’auteur au Secours populaire français, permettant ainsi à des enfants privés de vacances de s’évader, pour de vrai. » Une réserve toutefois : il semblerait bien que le graphiste ayant travaillé sur le projet ait usé à divers moments d’outils d’IA et ce n’est pas bien du tout. Fakir éditions 2025, 60 pages, 10,00 euros.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 20 décembre 2025, à 10 heures, à la Maison Pour Tous Jules-Vallès, 61 rue Louis-Pasteur à Villejuif (Val-de-Marne), Vous voulez rire ? d’après l’album de Christian Volz (Le Rouergue, 2006) par la compagnie Les frères Duchoc (celle-là même qui avait, il y a quelques années, décliné une proposition de collaboration émanant du Cirque du Soleil). « Dans un castelet fabriqué en planches de récupération, deux marionnettistes s’affairent à faire vivre un bestiaire fabriqué de bric et de broc, de tôle et de bois. C’est là, au milieu des ces objets, que chaque espèce animale va enfin accéder à une large tribune pour plaider sa cause. Le constat est sans appel. L’asticot se trouve trop petit, les mouches trop sales, le loup trop célèbre, la baleine trop grosse, l’homme a peur de la mort et la mort a peur du vide. Bref, personne n’est content et l’herbe semble décidément toujours plus verte dans le pré du voisin. » Tout public à partir de 3 ans. C’est gratuit. Réservation au 01 86 93 33 70.

PAUL-JACQUES BONZON – Les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024, l’université de Caen-Normandie INSPE accueillait le colloque intitulé Adolescences romanesques. La génération des Six Compagnons (1960-1980). « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978), permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » Textes réunis par Christiane Connan-Pintado, Stéphanie Lemarchand et Anne Schneider, mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne. L’ensemble des quinze contributions est ici, en accès libre, sur Fabula.

PRATIQUES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – À la Petite Bibliothèque Ronde, 3 rue de Bretagne, à Clamart (Hauts-de-Seine), le jeudi 18 décembre 2025, de 10 heures à 12 heures, conférence La Petite Bibliothèque Ronde : 60 ans d’histoire(s). « En 2025, La Petite Bibliothèque Ronde célèbre ses 60 ans. Pour l’occasion, l’équipe se réunit pour raconter l’histoire de ce lieu historique et l’évolution de ses pratiques au fil du temps. Et comme les pratiques d’hier racontent celles d’aujourd’hui, nous évoquerons l’art et la manière de concevoir des projets qui mettent en lumière la littérature de jeunesse et ceux qui la font. » Accès gratuit sur inscription. Le formulaire est ici.

REVUE – Le numéro 58 des Cahiers Robinson de novembre 2025, Science-fiction et littérature de jeunesse (1980-2020), vient de paraitre. « Province des littératures de l’imaginaire, la science-fiction apparaît d’emblée comme cross age, n’ayant pas pour vocation première d’instruire ou d’éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d’une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n’avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d’une parole multiplement vive et critique, où s’éveillent les anticipations et où se révèle un « usage » pédagogique de la SF, comme il y a un « usage » du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C’est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d’écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l’histoire d’une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d’entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des œuvres offertes/ouvertes. » Sous la direction d’Isabelle-Rachel Casta et Cédric Hannedouche, le numéro rassemble quatorze articles documentant la question. Artois Presses Université 2025, 234 pages, 18,00 euros. Pour acheter, utiliser de préférence ce bon de commande. Le site des Cahiers Robinson est ici.

UNE ADAPTATION BLUFFANTE – Le Théâtre de Carouge (Suisse), propose, depuis le jeudi 18 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram (Suisse toujours) où le spectacle a été créé en 2001, Les bijoux de la Castafiore d’après Hergé. Mise en scène : Christaine Suter et Dominique Catton avec la complicité de Jean Liermier pour cette reprise. « Respectant à la lettre l’intrigue et l’esthétique d’Hergé, Christiane Suter et Dominique Catton réussissent l’exploit de donner chair aux planches mythiques. Chaque détail compte. Chaque personnage surgit, plus vrai que nature. Conservant le trait du dessinateur belge et son univers graphique, ils signent une mise en scène d’une ingéniosité remarquable, aidé en cela par l’impressionnante scénographie de Gilles Lambert. L’effet est saisissant. Sur scène, les cases et les bulles semblent défiler. Les gestes volontairement cartoonesques accentuent encore l’illusion. On se retrouve projeté à Moulinsart en un battement de cils. » À partir de 7 ans. Le spectacle est complet mais on peut tenter sa chance en téléphonant au théâtre. Le site est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (17) – Les Ogres de Barback ont, au fil des ans, publié cinq albums de chansons pour les jeunes oreilles. Ils ont aussi beaucoup circulé avec leur chapiteau, pour faire vivre Pittocha. Vient de paraitre Les Ogres de Barback se laisse croquer, recueil de douze chansons adaptées en bandes dessinées. « Nombre de chansons des Ogres s’apparentant à de petites histoires, souvent porteuses d’un propos, véhicules de valeurs, elles pouvaient complètement se prêter à l’exercice de la mise en images. Il était, dès lors, extrêmement excitant de les confier à des dessinateurs/rices qui, après avoir choisi les morceaux qu’ils/elles souhaitaient mettre en cases, se les sont appropriés pour en livrer leurs visions. Et ces dessinatrices et dessinateurs ont mis tout leur talent au service de ce qui s’apparente pour les Ogres – comme pour celles et ceux qui les suivent depuis si longtemps – bien plus qu’à un livre : un formidable cadeau. » Irfan 2025, 64 pages, 19,90 euros.

PRIX – Lisa L’Heureux reçoit le Prix EAT jeunesse pour Parmi les monstres (Les Cygnes). « C’est l’histoire de Billie. Un jour, le grand frère de Billie dit que Billie est un monstre. Il le répète plusieurs fois. Tellement de fois que Billie commence à avoir peur d’être un monstre. En voulant fuir cette peur, et sa peur de l’eau et du savon, Billie se fait avaler par le drain du bain. Billie arrive là où il n’est plus possible de tomber, là où vivent les vrais monstres. C’est alors que l’aventure de Billie commence, où Billie rencontrera d’autres monstres, ira à la rencontre de l’Autre et surtout de soi. » Remise le mardi 16 décembre 2025, à 19 heures, au Théâtre de l’Opprimé, 78 rue du Charolais à Paris. Mise en lecture avec les comédien.nes Missou Salmon-Sans, Julie Berkovicz et Romain Recoura.

COMME À LA TÉLÉ – France Télévisions diffusera, le dimanche 14 décembre, à 18 heures 50, sur France 4, une adaptation par l’Opéra national du Rhin de l’album Les Trois brigands de Tomi Ungerer. « L’Opéra national du Rhin met en scène ce conte de Tomi Ungerer sous la forme d’un livre animé, intégrant les traits saillants des illustrations de l’ouvrage, tout en conjuguant plusieurs modes d’expression et de narration théâtrales : textes parlés, chantés, chorégraphies, théâtre d’ombres et d’objets. » Musique : Didier Puntos. Livret : Gilles Rico. Mise en scène : Jean-Philippe Guilois et Gilles Rico. Captation : Nathan Benisty. Le programme est aussi disponible sur la plateforme france.tv.

À VOIR EN FAMILLE – Du jeudi 18 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, le Théâtre des Amandiers, 7 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), propose, dans sa grande salle, Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat. « Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres. Rompu à l’art du conte, Joël Pommerat s’attachait jusqu’à présent à en déjouer le merveilleux. Dans Cendrillon, il renversait les clichés pour nous confronter aux terreurs de l’enfance. Avec Les Petites Filles modernes, il prend le contre-pied et plonge sans réserve dans le magique et le surnaturel, seuls véritables remparts face aux épreuves que traversent ses deux jeunes héroïnes. […] Pour cette nouvelle incursion au cœur de l’adolescence et de ses tumultes, Pommerat imagine un théâtre roman où les événements se racontent en même temps qu’ils se vivent. Dans son univers en clair-obscur, les peurs et les cauchemars se déploient dans des espaces noirs et quasi-vides, à la lueur de vidéos hypnotiques. Une déambulation dans la construction de soi envoûtante et sans leçon de morale. » Spectacle tout public à partir de 12 ans. Réservation plus que conseillée. C’est ici.

LIVRES ANIMÉS – En Italie, à Turin, la fondation Tancredi di Barolo et le MUSLI (Musée des écoles et des livres pour enfants) se dotent d’un nouvel espace dédié aux livres animés et interactifs intitulé pop-app museum, premier musée de ce type dans le monde. L’exposition inaugurale Sempre allegri, bambini (Toujours joyeux, les enfants) qui rend hommage à Lothar Meggendorfer (1847-1925), illustrateur allemand de près de deux cents livres pour la jeunesse, notamment de livres à système, se tient, du vendredi 12 décembre 2025 au dimanche 28 juin 2026, au Palazzo Barolo, 7/A via delle Orfane, à Turin. L’exposition permanente sera, quant à elle, achevée pour la fin de l’année 2026. Page dédiée ici.

UN PRIX ANNULÉ – Boa, roman d’Anne-Sophie Jacques (Dalva, 2025) doit être retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande impérieuse de la direction académique du département. « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité) apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. […] Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les inspecteurs de l’Éducation nationale. » (courrier aux chefs d’établissement de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot). Pascale Leroy, présidente de l’association Désirs de livres qui pilote le prix réagit : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. » En outre, pour la présidente de Désir de livres, la modification demandée du fonctionnement du prix, [l’obligation d’une validation des choix de livres par les services académiques] est inacceptable et largement rejetée par les équipes. […] L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre. » Anne-Sophie Jacques, autrice du livre retiré, exprime son dépit : « J’ai d’abord été triste pour Désir de livres. L’association avait fait un choix qui a été retoqué et je pense que ça a plongé l’équipe dans un gouffre d’incompréhension. […] Je me faisais à l’avance une joie de rencontrer les douze classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. » L’édition 2025-2026  du Prix littéraire Anne Ténès est annulée et l’avenir est incertain.

C’EST BIENTÔT NOËL (16) – Depuis des décennies, chaque année, la rédaction de Spirou concocte un numéro spécial Noël très attendu. On n’est pas pour rien le dernier illustré pour enfants (et pour plus grands aussi) vendu en maison de la presse, en sus du Journal de Mickey. Sous une illustration de couverture signée Aurélie Guardino (qui donne à voir un Père Noël, renommé Pépère Noël, qui, dans un profond fauteuil, se rêve retraité), le numéro 4573-4574 du mercredi 3 décembre 2025 accumule strips et histoires complètes sentant bon la fête et le sapin, la complicité et la bonne humeur. Il y a même un conte tout en mots de deux pages écrit par Carine Barth. « Passez un Noël tranquille avec Spirou. Plus de quatre-vingt auteurs et autrices se succèdent dans ce numéro double d’anthologie. » En kiosque tout le mois de décembre. 100 pages, 4,50 euros.

PRIX – La Fédération Wallonie-Bruxelles a dévoilé les noms des neuf lauréats du prix Espiègles. Le prix de littérature de jeunesse (d’une valeur de 10 000 euros) a été attribué à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions, 2024), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.

EXPOSITION – Du samedi 13 décembre 2025 au dimanche 1er mars 2026, au château d’Ardelay, rue des Ménestrels, Les Herbiers (Vendée), mise en place d’une exposition Claude Ponti au pays de l’enfance. « Voir les armées de poussins de Claude Ponti investir l’écrin du château d’Ardelay, c’est assister à une joyeuse métamorphose du lieu. Entre ces murs chargés d’histoire, leurs farandoles malicieuses bousculent les repères, éveillent la curiosité et réenchantent chaque recoin. Cette rencontre entre patrimoine et imaginaire crée une parenthèse poétique qui invite petits et grands à s’émerveiller et à rêver ensemble […] Ponti parle de l’enfance avec profondeur. C’est une exposition assez universelle pour tous ceux qui gardent leur âme d’enfant. » (Christophe Hogard, maire des Herbiers). Quarante-et-une planches en quatre sections, dans une scénographie conçue pour l’occasion : les personnages phares, les monstres, les paysages, les habitations. La programmation qui accompagne l’exposition est ici.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 26 de la revue Strenæ que publie l’AFRELOCE est consacré aux albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970. Dirigé par Sungyup Lee avec la collaboration de Cécile Boulaire, il offre quatre articles très documentés signés Sungyup Lee, Jieun Kim et Carine Devillon. Parmi les compléments, neuf compte-rendus d’ouvrages professionnels parus plus ou moins récemment. Pour lire, c’est en ligne ici.

PRESQUE VRAI – La comédie musicale Paddington actuellement jouée au Savoy Theatre de Londres (et jusqu’en octobre 2026) remporte un franc succès. L’une des raisons, en plus de la qualité des chansons et de la chorégraphie, est le bluffant effet de réel du personnage principal. En effet, alors que l’habitude est de représenter l’ourson par une marionnette ou par un acteur déguisé, le choix a été fait d’une tenue d’un nouveau genre, « adorable, confortable et bourrée de technologie ». C’est ainsi que, sur scène, l’actrice de petite taille Arti Shah porte le costume tandis qu’un autre acteur, James Hameed, prête sa voix en coulisses tout en contrôlant les mimiques faciales de Paddington à distance. « Ce que l’on est parvenu à faire n’a jamais été fait auparavant », se félicite Sonia Friedman, productrice du spectacle.

FÉLICITATIONS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Nous sommes heureux.ses de vous annoncer les noms des douze lauréat.es sélectionné.es pour le Voyage à Bologne 2026.  Il s’agit de  Camille Alessandroni,  Morgane Bellec,  Julia Coffre, Camille Gobourg, Alexandra Lafitte, Virginie Morgand, Fantine Isis, Anna Puklus,  Emma Schnellbach et Yves Viallard. »

C’EST BIENTÔT NOËL (15) – Pour leur douzième édition, les festivités de Noël du château de Chambord (Loir-et-Cher) seront royales. Nommées sobrement Noël à Chambord, elles se déploient du samedi 29 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026 déclinant, tout en lumière et panache, le thème Au pays des contes et de la magie. Mobilisation de talents tels l’École nationale des fleuristes de Paris, le Lycée horticole de Blois, le Centre interprofessionnel de formation d’apprentis (CFA) de Blois ou la chocolaterie blésoise Max Vauché. L’illustrateur Benjamin Lacombe  sera au cœur de l’exposition Les Contes enchantés – visible jusqu’au dimanche 1ier mars 2026 – qu’il a conçue en sélectionnant soixante-quinze illustrations extraites des albums consacrés aux contes d’Andersen dans la collection qu’il supervise chez Albin Michel (La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, La Reine des neiges, La Princesse aux petits pois, Poucette et Les Cygnes sauvages). Un espace supplémentaire est dédié à La Belle et la Bête réécrit par Cécile Roumiguière d’après Gabrielle-Suzanne de Villeneuve que Benjamin Lacombe a imagé en choisissant le château de Chambord comme décor. Pour connaitre les autres châtelaines propositions, il faut aller ici.

REVUE – Le numéro 344 (décembre 2025) de La Revue des livres pour enfants est consacré à la traditionnelle sélection annuelle du CNLJ. « C’est entendu, les enfants ont besoin de livres pour grandir. Mais il n’est pas toujours facile de les choisir : chaque année, près de 10 000 livres pour enfants paraissent en France. Pour vous y aider, nous vous proposons la sélection annuelle  de La Revue des livres pour enfants : une sélection des meilleurs titres publiés dans l’année, soit 1 000 nouveautés commentées pour tous les âges et dans tous les genres : Albums, Contes, Poésie, Théâtre, Romans, Bandes dessinées, Documentaires, Livres à écouter, Cinéma, Applis & jeux vidéo, magazines pour enfants, ouvrages de référence. Vous trouverez aussi nos sélections de titres venus du Québec, d’Afrique, du Monde arabe, de l’océan Indien et de la Caraïbe. Illustration de couverture : Renaud Dillies. Le supplément Flash propose les 100 livres de l’année préférés de la rédaction. Cette mini sélection peut être commandée par lots. CNLJ 2025, 12,50 euros.

D’APRÈS ANDERSEN – Le Théâtre national de Chaillot, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre à Paris, présente, du vendredi 12 au samedi 20 décembre 2025, Le Vilain Petit Canard, version chorégraphique d’un conte célèbre. « C’est l’histoire d’un petit canard rejeté pour sa différence mais qui finira par trouver sa plus grande richesse : lui-même. Venez (re)découvrir ce récit initiatique tendre et lucide à l’adresse des plus jeunes, inspiré du conte classique d’Andersen, mis en musique par Étienne Daho, chorégraphié et dansé par Raphaëlle Delaunay, interprété par Arnaud Valois et mis en scène par Sandra Gaudin. » Dès six ans. Billetterie ici.

TEMPS DE GUERRE – Le Centre for Book Cultures and Publishing de l’Université de Reading (Grande Bretagne), organise, le jeudi 11 décembre 2025, à 18 heures (heure française), en ligne, en anglais et sur inscription, un webinaire Publishing children’s books in the russia-ukraine war: The role of translations (Publier des livres pour enfants dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine : le rôle des traductions). Avec Birgitte Beck Pristed (Université de Aarhus), Nadiia Pavlyk (Zhytomyr Ivan Franko State University, Ukraine) et Ekaterina Shatalova (traductrice, en doctorat à l’université d’Aarhus). L’inscription se fait ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (14) – « En décembre et pendant les fêtes, laissez-vous transporter dans l’univers des contes et des belles histoires à la Cité internationale de la langue française. Qu’il s’agisse d’un conte pour enfants remis au goût du jour, d’une soirée cabaret inédite ou de notre exposition temporaire qui met en lumière les manuscrits de nos écrivains les plus célèbres, toutes les histoires ici nous enchantent et sont uniques. Alors on passe le porche du château – richement décoré pour les fêtes – et on se laisse émerveiller par les nombreuses activités proposées, avant de se dire à l’année prochaine. » Deux exemples : pour les grands, le samedi 13 décembre, à 20 heures 30, récital Miss Knife forever de et par Olivier Py, pour les petits, le samedi 20, à 17 heures, et le dimanche 21, à 11 heures, spectacle Le Petit Chaperon rouge écrit et mis en scène par Joël Pommerat. C’est à Villers-Cotterêts (Aisne), 1 place Aristide Briand. Le site de la Cité est ici.

UNE PROPOSITION – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. Si vous êtes enseignants.es, bibliothécaires, libraires, animateurs.trices, si vous êtes une institution culturelle, éducative, une association, ceci vous concerne. Nous lançons l’appel pour la 4ème édition des Prix Arlette Defaux qui récompensent des projets de lecture menés en 2026. Nous récompensons les actions en faveur du Plaisir de lire par des lots de livres publiés en 2025-2026 allant de 200 à 500, de quoi se constituer une petite bibliothèque. La clôture des inscriptions est prévue au 13 janvier 2026. La remise des Prix est fixée au jeudi 26 mars 2026 à la Foire du livre de Bruxelles. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. » Le règlement est ici. Attention : pour participer, il faut résider en Belgique ou avoir son siège social domicilié en Belgique

ALICE ENCORE – Après le Centre culturel François Villon d’Enghien-les-Bains en 2024, la Maison des Arts de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), 9 rue du Château, accueille, du samedi 6 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, l’exposition immersive Les deux Alices qui  « propose un parcours-aventure à travers les histoires d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. Explorez le drôle de terrier, flânez dans la salle des miroirs et autres curiosités, parcourez le labyrinthe de fleurs et d’insectes et participez au thé des fous. Tout un monde imaginaire, poétique, parfois même ubuesque se dévoile pour nous faire voyager dans l’absurde et découvrir des installations insolites. » Visite possible avec un livret de jeux.

PRIX – Parmi les prix décernés, à Blois (Loir-et-Cher), lors de la quarante-deuxième édition de  bd BOUM, signalons le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public (6-10 ans) attribué à Lina et le secret de la passerelle de  Julien Frey et Mathilde Domecq (La Gouttière, 2025), le Prix Conseil Départemental 41 (11-14 ans) à L’île de Minuit (tome 1) : Le réveil de l’automate de Lylian et Nicolas Grebil (Dupuis? 2025), le Prix des lycéennes et des lycéens de la BD à portée citoyenne de la région Centre Val de Loire à Liberté, égalité, s’émanciper de Chadia Chaibi‑Loueslati (Marabout,  2025).

C’EST BIENTÔT NOËL (13) – Du vendredi 5 décembre 2025 au dimanche 15 février 2026, « le plus grandiose festival lumineux d’Europe du Nord » se pose au Château de Castel Novel, à Varetz (Corrèze) avec La Féérie des Lanternes, un monde où l’étrange devient merveilleux et où l’imaginaire prend vie sous vos yeux. « La Féérie des Lanternes n’est pas une simple exposition, mais une expérience sensorielle totale où lumières, couleurs, musiques et projections se mêlent pour composer une mise en scène spectaculaire. » Un domaine de onze hectares, cinq kilomètres de tissu, mille sculptures lumineuses, un million de lampes basse consommation, une fabrication à la main par une centaine d’artisans et de techniciens, soixante jours d’assemblage, des spectacles, des show lasers, des manèges. Sur place, le tarif adulte est de 20,00 euros, le tarif enfant de 13,00 euros. Un peu moins cher si on achète en ligne. Le site est ici.

EXPOSITION – Dans le pôle jeunesse de la Médiathèque José Cabanis, allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du vendredi 5 décembre 2025 au jeudi 4 janvier 2026, une exposition Contes et Légendes. « Ils ont bercé des générations d’enfants et continuent de nourrir leur imaginaire : ce sont bien sûr les contes. Peuplés de fées, de géants, de princes et autres personnages fascinants, ils nous emmènent dans des mondes merveilleux où tout est possible. À leur lecture, rires frissons et rêves garantis ! Et pour les illustrateurs et illustratrices d’aujourd’hui, ils sont une source d’inspiration inépuisable. Retrouvez à travers les images de sept illustrateurs toute la beauté des contes. Qu’ils revisitent ces histoires traditionnelles ou inventent leurs propres légendes, le résultat est toujours plein de fantaisie. » Avec les images d’Irène Bonacina, Kitty Crowther, Claire de Gastold, Chloé Malard, Clémence Pollet, Marjorie Pourchet et Julia Spiers.

PRIX – Le jeudi 27 novembre 2025, les délégués lycéens de chaque région réunis à Rennes pour l’attribution du Prix Goncourt des lycéens 2025 ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard, 2025), déjà récompensé cette année du Prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté, le jeudi 13 novembre, le Prix Renaudot des lycéens La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel Nathacha Appanah livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. Depuis sa parution le 21 août 2025, le roman s’est vendu à près de 52 000 exemplaires.

C’EST BIENTÔT NOËL (12) – Entre 1979 et 2010, la manifestation littéraire New York is Book Country envahissait, chaque septembre, la Cinquième Avenue fermée à cette occasion à la circulation automobile, ainsi que Washington Square Park et Central Park. Pour chacune des éditions, les organisateurs commandèrent à un illustrateur illustre une affiche qui célébrait New York et le livre : Edward Gorey en 1979, Richard Scarry en 1980, Arnold Lobel en 1981, William Steig en 1984, Keith Haring en 1985, Art Spiegelman en 2002, trois fois Maurice Sendak, etc. Ces affiches sont devenues très rares. Il y a quelques temps, dix-neuf d’entre elles ont été mises en vente sur le site Rakuten. Parfait état, prix raisonnable, expédition depuis la France (ce qui exclut les droits de douane) ou retrait sur place. Une occasion rare de faire plaisir ou de se faire plaisir. 

PRIX – Les Prix Papiers Nickelés récompensent les meilleurs travaux de l’année dans le monde du dessin imprimé. Dans la catégorie dédiée aux essais, c’est Christelle Pissavy-Yvernault qui a rempoté les suffrages pour ses trois ouvrages en compétition. D’abord le pavé dirigé avec David Amram La véritable histoire des éditions Dupuis (Dupuis, 2024) avec des contributions de Michaël Barril, Jérôme Dupuis, Benoît Glaude, Clément Lemoine, Sylvain Lesage et Geert Meesters. Le prix a associé ses autres ouvrages de l’année, Franquin et moi, entretiens avec Numa Sadoul (Glénat, 2024) et la réédition augmentée de son Loisel,dans l’ombre de Peter Pan (Glénat, 2024). Le jury a  également salué son remarquable Frank Pé dessine (Glénat, 2024). Des récompenses qui « saluent le colossal travail de Christelle Pissavy-Yvernault comme historienne de la BD et éditrice. »

C’EST BIENTÔT NOËL (11) – Le Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier à Paris, éclaire une nouvelle fois la nuit à l’occasion de sa toujours épatante proposition lumineuse de Noël. Le parcours titré Lumières de la Nature sera visible jusqu’au 18 janvier 2026. « Venez percer les secrets des phénomènes lumineux naturels sur terre, dans les fonds marins et dans le ciel, à travers la représentation de nombreuses espèces animales, végétales et minérales, aussi merveilleuses que surprenantes. Des éruptions volcaniques aux lucioles, en passant par les fluorites, les aurores boréales et les baudroies des abysses, découvrez la bioluminescence, la fluorescence ou encore l’incandescence. Des phénomènes lumineux bien réels, parfois invisibles à l’œil nu, mais toujours spectaculaires. Laissez-vous séduire par cette promenade nocturne unique, mêlant rigueur scientifique, technologies de pointe et dispositifs immersifs, qui vous fera vivre une expérience féérique et éclairante. » Quatre milieux féériques à découvrir (lumières minérales, lumières terrestres, lumières marines, lumières célestes) pour s’en mettre plein les yeux en famille; même avec le petit frère qui marche à peine. Page dédiée ici.

APPEL À PROJETS – La Fondation l’école des loisirs récemment créée « soutient les initiatives et les programmes spécifiques qui favorisent l’accès à la lecture et à la culture auprès des enfants et des jeunes. » Trois missions : promouvoir la lecture en prônant la lecture comme moteur essentiel d’émancipation, d’épanouissement et d’inclusion sociale, faciliter l’accès aux livres et à la lecture pour tous en soutenant des actions auprès de publics issus de milieux défavorisés ou éloignés de l’offre culturelle, proposer des ressources en créant des ressources pédagogiques et des formations adaptées aux professionnels de l’éducation, de l’enfance et autres médiateurs du livre. Pour déposer un dossier, c’est ici et la date butoir est le mardi 16 décembre 2025.

C’EST BIENTÖT NOËL (10) – L’auteur-illustrateur Thierry Dedieu signe un calendrier de l’Avent moins nunuche que beaucoup d’autres, Les 24 fois où la tournée du Père Noël faillit être annulée. « Le Père Noël n’a pas la vie facile, et encore moins la nuit du 24 décembre. D’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de ses tournées ont bien faillies être annulées ? Grâce à ce calendrier de l’avent, les enfants découvriront, en découpant eux-mêmes les double-pages, toutes les péripéties auxquelles le Père Noël a échappé pour pouvoir livrer ses cadeaux. » Seuil jeunesse 2025, 104 pages, 21,90 euros.

DESSINE-MOI UN MUSÉE – Le vendredi 7 novembre 2025, au Palais Besenval de Soleure (Suisse), 1 Kronengasse, s’est déroulée l’inauguration officielle du musée Der Kleine Prinz und seine Welt dédiée au Petit Prince de Saint-Éxupéry. Ce nouvel établissement touristico-éducatif s’appuie sur la collection rassemblée depuis plus de quarante ans par la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince, qui réunit plus de 10 000 ouvrages, objets, documents et éditions rares. Cet ensemble, l’un des plus importants au monde, est désormais accessible au public dans une scénographie conçue par les Bâtisseurs de Mémoire et une offre pédagogique et interactive destinée aux enfants comme aux adultes. L’événement s’est déroulé en présence d’Olivier d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry et président de la succession Saint-Exupéry–d’Agay, accompagné notamment des équipes de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ). « Avec Le Petit Prince, c’est presque le monde entier qui s’installe à Soleure » avait annoncé la chancellerie cantonale lors de l’annonce du projet.

DÉDICACES – Le mercredi 3 décembre 2025, à 16 heures,  au café de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse, Baptiste Beaulieu viendra dédicacer deux de ses ouvrages récemment parus, Les pansements invisibles (Les Arènes, 2025), illustré par Qin Leng, et Le chien d’Ulysse (Albin Michel, 2025)  écrit avec Laure de Chantal.

C’EST A MONTREUIL (7) – Pour la septième année, « Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse à l’occasion du Salon du livre de Montreuil ». C’est dans le numéro 13797 du mercredi 26 novembre 2025. Les articles sont également ici.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 21 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, dans l’ancienne église San Mattia, 14 via Sant’Isaia à Bologne (Italie), Mondi accanto est la première exposition solo italienne dédiée à Nicole Claveloux. « Parmi les premières et les rares femmes à s’être inscrites dans la bande dessinée française des années soixante-dix, féministes et irrévérencieuses, animées par une passion débridée pour le dessin et un esprit sulfureux et ironique avec lequel elle regarde le monde, Nicole Claveloux a navigué tout au long de sa carrière entre la bande dessinée et la littérature jeunesse, transcendant et contaminant les genres, les barrières entre les langues, les tabous de la société qu’il a toujours critiqués avec moquerie. […] Plus de deux cents œuvres – sans distinction entre bandes dessinées et illustrations, entre œuvres pour adultes et littérature pour la jeunesse – mettent en lumière les fils rouges qui s’entrelacent dans toute son œuvre artistique : la relation avec le fantastique ; le rire comme filtre pour regarder le monde, l’imagination, entre comédie, caricature et parodie, le regard sur l’enfance et la relation avec sa part la plus profonde, la plus vraie et la plus sauvage, le conte de fées comme une matrice inépuisable à transformer et à manipuler, le féminisme et la revendication du désir féminin comme moteur d’histoires. » Une initiative de Hamelin Associazione Culturale avec le soutien de la Direzione regionale Musei nazionali Emilia Romagna.

C’EST BIENTÖT NOËL (9) – Parmi les offres de l’entreprise Légo, ces quatre nouveautés : les Bonhommes de neige décoratifs (168 pièces, 12,99 euros), la Mini-figurine du Père Noël grand format (761 pièces, 54,99 euros), le train de Noël (956 pièces, 119,99 euros), le Sapin de Noël à construire en famille (3171 pièces, 299,99 euros). Des photos ici.

C’EST A MONTREUIL (6) – Les Pépites du quarante-et-unième Salon du livre et de la presse jeunesse ont été dévoilées. Les ouvrages lauréats sont les suivants : Pépite d’or : Béril en bataille d’Adèle Maury (Sarbacane, 2025) ; Pépite livre illustré : Pavel et Mousse d’Aurore Petit (Les Fourmis rouges, 2025) ; Pépite fiction juniors : La jeune Fille au crâne de Benoît Richter (Nathan, 2025) ; Pépite fiction ados : Courir le vaste monde d’Alex Cousseau (Le Rouergue, 2025) ; Pépite bande dessinée : Sangliers de Lisa Blumen (L’employé du moi, 2025).

PAS DE QUARTIER – Aurélien Véron, élu du groupe Changer Paris (Les Républicains) au Conseil de Paris, mobilisé depuis plusieurs semaines contre la présence dans la vitrine de la librairie Violette and Co du livre de coloriage From the River to the Sea de N. Salem (‎Zaytoon Publishing, 2022) qu’il accuse de « glorifier le Hamas et de reprendre un slogan appelant à la destruction d’Israël », a obtenu – la majorité n’était pas assez présente pour faire barrage au vote – le blocage de la subvention destinée aux librairies indépendantes parisiennes, soit une aide de 500 000 euros qui concernait quarante établissements désormais privés, de fait, eux aussi, de ce soutien. Emmanuel Grégoire, adjoint d’Anne Hidalgo et candidat déclaré à la mairie de Paris, a vertement critiqué l’attitude de la droite parisienne, estimant qu’elle sacrifiait l’intérêt des librairies indépendantes à une logique d’affrontement politique. Pour Alexis Argyroglo, directeur de la librairie La petite Égypte, « il est hors de question qu’une librairie comme la nôtre puisse toucher une subvention alors qu’une librairie, consœur et amie, se la voit refuser pour un motif diffamatoire. » Une nouvelle délibération est prévue courant décembre.

C’EST BIENTÖT NOËL (8) – Un exemple à Hérisson, Petite Cité de Caractère de l’Allier depuis 2018, 564 habitants au dernier recensement. Initié par Patricia Lemaire, artisan d’art en bijou contemporain et orfèvrerie, et par Émilie Gavet, céramiste, sous l’égide de l’association Les Incroyables du bocage bourbonnais créée pour l’occasion et avec le soutien de la municipalité, un Incroyable Noël se déploiera, du lundi 1ier au mercredi 31 décembre 2025, « fruit d’une collaboration enthousiaste et créative » : projet participatif 1000 boules de Noël créées par les élèves de l’école et les habitants du village et dont une partie sera vendues lors du marché de Noël du dimanche 7, à l’espace Hélène et Jacques Gaulme (bénéfices  reversés en totalité à l’école et à l’Ehpad), une exposition Arbres et Merveilles au Musée d’art contemporain, place Joseph Lesage, qui accueillera des œuvres de Michèle Caranove, dessinatrice, et de Véronique Wirth, sculptrice, un calendrier de l’Avent géant dont chaque case incitera les visiteurs à découvrir le village, et puis des spectacles de rue, des concerts, des projections, des moments de contes (notamment au Social Club, rue Gambetta), des ateliers, des propositions gourmandes quotidiennes, et, last but not least, la fameuse Balade des lutins, déambulation nocturne, ludique et féérique, dans les rues et venelles de la cité médiévale, le lundi 22. « Nous espérons que vous aimerez ce que nous vous proposons. Des dizaines de talents et de valeureux hérissonnais se sont mis en quatre pour vous présenter le village sous un jour dynamique et réjouissant. Faites tourner tout azimut et aidez nous à faire de ce décembre un mois incroyable. » (Patricia Lemaire). On peut demander le dépliant-programme qui dit tout jour par jour à cette adresse : incroyablesdubocagebourbonnais@g.mail.com.

JEUNE PUBLIC – Le Théâtre des Calanques de  Marseille (Bouches du Rhône), 35 traverse de Carthage, propose, le jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025, en séances scolaires, et le samedi  29 novembre, à 16 heures, en  séance tout public, Alice, adapté et mis en scène par Camille Noyelle. « Et si tomber dans un terrier vous faisait grandir ou rapetisser ? Et si chaque gorgée, chaque bouchée pouvait bouleverser votre taille, votre voix, votre pensée ? Et si l’on traversait un monde étrange, peuplé de cartes à jouer, de lapins pressés, de souris savantes, de reines furieuses et de chats qui rient ? C’est dans ce rêve éveillé que nous entraîne notre Alice – une Alice d’aujourd’hui, curieuse, un peu perdue, souvent très drôle, toujours en quête de sens. Sur scène, acteurs et actrices, chanteurs et manipulateurs, et une création visuelle projetée en direct sur un grand cylindre blanc, composent ce spectacle où tout change, tout bouge, tout se transforme. Un récit initiatique pour les enfants à partir de 7 ans, traversé de métamorphoses, d’absurde et de poésie. Un théâtre de l’éveil, où la logique déraille et où l’on rit aussi de se découvrir différent.​ » Réservations ici

C’EST À MONTREUIL (5) – La restitution des États Généraux de la lecture pour la jeunesse organisés par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale est programmée le lundi 1er décembre, à 10 heures. Les conclusions de cette concertation qui a associé expert.e.s, associations, collectivités et jeunes « pour identifier les freins à la lecture et repenser les dispositifs publics » seront partagées autour des thématiques suivantes : mobiliser et multiplier les territoires de lecture,  ma classe et la lecture, adolescence et lecture : paroles de jeunes, créer le goût de lire en famille.

C’EST BIENTÔT NOËL (7) – Si je dis Phénix, Tempo, Bouglione, Gruss, Bormann, vous répondez cirque. Du plus simple au plus grandiose, magique ou poétique, tous parisiens ces temps-ci. Réservation en ligne fortement conseillée car souvent complet plusieurs semaines à l’avance en cette période de fêtes. « Papa, maman, vous aviez promis. » Si vous avez le goût du grandiose, vous n’oublierez pas le Cirque du Soleil  installé à Chatou du jeudi 20 novembre 2025 au dimanche 25 janvier 2026,  avec son emblématique spectacle Alégria. « Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l’ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s’emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers. Classique du Cirque du Soleil, Alegría a été entièrement réinventé pour inspirer une nouvelle génération. Entremêlant mélodies inoubliables, acrobaties palpitantes, costumes surréalistes, décors saisissants et humour espiègle. » 

C’EST À MONTREUIL (4) – Viviane Ezratty nous informe : « Bonjour. Vous êtes cordialement invités à l’hommage à François Ruy-Vidal, figure marquante de l’édition jeunesse, décédée le 8 septembre 2025, qui sera rendu au Salon du livre jeunesse de Montreuil. La rencontre aura lieu le samedi 29 novembre 2025, de 10 heures 45 à 11 heures 30. Avec les éditeurs Christian Bruel, Thierry Magnier, Valéria Vanguelov (Grasset), Loïc Boyer, chercheur, aux côtés de Viviane Ezratty, conservatrice générale honoraire à l’Heure Joyeuse et à la médiathèque Françoise Sagan, et Hélène Valotteau, conservatrice en chef, médiathèque Françoise Sagan-Fonds patrimonial Heure Joyeuse (Paris 10e) où ont été déposées ses archives éditoriales. La rencontre se tiendra au Forum interprofessionnel. » EXPOSITION – Depuis le mercredi 15 octobre 2025 et jusqu’au samedi 24 janvier 2026, la Maison de la Culture du Japon, 101bis quai Jacques Chirac à Paris, rend hommage à Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain au Studio Ghibli. « Isao Takahata (1935-2018) est indéniablement l’un des plus grands maîtres de l’animation. Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 1960, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier. L’exposition retrace la carrière du créateur du Tombeau des lucioles à partir de ses carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films, vidéos. » Pour se rappeler aussi des séries pour la télévision Heidi (1974), Marco (1976) et Anne de la maison aux pignons verts (1979), adaptées de classiques de la littérature pour la jeunesse. Le site de la Maison de la Culture du Japon est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (6) – Au Théâtre équestre Zingaro, 176 avenue Jean Jaurès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), depuis le vendredi 15 octobre et jusqu’au mercredi 31 décembre 2025, Les cantiques du corbeau. Conception : Bartabas. Responsable des écuries : Johanna Houé. « À partir de son récit Les cantiques du corbeau, Bartabas impulse une nouvelle conception dans son théâtre équestre. Les chevaux ne seront plus porteurs d’exploits ou par leur seule présence l’affirmation d’une grâce animale mais plutôt des apparitions comme des visions, des gestes plastiques plus que chorégraphiques. Les récitants seront au premier plan de cette création, incarnant un récit fantasmatique sur les origines de l’humanité, une préhistoire rêvée où hommes et bêtes ne font qu’un, une méditation poétique sur la place de l’homme parmi les vivants. » Bartabas explique : « Avec la fin des tournées mondiales, arrêtées net par la pandémie et qui ne reprendront pas car trop coûteuses pour nos finances et pour l’environnement, j’ai eu davantage de temps pour lire. Quel plaisir ! Ce spectacle est une ode à la lecture. Je suis un ardent défenseur de la littérature, de la poésie. » Réservation à partir de cette page. À partir de 12 ans.

C’EST À MONTREUIL (3) – Cette année encore, le CRILJ sera à Montreuil, au rez-de-chaussée du salon, en stand J16. Venez nous rendre visite, venez échanger, acheter, adhérer.

C’EST BIENTÔT NOËL (5) – Dans les cinémas de quelques grandes villes, sortie nationale, il y a une petite semaine, d’un programme de sept très courts métrages d’animation : Trouvé ! de Juliette Baily, Bain de neige en Norvège de Pascale Hecquet, La Grange de Noëlle de Pascale Hecquet, De la crème solaire en hiver de Pascale Hecquet, Bonhommes de Cecilia Marreiros Marum, Raconte-moi l’hiver de Pascale Hecquet et Esquisses sur glace de Marion Auvin, regroupés sous le titre Premières neiges. « La neige n’a pas son pareil pour faire des merveilles. Elle invite au jeu, bien sûr, mais aussi à la rêverie, au fantastique, à l’observation et à la découverte. Plaisir du toucher, sensation de froid, le blanc envahit l’écran. Ce programme, entre fictions, imaginaires et témoignages documentaires, raconte à hauteur d’enfants leurs premières neiges. » Durée totale : 37 minutes. Dès 3 ans.

LA BANDE DESSINEE S’EXPOSE – L’exposition Épopées graphiques : bande dessinée, comics, manga que le musée de Grenoble (Isère), place de Verdun, présente du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 19 avril 2026  donne à voir plus de 400 planches majeures de deux cents artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). « Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans. » On y rencontrera Gédéon, Bécassine, Little Nemo, Krazy Kat, Blondie, Popeye, Flash Gordon, Prince Valiant, Alix, Tintin, Astérix, Spirou, Fantasio, Lucky Luke, Blueberry, ainsi que, entre autres splendeurs rarement montrés, des planches signées Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi, Art Spiegelman, Moebius, Enki Bilal, Philippe Druillet, Hugo Pratt, Lorenzo Mattoti, Roger Mas, Nicole Claveloux, Zep, Shotaro Ishinomori, Imiri Sakabashira. Commissariat : Sébastien Gokalp, directeur du musée, et Lucas Hureau, directeur de la collection de Michel-Édouard Leclerc. Visites guidées, à partir de 12 ans, les samedis 29 novembre, 24 janvier, 7 février, 28 février et 28 mars à 14 heures 30, et les dimanches 23 novembre, 11 janvier, 18 janvier, 25 janvier, 15 février, 22 février, 8 mars, 15 mars et 22 mars à 14 heures 30 également. Le dossier de presse est ici.

POP UP – La seizième édition du  Salon du livre animé ouvre ses portes le samedi 22 novembre 2025, de 14 heures à 18 heures, à la Mairie du neuvième arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Parmi les ingénieurs papier et créateurs de livres à systèmes présents: Mathilde Arnaud, Anne-Sophie Baumann, Mathilde Bourgon, Olivier Charbonnel, Nicolas Codron, Peter Dahmen, Jean-Marc Desrosiers, Dominique Ehrhard, Anne-Florence Lemasson, Ekaterina Kazeykina, Gérard Lo Monaco, Damien Prud’homme, Jean-Charles Trebbi, Frédérique Le Lous-Delpech et Rianne van Duin. Bernard Duist viendra poser sa table d’atelier et présentera ses pop-up, des livres et des maquettes d’inspirations diverses, une planche de découpe, des outils et des papiers découpés. La librairie Libellule et Coccinelle sera présente pour approvisionner les visiteurs en publications récentes. Les livres et cartes d’artiste seront disponibles directement auprès de leurs auteurs.

NOUVELLES DU MONDE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art à la Bibliothèque nationale de France). Numéro à lire sur le site du Centre national de la littérature pour la jeunesse.

C’EST BIENTÔT NOËL (4) – Du vendredi  21, 18 heures, au dimanche 30 novembre 2025, rendez-vous sur le site web du Muz pour participer à la quinzième vente aux enchères de l’association, « au profit de la créativité des enfants ». Plus d’une trentaine d’artistes donateurs :  Adrien Albert, Aurélia Aurita, Thomas Baas, Anne-Sophie Baumann, Soledad Bravi, Armelle Benoît, Julien Béziat, Magali Bonniol, Marc Boutavant, Mai lan Chapiron, Mathias Friman, Bruno Heitz, Anne Herbauts, Pénélope Jossen, Kimiko, Thomas Lavachery, Claire Lebourg, Magali Le Huche, Alan Mets, Julien de Man, Dorothée de Monfreid, Yvan Pommaux, Pomme, Claude Ponti, Audrey Poussier, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tardi, Églantine Triboulet, Anaïs Vaugelade. Pour enchérir, c’est ici.

C’EST À MONTREUIL (2) – Le programme détaillé des six jours du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est en ligne et c’est ici. Des liens permettent également d’obtenir un plan des lieux, la liste complète des exposants et les quatre sélections (livres illustrés, fictions junior, fictions ado, bandes dessinés) concourant pour les Pépites 2025. 

MONDIALISATION THEÂTRALE – Au soir du samedi 15 novembre 2025, la comédie musicale Le Petit Prince, coproduite, pour la Chine, par le Central China Drama et, pour la France, par le Théâtre national populaire (TNP), a été présentée en première mondiale au Hubei Théâtre de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. « Il s’agit d’une nouvelle collaboration entre les deux institutions après la version chinoise des Misérables. L’œuvre propose une création innovante mêlant étroitement musique et théâtre, et revisite ce classique littéraire sous un angle narratif inédit – un Petit Prince chinois rencontrant un aviateur français – à travers une interprétation alternant entre le chinois et le français. » Jean Bellorini, directeur du TNP, explique : « Dans mon Petit Prince, des personnes de cultures et d’âges différents travaillent côte à côte, et s’illuminent mutuellement, comme les étoiles du livre. […] Le théâtre n’a pas de frontières. Les échanges entre différents groupes humains sont d’autant plus riches qu’ils s’enracinent dans des différences culturelles, permettant l’apprentissage mutuel et la croissance partagée. Cette approche approfondit les idées de l’œuvre originale et relie les êtres humains à travers le temps et l’espace. »

JEUNE PUBLIC – À la Maison des Arts et de la Musique (MAM), rue René Berthelot à Orléans (Loiret), le samedi 29 novembre 2025, à 16 heures, et le dimanche 30 novembre, à 11 heures, deux représentations de Le avventure di Pinocchio, de et avec Brice Cousin et Francesca Romana Di Santo, d’après Carlo Collodi, ciné-conte à partir de 5 ans. Le spectacle est en bilingue franco-italien, mais il n’est pas besoin de connaitre l’italien pour tout comprendre. « Avec cette version en mots et en musique, venez découvrir le vrai Pinocchio dans toute sa réalité, mais surtout l’entendre vous parler d’un monde, ou tout le monde veut le voir grandir, quand lui, ne demande qu’à être un enfant comme les autres. » Billetterie au 06 95 88 81 42.

SIGNATURES – À l’occasion du festival BD Colomiers, les illustratrices Camille Louzon et Marie Mirgaine seront dans le rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute-Garonne), le samedi 22 novembre 2025, à 11 heures, pour dédicacer leurs derniers albums : Dès potron-minet (La partie) pour Camille Louzon « qui évoque une journée joyeuse entre une fillette et un écureuil, que leurs jeux rapprochent, faisant naître une amitié spontanée » et Bonjour bébé (Les Fourmis Rouges) pour Marie Mirgaine qui « raconte comment des souris se brossent les dents, le loir sort de l’hibernation, l’araignée se charge des cadeaux, les escargots se pressent et les pucerons répètent leur chorégraphie. »

HORS SÉRIE – Vient de paraitre Astérix et la mer, à l’occasion d’une exposition portant le même nom actuellement visitable à Cherbourg. « Situé au bord de la mer, le village d’Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l’œuvre créée par René Goscinny et Albert Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d’Astérix. » Ouest France 2025, 96 pages, 20,90 euros. Actuellement en kiosque.

C’EST BIENTÖT NOËL (3) – Du mercredi 19 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026, dans le studio de la Comédie Française, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide inversée, à Paris  Pinocchio créature d’après Carlo Collodi. Adaptation et mise en scène : Sophie Bricaire. « Immense classique de la culture italienne, des plus traduits dans le monde, l’histoire extraordinaire du pantin de bois qui prend vie, signée Carlo Collodi, a fait son entrée au répertoire jeune public de la Comédie-Française la saison dernière. Cette gaminerie – comme aimait la nommer son auteur – habite depuis près de 250 ans l’imaginaire collectif des grands et des petits. La metteuse en scène Sophie Bricaire voit dans ce conte initiatique un hymne à l’amour, en premier lieu celui de Geppetto pour cet enfant qui advient comme par miracle dans sa vie. Son spectacle raconte l’histoire à travers le prisme du vieil homme. » Réservations à partir de cette page.

SE SOUVENIR – Madeleine Riffaud (1924-2024), résistante, poétesse amie d’Éluard et journaliste pour les journaux Ce soir, La Vie ouvrière, L’Humanité, fut l’une des premières correspondantes de guerre françaises (en Algérie, au Vietnam) et une militante anticolonialiste déterminée. La publication chez Dupuis, dans la collection « Aire libre », en 2021, 2023, 2014 et 2025, des quatre tomes de la série  « Madeleine, résistante »  (La Rose dégoupillée, L’édredon rouge, Les nouilles à la tomate, L’ange exterminateur) qu’elle scénarisa avec Jean-David Morvan et que Dominique Bertail a illustré, a permis à ceux qui ne la connaisse pas de découvrir une personnalité d’exception. La quarante-deuxième édition du festival  bd BOUM qui se déroule à Blois (Loir-et-Cher) du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025, lui rendra un bel hommage. Les éditions La Farandole avait édité trois albums signés Madeleine Riffaud : Le Chat si extraordinaire, en 1978  (illustration : Arnaud Laval),  Le Chasseur changé en crabe, en 1981 (illustration : Arnaud Laval), La Vie secrète du Père-Noël, en 1982 (illustration : Serge Bloch).

TOMI UNGERER – La Maison Alexandre Landre, 4 place du Marché-aux-Poissons à Strasbourg (Bas-Rhin) organise, le samedi 22 novembre 2025, à 14 heures, une vente aux enchères consacrée à Tomi Ungerer (1931-2019) rassemblant près de 350 œuvres retraçant plus de cinq décennies de création. Exposition publique, sur place, les jeudi 20 et vendredi 21. Les œuvres en vente sont également à découvrir en ligne, sur le site de la maison d’enchères. C’est ici. Le téléchargement du catalogue est permis et c’est ici.

PRIX – Organisé en collaboration avec le Labo des histoires, le Prix littéraire de la passion jeunesse, créé par Julie Marang, propriétaire des hôtels Paristory, avec la complicité de la librairie Delamain, a, pour sa deuxième édition, récompensé deux œuvres. Le choix du jury des 9-12 ans s’est porté sur le tome 1 de la série « Mustang » titré Le rêve de Nell (Flammarion jeunesse, 2025) de Charlotte Bousquet  et celui du jury des 14-16 ans sur Francœur, à nous la vie d’artiste ! (école des loisirs, 2024) de Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.

C’EST BIENTÔT NOËL (2) Au théâtre  Dunois, du  jeudi 27 au samedi 29 novembre, à 19 heures, Une autre histoire du théâtre de Fanny de Chaillé. « En partant de la question : ‘C’est quoi le théâtre pour vous ?’, quatre jeunes interprètes nous livrent leur propre histoire de l’art dramatique. Iels retracent les transformations successives de la création artistique, rejouant les grands classiques avec humour,  s’adonnant à de faux combats et s’échangeant de faux baisers. Molière, Brecht ou Castellucci : toutes les figures sont convoquées sur scène pour raconter autrement la grande histoire du théâtre avec ses enjeux politiques, sociaux et esthétiques. Ce spectacle nous plonge au cœur même du théâtre grâce à l’exploration du travail de l’acteur.ice et sa mise en jeu sur un plateau. Pas de scénographie, pas de décor, une grande simplicité pour que tout repose sur notre imagination. » Avec Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz. À partir de 15 ans, quand même. Réservations au 01 45 84 72 00.

C’ÉTAIT À VILLENEUVE-DE-LA-RIVIÈRE – Lu dans L’Indépendant du mercredi 12 novembre 2025 : « Les enfants ont donné vie à Petit bleu et Petit jaune à la médiathèque autour de l’album de Léo Lionni, classique de la littérature enfantine. Les participants ont pu, le temps d’une séance, faire vivre les célèbres personnages dans leur univers en 3D. En pâte à modeler, papier coloré et imagination débordante, ils ont exploré les notions de couleurs, d’amitié et de mélange, thèmes phares de l’histoire. Entre rire et concentration, les petits artistes ont exploré la magie des mélanges, découvrant comment, parfois, se fondre l’un dans l’autre peut créer de nouvelles teintes et de belles amitiés. Bravo aux enfants pour leur enthousiasme contagieux, ainsi qu’à Patricia et Muriel, les deux bénévoles de la médiathèque, pour l’organisation de ce moment placé sous le signe de la couleur et du partage. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 14 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 3 mai 2026, le musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle à Paris, propose l’exposition rétrospective Geluck expose le chat. La première partie « nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures: les moyens d’expression semblent sans limites. » Dans la deuxième partie, « Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux confrères comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre. » En une heure et demie, « le visiteur découvrira le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles : Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser. » Quatre journées-découvertes sont proposées aux enseignants les mercredis 26 novembre, 10 décembre 2025, 14 janvier et 21 janvier 2026, de 10 heures 30 à 20 heures. La visite de l’exposition est libre et un dossier pédagogique, en cours d’élaboration, sera mis à disposition. S’inscrire obligatoirement auprès de Séverine Lambert, severinelambert@museemaillol.com en précisant la date choisie. Le site du musée est ici.

RACONTER L’HISTOIRE – L’exposition des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, 59, rue Guynemer (93) Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours est prolongée jusqu’au 31 mars 2025. « À travers une quarantaine de documents, elle retrace l’évolution des représentations de l’histoire de France, leur rôle dans la transmission d’un récit national et les enjeux politiques, religieux et sociaux qui ont façonné leur contenu. Visite découverte et échanges avec Véronique Castagnet-Lars, maîtresse de conférences en histoire, à l’université de Toulouse, le mercredi 19 novembre 2025. Il faut s’inscrire à cette adresse : service-educatif.an@culture.gouv.fr. Rendez-vous à 16 heures dans le hall d’accueil. Le livret de l’exposition est ici.

PAS BÊTE – Dans le numéro 29 de la série « Fantômette » de Georges Chaulet titré Appelez Fantômette (Hachette, 1975), un voleur surnommé Le Furet  imagine son meilleur coup : dérober un diamant exposé dans la galerie d’Apollon du Musée du Louvre. « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau et, hop, on a la main sur l’objet ! » Pour connaitre la suite, il faudra acheter le livre.

JOURNÉE D’ÉTUDES – Le mercredi 19 novembre 2025, à la Maison internationale des langues et des cultures, 35 rue Raulin, à Lyon (Rhône), journée d’études Traduire, réécrire, (s’)adapter : rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse, événement porté par le groupe de travail Fablijes, organisé par Pauline Franchini (Université Lyon 3 Jean Moulin) et Marion Mas (Université de Montpellier), et soutenu par l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM). Le programme, très international, est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (1) – Le groupe TF1 ayant annoncé commencer la diffusion de ses annuels téléfilms de Noël à partir du lundi 13 octobre 2025, sur sa chaîne principale, avec Le trésor de Noël, avant même que les piles de boites de chocolats et les jouets par monceaux envahissent les grands magasins, on se dit, une fois encore, que la comédie romantique se porte bien. Un exemple au hasard : c’est histoire d’une jeune femme plutôt jolie vivant seule et un peu perdue dans la grande ville où elle travaille vaillamment. Elle rencontre un problème pas prévu qui la contraint de se rendre, pour les fêtes, dans une ville plus petite. Elle y fait la connaissance d’un homme presqu’aussi beau que ses pull-overs qui, dans une ambiance en rouge, vert et blanc, l’aide à trouver une solution. Finalement, la jeune femme se laisse convaincre de changer de vie et elle s’installe, définitivement peut-on penser, avec l’homme qui l’a aidée, dans la petite ville où elle a passé de si merveilleux moments. « Retrouvez les plus belles histoires inédites, les plus beaux castings, du lundi au vendredi à 14 h 25 sur TF1. L’ambiance unique et féerique des fêtes de fin d’année, à déguster en famille, en duo ou en solo et quand vous voulez en streaming sur TF1+. » Sur TMC (chaine du groupe TF1), c’est toute la journée. Il existe, pour les enfants, des albums dits, eux aussi, de Noël, que l’on pourra prêter à mamie quand elle aura fini de regarder son film. Parmi les must, chez Gallimard jeunesse : l’impertinent Dictionnaire du père Noël de Grégoire Solotareff.

L’ALBUM MÉDIATEUR – L’association LIRE (Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion) organise, le mardi 18 novembre 2025, à l’Espace Jemmappes, 116 quai de Jemmapes à Paris, une journée titrée L’Universalité, La Singularité, l’Imprévu : l’album jeunesse, une médiation pour aller à la rencontre de tous les publics. Programme détaillé ici.

AVEC CARLL CNEUT – La deuxième édition des Rendez-vous de l’illustration de la Maison Culturelle de Quaregnonde (Belgique), 355 rue Jules Destrée, c’est du vendredi 14 novembre au samedi 20 décembre 2025. « Après une première édition marquée par l’univers de Rébecca Dautremer, les Rendez-vous de l’illustration reviennent avec un invité d’exception : Carll Cneut, maître incontesté de l’illustration jeunesse. À l’occasion de la sortie francophone de son très attendu O’Pinokkio, il investira la Maison Culturelle pour une exposition inédite, un ciné-concert original et un atelier. Entre poésie et mystère, raffinement et fantaisie, son trait reconnaissable entre mille séduira autant les enfants que les adultes curieux. L’exposition présentera les originaux de l’album O’Pinokkio (école des loisirs, 2025), Un atelier avec l’illustrateur dévoilera les secrets de sa technique et les étapes de création de ses images, le samedi 15 novembre, à 14 heures. Un ciné-concert sur les dessins de Carll Cneut et avec la musique de We Stood Like Kings sera programmé le jeudi 20 novembre, à 20 heures. « Pour cette création originale, la Maison Culturelle a réuni le groupe post-rock We Stood Like Kings et les dessins de Carll Cneut, animés avec la complicité du studio Cartoonbase. Un ciné-concert inédit, où l’illustration rencontre la musique pour une expérience sensorielle unique. » Le site de la Maison Culturelle est ici.

RENCONTRE – Les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (EAT) invitent à un Apéro Interpro’ le lundi  17 novembre 2025, à 19 heures 15, au Café de la Maison des Auteurs, 7 rue Ballu à Paris. Avec Sylvie Ballul, responsable de la collection théâtre de l’école des loisirs. Modération par Dominique Paquet, déléguée générale des EAT. Inscription obligatoire en cliquant sur ce lien.

ALLONS PARADER – A Moulins (Allier), pour marquer le lancement de la Biennale des illustrateurs 2025, les Malcoiffés organisent une parade graphique sur le thème de la nuit et des lucioles : illustrateurs, visiteurs, familles, toutes générations confondues, déambuleront, lanternes en  main, dans les rues moulinoises, le samedi 15 novembre, à partir de 17 heures 30, entre différents lieux de la Biennale (la librairie Devaux, le musée de l’Illustration jeunesse, les Imprimeries, la médiathèque, la salle des fêtes). À chaque étape, une surprise. Deux illustratrices, Gaby Bazin et Sarah Cheveau ont imaginé les supports graphiques (dont les lanternes) et la batucada Batucaille sera de la partie pour la touche musicale. Après la parade, les créations seront exposées pendant toute la durée de la Biennale, à la salle des fêtes, aux côtés de la librairie éphémère et de l’exposition Collectionner l’image. Le site de la Biennale est ici.

PRIX – Le premier Prix du livre pour les bébés initié par le Ministère de la culture a été décerné à l’illustratrice et autrice Aurore Petit pour son livre Été pop, un imagier petit format publié par les éditions La Martinière jeunesse. « Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice, elle aussi, de livres pour jeunes enfants. Aurore Petit a profité de son temps de remerciements pour rappeler à Rachida Dati (qui ne lui pas franchement répondu) quelques unes des revendications des auteurs. La Ministre a, par contre, tenu à préciser que « dès cette année, le livre lauréat sera offert aux agents du ministère ayant accueilli un enfant dans leur foyer en 2025. »

EXPOSITION – Une exposition Funghi, carote e altri animali (Champignons, carottes et autres animaux) consacrée à Gilles Bachelet est mise en place par l’association Tapirulan dans l’église Santa Maria dei Battuti, Via Borgo di Ponte, à Cividale del Friuli (Italie), depuis le samedi 8 novembre 2025 et jusqu’au mardi 6 janvier 2026. Plus de cent-cinquante œuvres qui retracent cinquante ans de carrière de l’artiste, avec des illustrations originales de ses principaux livres pour enfants. Né en 1952 à Saint-Quentin, Gilles Bachelet a travaillé pour la presse, la communication et la publicité, avant de se tourner vers l’édition jeunesse. Débuts avec Harlin Quist et Patrick Couratin, puis important compagnonnage avec le Seuil Jeunesse. Gilles Bachelet a reçu, en 2004, le Prix Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil avec Mon chat le plus bête du monde, et, en 2016, le Prix Andersen du meilleur livre illustré pour Le Chevalier de Ventre-à-Terre. En 2019, au Salon du livre et de la presse jeunesse, il remporte La Grande Ourse pour l’ensemble de sa carrière. Gilles Bachelet a, en 2022 et 2024, été sélectionné pour le Prix Hans-Christian Andersen et, en 2022, 2023 et 2024, pour le Prix commémoratif Astrid-Lindgren. Depuis près de vingt ans, il enseigne les techniques de l’illustration et de l’édition à l’École supérieure d’art de Cambrai. L’épais catalogue de l’exposition est disponible à cette adresse. C’est 35,00 euros plus frais de port. PENSER LE CONTE – Le collectif Konsl’Diz annonce sa septième journée d’étude dédiée au conte, le vendredi 14 novembre 2025, de 9 heures à 17 heures 15, dans la salle La Capitale de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).Sous l’intitulé Au travers des contes : ce que raconter veut dire, interviendront Yannick Jaulin, conteur, acteur, dramaturge, Joëlle Turin, critique et formatrice en littérature de jeunesse, Gilles Bourlot, psychologue clinicien, chargé de cours à l’université de Nice, Cécile Léguy, professeur d’anthropologie linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

TOMI UNGERER – La Librairie Kléber, 1 rue des Francs-Bourgeois à Strasbourg (Bas Rhin), invite le vendredi 14 novembre 2025, à 18 heures, à une rencontre autour de Tomi Ungerer. « À l’occasion du lancement du livre Tomi Ungerer, l’artiste saute-frontières  publié aux éditions de la Nuée Bleue, les participants prendront le temps de redécouvrir cet artiste alsacien emblématique qui a su traverser de nombreuses frontières, tant géographiques qu’artistiques. Le temps d’un échange avec Thérèse Willer et Anne Schneider, co-directrices de l’ouvrage et de Britta Benert, maître de conférences à l’université de Strasbourg et spécialiste de Tomi Ungerer. Pour replonger dans l’univers de celui qui a fait basculer les codes de l’iconographie. » Rencontre (gratuite) animée par Hervé Lévy, journaliste, auteur et rédacteur en chef du magazine Poly. Inscriptions ici jusqu’au 14 novembre 2025 inclus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 8 et jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, le château de Simiane, 8 place Aristide Briand  à Valréas (Bouches du Rhône) accueille une exposition dédiée à l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques créé par JK. Rowling. « Tous les jours, vivez une expérience magique inédite avec l’exposition Harry Potter organisée par la Ville de Valréas en partenariat avec Ludovic Guerber de Ludo Collection, le plus grand collectionneur d’Europe d’objets liés à l’univers du célèbre sorcier. Costumes originaux, décors mythiques, artefacts fascinants, reconstitutions de décors emblématiques et bien plus encore : plongez au cœur de Poudlard et laissez-vous envoûter par cette aventure immersive et féérique, pensée pour émerveiller petits et grands. » Entrée gratuite.

PRIX – À la Foire du livre de Francfort, le Grand prix allemand de l’illustration a été attribué à Antje Damm pour l’ensemble de son œuvre. « Née en 1965 à Wiesbaden, en Allemagne, l’écrivaine et illustratrice Antje Damm vit aujourd’hui avec son mari et ses quatre enfants dans une maison à colombages près de Giessen. Elle a travaillé comme architecte et a écrit et illustré plus d’une douzaine de livres pour enfants. » Paru cette année, chez Rue du monde l’album Noli qui dit non ! traduit par Alain Serres, livre idéal pour échanger avec les plus jeunes, sans grands discours, de questions essentielles comme le consentement ou le rapport au monde animal. L’album The Visitor avait été, en 2018, sélectionné par le New York Time et la New York Public Library comme l’un des dix meilleurs livres illustrés pour enfants de l’année. Disponible, en français, traduit par Yann Franchet et Astrid Franchet, sous le titre La visite (Astrid Franchet Éditions, 2018). « Élise vit seule et elle a peur de tout. Jamais elle ne quitte sa maison. Mais un jour, un drôle d’objet entre par la fenêtre ouverte. Et le jour suivant, Élise reçoit une visite. Une visite qui va tout changer. »

SAVOIR CHOISIR UN NOM  – À Orléans, la médiathèque du quartier des Blossières s’appelle, depuis le samedi 8 novembre 2025, Médiathèque Marie-Aude Murail. « J’ai appris la nouvelle par un mail du conseil municipal. J’ai d’abord eu un petit moment de surprise. C’est évidemment un grand honneur, un plaisir, car on donne généralement ce genre de distinction à des personnes qui sont mortes, et ça leur fait moins de plaisir. Alors, je suis satisfaite de pouvoir en profiter. C’est bien de profiter des choses de son vivant. Ça me donne aussi foncièrement raison parce que ce que je voulais, depuis le début, c’était m’inscrire dans la durée. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux plus jeunes : il faut accepter les hauts, les bas, les échecs, les redémarrages. Être la Reine d’Angleterre ou rien. […] Pensez aux vivants et aux créateurs et créatrices français, donnez leur noms à des écoles,  à des bibliothèques. Aujourd’hui, c’est une belle journée, pluvieuse, mais avec du cœur. » L’inauguration s’est faite en présence d’habitants du quartier et d’élus, eux aussi très contents.

C’EST À MONTREUIL (1) – En cette année 2025, Benoît Jacques devient Grande Ourse, succédant à Susie Morgenstern. Une distinction attribuée par les équipes du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Institut français. « Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition. Rester en équilibre est sa devise. […] Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak, il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné.es avec qui il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public. » Benoît Jacques avait, au Salon 2008, obtenu le Baobab de l’album pour La Nuit du Visiteur et, en 2012, lui avait été attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le site qui raconte Benoît Jacques est ici.

TROIS FOIS ILYA GREEN – Du mercredi 12 novembre au samedi 13 décembre 2025, dans les Médiathèques Grand M, des Izards et des Pradettes à Toulouse, expositions consacrées à l’illustratrice Ilya Green rassemblant des dessins originaux issus des albums Ida et Martha, Berceuses et Balladines jazz, Peter Pan et Wendy, Tout Autour, Nos beaux doudous, Mon arbre, Voilà voilà. « Ilya Green déambule dans ses souvenirs d’enfance, dans la nature, elle s’inspire de motifs de tissus récoltés ça et là pour créer un monde poétique, baigné par le rêve et l’imaginaire. Son univers graphique fait de papiers, motifs collés, crayonnés, jeux de transparence porte un regard tendre, souvent drôle et complice sur l’enfance. » Une triple exposition proposée dans le cadre du financement des Cités Éducatives Grand Mirail et Toulouse Nord.

C’EST AU JAPON (2) – La marque (japonaise) Haruulala organic s’associe au Petit Prince pour une première collaboration inspirée par la phrase « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette collection « en coton biologique a été pensée pour offrir douceur et confort aux tout-petits. Les motifs mettent à l’honneur les symboles du conte : le Petit Prince, sa planète, le renard et le mouton. Des illustrations délicates et apaisantes, parfaites pour accompagner les premiers instants de vie. »

REVUE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. » (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art de la Bibliothèque nationale de France). Le lien d’accès est ici.

C’EST AU JAPON (1) – Pour son défilé automne-hiver 2025-26, la marque de haute couture (japonaise) Sacai fondée en 1999 par la styliste Chitose Abe a choisi comme fil conducteur Max et les Maximonstres de Maurice Sendak. « Dans un décor de dunes, les mannequins sont apparus chaussés de grandes bottes poilues, enveloppés dans de fausses fourrures fusionnées à des cabans, dans des vestes de travail zippées ou vêtus de sweats en maille aux manches volontairement élimées affichant la silhouette d’un Maximonstre. »

ADAPTATION – À partir du samedi 14 février 2026, Okoo et france.tv diffuseront La Quête d’Ewilan, série animée adaptée du premier tome de la trilogie de Pierre Bottero. « Produite par Andarta Pictures, cette mini-série transpose à l’écran un univers de fantasy jeunesse qui s’est imposé comme une référence littéraire en France, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. » La Quête d’Ewilan s’appuie sur le premier volume de la trilogie de Pierre Bottero. Le récit suit Camille, une adolescente de treize ans, projetée accidentellement dans le monde de Gwendalavir. Elle y découvre sa véritable identité, Ewilan, ainsi qu’un don rare appelé le Dessin, capable de donner forme à l’imagination. La série adopte le format de la mini-série, avec huit épisodes de vingt-six minutes, conçus comme un récit continu, ce choix permettant de respecter la progression narrative du roman tout en installant une tension propre au feuilleton.

CADEAU DE NAISSANCE – Dans la Somme, c’est l’album Pas pareil de l’illustratrice Émilie Vast (MeMo, 2021) qui sera offert à chaque nouvelle naissance ou adoption en 2026. Le livre a été choisi par un jury composé de professionnels de la petite enfance, de bibliothécaires et d’élus du Département. Sont également programmé une résidence d’auteur, des journées de formation interprofessionnelles et  un festival à destination des tout-petits de 0 à 6 ans qui réunira parents, bibliothécaires, assistantes maternelles, animateurs.

PRIX – L’International Board on Books for Young People (IBBY) a présenté, le jeudi 29 janvier 2026, la liste des finalistes du Prix Hans Christian Andersen 2026. Parmi ceux-ci, dans la catégorie auteurs et autrices, le français Timothée de Fombelle et, dans la catégorie illustrateurs et illustratrices, l’italienne Beatrice Alemagna.

FORMATION – L’école des loisirs et la médiathèque Françoise Sagan invitent à une journée (gratuite) dédiée à Philippe Corentin le jeudi 19 février 2026. L’inscription en présentiel est close, mais il peut y avoir des désistements. Le distanciel est encore possible. Le lien d’inscription est ici.  Deux interventions,  le matin à partir de 10 heures : Corentin, un auteur renversant, par Yvanne Chenouf, ancienne chercheuse à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), spécialiste de la littérature de jeunesse et commissaire de l’exposition Double Plouf et Patatras, suivi d’une intervention non titrée d’Hélène Valotteau, conservatrice en chef et responsable du pôle jeunesse et patrimoine de la Médiathèque Françoise Sagan. Fin de la matinée : 12 heures 30. En distanciel, la visite guidée de l’exposition prévue l’après-midi sera, de fait, impossible.

LA CONTROVERSE EST CLOSE – Une carte et plusieurs lignes de définition publiées sur Britannica Kids, le site éducatif pour enfants de l’Encyclopaedia Britannica, sont au centre d’une controverse déclenchée par l’association UK Lawyers for Israel (UKLFI), une association de juristes fondée pour soutenir Israël et défendre les droits d’Israël et des Israéliens. Dans un communiqué mis en ligne le dimanche 25 janvier 2026, l’UKLFI affirme avoir écrit à l’Encyclopaedia Britannica pour dénoncer des contenus de Britannica Kids « où Israël est, de fait, effacé de l’histoire, tant sur le plan géographique qu’historique » qu’elle juge « inexacts et trompeurs » en raison d’un « usage anachronique et politisé » de la terminologie, en particulier autour du mot Palestine. Carte et définitions ont, depuis, été corrigées.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre – ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au 11 janvier 2027.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au lundi 11 janvier 2027.PARUTION – Paru récemment La nature à hauteur d’enfants : socialisations écologiques et genèse des inégalités, « Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d’éveil et de découvertes. C’est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle « nature » les enfants s’approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s’en saisissent-ils concrètement ? À partir d’une longue enquête de terrain auprès d’élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l’effort en montagne ou le sens de l’observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s’enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés. À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l’auteur révèle les logiques de distinction à l’œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l’intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l’environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d’envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d’un projet émancipateur. » La découverte 2025, 256 pages, 22,00 euros.

CONFÉRENCE – La Société d’Études Diverses (SED) sis à Louviers (Eure) accueille Gérard Gengembre, professeur émérite de l’Université de Caen et spécialiste de la littérature du XIXe siècle, le samedi 7 février, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l’Hôtel de ville de Louviers, pour une conférence à propos d’Hector Malot. « Auteur d’une soixantaine de romans, écrivain fort apprécié de ses contemporains, journaliste de renom, Hector Malot reste connu pour Sans famille, publié en 1878, ce qui lui vaut d’être trop souvent cantonné dans la littérature de jeunesse. Romancier engagé, fidèle en amitié, il a situé plusieurs de ses fictions en Normandie, province que ce natif de la Bouille connaît bien. »

EXPOSITION  – Le Grand OFF de la bande dessinée d’Angoulême (vendredi 30, samedi 31 janvier et 1ier février 2026), c’est fini. Parmi les expositions restant en place, citons Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier qui peut être visité jusqu’au  dimanche 30 août 2026 au Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux. « Rabier, pionnier de la bande dessinée et illustrateur du début du XXᵉ siècle, a créé des personnages animaliers expressifs et influencé des artistes comme Hergé. L’exposition s’adresse aux jeunes publics et aux scolaires, en mettant en lumière la représentation des animaux dans ses dessins, le processus de création, ainsi que ses contributions à la publicité et aux objets dérivés. À travers des thématiques variées (littérature, guerre, campagnes), des encarts biographiques et des espaces ludiques, elle invite à une réflexion artistique et citoyenne. L’équipe de médiation de la Cité mettra en place un ensemble d’activités ludiques et pédagogiques spécifiquement adaptées aux différents publics visés par l’exposition : le jeune public, les groupes scolaires et les familles. » Page dédiée ici.

POUVOIR VENIR EN FRANCE – Des dizaines d’artistes, de chercheurs ou de chercheuses de Gaza attendus en France dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), voit leur arrivée bloquée par les autorités. Parmi les artistes concernés : Hamed Ashour qui, par ses livres, « met la poésie au service des enfants de Gaza », attendu par les éditions Le Port a Jauni, et Neama Hassan, poétesse qui, à Gaza, accompagne des centaines d’enfants à travers l’organisation d’activités artistiques, attendue, pour sa part, avec ses six enfants, par les éditions des Lisières. Le ministère des Affaires étrangères justifie ce blocage par des « conditions particulièrement complexes qui retardent considérablement la sortie des Palestiniens de Gaza ». Marion Slitine, chercheuse et fondatrice du collectif Maan for Gaza qui met en place des résidences pour les artistes gazaouis, a qualifié cette décision d’acte discriminatoire. Certes, concéde-t-elle, » les autorités locales, israéliennes et jordaniennes limitent les sorties, mais d’autres pays, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni ont réussi à en réaliser ». Elle dénonce un obstacle à la « liberté de transmettre, de créer, y compris et surtout en temps de génocide ». EXPOSITION – Le Centre culturel de Bièvre, 39A rue de Bouillon, à Bièvre (Belgique), propose, du vendredi 6 au 22 dimanche 22 février 2026, une exposition Aqua tu rêves rassemblant 26 artistes et 35 œuvres sur le thème de l’eau issus de la collection de la Fondation Battieuw-Schmidt. « Une histoire d’O qui, telle la rivière ondoyante, nous entraine dans les méandres de l’imaginaire, où le papier révèle l’eau. De Kitty Crowter à Jeanne Ashbé, en passant par Anne Brouillard ou Brecht Evens, c’est un voyage dans la littérature jeunesse et la BD, au fil de l’eau, qui est ici proposé, aux petits comme aux grands. »

CORENTIN S’AMUSE AVEC LA FONTAINE – Le mercredi 11 février 2026, à 19 heures, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, dans le cadre de l’exposition Double Plouf et Patatras : 80 artistes s’amusent avec Corentin, intervention d’Yvanne Chenouf titrée Regards croisés : Corentin et La Fontaine. « Les albums de l’auteur-illustrateur Philippe Corentin fourmillent de référence aux fables de Jean de La Fontaine, tant dans le texte que les images. Yvanne Chenouf, commissaire scientifique de l’exposition Double Plouf et Patatras, vous emmène cheminer dans les fables et les albums de Corentin pour retrouver tous les clins d’œil et échos de l’un à l’autre. » Sur réservation au 01 71 27 17 93.

BEN VOYONS – La proposition de loi du député Rassemblement national (RN) de la Nièvre Julien Guibert enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2026, vise à instaurer une classification par âge des ouvrages destinés à la jeunesse et aux adolescents. Extrait de l’article unique de la proposition : « Les personnes concernées par l’obligation de dépôt mentionnées à l’article L. 132-2 [du code du patrimoine] sont tenues de procéder à une classification indicative des ouvrages, sur la base d’une grille d’évaluation qui lui est transmise par l’autorité compétente. Cette classification doit déterminer un âge minimum recommandé pour la lecture ainsi que les principaux motifs justifiant cette recommandation. L’indication de l’âge et des motifs doit figurer de manière visible sur la couverture de l’ouvrage, selon des modalités fixées par décret. » Extrait de l’exposé des motifs : « Il n’est pas question de remplacer le rôle des parents, ni même de restreindre la liberté de lecture des jeunes. L’objectif est d’offrir un outil clair et accessible à ceux, parents, éducateurs ou même lecteurs, souhaitant être accompagnés. Une fois informé, le parent reste bien évidemment le seul décisionnaire pour ses enfants. La raison d’être de cette proposition de loi est de fournir un outil de prise de décision en totale conscience. […] Aux antipodes d’une volonté de moraliser les contenus ou d’uniformiser la création, ce dispositif vise clairement à structurer l’offre de manière claire. Il contribuera à instaurer un climat de confiance dans la chaîne du livre, en renforçant la lisibilité des catalogues éditoriaux et en prouvant la prise de conscience des acteurs du domaine. » Le texte complet de la proposition de loi est ici

REVUE – Le dossier thématique du numéro 27 (2025) de la revue Strenæ : Recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance que publie l’Afreloce est titré Penser la biographie pour la jeunesse : histoire, tendances contemporaines et récits multimodaux. Sous la direction de Marnie Campagnaro et Chiara Malpezzi, il rassemble une dizaine de contributions en français pour une, en anglais pour les autres (avec résumés en français). S’ajoutent trois articles spécifiques (à propos du fonds Marvel Comics de la Bibliothèque nationale de France, des fonds de trois musées scolaires, du jouet commercial dans les années 1940) et six comptes-rendus d’ouvrages. Numéro en accès libre et c’est ici.

EXPOSITION – À La Roche-sur-Yon (Vendée), les médiathèques Benjamin-Rabier, Alain-Sabaud et Léopold-Sédar Senghor accueillent, depuis le mardi 27 janvier et jusqu’au jeudi 28 février 2026, une exposition de planches originales titrée Dans l’univers d’Olivier Tallec. « Depuis une quinzaine d’années, Olivier Tallec s’est imposé comme l’un des auteurs-illustrateurs les plus doués de sa génération. Ses histoires, légères de prime abord, ouvrent la porte à une réflexion plus profonde sur notre époque : l’amitié, la différence ou l’altruisme, mais aussi la mort, le pouvoir, ou la propriété. Il considère en effet que les albums jeunesse doivent faire écho au monde dans lequel les enfants grandissent. » Informations complémentaires ici.

POUR LES PLUS PETITS – Du mardi 3 au samedi 14 février 2025, le réseau des médiathèques de la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis propose Bouquins Calins, un salon destiné aux 0-3 ans. Au programme : des spectacles, des expositions et des ateliers répartis dans l’ensemble des médiathèques. Le document est ici.

FORMATION – S’étant assuré la participation d’Yvanne Chenouf, Michel Lautru et Alain Serres, le SNUipp 57, syndicat de la FSU, organise, le jeudi 5 mars 2026, dans ses locaux, 1 rue du Pré Chaudron à Metz (Moselle), un stage Lire, dire, créer la poésie dans toutes les classes de l’école primaire. Inscriptions ici.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 21 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2025, exposition des illustrations originales de Refuge Mouchette de Inbar Heller Algazi  (Les Fourmis Rouges, 2025). « L’artiste Inbar Heller Algazi nous emmène dans le quotidien loufoque de Lou, un enfant qui a une vie bien surprenante puisqu’il vit dans un refuge à animaux de toutes sortes ! Des loirs qui font du toboggan, des tigres qui grimpent aux rideaux, des crocodiles qu’on doit promener en laisse, des ânes qui fêtent leur anniversaire. Quel tumulte ! Mais comment faire quand on a besoin d’un moment de calme à soi ? Tout ce que Lou voudrait c’est un chat en peluche, une vie normale, en somme. » Site du Musée de Poche ici.

REVUE – Le dossier du  numéro 345 (janvier 2026) de La Revue des livres pour enfants est titré New romance, les ados adorent. « Plus de 7,6 millions de livres vendus en France en 2024, des librairies dédiées qui fleurissent partout, des éditeurs toujours plus nombreux à s’engouffrer dans ce secteur et des autrices stars capables de déplacer les foules : la New Romance bat tous les records. Elle réussit également le tour de force de passionner les jeunes (en particulier les filles), dont on déplore par ailleurs le peu d’appétence pour la lecture. Y compris, parfois, avec des titres qui ne sont pas destinés initialement à ce lectorat. Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de ce succès auprès des ados ? Ce dossier propose un panorama très complet de ce genre éditorial, depuis son émergence jusqu’aux transformations qu’il provoque dans le marché traditionnel du livre, des rencontres, des témoignages et des retours d’expérience de bibliothécaires, d’une éditrice, d’une professeure de français en collège, d’autrices, d’un psychiatre et, bien sûr, de jeunes lectrices. De quoi prendre du recul et mettre en perspective ce phénomène hors norme. » À signaler aussi, dans ce même numéro, un « libre cours » de Nathanaël Laffont consacré à La Semaine des enfants et un  hommage à François Ruy-Vidal signé Viviane Ezratty et Hélène Valloteau. 204 pages, 12,50 euros. Abonnement annuel ici.

PARUTION – Vient de paraitre Histoire de la bande dessinée en France par Benjamin Caraco, docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (université Paris 1/CNRS) et conservateur des bibliothèques à l’université de Caen Normandie. « L’histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu’à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et œuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d’entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d’autres formes graphiques comme la caricature ou l’illustration ? Comment s’est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l’impact de ses supports de diffusion sur l’évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d’auteur et d’autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s’élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ? » La Découverte 2026, 128 pages, 11,00 euros. 

C’EST EN ALLEMAGNE – Depuis le samedi 6 décembre 2025 et jusqu’au dimanche 15 mars 2026, le Klingspor Museum d’Offenbach-sur-le-Main, propose sa soixante-dixième Exposition internationale de livres pour enfants. Comme chaque année, environ 150 nouvelles parutions de nombreux pays ont été sélectionnées. Mais l’anniversaire s est aussi l’occasion de réfléchir au passé et à l’avenir du livre d’images et l’exposition donnera également sera à voir une rétrospective de sept décennies de livres pour enfants. « Que s’est-il passé sur le marché du livre pour enfants, quelles éditions sont aujourd’hui cultes et qu’est-ce qui ne se retrouverait plus aujourd’hui sur les étagères ? Et qu’attend-on le livre pour enfants à l’avenir ? » L’exposition montre comment les thèmes et le langage ont évolué au fil du temps.  « Si, dans les années cinquante, on représentait encore souvent un monde enfantin idéal avec des rôles bien définis, cela change dans le courant des années soixante-dix grâce à des éditeurs novateurs. Les thèmes traités et le langage visuel évoluent alors fortement ». Outre une vaste rétrospective des collections du musée, sont présentées, cette année, plus de quarante  aquarelles et acryliques de l’artiste bulgare Ivan Gantchev. Le site du Klingspor Museum est ici

OCCASION À SAISIR – Christian de Tarlé nous fait une offre : l’intégrale des Fabulettes d’Anne Sylvestre avec une réduction de 50 %. Soit 18 CD pour 263 chansons accompagnés d’un livret de 160 pages pour 30,00 euros pas plus. Page de présentation ici. Offre valable jusqu’à la fin du mois de février.

EXPOSITION – Le Centre André François, lieu-ressource régional sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du samedi 31 janvier au samedi 4 avril 2026, une exposition On est tous des personnages qui met à l’honneur l’illustrateur Rémi Courgeon. « Si on est tous des personnages, certains le sont davantage encore que d’autres, et Rémi Courgeon est de ceux-là : illustrateur, écrivain, peintre, portraitiste, reporter, raconteur d’histoires, animateur de rencontres que les enfants n’oublient pas, et pour couronner le tout, il est un humain, un vrai ! L’exposition qui l’accueille au Centre André François a l’ambition de refléter toutes ses facettes, la virtuosité de son trait, sa capacité à capter la vérité des gens, la beauté de ses palettes chromatiques, la justesse et la force de ses mots. Il nous emmène entre réel et fiction voir des peaux de banane qui dansent, une nature qui vit et des héros du quotidien plus vrais que nature. Comme les arbres qu’il peint, Rémi Courgeon a les pieds bien ancrés dans les profondeurs de la terre et la tête dans le ciel, pleine de rêves. Comme les filles ou les femmes dont il raconte les histoires, il nous fait tenir debout fièrement. » Commissaire de l’exposition : Nathalie Beau. Vernissage : vendredi 13 février, à 18 heures 30.

RÉSIDENCE – L’association Grains de Lire-Les Nomades du Livre accueille avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, un auteur illustrateur ou une autrice illustratrice pour une résidence de création d’une durée de douze semaines, d’avril à juin 2026, aux alentours de Carpentras. Le résident ou la résidente développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, proposées par Grains de Lire. Date limite pour postuler : jeudi 31 janvier 2026. Informations complémentaires ici.

REVUE – Le (très riche) numéro 33 (janvier-mars 2026) des Cahiers de la BD propose, entre autres dossiers, un cahier monographique racontant Marcel Gotlib, un cahier technique documentant le travail de restauration par les éditions Dupuis des premiers « Spïrou » de Franquin et un cahier politique qui revient sur les origines pas forcément bien connue – et pas très jeunesse – des bandes dessinées féministes, notamment aux États-Unis. À noter aussi une page concernant LArdent chevalier de François Craenhals et une autre à propos de Keleck. 148 pages, 13,90 euros.

LANGUE DE BOIS – « Avec Le Petit Prince Parfums (Angel Cosmetics), l’univers poétique du Petit Prince s’incarne dans une nouvelle collaboration olfactive. Cette collection donne naissance à deux parfums, Rosée du matin et Nuit étoilée, pensés comme une expérience sensible avant d’être un simple produit. Bien plus qu’une création parfumée, cette collaboration rend hommage aux valeurs centrales de l’œuvre. L’amour, l’amitié et la beauté de l’invisible sont au codeur de cette approche qui cherche à faire ressentir plutôt qu’à démontrer. Inspirée des symboles emblématiques du livre, chaque senteur invite à un voyage sensoriel délicat. Rosée du matin évoque la tendresse et la douceur de la Rose tandis que Nuit étoilée explore le mystère et la profondeur du ciel et de l’imaginaire. À chaque vaporisation, les parfums réveillent les souvenirs et célèbrent l’innocence. Ils font écho au murmure du Renard et rappellent avec subtilité que l’essentiel est invisible pour les yeux. » En flacons 50 ml et 100 ml bientôt disponibles dans les boutiques Marionnaud.

BOLOGNE (1) – Cinq illustrateurs français ont été choisis pour intégrer le soixantième Exposition des illustrateurs de la prochaine Foire du livre pour la jeunesse de Bologne. Il s’agit de Charline Collette, Cécile Cuny, Marc Majewski, Ophélie Paris et Lucie Penaud qui feront donc partie des 75 artistes sélectionnés pour l’édition 2026 de l’Illustrators Exhibition.

REVUES BD EN EXPOSITION – Du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026, au Lieu Utile, 4 place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), exposition La bande dessinée en revues : un autre regard sur le neuvième art, conçue à partir des ouvrages de Christian Staebler (parus chez PLG) en partenariat avec les revues Papiers Nickelés et Tonnerre de bulles.

PASSATION – Les conseils d’administration de Scènes d’enfance-ASSITEJ France et des Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T.) officialisent une passation concernant la coordination générale de l’événement national du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. « Après onze années, onze éditions marquées par un engagement constant au service de la mise en lumière des écritures dramatiques pour la jeunesse, l’association Scènes d’enfance-ASSITEJ France transmet le suivi et l’animation de l’événement à l’un des co-fondateurs et partenaire Les Écrivaines et Écrivains associés du théâtre (E.A.T.) ».

ACADÉMIE CHARLES CROS – « Depuis 1947, l’Académie Charles Cros œuvre pour la promotion de la production sonore. Si l’on connaît et reconnaît son travail dans les domaines de la musique classique, du jazz et de la chanson francophone, on sait moins que, depuis plus de vingt ans, une commission récompense des productions liées à la parole : romans et nouvelles lus, poésie dite et/ou chantée, documents sonores patrimoniaux ou contemporains, avec une attention particulière à la création originale sortant des sentiers battus. » La remise des coups de cœur 2025 aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 16 heures 30, à la Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris. Pour connaitre les onze productions sonores retenues par la commission jeune public de l’Académie Charles Cros, c’est ici. 

MIEUX CONNAITRE ZAÜ – Sur la chaine YouTube du CRILJ, sous le titre Les couleurs d’un humaniste, mise en ligne, en trois épisodes, d’une longue conversation entre Rolande Causse, écrivaine, et Zaü, illustrateur. C’est ici. Pour mémoire : c’est à Zaü que nous devons l’image illustrant la plaquette-programme de notre récent colloque.

CONFÉRENCE – Christian Bruel, auteur d’albums et d’essais, éditeur, formateur sur les enjeux des albums jeunesse, est l’invité de l’association Lire et faire lire dans le Calvados, le mercredi 28 janvier 2026, à Caen. Il donnera une conférence titrée Jeux et enjeux intimes, sociaux et imaginaires des albums jeunesse. Ce sera à l’’INSPE Normandie, 186 rue de la Délivrande. Ouverture de la conférence : Anne Schneider.

EXPOSITION – Livre Passerelle nous informe de la mise en place, du samedi 31 janvier au mercredi 25 février, au Tiers-lieu 360, 78 rue des Halles à Tours (Indre-et-Loire) de l’exposition Comment ça va ?, « fruit de moments partagés entre des jeunes de la métropole de Tours et Magali Attiogbé, l’autrice illustratrice en résidence avec Livre Passerelle à l’automne 2025. » Vernissage le samedi 31 janvier à 18 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé-Jacobs : du duo au duel, l’histoire d’une amitié créative par Éric Verhoes. « Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ligne claire qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s’inspirait des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d’Hergé mêle aventure et humour. C’est donc l’histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinité. » Casterman 2025, en coédition avec les éditions Moulinsart, 192 pages, 29,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (2) – Face aux mesures restrictives annoncées dans le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, des professionnels du livre lancent une pétition pour alerter l’opinion publique et les parlementaires sur les risques encourus par le secteur. Extrait : « Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques : pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. ; pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices ; pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre ; pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations ; pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements ; et pour nous tous et toutes : moins de choix, moins de liberté, moins d’espaces de rencontre et de débat, moins d’histoires à se raconter, moins de mondes à découvrir, moins d’imaginaires à partager. » Texte complet et liste des signataires ici

À VOIR EN FAMILLE – À l’Usine à gaz, 1 rue César-Soulié 1 à Nyon (Suisse), le samedi 24 janvier 2026, à 17 heures, et le dimanche 25 janvier, à 11 heures, Turlututu !, spectacle de la graphiste Céline Nidegger d’après l’album de Maurice Sendak.  « Jennie est une petite chienne bien nourrie, bien aimée, bien rangée mais qui s’ennuie ferme entre sa gamelle, sa plante verte et son maître. Alors un matin, elle prend son courage et sa valise, claque la porte et s’élance vers le vaste monde. Dans Turlututu !, Céline Nidegger invente une fable lumineuse remplie de chansons et où l’on apprend qu’il faut parfois savoir quitter son confort pour grandir. Marionnettes, poupées et décors colorés se succèdent comme autant de petits mondes à explorer. Sur scène, rires et surprises se mêlent et le public devient complice. Un très joli voyage initiatique où chaque rencontre devient une promesse de découverte et d’amitié. » Dès 7 ans. Page dédiée sur le site du théâtre ici.

EXPOSITION – Depuis le jeudi 15 janvier et jusqu’au samedi 14 février 2026, à la Galerie Hatch, 17 allée Aimé Césaire au Havre (Seine-Maritime), exposition consacrée à Vincent Broquaire. « Dessinateur funambule, Vincent Broquaire peuple les lieux qu’il investit de petits personnages. Tant leur échelle que les gestes qu’ils exécutent leur permettent de travailler l’espace, de bouger les lignes et de déplacer le regard. Avec L’Évasion, paru en janvier 2026 au sein de la collection « Périscope » chez Les Grandes Personnes, c’est dans l’espace du livre que ces personnages se déploient, à travers le projet essentiel et dérisoire qui les anime : s’en échapper, fuir, disparaître. Au gré des pages de l’ouvrage, puis des murs de la galerie, il s’agit pour ces protagonistes récalcitrants d’arpenter, coopérer, rebondir pour aménager des stratagèmes qui leur permettent de quitter cet endroit sans lequel ils n’existeraient pas pourtant, mus par l’espoir collectif de refuser de subir un récit dont ils tirent le fil. […] Les dispositifs de Vincent Broquaire tirent leur puissance de leur simplicité : une certaine évidence, par l’économie de moyens, lorsque pour transformer un endroit en espace il suffit d’une feuille, d’un pli, d’un désir, d’un point, d’une ligne et d’un plan. » Site de la galerie ici.

SIX D’UN COUP – Fabula accueille, sur son site, mises en ligne avec le soutien de l’université de Lausanne, les contributions du colloque Adolescences romanesques : la génération des « Six Compagnons » (1960-1980) qui s’est tenu à l’université de Caen-Normandie INSPE, les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024. « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978) permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » C’est ici.

TOURISME LITTÉRAIRE – Un gîte 4 étoiles inspiré d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll verra le jour en 2026 dans la commune de Vic-sur-Seille (Moselle) : bâtisse du XVIIe siècle, trompe-l’œil, décors narratifs, ambiance de conte de fées, accueil possible de six personnes. « Ce premier gîte sera suivi de deux autres hébergements thématiques, également inspirés des contes, créant ainsi une offre originale et cohérente au sein d’un même site. Moselle Attractivité a accompagné les porteurs de projet sur l’ensemble des volets stratégiques : positionnement, cibles de clientèles, mise en cohérence avec la nouvelle stratégie touristique départementale, valorisation de la destination. » Le projet, d’un investissement total de 103 559,00 euros, bénéficie d’un soutien du Département de la Moselle à hauteur de 29 340,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (1) – Carole Thibault, directrice du Théâtre des Îlets, Centre dramatique national (CDN) de Montluçon, témoigne sur France Culture. « Il y a deux ans,  le département de l’Allier nous a dit : on va vous couper une subvention, alors choisissez laquelle : celle qui vous permet de tourner en zone rurale dans les médiathèques ou celle pour la petite enfance. On a joué à plouf-plouf et c’est tombé sur la seconde. L’année suivante, le département a aussi coupé l’aide qui nous permettait de tourner dans les médiathèques. »

FORMATION – La journée professionnelle de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) se déroulera le jeudi 26 février 2026, de 9 heures à 17 heures. « Où en est-on du rapport des jeunes à la lecture ? La littérature jeunesse est un secteur qui résiste aujourd’hui plus que la littérature adulte mais il ne faudrait pas occulter la précarité des auteurs, ni le paysage politique, idéologique actuel ; la fragilité des maisons d’édition et des librairies indépendantes ; ainsi que la baisse notable de la lecture. La journée abordera ces problématiques et donnera aux participants des outils, des exemples, des modèles pour essaimer des projets dans leurs structures et leurs territoires à travers trois temps forts : le renouveau de la littérature jeunesse, l’état des lieux de l’édition jeunesse,  la médiation du livre. Avec, notamment, la participation de Sophie Van der Linden, Chiara Ramera, Thierry Magnier, Florence Bianchi. Le programme détaillé est ici. Pour s’inscrire, c’est .

EXPOSITION – Du mercredi 21 janvier au samedi 14 mars 2026, à la bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), exposition consacrée à Bernadette Gervais. « Bernadette Gervais, autrice-illustratrice jeunesse, a décliné plusieurs de ses ouvrages dans une installation interactive, ludique et poétique. Autour de ses dessins originaux, le livre se transforme en jeux, en puzzles grands formats, en balançoires ou encore en panneaux mobiles pour dessiner ou colorier. Avec une interrogation constante sur notre environnement – nature, saisons, objets – Bernadette Gervais invite à questionner le processus de la métamorphose. De l’œuf à la chenille, de la chenille au cocon… on regarde, on contemple les transformations de la nature. » Vernissage le mercredi 21 janvier, à 17 heures.

ESPACE GAME – Le Théâtre Tremplin, 7 rue Bon Pasteur à Avignon (Vaucluse),  propose, à partir du samedi 17 janvier 2026, tous les week-ends, de 11 heures à 18 heures, et tous les jours, du 16 février au 1er mars (période de vacances scolaires), une exposition immersive consacré à l’univers de Jules Verne. « Il semblerait que l’esprit de Jules Verne se cache dans ce théâtre. Partez pour une aventure autour du monde à la découverte des inventions les plus surprenantes. Une expérience féerique et ingénieuse où sciences, énigmes et sensations s’entremêlent pour émerveiller petits et grands à travers décors extravagants et installations son et lumière. » Matthieu Tondeur, directeur artistique de l’exposition, explique : « On ne veut pas retracer toute la biographie de Jules Verne mais faire découvrir son univers et donner envie aux visiteurs de s’y intéresser une fois sortis. » Tarif adulte : 14,00 €. Tarif enfants : 10,00 euros enfants. Réservations ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Sur la piste de Blueberry. « À l’occasion des 60 ans de la série culte créée par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, de grands auteurs rendent hommage à Mike Steve Blueberry. C’est ainsi qu’Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont, Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier Taduc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier, Philippe Xavier ont créé chacun une histoire courte ou une illustration. » Dargaud 2025, 128 pages, 21,50 euros.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 9 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2026, à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi à Toulouse (Haute Garonne), mise en place de l’exposition Maintenant le cirque conçue par la Compagnie dirigée par Colline Garcia. « Si nous avons souhaité créer des illustrations de cirque, c’est pour répondre à une nécessité face à ce constat : très peu d’illustrations empruntent les codes du cirque actuel. Bien au contraire, les images du cirque sont empreintes des codes du cirque traditionnel, dans lesquelles la performance, les animaux, les costumes à paillettes, les clowns, les stéréotypes de sexe, occupent une large place. Les dessins uniquement basés sur les codes et images du cirque traditionnel nous confortent certes dans une vision bucolique et folklorique du cirque mais elles participent aussi à reproduire sans cesse une vision en complet décalage avec la création circassienne contemporaine. Dans cette exposition, nous souhaitons présenter une version actualisée du cirque contemporain, dans un univers intemporel et coloré permettant de participer efficacement au renouvellement de l’iconographie circassienne. » Illustrations signées Kamy Dobï, Margaux Othats et Chloé Cassage. Page dédiée ici. Le site de la compagnie est  .

UNE RARETÈ – Gallimard publie, sous étui, Histoire du Petit Mouck de Louis-Ferdinand Céline. « On sait quelle importance revêtaient aux yeux de Céline les contes et lectures de l’enfance. Les aventures du petit Mouck imaginées par l’écrivain, transcrites et illustrées par sa première épouse, Édith Follet, pour leur fille Colette, constituent un document biographique méconnu des lecteurs de Céline. Ce conte oriental inspiré d’un classique allemand reparaît aujourd’hui dans une édition en fac-similé d’après le manuscrit original, présentée par Gaël Richard. » Improvisé oralement par Louis Destouches vers 1923, transcrit et illustré, au jour le jour, par sa mère alors que Colette n’a pas encore quatre ans, le conte était paru une première fois, en 1994, dans Paris-Match. « Fruit des soins et de l’attention portés par le couple à leur fillette, ce livret illustré fut, au dire de Colette, le premier livre  de son père. Conçu en partie pour lui apprendre à lire – d’où sa rédaction partielle en petites capitales –, ce lien de papier et de rêves la rattacha longtemps à ses deux parents, après leur séparation en 1926. » (Gaël Richard). Gallimard/NRF 2026, 56 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – L’auteur, illustrateur et sculpteur Christian Voltz expose ses Trésors minuscules, depuis le samedi 10 janvier et jusqu’au samedi 7 mars 2026, en Belgique, au Centre culturel de Hotton, 55 rue des écoles. « L’exposition présente une galerie de personnages hétéroclites réalisés avec des objets de récupération, ainsi que des céramiques et des gravures. On y découvrira aussi sous forme de panneaux pédagogiques la chronologie de la création d’un livre. L’exposition est enrichie d’un coin lecture, d’un atelier créatif en autonomie à la manière de Christian Voltz , de courts-métrages d’animation et d’un entretien filmé de l’auteur-illustrateur. » Une visiteuse explique : « C’est un univers un peu décalé, donc ça me plaît énormément. C’est des bouquins que j’ai beaucoup lus à mes enfants quand ils étaient plus petits ». Site du Centre culturel ici.

LES GRANDS MOYENS – La librairie indépendante Violette and Co, 52 rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, a été perquisitionnée, le mercredi 7 janvier 2026, dès l’ouverture du magasin, par cinq policiers et un substitut du procureur du parquet de Paris. La gérante témoigne : « Ils nous ont demandé si on avait en stock des exemplaires du livre From the river to the sea. On a dit non. Puis ils ont fouillé la salle jeunesse, sont descendus dans la cave, ont sorti les livres, un par un, pour les contrôler. Ils ont dû ouvrir environ une trentaine de cartons. Ils ont fouillé les rayonnages publics et les espaces réservés aux personnels, la salle de pause. C’était flippant. » Violette and Co explique avoir vendu quelques dizaines d’exemplaire du livre suite à un dépôt spontané de l’éditeur mais n’avoir jamais refait de stock. La police est donc repartie bredouille. « Les policiers nous ont dit plusieurs fois que le livre était interdit et qu’il était illégal de le vendre. Pourtant, il n’y a aucune décision de justice en ce sens. On a vérifié plusieurs fois et ce n’est pas trouvable. On ne commercialise pas de livres interdits. Notre lieu est beaucoup trop important pour qu’on prenne ce genre de risque. » Quand on l’interroge, la Commission de surveillance et de contrôle des publications pour la jeunesse répond avoir émis et transmis au ministère de l’Intérieur, le 14 novembre 2025, un avis négatif. From the river to the sea (Social Bandit Media, 2022) dont le titre reprend un slogan pro-palestinien avéré témoignerait, de fait, selon l’analyse des commissaires, d’un « parti pris historique et idéologique » incompatible avec une mise en vente sur le territoire français. Si le ministère de la Culture a, lui aussi, eu connaissance en novembre de cet avis, il ne sera, curieusement, communiqué aux librairies que le lendemain de la perquisition chez Violette and Co. La librairie parisienne dénonce, en cette affaire, « une dérive autoritaire inédite et préoccupante », spectaculaire et non fondée juridiquement. De son côté, le Syndicat de la librairie française « s’étonne que la justice puisse reprocher à une librairie de vendre un livre dont l’interdiction d’importation n’était connue de personne, pas même de son éditeur. En effet, en dehors de l’avis de cette commission, aucun acte réglementaire formalisant l’interdiction d’importation de ce livre n’est disponible contrairement à ce qu’impose la loi. Cette base juridique inexistante ou fragile soulève donc au moins deux questions : la première sur le fondement d’une telle perquisition, la seconde sur l’impossibilité, pour l’éditeur, de former un recours contre une décision qui n’a pas été formalisée. » L’événement survient dans le contexte d’une vague d’attaques, dans plusieurs villes françaises, contre des librairies soutenant la Palestine.

UN PROGRAMME POUR UN AN – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) diffuse la version papier de son catalogue 2026 : stages, formations à la carte, journées d’études, colloques, rencontres sur site, etc. Le document est disponible en ligne. C’est ici. N’hésitez pas à le télécharger et à le consulter au fil des mois.

JULES VERNE – Sur France Culture, mise en ligne de cinq postcasts Les Mondes de Jules Verne réalisés par Federico Polo Devoto. « Un auteur prolifique dont l’œuvre compte nombre de classiques parmi lesquels Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, ou Voyage au centre de la terre. Cent-vingt ans après sa mort, Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit dans le monde, mais son influence va bien au-delà de la simple littérature. Vulgarisateur scientifique, visionnaire hors norme, Verne a non seulement façonné les imaginaires collectifs, mais il a aussi annoncé l’exploration de l’espace et des abysses avec près d’un siècle d’avance. » C’est ici.

SALON – La vingt-quatrième édition du Festival du livre de jeunesse Occitanie se déroulera, à Saint-Orens de Gameville (Haute-Garonne), les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026. Un programme riche et diversifié à découvrir ici dans sa totalité. Signalons les deux journées professionnelles : la première, le vendredi 23, qui, pour parler poésie, recevra Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Thomas Vinau, Odile Flament (pour les éditions CotCotCot) et Alain Serres (pour les éditions Rue du Monde ; la deuxième, le samedi24 qui,  avec Frédéric Maupomé, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, et Guillaume Lanneau, président de la Saif, abordera la question des  droits d’auteurs et d’autrices. Il est prudent de réserver à cette adresse

AVEC OU SANS ISRAËL – Les organisateurs de la Foire du livre de jeunesse de Bologne (Italie) ont répondu négativement à la demande d’emplacement de l’Israel Institute of Biblical Studies (Institut israélien de littérature hébraïque), organisme financé par les ministères israéliens de la Culture et des Affaires étrangères pour promouvoir la littérature du pays à l’étranger, indiquant qu’une entité d’État officielle israélienne ne sera pas autorisée à exposer sans fournir de justification détaillée publique. Cette exclusion intervient dans un contexte de boycott culturel et éditorial plus large visant des institutions associées à l’État d’Israël ou à des acteurs perçus comme complices de violations des droits humains envers les Palestiniens. Alors que certains acteurs du secteur se félicitent de cette décision, d’autres estiment qu’une exclusion d’un organisme littéraire d’État pourrait limiter les opportunités de dialogue culturel et d’échanges littéraires entre auteurs et lecteurs de différentes régions du monde.

EXPOSITION – La Maison du Père Castor, 253 route Roule Galette à Meuzac (Haute-Vienne) propose, du mardi 13 janvier au samedi 28 février 2026, une exposition Gerda Muller fête ses 100 ans. « À l’approche de l’anniversaire de l’artiste Gerda Muller, la Maison du Père Castor a le plaisir d’exposer ses illustrations originales et ses nombreux albums. Venez découvrir les illustrations de cette célèbre artiste originaire des Pays-Bas, qui a illustré des centaines d’albums jeunesse chez de nombreux éditeurs, et notamment les célèbres albums Marlaguette, Les Bons amis, Sinikka de Finlande (collection « Enfants de la Terre »), Perlette goutte d’eau, ainsi que le jeu Chacun sa province au Père Castor Flammarion Jeunesse. » Le site de la Maison du père Castor est ici.

REVUE – Le dossier du numéro 246 (décembre 2025) de NVL la revue, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, est titré Lisons à haute voix ! Pour qui ? Pour quoi ? « Ce numéro explore la lecture à voix haute qui s’adresse à tous et en tous lieux, pratique qui prend un tel essor qu’elle devient un métier dont parlent deux lecteurs publics. Pratique de la voix aux racines lointaines, dans une poésie originelle, une rythmique qui trouve un nouvel écho passionnant chez les jeunes aujourd’hui. Plongez dans cet univers où chaque mot résonne et où chaque histoire devient une aventure collective, un moment de partage inoubliable. Découvrez comment la lecture à voix haute peut transformer les relations et enrichir les esprits, en rendant la littérature accessible à tous. » 84 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

UN HAPPY MEAL SINON RIEN – McDonald’s France dévoile la douzième collection de son programme Un jouet ou un livre, soit dix-huit histoires imaginées par Agnès Martin-Lugand et illustrées par Marine Gosselin ou Yen Abis. « Conçue comme une véritable porte ouverte sur le monde, cette collection promet des aventures vibrantes, la découverte des merveilles du monde et une envie irrésistible d’explorer la planète page après page. » L’entreprise rappelle que, depuis la première compagne de 2015, 177 millions de livres ont été distribués. La  collection nouvelle, « Un Monde à raconter », permet donc à Colette et Idriss, héros voyageurs de la série, de découvrir dix-huit merveilles du monde, de la Grande Muraille de Chine aux chutes du Niagara, du Colisée aux pyramides de Gizeh, en passant par la forêt Amazonienne ou le Taj Mahal. Cette opération de marketing développé en partenariat avec Hachette Jeunesse et avec la complicité du Centre national du livre (CNL) est, une nouvelle occasion  « de partager un moment de découverte en famille et de donner l’envie d’en apprendre toujours d’avantage sur les merveilles de notre monde. »

PARUTION – Vient de paraitre L’Histoire du journal Bravo ! de Frans Lambeau et Jean Fontaine. « L’histoire du journal Bravo ! n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge. Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre. Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres. Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de six ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire. » Didier Pasamonik précise : « Le magnifique travail de Jean Fontaine et Frans Lambeau donne un fort volume truffé de documents inédits issus des archives d’instruction de la justice belge et de reproductions rares du journal. Cela donne un récit précis et documenté qui montre comment Meuwissen, [le fondateur de l’hebdomadaire], collabora étroitement avec la propagande allemande pour établir un véritable monopole tant éditorial qu’industriel, prenant le contrôle d’imprimeries-clé. » Éditions de l’Èlan 2025, 464 pages, 79,00.

C’EST CADEAU – Comme en 2024, la ville de Cergy (Val d’Oise) a remis, courant décembre, aux 1124 élèves scolarisés en cours préparatoire un album de littérature jeunesse. « Plusieurs études le montrent : il existe un lien étroit entre la maîtrise de la lecture et la réussite scolaire. Pourtant, le constat interroge : les jeunes passent aujourd’hui dix fois plus de temps sur un écran (3 heures 11 en moyenne par jour et jusqu’à 5 heures 10 chez les 16-19 ans) qu’à lire des livres pour leurs loisirs (19 minutes par jour). Et la tendance s’accentue ces dernières années. » Cette année, à Cergy, les livres offerts étaient : Jules et le renard de Joe Todd-Stanton (école des loisirs, 2019) et Un voyage extraordinaire de Philip Waechter (Didier jeunesse, 2024). « Deux ouvrages, sélectionnés en concertation avec l’Éducation nationale, qui abordent des valeurs comme l’amitié, l’entraide, la confiance, la liberté ou le courage. »

EXPOSITION –  Le Centre culturel La Villa, 26 place Guido Gezelle à Ganshoren (Belgique) accueille, du samedi 17 au samedi 31 janvier 2026, en partenariat avec la Fondation Battieuw-Schmidt et la Ligue des familles,  une exposition Frimousses multiples, des histoires à déconstruire, accès sur le portrait.  » Les contes traditionnels pour enfants véhiculent encore des valeurs d’un autre temps où les stéréotypes sont nombreux et participent à les ancrer dans notre imaginaire collectif. Aujourd’hui, il existe des histoires qui représentent toutes les diversités, qu’elles soient culturelles, de genre, de familles ou encore d’handicap. Loin des clichés, elles permettent à chacun.e de se reconnaître et de trouver sa place dans une société plus inclusive. » Vernissage le vendredi 16 janvier, à 19 heures. » L’exposition s’adressant autant aux plus petit.es qu’aux plus grand.es, nous vous proposons le samedi 24 janvier, à 14 heures, une séance d’écoute de podcast pour les adultes et des racontines pour les enfants. » La page dédiée est ici.

AU CINÉMA AUSSI – La série de livres « Monsieur Madame » imaginée par l’auteur britannique Roger Hargreaves va être portée à l’écran. « Le film rendra hommage à l’humour, la personnalité et la convivialité qui ont rendu les personnages originaux emblématiques, tout en invitant un nouveau public à travers le monde à les découvrir de manière audacieuse, cinématographique et contemporaine. » (communiqué de presse de StudioCanal, de Heyday Films et du groupe japonais Sanrio, propriétaire des droits). La série a déjà été adaptée, en films d’animation, pour YouTube, et une nouvelle réalisation est en cours de production pour la télévision. Depuis 1971, plus de 250 millions de livres ont été vendue dans trente pays.

LIRE ENSEMBLE – L’Agence quand les livres relient annonce une rencontre nationale Lire ensemble des albums comme autant de leviers… en salle d’attente de PMI et à la maison, le vendredi 30 janvier 2026, de 9 heures à 17 heures 15, à la Maison de la poésie, passage Molière à Paris, avec les interventions de Claire Courdeau, médecin de PMI (Gironde) et membre du comité de pilotage du projet Dans la salle d’attente… lire ensemble à la PMI, Olivier Duris, psychologue clinicien, docteur en psychopathologie et psychanalyse, hôpital de jour pour enfants André-Boulloche (association Cerep-Phymentin), Sylviane Giampino, psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA), Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil parents-enfants Les Pâtes au Beurre, Aline NGuyen Van Phi, médecin de PMI (Toulouse), Marguerite Prévot, médecin de PMI (Paris 20e) et membre du bureau du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI). Journée animée par les administrateu.rices de l’Agence quand les livres relient Frédéric Boyer (lecteur, formateur, coordinateur de l’association L.I.R.E), Michèle Briziou (présidente) Katy Feinstein (bibliothécaire, spécialiste en littérature de jeunesse et formatrice), Julien Maréchal (directeur de la Petite Bibliothèque Ronde) et Léo Campagne Alavoine, (directrice de l’Agence)ainsi que Charlie Nassar (présidente de l’association (Z)oiseaux livres). Formulaire d’inscription ici.

SORTIE DE CRISE – Deux mois après le clash avec la société Neuvième art plus et l’annulation du Festival international de la bande dessinée de 2026, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe l’ensemble des partenaires publics et privés de l’évènement, a tenu son assemblée générale le vendredi 9 janvier 2026. A été acté le lancement d’un appel à projets permettant de trouver un opérateur pour un contrat de cinq ans, avec possibilité d’une année supplémentaire, le contrat pouvant être dénoncé deux ans avant son terme. Le lauréat, choisi par un jury indépendant, devra proposer une nouvelle dénomination, une marque dont l’ADBDA restera propriétaire. On connaîtra, à la mi-avril, le nom de l’opérateur qui prendra en charge le festival d’Angoulême à compter de 2027. Pour mémoire, le Grand Off de la BD d’Angoulême aura lieu du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026. « Pendant quatre jours, la bande dessinée investira Angoulême à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public pour un moment de partage joyeux et culturel ». Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Les musées, c’est dès la petite enfance ! sous la direction de Sylvie Rayna. « L’ambition de cet ouvrage polyphonique est d’informer et de convaincre afin de garantir, partout, les droits culturels des jeunes enfants et de leurs familles. Pour cela il faut faire connaître les expériences de qualité et les conditions propices à leur déploiement sur les territoires. Les actions précoces d’éveil artistique et culturel sont reconnues dans le rapport de Sophie Marinopoulos comme un moyen d’humanisation, de lutte contre la malnutrition culturelle  et contre les inégalités : les expériences muséales en petite enfance, encore insuffisamment et inégalement développées, contribuent à ce processus. Dans cet ouvrage, les professionnels des musées, des arts et de la petite enfance témoignent de leur travail commun pour proposer des parcours sensibles et significatifs pour les tout-petits comme pour les adultes qui les accompagnent. » érès 2025, 320 pages, 28,00 euros.

POUR LE JEUNE PUBLIC – Le Festival Momix met à l’honneur le spectacle vivant pour les enfants, pour les adolescents et pour leurs  familles. Le programme de la trente-cinquième édition s’articulera autour de l’imaginaire et de nombreuses compagnies internationales viendront  y jouer leurs spectacles : une programmation mêlant théâtre, cirque, musique, danse, marionnettes, théâtre d’objets avec toujours, l’envie d’émerveiller les enfants et de rassembler les générations. Ce sera du mercredi 28 janvier au dimanche 8 février 2026, à Kingersheim et dans toute l’Alsace. « Les soubresauts du monde et les peurs qu’ils génèrent nous parviennent, nombreux et inquiétants. L’époque n’est pas à la stabilité, à la confiance ni à la valorisation d’une pensée complexe. Comment lutter contre des supports de diffusion de l’information qui résument en 30 secondes des sujets qui mériteraient plusieurs heures de débat ? Comment dans ce contexte continuer à accompagner nos enfants vers la bienveillance, l’ouverture aux autres, la constitution de l’esprit critique ? Comment se ménager avec eux des moments de plaisir, d’émerveillement, d’émotion, de réflexion ? Les spectacles à destination du jeune public nous offrent ces moments-là, nous aident à parler avec les plus jeunes du monde dans lequel nous vivons, nous proposent des émotions et de l’évasion. Reflets de la création européenne, les spectacles de l’édition 2026 sauront vous surprendre et vous toucher au cœur. » (Marie Normand, directrice artistique). Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Construire un matrimoine de la BD : créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique sous la direction de Marys Renné Hertiman et Camille de Singly. « Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine. […] L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail Les Bréchoises de 2020 à 2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. »Les Presses du réel 2024, 352 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – Le Centre de la Gravure, 10 rue des Amours à La Louvière (Belgique) propose, du samedi 10 janvier au dimanche 22 mars 2026, une exposition Collectionner l’image : littératures jeunesse et graphique. « Après un premier arrêt à la galerie Les Brasseurs à Liège, l’exposition Collectionner l’image s’installe au Centre de la Gravure, révélant une collection inédite d’œuvres originales issues de la littérature jeunesse et graphique. Initié par les Ateliers du Texte et de l’Image (ATI) avec le soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, ce projet vise à patrimonialiser les images d’auteur·rices illustrateur·rices francophones de Belgique. Près de 200 œuvres, réalisées par plus de quarante artistes, sont réunies pour offrir un regard rare sur la création contemporaine, en dehors de l’objet-livre. Scénographiée par Maud Dallemagne et Benjamin Dupuis, l’exposition invite à explorer la richesse graphique et narrative des originaux, entre esquisses, planches, encres ou techniques mixtes. » Artistes présentés dans l’exposition par un total de cent-cinquante et une œuvres : Martina Aranda, Jeanne Ashbé, Étienne Beck, Mathilde Brosset, Anne Brouillard, Anne Brugni, Geneviève Casterman, Sarah Cheveau, Anne Crahay, Kitty Crowther, Thisou Dartois, Fanny Dreyer, Claude K. Dubois, Peter Elliott, Jean-Luc Englebert, Noémie Favart, Loïc Gaume, Bernadette Gervais, Sara Gréselle, Anne Herbauts, Benoît Jacques, Emile Jadoul, Louis Joos, Valentine Laffitte, Thomas Lavachery, Pascal Lemaitre, Marie Mahler, Vincent Mathy, José Parrondo, Chloe Perarnau, Catherine Pineur, Rascal, Lisbeth Renardy, Françoise Rogier, Mélanie Rutten, Elisa Sartori, Marine Schneider, Emilie Seron, Valfret, Michel Van Zeveren, Giulia Vetri, Aurélie William Levaux, Gaya Wisniewsk. Page dédiée ici.

REVUE – Le numéro 33 de janvier-février-mars 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée aux Marion Fayolle et c’est Cathia Engelbach qui interroge. Côté jeunesse encore, une page consacrée à Blexbolex, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd, six pages à propos de Marie Mirgaine, quelques mots sur Quentin Blake et deux pages évoquant les vingt-cinq ans du musée de l’illustration jeunesse de Moulins. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.

UN CHANGEMENT AU CNLJ – Romain Gaillard, conservateur en chef des bibliothèques, quitte la direction du Centre national de la littérature pour la jeunesse, poste qu’il occupait depuis 2022. Céline Meyer lui succède. « C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends aujourd’hui la responsabilité du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Héritier de La Joie par les livres, le CNLJ est pour moi un lieu vivant de réflexion et de transmission autour de la littérature jeunesse sur l’ensemble du territoire. De la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart aux médiathèques de Plaine Commune, mon parcours s’est construit au contact des livres et de celles et ceux qui les font vivre. La littérature jeunesse ouvre des espaces pour penser le monde, nourrir l’imaginaire, aiguiser la sensibilité et bâtir des références communes. Ensemble, faisons vivre la littérature jeunesse dans toute sa diversité et ses enjeux contemporains. »

À VOIR EN FAMILLE  –  Le mercredi 14 janvier 2026, à 18 heures, le Théâtre de La Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret) propose, en représentation tout public, Fiesta de Gwendoline Soublin (éditions Espaces 34, 2021) dans une mise en scène de Steve Brohon pour le Théâtre des Trois clous. « Depuis toujours, Nono n’a qu’une idée : faire une gigantesque fiesta pour ses dix ans. La liste des invités, les guirlandes colorées, les jeux, la playlist, tout est prêt. Seulement un phénomène inattendu déboule : la tempête Marie-Thérèse. Une ode à l’amitié, la débrouillardise et l’imagination de la jeunesse, pour affronter ensemble un monde qui peu à peu se dérègle. » Avec, pour les neufs rôles, Camille Trophème, Laure Coignard et Nicolas Spina-Ivora. À partir de 7 ans. Réservation ici. Le site du Théâtre des Trois clous est .

PARUTION – Vient de paraitre Du folklore enfantin aux enfants musiciens par Anne Damon-Guillot. « Exploration du rôle des comptines dans l’apprentissage, la transmission et la création, à travers une étude historique et ethnographique. L’auteure analyse la construction du folklore enfantin en France depuis le XIXe siècle et critique les représentations culturelles de l’enfance, offrant une perspective interdisciplinaire sur ces pratiques vivantes mais méconnues. » CTHS 2025, 300 pages, 32,00 euros.

PARUTION – Vient de paraitre  En quête d’un grand peut-être – tome 2 : a-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom et Nathan Lévêque. « Un nouveau livre de référence pour les passionné·es de littérature ado. Les ados lisent-iels encore de la littérature ado ? Passent-iels plus de temps sur TikTok ? Doit-on censurer la Dark Romance ? Et le manga ? C’est quoi un roman ado, au fait ? L’Éducation nationale promeut-elle assez la lecture, et celle pour la jeunesse ? Ce sont autant de questions auxquelles Tom et Nathan Lévêque essaient de répondre dans ce nouveau livre, cinq ans après En quête d’un grand peut-être : guide de littérature ado (vendu à 10 000 exemplaires). À nouveau, les deux auteurs spécialistes de la littérature ado vous proposent de partir, carte et lampe torche à la main, à l’exploration de ce paysage littéraire : dates et chiffres clés, incontournables, portraits, analyses de ses grands genres et de ses grandes thématiques, pressions politiques et questions sociétales qui la traversent. Ce livre de référence vous donnera les outils pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que les autres ! Préface de Sophie Van der Linden, édition par Clémentine Beauvais. Avec des articles de Lucie Kosmala, Florie Maurin, Jeanne Seignol, (Jeannot se Livre) Zoé Spartacus et Lydie Tabarin. Et onze nouvelles inédites de Marie Alhinho et Nine Gorman, Mickaël Brun-Arnaud, Christelle Dabos, Yasmine Djebel, Nell Gallais, Clara Héraut, Aylin Manço, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Marie Pavlenko et Esmé Planchon. » éditions Du Grand Peut-Être 2025, 240 pages, 18,50 euros.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 26 novembre 2025 et jusqu’au samedi 17 janvier 2026, exposition Georges le collectionneur désordonné avec les illustrations originales de Pauline Ferrand et les créations variées d’artistes complices inspirées de l’album publié chez Grasset. « Georges adore observer la répétition des choses. Il n’est pas très à l’aise avec les gens, mais il aime collectionner toutes sortes d’objets. Partage son quotidien atypique et découvre ses passions, aux noms plus rigolos les uns que les autres. Tiens, d’ailleurs, sais-tu ce qu’est un conspersiophile, un légufrulabélophile, un calcéologiste, un bolophile ou un capéophile ? Eh bien, Georges est tout cela, et même plus encore. » Site du musée ici.

UN ÉVÈNEMENT NATIONAL – Les dixièmes Nuits de la lecture que pilote le Centre national du livre (CNL) se tiendront du mercredi 21 janvier au dimanche 25 janvier 2026 autour du thème Villes et campagnes. « La vision des relations ville-campagne qui a majoritairement prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle, opposant classiquement territoires urbains et territoires ruraux, a été la source d’inspiration de nombreux romans et d’œuvres littéraires, dans tous les genres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie. Sous sa forme disparue, contemporaine, futuriste ou fantasmée, la ville, inspiratrice et muse, nourrit l’imaginaire littéraire et artistique, ainsi que les études sociologiques et géographiques urbaines. Véritable motif littéraire au XIXe siècle, la ville est ce lieu de tous les possibles, ou de toutes les angoisses, propice à la réflexion morale et sociale. » Le site qui dit tout est ici. Pour inscrire un événement, c’est .

ON VOUS LE DIT – Le Salon Beige et le Centre européen de recherches en sciences humaines et religieuses (CERSH) annoncent « le projet le plus important de leur histoire, Les Enfants de France [qui] marquera un tournant dans la protection de tous les enfants de France contre le mal de l’idéologie radicale de la gauche. » Pour mémoire : le Salon beige est un blog d’actualité catholique traditionnaliste créé en France en 2004 qui s’oppose à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, au mariage homosexuel et à la théorie du genre. Classé dans le top 10 des sites complotistes français les plus visités, il est pointé par le journal Le Monde comme diffusant régulièrement de fausses informations.

PARUTION – Vient de paraitre Gotlib, une vie en Bandessinées par Julien Solé et Arnaud Le Gouëfflec. « C’est une histoire de génie, d’amour, de déconnade, de folie douce et de modestie : comment Marcel est-il devenu Gotlib ? C’est l’histoire de l’homme caché derrière l’artiste, à moins que ce soit l’inverse. Un homme avec ses fêlures, son énergie, sa résilience, son talent et la découverte du super-pouvoir de l’Umour. De son destin d’enfant caché pendant la guerre à la création de Fluide Glacial, de ses premières amours à la « Rubrique-à-Brac », des années Pilote et de sa rencontre avec Goscinny à l’aventure de L’Écho des Savanes, de la création de Gai-Luron à celle de Hamster Jovial, la vie du maestro comme si vous y étiez ou presque, discrètement posé sur son épaule façon coccinelle. » Fluide Glacial 2025, 88 pages, 20,00 euros.

THE CAT IN THE HAT – Dans les archives de la bibliothèque Geisel Library de l’université de Californie à San Diego, a été récemment retrouvé un manuscrit de Dr. Seuss, intitulé Sing the 50 United States !, accompagné d’un croquis de couverture et d’annotations d’illustration et de direction artistique. Le texte de Theodor Seuss Geisel (1904-1991) que publie Penguin Random House paraitra le mardi 2 juin 2026, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Il s’agira bien de l’édition d’un travail abouti et non d’un fragment inachevé que Penguin Random House aurait eu à finaliser. L’illustrateur Tom Brannon devra toutefois compléter les images, dans la veine propre à Theodor Seuss Geisel. Le livre qui met en scène le célèbre chat chapeauté accompagné de deux little cats invitera les jeunes lecteurs à nommer les cinquante États américains à travers des rimes colorées et ludiques fidèles au style de Dr. Seuss. Un tirage initial de 500 000 exemplaires est envisagé et une carte des États-Unis ornera la jaquette. Outre ce tirage, un programme annexe de distribution est annoncé en collaboration avec l’organisation First Book et des exemplaires du livre seront remis gratuitement à des élèves de tous les États dans un sac à dos contenant également des fournitures scolaires et d’autres titres de Dr. Seuss. Pour mémoire : en 2021, six albums  signés Theodor Seuss Geisel ont été retirés de la vente par Dr. Seuss Enterprises, pour cause de racisme.

PARUTION – Paru il y a quelques années Pouvoirs de la lecture : de Platon au livre électronique de Peter Szendy. « Lorsque je lis, une voix en moi m’intime de lire, tandis qu’une autre s’exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs que l’on rencontre notamment chez Platon. Lire, c’est habiter cette scène qui, même lorsqu’elle est intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d’obéissance, bref, de toute une micropolitique de la distribution des voix. […] Cette archéologie du lire dialogue avec nombre de théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s’attache aussi à ausculter, d’aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai. » La Découverte 2022, 200 pages, 20,00 euros.

ILLUSTRER LE GRAND PARIS – « La Société des grands projets annonce l’ouverture du deuxième appel à candidatures du programme Illustrer le Grand Paris, conçu pour intégrer des œuvres illustrées monumentales sur les quais du futur réseau Grand Paris Express. Cette commande artistique se déploie en lien étroit avec les territoires traversés et vise à offrir aux voyageurs une expérience sensible et renouvelée du réseau métropolitain. Mené en partenariat avec le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), l’Institut français et le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce programme invite des illustratrices et illustrateurs professionnels à proposer une œuvre originale. L’appel à candidatures s’adresse à des professionnels exerçant dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du graphisme. » Le dépôt des dossiers est possible jusqu’au vendredi 6 mars 2026 inclus. L’ensemble des modalités pratiques, critères d’éligibilité et étapes de sélection est accessible à à cette adresse.

MIYAZAKI – Le magazine Le 1 publie un hors-série XL titré Miyazaki et l’art de Ghibli qui « propose d’explorer les multiples facettes de l’art de Ghibli, de la découverte de ses influences, puisées dans la culture nippone et l’observation de la nature, jusqu’aux secrets de fabrication des ateliers d’animation. Histoire de retrouver, le temps de quelques dessins bien humains, la beauté du monde et de nos vies. » En bonus, une affiche géante donnant à voir Kiiki la petite sorcière. En kiosque, 7,90 euros.

EXPOSITION – Au café associatif Le PasSage, 8 place Fontaine Couverte, à Romans sur Isère (Drôme), du dimanche 4 au vendredi 30 janvier 2026, exposition d’illustrations de Valérie Dumas. “Entre peinture et illustration, c’est un cheminement artistique qui dure depuis 1998 et ça me paraît incroyable. Née en 1964 à Saint-Etienne, j’ai toujours dessiné. C’est aux alentours de la trentaine que je me suis lancée, en me lâchant des deux mains, pour vivre de mon art. Ce fut tout d’abord la peinture, exclusivement, avant l’ouverture vers l’illustration qui s’est faite grâce à la création de livres d’artistes, souvent en collaboration avec Jean-Pierre Blanpain, artiste aux multiples talents qui est devenu mon mari. De ces livres, souvent confidentiels, en passant par des salons professionnels et les rencontres avec des éditeurs, ce cheminement a aussi permis de sauter le pas vers la littérature jeunesse […] Depuis plus de deux ans la peinture a cédé la place aux crayons de couleurs. Le plaisir incroyable du dessin sans doute.  Je n’ai pas encore détaillé tous les ressorts de ce bouleversement. » Inauguration le 4 janvier, à 11 heures 30.

UN CONTE CÉLÈBRE – À La Filature, à Mulhouse (Haut-Rhin), 20 allée Nathan Katz, les vendredi 9 et dimanche 11 janvier 2025, ultimes représentations françaises de Hansel et Gretel, conte théâtral en trois tableaux mis en musique par Engelbert Humperdinck. Livret : Adelheid Wette. « Traditionnellement présenté à Noël sur les scènes allemandes, ce conte musical inspiré par l’une des histoires les plus célèbres des frères Grimm enchante petits et grands outre-Rhin depuis plus d’un siècle. Engelbert Humperdinck y déploie avec un sens inné du merveilleux une partition à la fois opulente et subtile, où d’authentiques chansons populaires croisent des leitmotive wagnériens et de magnifiques envolées lyriques. Présenté devant un public virtuel durant l’hiver 2020, le spectacle mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau renonce au folklore de la maison en pain d’épices pour renouer avec l’esprit de cruauté du conte original, incarné ici par une sorcière pleine de surprises. Un regard renouvelé porté sur un grand classique confié au chef Christoph Koncz. » En allemand avec surtitres en français et en allemand. Page dédiée ici, sur le site de La Filature.

PARUTION – Vient de paraitre, en édition limitée, le toms 1 de l’intégrale Spirou et Fantasio par Franquin. « Les premiers récits du Spirou de Franquin vous réservent encore bien des émotions. Car vous pourrez dorénavant les lire dans cette exceptionnelle version inédite, restaurée depuis les planches originales. Les histoires parues dans les albums L’héritage, Radar le robot et Quatre aventures de Spirou et Fantasio, longtemps disponibles dans une version en partie décalquée et reprise de films très abîmés, se dévoilent ainsi dans une version fidèle au dessin de Franquin. Ces récits mythiques sont également présentés dans leur découpage d’origine, pensé pour le journal Spirou, avec nombre de strips et de cases laissés de côté lors de l’édition en album. Cerise sur le calot : cette intégrale 1946-1950 est complétée par un grand dossier riche en informations et illustrations inédites, revenant sur les débuts de Franquin, l’un des géants du 9e art. » Dupuis 2025, 336 pages, 55,00 euros..

( Image empruntée à Laure Monloubou )

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FAUT-IL Y ALLER ? – Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris, du vendredi 30 janvier au dimanche 5 avril 2026, Potted Potter, parodie pas vraiment officiel par Dan et Jeff. « Oublie les longues nuits passées à relire toute la saga, Potted Potter fait le boulot en soixante-dix minutes chrono. Sur scène, deux comédiens complètement déchaînés revisitent l’univers d’Harry Potter en une avalanche de gags, de costumes et de chansons qui restent dans la tête. Oui, tu auras droit à un dragon cracheur de feu, à un véritable match de Quidditch et à tous les personnages emblématiques, du Survivant jusqu’à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même sans connaître la différence entre un Horcruxe et un Poufsouffle, Potted Potter vous fera rire aux éclats. Un divertissement familial brillant, à savourer dès six ans jusqu’à l’âge de Dumbledore (qui, lui, est très très vieux). » La page pour réserver, c’est ici.

FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique), propose, le mardi 13 janvier 2026 de 9 heures 30 à 16 heures 30, une journée professionnelle  en compagnie du magazine Baïka, guide culturel pour les enfants de 8 à 12 ans sur le thème des pays du monde et de leurs cultures. Le matin : présentation générale de la presse jeunesse par Noémie Monier, rédactrice en chef de la revue et autrice. L’après-midi : atelier « une de presse » avec Lola Oberson, directrice artistique de la revue graphiste et illustratrice. La présentation du matin sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube du CLJBxl. Informations complémentaires ici.

FROM SUISSE – Vient de paraitre, publiée par l’Institut suisse Jeunesse et Média, Ricochet et les indispensables, plaquette qui rassemble 160 ouvrages remarquables pour les enfants et les jeunes de 1 à 15 ans. « Les quelques 160 livres présentés dans les pages de cette brochure ont tous été publiés entre 2021 et 2025. Chaque titre fait l’objet d’une notice qui comprend les informations bibliographiques, des mots-clés et une recension (souvent extraite de Ricochet ou alors rédigée pour l’occasion). Nous avons opté pour un classement par âge-cible puis par nom d’auteur·rice. » Occasion « de trembler, rire, rêver, apprendre, contempler, jouer, imaginer, nous questionner, nous indigner ou nous émerveiller. » Pour commander, c’est ici.

D’APRÈS  HOFFMANN – À la Scène musicale, sis à l’Île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après seize représentations triomphales, en décembre, à l’Opéra Nice Côte d’Azur, reprise, du mercredi 7 au dimanche 11 janvier 2026, de Casse-Noisette, célébrissime ballet de Tchaïkovski, pour petits et grands. « Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération. » Réservation ici.

SCOOP – Fort du succès des deux « musées à jouer » parisiens créés par l’école des loisirs, l’un dans ses locaux, en 2023, l’autre dans le quartier Bastille, en 2025, Louis Delas, entreprenant président directeur général, envisage – pourquoi pas – la création à Bordeaux d’une troisième Maison des histoires. À Paris, « certains résultats dépassent nos prévisions. C’est très encourageant et on s’est donné quelques mois pour transformer l’essai, avec évidemment le projet d’aller plus loin et d’ouvrir d’autres lieux. »

PEUT MIEUX FAIRE – Sarah Ghelam dont le mémoire de recherche s’intéresse à la Représentation des personnages enfantins non blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020 a lu attentivement la sélection annuelle 2025 du Centre national de la littérature pour la jeunesse paru récemment et elle a relevé, sur les cent-cinquante-neuf titres de la sélection, les quatre albums suivants mettant en scène des personnages d’enfants non blancs : Comment Aidan est devenu un grand frère de Kyle Lukoff (Cambourakis), Robin préfère sa robe de Camille Floue (Thierry Magnier), Le Grand Livre des petites choses de  Sophie Vissière (hélium), Dans le cœur de Momoko : une enfance japonaise de Kotimi (Rue du monde). C’est, précise Sarah Ghelam, un album de plus qu’en 2024. Il y en avait eu huit en 2021. « Malgré la nette augmentation de personnages d’enfants non blancs en littérature jeunesse, et après une très légère progression en termes de représentativité, cette sélection semble reprendre la route de la blanchité. »

UNE LANGUE DE PLUS – Grâce au travail minutieux d’Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction de l’université de Montréal, Le Petit Prince est désormais traduit en en innu-aimun, langue des Innus du Québec et du Labrador. Beaucoup de mots dans Le Petit Prince n’existent pas en innu-aimun, dont rose, astéroïde et baobab. Selon Yvette Mollen, son projet a consisté à inventer des passerelles entre deux univers, en créant de nouveaux mots et en demandant aux aînés qu’ils soient entrés dans le dictionnaire. « Apprendre une langue, c’est apprendre à voir. À nommer autrement une étoile, une plante, un pays. À sentir la relation au territoire. À dire la tendresse pour une fleur, pour un renard, pour un enfant, tout cela dans nos mots. C’est à ça que sert ce livre chez nous. »

BANNED BOOKS – La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner un recours déposé par des habitants du comté rural de Llano (Texas) qui contestent le retrait de dix-sept ouvrages des bibliothèques publiques locales. En laissant intacte une décision de justice locale, elle valide de facto une interprétation restrictive du droit à l’information garanti par le Premier Amendement de la constitution étasunienne qui protège notamment la liberté d’expression et d’accès à l’information. Dans son arrêt, la cour a estimé que les usagers des bibliothèques publiques ne disposent pas d’un droit constitutionnel à accéder à des livres spécifiques. Le juge Stuart Kyle Duncan a notamment déclaré que personne n’interdit des livres en les retirant d’une bibliothèque publique, rappelant que les lecteurs peuvent se procurer les ouvrages ailleurs, en ligne ou en librairie. Depuis 2021, PEN America a recensé près de 23 000 cas d’interdictions ou de restrictions dans quarante-cinq états et plus de quatre-cents-cinquante districts scolaires. Les livres concernés vont de romans contemporains destinés aux adolescents à des œuvres classiques, souvent ciblés pour leurs thématiques plutôt que pour des violations clairement établies de la loi. Parmi ces livres également : In the Night Kitchen (Cuisine de nuit), album publié en 1970 par Maurice Sendak.

PARUTION – Vient de paraitre Bob de Moor : la Ligne Claire d’Hergé par Gilles Ratier. « Ayant bénéficié de nombreuses sources et de l’accès aux archives de la famille De Moor, des photos et documents provenant des Studios Hergé et des agendas de Bob De Moor, Gilles Ratier nous fait revivre plusieurs décennies de l’âge d’or de la BD, la collaboration de Bob avec Hergé, son apport essentiel aux aventures de Tintin, son œuvre personnelle conséquente (« Barelli », « Cori », « Tric », « Oncle Zigomar »), et ses apports à des séries majeures de la BD comme « Lefranc » et « Blake et Mortimer ». Les confidences de Bob De Moor qui a été le plus fidèle et le plus indispensable collaborateur et ami d’Hergé éclairent d’un regard inédit la vie au sein des Studios Hergé et la personnalité du père de Tintin. […] Pas moins de 600 illustrations, dessins rares, planches de BD, et photos inédites. » BD Must 2025, 320 pages, 99,00 euros.

REVUE – Le numéro 2, volume 19 (2025) de la revue Relief, revue électronique de littérature française publié par Radboud University Press, dirigé par Arnaud Genon et Régine Battiston, est titré  Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse. « Longtemps marginalisée, la littérature de jeunesse est aujourd’hui reconnue comme un champ culturel et artistique à part entière. En parallèle de la revalorisation de l’autobiographie, elle va progressivement emprunter les codes des écritures du moi – narration à la première personne, faux journaux intimes, récits de vie fictionnalisés – pour explorer la construction de soi et l’expérience adolescente. Si le pacte autobiographique y reste rare, ces formes fictionnalisées favorisent l’identification et la réflexion éthique du jeune lecteur. Les auteurs y traitent de  sujets  sensibles  tout  en  préservant  leur  public.  Ainsi,  la  littérature  de  jeunesse  devient  un  espace  d’expéri-mentation où s’articulent recherche d’authenticité, transposition du vécu et mise en fiction du je. » Le PDF du numéro fait 166 pages et il est ici.

DANSE CLASSIQUE – Au Théâtre Mogador, 25 Rue de Mogador à Paris, depuis le samedi 15 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 8 mars 2026, Mon premier ballet : La Belle au bois dormant. « Inspiré du chef-d’œuvre de Tchaïkovski et du conte de Charles Perrault, ce ballet propose une version accessible et captivante de cette histoire intemporelle, spécialement conçue pour initier le jeune public à la magie de la danse classique. Pensé pour émerveiller petits et grands, La Belle au Bois Dormant conserve toute la richesse et la poésie du ballet original, avec une narration subtile qui guide les spectateurs à travers l’histoire. Aux côtés de la princesse Aurore et du Prince, les célèbres fées bienveillantes joueront un rôle essentiel, mais l’ombre de Carabosse viendra troubler la féerie. Ce personnage emblématique, incarné par Karl Paquette, ex-danseur étoile à l’Opéra national de Paris, apportera toute la tension dramatique à ce récit de malédiction et de renaissance. » Pour réserver, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Samivel de Sophie Cuenot avec une riche iconographie rassemblée par Catherine Cuenot. « Très tôt, Samivel (1907-1992) fut un lanceur d’alerte et, à travers toute son œuvre, il a célébré les montagnes tout en appelant à les protéger, sous peine de tout perdre, y compris nos propres chances de survie. Dessins, aquarelles, films, romans, photographies, il fut curieux de tout et généreux de son art. » Samivel doit sa présence ici aux albums qu’il dédia aux enfants, chez Delagrave ou Flammarion, tels que Brun l’Ours, Les malheurs d’Ysengrin, Goupil, Pantagruel, Merlin Merlot, Le joueur de flute de Hamelin et quelques autres. Il écrivit et illustra, pour la « Bibliothèque verte« , Monsieur Dumollet sur le Mont-Blanc. Éditions Paulsen 2025, 240 pages, 56,00 euros.

MONDIALISATION COMMERCIALE – S’associant à Alibris, détaillant chinois de l’ultra fast-fashion en ligne, connu pour ses offres de vêtements de mauvaise qualité vendus à des tarifs défiant toute concurrence, se lance sur le marché américain du livre avec plus de 100 000 ouvrages d’occasion référencés, dont de nombreux manuels scolaires, particulièrement onéreux outre-Atlantique. Le communiqué de presse assure que cette nouvelle catégorie d’articles « répond à une demande des acheteurs. Le client type de Shein lit entre un et trois livres par mois. Ce n’est pas une mode, c’est un mode de vie. Nous sommes heureux de venir nourrir cet amour de la lecture et de la connaissance en faisant équipe avec Alibris pour offrir de nombreux livres à notre clientèle, pour la première fois. » (George Chang, directeur de Shein Marketplace).

PARUTION –  Vient de paraitre Libraires dans le monde de Jean-Yves Mollier et Patricia Sorel. « De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les cinquante  kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l’incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme essentiels par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vente et de promotion du livre, riches d’une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s’adaptant aux mutations de l’édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies, historiques et contemporaines, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel. » ‎Citadelles & Mazenod 2025, 304 pages, 69,00 euros.

DISPARITIONS – Quatre disparitions récentes d’auteurs ou d’illustrateurs avec, sauf erreur, l’indication de leur dernier ouvrage publié en français avec mention de la date de parution : Harrie Geelen, le samedi 30 août (Victor au zoo, Albin Michel, 2021), Jutta Bauer, le mercredi 10 septembre (Dans sa maison, un grand cerf, école des  loisirs, 2014),  Helme Heine, le jeudi 20 novembre (Trois amis, Gallimard, 1985), Franck Pé, le samedi 29 novembre (La Bête, Dupuis, 2023).

C’EST À AMIENS – Joseph Pinchon, père du personnage de Bécassine, mort à Paris Joseph en 1953, est enterré au cimetière Saint-Acheul d’Amiens, sa ville de naissance, où sa tombe est à l’état d’abandon. Fin octobre 2025, Louis Vasselle, président de l’association de sauvegarde du patrimoine sépulcral (ASPS) a lancé un appel aux dons pour restaurer la tombe. La ville d’Amiens a voté une contribution de 2000,00 euros et le Département a promis 500 euros. Les chèques de particulier arrivent, mais il faudra un peu plus de 25 000 euros au total pour remettre en état la sépulture. « La pierre tombale présente de grosses fissures par endroits, les vases sont tombés et surtout rien n’indique qu’il s’agit de la dernière demeure de celui qui a dessiné ce personnage de bonne bretonne émigrée à Paris, apparu pour la première fois en 1905 dans La Semaine de Suzette, un hebdomadaire pour les jeunes filles de bonnes familles. » L’illustrateur repose dans le caveau familial aux côtés de ses aïeux et de son épouse. Pour que les travaux soient entrepris, l’accord de la famille des défunts etait nécessaire et  Pierre-Louis Vasselle a contacté des cousins éloignés qui ont accepté de signer une décharge  autorisant les travaux de réfection dont la première tranche pourrait, sauf imprévu, démarrer début 2026. Une plaque mise en place au cimetière avant la Toussaint informe désormais les visiteurs de l’opération en cours. L’association espère, sauf imprévu, pouvoir démarrer la première tranche de travaux début 2026.

ALICE ENCORE – L’autrice, compositrice, chanteuse et actrice américaine Sabrina Carpenter, adepte jusqu’ici, principalement, de Walt Disney Television et de Netflix, a été choisi par Universal Pictures pour interpréter le rôle-titre d’une comédie musicale adaptée d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. La blonde pop star de 26 ans sera également productrice du film aux côtés de Marc Platt (Wicked, La La Land). À la réalisation : la scénariste, dramaturge, actrice et chanteuse américaine Lorene Scafaria.

PAS TOUCHE – On peut voir sur YouTube, cumulant près de 600 000 visionnements, une courte parodie trash de Paddington dans laquelle l’ourson est mis en scène en narcotrafiquant dépenaillé, consommateur de « cocaïne 100 % péruvienne, biologique, biodynamique et catastrophique. » Cette séquence qui provient de l’émission satirique britannique Spitting Image (Portraits cachés) n’est pas du goût des héritiers de Michael Bond, créateur de l’ours maladroit en 1958, ni de StudioCanal, filiale de Canal+, propriété de Vincent Bolloré, propriétaire des droits du personnage depuis 2016. Plainte a été déposée devant la Haute Cour de justice d’Angleterre pour violation des droits d’auteur et des droits de conception. Pour contextualiser les enjeux, rappelons que, au départ héros d’une série de livres pour enfants, Paddington est aujourd’hui partout. Décliné en peluches, sur des pulls, des mugs, dans une publicité de Noël pour Marks & Spencer il y a quelques années, dans les Happy Meals de McDo, dans le jeu Paddington Run, en eau de Cologne. Des cartes postales issues d’un partenariat entre l’Unicef et Vivendi ont permis à l’ONG de récolter sept millions de livres, et l’ours a même « joué » avec la reine pour célébrer son jubilé en 2022.

LA PART DE L’ART – En 1979, le magazine Beaux Arts avait publié un hors-série Le Musée imaginaire de Tintin, catalogue d’une exposition du même nom présentée durant l’été au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. La revue Tintin c’est l’aventure réédite l’ouvrage désormais épuisé en partenariat avec le magazine Géo. « Quelles sont les œuvres d’art qui ont inspiré Hergé ? Tintin est-il devenu lui-même une icône digne de figurer dans les musées ou de faire flamber les prix dans les ventes aux enchères ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce hors-série de la revue Tintin c’est l’aventure, qui revisite l’exposition exceptionnelle organisée en 1979 autour d’une soixantaine d’objets d’art emblématiques de l’œuvre d’Hergé : fétiche arumbaya, homme léopard, momies incas, masques africains. Ce hors-série interroge ainsi les rapports d’Hergé (et de Tintin) avec l’art : après avoir trouvé l’inspiration dans les musées, Hergé y est entré à son tour, puisqu’un musée lui est consacré depuis 2009. Hergé fut aussi amateur d’art et collectionneur, et l’intrigue de son dernier album inachevé, l’Alphart, se déroule dans le milieu de l’art. » Prisma 2025, 114 pages, 16,99 euros.

C’EST BIENTÔT NOËL (23) – Dans Big business, court-métrage de 1929, Laurel et Hardy vendent des arbres de Noël au mois d’août. Quoique colorisé, le film est correctement restauré et l’escalade du rire est toujours au rendez-vous. On peut vérifier ici.

FIN DE PARTIE – Pendant quarante ans, l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) a omis de prélever les cotisations vieillesse de près de 190 000 ayants droit potentiels. Reconnaissant le scandale que beaucoup d’artistes (dont de nombreux écrivains) dénonçaient depuis des années, l’Assemblée nationale avait voté, début novembre, pour une « clarification du dialogue social et pour l’organisation d’élections professionnelles pour les artistes-auteurs au sein de leur régime de sécurité sociale. » Le mercredi 3 décembre 2025, elle a adopté l’article 5 du projet de loi réformant la gouvernance de la protection sociale des artistes-auteurs, malgré un lobbying insistant des fondateurs de l’Agessa. Le rétablissement des élections professionnelles au sein de la future instance de gouvernance constitue l’un des acquis majeurs du vote.

C’EST BIENTÔT NOËL (22) – Le bel ouvrage Alice au Pays des Merveilles à travers l’œuvre de Yayoi Kusama, c’est pour les déjà un peu grands qui connaissent et apprécient l’œuvre originale de l’écrivain. « Cent-soixante ans après sa parution, le classique de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, est revisité par la Japonaise Yayoi Kusama, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, à travers des illustrations psychédéliques et oniriques. Avec son langage visuel unique et sa fascination pour l’infini, Kusama sublime l’imaginaire de Lewis Carroll en ajoutant une nouvelle dimension, contemporaine et introspective. L’univers d’Alice et l’œuvre de Yayoi Kusama partagent une vision audacieuse, imaginative et profondément artistique. Ils dialoguent, se superposent, se mélangent et s’accordent parfaitement dans une explosion de couleurs et de ronds : l’art et la littérature sont des portails vers des mondes où tout devient possible. » Yayoi Kusama atteinte d’une maladie mentale hallucinogène depuis ses dix ans dialogue ici graphiquement avec la petite fille créée par Carroll dont elle partage les mêmes inclinaisons fantasques. « Je suis la Alice des temps modernes » déclare volontiers l’artiste. Le texte, quant à lui, reprend la traduction de Jacques Papy de 1961. Éditions du Chêne 2025, 192 pages, 29,90 euros.

PARUTION – Vient de paraitre, après un premier volume, Le Meilleur du cinéma pour les enfants : les films à montrer aux 3-6 ans, un deuxième ouvrage, Le Meilleur du cinéma pour les enfants: les films incontournables à montrer aux plus grands à partir de 7 ans, par Benshi. « À cet âge, la cinéphilie se construit : les enfants sont capables de découvrir la filmographie d’un réalisateur, de faire des liens entre les films, et d’affiner leur regard sur une histoire, des aspects de mise en scène, etc. C’est également un âge où l’on partage avec ses parents le plaisir de découvrir des films pour les grands. » Le Seuil jeunesse 2025, 248 pages, 21,00 euros.

 SCHTROUMPFISSIME – Le Parisien Aujourd’hui en France publie un hors-série Schtroumpf alors ! numéro 4 de sa collection « Histoire de BD ». « On a tous un Schtroumpf en nous ! De l’idée griffonnée sur un coin de table à un véritable phénomène mondial, les Schtroumpfs sont devenus des icônes de la pop culture adorées par les petits comme par les grands et leurs aventures éclairent indirectement des sujets toujours actuels : mieux vivre ensemble, tolérer la différence, lutter contre l’injustice ou respecter la nature. Dans ce hors-série exceptionnel, plongez dans la grande aventure des Schtroumpfs : décryptage, cases cultes, nostalgie, planches, crayonnés méconnus, redécouvrez l’histoire de ces héros XXL de la BD et de Peyo leur génial dessinateur. Un numéro à la fois nostalgique et passionnant, pour replonger dans soixante-cinq ans d’aventures bleues. » Aujourd’hui en France 2025, 100 pages, 12,95 euros.C’EST BIENTÔT NOËL (21) – Les amateurs d’heroic fantasy ont aussi droit à des livres sous le sapin. Tous, notamment les plus jeunes, n’ont peut-être pas encore eu l’opportunité de lire Pierre Bottero. Après les intégrales « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan » que Rageot a publié en 2023 et 2024, l’éditeur met en rayons, cette année, sa troisième trilogie « Ellana : Le pacte des Marchombres » qui rassemble en un élégant volume de 1168 pages Ellana (paru initialement en octobre 2006), Ellana : l’envol (paru en avril 2008) et Ellana : la prophétie (paru en octobre 2008). Préface de cette réédition : Christelle Dabos, autrice de la saga « La Passe-miroir » (Gallimard, 2013-2019). Quatrième de couverture : « Recueillie par le peuple des Petits, une fillette grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des Marchombres, maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Au terme de son apprentissage, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre, tandis que de redoutables mercenaires du Chaos la traquent. Elle croise alors la route d’Ewilan Gil’Sayan, de Salim et Edwin, et fait de leur combat le sien. » 39,90 euros, dans toutes les bonnes librairies. Pierre Bottero, disparu prématurément en 2009, à 45 ans, dans un stupide accident de moto, était un ami.

PARUTION – Vient de paraitre Il était une fois Marie Colmont, l’autre muse du Père Castor par Catherine Formet-Jourde. « Oui, un enfant d’aujourd’hui à qui l’on lit Michka, n’a pas, quoi qu’en grognonnent les tristes sires, besoin de sous-titres. C’est la force des grands textes : parce qu’ils sont éternels, l’enfant comprend qu’impérieuse et maussade, ça ne doit pas être la joie à la maison, que dans le verbe cheminer, il y a chemin, et que lorsqu’on embrasse quelque chose d’un coup d’œil, c’est forcément qu’il y a, dans le seul fait de le regarder, un élan plus profond ; comme un baiser. Non seulement les grands textes ne vieillissent pas, mais ils n’en finissent jamais de nous instruire et, donc, de nous rajeunir. […] Marie Colmont, puisque c’est elle notre championne, élève les enfants jusqu’au ciel avec des mots choisis, polis et sertis dans des histoires aussi simples que subtiles. » (extrait de la préface signée Anne Gavalda). Association des amis du Père Castor 2025, 80 pages, 17,00 euros.

PRIX – Le prix BD jeunesse Ville de Saint-Malo /Quai des Bulles 2025 est attribué à Jefferson (Gallimard, 2025), adaptation par Antoine Ronzon du roman de Jean-Claude Mourlevat. Le jury était composé de 339 lecteurs et lectrices âgé·es de 9 à 11 ans, soit seize classes de CM1 et CM2  examinant les cinq titres en compétition. Dotation pour l’auteur : 1200,00 euros.

C’EST BIENTÖT NOËL (20) – À papa-maman, en cassant sa tirelire ou en se cotissant entre frères et sœurs, on pourra offrir Lewis Carroll : Alice suivi de La Chasse au Snark, récemment paru en Pléiade, en édition bilingue, dans une traduction nouvelle de Philippe Jaworski et illustrée par Lewis Carroll, Henry Holiday et John Tenniel. Le volume contient : Aventures d’Alice sous terre, Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, Le Frelon emperruqué, La Chasse au Snark. La Pléiade 2025, 1024 pages, 207 pages, 64,00 euros.

PRIX – Le Prix Marie Volle, créé par Christian et Nathalie Volle, en mémoire de leur fille Marie, décédée en 2005, et décerné, à compter de cette année, par l’Académie française, « distingue un ouvrage littéraire pour la jeunesse, susceptible de développer l’imagination, les connaissances ou le goût de la lecture chez les enfants et adolescents. » La première lauréate est Agnès Desarthe, pour Les Téléphonistes anonymes (Gallimard jeunesse, 2024). « Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n’ai pas les vêtements qu’il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n’ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d’élève de cinquième frappée d’invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s’est fait confisquer son portable, et il a l’air de croire que je peux l’aider. » Prochaine attribution du prix en 2026, pour des ouvrages publiés en 2025. La date limite de candidature est fixée au mardi 20 janvier 2026.

REVUE – Le numéro 102 (décembre 2025) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse bénéficie d’une couverture illustrée par Emmanuelle Houdart qui évoque le temps des cadeaux. L’illustratrice livre, à l’intérieur du magazine, huit secrets d’atelier. Sinon, de très, très nombreuses propositions de lecture et une quinzaine d’articles dont certains rendent compte de rencontres avec Charlotte Gastaut, Audrey Poussier, Jean-Baptiste Drouot, Guillaume Duprat, Hervé Tullet, Anne-Fleur Multon ou Camille Romanetto. On peut s’abonner ici ou se rendre dans une librairie Sorcières pour, en plus de faire ses derniers achats. obtenir gratuitement le numéro.

C’EST BIENTÔT NOËL (19) – Passer le temps des fêtes devant la télévision n’est pas, à coup sûr, la meilleure perspective. Cela peut pourtant être l’occasion de revoir quelques (plus ou moins) bons films. Pas trop d’Harry Potter et un seul Star Wars, un bon paquet de films Disney, onze films d’Hayao Miyazaki, sur France 4, et quelques autres perles comme Kirikou et la sorcière (Gulli, le 19), Fanfan la tulipe (Arte, le 23) ou West Side Story (6ter, le 20). Citer également, en lien avec la littérature jeunesse, Jumanji (France 2, le 20), Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne (France 2, le 24), Shrek (TF1, le 25), Le bon gros géant (France 2, le 25), Peau d’âne (France 5, le 19). Manque ici, si le cœur vous en dit, une grosse poignée d’autres titres, plus ou moins regardables. Est-ce qu’il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Bien sûr, sur TF1, mais c’est trop tard  puisque c’était le mardi 16.

ELLE S’APPELLE CORNEBIDOUILLE – Le Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient  à Paris, présente, du dimanche 21 au dimanche 28 décembre 2025 (le 21 à 17 heures, les 22, 23, 26 et 28 à 15 heures et le 27 à 14 heures 30), Cornebidouille adapté des albums de Pierre Bertrand et Magali Bonniol publiés à l’école des loisirs. « Cornebidouille vous surveille. Alors gare aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, sinon la sorcière Cornebidouille viendra leur faire changer d’avis. Pierre, lui, n’a pas peur d’elle mais sera-t-il assez intelligent pour déjouer ses sorts ? Les enfants seront-ils assez courageux pour aider Pierre. Et son Papa arrivera-t-il enfin à lui faire manger ses soupes ? » Le spectacle adopte la forme d’un conte théâtral et musical où l’histoire du jeune Pierre confronté à la sorcière Cornebidouille  est narrée sur un rythme dynamique. La mise en scène associe chant, narration et jeu d’acteurs pour créer un univers immersif où les enfants sont invités à participer. Les comédiens sollicitent activement le public, notamment lors des moments où les spectateurs doivent aider Pierre à déjouer les tours de la célèbre sorcière. Ce dispositif interactif contribue à rendre chaque représentation vivante et adaptée à une sortie culturelle familiale. » Billetterie ici.

SAUPOUDRAGE – Depuis la mi-novembre et d’ici le 20 décembre 2025, le Centre national du livre (CNL) adressera gratuitement à deux cent cinquante centres de loisirs répartis dans huit régions, les cinquante livres jeunesse d’une sélection destinée aux 6/11 ans établie par Raphaële Botte et Sophie Van der Linden comme une sorte de bibliothèque idéale. « Pensé comme un véritable espace de découverte, ce corpus est accompagné d’un livret pédagogique détaillé, proposant des repères de médiation, des conseils pour la lecture à voix haute, des idées d’activités collectives et des pistes d’appropriation adaptées au cadre non scolaire des centres de loisirs. […] Grâce à une mise à disposition durable des ouvrages dans les structures participantes, les livres ont vocation à s’inscrire dans le quotidien des équipes d’animation et des enfants, contribuant à l’ancrage d’une véritable culture du livre au sein des territoires, notamment ruraux. »

PRIX – Camille Anssel est le lauréat de la sixième édition du Prix du premier roman jeunesse,  organisé par Gallimard jeunesse en partenariat avec Télérama et RTL, pour son ouvrage Cercle de ronces. Le livre est, of course, d’ores et déjà disponible. « Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. »

SOLIDARITÉ – Bisan Nateel est une écrivaine et artiste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Née en 1996, diplômée d’une licence de psychologie de l’université Al-Azhar de Gaza, témoin de la guerre par ses écrits et ses photographies, elle survit sur place au gré des déplacements forcés. Elle a publié plusieurs livres destinés à la jeunesse, ainsi qu’un journal intime témoignant de l’impact de la guerre sur la vie (Memory of the Assault, 2025) et un ouvrage documentaire (How Do We Reassemble the Story? Children of the Sea in Gaza, 2025), qui témoigne de la manière dont les enfants cherchent un nouveau sens à la vie en pleine guerre. Malgré le conflit, elle poursuit son travail auprès des plus jeunes gazaouis, avec le Tamer Institute for Community Education, et anime pour les enfants déplacés des ateliers de création littéraire et d’écriture. Aujourd’hui, épuisée et accablée par la situation à Gaza, Bisan Nateel souhaite suivre le master Littératures d’enfance et de jeunesse de l’université d’Artois, pour renforcer sa connaissance de la littérature jeunesse et ses pratiques littéraire et artistique. « Écrire pour les enfants est devenu pour Bisan un acte visant à protéger l’enfance face à la guerre et un moyen de préserver la mémoire au travers des histoires transmises de génération en génération. » Pour financer ce projet, il faut réunir 30000,00 euros, somme couvrant le montant de la bourse (pour deux années d’études) ainsi que « les frais de déplacement, de logement, de vie, dans un contexte où toute aide est vitale, immédiate et concrète. » Pour plus d’informations et pour contribuer au financement du projet, il faut se rendre ici.

AFFAIRE À SUIVRE – Le court film d’animation réalisé, pour cette fin d’année, par Illogic Studios, à la demande du groupe Intermarché et de l’agence publicitaire Romance, cumule, au 16 décembre, six cents millions de vues avec une prévision raisonnable d’un milliard dans les prochains jours. L’histoire de ce loup mal aimé qui parvient à se réconcilier avec les animaux de la forêt en leur concoctant divers plats végétariens a séduit petits et grands, clients ou pas de l’enseigne. Thierry Dedieu, auteur de Un Noël pour le loup (Le Seuil jeunesse, 2017) trouve, lui, que le film ressemble bigrement à son album et que ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. « C’est exactement mon livre, sauf que, dans mon histoire, tout ne finit pas bien. Je n’ai pas d’annonceur pour m’y obliger. Je suis auteur de livres pour enfants avec une certaine éthique et on ne se rachète pas une réputation avec une tarte aux poireaux. Chez moi, à la fin, personne ne vient au dîner, le loup reste seul à la table et il se dit qu’il fera une nouvelle tentative l’année suivante. » L’auteur-illustrateur ajoute : « Je suis remonté comme une pendule et je n’ai pas envie de me laisser faire. Ce n’est pas possible. Je leur donne une porte de sortie : je me propose de faire un film avec eux, comme auteur. » L’agence Romance se défend de tout plagiat.

C’EST BIENTÖT NOËL (18) – Juste un livre de coloriages comme cadeau ? Tant qu’à être radin, choisir Petits coloriages pour préparer ton avenir de Guillaume Meurice, Karim Cherifi et Philippe Laumont.  À colorier donc, seul ou en famille  – les crayons de couleurs n’étant pas fournis – : « des planches pleines de joie et d’espoir : inégalités, travail, environnement, écologie. »  La préface est signée Aymeric Lompret. « Avant de pourrir ce beau livre avec tes couleurs dégueulasses, sache que Guillaume Meurice reverse l’intégralité de ses revenus de droits d’auteur au Secours populaire français, permettant ainsi à des enfants privés de vacances de s’évader, pour de vrai. » Une réserve toutefois : il semblerait bien que le graphiste ayant travaillé sur le projet ait usé à divers moments d’outils d’IA et ce n’est pas bien du tout. Fakir éditions 2025, 60 pages, 10,00 euros.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 20 décembre 2025, à 10 heures, à la Maison Pour Tous Jules-Vallès, 61 rue Louis-Pasteur à Villejuif (Val-de-Marne), Vous voulez rire ? d’après l’album de Christian Volz (Le Rouergue, 2006) par la compagnie Les frères Duchoc (celle-là même qui avait, il y a quelques années, décliné une proposition de collaboration émanant du Cirque du Soleil). « Dans un castelet fabriqué en planches de récupération, deux marionnettistes s’affairent à faire vivre un bestiaire fabriqué de bric et de broc, de tôle et de bois. C’est là, au milieu des ces objets, que chaque espèce animale va enfin accéder à une large tribune pour plaider sa cause. Le constat est sans appel. L’asticot se trouve trop petit, les mouches trop sales, le loup trop célèbre, la baleine trop grosse, l’homme a peur de la mort et la mort a peur du vide. Bref, personne n’est content et l’herbe semble décidément toujours plus verte dans le pré du voisin. » Tout public à partir de 3 ans. C’est gratuit. Réservation au 01 86 93 33 70.

PAUL-JACQUES BONZON – Les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024, l’université de Caen-Normandie INSPE accueillait le colloque intitulé Adolescences romanesques. La génération des Six Compagnons (1960-1980). « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978), permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » Textes réunis par Christiane Connan-Pintado, Stéphanie Lemarchand et Anne Schneider, mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne. L’ensemble des quinze contributions est ici, en accès libre, sur Fabula.

PRATIQUES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – À la Petite Bibliothèque Ronde, 3 rue de Bretagne, à Clamart (Hauts-de-Seine), le jeudi 18 décembre 2025, de 10 heures à 12 heures, conférence La Petite Bibliothèque Ronde : 60 ans d’histoire(s). « En 2025, La Petite Bibliothèque Ronde célèbre ses 60 ans. Pour l’occasion, l’équipe se réunit pour raconter l’histoire de ce lieu historique et l’évolution de ses pratiques au fil du temps. Et comme les pratiques d’hier racontent celles d’aujourd’hui, nous évoquerons l’art et la manière de concevoir des projets qui mettent en lumière la littérature de jeunesse et ceux qui la font. » Accès gratuit sur inscription. Le formulaire est ici.

REVUE – Le numéro 58 des Cahiers Robinson de novembre 2025, Science-fiction et littérature de jeunesse (1980-2020), vient de paraitre. « Province des littératures de l’imaginaire, la science-fiction apparaît d’emblée comme cross age, n’ayant pas pour vocation première d’instruire ou d’éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d’une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n’avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d’une parole multiplement vive et critique, où s’éveillent les anticipations et où se révèle un « usage » pédagogique de la SF, comme il y a un « usage » du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C’est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d’écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l’histoire d’une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d’entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des œuvres offertes/ouvertes. » Sous la direction d’Isabelle-Rachel Casta et Cédric Hannedouche, le numéro rassemble quatorze articles documentant la question. Artois Presses Université 2025, 234 pages, 18,00 euros. Pour acheter, utiliser de préférence ce bon de commande. Le site des Cahiers Robinson est ici.

UNE ADAPTATION BLUFFANTE – Le Théâtre de Carouge (Suisse), propose, depuis le jeudi 18 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram (Suisse toujours) où le spectacle a été créé en 2001, Les bijoux de la Castafiore d’après Hergé. Mise en scène : Christaine Suter et Dominique Catton avec la complicité de Jean Liermier pour cette reprise. « Respectant à la lettre l’intrigue et l’esthétique d’Hergé, Christiane Suter et Dominique Catton réussissent l’exploit de donner chair aux planches mythiques. Chaque détail compte. Chaque personnage surgit, plus vrai que nature. Conservant le trait du dessinateur belge et son univers graphique, ils signent une mise en scène d’une ingéniosité remarquable, aidé en cela par l’impressionnante scénographie de Gilles Lambert. L’effet est saisissant. Sur scène, les cases et les bulles semblent défiler. Les gestes volontairement cartoonesques accentuent encore l’illusion. On se retrouve projeté à Moulinsart en un battement de cils. » À partir de 7 ans. Le spectacle est complet mais on peut tenter sa chance en téléphonant au théâtre. Le site est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (17) – Les Ogres de Barback ont, au fil des ans, publié cinq albums de chansons pour les jeunes oreilles. Ils ont aussi beaucoup circulé avec leur chapiteau, pour faire vivre Pittocha. Vient de paraitre Les Ogres de Barback se laisse croquer, recueil de douze chansons adaptées en bandes dessinées. « Nombre de chansons des Ogres s’apparentant à de petites histoires, souvent porteuses d’un propos, véhicules de valeurs, elles pouvaient complètement se prêter à l’exercice de la mise en images. Il était, dès lors, extrêmement excitant de les confier à des dessinateurs/rices qui, après avoir choisi les morceaux qu’ils/elles souhaitaient mettre en cases, se les sont appropriés pour en livrer leurs visions. Et ces dessinatrices et dessinateurs ont mis tout leur talent au service de ce qui s’apparente pour les Ogres – comme pour celles et ceux qui les suivent depuis si longtemps – bien plus qu’à un livre : un formidable cadeau. » Irfan 2025, 64 pages, 19,90 euros.

PRIX – Lisa L’Heureux reçoit le Prix EAT jeunesse pour Parmi les monstres (Les Cygnes). « C’est l’histoire de Billie. Un jour, le grand frère de Billie dit que Billie est un monstre. Il le répète plusieurs fois. Tellement de fois que Billie commence à avoir peur d’être un monstre. En voulant fuir cette peur, et sa peur de l’eau et du savon, Billie se fait avaler par le drain du bain. Billie arrive là où il n’est plus possible de tomber, là où vivent les vrais monstres. C’est alors que l’aventure de Billie commence, où Billie rencontrera d’autres monstres, ira à la rencontre de l’Autre et surtout de soi. » Remise le mardi 16 décembre 2025, à 19 heures, au Théâtre de l’Opprimé, 78 rue du Charolais à Paris. Mise en lecture avec les comédien.nes Missou Salmon-Sans, Julie Berkovicz et Romain Recoura.

COMME À LA TÉLÉ – France Télévisions diffusera, le dimanche 14 décembre, à 18 heures 50, sur France 4, une adaptation par l’Opéra national du Rhin de l’album Les Trois brigands de Tomi Ungerer. « L’Opéra national du Rhin met en scène ce conte de Tomi Ungerer sous la forme d’un livre animé, intégrant les traits saillants des illustrations de l’ouvrage, tout en conjuguant plusieurs modes d’expression et de narration théâtrales : textes parlés, chantés, chorégraphies, théâtre d’ombres et d’objets. » Musique : Didier Puntos. Livret : Gilles Rico. Mise en scène : Jean-Philippe Guilois et Gilles Rico. Captation : Nathan Benisty. Le programme est aussi disponible sur la plateforme france.tv.

À VOIR EN FAMILLE – Du jeudi 18 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, le Théâtre des Amandiers, 7 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), propose, dans sa grande salle, Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat. « Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres. Rompu à l’art du conte, Joël Pommerat s’attachait jusqu’à présent à en déjouer le merveilleux. Dans Cendrillon, il renversait les clichés pour nous confronter aux terreurs de l’enfance. Avec Les Petites Filles modernes, il prend le contre-pied et plonge sans réserve dans le magique et le surnaturel, seuls véritables remparts face aux épreuves que traversent ses deux jeunes héroïnes. […] Pour cette nouvelle incursion au cœur de l’adolescence et de ses tumultes, Pommerat imagine un théâtre roman où les événements se racontent en même temps qu’ils se vivent. Dans son univers en clair-obscur, les peurs et les cauchemars se déploient dans des espaces noirs et quasi-vides, à la lueur de vidéos hypnotiques. Une déambulation dans la construction de soi envoûtante et sans leçon de morale. » Spectacle tout public à partir de 12 ans. Réservation plus que conseillée. C’est ici.

LIVRES ANIMÉS – En Italie, à Turin, la fondation Tancredi di Barolo et le MUSLI (Musée des écoles et des livres pour enfants) se dotent d’un nouvel espace dédié aux livres animés et interactifs intitulé pop-app museum, premier musée de ce type dans le monde. L’exposition inaugurale Sempre allegri, bambini (Toujours joyeux, les enfants) qui rend hommage à Lothar Meggendorfer (1847-1925), illustrateur allemand de près de deux cents livres pour la jeunesse, notamment de livres à système, se tient, du vendredi 12 décembre 2025 au dimanche 28 juin 2026, au Palazzo Barolo, 7/A via delle Orfane, à Turin. L’exposition permanente sera, quant à elle, achevée pour la fin de l’année 2026. Page dédiée ici.

UN PRIX ANNULÉ – Boa, roman d’Anne-Sophie Jacques (Dalva, 2025) doit être retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande impérieuse de la direction académique du département. « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité) apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. […] Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les inspecteurs de l’Éducation nationale. » (courrier aux chefs d’établissement de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot). Pascale Leroy, présidente de l’association Désirs de livres qui pilote le prix réagit : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. » En outre, pour la présidente de Désir de livres, la modification demandée du fonctionnement du prix, [l’obligation d’une validation des choix de livres par les services académiques] est inacceptable et largement rejetée par les équipes. […] L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre. » Anne-Sophie Jacques, autrice du livre retiré, exprime son dépit : « J’ai d’abord été triste pour Désir de livres. L’association avait fait un choix qui a été retoqué et je pense que ça a plongé l’équipe dans un gouffre d’incompréhension. […] Je me faisais à l’avance une joie de rencontrer les douze classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. » L’édition 2025-2026  du Prix littéraire Anne Ténès est annulée et l’avenir est incertain.

C’EST BIENTÔT NOËL (16) – Depuis des décennies, chaque année, la rédaction de Spirou concocte un numéro spécial Noël très attendu. On n’est pas pour rien le dernier illustré pour enfants (et pour plus grands aussi) vendu en maison de la presse, en sus du Journal de Mickey. Sous une illustration de couverture signée Aurélie Guardino (qui donne à voir un Père Noël, renommé Pépère Noël, qui, dans un profond fauteuil, se rêve retraité), le numéro 4573-4574 du mercredi 3 décembre 2025 accumule strips et histoires complètes sentant bon la fête et le sapin, la complicité et la bonne humeur. Il y a même un conte tout en mots de deux pages écrit par Carine Barth. « Passez un Noël tranquille avec Spirou. Plus de quatre-vingt auteurs et autrices se succèdent dans ce numéro double d’anthologie. » En kiosque tout le mois de décembre. 100 pages, 4,50 euros.

PRIX – La Fédération Wallonie-Bruxelles a dévoilé les noms des neuf lauréats du prix Espiègles. Le prix de littérature de jeunesse (d’une valeur de 10 000 euros) a été attribué à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions, 2024), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.

EXPOSITION – Du samedi 13 décembre 2025 au dimanche 1er mars 2026, au château d’Ardelay, rue des Ménestrels, Les Herbiers (Vendée), mise en place d’une exposition Claude Ponti au pays de l’enfance. « Voir les armées de poussins de Claude Ponti investir l’écrin du château d’Ardelay, c’est assister à une joyeuse métamorphose du lieu. Entre ces murs chargés d’histoire, leurs farandoles malicieuses bousculent les repères, éveillent la curiosité et réenchantent chaque recoin. Cette rencontre entre patrimoine et imaginaire crée une parenthèse poétique qui invite petits et grands à s’émerveiller et à rêver ensemble […] Ponti parle de l’enfance avec profondeur. C’est une exposition assez universelle pour tous ceux qui gardent leur âme d’enfant. » (Christophe Hogard, maire des Herbiers). Quarante-et-une planches en quatre sections, dans une scénographie conçue pour l’occasion : les personnages phares, les monstres, les paysages, les habitations. La programmation qui accompagne l’exposition est ici.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 26 de la revue Strenæ que publie l’AFRELOCE est consacré aux albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970. Dirigé par Sungyup Lee avec la collaboration de Cécile Boulaire, il offre quatre articles très documentés signés Sungyup Lee, Jieun Kim et Carine Devillon. Parmi les compléments, neuf compte-rendus d’ouvrages professionnels parus plus ou moins récemment. Pour lire, c’est en ligne ici.

PRESQUE VRAI – La comédie musicale Paddington actuellement jouée au Savoy Theatre de Londres (et jusqu’en octobre 2026) remporte un franc succès. L’une des raisons, en plus de la qualité des chansons et de la chorégraphie, est le bluffant effet de réel du personnage principal. En effet, alors que l’habitude est de représenter l’ourson par une marionnette ou par un acteur déguisé, le choix a été fait d’une tenue d’un nouveau genre, « adorable, confortable et bourrée de technologie ». C’est ainsi que, sur scène, l’actrice de petite taille Arti Shah porte le costume tandis qu’un autre acteur, James Hameed, prête sa voix en coulisses tout en contrôlant les mimiques faciales de Paddington à distance. « Ce que l’on est parvenu à faire n’a jamais été fait auparavant », se félicite Sonia Friedman, productrice du spectacle.

FÉLICITATIONS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Nous sommes heureux.ses de vous annoncer les noms des douze lauréat.es sélectionné.es pour le Voyage à Bologne 2026.  Il s’agit de  Camille Alessandroni,  Morgane Bellec,  Julia Coffre, Camille Gobourg, Alexandra Lafitte, Virginie Morgand, Fantine Isis, Anna Puklus,  Emma Schnellbach et Yves Viallard. »

C’EST BIENTÔT NOËL (15) – Pour leur douzième édition, les festivités de Noël du château de Chambord (Loir-et-Cher) seront royales. Nommées sobrement Noël à Chambord, elles se déploient du samedi 29 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026 déclinant, tout en lumière et panache, le thème Au pays des contes et de la magie. Mobilisation de talents tels l’École nationale des fleuristes de Paris, le Lycée horticole de Blois, le Centre interprofessionnel de formation d’apprentis (CFA) de Blois ou la chocolaterie blésoise Max Vauché. L’illustrateur Benjamin Lacombe  sera au cœur de l’exposition Les Contes enchantés – visible jusqu’au dimanche 1ier mars 2026 – qu’il a conçue en sélectionnant soixante-quinze illustrations extraites des albums consacrés aux contes d’Andersen dans la collection qu’il supervise chez Albin Michel (La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, La Reine des neiges, La Princesse aux petits pois, Poucette et Les Cygnes sauvages). Un espace supplémentaire est dédié à La Belle et la Bête réécrit par Cécile Roumiguière d’après Gabrielle-Suzanne de Villeneuve que Benjamin Lacombe a imagé en choisissant le château de Chambord comme décor. Pour connaitre les autres châtelaines propositions, il faut aller ici.

REVUE – Le numéro 344 (décembre 2025) de La Revue des livres pour enfants est consacré à la traditionnelle sélection annuelle du CNLJ. « C’est entendu, les enfants ont besoin de livres pour grandir. Mais il n’est pas toujours facile de les choisir : chaque année, près de 10 000 livres pour enfants paraissent en France. Pour vous y aider, nous vous proposons la sélection annuelle  de La Revue des livres pour enfants : une sélection des meilleurs titres publiés dans l’année, soit 1 000 nouveautés commentées pour tous les âges et dans tous les genres : Albums, Contes, Poésie, Théâtre, Romans, Bandes dessinées, Documentaires, Livres à écouter, Cinéma, Applis & jeux vidéo, magazines pour enfants, ouvrages de référence. Vous trouverez aussi nos sélections de titres venus du Québec, d’Afrique, du Monde arabe, de l’océan Indien et de la Caraïbe. Illustration de couverture : Renaud Dillies. Le supplément Flash propose les 100 livres de l’année préférés de la rédaction. Cette mini sélection peut être commandée par lots. CNLJ 2025, 12,50 euros.

D’APRÈS ANDERSEN – Le Théâtre national de Chaillot, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre à Paris, présente, du vendredi 12 au samedi 20 décembre 2025, Le Vilain Petit Canard, version chorégraphique d’un conte célèbre. « C’est l’histoire d’un petit canard rejeté pour sa différence mais qui finira par trouver sa plus grande richesse : lui-même. Venez (re)découvrir ce récit initiatique tendre et lucide à l’adresse des plus jeunes, inspiré du conte classique d’Andersen, mis en musique par Étienne Daho, chorégraphié et dansé par Raphaëlle Delaunay, interprété par Arnaud Valois et mis en scène par Sandra Gaudin. » Dès six ans. Billetterie ici.

TEMPS DE GUERRE – Le Centre for Book Cultures and Publishing de l’Université de Reading (Grande Bretagne), organise, le jeudi 11 décembre 2025, à 18 heures (heure française), en ligne, en anglais et sur inscription, un webinaire Publishing children’s books in the russia-ukraine war: The role of translations (Publier des livres pour enfants dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine : le rôle des traductions). Avec Birgitte Beck Pristed (Université de Aarhus), Nadiia Pavlyk (Zhytomyr Ivan Franko State University, Ukraine) et Ekaterina Shatalova (traductrice, en doctorat à l’université d’Aarhus). L’inscription se fait ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (14) – « En décembre et pendant les fêtes, laissez-vous transporter dans l’univers des contes et des belles histoires à la Cité internationale de la langue française. Qu’il s’agisse d’un conte pour enfants remis au goût du jour, d’une soirée cabaret inédite ou de notre exposition temporaire qui met en lumière les manuscrits de nos écrivains les plus célèbres, toutes les histoires ici nous enchantent et sont uniques. Alors on passe le porche du château – richement décoré pour les fêtes – et on se laisse émerveiller par les nombreuses activités proposées, avant de se dire à l’année prochaine. » Deux exemples : pour les grands, le samedi 13 décembre, à 20 heures 30, récital Miss Knife forever de et par Olivier Py, pour les petits, le samedi 20, à 17 heures, et le dimanche 21, à 11 heures, spectacle Le Petit Chaperon rouge écrit et mis en scène par Joël Pommerat. C’est à Villers-Cotterêts (Aisne), 1 place Aristide Briand. Le site de la Cité est ici.

UNE PROPOSITION – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. Si vous êtes enseignants.es, bibliothécaires, libraires, animateurs.trices, si vous êtes une institution culturelle, éducative, une association, ceci vous concerne. Nous lançons l’appel pour la 4ème édition des Prix Arlette Defaux qui récompensent des projets de lecture menés en 2026. Nous récompensons les actions en faveur du Plaisir de lire par des lots de livres publiés en 2025-2026 allant de 200 à 500, de quoi se constituer une petite bibliothèque. La clôture des inscriptions est prévue au 13 janvier 2026. La remise des Prix est fixée au jeudi 26 mars 2026 à la Foire du livre de Bruxelles. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. » Le règlement est ici. Attention : pour participer, il faut résider en Belgique ou avoir son siège social domicilié en Belgique

ALICE ENCORE – Après le Centre culturel François Villon d’Enghien-les-Bains en 2024, la Maison des Arts de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), 9 rue du Château, accueille, du samedi 6 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, l’exposition immersive Les deux Alices qui  « propose un parcours-aventure à travers les histoires d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. Explorez le drôle de terrier, flânez dans la salle des miroirs et autres curiosités, parcourez le labyrinthe de fleurs et d’insectes et participez au thé des fous. Tout un monde imaginaire, poétique, parfois même ubuesque se dévoile pour nous faire voyager dans l’absurde et découvrir des installations insolites. » Visite possible avec un livret de jeux.

PRIX – Parmi les prix décernés, à Blois (Loir-et-Cher), lors de la quarante-deuxième édition de  bd BOUM, signalons le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public (6-10 ans) attribué à Lina et le secret de la passerelle de  Julien Frey et Mathilde Domecq (La Gouttière, 2025), le Prix Conseil Départemental 41 (11-14 ans) à L’île de Minuit (tome 1) : Le réveil de l’automate de Lylian et Nicolas Grebil (Dupuis? 2025), le Prix des lycéennes et des lycéens de la BD à portée citoyenne de la région Centre Val de Loire à Liberté, égalité, s’émanciper de Chadia Chaibi‑Loueslati (Marabout,  2025).

C’EST BIENTÔT NOËL (13) – Du vendredi 5 décembre 2025 au dimanche 15 février 2026, « le plus grandiose festival lumineux d’Europe du Nord » se pose au Château de Castel Novel, à Varetz (Corrèze) avec La Féérie des Lanternes, un monde où l’étrange devient merveilleux et où l’imaginaire prend vie sous vos yeux. « La Féérie des Lanternes n’est pas une simple exposition, mais une expérience sensorielle totale où lumières, couleurs, musiques et projections se mêlent pour composer une mise en scène spectaculaire. » Un domaine de onze hectares, cinq kilomètres de tissu, mille sculptures lumineuses, un million de lampes basse consommation, une fabrication à la main par une centaine d’artisans et de techniciens, soixante jours d’assemblage, des spectacles, des show lasers, des manèges. Sur place, le tarif adulte est de 20,00 euros, le tarif enfant de 13,00 euros. Un peu moins cher si on achète en ligne. Le site est ici.

EXPOSITION – Dans le pôle jeunesse de la Médiathèque José Cabanis, allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du vendredi 5 décembre 2025 au jeudi 4 janvier 2026, une exposition Contes et Légendes. « Ils ont bercé des générations d’enfants et continuent de nourrir leur imaginaire : ce sont bien sûr les contes. Peuplés de fées, de géants, de princes et autres personnages fascinants, ils nous emmènent dans des mondes merveilleux où tout est possible. À leur lecture, rires frissons et rêves garantis ! Et pour les illustrateurs et illustratrices d’aujourd’hui, ils sont une source d’inspiration inépuisable. Retrouvez à travers les images de sept illustrateurs toute la beauté des contes. Qu’ils revisitent ces histoires traditionnelles ou inventent leurs propres légendes, le résultat est toujours plein de fantaisie. » Avec les images d’Irène Bonacina, Kitty Crowther, Claire de Gastold, Chloé Malard, Clémence Pollet, Marjorie Pourchet et Julia Spiers.

PRIX – Le jeudi 27 novembre 2025, les délégués lycéens de chaque région réunis à Rennes pour l’attribution du Prix Goncourt des lycéens 2025 ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard, 2025), déjà récompensé cette année du Prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté, le jeudi 13 novembre, le Prix Renaudot des lycéens La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel Nathacha Appanah livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. Depuis sa parution le 21 août 2025, le roman s’est vendu à près de 52 000 exemplaires.

C’EST BIENTÔT NOËL (12) – Entre 1979 et 2010, la manifestation littéraire New York is Book Country envahissait, chaque septembre, la Cinquième Avenue fermée à cette occasion à la circulation automobile, ainsi que Washington Square Park et Central Park. Pour chacune des éditions, les organisateurs commandèrent à un illustrateur illustre une affiche qui célébrait New York et le livre : Edward Gorey en 1979, Richard Scarry en 1980, Arnold Lobel en 1981, William Steig en 1984, Keith Haring en 1985, Art Spiegelman en 2002, trois fois Maurice Sendak, etc. Ces affiches sont devenues très rares. Il y a quelques temps, dix-neuf d’entre elles ont été mises en vente sur le site Rakuten. Parfait état, prix raisonnable, expédition depuis la France (ce qui exclut les droits de douane) ou retrait sur place. Une occasion rare de faire plaisir ou de se faire plaisir. 

PRIX – Les Prix Papiers Nickelés récompensent les meilleurs travaux de l’année dans le monde du dessin imprimé. Dans la catégorie dédiée aux essais, c’est Christelle Pissavy-Yvernault qui a rempoté les suffrages pour ses trois ouvrages en compétition. D’abord le pavé dirigé avec David Amram La véritable histoire des éditions Dupuis (Dupuis, 2024) avec des contributions de Michaël Barril, Jérôme Dupuis, Benoît Glaude, Clément Lemoine, Sylvain Lesage et Geert Meesters. Le prix a associé ses autres ouvrages de l’année, Franquin et moi, entretiens avec Numa Sadoul (Glénat, 2024) et la réédition augmentée de son Loisel,dans l’ombre de Peter Pan (Glénat, 2024). Le jury a  également salué son remarquable Frank Pé dessine (Glénat, 2024). Des récompenses qui « saluent le colossal travail de Christelle Pissavy-Yvernault comme historienne de la BD et éditrice. »

C’EST BIENTÔT NOËL (11) – Le Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier à Paris, éclaire une nouvelle fois la nuit à l’occasion de sa toujours épatante proposition lumineuse de Noël. Le parcours titré Lumières de la Nature sera visible jusqu’au 18 janvier 2026. « Venez percer les secrets des phénomènes lumineux naturels sur terre, dans les fonds marins et dans le ciel, à travers la représentation de nombreuses espèces animales, végétales et minérales, aussi merveilleuses que surprenantes. Des éruptions volcaniques aux lucioles, en passant par les fluorites, les aurores boréales et les baudroies des abysses, découvrez la bioluminescence, la fluorescence ou encore l’incandescence. Des phénomènes lumineux bien réels, parfois invisibles à l’œil nu, mais toujours spectaculaires. Laissez-vous séduire par cette promenade nocturne unique, mêlant rigueur scientifique, technologies de pointe et dispositifs immersifs, qui vous fera vivre une expérience féérique et éclairante. » Quatre milieux féériques à découvrir (lumières minérales, lumières terrestres, lumières marines, lumières célestes) pour s’en mettre plein les yeux en famille; même avec le petit frère qui marche à peine. Page dédiée ici.

APPEL À PROJETS – La Fondation l’école des loisirs récemment créée « soutient les initiatives et les programmes spécifiques qui favorisent l’accès à la lecture et à la culture auprès des enfants et des jeunes. » Trois missions : promouvoir la lecture en prônant la lecture comme moteur essentiel d’émancipation, d’épanouissement et d’inclusion sociale, faciliter l’accès aux livres et à la lecture pour tous en soutenant des actions auprès de publics issus de milieux défavorisés ou éloignés de l’offre culturelle, proposer des ressources en créant des ressources pédagogiques et des formations adaptées aux professionnels de l’éducation, de l’enfance et autres médiateurs du livre. Pour déposer un dossier, c’est ici et la date butoir est le mardi 16 décembre 2025.

C’EST BIENTÖT NOËL (10) – L’auteur-illustrateur Thierry Dedieu signe un calendrier de l’Avent moins nunuche que beaucoup d’autres, Les 24 fois où la tournée du Père Noël faillit être annulée. « Le Père Noël n’a pas la vie facile, et encore moins la nuit du 24 décembre. D’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de ses tournées ont bien faillies être annulées ? Grâce à ce calendrier de l’avent, les enfants découvriront, en découpant eux-mêmes les double-pages, toutes les péripéties auxquelles le Père Noël a échappé pour pouvoir livrer ses cadeaux. » Seuil jeunesse 2025, 104 pages, 21,90 euros.

DESSINE-MOI UN MUSÉE – Le vendredi 7 novembre 2025, au Palais Besenval de Soleure (Suisse), 1 Kronengasse, s’est déroulée l’inauguration officielle du musée Der Kleine Prinz und seine Welt dédiée au Petit Prince de Saint-Éxupéry. Ce nouvel établissement touristico-éducatif s’appuie sur la collection rassemblée depuis plus de quarante ans par la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince, qui réunit plus de 10 000 ouvrages, objets, documents et éditions rares. Cet ensemble, l’un des plus importants au monde, est désormais accessible au public dans une scénographie conçue par les Bâtisseurs de Mémoire et une offre pédagogique et interactive destinée aux enfants comme aux adultes. L’événement s’est déroulé en présence d’Olivier d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry et président de la succession Saint-Exupéry–d’Agay, accompagné notamment des équipes de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ). « Avec Le Petit Prince, c’est presque le monde entier qui s’installe à Soleure » avait annoncé la chancellerie cantonale lors de l’annonce du projet.

DÉDICACES – Le mercredi 3 décembre 2025, à 16 heures,  au café de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse, Baptiste Beaulieu viendra dédicacer deux de ses ouvrages récemment parus, Les pansements invisibles (Les Arènes, 2025), illustré par Qin Leng, et Le chien d’Ulysse (Albin Michel, 2025)  écrit avec Laure de Chantal.

C’EST A MONTREUIL (7) – Pour la septième année, « Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse à l’occasion du Salon du livre de Montreuil ». C’est dans le numéro 13797 du mercredi 26 novembre 2025. Les articles sont également ici.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 21 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, dans l’ancienne église San Mattia, 14 via Sant’Isaia à Bologne (Italie), Mondi accanto est la première exposition solo italienne dédiée à Nicole Claveloux. « Parmi les premières et les rares femmes à s’être inscrites dans la bande dessinée française des années soixante-dix, féministes et irrévérencieuses, animées par une passion débridée pour le dessin et un esprit sulfureux et ironique avec lequel elle regarde le monde, Nicole Claveloux a navigué tout au long de sa carrière entre la bande dessinée et la littérature jeunesse, transcendant et contaminant les genres, les barrières entre les langues, les tabous de la société qu’il a toujours critiqués avec moquerie. […] Plus de deux cents œuvres – sans distinction entre bandes dessinées et illustrations, entre œuvres pour adultes et littérature pour la jeunesse – mettent en lumière les fils rouges qui s’entrelacent dans toute son œuvre artistique : la relation avec le fantastique ; le rire comme filtre pour regarder le monde, l’imagination, entre comédie, caricature et parodie, le regard sur l’enfance et la relation avec sa part la plus profonde, la plus vraie et la plus sauvage, le conte de fées comme une matrice inépuisable à transformer et à manipuler, le féminisme et la revendication du désir féminin comme moteur d’histoires. » Une initiative de Hamelin Associazione Culturale avec le soutien de la Direzione regionale Musei nazionali Emilia Romagna.

C’EST BIENTÖT NOËL (9) – Parmi les offres de l’entreprise Légo, ces quatre nouveautés : les Bonhommes de neige décoratifs (168 pièces, 12,99 euros), la Mini-figurine du Père Noël grand format (761 pièces, 54,99 euros), le train de Noël (956 pièces, 119,99 euros), le Sapin de Noël à construire en famille (3171 pièces, 299,99 euros). Des photos ici.

C’EST A MONTREUIL (6) – Les Pépites du quarante-et-unième Salon du livre et de la presse jeunesse ont été dévoilées. Les ouvrages lauréats sont les suivants : Pépite d’or : Béril en bataille d’Adèle Maury (Sarbacane, 2025) ; Pépite livre illustré : Pavel et Mousse d’Aurore Petit (Les Fourmis rouges, 2025) ; Pépite fiction juniors : La jeune Fille au crâne de Benoît Richter (Nathan, 2025) ; Pépite fiction ados : Courir le vaste monde d’Alex Cousseau (Le Rouergue, 2025) ; Pépite bande dessinée : Sangliers de Lisa Blumen (L’employé du moi, 2025).

PAS DE QUARTIER – Aurélien Véron, élu du groupe Changer Paris (Les Républicains) au Conseil de Paris, mobilisé depuis plusieurs semaines contre la présence dans la vitrine de la librairie Violette and Co du livre de coloriage From the River to the Sea de N. Salem (‎Zaytoon Publishing, 2022) qu’il accuse de « glorifier le Hamas et de reprendre un slogan appelant à la destruction d’Israël », a obtenu – la majorité n’était pas assez présente pour faire barrage au vote – le blocage de la subvention destinée aux librairies indépendantes parisiennes, soit une aide de 500 000 euros qui concernait quarante établissements désormais privés, de fait, eux aussi, de ce soutien. Emmanuel Grégoire, adjoint d’Anne Hidalgo et candidat déclaré à la mairie de Paris, a vertement critiqué l’attitude de la droite parisienne, estimant qu’elle sacrifiait l’intérêt des librairies indépendantes à une logique d’affrontement politique. Pour Alexis Argyroglo, directeur de la librairie La petite Égypte, « il est hors de question qu’une librairie comme la nôtre puisse toucher une subvention alors qu’une librairie, consœur et amie, se la voit refuser pour un motif diffamatoire. » Une nouvelle délibération est prévue courant décembre.

C’EST BIENTÖT NOËL (8) – Un exemple à Hérisson, Petite Cité de Caractère de l’Allier depuis 2018, 564 habitants au dernier recensement. Initié par Patricia Lemaire, artisan d’art en bijou contemporain et orfèvrerie, et par Émilie Gavet, céramiste, sous l’égide de l’association Les Incroyables du bocage bourbonnais créée pour l’occasion et avec le soutien de la municipalité, un Incroyable Noël se déploiera, du lundi 1ier au mercredi 31 décembre 2025, « fruit d’une collaboration enthousiaste et créative » : projet participatif 1000 boules de Noël créées par les élèves de l’école et les habitants du village et dont une partie sera vendues lors du marché de Noël du dimanche 7, à l’espace Hélène et Jacques Gaulme (bénéfices  reversés en totalité à l’école et à l’Ehpad), une exposition Arbres et Merveilles au Musée d’art contemporain, place Joseph Lesage, qui accueillera des œuvres de Michèle Caranove, dessinatrice, et de Véronique Wirth, sculptrice, un calendrier de l’Avent géant dont chaque case incitera les visiteurs à découvrir le village, et puis des spectacles de rue, des concerts, des projections, des moments de contes (notamment au Social Club, rue Gambetta), des ateliers, des propositions gourmandes quotidiennes, et, last but not least, la fameuse Balade des lutins, déambulation nocturne, ludique et féérique, dans les rues et venelles de la cité médiévale, le lundi 22. « Nous espérons que vous aimerez ce que nous vous proposons. Des dizaines de talents et de valeureux hérissonnais se sont mis en quatre pour vous présenter le village sous un jour dynamique et réjouissant. Faites tourner tout azimut et aidez nous à faire de ce décembre un mois incroyable. » (Patricia Lemaire). On peut demander le dépliant-programme qui dit tout jour par jour à cette adresse : incroyablesdubocagebourbonnais@g.mail.com.

JEUNE PUBLIC – Le Théâtre des Calanques de  Marseille (Bouches du Rhône), 35 traverse de Carthage, propose, le jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025, en séances scolaires, et le samedi  29 novembre, à 16 heures, en  séance tout public, Alice, adapté et mis en scène par Camille Noyelle. « Et si tomber dans un terrier vous faisait grandir ou rapetisser ? Et si chaque gorgée, chaque bouchée pouvait bouleverser votre taille, votre voix, votre pensée ? Et si l’on traversait un monde étrange, peuplé de cartes à jouer, de lapins pressés, de souris savantes, de reines furieuses et de chats qui rient ? C’est dans ce rêve éveillé que nous entraîne notre Alice – une Alice d’aujourd’hui, curieuse, un peu perdue, souvent très drôle, toujours en quête de sens. Sur scène, acteurs et actrices, chanteurs et manipulateurs, et une création visuelle projetée en direct sur un grand cylindre blanc, composent ce spectacle où tout change, tout bouge, tout se transforme. Un récit initiatique pour les enfants à partir de 7 ans, traversé de métamorphoses, d’absurde et de poésie. Un théâtre de l’éveil, où la logique déraille et où l’on rit aussi de se découvrir différent.​ » Réservations ici

C’EST À MONTREUIL (5) – La restitution des États Généraux de la lecture pour la jeunesse organisés par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale est programmée le lundi 1er décembre, à 10 heures. Les conclusions de cette concertation qui a associé expert.e.s, associations, collectivités et jeunes « pour identifier les freins à la lecture et repenser les dispositifs publics » seront partagées autour des thématiques suivantes : mobiliser et multiplier les territoires de lecture,  ma classe et la lecture, adolescence et lecture : paroles de jeunes, créer le goût de lire en famille.

C’EST BIENTÔT NOËL (7) – Si je dis Phénix, Tempo, Bouglione, Gruss, Bormann, vous répondez cirque. Du plus simple au plus grandiose, magique ou poétique, tous parisiens ces temps-ci. Réservation en ligne fortement conseillée car souvent complet plusieurs semaines à l’avance en cette période de fêtes. « Papa, maman, vous aviez promis. » Si vous avez le goût du grandiose, vous n’oublierez pas le Cirque du Soleil  installé à Chatou du jeudi 20 novembre 2025 au dimanche 25 janvier 2026,  avec son emblématique spectacle Alégria. « Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l’ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s’emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers. Classique du Cirque du Soleil, Alegría a été entièrement réinventé pour inspirer une nouvelle génération. Entremêlant mélodies inoubliables, acrobaties palpitantes, costumes surréalistes, décors saisissants et humour espiègle. » 

C’EST À MONTREUIL (4) – Viviane Ezratty nous informe : « Bonjour. Vous êtes cordialement invités à l’hommage à François Ruy-Vidal, figure marquante de l’édition jeunesse, décédée le 8 septembre 2025, qui sera rendu au Salon du livre jeunesse de Montreuil. La rencontre aura lieu le samedi 29 novembre 2025, de 10 heures 45 à 11 heures 30. Avec les éditeurs Christian Bruel, Thierry Magnier, Valéria Vanguelov (Grasset), Loïc Boyer, chercheur, aux côtés de Viviane Ezratty, conservatrice générale honoraire à l’Heure Joyeuse et à la médiathèque Françoise Sagan, et Hélène Valotteau, conservatrice en chef, médiathèque Françoise Sagan-Fonds patrimonial Heure Joyeuse (Paris 10e) où ont été déposées ses archives éditoriales. La rencontre se tiendra au Forum interprofessionnel. » EXPOSITION – Depuis le mercredi 15 octobre 2025 et jusqu’au samedi 24 janvier 2026, la Maison de la Culture du Japon, 101bis quai Jacques Chirac à Paris, rend hommage à Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain au Studio Ghibli. « Isao Takahata (1935-2018) est indéniablement l’un des plus grands maîtres de l’animation. Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 1960, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier. L’exposition retrace la carrière du créateur du Tombeau des lucioles à partir de ses carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films, vidéos. » Pour se rappeler aussi des séries pour la télévision Heidi (1974), Marco (1976) et Anne de la maison aux pignons verts (1979), adaptées de classiques de la littérature pour la jeunesse. Le site de la Maison de la Culture du Japon est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (6) – Au Théâtre équestre Zingaro, 176 avenue Jean Jaurès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), depuis le vendredi 15 octobre et jusqu’au mercredi 31 décembre 2025, Les cantiques du corbeau. Conception : Bartabas. Responsable des écuries : Johanna Houé. « À partir de son récit Les cantiques du corbeau, Bartabas impulse une nouvelle conception dans son théâtre équestre. Les chevaux ne seront plus porteurs d’exploits ou par leur seule présence l’affirmation d’une grâce animale mais plutôt des apparitions comme des visions, des gestes plastiques plus que chorégraphiques. Les récitants seront au premier plan de cette création, incarnant un récit fantasmatique sur les origines de l’humanité, une préhistoire rêvée où hommes et bêtes ne font qu’un, une méditation poétique sur la place de l’homme parmi les vivants. » Bartabas explique : « Avec la fin des tournées mondiales, arrêtées net par la pandémie et qui ne reprendront pas car trop coûteuses pour nos finances et pour l’environnement, j’ai eu davantage de temps pour lire. Quel plaisir ! Ce spectacle est une ode à la lecture. Je suis un ardent défenseur de la littérature, de la poésie. » Réservation à partir de cette page. À partir de 12 ans.

C’EST À MONTREUIL (3) – Cette année encore, le CRILJ sera à Montreuil, au rez-de-chaussée du salon, en stand J16. Venez nous rendre visite, venez échanger, acheter, adhérer.

C’EST BIENTÔT NOËL (5) – Dans les cinémas de quelques grandes villes, sortie nationale, il y a une petite semaine, d’un programme de sept très courts métrages d’animation : Trouvé ! de Juliette Baily, Bain de neige en Norvège de Pascale Hecquet, La Grange de Noëlle de Pascale Hecquet, De la crème solaire en hiver de Pascale Hecquet, Bonhommes de Cecilia Marreiros Marum, Raconte-moi l’hiver de Pascale Hecquet et Esquisses sur glace de Marion Auvin, regroupés sous le titre Premières neiges. « La neige n’a pas son pareil pour faire des merveilles. Elle invite au jeu, bien sûr, mais aussi à la rêverie, au fantastique, à l’observation et à la découverte. Plaisir du toucher, sensation de froid, le blanc envahit l’écran. Ce programme, entre fictions, imaginaires et témoignages documentaires, raconte à hauteur d’enfants leurs premières neiges. » Durée totale : 37 minutes. Dès 3 ans.

LA BANDE DESSINEE S’EXPOSE – L’exposition Épopées graphiques : bande dessinée, comics, manga que le musée de Grenoble (Isère), place de Verdun, présente du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 19 avril 2026  donne à voir plus de 400 planches majeures de deux cents artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). « Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans. » On y rencontrera Gédéon, Bécassine, Little Nemo, Krazy Kat, Blondie, Popeye, Flash Gordon, Prince Valiant, Alix, Tintin, Astérix, Spirou, Fantasio, Lucky Luke, Blueberry, ainsi que, entre autres splendeurs rarement montrés, des planches signées Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi, Art Spiegelman, Moebius, Enki Bilal, Philippe Druillet, Hugo Pratt, Lorenzo Mattoti, Roger Mas, Nicole Claveloux, Zep, Shotaro Ishinomori, Imiri Sakabashira. Commissariat : Sébastien Gokalp, directeur du musée, et Lucas Hureau, directeur de la collection de Michel-Édouard Leclerc. Visites guidées, à partir de 12 ans, les samedis 29 novembre, 24 janvier, 7 février, 28 février et 28 mars à 14 heures 30, et les dimanches 23 novembre, 11 janvier, 18 janvier, 25 janvier, 15 février, 22 février, 8 mars, 15 mars et 22 mars à 14 heures 30 également. Le dossier de presse est ici.

POP UP – La seizième édition du  Salon du livre animé ouvre ses portes le samedi 22 novembre 2025, de 14 heures à 18 heures, à la Mairie du neuvième arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Parmi les ingénieurs papier et créateurs de livres à systèmes présents: Mathilde Arnaud, Anne-Sophie Baumann, Mathilde Bourgon, Olivier Charbonnel, Nicolas Codron, Peter Dahmen, Jean-Marc Desrosiers, Dominique Ehrhard, Anne-Florence Lemasson, Ekaterina Kazeykina, Gérard Lo Monaco, Damien Prud’homme, Jean-Charles Trebbi, Frédérique Le Lous-Delpech et Rianne van Duin. Bernard Duist viendra poser sa table d’atelier et présentera ses pop-up, des livres et des maquettes d’inspirations diverses, une planche de découpe, des outils et des papiers découpés. La librairie Libellule et Coccinelle sera présente pour approvisionner les visiteurs en publications récentes. Les livres et cartes d’artiste seront disponibles directement auprès de leurs auteurs.

NOUVELLES DU MONDE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art à la Bibliothèque nationale de France). Numéro à lire sur le site du Centre national de la littérature pour la jeunesse.

C’EST BIENTÔT NOËL (4) – Du vendredi  21, 18 heures, au dimanche 30 novembre 2025, rendez-vous sur le site web du Muz pour participer à la quinzième vente aux enchères de l’association, « au profit de la créativité des enfants ». Plus d’une trentaine d’artistes donateurs :  Adrien Albert, Aurélia Aurita, Thomas Baas, Anne-Sophie Baumann, Soledad Bravi, Armelle Benoît, Julien Béziat, Magali Bonniol, Marc Boutavant, Mai lan Chapiron, Mathias Friman, Bruno Heitz, Anne Herbauts, Pénélope Jossen, Kimiko, Thomas Lavachery, Claire Lebourg, Magali Le Huche, Alan Mets, Julien de Man, Dorothée de Monfreid, Yvan Pommaux, Pomme, Claude Ponti, Audrey Poussier, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tardi, Églantine Triboulet, Anaïs Vaugelade. Pour enchérir, c’est ici.

C’EST À MONTREUIL (2) – Le programme détaillé des six jours du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est en ligne et c’est ici. Des liens permettent également d’obtenir un plan des lieux, la liste complète des exposants et les quatre sélections (livres illustrés, fictions junior, fictions ado, bandes dessinés) concourant pour les Pépites 2025. 

MONDIALISATION THEÂTRALE – Au soir du samedi 15 novembre 2025, la comédie musicale Le Petit Prince, coproduite, pour la Chine, par le Central China Drama et, pour la France, par le Théâtre national populaire (TNP), a été présentée en première mondiale au Hubei Théâtre de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. « Il s’agit d’une nouvelle collaboration entre les deux institutions après la version chinoise des Misérables. L’œuvre propose une création innovante mêlant étroitement musique et théâtre, et revisite ce classique littéraire sous un angle narratif inédit – un Petit Prince chinois rencontrant un aviateur français – à travers une interprétation alternant entre le chinois et le français. » Jean Bellorini, directeur du TNP, explique : « Dans mon Petit Prince, des personnes de cultures et d’âges différents travaillent côte à côte, et s’illuminent mutuellement, comme les étoiles du livre. […] Le théâtre n’a pas de frontières. Les échanges entre différents groupes humains sont d’autant plus riches qu’ils s’enracinent dans des différences culturelles, permettant l’apprentissage mutuel et la croissance partagée. Cette approche approfondit les idées de l’œuvre originale et relie les êtres humains à travers le temps et l’espace. »

JEUNE PUBLIC – À la Maison des Arts et de la Musique (MAM), rue René Berthelot à Orléans (Loiret), le samedi 29 novembre 2025, à 16 heures, et le dimanche 30 novembre, à 11 heures, deux représentations de Le avventure di Pinocchio, de et avec Brice Cousin et Francesca Romana Di Santo, d’après Carlo Collodi, ciné-conte à partir de 5 ans. Le spectacle est en bilingue franco-italien, mais il n’est pas besoin de connaitre l’italien pour tout comprendre. « Avec cette version en mots et en musique, venez découvrir le vrai Pinocchio dans toute sa réalité, mais surtout l’entendre vous parler d’un monde, ou tout le monde veut le voir grandir, quand lui, ne demande qu’à être un enfant comme les autres. » Billetterie au 06 95 88 81 42.

SIGNATURES – À l’occasion du festival BD Colomiers, les illustratrices Camille Louzon et Marie Mirgaine seront dans le rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute-Garonne), le samedi 22 novembre 2025, à 11 heures, pour dédicacer leurs derniers albums : Dès potron-minet (La partie) pour Camille Louzon « qui évoque une journée joyeuse entre une fillette et un écureuil, que leurs jeux rapprochent, faisant naître une amitié spontanée » et Bonjour bébé (Les Fourmis Rouges) pour Marie Mirgaine qui « raconte comment des souris se brossent les dents, le loir sort de l’hibernation, l’araignée se charge des cadeaux, les escargots se pressent et les pucerons répètent leur chorégraphie. »

HORS SÉRIE – Vient de paraitre Astérix et la mer, à l’occasion d’une exposition portant le même nom actuellement visitable à Cherbourg. « Situé au bord de la mer, le village d’Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l’œuvre créée par René Goscinny et Albert Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d’Astérix. » Ouest France 2025, 96 pages, 20,90 euros. Actuellement en kiosque.

C’EST BIENTÖT NOËL (3) – Du mercredi 19 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026, dans le studio de la Comédie Française, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide inversée, à Paris  Pinocchio créature d’après Carlo Collodi. Adaptation et mise en scène : Sophie Bricaire. « Immense classique de la culture italienne, des plus traduits dans le monde, l’histoire extraordinaire du pantin de bois qui prend vie, signée Carlo Collodi, a fait son entrée au répertoire jeune public de la Comédie-Française la saison dernière. Cette gaminerie – comme aimait la nommer son auteur – habite depuis près de 250 ans l’imaginaire collectif des grands et des petits. La metteuse en scène Sophie Bricaire voit dans ce conte initiatique un hymne à l’amour, en premier lieu celui de Geppetto pour cet enfant qui advient comme par miracle dans sa vie. Son spectacle raconte l’histoire à travers le prisme du vieil homme. » Réservations à partir de cette page.

SE SOUVENIR – Madeleine Riffaud (1924-2024), résistante, poétesse amie d’Éluard et journaliste pour les journaux Ce soir, La Vie ouvrière, L’Humanité, fut l’une des premières correspondantes de guerre françaises (en Algérie, au Vietnam) et une militante anticolonialiste déterminée. La publication chez Dupuis, dans la collection « Aire libre », en 2021, 2023, 2014 et 2025, des quatre tomes de la série  « Madeleine, résistante »  (La Rose dégoupillée, L’édredon rouge, Les nouilles à la tomate, L’ange exterminateur) qu’elle scénarisa avec Jean-David Morvan et que Dominique Bertail a illustré, a permis à ceux qui ne la connaisse pas de découvrir une personnalité d’exception. La quarante-deuxième édition du festival  bd BOUM qui se déroule à Blois (Loir-et-Cher) du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025, lui rendra un bel hommage. Les éditions La Farandole avait édité trois albums signés Madeleine Riffaud : Le Chat si extraordinaire, en 1978  (illustration : Arnaud Laval),  Le Chasseur changé en crabe, en 1981 (illustration : Arnaud Laval), La Vie secrète du Père-Noël, en 1982 (illustration : Serge Bloch).

TOMI UNGERER – La Maison Alexandre Landre, 4 place du Marché-aux-Poissons à Strasbourg (Bas-Rhin) organise, le samedi 22 novembre 2025, à 14 heures, une vente aux enchères consacrée à Tomi Ungerer (1931-2019) rassemblant près de 350 œuvres retraçant plus de cinq décennies de création. Exposition publique, sur place, les jeudi 20 et vendredi 21. Les œuvres en vente sont également à découvrir en ligne, sur le site de la maison d’enchères. C’est ici. Le téléchargement du catalogue est permis et c’est ici.

PRIX – Organisé en collaboration avec le Labo des histoires, le Prix littéraire de la passion jeunesse, créé par Julie Marang, propriétaire des hôtels Paristory, avec la complicité de la librairie Delamain, a, pour sa deuxième édition, récompensé deux œuvres. Le choix du jury des 9-12 ans s’est porté sur le tome 1 de la série « Mustang » titré Le rêve de Nell (Flammarion jeunesse, 2025) de Charlotte Bousquet  et celui du jury des 14-16 ans sur Francœur, à nous la vie d’artiste ! (école des loisirs, 2024) de Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.

C’EST BIENTÔT NOËL (2) Au théâtre  Dunois, du  jeudi 27 au samedi 29 novembre, à 19 heures, Une autre histoire du théâtre de Fanny de Chaillé. « En partant de la question : ‘C’est quoi le théâtre pour vous ?’, quatre jeunes interprètes nous livrent leur propre histoire de l’art dramatique. Iels retracent les transformations successives de la création artistique, rejouant les grands classiques avec humour,  s’adonnant à de faux combats et s’échangeant de faux baisers. Molière, Brecht ou Castellucci : toutes les figures sont convoquées sur scène pour raconter autrement la grande histoire du théâtre avec ses enjeux politiques, sociaux et esthétiques. Ce spectacle nous plonge au cœur même du théâtre grâce à l’exploration du travail de l’acteur.ice et sa mise en jeu sur un plateau. Pas de scénographie, pas de décor, une grande simplicité pour que tout repose sur notre imagination. » Avec Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz. À partir de 15 ans, quand même. Réservations au 01 45 84 72 00.

C’ÉTAIT À VILLENEUVE-DE-LA-RIVIÈRE – Lu dans L’Indépendant du mercredi 12 novembre 2025 : « Les enfants ont donné vie à Petit bleu et Petit jaune à la médiathèque autour de l’album de Léo Lionni, classique de la littérature enfantine. Les participants ont pu, le temps d’une séance, faire vivre les célèbres personnages dans leur univers en 3D. En pâte à modeler, papier coloré et imagination débordante, ils ont exploré les notions de couleurs, d’amitié et de mélange, thèmes phares de l’histoire. Entre rire et concentration, les petits artistes ont exploré la magie des mélanges, découvrant comment, parfois, se fondre l’un dans l’autre peut créer de nouvelles teintes et de belles amitiés. Bravo aux enfants pour leur enthousiasme contagieux, ainsi qu’à Patricia et Muriel, les deux bénévoles de la médiathèque, pour l’organisation de ce moment placé sous le signe de la couleur et du partage. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 14 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 3 mai 2026, le musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle à Paris, propose l’exposition rétrospective Geluck expose le chat. La première partie « nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures: les moyens d’expression semblent sans limites. » Dans la deuxième partie, « Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux confrères comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre. » En une heure et demie, « le visiteur découvrira le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles : Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser. » Quatre journées-découvertes sont proposées aux enseignants les mercredis 26 novembre, 10 décembre 2025, 14 janvier et 21 janvier 2026, de 10 heures 30 à 20 heures. La visite de l’exposition est libre et un dossier pédagogique, en cours d’élaboration, sera mis à disposition. S’inscrire obligatoirement auprès de Séverine Lambert, severinelambert@museemaillol.com en précisant la date choisie. Le site du musée est ici.

RACONTER L’HISTOIRE – L’exposition des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, 59, rue Guynemer (93) Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours est prolongée jusqu’au 31 mars 2025. « À travers une quarantaine de documents, elle retrace l’évolution des représentations de l’histoire de France, leur rôle dans la transmission d’un récit national et les enjeux politiques, religieux et sociaux qui ont façonné leur contenu. Visite découverte et échanges avec Véronique Castagnet-Lars, maîtresse de conférences en histoire, à l’université de Toulouse, le mercredi 19 novembre 2025. Il faut s’inscrire à cette adresse : service-educatif.an@culture.gouv.fr. Rendez-vous à 16 heures dans le hall d’accueil. Le livret de l’exposition est ici.

PAS BÊTE – Dans le numéro 29 de la série « Fantômette » de Georges Chaulet titré Appelez Fantômette (Hachette, 1975), un voleur surnommé Le Furet  imagine son meilleur coup : dérober un diamant exposé dans la galerie d’Apollon du Musée du Louvre. « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau et, hop, on a la main sur l’objet ! » Pour connaitre la suite, il faudra acheter le livre.

JOURNÉE D’ÉTUDES – Le mercredi 19 novembre 2025, à la Maison internationale des langues et des cultures, 35 rue Raulin, à Lyon (Rhône), journée d’études Traduire, réécrire, (s’)adapter : rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse, événement porté par le groupe de travail Fablijes, organisé par Pauline Franchini (Université Lyon 3 Jean Moulin) et Marion Mas (Université de Montpellier), et soutenu par l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM). Le programme, très international, est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (1) – Le groupe TF1 ayant annoncé commencer la diffusion de ses annuels téléfilms de Noël à partir du lundi 13 octobre 2025, sur sa chaîne principale, avec Le trésor de Noël, avant même que les piles de boites de chocolats et les jouets par monceaux envahissent les grands magasins, on se dit, une fois encore, que la comédie romantique se porte bien. Un exemple au hasard : c’est histoire d’une jeune femme plutôt jolie vivant seule et un peu perdue dans la grande ville où elle travaille vaillamment. Elle rencontre un problème pas prévu qui la contraint de se rendre, pour les fêtes, dans une ville plus petite. Elle y fait la connaissance d’un homme presqu’aussi beau que ses pull-overs qui, dans une ambiance en rouge, vert et blanc, l’aide à trouver une solution. Finalement, la jeune femme se laisse convaincre de changer de vie et elle s’installe, définitivement peut-on penser, avec l’homme qui l’a aidée, dans la petite ville où elle a passé de si merveilleux moments. « Retrouvez les plus belles histoires inédites, les plus beaux castings, du lundi au vendredi à 14 h 25 sur TF1. L’ambiance unique et féerique des fêtes de fin d’année, à déguster en famille, en duo ou en solo et quand vous voulez en streaming sur TF1+. » Sur TMC (chaine du groupe TF1), c’est toute la journée. Il existe, pour les enfants, des albums dits, eux aussi, de Noël, que l’on pourra prêter à mamie quand elle aura fini de regarder son film. Parmi les must, chez Gallimard jeunesse : l’impertinent Dictionnaire du père Noël de Grégoire Solotareff.

L’ALBUM MÉDIATEUR – L’association LIRE (Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion) organise, le mardi 18 novembre 2025, à l’Espace Jemmappes, 116 quai de Jemmapes à Paris, une journée titrée L’Universalité, La Singularité, l’Imprévu : l’album jeunesse, une médiation pour aller à la rencontre de tous les publics. Programme détaillé ici.

AVEC CARLL CNEUT – La deuxième édition des Rendez-vous de l’illustration de la Maison Culturelle de Quaregnonde (Belgique), 355 rue Jules Destrée, c’est du vendredi 14 novembre au samedi 20 décembre 2025. « Après une première édition marquée par l’univers de Rébecca Dautremer, les Rendez-vous de l’illustration reviennent avec un invité d’exception : Carll Cneut, maître incontesté de l’illustration jeunesse. À l’occasion de la sortie francophone de son très attendu O’Pinokkio, il investira la Maison Culturelle pour une exposition inédite, un ciné-concert original et un atelier. Entre poésie et mystère, raffinement et fantaisie, son trait reconnaissable entre mille séduira autant les enfants que les adultes curieux. L’exposition présentera les originaux de l’album O’Pinokkio (école des loisirs, 2025), Un atelier avec l’illustrateur dévoilera les secrets de sa technique et les étapes de création de ses images, le samedi 15 novembre, à 14 heures. Un ciné-concert sur les dessins de Carll Cneut et avec la musique de We Stood Like Kings sera programmé le jeudi 20 novembre, à 20 heures. « Pour cette création originale, la Maison Culturelle a réuni le groupe post-rock We Stood Like Kings et les dessins de Carll Cneut, animés avec la complicité du studio Cartoonbase. Un ciné-concert inédit, où l’illustration rencontre la musique pour une expérience sensorielle unique. » Le site de la Maison Culturelle est ici.

RENCONTRE – Les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (EAT) invitent à un Apéro Interpro’ le lundi  17 novembre 2025, à 19 heures 15, au Café de la Maison des Auteurs, 7 rue Ballu à Paris. Avec Sylvie Ballul, responsable de la collection théâtre de l’école des loisirs. Modération par Dominique Paquet, déléguée générale des EAT. Inscription obligatoire en cliquant sur ce lien.

ALLONS PARADER – A Moulins (Allier), pour marquer le lancement de la Biennale des illustrateurs 2025, les Malcoiffés organisent une parade graphique sur le thème de la nuit et des lucioles : illustrateurs, visiteurs, familles, toutes générations confondues, déambuleront, lanternes en  main, dans les rues moulinoises, le samedi 15 novembre, à partir de 17 heures 30, entre différents lieux de la Biennale (la librairie Devaux, le musée de l’Illustration jeunesse, les Imprimeries, la médiathèque, la salle des fêtes). À chaque étape, une surprise. Deux illustratrices, Gaby Bazin et Sarah Cheveau ont imaginé les supports graphiques (dont les lanternes) et la batucada Batucaille sera de la partie pour la touche musicale. Après la parade, les créations seront exposées pendant toute la durée de la Biennale, à la salle des fêtes, aux côtés de la librairie éphémère et de l’exposition Collectionner l’image. Le site de la Biennale est ici.

PRIX – Le premier Prix du livre pour les bébés initié par le Ministère de la culture a été décerné à l’illustratrice et autrice Aurore Petit pour son livre Été pop, un imagier petit format publié par les éditions La Martinière jeunesse. « Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice, elle aussi, de livres pour jeunes enfants. Aurore Petit a profité de son temps de remerciements pour rappeler à Rachida Dati (qui ne lui pas franchement répondu) quelques unes des revendications des auteurs. La Ministre a, par contre, tenu à préciser que « dès cette année, le livre lauréat sera offert aux agents du ministère ayant accueilli un enfant dans leur foyer en 2025. »

EXPOSITION – Une exposition Funghi, carote e altri animali (Champignons, carottes et autres animaux) consacrée à Gilles Bachelet est mise en place par l’association Tapirulan dans l’église Santa Maria dei Battuti, Via Borgo di Ponte, à Cividale del Friuli (Italie), depuis le samedi 8 novembre 2025 et jusqu’au mardi 6 janvier 2026. Plus de cent-cinquante œuvres qui retracent cinquante ans de carrière de l’artiste, avec des illustrations originales de ses principaux livres pour enfants. Né en 1952 à Saint-Quentin, Gilles Bachelet a travaillé pour la presse, la communication et la publicité, avant de se tourner vers l’édition jeunesse. Débuts avec Harlin Quist et Patrick Couratin, puis important compagnonnage avec le Seuil Jeunesse. Gilles Bachelet a reçu, en 2004, le Prix Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil avec Mon chat le plus bête du monde, et, en 2016, le Prix Andersen du meilleur livre illustré pour Le Chevalier de Ventre-à-Terre. En 2019, au Salon du livre et de la presse jeunesse, il remporte La Grande Ourse pour l’ensemble de sa carrière. Gilles Bachelet a, en 2022 et 2024, été sélectionné pour le Prix Hans-Christian Andersen et, en 2022, 2023 et 2024, pour le Prix commémoratif Astrid-Lindgren. Depuis près de vingt ans, il enseigne les techniques de l’illustration et de l’édition à l’École supérieure d’art de Cambrai. L’épais catalogue de l’exposition est disponible à cette adresse. C’est 35,00 euros plus frais de port. PENSER LE CONTE – Le collectif Konsl’Diz annonce sa septième journée d’étude dédiée au conte, le vendredi 14 novembre 2025, de 9 heures à 17 heures 15, dans la salle La Capitale de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).Sous l’intitulé Au travers des contes : ce que raconter veut dire, interviendront Yannick Jaulin, conteur, acteur, dramaturge, Joëlle Turin, critique et formatrice en littérature de jeunesse, Gilles Bourlot, psychologue clinicien, chargé de cours à l’université de Nice, Cécile Léguy, professeur d’anthropologie linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

TOMI UNGERER – La Librairie Kléber, 1 rue des Francs-Bourgeois à Strasbourg (Bas Rhin), invite le vendredi 14 novembre 2025, à 18 heures, à une rencontre autour de Tomi Ungerer. « À l’occasion du lancement du livre Tomi Ungerer, l’artiste saute-frontières  publié aux éditions de la Nuée Bleue, les participants prendront le temps de redécouvrir cet artiste alsacien emblématique qui a su traverser de nombreuses frontières, tant géographiques qu’artistiques. Le temps d’un échange avec Thérèse Willer et Anne Schneider, co-directrices de l’ouvrage et de Britta Benert, maître de conférences à l’université de Strasbourg et spécialiste de Tomi Ungerer. Pour replonger dans l’univers de celui qui a fait basculer les codes de l’iconographie. » Rencontre (gratuite) animée par Hervé Lévy, journaliste, auteur et rédacteur en chef du magazine Poly. Inscriptions ici jusqu’au 14 novembre 2025 inclus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 8 et jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, le château de Simiane, 8 place Aristide Briand  à Valréas (Bouches du Rhône) accueille une exposition dédiée à l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques créé par JK. Rowling. « Tous les jours, vivez une expérience magique inédite avec l’exposition Harry Potter organisée par la Ville de Valréas en partenariat avec Ludovic Guerber de Ludo Collection, le plus grand collectionneur d’Europe d’objets liés à l’univers du célèbre sorcier. Costumes originaux, décors mythiques, artefacts fascinants, reconstitutions de décors emblématiques et bien plus encore : plongez au cœur de Poudlard et laissez-vous envoûter par cette aventure immersive et féérique, pensée pour émerveiller petits et grands. » Entrée gratuite.

PRIX – À la Foire du livre de Francfort, le Grand prix allemand de l’illustration a été attribué à Antje Damm pour l’ensemble de son œuvre. « Née en 1965 à Wiesbaden, en Allemagne, l’écrivaine et illustratrice Antje Damm vit aujourd’hui avec son mari et ses quatre enfants dans une maison à colombages près de Giessen. Elle a travaillé comme architecte et a écrit et illustré plus d’une douzaine de livres pour enfants. » Paru cette année, chez Rue du monde l’album Noli qui dit non ! traduit par Alain Serres, livre idéal pour échanger avec les plus jeunes, sans grands discours, de questions essentielles comme le consentement ou le rapport au monde animal. L’album The Visitor avait été, en 2018, sélectionné par le New York Time et la New York Public Library comme l’un des dix meilleurs livres illustrés pour enfants de l’année. Disponible, en français, traduit par Yann Franchet et Astrid Franchet, sous le titre La visite (Astrid Franchet Éditions, 2018). « Élise vit seule et elle a peur de tout. Jamais elle ne quitte sa maison. Mais un jour, un drôle d’objet entre par la fenêtre ouverte. Et le jour suivant, Élise reçoit une visite. Une visite qui va tout changer. »

SAVOIR CHOISIR UN NOM  – À Orléans, la médiathèque du quartier des Blossières s’appelle, depuis le samedi 8 novembre 2025, Médiathèque Marie-Aude Murail. « J’ai appris la nouvelle par un mail du conseil municipal. J’ai d’abord eu un petit moment de surprise. C’est évidemment un grand honneur, un plaisir, car on donne généralement ce genre de distinction à des personnes qui sont mortes, et ça leur fait moins de plaisir. Alors, je suis satisfaite de pouvoir en profiter. C’est bien de profiter des choses de son vivant. Ça me donne aussi foncièrement raison parce que ce que je voulais, depuis le début, c’était m’inscrire dans la durée. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux plus jeunes : il faut accepter les hauts, les bas, les échecs, les redémarrages. Être la Reine d’Angleterre ou rien. […] Pensez aux vivants et aux créateurs et créatrices français, donnez leur noms à des écoles,  à des bibliothèques. Aujourd’hui, c’est une belle journée, pluvieuse, mais avec du cœur. » L’inauguration s’est faite en présence d’habitants du quartier et d’élus, eux aussi très contents.

C’EST À MONTREUIL (1) – En cette année 2025, Benoît Jacques devient Grande Ourse, succédant à Susie Morgenstern. Une distinction attribuée par les équipes du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Institut français. « Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition. Rester en équilibre est sa devise. […] Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak, il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné.es avec qui il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public. » Benoît Jacques avait, au Salon 2008, obtenu le Baobab de l’album pour La Nuit du Visiteur et, en 2012, lui avait été attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le site qui raconte Benoît Jacques est ici.

TROIS FOIS ILYA GREEN – Du mercredi 12 novembre au samedi 13 décembre 2025, dans les Médiathèques Grand M, des Izards et des Pradettes à Toulouse, expositions consacrées à l’illustratrice Ilya Green rassemblant des dessins originaux issus des albums Ida et Martha, Berceuses et Balladines jazz, Peter Pan et Wendy, Tout Autour, Nos beaux doudous, Mon arbre, Voilà voilà. « Ilya Green déambule dans ses souvenirs d’enfance, dans la nature, elle s’inspire de motifs de tissus récoltés ça et là pour créer un monde poétique, baigné par le rêve et l’imaginaire. Son univers graphique fait de papiers, motifs collés, crayonnés, jeux de transparence porte un regard tendre, souvent drôle et complice sur l’enfance. » Une triple exposition proposée dans le cadre du financement des Cités Éducatives Grand Mirail et Toulouse Nord.

C’EST AU JAPON (2) – La marque (japonaise) Haruulala organic s’associe au Petit Prince pour une première collaboration inspirée par la phrase « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette collection « en coton biologique a été pensée pour offrir douceur et confort aux tout-petits. Les motifs mettent à l’honneur les symboles du conte : le Petit Prince, sa planète, le renard et le mouton. Des illustrations délicates et apaisantes, parfaites pour accompagner les premiers instants de vie. »

REVUE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. » (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art de la Bibliothèque nationale de France). Le lien d’accès est ici.

C’EST AU JAPON (1) – Pour son défilé automne-hiver 2025-26, la marque de haute couture (japonaise) Sacai fondée en 1999 par la styliste Chitose Abe a choisi comme fil conducteur Max et les Maximonstres de Maurice Sendak. « Dans un décor de dunes, les mannequins sont apparus chaussés de grandes bottes poilues, enveloppés dans de fausses fourrures fusionnées à des cabans, dans des vestes de travail zippées ou vêtus de sweats en maille aux manches volontairement élimées affichant la silhouette d’un Maximonstre. »

PARUTION – Vient de paraitre C’était pas gagné ! De l’échec scolaire au CNRS, histoire d’une remontada par Marwan Mohammed. « Marwan Mohammed est aujourd’hui un sociologue connu et reconnu. […] Son milieu modeste, son lourd échec scolaire, son orientation en filière pro : rien ne le destinait à une brillante carrière universitaire. C’était pas gagné ! fait le récit des petites victoires, des rencontres déterminantes et des stratégies – pas toujours inspirées – qui lui ont permis de surmonter ce mauvais départ et de lancer cette remontada. En mêlant les concepts de la sociologie à des métaphores footballistiques, l’auteur raconte ainsi sa jeunesse au quartier, ses efforts pour apprendre à devenir étudiant, ses engagements associatifs et sportifs, ses combats intellectuels. Marwan Mohammed ne s’est pas fait tout seul. Puissant outil d’émancipation et d’éducation populaire, la sociologie lui permet de penser son histoire personnelle comme une véritable histoire collective, où priment la solidarité et l’entraide. La sociologie est un sport collectif. Et, comme au football ou dans la vie, à la fin, c’est soudés et en équipe qu’il est possible de l’emporter. » La découverte 2026, 280 pages, 20,00 euros.

C’EST AU QUÉBEC – « À quelle fréquence les parents font-ils la lecture à leur enfant ? Quelle proportion des tout-petits feuillettent des livres tous les jours ? Comment ces pratiques liées à la lecture ont-elles évolué entre les premiers mois de vie et l’âge de deux ans et demi ? » Une étude Grandir au Québec, qui portent sur les enfants nés au Québec en 2020-2021, donnent quelques éléments de réponses. L’étude est accessible à cette endroit.

PRIX VENDREDI – Premier prix national de littérature pour ados lancé en 2016 par le groupe jeunesse du Syndicat national de l’édition (SNE), le Prix Vendredi récompense chaque année un ouvrage francophone destiné aux plus de 13 ans. Pour ses dix ans, le prix se dote d’une nouvelle identité graphique, de nouveaux partenariats – Babelio rejoint la Fondation d’entreprise La Poste, la SOFIA, le CFC, la Fondation Jan Michalski, le magazine Je Bouquine et le Pass Culture. En plus des rencontres en librairies et en bibliothèques organisées depuis deux ans à destination du grand public en présence des autrices et auteurs de la sélection, des rencontres entre des scolaires et les autrices et auteurs seront également développées. Les maisons d’édition peuvent proposer chacune un ouvrage francophone destinés aux plus de 13 ans, jusqu’au vendredi 19 juin 2026. ​ FORMATION – Parmi les formations que l’école des loisirs proposent aux enseignants, citons Le rôle de la couleur dans l’album par Morgane Vasta, le mercredi 3 mai 2026, de 13 heures 45  – heure du café – à 16 heures 30, au 11 rue de Sèvres à Paris. « La couleur semble aller de soi lorsqu’on lit un album. Pourtant, si nous lui portons une attention particulière, nous sommes tout à la fois surpris, éblouis et charmés, car la couleur, autant que le dessin et le texte, participe au récit. Comment les auteurs d’albums utilisent-ils la couleur ? Pour répondre à cette question, nous vous proposons un atelier d’analyse d’images pour explorer le rôle de la couleur dans des univers graphiques différents. » Pour s’inscrire, c’est ici 

PRIX – le Prix BD des lycéens de la Région Île-de-France à été attribué à Lauriane Chapeau (scénario) et Violette Benilan (dessin et couleurs) pour Petite Grande (Glénat, 2024).  « Lauriane fouille le passé. Du traumatisme vécu lors de son année de CP à l’entrée de sa propre fille à l’école, elle nous emmène avec rage et humour dans les coulisses d’un silence et de ses conséquences. »

VERS L’AUTONOMIE – Le numéro de Takam Tikou de mars 2026 que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse est en ligne. « Le moment où un enfant lit tout seul constitue une étape fondatrice. Il marque le passage de la lecture partagée, souvent portée par la voix d’un adulte, à la découverte intime des livres. Mais comment naît ce plaisir de lire ? Le dossier de ce numéro s’attache à ce moment charnière et à la diversité des contextes dans lesquels les enfants accèdent à la lecture autonome. Les contributions et les bibliographies réunies ici montrent comment les premières lectures façonnent l’imaginaire, éveillent la curiosité et peuvent même susciter des vocations, à l’image de la librairie coréenne Chobang : née d’un amour des albums, elle est devenue un lieu vivant où se rencontrent artistes et lecteurs. » Le lien vers le dossier Chouette, je lit tout seul ! est ici

EXPOSITION – À la Maison des Arts Solange Baudoux, place du Général-de-Gaulle à Évreux (Eure), depuis le mercredi 22 avril et jusqu’au samedi 23 mai 2026, exposition Les Îles au trésor consacrée à François Place. « L’œuvre de François Place est nourrie de ses lectures et surtout de son amour pour le dessin et les cartes. Enfant, il dessinait déjà des batailles où les soldats de plomb étaient remplacés par des personnages soigneusement peints. C’est ce monde en miniature qu’il a développé et à peine agrandi dans ses livres. Il aime les techniques à l’eau, comme l’encre et l’aquarelle. […] L’exposition se compose de nombreux originaux, croquis, carnets, qui représentent les mondes extraordinaires imaginés par François Place à travers ces albums, romans et illustrations pour d’autres auteurs. » 

POUR UNE CLAUSE DE CONSCIENCE – Près de 80 auteurs ayant publié chez Grasset jeunesse – dont Christophe Besse, Serge Bloch, Nicole Claveloux, Pierre Cornuel, Ylia Grenn, Henri Meunier, Sèverine Vidal – appellent, dans une tribune publié le mardi 21 avril 2026, au respect de « la liberté de création » et à la création d’une « clause de conscience » dans l’édition après le licenciement du PDG de la maison d’édition, Olivier Nora. « L’ADN d’une maison d’édition dépend des gens qui y vivent et la font vivre, affirment les auteurs signataires, Aujourd’hui, nous espérons que cette maison qui nous a accueillis saura nous traiter avec le même respect que depuis la création de la collection jeunesse, il y a 53 ans. Et nous souhaitons rappeler que […] la liberté de création est indispensable aux bons livres ». Le département jeunesse de Grasset, qui se présente comme « une petite maison dans la maison », publie une douzaine de livres par an. Les signataires, qui ont le reçu le soutien de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, indiquent aussi « se joindre au débat sur le droit à une clause de conscience qui nous laisserait le choix de rester ou de déménager ».

VERS UNE SORTIE DE CRISE OU PAS  – Un nouveau projet a été retenu par l’Association pour le développement de la BD à Angoulême (ADBDA), ce mardi 21 avril 2026, pour relancer, en 2027, le Festival international de la bande dessinée. Le projet sélectionné est porté par Marie Parisot, ex-cadre des éditions Dargaud et des Humanoïdes Associés, et Céline Bagot, fondatrice du Pop Women Festival à Reims et qui a longtemps travaillé pour le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD), adossées au groupe Morgane, déjà impliqué dans les Francofolies de La Rochelle et le Printemps de Bourges. L’ADBDA estime qu’il le projet « répond aux attentes de l’ensemble de la filière en termes d’exigence artistique et de diversité des esthétiques » et qu’il « confirme la place centrale des autrices et auteurs ». La société 9e Art+ et l’association FIBD contestent cette décision et ont saisi la justice. Elles dénoncent une « appropriation brutale » de l’événement et évoquent une « tentative de spoliation ». Leur action vise à faire annuler l’appel à projets et à empêcher la tenue d’un événement concurrent. Fragilisé par les polémiques de 2025, par un appel au boycott de la majorité des auteurs et autrices et par le retrait de partenaires publics et privés, le festival n’a pas pu se tenir en 2026, une première hors période de Covid-19. Habituellement fréquenté par près de 200.000 visiteurs, il représente un enjeu économique majeur pour la ville et le secteur culturel.

MÊME SI CE N’EST PAS UN VRAI SONDAGE – À l’occasion de la Journée mondiale du livre du 23 avril, 20 minutes à enquêté pour tenter d’établir une liste des livres les plus « surcôtés » : aux côtés de L’Alchimiste de Paulo Coelho, Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin ou La femme de ménage de Freida McFadden, on trouve, plutôt assez souvent cité, Le petit Prince de qui vous savez.

EN TAILLE ADULTE – Né dans les années 1930, Babar, créé par le couple Brunhoff, n’a jamais quitté le monde de l’édition et de la presse. Aujourd’hui, c’est la marque de vêtements Undiz qui emprunte le personnage. Dans une collection lounge entièrement dédiée à ce héros de la littérature de jeunesse, « l’animal tout mimi se déclinant depuis peu sur des pièces du vestiaire confortables et basiques, parfaites pour tous les moments de vie, en vadrouille dans la ville comme emmitouflée dans le lit. » Tee-shirt blanc à imprimé avec encolure bleu marine, marinière à manches longues et shorts assortis, les prix oscillent de 12,99 euros à 22,99 euros.

PRIX – Chaque année, à la Foire du livre pour la jeunesse de Bologne, sont décernés les BCBF BolognaRagazzi Awards. Les lauréats de l’édition 2026 sont : Fiction : Ingrávida de Fran Pintadera et Raquel Catalina (Bookolia, 2025) – Espagne ; Non fiction : Who Am I ? de Qais Hinti et Esraa Hedery (Al Salwa Publishers, 2025) – Jordanie ; Opera prima : Dove andiamo quando moriamo ? de Samy Ramos et Samy Ramos (Corraini Edizioni, 2025) – Italie ; Toddler : Río Viento d’Adolfo Córdova et Mariana Alcántara (Ediciones El Naranjo, 2025) – Mexique ; New horizons : Village de Julie Safirstein (Éditions du livre, 2025) – France ; Fables & fairy tales : The Story of a Brother and a Sister de Lee Uk Bae et Lee Uk Bae (Sakyejul Publishing, 2020) – Corée du Sud ; Comics early reader : Casey’s Cases: The Mysterious New Girl de Kay Healy (Neal Porter Books, Holiday House Publishing, 2025)-  USA ; Comics middle grade : Le Journal de Samuel d’Emilie Tronche (Casterman, 2025) – France ; Comics Young adult : Sentimental Kiss de Camille Van Hoof (L’employé du moi, 2025) – Belgique. Pour les détails, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Toutes sortes de Misérables par Tiphaine Samoyault. « À partir d’un souvenir de lecture d’enfance, un Cosette abusivement attribué à Victor Hugo, Tiphaine Samoyault déploie le destin éditorial des Misérables en France et à l’étranger. Elle révèle comment ce roman, dès sa parution, a été abrégé, adapté, traduit, illustré, réécrit, jusqu’à devenir l’un des récits les plus réappropriés au monde. Plus le livre est transformé, plus il devient mémorable. La question Faut-il réécrire les classiques ? apparaît dès lors comme une fausse question : ils ne sont tels que par leur constante adaptation aux goûts et aux attentes des époques successives. De Shakespeare aux contes de fées, de Montaigne à Mark Twain ou Agatha Christie, des traductions aux versions réduites, des transpositions aux mises en scène, l’autrice montre qu’un classique ne se définit pas par son intouchabilité, mais par sa capacité à s’affranchir de son original. Face à des polémiques souvent caricaturales opposant cancel culture et sacralisation du passé, ce livre privilégie la nuance, l’enquête et une érudition généreuse. Il préfère la démonstration à l’indignation pour affirmer une idée simple et stimulante : la réécriture n’est pas synonyme d’annulation, bien au contraire, puisqu’elle prolonge le plus souvent la vie des œuvres en élargissant leur partage et en pérennisant leur mémoire. » Le Seuil 2026, 252 pages, 21,00 euros.

FÊTE DU LIVRE – La fameuse Fête du livre jeunesse de Villeurbanne (Rhône) aura lieu du mercredi 22 au dimanche 26 avril 2026 : des rencontres, des ateliers, des expositions, des projections. L’artiste associée cette année est Marie Mirgaine. Son exposition est à découvrir depuis le lundi 16 mars jusqu’au samedi 2 mai, à la maison du livre, de l’image et du son. Le site de la manifestation est ici.

REMISE EN AVANT – Le classique des studios d’animation Walt Disney Alice au pays des merveilles fête cette année « un non-anniversaire très spécial et très joyeux ». Le long métrage d’animation revient dans une superbe restauration 4K disponible en version numérique et en Blu-ray 4K Ultra HD. Le film sera projeté en avant-première lors d’une soirée unique, au Festival du film TCM, le vendredi 1er mai 2026. La restauration 4K a été supervisée par l’équipe de restauration des films Walt Disney. Pendant neuf mois, des artistes ont réalisé une numérisation des négatifs originaux en nitrate à expositions successives (SE), suivie d’un nettoyage minutieux pour éliminer la poussière, les déformations et les traces d’usure liées au temps. L’équipe s’est également appuyée sur les illustrations de production originales conservées par la bibliothèque de recherche d’animation Walt Disney afin de garantir que la restauration reste fidèle à la vision originale des cinéastes, en étroite collaboration avec un vétéran des studios d’animation Walt Disney, Michel Giaimo, pour examiner chaque prise de vue et affiner la couleur et la luminance. L’édition Blu-ray proposera des bonus rares, notamment des images d’archives et des moments de tournage inédits. On retrouvera également plusieurs séquences de référence (commentées par Alice elle-même) ainsi que des courts métrages (tels que À travers le miroir avec Mickey en personne), une sélection de scènes coupées et des clips musicaux.

AVEC ADRIEN POUSSIER – Dans la galerie de la librairie Ombres blanches, 3 rue Mirepoix, à Toulouse (Haute Garonne), accueil de  l’auteur, illustrateur et dessinateur Adrien Poissier, pour un stage de quatre jours, du lundi 27 au jeudi 30 avril 2026; de 14 heures 30 à 16 heures, pour découvrir les principes de l’aquarelle, créer un personnage de bande dessinée, découvrir les techniques du dessin d’observation, utiliser la plume et l’encre de Chine. Participation : 50,00 euros pour les quatre ateliers ou 15,00 par atelier. Inscription obligatoire auprès au 05 34 45 53 37. Séance de dédicaces, le jeudi 30 avril à 16 heures,  dans le rayon jeunesse.

COMME À LA RADIO – « C’est l’occasion en cette période de vacances scolaires de conseiller des livres qui rendront heureux de lire vos enfants ou petits-enfants. » a fait savoir, ce mercredi 22 avril 2026,  Ali Rebeihi, animateur de Grand bien vous fasse !, émission phare de France-Inter consacrée à la vie quotidienne, à la santé, à la psychologie et au développement personnel. Autour de lui : Marilyne Duval, bibliothécaire et animatrice du club de lecture LékriDezados des bibliothèques de Montreuil, Léon Rio, membre du club de lecture LékriDezados, Raphaële Botte, journaliste en charge de la littérature jeunesse à Télérama et en presse jeunesse, Régine Hatchondo, présidente du Centre national du Livre et Maxime Massole, libraire spécialisé dans le département jeunesse de la librairie parisienne Chantelivre. Pour réécouter, c’est ici.

UN CLASSIQUE SUR LES PLANCHES – Au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs, à Paris, jusqu’au dimanche 10 mai 2026. Olivier Twist, d’après Charles Dickens. Adaptation et mise en scène : Ned Grujic. « Emporté dans un souffle épique par six jeunes comédiens-chanteurs-danseurs, le chef-d’œuvre de Dickens devient une grande comédie musicale. Les artistes nous emmènent dans les bas-fonds de Londres en nous contant cette histoire à la façon des bonimenteurs du XIXe siècle. Ils deviennent tour à tour Oliver Twist, Nancy la fille des rues, Bill Sikes le truand, le retors Fagin, Charley l’enfant rigolard ou le rusé Finaud. Entre rire et larmes, dans une ambiance proche des  Enfants du Paradis ou du Kid, chansons, ballets et claquettes s’allient pour nous offrir la magie de Londres à Paris. Une comédie musicale pour les enfants et les parents qui veulent retrouver leur âme d’enfant. » Représentations le mercredi et le samedi à 14 heures 30, le dimanche à 14 heures. A partir de 10 ans. Réservations ici

REVUE – Au sommaire du numéro 103 (avril 2026) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse, une riche présentation des Prix Sorcières 2026, un dossier conséquent à propos du polar pour la jeunesse, une bonne quinzaine de pages d’analyse de nouveautés, une visite dans l’atelier d’Audrey Poussier et deux pages qui questionnent la loi de juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse. Gratuit dans toutes les librairies « sorcières ».

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET DROITS D’AUTEUR – La maison d’édition britannico-américaine Penguin Random House a annoncé, le mardi 31 mars 2026, avoir déposé plainte en Allemagne contre OpenAI, créateur de Chat GPT, accusant son intelligence artificielle d’avoir enfreint les droits d’auteur de livres allemands pour enfants. Avec de simples requêtes, le chatbot « restitue de manière reconnaissable » des contenus protégés par le droit d’auteur et génère des illustrations qui ressemblent à s’y méprendre à celles d’Ingo Siegner, illustrateur des albums originaux. « Nous sommes fondamentalement ouverts aux opportunités offertes par l’intelligence artificielle, mais la protection de la propriété intellectuelle reste pour nous une priorité absolue », assure Carina Mathern, directrice éditoriale de la section jeunesse de Penguin Random House qui réclame davantage de transparence pour les lecteurs et des mesures de protection adéquates.

JEUNE PUBLIC EN OFF – Dans la salle de lecture de la Maison Jean Vilar, antenne avignonnaise de la BnF, 8 rue de Mons, depuis le mercredi 1ier avril et jusqu’au samedi 25 juillet 2026, exposition Que le spectacle commence ! L’aventure du théâtre jeune public au Festival Off d’Avignon depuis les années 1970 jusqu’à aujourd’hui. « À travers tracts et affiches, mais aussi textes et captations, l’exposition aborde les diverses formes de la création jeune public au Off. Des animations pour les enfants et leurs parents (lectures, visites guidées, ateliers d’écriture) accompagneront l’exposition. » Charly André Guibaud, chercheuse associée au département des Arts du Spectacle, au sein de l’antenne avignonnaise de la Maison Jean Vilar effectue actuellement un pré-catalogage du fonds PFAO, constitué des archives du festival Off d’Avignon pour la période 2000-2005, sous l’angle du théâtre jeune public qui était resté un angle mort de la recherche. Site de la Maison Jean Vilar ici.

QUID DES JEUNES LECTEURS – Le Centre National du Livre (CNL) a publié, le lundi 14 avril 2026, la cinquième édition de son étude Les jeunes Français et la lecture. Réalisée en ligne par Ipsos BVA, l’étude porte sur un échantillon de 1 500 jeunes de 7 à 19 ans. Elle montre que la lecture des jeunes est globalement stable par rapport à 2024 : 84% lisent pour l’école, les études ou le travail ; 81% lisent pour leurs loisirs. Dans un article publié sur Le Café pédagogique, Jean-Michel Le Baut qui, parlant des adolescents, demande de ne pas les accabler de notre mépris car « ils ont bien des raisons de ne pas lire, ce qui ne signifie évidemment pas qu’ils ont raison », conclut en pointant ce qui ne sera pas partout perçu comme une saine remarque : « L’étude du CNL est un symptôme, un de plus, de la maladie qui nous ronge. Non pas la maladie de la lecture, mais celle de notre posture. Puissions-nous renoncer à la tentation du repli et de l’orgueil, libérer la lecture de notre culture de classe (y compris d’âge), gagner enfin en clairvoyance et combativité. » L’article en entier est ici.

STAKANOVISME THÉÂTRALE – Fondée en 1973 par Jean Pierre Idatte, la Compagnie 3 Chardons programmait encore récemment plus de 2 400 représentations par an, dans trois théâtres, à Paris, Nancy et Nantes, et dans près de 2000 écoles. Très nombreux furent les jeunes écoliers qui, en maternelle, parfois au CP, plus rarement au CE, ont passé un moment avec Pitou, Leïla ou Tchico. Une proposition très calibrée, appréciée par nombre d’enseignant(e)s qui pensent que le théâtre pour les petits, c’est ça. Pour ceux ou celles qui ne connaitraient pas, rappelons le principe : chaque spectacle de 45 minutes environ – une vingtaine au catalogue, tous accompagnés d’un album et d’un CD – est conçu pour être interprété, la plupart du temps dans la salle de jeu, par un comédien qui intervient seul, à la fois conteur, manipulateur de marionnettes et animateur du groupe d’enfants. Les décors ont été réalisés en plusieurs exemplaires de manière à présenter le spectacle au même moment, en plusieurs endroits. Plus de trois cent cinquante mille représentations devant plus de trente millions d’enfants. L’entreprise qui semblait faite pour durer toujours a vu, ces dernières années, son modèle se fragiliser : avec la gratuité obligatoire et la raréfaction des kermesses, « les écoles doivent désormais se débrouiller pour financer les spectacles qu’ils accueillent sur leurs fonds propres et cela devient difficile », explique Jean Pierre Idatte. Une situation que la Compagnie 3 Chardons arrivait encore à maîtriser jusqu’à l’arrivée du Covid : dix-neuf mois sans activité, des loyers impayés, le refus du prêt garanti par l’État, et un plan de remboursement imposé par le tribunal. « Si on n’arrive pas à respecter nos échéances, le bailleur a le droit de nous expulser. Et si on est expulsés de notre théâtre parisien, la compagnie disparaît : plus d’ateliers, plus de stock, plus rien. » résume le fondateur. Sur les 160 000,00 euros dus, il en reste encore 80 000,00 à réunir avant l’été, période sans aucune recette. Une campagne participative a été ouverte et elle est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Gais, innocents et sans cœur : à propos de Peter Pan par Philippe Forest.  » Pour sa fille, comme il l’avait fait autrefois et ainsi que le relatait déjà son premier roman, trente ans après, Philippe Forest entreprend de raconter à nouveau l’histoire de Peter, le petit garçon qui ne voulait pas grandir, et de Wendy, qui fut peut-être la véritable héroïne de la fable autrefois inventée par l’écrivain écossais James Matthew Barrie. Aux aventures enchantées qui menèrent les deux enfants vers le territoire merveilleux du Neverland, à la sombre et pathétique existence de l’homme qui, pour se distraire de sa mélancolie, conçut cette inoubliable légende, Philippe Forest mêle un peu du récit de sa propre vie. Pour l’auteur, on le sait, toutes les histoires existent avant même qu’on s’en empare. Plus de quinze livres n’ont pas épuisé cette réflexion sur l’enfance éternelle et sur la littérature, que Philippe Forest renouvelle magnifiquement. » Gallimard 2026, 160 pages, 18,00 euros.

UN CADEAU FAMILIAL – C’est l’album Au gré du vent de Mélie Giusano (Thierry Magnier, 2025) qui a été sélectionné pour l’édition 2026 de l’opération Premières Pages porté, dans l’Aude, par le Département, en partenariat avec la CAF, la MSA Grand Sud et le Réseau d’écoute, d’aide et d’accompagnement des parents. Cette initiative vise à offrir un livre à toutes les familles ayant eu ou adopté un enfant en 2025. La distribution des ouvrages débutera en juillet 2026, avec l’appui de la bibliothèque départementale de l’Aude, qui coordonnera les lieux de distribution et mobilisera les professionnels pour accompagner les familles.

PRIX ALMA – Le prix Astrid Lindgren (ALMA) pour la littérature jeunesse a été décerné, à Bologne, à l’illustrateur et auteur canadien Jon Klassen. Motivation du jury : « À travers sa narration subtile et évocatrice en mots et en images, Jon Klassen ouvre de nouvelles perspectives sur notre place dans l’univers. Que se passe-t-il lorsqu’un rocher tombe du ciel, lorsque les chapeaux disparaissent ou qu’un crâne commence à vivre sa propre vie? Avec précision, émotion et esprit inventif, les défis de l’incertitude et de l’espoir de la vie sont dépeints dans une interaction de couleur et de forme. Les contes brillants de Jon Klassen se démarquent par leur élégance sans effort et leur profondeur ambiguë, où le lecteur devient un co-créateur. » Déjà récompensé pour son livre Je veux mon chapeau (publicetion en France, par Milan, en 2020) d’une Médaille Caldecott et d’une Médaille Kate Greenaway, toutes deux décernées par des bibliothécaires professionnels. Le prix Astrid Lindgren, créé en 2002 en l’honneur de la romancière suédoise créatrice du personnage de Fifi Brindacier, est doté de cinq millions de couronnes suédoises (462 000,00 euros). Remise du prix, à Stockholm, le lundi 25 mai 2026.

EXPOSITION – Au Centre André François, Médiathèque Jean Moulin, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), du samedi 18 avril au samedi 11 juillet 2026, exposition Vagabondages en faune et flore consacrée à Émilie Vast. « Entrez dans l’univers faunique et floral d’Émilie Vast. Plasticienne, autrice et illustratrice, elle s’amuse à faire voyager le lecteur dans un environnement composé de couleurs en aplat et de contrastes, avec doigté et onirisme. Insectes et animaux des sous-bois, fougères, fleurs viennent peupler ses albums propices à la contemplation. Cette poésie graphique traduit un amour profond pour la nature. Les modules de jeux qui constituent l’exposition forment un parcours à travers ses livres, mais aussi au sein d’un microcosme où règne la vie de nombreuses petites bêtes et une végétation envoûtante. » Émilie Vast sera en résidence au Centre André François au mois de mai. À cette occasion, elle animera plusieurs ateliers de création artistique dans les classes de Margny-lès-Compiègne. Elle profitera également de ce temps de résidence pour poursuivre le projet Art en ville, mené depuis 2023, avec la réalisation d’une fresque murale dans le parc de la mairie, autour du thème de la faune et de la flore. Vernissage de l’exposition le samedi 30 mai, à 15 heures, précédé d’un moment de dédicaces, à partir de 14 heures.

SE TENIR SUR SES GARDES – Le collectif EducNat contre Bolloré a organisé récemment, à Paris, une réunion publique avec pour objectif « d’amplifier un appel national au boycott des manuels scolaires estampillés Hachette ». En effet, Vivendi, groupe d’édition du milliardaire breton, a, fin 2023, pris le contrôle d’Hachette Livre, qui regroupe notamment Armand Colin, Hatier, Dunod, Stock et Fayard. Bérangère, enseignante dans le Tarn, précise : « La patte de Bolloré n’apparaît pas encore dans les contenus pédagogiques des manuels scolaires, mais le risque est bien là ». Rappelons que les contenus d’enseignement sont encadrés par le Conseil supérieur des programmes, structure indépendante rattachée au ministère de l’Education nationale, et que ce sont des professeurs, des chercheurs, des scientifiques nommés par le ministre, mais aussi des députés et des sénateurs qui bornent le contenu des programmes officiels. À l’approche de l’élection présidentielle de 2027, la crainte de voir mis en chantier de nouveaux ouvrages déroulant le roman national est, toutefois, bien réelle.

PAN SUR LE BEC – Linlin Liu, étudiante chinoise en littératures francophones à Paris, a soutenu avec succès, le mercredi 18 mars 2026, à la Sorbonne, une thèse de doctorat titrée Inspirations surréalistes des albums jeunesse : Tomi Ungerer, Claude Ponti, Maurice Sendak, Anthony Browne, Chris Van Allsburg. Ébloui, peut-être, par ce choix de cinq auteurs et/ou illustrateurs publiés par l’école des loisirs, Guillaume Fabre, directeur de la rédaction de L’École des lettres (que publie l’école des loisirs), qui assistait à la soutenance, conclut son compte-rendu en se félicitant que l’événement crée un précédent puisque la littérature de jeunesse se voit ici adouber comme « corpus digne d’être étudié à l’université ». Son ignorance lui vaut une réponse cinglante signée Cécile Boulaire et Mathilde Lévêque dans laquelle elles font savoir, à Guillaume Fabre spécifiquement, que « près de 200 thèses de doctorat françaises ont été consacrées aux livres pour enfants » dont 22 à la Sorbonne. Le fait que le directeur de thèse de Linlin Liu soit Antony Soron, maître de conférences à la Sorbonne et collaborateur régulier de L’École des lettres aurait, pour le moins, pu permettre d’éviter ce ridicule cafouillage. Le compte-rendu de Guillaume Fabre est ici. La réponse de Cécile Boulaire et Mathilde Lévêque est .

REVUE – Dans le numéro 88 (mars 2126) de Papiers Nickelés, revue de l’image populaire, plusieurs articles ayant, de près ou d’un peu plus loin, un lien avec la culture imagière des plus jeunes, soit un texte à propos de Bonux-Boy, un autre sur Olive Oyl, un troisième sur les illustrateurs d’Enid Blyton et – gardons le meilleur pour le fin – cinq pages documentant les publicités et pochettes de vinyles dessinées par Nicole Claveloux. Le site de la revue est ici.

LANCEMENT RÉUSSI – Alexis Dos Santos, designer portugais, a recréé la fusée à damier rouge et blanc d’Objectif Lune et d’On a marché sur la lune en briques de Lego. La maquette se compose de 1283 briques et mesure 49 cm de haut. Dans le poste de pilotage, six mini-figurines de Tintin, Milou, Haddock, Tournesol, Dupond et Dupont peuvent prendre place, vêtus de leurs scaphandres orange. Alexis Dos Santos a déposé son projet sur la plateforme Lego Ideas où les passionnés de Lego proposent des créations originales. Quand une idée recueille au moins 10 000 votes en ligne, des experts de Lego mesurent sa faisabilité en matière de qualité de construction, de valeur pour la marque et d’originalité. Passé ce test, le projet entre en phase de développement pour devenir un ensemble de construction Lego officiel. Son créateur est mis à l’honneur et reçoit un pourcentage sur les recettes. En collaboration avec Alexis Dos Santos, la designer Lego Ellen Bowley a retravaillé son modèle afin qu’il réponde aux standards de la marque. Objet de décoration, la fusée est désormais parvenue au stade de la commercialisation. Les premiers exemplaires se sont écoulés en quelques jours et le réapprovisionnement devrait permettre des expéditions d’ici le 16 juin 2026. Prix de la boite : 159,99 euros. Page dédiée ici.

PARUTION – Vient de paraitre, en Pléiade, Peter Pan de J.M. Barrie. Édition établie par Cornelius Crowley, Jean-Michel Déprats et Philippe Forest, « Les mythes ne sont la propriété de personne. Tout le monde connaît Peter Pan, mais rares sont les lecteurs qui, aujourd’hui, se souviennent du nom de son créateur, J. M. Barrie. Le personnage apparaît au sein d’une sorte de conte pour enfants inséré au cœur d’un roman pour adultes, Le Petit Oiseau blanc (1902). Dès 1904, Peter fait ses débuts sur les planches, en compagnie de la fée Clochette, du capitaine Crochet et des autres figures d’un pays imaginaire, le Neverland. La pièce s’intitule Peter Pan ou le Petit Garçon qui ne voulait pas grandir. Deux ans plus tard, les chapitres du roman de 1902 où figure ce jeune héros sont repris sous le titre Peter Pan dans les jardins de Kensington en un volume orné de planches d’Arthur Rackham. En 1911, un nouveau roman, Peter et Wendy, réorganise et complète l’histoire portée à la scène et restée inédite. Barrie ne publia qu’en 1928 sa pièce, dont il a retouché le texte pendant plus de vingt ans. Toujours jouée avec succès sur les scènes anglophones, elle restait jusqu’ici confidentielle en français. Ce volume présente dans des traductions nouvelles les textes participant du mythe de Peter Pan – dont certains étaient restés inédits du vivant de l’auteur – et les accompagne d’importants dossiers iconographiques. » Gallimard 2026, 1168 pages, 67,00 euros. 

PROMOUVOIR LA LECTURE DES JEUNES – À Bologne, plusieurs organisations internationales du livre lance un appel commun aux institutions publiques pour relancer les politiques de promotion de la lecture auprès des jeunes. Le texte, signé par l’International Publishers Association (IPA), l’International Board on Books for Young People (IBBY), la Federation of European Publishers (FEP), l’Association italienne des éditeurs (AIE), le Syndicat national de l’édition (SNE) et la Foire de Bologne place la lecture au rang d’outil décisif pour la vitalité démocratique. Au cœur de leur déclaration, ces organisations défendent une approche collective, estimant que la promotion de la lecture ne peut reposer sur un seul acteur, mais suppose d’associer le réseau le plus large possible : auteurs, éditeurs, librairies, bibliothèques, écoles, familles, spécialistes du développement de l’enfant et médias. Cette mobilisation, soulignent-elles, exige un soutien public clair, durable et inscrit dans le temps long, avec des financements capables de prendre en compte les réalités locales et régionales.

PRIX ANDERSEN – À Bologne, l’IBBY (International Board on Books for Young People) annonce les lauréats des Prix Hans Christian Andersen 2026, la plus haute distinction internationale dans le domaine de la littérature pour enfants. Écriture : Michael Rosen (Royaume-Uni) célébré pour son extraordinaire capacité à parler aux enfants avec honnêteté, humour et respect. « De la poésie à la non-fiction, l’œuvre de Rosen allie ludique et profondeur émotionnelle, invitant les jeunes lecteurs à explorer des thèmes complexes de l’histoire, de la famille et de l’identité. » ; Illustration : Cai Gao (Chine) honorée pour sa qualité artistique exceptionnelle et son langage visuel unique. « Les illustrations de Cai Gao pontent tradition et modernité, utilisant la couleur et la composition pour créer des mondes visuellement frappants et émotionnellement résonnants qui donnent aux enfants les moyens d’interpréter le monde qui les entoure. » Ces lauréats ont été choisis parmi 78 candidats répartis dans 44 pays par un jury international de dix experts. Ils rejoignent une riche lignée incluant Astrid Lindgren, Tove Jansson et Maurice Sendak.

REVUE – Vient de paraitre le numéro 10 (printemps 2026) de L’Oiseau Bleu titré La fabrique du temps en littérature de jeunesse. Lecture gratuite en ligne ici.

NOUVELLE DU FRONT – À Strasbourg (Bas-Rhin), l’affiche du carnaval 2026 a été créée en utilisant l’intelligence artificielle. Réaction de Clémence Dupont, illustratrice à Strasbourg depuis plus de 10 ans : « Je suis vraiment choquée par ce genre de visuel et par ce choix de la municipalité, à notre époque et dans une ville aussi riche culturellement. […] Je suis horrifiée parce que c’est la ville de l’illustration. Je trouve que c’est un manque de respect et qu’on a plein d’artistes qui pourraient faire ce genre de choses. Je comprends qu’on ne puisse pas mettre de l’illustration partout, mais ce qu’on veut, c’est qu’on arrête de faire de la fausse illustration avec de l’IA. […] Il est intolérable que des municipalités, et d’autant plus ici dans la ville de Tomi Ungerer, utilisent les IA génératives dans leur communication. » L’illustratrice pour la jeunesse Amandine Piu s’exprime dans le même sens : « Je suis dépitée. Même dans des salons du livre où l’on nous invite en tant qu’illustrateurs, on a vu passer des affiches faites par IA. C’est un signal d’alerte. Strasbourg, c’est le fief de l’illustration. Il y a eu des milliers de professionnels formés ici. » Emmanuel Georges, gérant de l’agence de communication strasbourgeoise mandatée par la ville, tente une justification : « On avait neuf jours. Un illustrateur ne va pas vous produire trois illustrations en couleur en neuf jours pour le même prix qu’une. Donc vous êtes obligé de demander à trois illustrateurs différents. Et là, le budget est déjà cramé, parce qu’on les rémunère même si leur piste n’est pas prise. »

ÉTATS GENERAUX – Pour la troisième édition des Dialogues de la littérature jeunesse, le Festival du livre de Paris accueillera la rencontre États généraux de la lecture pour la jeunesse : enjeux et perspectives d’un plan décennal, le vendredi 17 avril 2026, à 12 heures, sur la scène Concorde du Grand Palais, 17 avenue du Général Eisenhower à Paris. « Cette table ronde réunira médiateurs du livre, enseignants et institutionnels pour débattre des États généraux de la lecture pour la jeunesse et interroger l’avenir des jeunes lecteurs. Avec Géraldine Bannier, députée de la Mayenne, membre de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale, Antony Soron, enseignant à l’INSPE de Paris, Elise Lacharme, coordinatrice jeunesse du réseau des bibliothèques de Pantin et Bertille de la Broïse, conseillère livre et lecture à la DGESCO, qui échangeront sur les suites à donner à cette consultation initiée par les ministères de la Culture et de l’Education nationale.

DISPARITION – May Angeli, peintre, graveuse, auteure et illustratrice de littérature pour la jeunesse, est décédée le samedi 11 avril 2026 vient de décéder. Elle avait 88 ans. Née à Clichy d’une mère catholique, de noblesse mi-bretonne mi-gasconne, et d’un père juif ashkénaze tchèque, elle passe son enfance sur les routes de France à suivre ce père arrêté en 1940 et envoyé dans différents camps d’internement, d’Argelès-sur-Mer à la Drôme, avant son évasion pour rejoindre le maquis. « Pour nourrir ses trois enfants, ma mère a fait la bonne, désherbé des bois, travaillé à l’usine. Privée d’allocations familiales car ses enfants n’étaient pas français, elle n’a reçu aucune aide, mis à part quelques colis envoyés par une sœur religieuse. » De cette errance, May Angeli se rappelle sa terreur lorsqu’il fallait se cacher dans des granges à l’annonce d’une rafle, mais aussi le bonheur d’observer la nature et les animaux dont elle fera les personnages de ses livres. « Encouragée par mon père qui avait lui-même un bon coup de crayon, je dessinais beaucoup et je lisais tout ce qui me tombait sous la main, de La Bible au Facteur sonne toujours deux fois dévoré à 11 ans. » De retour à Paris avec sa famille, la jeune May reçoit une éducation libérale, entre sorties au cinéma et colonies de vacances en Tchécoslovaquie. Monsieur et madame Blumenfeld inscrivent leur fille dans le seul lycée mixte de la région parisienne où Madeleine Rebérioux, professeure d’histoire (et future présidente de la Ligue des droits de l’homme) propose aux élèves dont elle a la charge un horizon culturel élargi. Après le lycée, May Angeli fréquente assidument l’École nationale supérieure des arts appliqués. Premiers albums aux éditions de La Farandole parmi lesquels Christine et François (1961) et Le paravent aux images (1962), sur des textes de Madeleine Gilard, Le Petit macaque (1962), sur un texte de Maurice Jean, Histoire du Bernard l’ermite (1965), sur un texte de Marie-Louise Vert. Pour le Père Castor qu’elle a rejoint en 1969, elle met en images, entre 1971 et 1976, plusieurs « Enfants de la terre » : Aquino, petit indien du Mexique, Sarah, petite fille du voyage, Louis du Limousin, Santu de Corsica. À cette époque, l’illustratrice travaille indifféremment à l’aquarelle, au crayon, à l’encre et à la gouache. Événement déterminant : premier séjour en Tunisie, en 1975, où May Angeli découvre par hasard, dans un souk tunisois, la gravure sur bois. Elle décide de se former à cette technique aux ateliers de la mairie de Paris puis, en 1980 et 1981, à l’Institut des arts graphiques d’Urbino, en Italie, jusqu’à en faire sa signature artistique. Au Sorbier, grâce à Régine Lilensten séduite par la précision et la vigueur de son travail, sont publiées, entre 1992 et 1996, assorties d’illustrations en xylographie, les douze Histoires comme ça de Rudyard Kipling. Publiés dans le même temps Le Joueur de flûte de Hamelin, dans une transcription de François Mathieu (1996) et Qui perd la boule ? écrit par l’illustratrice elle-même (1998). « Je vis une partie de l’année en Tunisie où naissent une grande partie de mes histoires. Je m’inspire souvent de petites choses du quotidien. Il suffit de regarder autour de soi et les idées se bousculent. » May Angeli, adepte des carnets de croquis, a publié chez une quinzaine d’éditeurs. Citons particulièrement : Syros où l’accueille Françoise Mateu, Didier jeunesse, Le Seuil jeunesse, toujours avec Françoise Mateu, Bilboquet, L’élan vert, Ceres, éditeur tunisien, Thierry Magnier, La Joie de lire, maison d’édition suisse qui, en 2015, publie L’école est fermée, vive la révolution ! qu’aucun éditeur français n’avait voulu. « Dans un pays sans nom, c’est la révolution. L’école est fermée et un petit garçon s’ennuie. Il écoute les adultes discuter, son père, sa mère, les hommes au café. Il voit bien que plus rien n’est comme avant : les poubelles ne sont plus ramassées, les barques se font voler sur la plage, il y a des barrages tenus par des hommes en armes partout. Et même s’il ne comprend pas tout, il sent bien l’urgence et la gravité de la situation. » (extrait du quatrième de couverture). En 2018, May Angeli suit Caroline Drouot et Ilona Meyer qui quittent Le Seuil pour fonder les Éditions des Éléphants qui, de facto, devient l’éditeur quasi exclusif des dernières années avec une douzaine d’albums nouveaux dont – n’en retenons ici qu’un seul – L’Ours et le Canard, en 2019, une ode à l’amitié entre un canard plutôt vaniteux et un ours mal léché. May Angeli avait reçu, en 2002, avec Sylvie Baussier auteure du texte, le Prix Octogone, pour Petite histoire des langues, publié chez Syros, et, en 2013, à Moulins, le Grand Prix de l’Illustration, pour Des oiseaux, publié chez Thierry Magnier. Si, au fil du temps, elle écrit de plus en plus souvent ses propres textes, May Angeli prend grand plaisir à mettre des images sur ceux des autres et elle a ainsi réussi la gageure d’illustrer à l’ancienne, xylogravés en noir et blanc, deux romans de Jules Verne, L’Invasion de la mer et Le Rayon vert (Syros, 2003 et 2004). Elle a aussi, de loin en loin, travaillé pour le théâtre, particulièrement pour des spectacles de marionnettes, et pour le cinéma où elle a créé des affiches, des décors et des costumes. En juillet 2019, May Angeli avait fait don à la Bibliothèque nationale de France (BnF), d’un ensemble de plus de neuf cents planches, dessins et matrices représentatif de son travail. Elle a également offert au Fonds patrimonial de l’Heure joyeuse les maquettes et les gravures de plusieurs de ses albums tout comme elle offrait, chaque année, des œuvres pour la vente aux enchères du Muz. À l’annonce de son décès, le Seuil jeunesse a rendu un bel hommage dans un communiqué dont voici la conclusion : « Nous souhaitons aujourd’hui saluer une artiste lumineuse, engagée, curieuse, généreuse; mais aussi une femme profondément attachée à la liberté, à la beauté du monde et au partage. Son œuvre continuera longtemps d’accompagner les jeunes lecteurs, d’ouvrir des horizons, et de transmettre cette douceur grave qui lui était propre. » Son ami l’éditeur tunisien Karim Ben Smail, apporte, lui aussi, son témoignage : « Farouche défenseure de toutes les libertés, je me souviens de ce jour à Paris où un policier contrôlait un peu trop brutalement un passant noir, elle s’est approchée, très près. Et quand on lui a dit « Circulez ! », elle a répondu : « Non, j’observe, je témoigne. » La bibliographie de May Angeli est jalonnée d’albums engagés, malicieux et émouvants, qui défendent la liberté d’expression, le vivre-ensemble, la solidarité, le partage et le dialogue. Son œuvre est à lire comme un exemple impeccable de tolérance et d’ouverture d’esprit. Un amical pied de côté pour conclure ce court texte : May Angeli collectionnait les cuillères du monde.

EXPOSITION – Le Cadran, 6 rue de Bruxelles, à Liège (Belgique) propose, depuis le 26 mars et jusqu’au dimanche 14 juin 2026 – avec, peut-être, une prolongation jusqu’au dimanche 5 juillet – une exposition Hugo Pratt : géographies imaginaires. « Trente ans après le décès de l’auteur, l’exposition confirme la place centrale de Pratt parmi les grands auteurs européens du XXᵉ siècle et la capacité de son œuvre à toucher des publics très larges, bien au-delà du cercle des amateurs de bande dessinée. Montée par Entresort et Inventives, en collaboration avec la société Cong – Hugo Pratt Art Properties, en Suisse, et la société italienne Opera Laboratori, elle propose une immersion complète dans l’univers de Hugo Pratt, voyageur infatigable et créateur du personnage mythique de Corto Maltese. » Site dédié ici.

EXPOSITION – À Angoulême (Charente), depuis le jeudi 29 janvier et jusqu’au dimanche 30 août 2026, dans le Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux, exposition Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier. « Le plus spirituel de nos animaliers, selon les mots de Guillaume Apollinaire, fut non seulement prolifique en matière d’histoires en images dans la presse, mais aussi d’illustrations pour la publicité, le théâtre, l’édition jeunesse, les fabricants de jouets ou d’assiettes. Benjamin Rabier (1864-1939) fut un artiste multifacette, trop souvent éclipsé par le succès de la vache rouge à laquelle il prêta des traits hilares, et qui fit le succès d’un certain fromage fondu. » Page dédiée ici.

 LE CRILJ NE S’Y RENDRA TOUJOURS PAS – La soixante-troisième édition de la Foire du livre pour enfants de Bologne (Italie) se déroule du lundi 13 au jeudi 16 avril 2026. Nous nous consolerons de ne pas y être en parcourant le site qui dit tout (ou presque) et qui est ici.

PATRIMOINE – Le jeudi 16 avril 2026, à 19 heures, vernissage de l’exposition-vente René Giffey, organisée par Yves Frémion au bar Le Gamin de Paris, 139 boulevard Saint-Michel à Paris : des gags, des originaux de bandes dessinées (« Nigaude et Malicette », « La petite Shirley »), des illustrations de jeunesse et moult dessins coquins issus de Fantasio et d’autres publications.

UNE DÉMONSTRATION PERTINENTE – Le scénariste Olivier Bocquet et le dessinateur Noë Monin ont conçu, pour le numéro 4590 du journal Spirou, une vraie-fausse bande dessinée à la manière de l’intelligence artificielle. Le résultat est un récit pauvre, sans inspiration et multipliant les clichés. Le dessin, lui, est bourré d’incohérences visuelles, de faux raccords et d’approximations. Olivier Bocquet explique : “L’intelligence artificielle est capable de faire des cases de bandes dessinées. Mais même si je lui demande de faire six cases qui se suivent dans une chambre d’une personne qui est assise à son bureau et qui va se lever pour aller prendre un verre, entre deux cases, les meubles vont changer de place. L’intelligence artificielle est vraiment encore totalement incapable, parce qu’elle n’a pas la logique de ce que c’est qu’une bande dessinée. Elle ne comprend pas le sens de ce qu’elle fait, jamais. La grande différence entre une intelligence artificielle  et un être humain, c’est qu’à un être humain, on peut lui demander “Mais pourquoi t’as raconté cette histoire ? Pourquoi tu as envie de raconter cette histoire ? Pourquoi tu l’as dessinée comme ça?” Et l’être humain vous répondra, mais il n’y a pas de pourquoi pour une IA.”

FÊTER LE THEÂTRE JEUNESSE – « Chaque année, depuis plus de 10 ans, la manifestation participative du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse rassemble des dizaines d’événements en France et à l’étranger créant ainsi de multiples rencontres joyeuses entre les textes, les auteur·es et les publics. En 2026, nous vous invitons à célébrer une nouvelle fois, ensemble, ces écritures. Que vous soyez bibliothécaires, enseignant.es, comédien.nes, metteur.se en scène, auteur.rices, animateur.rices de théâtre, directeur.rices de théâtre ou parents d’élèves, participez à nos côtés à cette grande fête, en organisant un événement sur votre territoire. Pour cette édition 2026, afin que votre événement soit référencé sur le site de Scènes d’enfance-ASSITEJ France, merci de remplir ce formulaire« .

SALON – La quarante-troisième édition du Salon du Livre Jeunesse d’Eaubonne, ce sera le samedi 11 et le dimanche 12 avril 2026. Des ateliers, des spectacles, des expositions, des espaces de lectures et la participation des auteurs, autrices, illustrateurs et illustratrices Anne-Sophie Baumann, Pierrick Bisinski, Anouck Boisrobert, Nadine Brun-Cosme, Églantine Ceulemans, Malika Doray, Pierre Fouillet, Pierre Gemme, Justine Gury, Icinori, Kotimi, Hervé Le Goff, Véronique Massenot, Frédéric Maupomé, Philippe Nessmann, Joanna Rzezak, Éric Simard, Clémentine Sourdais, Van-Huy Ta, Carole Trébor, Éric Veillé, Bernard Villiot, Muriel Zürcher, Olivier Mélano qui auront, au préalable, rencontré 131 classes eaubonnaises, de la maternelle au collège. Programme complet ici.

FESTIVAL – Le Zinc grenadine, festival de littérature jeunesse d’Épinal, célébre ses vingt-cinq ans, au parc du Cours, les samedi 11 et dimanche 12 avril 2026, « avec son sirupeux et vitaminé cocktail de rencontres, jeux et animations pour célébrer le monde si créatif de la littérature jeunesse ». Coup d’envoi  le vendredi 10, 18 heures 30, avec la mise en musique et en dessins par deux étudiantes de l’Ecole supérieure d’art de Lorraine (Esal) d’un texte de l’autrice Julia Billet. L’école d’art proposera également des expositions dans des roulottes dont une, en lien avec la Bibliothèque départementale des Vosges, sera dédiée aux bébés. Parmi les auteur(e)s et illustrateur(e)s invités : Laurence Gillot, Sandrine Kao, Thomas Scotto, Clément Lefevre, Mathilde Magnan, Jean-Claude Mourlevat, Mickaël Brun-Arnaud, Dominique Ehrhard et Anne Florence Lemasson. Le site qui donne la liste complète et le programme en entier est ici.

EXPOSITION – À la Bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), depuis le vendredi 20 mars et jusqu’au samedi 9 mai 2026, exposition Quatre pattes accueillant Sophie Vissière, Inbar Heller Algazi, Sara Gavioli  et Romain Bernard. « Quatre artistes, quatre univers pour explorer l’illustration jeunesse sous toutes ses formes. Une balade visuelle portée par des autrices illustratrices toulousaines, entre pages d’albums et créations plus personnelles. Des styles et des techniques qui se croisent, une même envie : raconter, dessiner, inventer. » En partenariat avec la galerie associative Macao et Cosmage et la librairie Paysages Humains.

AVANT-GOÛT – Dans la riche programmation du prochain Festival d’Avignon, une seule proposition est fléchée jeune public, Nous ou le paradoxe du hérisson par Muriel Imbach, du lundi 6 juillet au dimanche 12 juillet 2026, au Théâtre Benoît-XII, rue des Teinturiers. « Cinq personnes sont reliées par une corde. S’agit-il d’un lien de parenté, d’amitié ou d’une autre forme de communauté ? Difficile à dire. Mais voici que l’équilibre est troublé par l’arrivée d’une sixième personne : qu’est-ce qui m’arrive quand un autre arrive ? La metteuse en scène Muriel Imbach propose une réflexion joyeuse et philosophique autour de la famille, dont elle invite à redessiner les contours. Qu’est-ce qu’une famille élargie, famille choisie, famille de cœur ? Où commence-t-elle ? Qu’est-ce qui nous rassemble ? Autant de questions qui rappellent qu’être en famille consiste avant tout à accueillir autrui, à l’accepter et à l’adopter au-delà des liens du sang. » 

ALICE AU CHÂTEAU – Alice est à l’honneur au Château du Plessis-Macé (Maine-et-Loire), 2 rue de Bretagne, avec un spectacle déambulatoire Alice(s), les jeudi 16, vendredi 17, jeudi 23 et vendredi 24 avril, à 14 heures 30 et 16 heures 30, le spectacle Alice au pays des merveilles du Nouveau Théâtre Populaire, le mercredi 15 avril, à 14 heures et à 17 heures, l’exposition De l’autre côté du miroir de Benjamin Lacombe, sous la forme d’un parcours immersif, du samedi 11 au dimanche 26 avril, une session de dédicaces avec l’illustrateur, le samedi 11 avril (avec rencontre-conférence, de 15 heures à 15 heures 45). Le site du château de Château du Plessis-Macé est ici.

EXPOSITION – « Picsou plonge dans son coffre-fort. Les Dalton braquent une banque. Tintin court après un trésor qui n’existe peut-être pas. Largo Winch hérite d’un empire. Gaston Lagaffe déclare la guerre aux parcmètres. Depuis toujours, la bande dessinée raconte l’argent à travers ses personnages les plus iconiques ». Du vendredi 10 avril au dimanche 6 septembre 2026, la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti à Paris, consacre une grande exposition à cette relation avec Cling ! La bande dessinée parle cash. « Des ruées vers l’or à la finance invisible contemporaine, du lingot à la fausse monnaie, la bande dessinée agit comme un miroir de nos sociétés, oscillant sans cesse entre critique sociale et succès populaire. » Rassemblant plus de 250 œuvres issues de collections publiques et privées, l’exposition explore deux siècles de création, des strips de presse américaine aux mangas, en passant par la BD franco-belge et les comics.. La Monnaie de Paris, organisatrice de l’exposition, en a délégué la production à la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). Le commissariat de l’exposition est assuré par Lucas Hureau et Damien MacDonald.

À VOIR EN FAMILLE – Jusqu’au vendredi 17 avril 2026, au Studio Théâtre de Stains (Seine-Saint-Denis), 19 rue Carnot, L’Oiseau bleu, conte de Maurice Maeterlinck adapté et mis en scène par Marjorie Nakache. « Une nuit, deux enfants pauvres, Tyltyl et Mytyl, sont chargés par la Fée Bérylune de découvrir l’Oiseau bleu, le seul être capable de guérir sa fille. Son mal ? Elle veut être heureuse. Pour les aider dans cette quête, Bérylune offre aux enfants un diamant, sorte de baguette magique, qui va leur permettre de découvrir des mondes merveilleux, qui s’avéreront étrangement familiers. […] Cet oiseau tant recherché n’est qu’un leurre. C’est un prétexte pour faire avancer les enfants sur le chemin de la vie. Le spectateur se promène avec eux, de monde en monde, découvrant des mystères de la vie. Apprendre à voir, à réfléchir au-delà des apparences. Tout n’est qu’une question de regard et de perception  » Réservation ici.

VIVRE ENSEMBLE – Ce mercredi 8 avril 2026, à 13 heures, l’Institut International Charles Perrault (IICP) propose, dans la cadre du Salon du livre de jeunesse d’Eaubonne, un webinaire Vivre ensemble, oui, mais comment ? Ce que nous apporte la littérature de jeunesse. Animation : Anne Schneider, chercheuse et présidente de l’IICP, et Loïc Jacob, éditeur pour HongFei. « À sa manière, la littérature de jeunesse invite à vivre ensemble, à faire société : aider une personne, se parler d’un appartement à l’autre, tricoter pour tous. Autant d’inventivités du quotidien déclinées dans les albums de mille et une manières, à hauteur d’enfant, qui invitent les jeunes lecteurs et lectrices comme leurs parents à envisager ce qui changent leur vie et la rend plus humaine… à commencer par le partage d’un repas. Le dialogue entre Anne Schneider et Loïc Jacob s’organisera autour d’une sélection d’albums remarquables pour leurs innovations graphiques et narratives sur la thématique. » Le lien de connexion est ici.

REVUE – Le numéro 247 (mars 2025) de NVL la revue que publie, à Bordeaux, le centre Denise Escarpit propose un bel ensemble d’articles pouvant nous aider à parler de paix avec les enfants. Texte introductif : Comment la littérature parle de paix aux enfants, par Marianne Berissi. Signaler aussi la bibliographie établie par le comité de rédaction de la revue. « Parler de la paix est une gageure : il est plus facile de parler de la guerre, il y a à raconter, mais comment dire la paix, la vie normale d’un enfant comme dit l’un d’eux ? Pas de G7 et de traité de paix ici, juste la paix à hauteur d’enfant, et chaque cour d’école est un théâtre où s’expérimentent les pacifismes régulièrement mis à l’épreuve des agressions diverses. On fait la paix à tout prix ? Ou on fait face à l’agresseur, comment, jusqu’où ? Au cœur du vivre-ensemble à tout âge, la question de la paix a été menée loin par Anne Guibert Lassalle avec la création d’une plateforme numérique d’édition d’albums sur la paix où se croisaient auteurs, illustrateurs et traducteurs ; expérience remarquable que le point de vue de cette collaboratrice, à la fois autrice et officier de l’Armée, rend passionnante pour nous. » (Claudine C. Stupar, directrice de la revue). 98 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

PRIX – Les lauréats des Prix Sorcières 2026 attribués par l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ) et par l’Association des Bibliothécaires de France (ABF) sont : catégorie Beau Mini : 36 mois de Julia Spiers (Les Grandes Personnes, 2025) ; catégorie Beau Maxi : La chasse aux rainettes d’Antonin Faure ( Thierry Magnier, 2025) ; catégorie Passionnant Mini : Droméo et Chuliette de Marcus Malte et Henri Meunier (Le Rouergue, 2025) ; catégorie Passionnant Maxi : La part du vent, Nathalie Bernard (Thierry Magnier, 2025) ; catégorie Sorcières fiction : Dia de Muertos d’Anne-Florence Lemasson et Dominique Ehrhard (Les Grandes Personnes, 2025) ; catégorie Sorcières non fiction : Voir et savoir : dans l’intimité du monde végétal, Fanny Pageaud (Les Grandes Personnes, 2025). « Nous saluons tous.tes les nommé.es dont l’imagination et la liberté ont stimulé des échanges passionnés entre libraires et bibliothécaires. C’est une chance de pouvoir vivre de tels moments depuis 40 ans. Car oui, cela fait 40 ans que les Prix Sorcières mettent en lumière les trésors de la littérature jeunesse et son inégalable créativité. »

L’ÉTERNEL RETOUR – Alors que les personnages de Pif et Hercule font leur apparition en dessin animé sur Canal+Kids depuis le samedi 4 avril 2026, Pif Gadget lance, une fois encore, une nouvelle formule qui enchaine, sans crier gare, sur la précédente.  Au sommaire : outre un long dossier à propos, justement, du dessin animé, des pages de bandes dessinées (y compris des inédits de « Pif et Hercule »), des jeux, des interviews, des rubriques nouvelles telles que Monsieur Gadgetus, quelques pages « nostalgie » (avec le retour des peronnages de Gai Luron et de Lucien), de conséquentes rubriques d’actualités. Le site est .

POUR CEUX QUI N’AURAIT PAS SUIVI – « Le jeudi 2 avril 2026, Le Petit Prince célèbre les 80 ans de sa publication en France, marquant une étape symbolique dans l’histoire de cette œuvre devenue universelle. Publié en 1946, le conte d’Antoine de Saint-Exupéry s’est imposé au fil des décennies comme un pilier du patrimoine littéraire, touchant des générations de lecteurs à travers le monde. Traduit aujourd’hui dans plus de 650 langues et dialectes, Le Petit Prince est le livre le plus traduit au monde. En France, il s’est écoulé à plus de 18 millions d’exemplaires depuis sa sortie, témoignant d’un attachement toujours aussi fort du public à ce récit singulier. » Cette notice est empruntée au site officiel dédié au personnage.

UN EXEMPLE – Les lundi 30 et mardi 31 mars 2026, des élèves de CP des écoles Jean-Macé, Voltaire, Jean-Jaurès et Arago de Narbonne (Aude) ont pu rencontrer l’auteur Didier Jean et l’illustratrice Zad, qui les ont initiés aux procédés de création d’un conte. Une fois fini, l’ouvrage sera exposé afin que les enfants, les parents et le public puissent le voir, en particulier lors du Salon du livre du Grand Narbonne qui, cette année,  se déroulera du jeudi 28 au dimanche 31 mai 2026. « La volonté de mettre en avant les réalisations issues de ces rencontres, tant auprès des familles que du public, a pour but de donner du sens aux apprentissages et de la confiance aux enfants dans leurs acquisitions. »

AFFAIRE À SUIVRE (2) – L’information a été rendue publique un peu plus d’une semaine après l’annonce de la fin de la collaboration entre Disney et l’éditeur français Unique Héritage Média. C’est donc Panini qui reprendra les licences françaises du Journal de Mickey et de Picsou Magazine. L’évènement n’a rien d’étonnant, l’éditeur italien diffusant déjà, en Italie, depuis 2013, le magazine Topolino (la plus ancienne publication sous licence Disney) et, en France, les comics Star Wars et Marvel, deux franchises passées ces dernières années sous pavillon Disney. On ne sait pas si Panini reprendra aussi les autres publications orphelines ni ce que sera l’avenir des collaborateurs français (traducteurs, lettreurs, rédacteurs). Les pages sur l’actualité, la culture et le sport, rédigées à hauteur d’enfant par Unique Héritage Média passeront-elles sous les fourches caudines d’un rédactionnel standardisé, via l’intelligence artificielle ? Pas de procès d’intention, mais tout est à craindre.

DROIT DE SUITE – Félicitations à ceux qui ont compris que l’information de ce mercredi concernant « Les Grands Platons » était un poisson d’avril. Pas de blâme pour les autres tant la chose paraissait plausible. Les précisions biographiques à propos de Jean-Paul Mongin sont, elles, exactes et facilement vérifiables. 

EXPOSITION – L’exposition Toc Toc Toc de Julia Chausson est à la médiathèque des Fontaines, au premier étage de l’Espace Jacques Villeret, 11 rue de Saussure, à Tours (Indre et Loire) jusqu’au samedi 11 avril 2026. L’exposition, en partie en trois dimensions, se déploie autour des contes, en résonance avec les livres. « Une grande cabane des trois petits cochons, des jeux, des gravures originales et des livres d’artiste pour s’aventurer en terre des contes comme Le Petit Chaperon rouge, La clé sous la porte, Boucle d’or, Baba Yaga. » À partir de 4 ans.

ATELIER ARTISTIQUE – Le Footsbarn Théâtre propose, du mardi 7 au samedi 11 avril 2026, au lieu-dit La Chaussée, à Louroux-Hodement (Allier), un atelier de fabrication de masques, marionnettes et accessoires pour les enfants de 7 à 12 ans. Chaque enfant choisira un personnage de conte de fées et créera son masque, sa marionnette et ses accessoires. Le projet se terminera, le 11 avril, à 15 heures, par un défilé féerique où les enfants présenteront leurs créations. 50,00 euros la semaine. Informations complémentaires et inscription auprès de Zoe Hayter (zoe.hayter5@gmail.com).

EXPOSITION – La librairie-galerie Jaune Citron, 9 rue des Carmes, à Orléans (Loiret), accueille le journal Biscoto du samedi 4 avril au samedi 2 mai 2026. « Depuis 2013, Biscoto défend tous les mois une presse culottée, indépendante et audacieuse, féministe et antiraciste et propose aux enfants un journal aux idées foisonnantes et aux images étonnantes. Parce que la curiosité n’est pas un vilain défaut, Biscoto est un territoire d’exploration graphique accessible aux plus jeunes. Biscoto soutient le travail d’auteurs et d’autrices avec une grande liberté de ton et de forme pour des créations originales et ébouriffées, pleines de poésie et d’humour, bref, Biscoto ça décoiffe. Biscoto, c’est vingt-quatre grandes pages pour aborder un thème sous différents angles. Biscoto fait des farces sans prendre les enfants pour des dindes. » Le site du journal est ici.

DEUX JOURS POUR LA BD – Les vendredi 3 et samedi 4 avril 2026 a lieu la quatorzième édition des 48H BD. Avec le concours de huit éditeurs partenaires proposant 150 000 livres à 3,00 euros, et de 1 500 librairies, la manifestation promeut la bande dessinée à travers des rencontres, des animations et la distribution de plus de 30 000 albums à des établissements scolaires. L’ensemble du programme est ici.

SOYONS VIGILANTS  – Jean Paul Mongin, éditeur des « petits Platons », titulaire d’un master de philosophie, qui travailla pour l’Armée de terre, pratiqua le marketing dans la grande distribution, monta une agence web et fut aussi, un temps, délégué général de SOS Éducation, nous informe : « Je suis heureux et fier de vous annoncer que « Les petits Platons » deviennent aujourd’hui « Les Grands Platons ». […] Nous avons choisi, pour commencer cette nouvelle aventure, que dis-je, ce projet civilisationnel, de rééditer en version illustrée, à destination des enfants à partir du CE2, trois chefs-d’œuvre majeurs. » Les trois ouvrages concerneront Michel Onfrey, Alain Finkielkraut et Bernard-Henri Lévy, « véritables phares de la philosophie occidentale ». Pour ceux qui n’avaient pas compris, ici, c’est clair.

EN FAMILLE PEUT-ÊTRE – Du mercredi 1er au mercredi 8 avril 2026, la compagnie Coup de Théâtre sera au Cube Noir, 4 allée du Sommerhof à Strasbourg (Bas Rhin),  pour sept représentations de La Table, pièce pas explicitement destinée aux enfants signée Claude Ponti. Mise en scène : Sandrine Grange. « Elle et Lui. Leur histoire débute par l’achat d’une table, qui deviendra au fil du temps témoin des turbulences de leur amour. Bien plus qu’un simple plateau à quatre pieds, la table devient le troisième personnage. Elle les accompagne dans toutes les étapes de leur vie, se transforme au gré des situations. Viendra-t-elle sceller leur couple, sera-t-elle le garant de leur engagement ? Ou deviendra-t-elle un refuge dans la tempête ? […] Avec ses histoires loufoques, ses mots inventés, la tendre folie de ses personnages, l’absurdité des situations, et l’évolution constante de la  scénographie, Claude Ponti nous invite à un véritable voyage, doux, émouvant et infiniment poétique. » À partir de 12 ans. Page Facebook de la compagnie ici.

PRIX – Le Prix Jeunesse des Terres du Val de Loire récompense l’auteur.rice d’un album destiné aux enfants de 0 à 6 ans, parmi les invités du balgentien Salon du livre jeunesse Val de lire. Pour l’édition 2026, c’est J’ai peur d’Olivier Duflos illustré par Thomas Baas (Didier jeunesse, 2025) qui a été choisi. « Mais qui se cache dans la chambre d’un enfant ? BOUH ! Une histoire drôlement effrayante, où le plus terrifiant n’est pas toujours celui qu’on croit. »

DISPARITION – Nous sommes nombreux à avoir rencontré Bernadette Després immanquablement accompagnée de  Denis Charignon, son époux et indispensable chauffeur. De même, dans l’ombre de Janine Kotwica, nous avons apprécié l’humour tranquille de Roland, un peu moins sa pipe. Roland vient de décéder le vendredi  20 mars 2026.

COMME A LA RADIO – Le vendredi 3 avril 2026, à 20 heures 30, à la Maison de la Radio et de la Musique, 116 avenue du Président Kennedy à Paris, concert-fiction Le Petit Chaperon rouge par l’Orchestre Philharmonique de Radio France sous la direction de Lucie Leguay. « Tout le monde croit connaître par cœur l’histoire du Petit Chaperon rouge : le pot de beurre, le loup, la grand-mère, les chasseurs. Ce concert-fiction est une invitation à redécouvrir ce conte devenu trop familier avec un regard neuf – et bien sûr une oreille neuve. L’histoire nous apparaîtra alors comme si elle était racontée pour la première fois, et l’on ira de surprise en surprise. » Texte original (d’après le conte de Charles Perrault) : Pierre Senges. Musique : Marie-Jeanne Serero. Réalisation : Laurence Courtois. À partir de 7 ans. Réservation ici. Diffusion sur France Culture le dimanche 3 mai 2026, à 20 heures.

PRIX – Le Prix Jacques Asklund de la ville de Beaugency (décerné avec le soutien de la Communauté de Communes des Terres du Val de Loire) vient d’être attribué à Thibault Vermod pour Frissons à Oléron (Sarbacane, 2025). « Justin, un geek, se retrouve à Oléron pour les vacances scolaires chez son oncle et sa tante. Suite à plusieurs événements, il rejoint, contre son gré, Mayane, la terreur de son collège, et sa bande dans une chasse au trésor mystérieuse qui finira par se révéler plus dangereuse que prévu. »

REVUE – Le numéro 59 (premier semestre 2026) des Cahiers Robinson qui vient de paraitre est titré Auteur(e)s oublié(e)s en littérature de jeunesse. « L’oubli menace tout écrivain. Comment prédire la longévité d’un livre de littérature de jeunesse au succès particulièrement difficile à cerner ? Tout oubli est-il immérité ? Ne conviendrait-il pas de tirer certaines œuvres de leur purgatoire ? » Au sommaire, parmi quelques autres, Edmond About, Georges Gustave-Toudouze, René Guillot, Élisabeth Ivanovsky, Marie Colmont. 250 pages, 18,00 euros. Le site de la revue est ici.

PRIX RÉVÉLATION – L’appel à candidatures 2026 du prix Révélation livre jeunesse de ADAGP et de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse qui « valorise le travail des créateurs émergents et auteurs de la scène française » est en ligne. L’auteur.ice-illustrateur.ice lauréat.e reçeivra 5 000,00 euros et bénéficiera d’une présentation sur les cimaises de l’ADAGP, accompagnée d’un texte critique ou de prises de vue de son travail. Le texte complet de l’appel est ici ainsi que le lien pour candidater.

AFFAIRE À SUIVRE (1) – La multinationale Disney a décidé de ne pas renouveler la licence  accordé à l’éditeur français Unique Heritage Media, groupe de presse qui publie depuis 2019, après les avoir rachetés à Hachette, une vingtaine de magazines parmi lesquels Le Journal de Mickey, Picsou Magazine, Super Picsou Géant ou Mickey Junior. Date de fin de publication annoncée : 31 mars 2027. D’après les déclarations d’Emmanuel Mounier (qui dirige Unique Heritage Media), Disney a refusé de motiver cette rupture. Aucun repreneur, perspective quasi certaine, n’a été annoncé, le groupe américain n’expliquant pas davantage, à ce stade, si la licence pourra continuer d’être exploitée en France. Plusieurs noms circulent et nous suivons l’affaire.

EXPOSITION – Une exposition Comptines et petites bêtes de l’illustrateur Elio Ducroquet est mise en place à la Bibliothèque universitaire et à la Fabulathèque du campus de Montigny-lès-Metz (Moselle), 58 rue de Reims, du mardi 31 mars au jeudi 30 avril 2026. L’exposition Comptines se compose des dessins originaux des vingt petites bêtes de l’album d’Elio Ducroquet et Nadine Rémy paru, en 2025, aux éditions Multilogue.

PARUTION – Vient de paraitre Tintin dans tous ses états par Jean-Marie Apostolidès. « Dans la première partie de ce volume, Hergé et le mythe du surenfant, Jean-Marie Apostolidès développe une idée extrêmement forte en comparant les aventures de Tintin à celles de Jo, Zette et Jocko. Le surenfant n’est ni le superhéros à l’américaine, ni le surhomme nietzschéen, mais une figure réparatrice, liée au déclin du patriarcat. Plus libre qu’un enfant, Tintin a les compétences de l’adulte sans en subir les contraintes. Contournant l’adolescence, il gomme toute sexualité et toute inscription nette dans le genre masculin ou féminin. Jean-Marie Apostolidès avait écrit au fil des ans plusieurs articles remarquables sur « Les Aventures de Tintin ». Dans ces textes rares ou inédits,[rassemblés ici sous le titre Tintin dans tous ses états], il nourrit ses analyses d’une culture vaste et diverse qui emprunte à l’Histoire comme à l’anthropologie, la psychanalyse et la littérature. Avec ces lectures magistrales, Jean-Marie Apostolidès renouvelle en profondeur notre compréhension de l’œuvre d’Hergé. » Préface de Benoit Peeters. Les Impressions Nouvelles 2026, 256 pages, 22,00 euros.LIQUIDATION – La librairie jeunesse L’Île aux livres d Annecy (Haute-Savoie) est en liquidation judiciaire. Créée en 1998 par Chantal Rossetti, installée au 9 rue Royale, la librairie spécialisée avait été reprise en juin 2024 par Laurène Pialles, pour un montant de 80 000,00 euros.

FESTIVAL – La vingt-huitième  édition du Festival du livre et de la jeunesse Ramdam, ce sera le samedi 28 et dimanche 29 mars 2026, à la MJC de Wittenheim (Haut-Rhin). Thème choisi : Monstres et merveilles. Le site qui dit tout est ici.

MYTHOLOGIE GRECQUE – La créatrice de contenus Mamiemots nous fait savoir : « Madame, Monsieur. Je me permets de vous signaler la création d’un site Internet consacré aux 12 travaux d’Héraclès ainsi qu’à plusieurs récits de la mythologie grecque racontée aux enfants. Il ne s’agit pas d’un support scolaire mais d’un espace culturel et ludique destiné à faire rêver les enfants et à leur donner le goût de découvrir les grandes figures de la mythologie grecque. C’est un site Internet que j’ai fait pour mes petits enfants. Bien cordialement ». Le site est ici.

REVUE – Le numéro 346 (mars 2026) de La Revue des livres pour enfants est consacré à Rébecca Dautremer. « Ce numéro met à l’honneur une créatrice dont l’œuvre marque durablement le paysage de l’album contemporain. À travers elle, c’est toute une conception du livre pour la jeunesse qui se déploie – exigeante, plastique, narrative, où l’image ne se contente pas d’accompagner le texte mais construit un espace, un rythme, un temps propre. Les contributions réunies dans ce dossier éclairent la singularité d’un travail qui fait dialoguer mise en scène, mémoire, théâtre de papier et souffle romanesque. Albums, projets transversaux, incursions vers le cinéma d’animation : autant de formes qui témoignent d’une recherche constante et d’une confiance profonde accordée à l’intelligence sensible des jeunes lecteurs. Comme Rébecca Dautremer l’écrit elle-même dans Les riches heures de Jacominus Gainsborough, « Je te conseille de prendre le temps de bien regarder » – une invitation qui vaut autant pour ses images que pour notre manière d’accompagner les œuvres. » Dans le même numéro, un article signé Christophe Patris consacré à la littérature de jeunesse en bibliothèque universitaire et de recherche. Ce numéro : 14,50 euros. Pour s’abonner, c’est ici.

MERCI SYLVIE – « Atteignant, cet été, l’âge auquel il m’est donné le droit de ne plus travailler, je quitterai donc tout naturellement la direction du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis. Un processus public est engagé pour recruter le prochain ou la prochaine Directeur.rice général.e qui conduira le projet de l’association, en complicité avec le comité de direction qui se met en place en parallèle, et avec le bureau et l’assemblée générale de l’association. L’aventure se poursuit avec la force d’une équipe expérimentée et investie pour les littératures jeunesse, pour la chaîne du livre, et engagée pour faire de la lecture un droit universel pour les enfants et les jeunes. Le temps n’est pas encore venu de fêter ensemble cette transition mais rassurez-vous nous n’allons pas manquer l’occasion de le faire à l’automne. » (Sylvie Vassalo)

FESTIVAL – L’association de promotion de la littérature de jeunesse et de prévention de l’illettrisme Libreplume, propose, dans la médiathèque des Hauts de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), du mercredi 25 au samedi 28 mars 2026, la seizième édition de son festival Petit Bouquinville. « Quatre jours dédiés à l’imaginaire, entre différents ateliers, rencontres, spectacles, expositions du travail des jeunes et prix littéraire. Invitée d’honneur : l’autrice Lucile Placin. Entrée libre ou inscriptions sur place pour certaines séances. Le programme est ici.

ÉDUCATION AUX MÉDIAS – « À l’heure où l’intelligence artificielle et les ingérences numériques redéfinissent notre rapport au réel, le CLÉMI (Centre pour l’éducation à la presse et à l’information), opérateur du ministère de l’Éducation nationale, mobilise la communauté éducative pour une édition placée sous le signe de l’engagement citoyen. » Du lundi 23 au samedi 28 mars 2026, la Semaine de la Presse et des Médias dans l’École (SPME) rassemblera plus de 3,1 millions d’élèves. « Cet événement majeur qui fait entrer les médias dans les établissements scolaires permet aux élèves de développer leur esprit critique et de forger leur identité de citoyen. » Le site du CLÉMI est ici.

UNE RÉSIDENCE À MOULINS – Les Musées et Sites départementaux de l’Allier proposent une résidence illustration jeunesse, « s’inscrivant à la fois dans la volonté de favoriser la création et d’apporter les conditions favorables à une rencontre de proximité entre l’artiste, un lieu nouveau et la population locale. » L’artiste bénéficiera, pour les trois mois de la résidence, d’octobre à décembre 2026, d’un logement équipé de 80m² avec atelier, situé à l’avant de l’Hôtel de Mora, hôtel particulier du milieu du 18e siècle, à proximité des ateliers du Musée de l’illustration jeunesse (mij), au cœur du quartier historique de Moulins. Ce projet de recherche artistique donnera lieu à l’avancée ou la publication d’un ouvrage illustré destiné à un jeune public, ainsi qu’à un projet d’exposition, au musée de l’illustration jeunesse. Cette exposition sera proposée au réseau des bibliothèques du Département. Certaines d’entre elles programmeront la venue de l’artiste pour l’animation d’un atelier ou pour une lecture. La date limite de dépôt des candidatures au mij est fixée au dimanche 3 mai 2026. Le très détaillé document de présentation de cet appel est ici.

PERSONNAGES FÉMININS – Le CNLJ publie son Abécédaire des héroïnes de la littérature pour la jeunesse. « D’Akissi à Zuza en passant par Pamela Cruche et Queen Kong, l’abécédaire des héroïnes recense une cinquantaine de personnages féminins issus de contes, albums, bandes dessinées ou romans pour la jeunesse. Établie par le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ), cette liste propose, pour chaque lettre, deux héroïnes à découvrir à travers deux titres – l’un pour les plus petits et l’autre pour les plus grands. On y croise des sorcières comme Brume ou Hazel, des guerrières vikings et des amazones, des judokas et des poétesses, des petites filles qui viennent d’entrer au CP et des adolescentes qui cherchent à fuir le lycée. L’abécédaire fait aussi la part belle à des héroïnes ayant réellement existé, à l’image de la journaliste Nellie Bly, la mathématicienne Katherine Johnson, la biologiste Rachel Carson ou encore la chanteuse et danseuse Joséphine Baker. » Le document est ici.

FORMATION – La journée professionnelle Petite Enfance organisée par le CRILJ 31 se déroulera le jeudi 2 avril 2026, à la Bibliothèque François Mitterrand de Muret (Haute Garonne). Thème abordé : la peur, avec Anne Mahé-Guibert, pédiatre, et Elena del Vento, designer de livres graphiques abstraits pour les tout-petits. Informations complémentaires et inscriptions à cette adresse.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 28 mars 2026, à 11 heures, dans la salle Keromest de Ploumagoar (Côtes-d’Armor) spectacle M. et Mme Barbe-Bleue par la Compagnie Caus’Toujours. » Certes, tout le monde connaît plus ou moins le conte de Barbe Bleue. Mais, cette fois-ci, ce sont M. et Mme Barbe Bleue, les protagonistes eux mêmes, qui sont conviés à relater, dans le menu détail, les circonstances de cette troublante affaire. M. Barbe Bleue : un homme au physique menaçant et à la réputation sulfureuse. Mme Barbe Bleue : une curieuse et fragile dame oiselle. Qui mieux que ces personnages peuvent nous renseigner sur les événements et nous émouvoir ? Gageons que ces témoignages aussi poignants que contradictoires nous permettent, enfin, de connaître toute la vérité sur cette ténébreuse histoire. » Site de la compagnie ici. Dès 7 ans, sur réservation au 02 96 11 10 10.

DANS LA BONNE HUMEUR – À Avignon et dans les communes avoisinantes, Festo Pitcho, festival pour publics jeunes, fête ses vingt ans, du samedi 28 mars au dimanche 12 avril 2026. Tout commencera, comme chaque année,  par une grande fête d’ouverture, le samedi 28 mars, de 16 heures 30 à 20 heures, sur la place du Palais des Papes et il y aura du lampion dans l’air. « Cela fait deux décennies que l’incontournable festival émerveille à l’orée du printemps tous les enfants, des tout-petits jusqu’aux ados, qu’ils viennent d’Avignon ou d’ailleurs. Coordonné par le Totem (Scène conventionnée d’intérêt national Art-enfance-jeunesse), Festo Pitcho s’est imposé comme un des événements culturels les plus emblématiques et fédérateurs de notre Cité des Papes – preuve qu’elle n’est pas qu’une belle endormie hors saison estivale. Théâtre, marionnettes, danse, musique, installations. Festo Pitcho mêle depuis 20 ans diversité et bonne humeur. Joyeux anniversaire. » (Cécile Hellé, maire d’Avignon jusqu’à récemment) Le programme complet est téléchargeable ici.

SÉLECTION – « La lecture est centrale dans le développement du tout-petit. La lecture est un moment de partage unique, fondateur du lien parent-enfant et de la découverte du monde. Le Département de Seine-et-Marne encourage le développement de la lecture publique sur le territoire à travers la mission de la médiathèque départementale en faveur de l’éveil culturel des jeunes enfants.  Depuis plus de dix ans, la médiathèque départementale agit sur tout le territoire auprès des crèches, Relais Petite Enfance, services hospitaliers, espaces jeunesse des médiathèques, avec le soutien du ministère de la culture (Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France) dans le cadre du label Premières Pages. Dans cette édition de Bébébutine, vous trouverez une sélection d’œuvres inspirantes pour éveiller la curiosité des tout-petits, donner envie de lire, d’échanger et de partager autour du livre. » La brochure est téléchargeable ici. Une présentation plus pratique et plus lisible, des illustrations de Laurent Moreau, des histoires pour rythmer la journée, découvrir les animaux, exprimer ses émotions, jouer et rêver en grand sans oublier des conseils pratiques et des ressources pour les parents lecteurs notamment sur les petits face aux écrans.

PARLONS RURALITÉ – Les captations de l’intégralité des communications du colloque du CRILJ Imaginaires et réalités du monde rural dans la littérature pour la jeunesse des vendredi 21 et samedi 22 novembre 2025 sont en ligne. C’est ici

CE SERA À BEAUGENCY – Les fous de bassan communique : « À l’occasion du Salon du livre jeunesse Val de Lire, les fous de bassan proposent, en partenariat avec l’association Val de Lire, la désormais traditionnelle Soirée In-Ouïe. Cette scène ouverte invite chacun.e à venir lire un texte littéraire de moins de trois minutes, en écho au thème du Salon. Cette année : Au-delà des frontières. Une soirée placée sous le signe du partage, du décloisonnement et de la circulation des voix. Les lectures se mêleront à des performances artistiques. Le danseur Eduardo Oramas et l’illustratrice Kotimi viendront ponctuer la soirée de respirations chorégraphiques et graphiques, créant des passerelles entre les disciplines et les sensibilités. Une manière joyeuse et collective de traverser les frontières – entre les genres, entre les imaginaires, entre les personnes – et de vivre ensemble un moment où chacun·e trouve sa place. » Ce sera le vendredi 27 mars 2026, à 19 heures 30, au complexe des Hauts de Lutz où se tient le salon. Entrée libre.

DES LIVRES MALGRÉ TOUT – L’IBBY a lancé une initiative d’urgence pour soutenir le projet Emergency Creative Kits porté par LBBY, section libanaise d’IBBY, en faveur des enfants déplacés au Liban : Shereen Kreidieh, présidente de LBBY, écrit : « La situation au Liban est extrêmement difficile. Des dizaines de milliers d’enfants ont été contraints de quitter leur foyer et d’abandonner leurs affaires. De nombreuses familles trouvent désormais refuge dans des écoles et des centres publics, tandis que d’autres campent au bord des routes avec des ressources très limitées. Les bombardements se poursuivent quotidiennement dans différentes régions, suscitant une peur et une incertitude constantes chez les enfants et leurs familles. Si, dans cette situation critique, de nombreuses personnes se concentrent naturellement sur la satisfaction des besoins fondamentaux, nous ne devons pas pour autant négliger l’importance des livres, de l’apprentissage et du soutien psychologique. Ces outils peuvent aider les enfants à assimiler ce qu’ils vivent et à retrouver un sentiment de normalité. Les kits que nous préparons pour les enfants sont conçus pour les occuper et leur offrir un exutoire psychologique positif en cette période difficile. À travers des livres et des activités, nous souhaitons leur apporter réconfort, distraction et espoir. Votre soutien serait d’une grande aide. » Le texte d’appel, en anglais, est ici.

SALON – Le quarante-et-unième Salon du Livre Jeunesse Val de Lire se déploiera, le vendredi 27, samedi 28 et dimanche 29 mars, à Beaugency, Ouzouer-le-Marché, à Cléry-Saint-André, Meung-sur-Loire et Huisseau-sur-Mauves. Dans chacune de ses communes de la Communauté de communes des Terres du Val de Loire, des expositions, des spectacles, des ateliers, des auteurs, illustrateurs, autrices et illustratrices en dédicaces. Pour s’y retrouver, on se référera à ce précieux document. Le stand du CRILJ sera à Beaugency.        

DISPARITION – Jean Delas, éditeur, est décédé le lundi 16 mars 2026, Il avait 86 ans. Né en Gironde, à La Réole, ancien élève de l’École des hautes études commerciales (HEC), il est co-fondateur, en 1965, de l’école des loisirs, aux côtés de Jean Fabre et d’Arthur Hubschmid. La maison prenait, si l’on peut dire, la suite des Éditions de l’École créées à Bordeaux, en 1922, par Raymond Fabry, grand-père de Jean Delas et strictement spécialiste du manuel scolaire. L’idée était de « révolutionner » la littérature pour jeunes lecteurs, de forger leur goût du livre et de nourrir leur imaginaire. « Nous avions envie de changer quelque chose dans le rapport du livre et de l’enfant, particulièrement en milieu scolaire […]. On n’avait plus envie d’une école où la lecture était contrainte, obligation, comptes-rendus de lecture, fiches. » Les mouvements sociétaux post-1968 profitent incontestablement au développement de la maison et de son catalogue : « On a surfé avec ça, mais sans s’en rendre compte, car personne n’aurait pu imaginer, en 1971 ou 1972, que la société allait changer aussi radicalement. » (Jean Delas). Durant ses premières années, l’école des loisirs privilégie les albums. C’est ainsi qu’entre 1965 et 1974 les petits français découvrent des livres, déjà connus et appréciés dans leurs contrées d’origine, signés Tomi Ungerer (Les trois brigands), Maurice Sendak (Max et les Maximonstres, après une première édition chez Delpire), Arnold Lobel (Ranelot et Bufolet), Leo Lionni (Petit-Bleu et Petit-Jaune), Peter Spier (Les animaux ont la parole), Mitsumasa Anno (Jeux de construction), Iela et Enzo Mari (Les aventures d’une petite bulle rouge), Binette Schroeder (Fleur de Lupin). « Les meilleurs albums de l’époque qui sont encore les meilleurs aujourd’hui. » (Jean Delas). À compter de 1976, entrent au catalogue Yvan Pommaux, Philippe Dumas, Michel Gay, Frédéric Stehr, Claude Boujon. Au fil des ans, les innovations et initiatives éditoriales de l’école des loisirs se multiplient : création, à Paris, de la librairie spécialisée Chantelivre (1974), création de « Renard poche », première collection de poche jeunesse française (1975), création de la collection d’albums en format réduit « Lutin poche » (1977), premières publications de romans (1978), création d’une collection de documentaires et d’une collection de classiques abrégés destinées aux collégiens (1978), création de « Kilimax », formule d’abonnement pour jeunes lecteurs prenant fortement appui sur l’école (1981), accueil de Geneviève Brissac qui prend la responsabilité des collections de romans (1989), premiers albums filmés (2010). Faut-il citer ici, illustrateurs et auteurs confondus (et en en omettant de nombreux que la maison a « pris sous son aile »), Claude Ponti, Philippe Corentin, Grégoire Solotareff, Marie-Aude Murail, Nadja, Stéphanie Blake, Magali Bonniol, Pascale Bougeault, Soledad Bravi, Chen Jiang Hong, Bénédicte Guettier, Kimiko, Alan Mets, Dorothée de Monfreid, Audrey Poussier, Alex Sanders, Catharina Valckx, Susie Morgenstern, Marie Desplechin, Anaïs Vaugelade, Malika Ferdjoukh, Sophie Chérer, Agnès Desarthe, Christophe Donner, Christophe Honoré, Christian Oster, Xavier-Laurent Petit, Florence Seyvos, Brigitte Smadja, Valérie Zenatti ? En 2013, après cinquante ans de maison, Jean Delas passe la main à son fils, Louis Delas, alors directeur général de Casterman, et il prend sa retraite à Hossegor (Landes), créant une association de lutte contre l’illettrisme et réalisant un de ses vieux rêves : créer un festival du livre pour la jeunesse sur les terres de son enfance. Ce sera l’annuel Lire sur la vague dont la prochaine édition est programmée pour juin 2026.  En 2015, Jean Delas avait reçu la Légion d’honneur lors d’une joyeuse cérémonie dont Tomi Ungerer était le maître de cérémonie et au cours de laquelle l’éditeur avait tenu à préciser : « Le marketing a pris le pouvoir un peu partout alors que, pour nous, c’est un mot tabou, et ce n’est pas un genre que l’on se donne. » Quelques années plus tôt, il avait expliqué : « Nous sommes certains que les enfants méritent le meilleur des adultes, et donc que tous les enfants méritent les meilleures œuvres, partout. Et nous savons que tout cela ne peut advenir qu’en travaillant de manière collective, au sein de l’incroyable chaîne du livre que la France et, plus largement, la francophonie ont su construire. » Dans cette chaîne, Jean Delas a toujours eu une attention particulière pour les enseignants auxquels il avait rendu un bel hommage dans un entretien de 2009 pour La Revue des livres pour enfants. Son évocation remonte aux premières années du CRILJ et toutes les personnes citées en étaient membres : « Du côté des pédagogues, certains militaient beaucoup, des purs et durs, qui se battaient déjà pour que les livres de jeunesse entrent à l’école, et par la grande porte : Jacqueline et Raoul Dubois, Germaine Finifter, des professeurs d’écoles normales : Aline Roméas, Paulette Lassalas, Jacqueline Held. C’était une sorte d’armée des ombres qui menait son combat, avec des réunions le soir, sous les préaux d’école, auxquelles je participais parfois avec quelques courageux confrères. » Parmi les témoignages publiés à l’annonce du décès de Jean Delas, citons celui de Nathalie Brissac, directrice de la communication de l’école des loisirs : « L’enfance était au cœur de la vie de Jean, qui était lui-même resté un enfant. Il a toujours donné la priorité aux plus petits, aux plus éloignés de la vie des adultes dont il savait qu’ils sont des êtres intelligents et sensibles. Il a toujours pris au sérieux les enfants. » Citons également Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition (SNE) : « Grand défenseur de la littérature jeunesse qui a transformé en 1965 les éditions de l’école en maison d’édition l’école des loisirs, Jean Delas s’est fortement engagé en faveur de l’émancipation personnelle de chacun par le livre, l’éducation, le plaisir et la culture, quel que soit son âge. Il a participé activement aux travaux du groupe jeunesse et du bureau du Syndicat national de l’édition. »

DÉDICACES – Rencontres avec Béatrice Alemagna à l’occasion de la sortie de son nouvel album Qui des deux ? (école des loisirs),  le samedi 21 mars 2026,  à 16 heures, à la librairie L’Atelier, 2bis rue du Jourdain, à Paris, et le samedi 28 mars, de 15 heures à 18 heures, à la librairie Le Nénuphar, 17 rue des Sablons, à Fontainebleau.

CAMPAGNE DE PRÉ-ACHAT –  Un message d’Olivier Bonhomme, pour l’atelier du Poisson soluble : « Le fond de l’air est brun. Nous étions pourtant prévenu que « le ventre [était] encore fécond ». Mais à force d’ambiguïtés, de compromissions et d’accommodements, de « dédiabolisation » et propagande décomplexée, « la peste brune » menace, s’impose et frappe de nouveau. Dans une accélération tout bonnement sidérante, c’est même l’antifascisme qui est en voie de décrédibilisation, voire de criminalisation. Il y a dix ans, nous avions publié, écrit et illustré par Yann Fastier. Avec cet album documentaire, il s’agissait de proposer aux jeunes lecteurs une figure intègre et la façon dont la résistance au fascisme s’organisait en temps de guerre. Aujourd’hui, sa réimpression nous semble absolument nécessaire. » Le lien vers la cagnotte Ulule est ici.

LECTURES SCOLAIRES – La prochaine rencontre organisée par L’École des lettres aura lieu le mercredi 8 avril 2026, de 14 heures à 18 heures, 11 rue de Sèvres à Paris ou à distance via Zoom. Titrée Lectures scolaires : renouveler les approches. Quelques unes des questions qui seront traitées : les ouvrages prescrits : culture commune ou lecture obligatoire ? ; quelles approches en classe et en dehors ? ; quels livres nous parlent ?  Programme et billetterie (gratuite) ici

EXPOSITION  – La Maison du livre, de l’image et du son à Villeurbanne accueille depuis le lundi 16 mars et jusqu’au samedi 2 mai 2026, l’exposition Dans la matière  imaginée et conçue par Marie Mirgaine, artiste associée. « Dans cette exposition, Marie Mirgaine vous invite dans son univers peuplé de personnages en papiers découpés. Plongez dans les coulisses de la création de ses albums et découvrez la technique singulière de l’autrice-illustratrice : du chemin de fer aux premiers croquis, de la préparation des matières et des textures à l’assemblage de pantins de papier. » Page dédiée ici.

REVUE –  Le numéro 3 de 2025 des Cahiers Fablijes est, sous la direction de Béatrice Ferrier et Marine Wisniewski, consacré au Théâtres d’enfance méconnus des XVIIIe et XIXe siècles. Présentation : « Ce numéro des Cahiers Fablijes part du constat qu’un pan entier du théâtre d’enfance des XVIIIe et XIXe siècles – tant dans ses textes que dans ses pratiques scéniques – demeure largement ignoré par la recherche. En mettant au jour des corpus négligés, en interrogeant leurs modalités de représentation, de circulation et de réception, ce dossier entend rendre compte de la diversité de ces expériences théâtrales. L’attention portée aux dispositifs dramaturgiques, aux choix thématiques – notamment à la représentation de la violence – et aux contextes institutionnels permet d’en mesurer la portée morale, religieuse et sociale. Il s’agit ainsi de mieux comprendre les continuités et les discontinuités qui relient ces théâtres d’enfance aux formes contemporaines du théâtre de jeunesse, aujourd’hui en plein essor, et d’inscrire ces pratiques anciennes dans une histoire culturelle renouvelée de l’enfance et de la scène. »  Il est, dans plusieurs contributions, question de violence. Le varia qui clôt le numéro signé Mathilde Lévêque porte le titre Lectures amusantes et variées : littératures étrangères en traduction dans le Journal des demoiselles (1834-1847). En ligne ici.

PARUTION – Vient de paraitre Bande dessinée et cinéma d’animation par Xavier Kawa-Topor et Pascal Vimenet. « Au fil des pages, le lecteur découvrira l’incroyable diversité des deux arts et leurs relations tumultueuses depuis deux siècles. Des mangas de Tezuka à Persepolis de Marjane Satrapi et Winshluss, des Amours de M. Vieux-Bois de Rodolphe Töpffer aux facéties de Felix le Chat, de la danse de Jerry avec Gene Kelly aux Building Stories de Chris Ware, des Avengers au professeur Moustache de Marion Montaigne, des Moomins aux premiers incunables tchèques, de l’incontournable Mickey Mouse au truculent Mister Magoo, de Little Nemo à Betty Boop et Popeye, des Pieds Nickelés d’Émile Cohl aux incursions bédéistes de Toulouse-Lautrec, des Maîtres du temps de Laloux et Moebius à Tintin ou Corto Maltese, de Manara aux Schtroumpfs, de Métal hurlant au studio Ghibli, de Muybridge aux Shadoks, de Superman aux Chroniques birmanes de Guy Delisle, Bande dessinée et cinéma d’animation propose un tour du monde en plus de 500 pages et autant d’images. » Les Impressions nouvelles 2026, 560 pages, 32,00 euros.

SALON – Les Éditions Éveil & Découvertes, en partenariat avec le Comité des foires et salons, la ville de Chalon-sur-Saône et le Grand Chalon, organise la dixième  édition du Salon du livre jeunesse du vendredi 20 au dimanche 22 mars 2026 au Parc des Expositions. Après une journée dédiée aux scolaires le vendredi, les journées de samedi et dimanche seront ouvertes au grand public. Tarif entrée : trois euros (gratuit pour les moins de seize et les  personnes en situation de handicap). Trente-quatre auteurs et illustrateurs, une trentaine d’éditeurs (dont sept de Bourgogne-Franche Comté), quatre libraires chalonnais, huit auteurs en auto-édition (sic), une exposition consacrée au Père Castor, de nombreux stands, de nombreuses activités. Le samedi 21, à 9 heures 30, 10 heures 30, 15 heures et 16 heures, en accès libre et gratuite, la compagnie Cirque Pépin offrira aux plus petits, dans les salons du Colisée, quatre représentations de leur spectacle Mauvaise graine et drôle de pousse. Page Facebook ici.

PARUTION – Vient de paraitre Nos enfants, l’urgence d’agir ! manifeste pour l’écriture signé Isabelle Carré et Delphine Saubaber. « Constatant la dégradation du niveau scolaire en lecture et en écriture, la toute-puissance des écrans et de l’intelligence artificielle, Isabelle Carré et Delphine Saubaber dénoncent, dans cet ouvrage, le risque d’une génération privée de pensée autonome et d’expression personnelle. S’appuyant sur leur expérience d’animatrices d’ateliers d’écriture, elles témoignent du pouvoir libérateur et structurant des mots, capables d’aider les jeunes à se construire et à s’émanciper. Un texte court, clair, engagé, qui dit l’urgence sociétale et politique, et invite parents, éducateurs et décideurs à revaloriser l’écrit comme outil fondamental de transmission et d’éducation. Un manifeste qui donne aussi la voix aux jeunes. »Robert Laffond 2026, 160 pages, 15,90 euros.

FAIRE SALON À PART – Ce week-end, à un mois du Festival du livre de Paris où ne seront présentes que trois maisons liées au groupe, Hachette, troisième conglomérat mondial du secteur, contrôlé par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, fêtait ses 200 ans, sous la nef du Palais Brongniart, ancien temple de l’économie et de la finance. « Je ne serais pas venue si ce n’était pas gratuit, je n’aurai pas donné d’argent à Bolloré. Et je n’irai pas sur le stand de Fayard parce que je ne suis pas d’accord avec ce qu’ils publient. » (Emma, traductrice).  Arnaud Lagardère, lui, regarde vers l’avenir : « Si ça se passe bien, on refera tous les ans, on est bien ici, non ? »

RECOMMANDATIONS – Le jury du prix Hans Christian Andersen qu’organise l’IBBY (Union internationale pour les livres de jeunesse) recommande vingt-et-un livres exceptionnels nominés au prix Hans Christian Andersen 2026. La liste est ici. Il y a un album français.

EXPOSITION – A l’église Saint-Étienne, 30 place du Martroi, à Beaugency (Loiret), depuis le jeudi 5 mars et jusqu’au mardi 7 avril 2026, l’exposition Au delà des frontières liée au quarante-et-unième Salon du Livre Jeunesse Val de lire accueillera des œuvres de Natali Fortier (plasticienne), Ulysse Malessagne (bédéaste), Stéphane Kiell (illustrateur) et Sourya Sihachakr (mangaka). Visite guidée avec les artistes, le dimanche 29 mars, à 12 heures 15.       

DONATION – Le Musée de la Bande Dessinée de Bruxelles accueille au sein de ses collections le fonds documentaire légué par Philippe Goddin, historien de la bande dessinée, secrétaire général de la Fondation Hergé pendant dix ans et président de l’association Les Amis d’Hergé. Composé de documents d’une richesse exceptionnelle, soigneusement structurée et organisée, ce fonds documentaire a été transmis avec la volonté affirmée de le rendre accessible aux chercheurs, comme il l’avait déjà fait à de nombreuses reprises de son vivant.

PARUTION – Paru il y a quelques temps, Le conte et la silhouette : archéologie d’une rencontre par François Fièvre. Préface : Stead Évanghélia. « L’association du genre littéraire du conte à la forme visuelle de la silhouette est aujourd’hui un lieu commun qui donne leur forme, d’Arthur Rackham à Michel Ocelot, à de nombreux livres illustrés et productions audiovisuelles. Elle n’a pourtant pas toujours eu lieu d’être, et il est possible de retracer l’histoire de leur rencontre au carrefour de l’histoire de l’art, des études littéraires, de la philosophie et de l’anthropologie culturelle. Qu’est-ce qui lie, esthétiquement, cette image fruste et austère qu’est la silhouette, noire et de profil, au genre simple et réputé enfantin du conte tiré de la tradition orale ? En analysant les rapports entre conte et silhouette dans l’histoire du film d’animation du XXe siècle (Michel Ocelot, Lotte Reiniger), mais aussi dans les arts graphiques et dramatiques du XIXe siècle (portraits en silhouettes et découpages de l’époque romantique, théâtre du Chat Noir, ombromanie), cet essai veut faire l’archéologie d’une rencontre qui remonte jusqu’à l’Antiquité de Pline et de Platon, voire jusqu’aux grottes ornées du Paléolithique. Jusqu’à imaginer, au fil de cette plongée dans l’archaïque, que l’ombre serait la première image, là où le conte serait la première œuvre littéraire. » Presses universitaires de Rennes 2024, 248 pages, 22,00 euros.

EXPOSITION – La galerie Jeanne Robillard, 38 rue de Malte à Paris, propose, du mercredi 18 au jeudi 25 mars 2026, une exposition Un air de famille consacrée à Quentin Gréban. « Depuis la parution de son album Maman en 2018, Quentin Gréban a peu à peu construit une vaste fresque autour de la notion de famille, explorant tour à tour la maternité, le couple (Amoureux, 2020), la paternité (Papa, 2023). Le dernier né de cette série, récemment paru aux éditions Mijade lui aussi, est dédié aux Grands-Parents. Cette exposition présente l’intégralité des illustrations originales du livre, ainsi qu’une sélection d’aquarelles et de dessins issus des précédents ouvrages de la série. Vernissage le mercredi 18 mars, à 18 heures.

DÉDICACES – La librairie des Pertuis. 27 rue de la République, à Saint-Pierre-d’Oléron (Charente-Maritime) accueille l’illustrateur Jérémy Pailler le samedi 14 mars 2026, à 10 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Les Secrets de la Collection du Lombard par Olivier Bigard et Jérôme Dupuis. « Si des albums comme La Marque Jaune, Le Pilote sans visage ou Chlorophylle contre les rats noirs sont aujourd’hui considérés comme des classiques, leur publication fut loin d’être un long fleuve tranquille. Secrets de fabrication, chiffres de tirages, démêlés avec la censure, valeurs plutôt conservatrices : grâce à une riche iconographie, souvent inédite, les auteurs explorent les coulisses de cette collection qui va exister plusieurs années. L’ouvrage propose aussi un recensement exhaustif et une chronologie complète des 64 albums de la Collection du Lombard. Richement illustrée et commentée, il établit une classification des 2ème plats et répertorie toutes les éditions originales, rééditions et autres tirages rares, révélant au passage nombre de variantes inconnues. Un outil attendu de longue date par tous les collectionneurs, experts de maisons de vente et lecteurs passionnés souhaitant se replonger dans cette véritable  madeleine  des Trente Glorieuses. » PLG 2026, 304 pages, 30,00 euros.

GUERRE EN UKRAINE – Dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 février 2026, la maison d’IBBY Ukraine, Bibliothèque nationale d’Ukraine pour les enfants, a subi des dégâts importants à la suite d’une vague dune explosion lors d’une attaque russe. Les fenêtres et les portes du balcon ont été endommagées, de nombreuses fissures dans les murs et les éléments structuraux ont été constatés, et la zone d’abri et certains équipements informatiques ont été partiellement affectés. L’étendue des dégâts nécessite des travaux urgents de réparation et de restauration Heureusement, aucun membre du personnel ou visiteur n’a été blessé. La bibliothèque continue de fonctionner pendant que les travaux de récupération sont en cours. Déclaration d’IBBY Ukraine : « En ce moment, la principale maison de livres pour enfants de notre pays a besoin d’urgence de restauration. Nous sommes profondément reconnaissants à tous ceux qui sont en mesure de nous soutenir financièrement ainsi qu’à nos jeunes lecteurs afin d’aider à éliminer les conséquences de l’attaque. » L’adresse de la section IBBY Ukraine est ici.

EXPOSITION – Du vendredi 13 mars au vendredi 22 mai 2026, aux Fonds patrimoniaux de la Ville de Liège, Îlot Saint-Georges, à Liége (Belgique), en collaboration avec les Ateliers du Texte et de l’Image et avec la Fondation Monique Martin, présentation d’une exposition Ernest, Célestine et les autres. 100 œuvres originales, livres et objets personnels. « Je ne dessine pas pour les enfants, mais bien pour ceux qui aiment les enfants, qui aiment les gens, qui observent les gens de l’intérieur […] Ce n’est pas un dessin enfantin. C’est du dessin, tout simplement. » (Monique Martin dite Gabrielle Vincent). Informations complémentaires à cette adresse.ANIMATION  – Ce sera le samedi 14 mars 2026, de 10 heures à 18 heures 30, à la librairie L’Arbre à palabres, 1 place Aristide Briand, à Villers-Cotterêts (Aisne). « Au cœur de la librairie de la Cité, cherche les indices et retrouve le trésor perdu. À l’occasion de la sortie de la nouvelle série de livres pour enfants des Éditions du patrimoine « Mission Monuments », venez enquêter en famille à la Cité internationale de la langue française. Munissez-vous de votre loupe pour ne pas passer à côté des indices. Ta mission ? Aide nos trois héros détectives à résoudre l’enquête et retrouve les indices cachés dans la librairie de la Cité, le trésor t’attend. » C’est gratuit. À partir de 8 ans.

IL PLEUT TOUJOURS OÙ C’EST MOUILLÉ (2) –  En 1997, JK Rowling, mère de famille qui avait bien du mal à joindre les deux bouts, trouve avec quelques difficultés un éditeur pour Harry Potter à l’école des sorciers, premier tome d’une série appelée à un succès mondial. 500 exemplaires, pas plus, chez Bloomsbury Publishing qui n’y croit qu’à moitié. En 2026, pour célébrer le vingt-cinquième anniversaire de la saga « Harry Potter » (sept titres), Warner Bros. Discovery France déploie une programmation mêlant événements et collaborations. Dès le début de l’année, de nouveaux produits dérivés chez Lego, des guides dédiés aux personnages chez Gallimard, un carré de soie à l’honneur des Patronus de la maison Malfroy. Plus tard, d’autres partenariats comme celui avec la chaine de restaurants Au Bureau qui créera, du mercredi 6 au dimanche 31 mai, la saison de la Biereaubeurre ou, en fin d’année, des cinés concerts où la musique de John Williams sera à l’honneur. Point d’orgue de ces commémorations, le samedi 29 août, ce sont les jardins du Château de Versailles qui accueilleront, à destination des fans du monde entier, l’annuel rendez-vous Retour à Poudlard.

DÉDICACES – La librairie La Rêverie, 170 rue nationale, à La Châtre (Indre) reçoit Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail le vendredi 13 mars 2026, 18 heures, pour les deux tomes de « Francoeur » parus à l’école des loisirs.

EXPOSITION – Isabelle Simler, autrice et illustratrice, expose, depuis le vendredi 7 et jusqu’au samedi 28 mars 2026,  Du dessin à la rêverie, au musée PloumExpo, 9 rue Kergillouard, à Ploumagoar (Côtes-d’Armor). « J’aime dessiner le vivant, la nature, les animaux et leur comportement. Le dessin est pour moi un prétexte pour mieux observer. Cc’est d’ailleurs ma mamie, dans son jardin, qui m’a donné cette envie. Mon exposition est composée d’illustrations issues de trois albums : Maison sur le thème de l’habitat construit par les animaux, notamment de nombreux insectes, oiseaux et quelques mammifères ; Carnet lointain sur des créatures imaginaires ou des animaux disparus depuis longtemps ; et D’après nature conçu comme un carnet de croquis sur le vif. » Le 21 mars, à 10 heures, à PloumExpo, atelier dessin avec l’artiste (dès 7 ans, sur réservation au 02 96 11 10 10) et, l’après-midi, séance de dédicaces à la librairie Mots et Images de Guingamp.

EXPOSITION – Le Salon d’art, 81 rue de l’Hôtel des Monnaies à Bruxelles (Belgique) expose, du lundi 9 mars au samedi 25 avril 2026, des œuvres récentes de Paul Cox. « Je me souviens que ma grand-mère m’avait appris la broderie, dont j’ai créé des kilomètres quand j’étais enfant. De là vient sûrement mon obsession des trames, nourrie aussi par mon goût pour les ikats indiens et japonais, les tartans, le dos des étiquettes brodées, les boro japonais, les scènes vues à travers des stores dans les ukiyo-e, Agnès Martin, les tissus des Masaïs, Piero Dorazio, Élise Peroi, Marie-Cécile Aptel et tant d’autres. » Site du Salon d’art ici.

CIRCULATION EUROPÉENNE – La première journée d’étude du projet transhistorique Les circulations de la littérature enfantine en Europe (équipe LCE), se tiendra à l’Université d’Artois, Maison de la Recherche, salle I.0.02, le vendredi 13 mars 2026, de 13 heures à 16 heures 45, à l’initiative de Béatrice Ferrier et David Marcinkowski. Elle est consacrée aux circulations de Don Quichotte dans la littérature d’enfance et de jeunesse en Europe, XVIIIe-XXIe siècles. Le programme détaillé est ici.

RENCONTRE – La librarie-galerie Jaune citron, 9 rue des Carmes à Orléans (Loiret) qui présente, depuis le mardi 27 janvier 2026, une exposition Voir et savoir consacrée à l’illustratrice Fanny Pageaud, accueille l’artiste et Brigitte Morel, son éditrice, le samedi 14 mars, de 15 heures 30 à 18 heures.

AVEC PUIS SANS AMAZON – Le Syndicat de la librairie française avait annoncé son retrait de l’édition 2026 du Festival du livre de Paris, n’acceptant pas le partenariat conclu entre Paris Livres Evénements, filiale du Syndicat national de l’édition, et l’entreprise américaine du e-commerce Amazon. Dans un communiqué, l’organisation professionnelle (qui regroupe près de 850 librairies indépendantes) avait fait valoir qu’Amazon n’est pas un ami du livre, considérant que le groupe constitue, « par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires« . Le SLF juge « irresponsable, au nom d’intérêts financiers de court terme, d’offrir à Amazon une telle visibilité et honorabilité à l’occasion d’une manifestation qui se veut la vitrine de la création et de l’édition françaises ». Dernière minute : pour éviter une perturbation du festival, Amazon décide de renoncer au partenariat conclu avec Paris Livres Evénements.

APPEL À CONTRIBUTION – La revue Strenae publie un appel à contributions pour un prochain numéro intitulé Transporter l’enfance par le jeu : la fabrique du monde dans les jeux de société, XIXe-XXIe siècles. dossier est dirigé par Hélène Valance (INHA). Date limite de remise des propositions : lundi 8 juin 2026. L’argumentaire assorti d’une bibliographie est ici.

RENCONTRE – À la Librairie Internationale, 13 rue Sainte Ursule à Toulouse (Haute Garonne), le mercredi 11 mars 2025, à 17 heures, rencontre croisée entre Solène Ayangma et Nathalie Bernard. « Les livres de Solène Ayangma, Les frontières écarlates, aux éditions Talents hauts, et de Nathalie Bernard, La part du vent, aux éditions Thierry Magnier, ont été sélectionnés pour le Prix Vendredi, premier prix national de littérature adolescente. Solène Ayangma a remporté l’édition 2025 du Prix Vendredi. Nous parlerons des  romans des deux autrices, de leur rapport à la littérature jeunesse et de leur travail d’écriture. » Double séance de dédicaces à 18 heures.

PÉRIL EN LA DEMEURE – Fondées en 1986 par Danielle Dastugue, les éditions du Rouergue fêtent en 2026 leurs quatre décennies d’existence. Un anniversaire terni par des perspectives incertaines pour la collection d’albums jeunesse créée par Olivier Douzou suspendue depuis juin 2025 par Actes Sud. Un collectif d’auteurs et d’autrices baptisé Roule toujours, accompagnés de professionnels du livre et de l’édition, tente d’obtenir des garanties quant à la pérennité du catalogue, manifestant une inquiétude légitime  quant à son avenir, « essentiel pour l’existence d’une œuvre collective riche, reconnue depuis plus de trente ans  ». Pour correspondre avec le collectif, l’adresse est ici.

EXPOSITION – La Galerie 9e art, 4 rue Crétet à Paris, présente, du jeudi 5 mars au samedi 4 avril 2026, une exposition d’œuvres inédites de Jean-Claude Mézières, pionnier de la bande dessinée de science-fiction française. « Cette exposition propose au visiteur de se replonger dans les aventures de Valérian et Laureline en explorant la richesse de l’univers dessiné par Jean-Claude Mézières et fait dialoguer des œuvres issues de différents projets de cet artiste afin d’en observer les similitudes et les singularités. »

APPEL À CONTRIBUTION – ATD Quart monde prépare le numéro 278 de juin 2026 de sa revue titré Comme on en parle : la représentation de la pauvreté. Les articles (qui peuvent regarder du côté de l’enfance) sont attendus pour le mercredi 1ier avril. Le texte de l’appel est à demander à cette adresse.

PATRIMOINE – Millions of Cats que Wanda Gág (1893-1946) publie en 1928 chez Coward-McCann, est, cette année, nouvel entrant dans le domaine public américain et le plus vieux livre américain pour enfants toujours disponible sans discontinuité. L’ouvrage avait, en 1929, obtenu le Newbery Honor, récompense rarement attribuée à un album. Cette histoire de vieille dame désirant un chat à aimer n’est peut-être pas seulement ce qu’elle semble être à la première lecture. À la lumière du positionnement à gauche de Wanda Gág, certains y voient une allégorie anti-capitaliste. Ce qui ne serait pas impossible de la part de cette artiste qui collabora au magazine The liberator, organe du Parti communiste américain. En France, l’album a été traduit par Bruno de Salle avec pour titre Des chats par millions (Circonflexe, 1992).

EXPOSITION – La bibliothèque Georges Brassens, 38 rue Gassendi à Paris, propose, depuis le samedi 28 février et jusqu’au samedi 9 mai 2026, une exposition Chouchou ! consacrée à Adrien Albert. Un partenariat avec l’école des loisirs. « Adrien Albert est né en 1977 à Nantes. Successivement licencié en droit public, métallurgiste, vidéaste, majordome, cuisinier, brûleur de meubles et dessinateur de presse, il se consacre aujourd’hui à la création de livres pour enfants. C’est en découvrant un lapin couronné dans un livre d’heures du Moyen Âge qu’il a eu l’idée de son premier album, Seigneur Lapin. Plusieurs autres ont suivi, poétiques et renfermant de belles leçons de vie, parmi lesquelles Chantier Chouchou debout et ChocoTrain. » Rencontre avec l’artiste le samedi 21 mars, de 15 heures à 17 heures, pour des lectures, petites leçons de dessin, présentation d’illustrations originales, etc. Sur réservation à cette adresse.

APPEL À CONTRIBUTION – La Petite bibliothèque ronde de Clamart lance un appel à contributions pour la huitième édition de sa revue annuelle La rOnde qui traitera du sujet  Être bibliothécaire jeunesse aujourd’hui : entre héritages et nouveaux défis. La date limite de réception des propositions d’articles est le samedi 14 mars 2026. L’appel est ici.

À VOIR EN FAMILLE – Arco d’Ugo Bienvenu a reçu le César 2026 du meilleur film d’animation. « En 2075, une petite fille de 10 ans, Iris, voit un mystérieux garçon vêtu d’une combinaison arc-en-ciel tomber du ciel. C’est Arco. Il vient d’un futur lointain et idyllique où voyager dans le temps est possible. Iris le recueille et va l’aider par tous les moyens à rentrer chez lui. » Il reçoit également le César de la meilleure musique originale.

EXPOSITION – Du mercredi 3 mars 2026 au jeudi 2 avril 2026, à la Maison de la Francité, 18 rue Joseph II à Bruxelles (Belgique), exposition des originaux de l’album Cric ! Crac ! Les taupes passent à l’attaque de Nina Neuray et Aurélien Dony (Cot Cot Cot, 2025). Vernissage le mardi 3 mars à partir de 18 heures.

QUART D’HEURE NATIONAL – Le Centre national du livre mobilise les entreprises, les administrations, les associations, les centres sociaux, les EHPAD, les écoles, les bibliothèques et les librairies. « Cette opération nationale symbolique vise à sensibiliser l’ensemble des citoyens à l’importance de la lecture, et à encourager toutes les organisations, publiques et privées, à mettre en place, en leur sein, des projets réguliers autour du livre et de la lecture. Le mardi 10 mars 2026, lisez et participez, vous aussi, au Quart d’heure de lecture national. » Sur le site du CNL, une compilation de premiers chapitres jeunesse majoritairement issus de la rentrée littéraire de janvier. 800 pages tout de même. C’est ici.

DISPARITION – Le documentariste Frederick Wiseman est décédé le lundi 16 février 2026. Il avait 96 ans. Parmi plus de cinquante films, généralement très longs, dans lesquels il explore  par l’image, sans interview ni commentaire, la vie sociale, les institutions et les pratiques humaines, relevons, en 2017, Ex Libris : The New York Public Library. « Frederick Wiseman investit une grand institution du savoir et la révèle comme un lieu d’apprentissage, d’accueil et d’échange. La New York Public Library incite à la lecture, à l’approfondissement des connaissances et est fortement impliquée auprès de ses lecteurs. Grâce à ses 92 sites, la troisième plus grande bibliothèque du monde rayonne dans trois arrondissements de la ville et participe ainsi, à la cohésion sociale des quartiers de New York, cité plurielle et cosmopolite. »

LE MONDE EN BLEU – Chez McDonald’s, dès ce mois et pour une durée limitée, les Schtroumpfs s’invitent dans le menu Happy Meal (en principe) réservé aux enfants. En accompagnement du burger, il sera possible d’opter soit pour un puzzle – cinq modèles sont proposés – soit pour un album à choisir entre Le Schtroumpf Paresseux cherche le sommeil ou Le Schtroumpf Paysan et les envahisseurs.

EXPOSITION – La Médiathèque René Garnier, 14 avenue de la Gare à Retournac (Haute-Loire, accueille, depuis le mardi 24 février et jusqu’au vendredi 6 mars 2026, une exposition Le monde tout en tissu consacré à l’univers de Frédérick Mansot, soit plus de 36 illustrations originales, issues de six de ses albums jeunesse. « Chaque œuvre révèle une technique unique de peinture sur tissu, où les motifs et couleurs du textile servent à enrichir le récit visuel. À travers ces créations, les visiteurs voyagent dans différentes régions du monde, notamment la Chine, l’Inde, l’Afrique et l’Amérique du Nord, et découvrent la diversité culturelle et artistique des motifs traditionnels. » Une réalisation de l’ Imagier vagabond.

LOI DU 16 JUILLET 1949 – Le ministère de l’Intérieur vient d’interdir à la vente aux mineurs, par arrêté pris le lundi 23 février 2026, l’ouvrage Moi, la jeune Musulmane, écrit par le docteur Ahmad Ibn Moubarak ibn Qadhlan Al Mazru’i et publié par les éditions Ibn Badis (2024), le titre présentant des éléments « susceptibles de nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral de l’enfance et de la jeunesse ». Conclusion de l’arrêté : « Considérant que les propos invitant à l’obéissance et à la soumission de la jeune fille, prônant l’interdiction de sortir de son domicile, ainsi que la prescription à se comporter et s’habiller différemment des hommes sont des incitations à la discrimination envers les femmes ; que les propos visant à créer une hostilité envers les « occidentaux » sont susceptible de constituer une incitation à la haine et à la discrimination envers certaines catégories de personnes ; que les restrictions préconisées et les injonctions contenues dans cet ouvrage sont de nature à nuire à l’épanouissement physique, mental ou moral de l’enfance et de la jeunesse et présentent un danger pour les mineurs qui pourraient l’acquérir. »

DESTINATION BOLOGNE (2) – Le catalogue de l’édition 2026 du Voyage à Bologne qu’organise la Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse depuis quatorze années est ici. Très élégant et très informatif.

HENRI DÈS – Au Beffroi de Montrouge (Hauts-de-Seine), dans la cadre du Paris Guitar Festival, le dimanche 8 mars 2026, à 15 heures, il sera là, à 96 ans, pour les petits et leurs parents. « Entre Henri Dès et les spectateurs, la complicité s’installe dès les premières notes. 50 ans de carrière, 200 chansons, 4.5 millions d’albums vendus, 30 écoles qui portent son nom, une centaine de fois l’Olympia, 15 disques d’or, une mélodie composée pour le carillon de la cathédrale de Genève, une entrée dans le Larousse 2012, une web radio qui passe ses chansons 24 heures sur 24 et surtout un nombre incalculable de lumières dans les yeux des enfant. » Réservations ici.

JEAN-CLAUDE POIRIER – La Galerie Champaka, 27 rue Ernest Allard à Bruxelles (Belgique), consacre, du jeudi 5 au samedi 21 mars 2026, une exposition-vente, à Jean-Claude Poirier, occasion de redécouvrir le créateur d’Horace et de Supermatou, récemment réédités par les Éditions Revival. « Auteur disparu trop tôt (1942-1980), Jean-Claude Poirier reste une voix à part dans la BD franco-belge. Les lecteurs de Pif Gadget se souviennent forcément d’Horace, le cheval de l’Ouest plus futé que son cow-boy, et de Supermatou, super-héros loufoque flanqué de son chien Robert. À travers ses planches originales, on retrouve ce style immédiatement reconnaissable, mêlant poésie, douceur et humour délicieusement absurde. Un auteur unique, toujours aussi moderne. » Vernissage le mercredi 4 mars. Site de la galerie ici.

PARUTION – Paru il y a quelques années, Les Lumières de la jeunesse : les réécritures pour le jeune public au XVIIIe et au début du XIXe siècle, sous la direction de Ugo Dionne & Michel Fournier. « Cet ouvrage s’intéresse aux réécritures pour le jeune public en France, au XVIIIe et au début du XIXe siècle. En abordant les multiples facettes de ce genre, les contributions permettent de mieux comprendre l’émergence de la littérature pour la jeunesse, tout en jetant un regard original sur la culture écrite des Lumières. »  Liverpool University Press 2023, 368 pages, 75,00 livres.

EN FAMILLE – Au Lucernaire, 53 rue Notre-Dame-des-Champs à Paris, depuis le samedi 21 février et jusqu’au jusqu’au dimanche 10 mai 2026, Olivier Twist d’après Charles Dickens. Adaptation et mise en scène : Ned Grujic. « Emporté dans un souffle épique par six jeunes comédiens-chanteurs-danseurs, le chef-d’œuvre de Dickens devient une grande comédie musicale. Les artistes nous emmènent dans les bas-fonds de Londres en nous contant cette histoire à la façon des bonimenteurs du XIXe siècle. Ils deviennent tour à tour Oliver Twist, Nancy la fille des rues, Bill Sikes le truand, le retors Fagin, Charley l’enfant rigolard ou le rusé Finaud. » Réservations ici.

PARUTION – Paru il y a quelques temps, Dans la fabrique des contes de Perrault par Pierre-Emmanuel Moog. « Les contes de Perrault comportent peu de surnaturel mais sont parsemés d’invraisemblances apparentes. Cet essai prête attention aux moindres anomalies stylistiques et narratives, en prenant en compte les mœurs du temps, pour mieux dégager les procédés de fabrication des contes et certains de leurs enjeux. » Classiques Garnier 2024, 412 pages, 48,00 euros en édition brochée, 97,00 euros en édition reliée.

HISTOIRE DE FESSES – Le mardi 27 janvier 2026, la Cour d’appel du Mississippi a réintègré Toby Price, assistant principal à Gary Road Elementary School, dans le comté de Hinds (USA), licencié après une lecture à voix haute jugée inappropriée par sa hiérarchie. Le livre en cause : Need a New Butt! de Dawn McMillan et Ross Kinnaird, album largement vendu reposant sur un humour pipi-caca que les enfants ne dédaignent pas.  La cour a, d’une part, relevé l’absence d’avertissement préalable sur l’interdiction de ce titre et a, d’autre part, souligné le décalage entre la sévérité de la sanction disciplinaire prise à l’encontre de Toby Price et un environnement scolaire où d’autres livres, accessibles aux élèves, montrent des scènes de nudité enfantine stylisée ou multiplient les occurrences du mot butts (fesses). Le district a fait appel.

FORMATION – La Bibliothèque départementale des Ardennes invite à une journée interprofessionnelle Voir, imaginer, grandir : l’image en petite enfance organisée dans le cadre de la huitième édition du Printemps de la Petite Enfance, le jeudi 12 mars 2026, de 9 heures à 16 heures 30, au Centre de Congrès des Vieilles-Forges Les Mazures. Cette journée de formation interprofessionnelle, soutenue par le Ministère de la Culture dans le cadre de l’opération Premières Pages, s’adresse à l’ensemble des acteurs de la petite enfance : professionnels de crèches et de structures d’accueil, bibliothécaires, enseignants, assistantes maternelles, personnels de PMI, acteurs associatifs et culturels. Conférence, le matin, par l’association Premiers Cris, consacrée à la déconstruction des préjugés autour des usages numériques des jeunes enfants. L’après-midi sera dédiée à des Ateliers pratiques, l’après-midi, permettant aux participants de découvrir, expérimenter et échanger autour de démarches concrètes. Page dédiée et programme détaillé ici. Inscription à cette adresse jusqu’au lundi 2 mars.

JEUNE PUBLIC – Au Théâtre Le Ranelagh, 5 rue des Vignes à Paris, depuis le samedi 31 janvier et jusqu’au samedi 28 mars 2026, chaque samedi à 11 heures et les mercredis, jeudis et vendredis, même heure, pendant les vacances scolaires, Loulou de Grégoire Solotareff mis en scène par Marion Monier et Giada Melley. « Amitié et différence, peur et conscience de soi sont les thèmes du livre à succès signé Grégoire Solotareff repris dans ce spectacle mêlant théâtre, chant, marionnettes, ombres chinoises et musique en direct. Ne connaissant pas les règles qui sont censées les rendre ennemis, Loulou le loup et Tom le Lapin deviennent, contre toute attente, les meilleurs amis du monde. Ils grandissent ensemble, jouant tantôt à « peur-du-loup », tantôt à « peur-du-lapin », jusqu’au jour où le jeu dérape. » Réservations ici.

CONTRE L’INSTRUMENTALISATION – Romanciers, historiens, écrivains, sociologues ou élus, cent-quatre-vingt personnalités appellent au sursaut « contre l’instrumentalisation de la mort de Quentin Deranque par l’extrême droite, la droite, le gouvernement et les médias dominants qui cherchent ainsi à instaurer une chape de plomb sur la gauche et à inverser les rôles entre fascistes et antifascistes ». Parmi les signataires : Serge Bloch, illustrateur. Liste et texte complet ici.

ICI AUSSI – Le samedi 14 février 2026 en raison de la crue de la Charente, le Musée de la bande dessinée est fermé depuis le samedi 14 février 2026 en raison de la crue de la Charente  Si les collections ont été préservées, l’établissement exploité par la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image fait face à plusieurs milliers d’euros de pertes, en raison notamment de l’inactivité de la librairie en pleine période de vacances scolaires.

VAUDRA LE DÉTOUR – À Strasbourg (Bas Rhin), du mercredi 4 au dimanche 29 mars 2026, la onzième édition des Rencontres de l’illustration sera l’occasion pour tous les publics de goûter à la richesse et à la vitalité de ce champ artistique dont Strasbourg est la scène privilégiée. Cette année, l’animal comme langage est la thématique choisie pour colorer les expositions, les ateliers, les temps forts ou encore les journées professionnelles. Ainsi, un parcours d’affiches de l’Italienne Laura Simonati ponctuera le quai des Bateliers, tandis que les médiathèques proposeront une série d’ateliers créatifs, notamment pour le jeune public. Au musée Tomi-Ungerer-Centre international de l’illustration, 2 avenue de la Marseillaise, une vaste exposition explorera l’œuvre de F’murrr (1946-2018), auteur et illustrateur de la série de bandes dessinées « Le Génie des Alpages » que publia le journal Pilote de 1973 à 2004. Camille Potte a été invitée à proposer des commentaires graphiques du travail de F’murrr. L’exposition, inaugurée le jeudi 5 mars, sera présentée jusqu’au dimanche 30 août. Le programme complet des Rencontres de l’illustration est ici. De nombreuses propositions visent plus spécifiquement la jeunesse.

UN ANNIVERSAIRE – Gerda Muller, illustratrice de plus de cent-trente livres (dont Marlaguette de Marie Colmont et Les bons amis de Paul François) a eu cent ans le samedi 21 février 2026. Elle est résidente, depuis de nombreuses années, de la Maison nationale des artistes. L’exposition qui lui est actuellement consacrée à la Maison du Père Castor de Meuzac (Haute-Vienne) peut être visitée jusqu’au samedi 28 février 2026.

IL PLEUT TOUJOURS OÙ C’EST MOUILLÉ (1) – Pour marquer les 80 ans du Petit Prince, la Succession Saint Exupéry-d’Agay déploie un programme « où l’héritage littéraire rencontre la gastronomie, le luxe et la création contemporaine. » : une édition interactive conçue par le studio graphique MinaLima et publié par Gallimard jeunesse proposant « une centaine d’illustrations inédites et des pop-up spectaculaires pour un voyage sensoriel au cœur du texte » ; une série de pièces et de médailles de collection de la Monnaie de Paris mettant en scène le Petit Prince au milieu des monuments parisiens ; plus de 100 000 stylos BIC 4 Couleurs ou Cristal « personnalisés aux couleurs du voyageur stellaire » ; plusieurs créations exclusives (dont le Sushi Étoile, le Maki Prince, le California Rose ou le Spring Renard) proposées dans huit pays par Sushi Shop ; une collection capsule de maroquinerie, « mariage entre l’artisanat d’exception et la poésie du récit », conçue par Berlutti ; à La Poste, un timbre commémoratif (700 000 exemplaires), des carnets collector et des cahiers de vacances.

PARUTION – Vient de paraitre La mémoire des personnages, sous la direction de Françoise Lavocat. « Pendant près de trois ans, treize scientifiques ont interrogé plus de 2500 personnes sur leur relation aux personnages de fiction. Le projet de recherche, dont ce livre expose et analyse les résultats, s’est déroulé dans une quinzaine de pays autour du globe, collectant des données inédites sur la circulation des personnages, mais aussi des pratiques culturelles qui en gardent ou en perdent la mémoire. » Épistémé 2026, 304 pages, 35,00 euros. En téléchargement gratuit ici.

EXPOSITION – L’exposition Quand le petit Chaperon rouge inspire les artistes, c’était à la Bibliothèque universitaire de l’université de Pau, du jeudi 16 octobre 2025 au dimanche 9 novembre 2025, mais Isabelle Guillaume a omis de nous le signaler. Rattrapage possible en feuilletant le livret. Il est ici.

JULES VERNE N’Y EST POUR RIEN – Le carnaval de Limoux (Aude) s’est ouvert le mardi 10 février 2026. Parmi les trente-deux confréries engagées dans l’événement, c’est la bande des Blanquetiers qui a été chargée de réaliser le traditionnel char statique appelé à rester en place pendant un mois sur la place de la commune. Titré L’école de garçons Jules Verne (et de filles gentilles), il a vivement fait réagir tous ceux qui l’ont découvert. Propos d’une Limouxine : « J’étais hyper choquée en voyant le char. Ça m’a fait violence. Il est sur la place centrale, à côté d’un petit manège. Imaginez les jours de marché ou les sorties d’école. » Sur le char, en effet : un instituteur avec un nez et un menton en forme de sexe d’homme, un enfant agenouillé, pantalon baissé et fesses nues, une écolière lisant un livre pornographique, une autre avec pénis en pendentif, un soutien-gorge accroché à un portemanteau. Soit, manifestement, un tableau émaillé d’éléments à caractère pédopornographique. Mathieu Fréjus, coprésident du comité du carnaval, estime, quant à lui, qu’il ne s’agit que de grivoiserie. Alerté par le maire, la préfecture a ordonné le retrait immédiat des éléments litigieux. Une enquête a également été diligentée.

REVUE – Vient de paraitre le numéro 4 de 2025 de la revue Études de linguistique appliquée titré Les aventures du Petit Prince dans la traduction. L’avant-propos, Le Petit Prince au prisme des linguistes, est signé Jean Pruvost. Klincksieck 2025, 134 pages, 31,00 euros.

HOMMAGE – À Saint-Laurent-du-Var (Alpes-Maritimes), le nouveau square du quartier Ravet portera le nom d’André Franquin, dessinateur de Spirou et de Gaston Lagaffe, décédé dans la commune en 1997.

PARUTION –  Vient de paraitre Historiettes de Johann Peter Hebel. « A-t-on déjà vu ça ? On confie à un modeste professeur de lycée, comme par inadvertance, la rédaction de petites histoires pour un vieil almanach périclitant. Ceci se passe en Allemagne, dans le Bade, en 1803, en période de révolutions et de guerres européennes. Le petit professeur produit les historiettes requises, les plus simples qui soient : destinées au petit peuple à demi lettré des campagnes et des villes alentour. Or ces historiettes, de prose admirable, devinrent des bijoux de la littérature allemande. Au XXe siècle, elles sont admirées de Kafka, Benjamin, Bloch, Brecht, Heidegger, Wittgenstein, Canetti, Sebald. L’historiette Kannitverstan figura longtemps dans tout manuel scolaire en Allemagne, comme nous avons Le corbeau et le renard. En France, ces histoires si belles, si simples – elles sont accessibles au premier enfant venu -, restaient jusqu’à il y a peu totalement inconnues. » Pontcerq 2026, 332 pages, 23,50 euros.

PIF PIF PIF – À Saint-Tropez (Var), salle Jean Despas, place des Lices, dans le cadre du Rotary BD 2026, exposition Pif, un phénomène magique de l’édition, du lundi 16 au dimanche 22 février 2026. Le samedi 21 février, à 14 heures, projection d’un film retraçant la grande aventure de Pif et de ses gadgets en présence de son réalisateur Jean-Luc Muller et, à 15 heures, rencontre débat Pif, une mémoire collective avec les auteurs du journal Pif le Mag et de son directeur Frédéric Lefebvre. Renseignements complémentaires  à cette adresse, auprès de Jean-Pierre Dirick.

NOMINATION – Sur proposition de Régine Hatchondo, présidente du Centre national du livre (CNL), la ministre de la Culture Rachida Dati vient de nommer l’autrice Marie-Aude Murail présidente de la commission Partir en livre. Elle prendra ses fonctions lors des sessions de janvier et mars 2026.

RENCONTRE – Dans le rayon jeunesse de la Galerie Ombres Blanches, 5 rue Mirepoix à Toulouse (Haute Garonne), le samedi 21 février, de 16 heures 30 à 18 heures, séance de dédicaces avec Noémie Buissonnière, à l’occasion de la parution aux éditions Sarbacane de La maison qui courait trop vite, deuxième tome de sa série « Mélie Maginaire », accessible aux lecteur.rices à partir de 8 ans.

RÉSIDENCE – La Mairie de Cannes, avec le soutien de la DRAC et en partenariat avec le Festival du Livre de Mouans-Sartoux, lance un appel à candidatures pour une résidence d’auteur-illustrateur de 3 mois (de mi-septembre à mi-décembre 2026) au sein de la  médiathèque Noailles à Cannes. Date limite de dépôt : lundi 13 avril 2026. « Les dossiers soumis concerneront un projet de livre jeunesse, soit déjà en discussion avec un éditeur, soit à soumettre à une ou plusieurs maisons d’édition. Ce projet pourra également proposer d’autres déclinaisons (exposition, production, extension numérique), sachant que l’album jeunesse demeurera l’élément central de la création. Si le projet comporte une dimension numérique, celle-ci sera développée par le candidat. Aucune contrainte particulière ne s’applique au genre ou à la forme du livre, qui s’adressera en priorité aux jeunes lecteurs de 6 à 12 ans, avec une ouverture possible sur d’autres publics. » L’appel complet est ici.

PRIX – Dans les Hauts-de-Seine, le Prix Jeunesse La science se livre 2026 a été décerné à La nature en équilibre de Sharon Wismer et Terri Po (Gallimard jeunesse, 2025). « Partez à la rencontre d’animaux essentiels à leur écosystème et découvrez comment ils contribuent à sauvegarder notre planète ! Observez, dans chaque milieu naturel (mer, prairie, forêt, désert, savane), les espèces dites « clés de voûte » comme l’éléphant, le loup, le colibri, le castor, l’abeille ou le saguaro, dont l’existence est indispensable pour favoriser la biodiversité et préserver ou régénérer un écosystème. Découvrez la vie sauvage, les liens entre les animaux et les plantes dans la chaîne alimentaire et les nouvelles pratiques de conservation pour protéger les espèces en danger et préserver l’équilibre de la nature. »

RENCONTRE PHOTOGRAPHIQUE – La bibliothèque Buffon, 15 bis rue Buffon à Paris, reçoit, le samedi 21 février 2023, l’autrice et photographe Nicolette Humbert. « Appareil photo autour du cou, nous explorerons les recoins de notre merveilleux voisin, le Jardin des plantes, qui fête bientôt ses quatre cents printemps. » A 10 heures, pour les plus petits, dès 5 ans, et leurs parents, et à 15 heures, pour les plus grands; à partir de 8 ans Une journée organisée en partenariat financier avec la CRILJ (Centre de recherche et d’information sur la littérature jeunesse). Inscription à cette adresse.

TANT PIS POUR WALT DISNEY – À Commentry (Allier) où la municipalité prépare un concert de soutien aux 190 salariés de La Forge en perte d’emploi, les élèves de CM1-CM2 répètent, avec leur enseignant, Les Mains d’or, chanson de Bernard Lavilliers incluse dans une liste de textes susceptibles d’être étudiés et appris en classe. Curieusement, ce choix ne convient pas à madame l’inspectrice de l’éducation nationale (IEN) de Montluçon, au prétexte que « le fait qu’une telle chanson apprise dans le cadre scolaire soit chantée à l’extérieur de l’établissement constituerait une atteinte à la laïcité. » Personne ne comprend. La mairie et les les syndicats protestent. Les écoliers allaient-ils être contraints d’interpréter une chanson extraite de La Belle et la Bête, version Walt Disney ? Finalement, en soutien aux métallurgistes licenciés, les écoliers, accompagnés par l’harmonie municipale de Commentry, pourront bien interpréter Les mains d’or lors du concert. Le rectorat de Clermont-Ferrand vient, en effet, de lever l’interdiction. Dernier rebondissement : « Je vais tout faire pour venir à Commentry, le 28 mars, soutenir les ouvriers comme je l’ai souvent fait, chez les Lorrains et dans d’autres endroits. » (Bernard Lavilliers)

À VOIR EN FAMILLE – L’Atelier–musée de l’imprimerie à Malesherbes (Loiret), 70 avenue du Général Patton, propose, le mercredi 25 février 2026, à 15 heures, Des rêves dans le sable de Lorène Bihorel. « Sur sa table lumineuse, rediffusée sur grand écran, Lorène Bihorel nous offre un spectacle étonnant de dessin sur sable. Les dessins naissent en quelques secondes et se transforment sous les yeux des spectateurs, au rythme des histoires auxquelles ils donnent vie. Un moment unique et magique. » Le site présentant le spectacle est ici.

EXPOSITION – La médiathèque de Plouénan (Finistère), rue du 19 mars 1962, accueille, depuis le mardi 20 janvier et jusqu’au samedi 28 février, une exposition de dessins originaux de François Place sur l’histoire d’un enfant qui découvre le dessin. Emmanuelle Stasse, responsable de la médiathèque explique : « Cet auteur-illustrateur accompli est un véritable conteur d’histoires. Ce fils de peintre est né en 1957 à Ézanville. Débutant comme illustrateur graphiste et publicitaire, il devint illustrateur romancier pour la jeunesse dans les années 1980. C’est de sa rencontre avec le peintre argentin Ricardo Cavallo, lors d’un séjour dans le Nord Finistère, qu’il puisa l’inspiration de son album, L’enfant, le peintre et la mer (école des loisirs, 2023). Pour réaliser cette histoire ancrée en pays de Morlaix, François Place a croqué notamment plusieurs scènes dans l’atelier de l’école Blei Mor, créé par Ricardo Cavallo et où des enfants de 5 à 15 ans s’adonnent au dessin et à la peinture. » Dessins prêtés par l’association du salon La baie des livres.

FORMATION – La journée professionnelle liée au 41e Salon du livre jeunesse Val de lire se déroulera à Beaugency (Loiret), le mercredi 11 mars 2026. Accueil de Christophe Meunier, Hasmig Chahinian, Praline Gay-Para et Delphine Monteil pour une formation Au delà des frontières. Programme détaillé et lien d’inscription ici.

EXPOSITION À LOUER – Les Editions des Eléphants nous informe : « Magali Attiogbé, l’illustratrice du Caméléon qui se trouvait moche, du Collier magique et de Sama, le petit éléphant qui voulait être aimé a créé sa première exposition sur les trois contes africains écrits par Souleymane Mbodj. Dans cette exposition inédite intitulée Contes philosophiques, elle propose une location de dix-huit illustrations originales tirées de ses albums, ainsi que des éléments de vitrine (objets et inspirations personnelles de l’autrice-illustratrice). Pour toutes celles et ceux qui sont à la recherche d’une exposition tout public et immersive, vous pouvez écrire à cette adresse. »

EXPOSITION – Dans les locaux de la Société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP), 11 rue Duguay Trouin à Paris, présentation du travail de Rozenn Brécard, révélation Livre jeunesse 2023 de l’ADAGP et de La Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, depuis le vendredi 6 février et jusqu’au jeudi 19 mars 2026. »Rozenn Brécard propose une plongée dans des paysages dessinés où se mêlent des recherches extraites de carnets personnels, de gouaches préparatoires et de l’album Le détour (La Partie, septembre 2022). » Visite libre du lundi au vendredi sur rendez-vous uniquement, à cette adresse

EXPOSITION – La Médiathèque de Saint Lô, place du Champ de Mars (Manche), propose, depuis le mardi 3 et jusqu’au samedi 14 février 2026, une exposition Les mondes de Paul-Jacques Bonzon. « L’exposition permettra de redécouvrir qui était l’auteur de la série « Les six compagnons », de « Diabolo », de « La famille HLM ». Des documents originaux fournis par Jacques, le fils de l’écrivain, seront exposés en vitrines, ainsi que des livres et six panneaux explicatifs. Chaque jour, des membres de l’association Les Amis de Bonzon seront présents pour répondre à vos questions. » Une causerie aura lieu le vendredi 13 février, à 14 heures, animée par Yves Marion auteur du livre De la Manche à la Drôme itinéraire de l’écrivain Paul-Jacques Bonzon instituteur et romancier pour la jeunesse. »

GOURMANDISE LITTÉRAIRE – Dans le quartier des Bassins à flot Bordeaux (Gironde), du mardi 10 au vendredi 20 février 2026, une pâtisserie éphémère sur le thème d’Alice au pays des merveilles. Il s’agit de leur projet de fin d’année. « Nous avons imaginé un lieu où la gourmandise rencontre l’imaginaire. « Dès l’entrée du 44 rue de la Faïencerie, le ton est donné. Horloges suspendues, clins d’œil au Lapin Blanc et autres références au célèbre conte de Lewis Carroll plongent les visiteurs dans un univers décalé et onirique. La scénographie a été entièrement pensée par les étudiants pour prolonger l’expérience au-delà de la vitrine. Côté gourmandises, la carte se veut aussi inventive que narrative. Parmi les créations phares, la tartelette Apple Pie associe compote de pommes à la cannelle, praliné pécan et pâte brisée, tandis que l’entremets Le Lapin Blanc marie vanille, citron et épices. Guimauves, pâtes de fruits, bonbons au chocolat, viennoiseries et boissons chaudes complètent l’offre sucrée. » À l’heure du déjeuner, la boutique propose une formule snacking avec croque-monsieur, club-sandwichs, salades et recettes sucré-salé, fidèles à l’esprit fantasque du projet.

SPECTACLE MUSICAL – L’Orchestre national de Jazz (ONJ), propose, en tournée, La Planète sauvage, « spectacle hybride et immersif, entre tradition et modernité, inspiré du film culte de 1973. » Écriture : Charlotte Issaly et Julien Vella. Compositions : Sylvaine Hélary et Antonin Rayon. Mise en scène et dramaturgie : Julien Vella. « Thierry est projectionniste, comme son père et le père de son père avant lui. Chaque année, il organise la projection de son film de science-fiction préféré : La Planète sauvage, de René Laloux. D’habitude, il y a deux personnes dans la salle. Cette fois-ci, contre toute attente, le public est beaucoup plus nombreux. Mais quand Thierry lance le film, la bobine prend feu. Il doit alors, accompagné de ses camarades, trouver comment partager, par la musique, les images et les mots, cette passion qu’il a pour les dessins qui bougent. Au point de brouiller, par ses excursions incessantes de l’autre côté de l’écran, les frontières entre l’imaginaire et la « réalité », et de nous entraîner, pour finir, dans un grand voyage cosmique. » À partir de 12 ans. Informations complémentaires ici.

PARUTION – Vient de paraitre Dictionnaire amoureux de la bande dessinée par le scénariste, essayiste, critique et biographe Benoît Peeters. « Témoin et acteur à la fois, j’ai vu, en une quarantaine d’années, le paysage de la bande dessinée se transformer en profondeur, tout comme le discours à son propos. Ce dictionnaire amoureux ne prétend bien sûr à aucune exhaustivité. Comme le veut cette collection, il est le reflet de mon histoire, de mes rencontres et de mes goûts. Les classiques de la bande dessinée franco-belge y tiennent une place importante, tout comme certaines œuvres expérimentales. Chacun, c’est inévitable, s’étonnera de plusieurs absences, surtout parmi les autrices et auteurs contemporains : les talents sont aujourd’hui si nombreux, les publications si diverses, qu’il serait impossible d’en rendre compte. Je ne ferai qu’effleurer le vaste univers des mangas, qui mérite un dictionnaire complet. Mais j’espère, au fil des pages, inviter à de belles découvertes ou redécouvertes dans un paysage de la bande dessinée en perpétuelle métamorphose. »Plon 2026, 608 pages, 26,00 euros.

HANDICAP – Le comité Outstanding Books d’IBBY France a choisi douze ouvrages pour l’édition 2027 de la sélection Outstanding Books for Young People with Disabilities d’IBBY. Dans la catégorie « Formats accessibles » : Bon voyage, petite goutte ! d’Anne Crausaz (Les Doigts qui rêvent, 2025) ; Le bruit des syllabes de Jeanne Boyer et Julien Billaudeau. (Benjamins media, 2025) ; Caché ! Cherche l’intrus de Marion Ripley (Les Doigts qui rêvent, 2025) ; Mon herbier des fleurs : devinettes florales, création originale de Mes mains en or.(Mes mains en or, 2024) ; Petit rien & grand tout de Christos Ortiz et Audrey Calleja. (Benjamins media, 2025) ; Tomber amoureux d’Andrée Prigent. (Benjamins médias, 2024). Dans la catégorie « Représentations du handicap » : C’est quoi le handicap ? par les journalistes de Milan presse (Milan jeunesse 2025) ; La journée de Louisa de Lucie Lindemann et Daniela Costa. (Sarbacane, 2025) ; Les oiseaux rares de Marie Colot et Ella Coutance (Actes Sud jeunesse, 2025) ; Satomi et le souffle de vie  de Sissi Briche (Sarbacane, 2024) ;Théodore de Jean-Charles Berthier et Gaia Guarino (Courtes et longues, 2025) ; Trop de bananes de Rémi Courgeon (Milan jeunesse, 2024.

ON VA PATOUILLER – Au Louvre, 8 rue Sainte Anne à Paris, dans le Studio, les samedi 21 et dimanche 22 février 2026, à 11 heures et à 15 heures, ce sera La Fête du dessin avec Hervé Tullet. « Participez à une lecture suivie d’un atelier collectif animé par Hervé Tullet. Au crayon et à la peinture, tracez, superposez, colorez pour créer différentes combinaisons graphiques sur papier. Une fois rassemblées, ces compositions seront accrochées pour constituer une exposition collective et participative éphémère. Tenue d’artiste recommandée. » Durée : 1 heures 30. Gratuit (avec le ticket d’entrée du musée) dans la limite des places disponibles. Ouverture des réservations le jeudi 12 février, à 15 heures. Du lundi 23 février au dimanche 8 mars 2026, tous les après-midis, des ateliers animés par des plasticiennes du musée prolongeront l’expérience pour enrichir l’exposition au fil des jours.

EXPOSITION – Depuis le samedi 7 février et jusqu’au dimanche 21 juin 2026, au musée de l’illustration jeunesse (mij), 26 rue Voltaire à Moulins (Allier), la nouvelle exposition est consacrée à L’Illustre Pinocchio. « Pinocchio, patrimoine culturel italien et traduit dans plus de deux cents langues, est le sujet de la prochaine exposition du mij. »Ses aventures paraissent entre 1881 et 1883 sous la plume de Carlo Lorenzini, dit Collodi, qui y décrit une Toscane de la fin du 19ème siècle, très éloignée de l’adaptation par Walt Disney en 1940. L’histoire de Pinocchio est celle de la transformation d’un morceau de bois, par le maître artisan Geppetto, en pantin d’abord désobéissant et menteur mais qui, à travers une succession de rudes épreuves, va devenir un vrai petit garçon. Et si l’auteur avait été influencé pour ce récit par la bonne dame de Nohant, George Sand ? Etonnant, n’est-ce pas ?! Poussez les portes du musée pour en savoir davantage. Au fil des salles, cette exposition vous invite également à saisir l’étendue des variations artistiques contemporaines sur Pinocchio, donnant à voir autrement les grands moments de ces aventures, depuis l’atelier du menuisier jusqu’à la transformation du pantin en enfant. Les œuvres originales sont signées Lorenzo Mattoti, Martin Jarrie, Tomonori Taniguchi, Nathalie Novi, Quentin Gréban, Isabelle Simler, Gégard DuBois et Carll Cneut, autant de grands noms de l’illustration. » Le site du musée est ici.

ADAPTATION – À partir du samedi 14 février 2026, Okoo et france.tv diffuseront La Quête d’Ewilan, série animée adaptée du premier tome de la trilogie de Pierre Bottero. « Produite par Andarta Pictures, cette mini-série transpose à l’écran un univers de fantasy jeunesse qui s’est imposé comme une référence littéraire en France, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. » La Quête d’Ewilan s’appuie sur le premier volume de la trilogie de Pierre Bottero. Le récit suit Camille, une adolescente de treize ans, projetée accidentellement dans le monde de Gwendalavir. Elle y découvre sa véritable identité, Ewilan, ainsi qu’un don rare appelé le Dessin, capable de donner forme à l’imagination. La série adopte le format de la mini-série, avec huit épisodes de vingt-six minutes, conçus comme un récit continu, ce choix permettant de respecter la progression narrative du roman tout en installant une tension propre au feuilleton.

CADEAU DE NAISSANCE – Dans la Somme, c’est l’album Pas pareil de l’illustratrice Émilie Vast (MeMo, 2021) qui sera offert à chaque nouvelle naissance ou adoption en 2026. Le livre a été choisi par un jury composé de professionnels de la petite enfance, de bibliothécaires et d’élus du Département. Sont également programmé une résidence d’auteur, des journées de formation interprofessionnelles et  un festival à destination des tout-petits de 0 à 6 ans qui réunira parents, bibliothécaires, assistantes maternelles, animateurs.

PRIX – L’International Board on Books for Young People (IBBY) a présenté, le jeudi 29 janvier 2026, la liste des finalistes du Prix Hans Christian Andersen 2026. Parmi ceux-ci, dans la catégorie auteurs et autrices, le français Timothée de Fombelle et, dans la catégorie illustrateurs et illustratrices, l’italienne Beatrice Alemagna.

FORMATION – L’école des loisirs et la médiathèque Françoise Sagan invitent à une journée (gratuite) dédiée à Philippe Corentin le jeudi 19 février 2026. L’inscription en présentiel est close, mais il peut y avoir des désistements. Le distanciel est encore possible. Le lien d’inscription est ici.  Deux interventions,  le matin à partir de 10 heures : Corentin, un auteur renversant, par Yvanne Chenouf, ancienne chercheuse à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), spécialiste de la littérature de jeunesse et commissaire de l’exposition Double Plouf et Patatras, suivi d’une intervention non titrée d’Hélène Valotteau, conservatrice en chef et responsable du pôle jeunesse et patrimoine de la Médiathèque Françoise Sagan. Fin de la matinée : 12 heures 30. En distanciel, la visite guidée de l’exposition prévue l’après-midi sera, de fait, impossible.

LA CONTROVERSE EST CLOSE – Une carte et plusieurs lignes de définition publiées sur Britannica Kids, le site éducatif pour enfants de l’Encyclopaedia Britannica, sont au centre d’une controverse déclenchée par l’association UK Lawyers for Israel (UKLFI), une association de juristes fondée pour soutenir Israël et défendre les droits d’Israël et des Israéliens. Dans un communiqué mis en ligne le dimanche 25 janvier 2026, l’UKLFI affirme avoir écrit à l’Encyclopaedia Britannica pour dénoncer des contenus de Britannica Kids « où Israël est, de fait, effacé de l’histoire, tant sur le plan géographique qu’historique » qu’elle juge « inexacts et trompeurs » en raison d’un « usage anachronique et politisé » de la terminologie, en particulier autour du mot Palestine. Carte et définitions ont, depuis, été corrigées.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre – ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au 11 janvier 2027.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au lundi 11 janvier 2027.PARUTION – Paru récemment La nature à hauteur d’enfants : socialisations écologiques et genèse des inégalités, « Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d’éveil et de découvertes. C’est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle « nature » les enfants s’approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s’en saisissent-ils concrètement ? À partir d’une longue enquête de terrain auprès d’élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l’effort en montagne ou le sens de l’observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s’enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés. À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l’auteur révèle les logiques de distinction à l’œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l’intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l’environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d’envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d’un projet émancipateur. » La découverte 2025, 256 pages, 22,00 euros.

CONFÉRENCE – La Société d’Études Diverses (SED) sis à Louviers (Eure) accueille Gérard Gengembre, professeur émérite de l’Université de Caen et spécialiste de la littérature du XIXe siècle, le samedi 7 février, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l’Hôtel de ville de Louviers, pour une conférence à propos d’Hector Malot. « Auteur d’une soixantaine de romans, écrivain fort apprécié de ses contemporains, journaliste de renom, Hector Malot reste connu pour Sans famille, publié en 1878, ce qui lui vaut d’être trop souvent cantonné dans la littérature de jeunesse. Romancier engagé, fidèle en amitié, il a situé plusieurs de ses fictions en Normandie, province que ce natif de la Bouille connaît bien. »

EXPOSITION  – Le Grand OFF de la bande dessinée d’Angoulême (vendredi 30, samedi 31 janvier et 1ier février 2026), c’est fini. Parmi les expositions restant en place, citons Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier qui peut être visité jusqu’au  dimanche 30 août 2026 au Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux. « Rabier, pionnier de la bande dessinée et illustrateur du début du XXᵉ siècle, a créé des personnages animaliers expressifs et influencé des artistes comme Hergé. L’exposition s’adresse aux jeunes publics et aux scolaires, en mettant en lumière la représentation des animaux dans ses dessins, le processus de création, ainsi que ses contributions à la publicité et aux objets dérivés. À travers des thématiques variées (littérature, guerre, campagnes), des encarts biographiques et des espaces ludiques, elle invite à une réflexion artistique et citoyenne. L’équipe de médiation de la Cité mettra en place un ensemble d’activités ludiques et pédagogiques spécifiquement adaptées aux différents publics visés par l’exposition : le jeune public, les groupes scolaires et les familles. » Page dédiée ici.

POUVOIR VENIR EN FRANCE – Des dizaines d’artistes, de chercheurs ou de chercheuses de Gaza attendus en France dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), voit leur arrivée bloquée par les autorités. Parmi les artistes concernés : Hamed Ashour qui, par ses livres, « met la poésie au service des enfants de Gaza », attendu par les éditions Le Port a Jauni, et Neama Hassan, poétesse qui, à Gaza, accompagne des centaines d’enfants à travers l’organisation d’activités artistiques, attendue, pour sa part, avec ses six enfants, par les éditions des Lisières. Le ministère des Affaires étrangères justifie ce blocage par des « conditions particulièrement complexes qui retardent considérablement la sortie des Palestiniens de Gaza ». Marion Slitine, chercheuse et fondatrice du collectif Maan for Gaza qui met en place des résidences pour les artistes gazaouis, a qualifié cette décision d’acte discriminatoire. Certes, concéde-t-elle, » les autorités locales, israéliennes et jordaniennes limitent les sorties, mais d’autres pays, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni ont réussi à en réaliser ». Elle dénonce un obstacle à la « liberté de transmettre, de créer, y compris et surtout en temps de génocide ». EXPOSITION – Le Centre culturel de Bièvre, 39A rue de Bouillon, à Bièvre (Belgique), propose, du vendredi 6 au 22 dimanche 22 février 2026, une exposition Aqua tu rêves rassemblant 26 artistes et 35 œuvres sur le thème de l’eau issus de la collection de la Fondation Battieuw-Schmidt. « Une histoire d’O qui, telle la rivière ondoyante, nous entraine dans les méandres de l’imaginaire, où le papier révèle l’eau. De Kitty Crowter à Jeanne Ashbé, en passant par Anne Brouillard ou Brecht Evens, c’est un voyage dans la littérature jeunesse et la BD, au fil de l’eau, qui est ici proposé, aux petits comme aux grands. »

CORENTIN S’AMUSE AVEC LA FONTAINE – Le mercredi 11 février 2026, à 19 heures, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, dans le cadre de l’exposition Double Plouf et Patatras : 80 artistes s’amusent avec Corentin, intervention d’Yvanne Chenouf titrée Regards croisés : Corentin et La Fontaine. « Les albums de l’auteur-illustrateur Philippe Corentin fourmillent de référence aux fables de Jean de La Fontaine, tant dans le texte que les images. Yvanne Chenouf, commissaire scientifique de l’exposition Double Plouf et Patatras, vous emmène cheminer dans les fables et les albums de Corentin pour retrouver tous les clins d’œil et échos de l’un à l’autre. » Sur réservation au 01 71 27 17 93.

BEN VOYONS – La proposition de loi du député Rassemblement national (RN) de la Nièvre Julien Guibert enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2026, vise à instaurer une classification par âge des ouvrages destinés à la jeunesse et aux adolescents. Extrait de l’article unique de la proposition : « Les personnes concernées par l’obligation de dépôt mentionnées à l’article L. 132-2 [du code du patrimoine] sont tenues de procéder à une classification indicative des ouvrages, sur la base d’une grille d’évaluation qui lui est transmise par l’autorité compétente. Cette classification doit déterminer un âge minimum recommandé pour la lecture ainsi que les principaux motifs justifiant cette recommandation. L’indication de l’âge et des motifs doit figurer de manière visible sur la couverture de l’ouvrage, selon des modalités fixées par décret. » Extrait de l’exposé des motifs : « Il n’est pas question de remplacer le rôle des parents, ni même de restreindre la liberté de lecture des jeunes. L’objectif est d’offrir un outil clair et accessible à ceux, parents, éducateurs ou même lecteurs, souhaitant être accompagnés. Une fois informé, le parent reste bien évidemment le seul décisionnaire pour ses enfants. La raison d’être de cette proposition de loi est de fournir un outil de prise de décision en totale conscience. […] Aux antipodes d’une volonté de moraliser les contenus ou d’uniformiser la création, ce dispositif vise clairement à structurer l’offre de manière claire. Il contribuera à instaurer un climat de confiance dans la chaîne du livre, en renforçant la lisibilité des catalogues éditoriaux et en prouvant la prise de conscience des acteurs du domaine. » Le texte complet de la proposition de loi est ici

REVUE – Le dossier thématique du numéro 27 (2025) de la revue Strenæ : Recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance que publie l’Afreloce est titré Penser la biographie pour la jeunesse : histoire, tendances contemporaines et récits multimodaux. Sous la direction de Marnie Campagnaro et Chiara Malpezzi, il rassemble une dizaine de contributions en français pour une, en anglais pour les autres (avec résumés en français). S’ajoutent trois articles spécifiques (à propos du fonds Marvel Comics de la Bibliothèque nationale de France, des fonds de trois musées scolaires, du jouet commercial dans les années 1940) et six comptes-rendus d’ouvrages. Numéro en accès libre et c’est ici.

EXPOSITION – À La Roche-sur-Yon (Vendée), les médiathèques Benjamin-Rabier, Alain-Sabaud et Léopold-Sédar Senghor accueillent, depuis le mardi 27 janvier et jusqu’au jeudi 28 février 2026, une exposition de planches originales titrée Dans l’univers d’Olivier Tallec. « Depuis une quinzaine d’années, Olivier Tallec s’est imposé comme l’un des auteurs-illustrateurs les plus doués de sa génération. Ses histoires, légères de prime abord, ouvrent la porte à une réflexion plus profonde sur notre époque : l’amitié, la différence ou l’altruisme, mais aussi la mort, le pouvoir, ou la propriété. Il considère en effet que les albums jeunesse doivent faire écho au monde dans lequel les enfants grandissent. » Informations complémentaires ici.

POUR LES PLUS PETITS – Du mardi 3 au samedi 14 février 2025, le réseau des médiathèques de la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis propose Bouquins Calins, un salon destiné aux 0-3 ans. Au programme : des spectacles, des expositions et des ateliers répartis dans l’ensemble des médiathèques. Le document est ici.

FORMATION – S’étant assuré la participation d’Yvanne Chenouf, Michel Lautru et Alain Serres, le SNUipp 57, syndicat de la FSU, organise, le jeudi 5 mars 2026, dans ses locaux, 1 rue du Pré Chaudron à Metz (Moselle), un stage Lire, dire, créer la poésie dans toutes les classes de l’école primaire. Inscriptions ici.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 21 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2025, exposition des illustrations originales de Refuge Mouchette de Inbar Heller Algazi  (Les Fourmis Rouges, 2025). « L’artiste Inbar Heller Algazi nous emmène dans le quotidien loufoque de Lou, un enfant qui a une vie bien surprenante puisqu’il vit dans un refuge à animaux de toutes sortes ! Des loirs qui font du toboggan, des tigres qui grimpent aux rideaux, des crocodiles qu’on doit promener en laisse, des ânes qui fêtent leur anniversaire. Quel tumulte ! Mais comment faire quand on a besoin d’un moment de calme à soi ? Tout ce que Lou voudrait c’est un chat en peluche, une vie normale, en somme. » Site du Musée de Poche ici.

REVUE – Le dossier du  numéro 345 (janvier 2026) de La Revue des livres pour enfants est titré New romance, les ados adorent. « Plus de 7,6 millions de livres vendus en France en 2024, des librairies dédiées qui fleurissent partout, des éditeurs toujours plus nombreux à s’engouffrer dans ce secteur et des autrices stars capables de déplacer les foules : la New Romance bat tous les records. Elle réussit également le tour de force de passionner les jeunes (en particulier les filles), dont on déplore par ailleurs le peu d’appétence pour la lecture. Y compris, parfois, avec des titres qui ne sont pas destinés initialement à ce lectorat. Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de ce succès auprès des ados ? Ce dossier propose un panorama très complet de ce genre éditorial, depuis son émergence jusqu’aux transformations qu’il provoque dans le marché traditionnel du livre, des rencontres, des témoignages et des retours d’expérience de bibliothécaires, d’une éditrice, d’une professeure de français en collège, d’autrices, d’un psychiatre et, bien sûr, de jeunes lectrices. De quoi prendre du recul et mettre en perspective ce phénomène hors norme. » À signaler aussi, dans ce même numéro, un « libre cours » de Nathanaël Laffont consacré à La Semaine des enfants et un  hommage à François Ruy-Vidal signé Viviane Ezratty et Hélène Valloteau. 204 pages, 12,50 euros. Abonnement annuel ici.

PARUTION – Vient de paraitre Histoire de la bande dessinée en France par Benjamin Caraco, docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (université Paris 1/CNRS) et conservateur des bibliothèques à l’université de Caen Normandie. « L’histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu’à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et œuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d’entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d’autres formes graphiques comme la caricature ou l’illustration ? Comment s’est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l’impact de ses supports de diffusion sur l’évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d’auteur et d’autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s’élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ? » La Découverte 2026, 128 pages, 11,00 euros. 

C’EST EN ALLEMAGNE – Depuis le samedi 6 décembre 2025 et jusqu’au dimanche 15 mars 2026, le Klingspor Museum d’Offenbach-sur-le-Main, propose sa soixante-dixième Exposition internationale de livres pour enfants. Comme chaque année, environ 150 nouvelles parutions de nombreux pays ont été sélectionnées. Mais l’anniversaire s est aussi l’occasion de réfléchir au passé et à l’avenir du livre d’images et l’exposition donnera également sera à voir une rétrospective de sept décennies de livres pour enfants. « Que s’est-il passé sur le marché du livre pour enfants, quelles éditions sont aujourd’hui cultes et qu’est-ce qui ne se retrouverait plus aujourd’hui sur les étagères ? Et qu’attend-on le livre pour enfants à l’avenir ? » L’exposition montre comment les thèmes et le langage ont évolué au fil du temps.  « Si, dans les années cinquante, on représentait encore souvent un monde enfantin idéal avec des rôles bien définis, cela change dans le courant des années soixante-dix grâce à des éditeurs novateurs. Les thèmes traités et le langage visuel évoluent alors fortement ». Outre une vaste rétrospective des collections du musée, sont présentées, cette année, plus de quarante  aquarelles et acryliques de l’artiste bulgare Ivan Gantchev. Le site du Klingspor Museum est ici

OCCASION À SAISIR – Christian de Tarlé nous fait une offre : l’intégrale des Fabulettes d’Anne Sylvestre avec une réduction de 50 %. Soit 18 CD pour 263 chansons accompagnés d’un livret de 160 pages pour 30,00 euros pas plus. Page de présentation ici. Offre valable jusqu’à la fin du mois de février.

EXPOSITION – Le Centre André François, lieu-ressource régional sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du samedi 31 janvier au samedi 4 avril 2026, une exposition On est tous des personnages qui met à l’honneur l’illustrateur Rémi Courgeon. « Si on est tous des personnages, certains le sont davantage encore que d’autres, et Rémi Courgeon est de ceux-là : illustrateur, écrivain, peintre, portraitiste, reporter, raconteur d’histoires, animateur de rencontres que les enfants n’oublient pas, et pour couronner le tout, il est un humain, un vrai ! L’exposition qui l’accueille au Centre André François a l’ambition de refléter toutes ses facettes, la virtuosité de son trait, sa capacité à capter la vérité des gens, la beauté de ses palettes chromatiques, la justesse et la force de ses mots. Il nous emmène entre réel et fiction voir des peaux de banane qui dansent, une nature qui vit et des héros du quotidien plus vrais que nature. Comme les arbres qu’il peint, Rémi Courgeon a les pieds bien ancrés dans les profondeurs de la terre et la tête dans le ciel, pleine de rêves. Comme les filles ou les femmes dont il raconte les histoires, il nous fait tenir debout fièrement. » Commissaire de l’exposition : Nathalie Beau. Vernissage : vendredi 13 février, à 18 heures 30.

RÉSIDENCE – L’association Grains de Lire-Les Nomades du Livre accueille avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, un auteur illustrateur ou une autrice illustratrice pour une résidence de création d’une durée de douze semaines, d’avril à juin 2026, aux alentours de Carpentras. Le résident ou la résidente développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, proposées par Grains de Lire. Date limite pour postuler : jeudi 31 janvier 2026. Informations complémentaires ici.

REVUE – Le (très riche) numéro 33 (janvier-mars 2026) des Cahiers de la BD propose, entre autres dossiers, un cahier monographique racontant Marcel Gotlib, un cahier technique documentant le travail de restauration par les éditions Dupuis des premiers « Spïrou » de Franquin et un cahier politique qui revient sur les origines pas forcément bien connue – et pas très jeunesse – des bandes dessinées féministes, notamment aux États-Unis. À noter aussi une page concernant LArdent chevalier de François Craenhals et une autre à propos de Keleck. 148 pages, 13,90 euros.

LANGUE DE BOIS – « Avec Le Petit Prince Parfums (Angel Cosmetics), l’univers poétique du Petit Prince s’incarne dans une nouvelle collaboration olfactive. Cette collection donne naissance à deux parfums, Rosée du matin et Nuit étoilée, pensés comme une expérience sensible avant d’être un simple produit. Bien plus qu’une création parfumée, cette collaboration rend hommage aux valeurs centrales de l’œuvre. L’amour, l’amitié et la beauté de l’invisible sont au codeur de cette approche qui cherche à faire ressentir plutôt qu’à démontrer. Inspirée des symboles emblématiques du livre, chaque senteur invite à un voyage sensoriel délicat. Rosée du matin évoque la tendresse et la douceur de la Rose tandis que Nuit étoilée explore le mystère et la profondeur du ciel et de l’imaginaire. À chaque vaporisation, les parfums réveillent les souvenirs et célèbrent l’innocence. Ils font écho au murmure du Renard et rappellent avec subtilité que l’essentiel est invisible pour les yeux. » En flacons 50 ml et 100 ml bientôt disponibles dans les boutiques Marionnaud.

BOLOGNE (1) – Cinq illustrateurs français ont été choisis pour intégrer le soixantième Exposition des illustrateurs de la prochaine Foire du livre pour la jeunesse de Bologne. Il s’agit de Charline Collette, Cécile Cuny, Marc Majewski, Ophélie Paris et Lucie Penaud qui feront donc partie des 75 artistes sélectionnés pour l’édition 2026 de l’Illustrators Exhibition.

REVUES BD EN EXPOSITION – Du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026, au Lieu Utile, 4 place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), exposition La bande dessinée en revues : un autre regard sur le neuvième art, conçue à partir des ouvrages de Christian Staebler (parus chez PLG) en partenariat avec les revues Papiers Nickelés et Tonnerre de bulles.

PASSATION – Les conseils d’administration de Scènes d’enfance-ASSITEJ France et des Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T.) officialisent une passation concernant la coordination générale de l’événement national du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. « Après onze années, onze éditions marquées par un engagement constant au service de la mise en lumière des écritures dramatiques pour la jeunesse, l’association Scènes d’enfance-ASSITEJ France transmet le suivi et l’animation de l’événement à l’un des co-fondateurs et partenaire Les Écrivaines et Écrivains associés du théâtre (E.A.T.) ».

ACADÉMIE CHARLES CROS – « Depuis 1947, l’Académie Charles Cros œuvre pour la promotion de la production sonore. Si l’on connaît et reconnaît son travail dans les domaines de la musique classique, du jazz et de la chanson francophone, on sait moins que, depuis plus de vingt ans, une commission récompense des productions liées à la parole : romans et nouvelles lus, poésie dite et/ou chantée, documents sonores patrimoniaux ou contemporains, avec une attention particulière à la création originale sortant des sentiers battus. » La remise des coups de cœur 2025 aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 16 heures 30, à la Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris. Pour connaitre les onze productions sonores retenues par la commission jeune public de l’Académie Charles Cros, c’est ici. 

MIEUX CONNAITRE ZAÜ – Sur la chaine YouTube du CRILJ, sous le titre Les couleurs d’un humaniste, mise en ligne, en trois épisodes, d’une longue conversation entre Rolande Causse, écrivaine, et Zaü, illustrateur. C’est ici. Pour mémoire : c’est à Zaü que nous devons l’image illustrant la plaquette-programme de notre récent colloque.

CONFÉRENCE – Christian Bruel, auteur d’albums et d’essais, éditeur, formateur sur les enjeux des albums jeunesse, est l’invité de l’association Lire et faire lire dans le Calvados, le mercredi 28 janvier 2026, à Caen. Il donnera une conférence titrée Jeux et enjeux intimes, sociaux et imaginaires des albums jeunesse. Ce sera à l’’INSPE Normandie, 186 rue de la Délivrande. Ouverture de la conférence : Anne Schneider.

EXPOSITION – Livre Passerelle nous informe de la mise en place, du samedi 31 janvier au mercredi 25 février, au Tiers-lieu 360, 78 rue des Halles à Tours (Indre-et-Loire) de l’exposition Comment ça va ?, « fruit de moments partagés entre des jeunes de la métropole de Tours et Magali Attiogbé, l’autrice illustratrice en résidence avec Livre Passerelle à l’automne 2025. » Vernissage le samedi 31 janvier à 18 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé-Jacobs : du duo au duel, l’histoire d’une amitié créative par Éric Verhoes. « Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ligne claire qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s’inspirait des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d’Hergé mêle aventure et humour. C’est donc l’histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinité. » Casterman 2025, en coédition avec les éditions Moulinsart, 192 pages, 29,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (2) – Face aux mesures restrictives annoncées dans le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, des professionnels du livre lancent une pétition pour alerter l’opinion publique et les parlementaires sur les risques encourus par le secteur. Extrait : « Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques : pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. ; pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices ; pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre ; pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations ; pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements ; et pour nous tous et toutes : moins de choix, moins de liberté, moins d’espaces de rencontre et de débat, moins d’histoires à se raconter, moins de mondes à découvrir, moins d’imaginaires à partager. » Texte complet et liste des signataires ici

À VOIR EN FAMILLE – À l’Usine à gaz, 1 rue César-Soulié 1 à Nyon (Suisse), le samedi 24 janvier 2026, à 17 heures, et le dimanche 25 janvier, à 11 heures, Turlututu !, spectacle de la graphiste Céline Nidegger d’après l’album de Maurice Sendak.  « Jennie est une petite chienne bien nourrie, bien aimée, bien rangée mais qui s’ennuie ferme entre sa gamelle, sa plante verte et son maître. Alors un matin, elle prend son courage et sa valise, claque la porte et s’élance vers le vaste monde. Dans Turlututu !, Céline Nidegger invente une fable lumineuse remplie de chansons et où l’on apprend qu’il faut parfois savoir quitter son confort pour grandir. Marionnettes, poupées et décors colorés se succèdent comme autant de petits mondes à explorer. Sur scène, rires et surprises se mêlent et le public devient complice. Un très joli voyage initiatique où chaque rencontre devient une promesse de découverte et d’amitié. » Dès 7 ans. Page dédiée sur le site du théâtre ici.

EXPOSITION – Depuis le jeudi 15 janvier et jusqu’au samedi 14 février 2026, à la Galerie Hatch, 17 allée Aimé Césaire au Havre (Seine-Maritime), exposition consacrée à Vincent Broquaire. « Dessinateur funambule, Vincent Broquaire peuple les lieux qu’il investit de petits personnages. Tant leur échelle que les gestes qu’ils exécutent leur permettent de travailler l’espace, de bouger les lignes et de déplacer le regard. Avec L’Évasion, paru en janvier 2026 au sein de la collection « Périscope » chez Les Grandes Personnes, c’est dans l’espace du livre que ces personnages se déploient, à travers le projet essentiel et dérisoire qui les anime : s’en échapper, fuir, disparaître. Au gré des pages de l’ouvrage, puis des murs de la galerie, il s’agit pour ces protagonistes récalcitrants d’arpenter, coopérer, rebondir pour aménager des stratagèmes qui leur permettent de quitter cet endroit sans lequel ils n’existeraient pas pourtant, mus par l’espoir collectif de refuser de subir un récit dont ils tirent le fil. […] Les dispositifs de Vincent Broquaire tirent leur puissance de leur simplicité : une certaine évidence, par l’économie de moyens, lorsque pour transformer un endroit en espace il suffit d’une feuille, d’un pli, d’un désir, d’un point, d’une ligne et d’un plan. » Site de la galerie ici.

SIX D’UN COUP – Fabula accueille, sur son site, mises en ligne avec le soutien de l’université de Lausanne, les contributions du colloque Adolescences romanesques : la génération des « Six Compagnons » (1960-1980) qui s’est tenu à l’université de Caen-Normandie INSPE, les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024. « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978) permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » C’est ici.

TOURISME LITTÉRAIRE – Un gîte 4 étoiles inspiré d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll verra le jour en 2026 dans la commune de Vic-sur-Seille (Moselle) : bâtisse du XVIIe siècle, trompe-l’œil, décors narratifs, ambiance de conte de fées, accueil possible de six personnes. « Ce premier gîte sera suivi de deux autres hébergements thématiques, également inspirés des contes, créant ainsi une offre originale et cohérente au sein d’un même site. Moselle Attractivité a accompagné les porteurs de projet sur l’ensemble des volets stratégiques : positionnement, cibles de clientèles, mise en cohérence avec la nouvelle stratégie touristique départementale, valorisation de la destination. » Le projet, d’un investissement total de 103 559,00 euros, bénéficie d’un soutien du Département de la Moselle à hauteur de 29 340,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (1) – Carole Thibault, directrice du Théâtre des Îlets, Centre dramatique national (CDN) de Montluçon, témoigne sur France Culture. « Il y a deux ans,  le département de l’Allier nous a dit : on va vous couper une subvention, alors choisissez laquelle : celle qui vous permet de tourner en zone rurale dans les médiathèques ou celle pour la petite enfance. On a joué à plouf-plouf et c’est tombé sur la seconde. L’année suivante, le département a aussi coupé l’aide qui nous permettait de tourner dans les médiathèques. »

FORMATION – La journée professionnelle de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) se déroulera le jeudi 26 février 2026, de 9 heures à 17 heures. « Où en est-on du rapport des jeunes à la lecture ? La littérature jeunesse est un secteur qui résiste aujourd’hui plus que la littérature adulte mais il ne faudrait pas occulter la précarité des auteurs, ni le paysage politique, idéologique actuel ; la fragilité des maisons d’édition et des librairies indépendantes ; ainsi que la baisse notable de la lecture. La journée abordera ces problématiques et donnera aux participants des outils, des exemples, des modèles pour essaimer des projets dans leurs structures et leurs territoires à travers trois temps forts : le renouveau de la littérature jeunesse, l’état des lieux de l’édition jeunesse,  la médiation du livre. Avec, notamment, la participation de Sophie Van der Linden, Chiara Ramera, Thierry Magnier, Florence Bianchi. Le programme détaillé est ici. Pour s’inscrire, c’est .

EXPOSITION – Du mercredi 21 janvier au samedi 14 mars 2026, à la bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), exposition consacrée à Bernadette Gervais. « Bernadette Gervais, autrice-illustratrice jeunesse, a décliné plusieurs de ses ouvrages dans une installation interactive, ludique et poétique. Autour de ses dessins originaux, le livre se transforme en jeux, en puzzles grands formats, en balançoires ou encore en panneaux mobiles pour dessiner ou colorier. Avec une interrogation constante sur notre environnement – nature, saisons, objets – Bernadette Gervais invite à questionner le processus de la métamorphose. De l’œuf à la chenille, de la chenille au cocon… on regarde, on contemple les transformations de la nature. » Vernissage le mercredi 21 janvier, à 17 heures.

ESPACE GAME – Le Théâtre Tremplin, 7 rue Bon Pasteur à Avignon (Vaucluse),  propose, à partir du samedi 17 janvier 2026, tous les week-ends, de 11 heures à 18 heures, et tous les jours, du 16 février au 1er mars (période de vacances scolaires), une exposition immersive consacré à l’univers de Jules Verne. « Il semblerait que l’esprit de Jules Verne se cache dans ce théâtre. Partez pour une aventure autour du monde à la découverte des inventions les plus surprenantes. Une expérience féerique et ingénieuse où sciences, énigmes et sensations s’entremêlent pour émerveiller petits et grands à travers décors extravagants et installations son et lumière. » Matthieu Tondeur, directeur artistique de l’exposition, explique : « On ne veut pas retracer toute la biographie de Jules Verne mais faire découvrir son univers et donner envie aux visiteurs de s’y intéresser une fois sortis. » Tarif adulte : 14,00 €. Tarif enfants : 10,00 euros enfants. Réservations ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Sur la piste de Blueberry. « À l’occasion des 60 ans de la série culte créée par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, de grands auteurs rendent hommage à Mike Steve Blueberry. C’est ainsi qu’Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont, Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier Taduc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier, Philippe Xavier ont créé chacun une histoire courte ou une illustration. » Dargaud 2025, 128 pages, 21,50 euros.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 9 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2026, à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi à Toulouse (Haute Garonne), mise en place de l’exposition Maintenant le cirque conçue par la Compagnie dirigée par Colline Garcia. « Si nous avons souhaité créer des illustrations de cirque, c’est pour répondre à une nécessité face à ce constat : très peu d’illustrations empruntent les codes du cirque actuel. Bien au contraire, les images du cirque sont empreintes des codes du cirque traditionnel, dans lesquelles la performance, les animaux, les costumes à paillettes, les clowns, les stéréotypes de sexe, occupent une large place. Les dessins uniquement basés sur les codes et images du cirque traditionnel nous confortent certes dans une vision bucolique et folklorique du cirque mais elles participent aussi à reproduire sans cesse une vision en complet décalage avec la création circassienne contemporaine. Dans cette exposition, nous souhaitons présenter une version actualisée du cirque contemporain, dans un univers intemporel et coloré permettant de participer efficacement au renouvellement de l’iconographie circassienne. » Illustrations signées Kamy Dobï, Margaux Othats et Chloé Cassage. Page dédiée ici. Le site de la compagnie est  .

UNE RARETÈ – Gallimard publie, sous étui, Histoire du Petit Mouck de Louis-Ferdinand Céline. « On sait quelle importance revêtaient aux yeux de Céline les contes et lectures de l’enfance. Les aventures du petit Mouck imaginées par l’écrivain, transcrites et illustrées par sa première épouse, Édith Follet, pour leur fille Colette, constituent un document biographique méconnu des lecteurs de Céline. Ce conte oriental inspiré d’un classique allemand reparaît aujourd’hui dans une édition en fac-similé d’après le manuscrit original, présentée par Gaël Richard. » Improvisé oralement par Louis Destouches vers 1923, transcrit et illustré, au jour le jour, par sa mère alors que Colette n’a pas encore quatre ans, le conte était paru une première fois, en 1994, dans Paris-Match. « Fruit des soins et de l’attention portés par le couple à leur fillette, ce livret illustré fut, au dire de Colette, le premier livre  de son père. Conçu en partie pour lui apprendre à lire – d’où sa rédaction partielle en petites capitales –, ce lien de papier et de rêves la rattacha longtemps à ses deux parents, après leur séparation en 1926. » (Gaël Richard). Gallimard/NRF 2026, 56 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – L’auteur, illustrateur et sculpteur Christian Voltz expose ses Trésors minuscules, depuis le samedi 10 janvier et jusqu’au samedi 7 mars 2026, en Belgique, au Centre culturel de Hotton, 55 rue des écoles. « L’exposition présente une galerie de personnages hétéroclites réalisés avec des objets de récupération, ainsi que des céramiques et des gravures. On y découvrira aussi sous forme de panneaux pédagogiques la chronologie de la création d’un livre. L’exposition est enrichie d’un coin lecture, d’un atelier créatif en autonomie à la manière de Christian Voltz , de courts-métrages d’animation et d’un entretien filmé de l’auteur-illustrateur. » Une visiteuse explique : « C’est un univers un peu décalé, donc ça me plaît énormément. C’est des bouquins que j’ai beaucoup lus à mes enfants quand ils étaient plus petits ». Site du Centre culturel ici.

LES GRANDS MOYENS – La librairie indépendante Violette and Co, 52 rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, a été perquisitionnée, le mercredi 7 janvier 2026, dès l’ouverture du magasin, par cinq policiers et un substitut du procureur du parquet de Paris. La gérante témoigne : « Ils nous ont demandé si on avait en stock des exemplaires du livre From the river to the sea. On a dit non. Puis ils ont fouillé la salle jeunesse, sont descendus dans la cave, ont sorti les livres, un par un, pour les contrôler. Ils ont dû ouvrir environ une trentaine de cartons. Ils ont fouillé les rayonnages publics et les espaces réservés aux personnels, la salle de pause. C’était flippant. » Violette and Co explique avoir vendu quelques dizaines d’exemplaire du livre suite à un dépôt spontané de l’éditeur mais n’avoir jamais refait de stock. La police est donc repartie bredouille. « Les policiers nous ont dit plusieurs fois que le livre était interdit et qu’il était illégal de le vendre. Pourtant, il n’y a aucune décision de justice en ce sens. On a vérifié plusieurs fois et ce n’est pas trouvable. On ne commercialise pas de livres interdits. Notre lieu est beaucoup trop important pour qu’on prenne ce genre de risque. » Quand on l’interroge, la Commission de surveillance et de contrôle des publications pour la jeunesse répond avoir émis et transmis au ministère de l’Intérieur, le 14 novembre 2025, un avis négatif. From the river to the sea (Social Bandit Media, 2022) dont le titre reprend un slogan pro-palestinien avéré témoignerait, de fait, selon l’analyse des commissaires, d’un « parti pris historique et idéologique » incompatible avec une mise en vente sur le territoire français. Si le ministère de la Culture a, lui aussi, eu connaissance en novembre de cet avis, il ne sera, curieusement, communiqué aux librairies que le lendemain de la perquisition chez Violette and Co. La librairie parisienne dénonce, en cette affaire, « une dérive autoritaire inédite et préoccupante », spectaculaire et non fondée juridiquement. De son côté, le Syndicat de la librairie française « s’étonne que la justice puisse reprocher à une librairie de vendre un livre dont l’interdiction d’importation n’était connue de personne, pas même de son éditeur. En effet, en dehors de l’avis de cette commission, aucun acte réglementaire formalisant l’interdiction d’importation de ce livre n’est disponible contrairement à ce qu’impose la loi. Cette base juridique inexistante ou fragile soulève donc au moins deux questions : la première sur le fondement d’une telle perquisition, la seconde sur l’impossibilité, pour l’éditeur, de former un recours contre une décision qui n’a pas été formalisée. » L’événement survient dans le contexte d’une vague d’attaques, dans plusieurs villes françaises, contre des librairies soutenant la Palestine.

UN PROGRAMME POUR UN AN – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) diffuse la version papier de son catalogue 2026 : stages, formations à la carte, journées d’études, colloques, rencontres sur site, etc. Le document est disponible en ligne. C’est ici. N’hésitez pas à le télécharger et à le consulter au fil des mois.

JULES VERNE – Sur France Culture, mise en ligne de cinq postcasts Les Mondes de Jules Verne réalisés par Federico Polo Devoto. « Un auteur prolifique dont l’œuvre compte nombre de classiques parmi lesquels Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, ou Voyage au centre de la terre. Cent-vingt ans après sa mort, Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit dans le monde, mais son influence va bien au-delà de la simple littérature. Vulgarisateur scientifique, visionnaire hors norme, Verne a non seulement façonné les imaginaires collectifs, mais il a aussi annoncé l’exploration de l’espace et des abysses avec près d’un siècle d’avance. » C’est ici.

SALON – La vingt-quatrième édition du Festival du livre de jeunesse Occitanie se déroulera, à Saint-Orens de Gameville (Haute-Garonne), les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026. Un programme riche et diversifié à découvrir ici dans sa totalité. Signalons les deux journées professionnelles : la première, le vendredi 23, qui, pour parler poésie, recevra Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Thomas Vinau, Odile Flament (pour les éditions CotCotCot) et Alain Serres (pour les éditions Rue du Monde ; la deuxième, le samedi24 qui,  avec Frédéric Maupomé, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, et Guillaume Lanneau, président de la Saif, abordera la question des  droits d’auteurs et d’autrices. Il est prudent de réserver à cette adresse

AVEC OU SANS ISRAËL – Les organisateurs de la Foire du livre de jeunesse de Bologne (Italie) ont répondu négativement à la demande d’emplacement de l’Israel Institute of Biblical Studies (Institut israélien de littérature hébraïque), organisme financé par les ministères israéliens de la Culture et des Affaires étrangères pour promouvoir la littérature du pays à l’étranger, indiquant qu’une entité d’État officielle israélienne ne sera pas autorisée à exposer sans fournir de justification détaillée publique. Cette exclusion intervient dans un contexte de boycott culturel et éditorial plus large visant des institutions associées à l’État d’Israël ou à des acteurs perçus comme complices de violations des droits humains envers les Palestiniens. Alors que certains acteurs du secteur se félicitent de cette décision, d’autres estiment qu’une exclusion d’un organisme littéraire d’État pourrait limiter les opportunités de dialogue culturel et d’échanges littéraires entre auteurs et lecteurs de différentes régions du monde.

EXPOSITION – La Maison du Père Castor, 253 route Roule Galette à Meuzac (Haute-Vienne) propose, du mardi 13 janvier au samedi 28 février 2026, une exposition Gerda Muller fête ses 100 ans. « À l’approche de l’anniversaire de l’artiste Gerda Muller, la Maison du Père Castor a le plaisir d’exposer ses illustrations originales et ses nombreux albums. Venez découvrir les illustrations de cette célèbre artiste originaire des Pays-Bas, qui a illustré des centaines d’albums jeunesse chez de nombreux éditeurs, et notamment les célèbres albums Marlaguette, Les Bons amis, Sinikka de Finlande (collection « Enfants de la Terre »), Perlette goutte d’eau, ainsi que le jeu Chacun sa province au Père Castor Flammarion Jeunesse. » Le site de la Maison du père Castor est ici.

REVUE – Le dossier du numéro 246 (décembre 2025) de NVL la revue, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, est titré Lisons à haute voix ! Pour qui ? Pour quoi ? « Ce numéro explore la lecture à voix haute qui s’adresse à tous et en tous lieux, pratique qui prend un tel essor qu’elle devient un métier dont parlent deux lecteurs publics. Pratique de la voix aux racines lointaines, dans une poésie originelle, une rythmique qui trouve un nouvel écho passionnant chez les jeunes aujourd’hui. Plongez dans cet univers où chaque mot résonne et où chaque histoire devient une aventure collective, un moment de partage inoubliable. Découvrez comment la lecture à voix haute peut transformer les relations et enrichir les esprits, en rendant la littérature accessible à tous. » 84 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

UN HAPPY MEAL SINON RIEN – McDonald’s France dévoile la douzième collection de son programme Un jouet ou un livre, soit dix-huit histoires imaginées par Agnès Martin-Lugand et illustrées par Marine Gosselin ou Yen Abis. « Conçue comme une véritable porte ouverte sur le monde, cette collection promet des aventures vibrantes, la découverte des merveilles du monde et une envie irrésistible d’explorer la planète page après page. » L’entreprise rappelle que, depuis la première compagne de 2015, 177 millions de livres ont été distribués. La  collection nouvelle, « Un Monde à raconter », permet donc à Colette et Idriss, héros voyageurs de la série, de découvrir dix-huit merveilles du monde, de la Grande Muraille de Chine aux chutes du Niagara, du Colisée aux pyramides de Gizeh, en passant par la forêt Amazonienne ou le Taj Mahal. Cette opération de marketing développé en partenariat avec Hachette Jeunesse et avec la complicité du Centre national du livre (CNL) est, une nouvelle occasion  « de partager un moment de découverte en famille et de donner l’envie d’en apprendre toujours d’avantage sur les merveilles de notre monde. »

PARUTION – Vient de paraitre L’Histoire du journal Bravo ! de Frans Lambeau et Jean Fontaine. « L’histoire du journal Bravo ! n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge. Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre. Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres. Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de six ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire. » Didier Pasamonik précise : « Le magnifique travail de Jean Fontaine et Frans Lambeau donne un fort volume truffé de documents inédits issus des archives d’instruction de la justice belge et de reproductions rares du journal. Cela donne un récit précis et documenté qui montre comment Meuwissen, [le fondateur de l’hebdomadaire], collabora étroitement avec la propagande allemande pour établir un véritable monopole tant éditorial qu’industriel, prenant le contrôle d’imprimeries-clé. » Éditions de l’Èlan 2025, 464 pages, 79,00.

C’EST CADEAU – Comme en 2024, la ville de Cergy (Val d’Oise) a remis, courant décembre, aux 1124 élèves scolarisés en cours préparatoire un album de littérature jeunesse. « Plusieurs études le montrent : il existe un lien étroit entre la maîtrise de la lecture et la réussite scolaire. Pourtant, le constat interroge : les jeunes passent aujourd’hui dix fois plus de temps sur un écran (3 heures 11 en moyenne par jour et jusqu’à 5 heures 10 chez les 16-19 ans) qu’à lire des livres pour leurs loisirs (19 minutes par jour). Et la tendance s’accentue ces dernières années. » Cette année, à Cergy, les livres offerts étaient : Jules et le renard de Joe Todd-Stanton (école des loisirs, 2019) et Un voyage extraordinaire de Philip Waechter (Didier jeunesse, 2024). « Deux ouvrages, sélectionnés en concertation avec l’Éducation nationale, qui abordent des valeurs comme l’amitié, l’entraide, la confiance, la liberté ou le courage. »

EXPOSITION –  Le Centre culturel La Villa, 26 place Guido Gezelle à Ganshoren (Belgique) accueille, du samedi 17 au samedi 31 janvier 2026, en partenariat avec la Fondation Battieuw-Schmidt et la Ligue des familles,  une exposition Frimousses multiples, des histoires à déconstruire, accès sur le portrait.  » Les contes traditionnels pour enfants véhiculent encore des valeurs d’un autre temps où les stéréotypes sont nombreux et participent à les ancrer dans notre imaginaire collectif. Aujourd’hui, il existe des histoires qui représentent toutes les diversités, qu’elles soient culturelles, de genre, de familles ou encore d’handicap. Loin des clichés, elles permettent à chacun.e de se reconnaître et de trouver sa place dans une société plus inclusive. » Vernissage le vendredi 16 janvier, à 19 heures. » L’exposition s’adressant autant aux plus petit.es qu’aux plus grand.es, nous vous proposons le samedi 24 janvier, à 14 heures, une séance d’écoute de podcast pour les adultes et des racontines pour les enfants. » La page dédiée est ici.

AU CINÉMA AUSSI – La série de livres « Monsieur Madame » imaginée par l’auteur britannique Roger Hargreaves va être portée à l’écran. « Le film rendra hommage à l’humour, la personnalité et la convivialité qui ont rendu les personnages originaux emblématiques, tout en invitant un nouveau public à travers le monde à les découvrir de manière audacieuse, cinématographique et contemporaine. » (communiqué de presse de StudioCanal, de Heyday Films et du groupe japonais Sanrio, propriétaire des droits). La série a déjà été adaptée, en films d’animation, pour YouTube, et une nouvelle réalisation est en cours de production pour la télévision. Depuis 1971, plus de 250 millions de livres ont été vendue dans trente pays.

LIRE ENSEMBLE – L’Agence quand les livres relient annonce une rencontre nationale Lire ensemble des albums comme autant de leviers… en salle d’attente de PMI et à la maison, le vendredi 30 janvier 2026, de 9 heures à 17 heures 15, à la Maison de la poésie, passage Molière à Paris, avec les interventions de Claire Courdeau, médecin de PMI (Gironde) et membre du comité de pilotage du projet Dans la salle d’attente… lire ensemble à la PMI, Olivier Duris, psychologue clinicien, docteur en psychopathologie et psychanalyse, hôpital de jour pour enfants André-Boulloche (association Cerep-Phymentin), Sylviane Giampino, psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA), Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil parents-enfants Les Pâtes au Beurre, Aline NGuyen Van Phi, médecin de PMI (Toulouse), Marguerite Prévot, médecin de PMI (Paris 20e) et membre du bureau du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI). Journée animée par les administrateu.rices de l’Agence quand les livres relient Frédéric Boyer (lecteur, formateur, coordinateur de l’association L.I.R.E), Michèle Briziou (présidente) Katy Feinstein (bibliothécaire, spécialiste en littérature de jeunesse et formatrice), Julien Maréchal (directeur de la Petite Bibliothèque Ronde) et Léo Campagne Alavoine, (directrice de l’Agence)ainsi que Charlie Nassar (présidente de l’association (Z)oiseaux livres). Formulaire d’inscription ici.

SORTIE DE CRISE – Deux mois après le clash avec la société Neuvième art plus et l’annulation du Festival international de la bande dessinée de 2026, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe l’ensemble des partenaires publics et privés de l’évènement, a tenu son assemblée générale le vendredi 9 janvier 2026. A été acté le lancement d’un appel à projets permettant de trouver un opérateur pour un contrat de cinq ans, avec possibilité d’une année supplémentaire, le contrat pouvant être dénoncé deux ans avant son terme. Le lauréat, choisi par un jury indépendant, devra proposer une nouvelle dénomination, une marque dont l’ADBDA restera propriétaire. On connaîtra, à la mi-avril, le nom de l’opérateur qui prendra en charge le festival d’Angoulême à compter de 2027. Pour mémoire, le Grand Off de la BD d’Angoulême aura lieu du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026. « Pendant quatre jours, la bande dessinée investira Angoulême à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public pour un moment de partage joyeux et culturel ». Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Les musées, c’est dès la petite enfance ! sous la direction de Sylvie Rayna. « L’ambition de cet ouvrage polyphonique est d’informer et de convaincre afin de garantir, partout, les droits culturels des jeunes enfants et de leurs familles. Pour cela il faut faire connaître les expériences de qualité et les conditions propices à leur déploiement sur les territoires. Les actions précoces d’éveil artistique et culturel sont reconnues dans le rapport de Sophie Marinopoulos comme un moyen d’humanisation, de lutte contre la malnutrition culturelle  et contre les inégalités : les expériences muséales en petite enfance, encore insuffisamment et inégalement développées, contribuent à ce processus. Dans cet ouvrage, les professionnels des musées, des arts et de la petite enfance témoignent de leur travail commun pour proposer des parcours sensibles et significatifs pour les tout-petits comme pour les adultes qui les accompagnent. » érès 2025, 320 pages, 28,00 euros.

POUR LE JEUNE PUBLIC – Le Festival Momix met à l’honneur le spectacle vivant pour les enfants, pour les adolescents et pour leurs  familles. Le programme de la trente-cinquième édition s’articulera autour de l’imaginaire et de nombreuses compagnies internationales viendront  y jouer leurs spectacles : une programmation mêlant théâtre, cirque, musique, danse, marionnettes, théâtre d’objets avec toujours, l’envie d’émerveiller les enfants et de rassembler les générations. Ce sera du mercredi 28 janvier au dimanche 8 février 2026, à Kingersheim et dans toute l’Alsace. « Les soubresauts du monde et les peurs qu’ils génèrent nous parviennent, nombreux et inquiétants. L’époque n’est pas à la stabilité, à la confiance ni à la valorisation d’une pensée complexe. Comment lutter contre des supports de diffusion de l’information qui résument en 30 secondes des sujets qui mériteraient plusieurs heures de débat ? Comment dans ce contexte continuer à accompagner nos enfants vers la bienveillance, l’ouverture aux autres, la constitution de l’esprit critique ? Comment se ménager avec eux des moments de plaisir, d’émerveillement, d’émotion, de réflexion ? Les spectacles à destination du jeune public nous offrent ces moments-là, nous aident à parler avec les plus jeunes du monde dans lequel nous vivons, nous proposent des émotions et de l’évasion. Reflets de la création européenne, les spectacles de l’édition 2026 sauront vous surprendre et vous toucher au cœur. » (Marie Normand, directrice artistique). Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Construire un matrimoine de la BD : créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique sous la direction de Marys Renné Hertiman et Camille de Singly. « Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine. […] L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail Les Bréchoises de 2020 à 2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. »Les Presses du réel 2024, 352 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – Le Centre de la Gravure, 10 rue des Amours à La Louvière (Belgique) propose, du samedi 10 janvier au dimanche 22 mars 2026, une exposition Collectionner l’image : littératures jeunesse et graphique. « Après un premier arrêt à la galerie Les Brasseurs à Liège, l’exposition Collectionner l’image s’installe au Centre de la Gravure, révélant une collection inédite d’œuvres originales issues de la littérature jeunesse et graphique. Initié par les Ateliers du Texte et de l’Image (ATI) avec le soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, ce projet vise à patrimonialiser les images d’auteur·rices illustrateur·rices francophones de Belgique. Près de 200 œuvres, réalisées par plus de quarante artistes, sont réunies pour offrir un regard rare sur la création contemporaine, en dehors de l’objet-livre. Scénographiée par Maud Dallemagne et Benjamin Dupuis, l’exposition invite à explorer la richesse graphique et narrative des originaux, entre esquisses, planches, encres ou techniques mixtes. » Artistes présentés dans l’exposition par un total de cent-cinquante et une œuvres : Martina Aranda, Jeanne Ashbé, Étienne Beck, Mathilde Brosset, Anne Brouillard, Anne Brugni, Geneviève Casterman, Sarah Cheveau, Anne Crahay, Kitty Crowther, Thisou Dartois, Fanny Dreyer, Claude K. Dubois, Peter Elliott, Jean-Luc Englebert, Noémie Favart, Loïc Gaume, Bernadette Gervais, Sara Gréselle, Anne Herbauts, Benoît Jacques, Emile Jadoul, Louis Joos, Valentine Laffitte, Thomas Lavachery, Pascal Lemaitre, Marie Mahler, Vincent Mathy, José Parrondo, Chloe Perarnau, Catherine Pineur, Rascal, Lisbeth Renardy, Françoise Rogier, Mélanie Rutten, Elisa Sartori, Marine Schneider, Emilie Seron, Valfret, Michel Van Zeveren, Giulia Vetri, Aurélie William Levaux, Gaya Wisniewsk. Page dédiée ici.

REVUE – Le numéro 33 de janvier-février-mars 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée aux Marion Fayolle et c’est Cathia Engelbach qui interroge. Côté jeunesse encore, une page consacrée à Blexbolex, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd, six pages à propos de Marie Mirgaine, quelques mots sur Quentin Blake et deux pages évoquant les vingt-cinq ans du musée de l’illustration jeunesse de Moulins. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.

UN CHANGEMENT AU CNLJ – Romain Gaillard, conservateur en chef des bibliothèques, quitte la direction du Centre national de la littérature pour la jeunesse, poste qu’il occupait depuis 2022. Céline Meyer lui succède. « C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends aujourd’hui la responsabilité du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Héritier de La Joie par les livres, le CNLJ est pour moi un lieu vivant de réflexion et de transmission autour de la littérature jeunesse sur l’ensemble du territoire. De la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart aux médiathèques de Plaine Commune, mon parcours s’est construit au contact des livres et de celles et ceux qui les font vivre. La littérature jeunesse ouvre des espaces pour penser le monde, nourrir l’imaginaire, aiguiser la sensibilité et bâtir des références communes. Ensemble, faisons vivre la littérature jeunesse dans toute sa diversité et ses enjeux contemporains. »

À VOIR EN FAMILLE  –  Le mercredi 14 janvier 2026, à 18 heures, le Théâtre de La Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret) propose, en représentation tout public, Fiesta de Gwendoline Soublin (éditions Espaces 34, 2021) dans une mise en scène de Steve Brohon pour le Théâtre des Trois clous. « Depuis toujours, Nono n’a qu’une idée : faire une gigantesque fiesta pour ses dix ans. La liste des invités, les guirlandes colorées, les jeux, la playlist, tout est prêt. Seulement un phénomène inattendu déboule : la tempête Marie-Thérèse. Une ode à l’amitié, la débrouillardise et l’imagination de la jeunesse, pour affronter ensemble un monde qui peu à peu se dérègle. » Avec, pour les neufs rôles, Camille Trophème, Laure Coignard et Nicolas Spina-Ivora. À partir de 7 ans. Réservation ici. Le site du Théâtre des Trois clous est .

PARUTION – Vient de paraitre Du folklore enfantin aux enfants musiciens par Anne Damon-Guillot. « Exploration du rôle des comptines dans l’apprentissage, la transmission et la création, à travers une étude historique et ethnographique. L’auteure analyse la construction du folklore enfantin en France depuis le XIXe siècle et critique les représentations culturelles de l’enfance, offrant une perspective interdisciplinaire sur ces pratiques vivantes mais méconnues. » CTHS 2025, 300 pages, 32,00 euros.

PARUTION – Vient de paraitre  En quête d’un grand peut-être – tome 2 : a-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom et Nathan Lévêque. « Un nouveau livre de référence pour les passionné·es de littérature ado. Les ados lisent-iels encore de la littérature ado ? Passent-iels plus de temps sur TikTok ? Doit-on censurer la Dark Romance ? Et le manga ? C’est quoi un roman ado, au fait ? L’Éducation nationale promeut-elle assez la lecture, et celle pour la jeunesse ? Ce sont autant de questions auxquelles Tom et Nathan Lévêque essaient de répondre dans ce nouveau livre, cinq ans après En quête d’un grand peut-être : guide de littérature ado (vendu à 10 000 exemplaires). À nouveau, les deux auteurs spécialistes de la littérature ado vous proposent de partir, carte et lampe torche à la main, à l’exploration de ce paysage littéraire : dates et chiffres clés, incontournables, portraits, analyses de ses grands genres et de ses grandes thématiques, pressions politiques et questions sociétales qui la traversent. Ce livre de référence vous donnera les outils pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que les autres ! Préface de Sophie Van der Linden, édition par Clémentine Beauvais. Avec des articles de Lucie Kosmala, Florie Maurin, Jeanne Seignol, (Jeannot se Livre) Zoé Spartacus et Lydie Tabarin. Et onze nouvelles inédites de Marie Alhinho et Nine Gorman, Mickaël Brun-Arnaud, Christelle Dabos, Yasmine Djebel, Nell Gallais, Clara Héraut, Aylin Manço, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Marie Pavlenko et Esmé Planchon. » éditions Du Grand Peut-Être 2025, 240 pages, 18,50 euros.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 26 novembre 2025 et jusqu’au samedi 17 janvier 2026, exposition Georges le collectionneur désordonné avec les illustrations originales de Pauline Ferrand et les créations variées d’artistes complices inspirées de l’album publié chez Grasset. « Georges adore observer la répétition des choses. Il n’est pas très à l’aise avec les gens, mais il aime collectionner toutes sortes d’objets. Partage son quotidien atypique et découvre ses passions, aux noms plus rigolos les uns que les autres. Tiens, d’ailleurs, sais-tu ce qu’est un conspersiophile, un légufrulabélophile, un calcéologiste, un bolophile ou un capéophile ? Eh bien, Georges est tout cela, et même plus encore. » Site du musée ici.

UN ÉVÈNEMENT NATIONAL – Les dixièmes Nuits de la lecture que pilote le Centre national du livre (CNL) se tiendront du mercredi 21 janvier au dimanche 25 janvier 2026 autour du thème Villes et campagnes. « La vision des relations ville-campagne qui a majoritairement prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle, opposant classiquement territoires urbains et territoires ruraux, a été la source d’inspiration de nombreux romans et d’œuvres littéraires, dans tous les genres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie. Sous sa forme disparue, contemporaine, futuriste ou fantasmée, la ville, inspiratrice et muse, nourrit l’imaginaire littéraire et artistique, ainsi que les études sociologiques et géographiques urbaines. Véritable motif littéraire au XIXe siècle, la ville est ce lieu de tous les possibles, ou de toutes les angoisses, propice à la réflexion morale et sociale. » Le site qui dit tout est ici. Pour inscrire un événement, c’est .

ON VOUS LE DIT – Le Salon Beige et le Centre européen de recherches en sciences humaines et religieuses (CERSH) annoncent « le projet le plus important de leur histoire, Les Enfants de France [qui] marquera un tournant dans la protection de tous les enfants de France contre le mal de l’idéologie radicale de la gauche. » Pour mémoire : le Salon beige est un blog d’actualité catholique traditionnaliste créé en France en 2004 qui s’oppose à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, au mariage homosexuel et à la théorie du genre. Classé dans le top 10 des sites complotistes français les plus visités, il est pointé par le journal Le Monde comme diffusant régulièrement de fausses informations.

PARUTION – Vient de paraitre Gotlib, une vie en Bandessinées par Julien Solé et Arnaud Le Gouëfflec. « C’est une histoire de génie, d’amour, de déconnade, de folie douce et de modestie : comment Marcel est-il devenu Gotlib ? C’est l’histoire de l’homme caché derrière l’artiste, à moins que ce soit l’inverse. Un homme avec ses fêlures, son énergie, sa résilience, son talent et la découverte du super-pouvoir de l’Umour. De son destin d’enfant caché pendant la guerre à la création de Fluide Glacial, de ses premières amours à la « Rubrique-à-Brac », des années Pilote et de sa rencontre avec Goscinny à l’aventure de L’Écho des Savanes, de la création de Gai-Luron à celle de Hamster Jovial, la vie du maestro comme si vous y étiez ou presque, discrètement posé sur son épaule façon coccinelle. » Fluide Glacial 2025, 88 pages, 20,00 euros.

THE CAT IN THE HAT – Dans les archives de la bibliothèque Geisel Library de l’université de Californie à San Diego, a été récemment retrouvé un manuscrit de Dr. Seuss, intitulé Sing the 50 United States !, accompagné d’un croquis de couverture et d’annotations d’illustration et de direction artistique. Le texte de Theodor Seuss Geisel (1904-1991) que publie Penguin Random House paraitra le mardi 2 juin 2026, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Il s’agira bien de l’édition d’un travail abouti et non d’un fragment inachevé que Penguin Random House aurait eu à finaliser. L’illustrateur Tom Brannon devra toutefois compléter les images, dans la veine propre à Theodor Seuss Geisel. Le livre qui met en scène le célèbre chat chapeauté accompagné de deux little cats invitera les jeunes lecteurs à nommer les cinquante États américains à travers des rimes colorées et ludiques fidèles au style de Dr. Seuss. Un tirage initial de 500 000 exemplaires est envisagé et une carte des États-Unis ornera la jaquette. Outre ce tirage, un programme annexe de distribution est annoncé en collaboration avec l’organisation First Book et des exemplaires du livre seront remis gratuitement à des élèves de tous les États dans un sac à dos contenant également des fournitures scolaires et d’autres titres de Dr. Seuss. Pour mémoire : en 2021, six albums  signés Theodor Seuss Geisel ont été retirés de la vente par Dr. Seuss Enterprises, pour cause de racisme.

PARUTION – Paru il y a quelques années Pouvoirs de la lecture : de Platon au livre électronique de Peter Szendy. « Lorsque je lis, une voix en moi m’intime de lire, tandis qu’une autre s’exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs que l’on rencontre notamment chez Platon. Lire, c’est habiter cette scène qui, même lorsqu’elle est intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d’obéissance, bref, de toute une micropolitique de la distribution des voix. […] Cette archéologie du lire dialogue avec nombre de théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s’attache aussi à ausculter, d’aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai. » La Découverte 2022, 200 pages, 20,00 euros.

ILLUSTRER LE GRAND PARIS – « La Société des grands projets annonce l’ouverture du deuxième appel à candidatures du programme Illustrer le Grand Paris, conçu pour intégrer des œuvres illustrées monumentales sur les quais du futur réseau Grand Paris Express. Cette commande artistique se déploie en lien étroit avec les territoires traversés et vise à offrir aux voyageurs une expérience sensible et renouvelée du réseau métropolitain. Mené en partenariat avec le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), l’Institut français et le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce programme invite des illustratrices et illustrateurs professionnels à proposer une œuvre originale. L’appel à candidatures s’adresse à des professionnels exerçant dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du graphisme. » Le dépôt des dossiers est possible jusqu’au vendredi 6 mars 2026 inclus. L’ensemble des modalités pratiques, critères d’éligibilité et étapes de sélection est accessible à à cette adresse.

MIYAZAKI – Le magazine Le 1 publie un hors-série XL titré Miyazaki et l’art de Ghibli qui « propose d’explorer les multiples facettes de l’art de Ghibli, de la découverte de ses influences, puisées dans la culture nippone et l’observation de la nature, jusqu’aux secrets de fabrication des ateliers d’animation. Histoire de retrouver, le temps de quelques dessins bien humains, la beauté du monde et de nos vies. » En bonus, une affiche géante donnant à voir Kiiki la petite sorcière. En kiosque, 7,90 euros.

EXPOSITION – Au café associatif Le PasSage, 8 place Fontaine Couverte, à Romans sur Isère (Drôme), du dimanche 4 au vendredi 30 janvier 2026, exposition d’illustrations de Valérie Dumas. “Entre peinture et illustration, c’est un cheminement artistique qui dure depuis 1998 et ça me paraît incroyable. Née en 1964 à Saint-Etienne, j’ai toujours dessiné. C’est aux alentours de la trentaine que je me suis lancée, en me lâchant des deux mains, pour vivre de mon art. Ce fut tout d’abord la peinture, exclusivement, avant l’ouverture vers l’illustration qui s’est faite grâce à la création de livres d’artistes, souvent en collaboration avec Jean-Pierre Blanpain, artiste aux multiples talents qui est devenu mon mari. De ces livres, souvent confidentiels, en passant par des salons professionnels et les rencontres avec des éditeurs, ce cheminement a aussi permis de sauter le pas vers la littérature jeunesse […] Depuis plus de deux ans la peinture a cédé la place aux crayons de couleurs. Le plaisir incroyable du dessin sans doute.  Je n’ai pas encore détaillé tous les ressorts de ce bouleversement. » Inauguration le 4 janvier, à 11 heures 30.

UN CONTE CÉLÈBRE – À La Filature, à Mulhouse (Haut-Rhin), 20 allée Nathan Katz, les vendredi 9 et dimanche 11 janvier 2025, ultimes représentations françaises de Hansel et Gretel, conte théâtral en trois tableaux mis en musique par Engelbert Humperdinck. Livret : Adelheid Wette. « Traditionnellement présenté à Noël sur les scènes allemandes, ce conte musical inspiré par l’une des histoires les plus célèbres des frères Grimm enchante petits et grands outre-Rhin depuis plus d’un siècle. Engelbert Humperdinck y déploie avec un sens inné du merveilleux une partition à la fois opulente et subtile, où d’authentiques chansons populaires croisent des leitmotive wagnériens et de magnifiques envolées lyriques. Présenté devant un public virtuel durant l’hiver 2020, le spectacle mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau renonce au folklore de la maison en pain d’épices pour renouer avec l’esprit de cruauté du conte original, incarné ici par une sorcière pleine de surprises. Un regard renouvelé porté sur un grand classique confié au chef Christoph Koncz. » En allemand avec surtitres en français et en allemand. Page dédiée ici, sur le site de La Filature.

PARUTION – Vient de paraitre, en édition limitée, le toms 1 de l’intégrale Spirou et Fantasio par Franquin. « Les premiers récits du Spirou de Franquin vous réservent encore bien des émotions. Car vous pourrez dorénavant les lire dans cette exceptionnelle version inédite, restaurée depuis les planches originales. Les histoires parues dans les albums L’héritage, Radar le robot et Quatre aventures de Spirou et Fantasio, longtemps disponibles dans une version en partie décalquée et reprise de films très abîmés, se dévoilent ainsi dans une version fidèle au dessin de Franquin. Ces récits mythiques sont également présentés dans leur découpage d’origine, pensé pour le journal Spirou, avec nombre de strips et de cases laissés de côté lors de l’édition en album. Cerise sur le calot : cette intégrale 1946-1950 est complétée par un grand dossier riche en informations et illustrations inédites, revenant sur les débuts de Franquin, l’un des géants du 9e art. » Dupuis 2025, 336 pages, 55,00 euros..

( Image empruntée à Laure Monloubou )

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FAUT-IL Y ALLER ? – Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris, du vendredi 30 janvier au dimanche 5 avril 2026, Potted Potter, parodie pas vraiment officiel par Dan et Jeff. « Oublie les longues nuits passées à relire toute la saga, Potted Potter fait le boulot en soixante-dix minutes chrono. Sur scène, deux comédiens complètement déchaînés revisitent l’univers d’Harry Potter en une avalanche de gags, de costumes et de chansons qui restent dans la tête. Oui, tu auras droit à un dragon cracheur de feu, à un véritable match de Quidditch et à tous les personnages emblématiques, du Survivant jusqu’à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même sans connaître la différence entre un Horcruxe et un Poufsouffle, Potted Potter vous fera rire aux éclats. Un divertissement familial brillant, à savourer dès six ans jusqu’à l’âge de Dumbledore (qui, lui, est très très vieux). » La page pour réserver, c’est ici.

FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique), propose, le mardi 13 janvier 2026 de 9 heures 30 à 16 heures 30, une journée professionnelle  en compagnie du magazine Baïka, guide culturel pour les enfants de 8 à 12 ans sur le thème des pays du monde et de leurs cultures. Le matin : présentation générale de la presse jeunesse par Noémie Monier, rédactrice en chef de la revue et autrice. L’après-midi : atelier « une de presse » avec Lola Oberson, directrice artistique de la revue graphiste et illustratrice. La présentation du matin sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube du CLJBxl. Informations complémentaires ici.

FROM SUISSE – Vient de paraitre, publiée par l’Institut suisse Jeunesse et Média, Ricochet et les indispensables, plaquette qui rassemble 160 ouvrages remarquables pour les enfants et les jeunes de 1 à 15 ans. « Les quelques 160 livres présentés dans les pages de cette brochure ont tous été publiés entre 2021 et 2025. Chaque titre fait l’objet d’une notice qui comprend les informations bibliographiques, des mots-clés et une recension (souvent extraite de Ricochet ou alors rédigée pour l’occasion). Nous avons opté pour un classement par âge-cible puis par nom d’auteur·rice. » Occasion « de trembler, rire, rêver, apprendre, contempler, jouer, imaginer, nous questionner, nous indigner ou nous émerveiller. » Pour commander, c’est ici.

D’APRÈS  HOFFMANN – À la Scène musicale, sis à l’Île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après seize représentations triomphales, en décembre, à l’Opéra Nice Côte d’Azur, reprise, du mercredi 7 au dimanche 11 janvier 2026, de Casse-Noisette, célébrissime ballet de Tchaïkovski, pour petits et grands. « Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération. » Réservation ici.

SCOOP – Fort du succès des deux « musées à jouer » parisiens créés par l’école des loisirs, l’un dans ses locaux, en 2023, l’autre dans le quartier Bastille, en 2025, Louis Delas, entreprenant président directeur général, envisage – pourquoi pas – la création à Bordeaux d’une troisième Maison des histoires. À Paris, « certains résultats dépassent nos prévisions. C’est très encourageant et on s’est donné quelques mois pour transformer l’essai, avec évidemment le projet d’aller plus loin et d’ouvrir d’autres lieux. »

PEUT MIEUX FAIRE – Sarah Ghelam dont le mémoire de recherche s’intéresse à la Représentation des personnages enfantins non blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020 a lu attentivement la sélection annuelle 2025 du Centre national de la littérature pour la jeunesse paru récemment et elle a relevé, sur les cent-cinquante-neuf titres de la sélection, les quatre albums suivants mettant en scène des personnages d’enfants non blancs : Comment Aidan est devenu un grand frère de Kyle Lukoff (Cambourakis), Robin préfère sa robe de Camille Floue (Thierry Magnier), Le Grand Livre des petites choses de  Sophie Vissière (hélium), Dans le cœur de Momoko : une enfance japonaise de Kotimi (Rue du monde). C’est, précise Sarah Ghelam, un album de plus qu’en 2024. Il y en avait eu huit en 2021. « Malgré la nette augmentation de personnages d’enfants non blancs en littérature jeunesse, et après une très légère progression en termes de représentativité, cette sélection semble reprendre la route de la blanchité. »

UNE LANGUE DE PLUS – Grâce au travail minutieux d’Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction de l’université de Montréal, Le Petit Prince est désormais traduit en en innu-aimun, langue des Innus du Québec et du Labrador. Beaucoup de mots dans Le Petit Prince n’existent pas en innu-aimun, dont rose, astéroïde et baobab. Selon Yvette Mollen, son projet a consisté à inventer des passerelles entre deux univers, en créant de nouveaux mots et en demandant aux aînés qu’ils soient entrés dans le dictionnaire. « Apprendre une langue, c’est apprendre à voir. À nommer autrement une étoile, une plante, un pays. À sentir la relation au territoire. À dire la tendresse pour une fleur, pour un renard, pour un enfant, tout cela dans nos mots. C’est à ça que sert ce livre chez nous. »

BANNED BOOKS – La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner un recours déposé par des habitants du comté rural de Llano (Texas) qui contestent le retrait de dix-sept ouvrages des bibliothèques publiques locales. En laissant intacte une décision de justice locale, elle valide de facto une interprétation restrictive du droit à l’information garanti par le Premier Amendement de la constitution étasunienne qui protège notamment la liberté d’expression et d’accès à l’information. Dans son arrêt, la cour a estimé que les usagers des bibliothèques publiques ne disposent pas d’un droit constitutionnel à accéder à des livres spécifiques. Le juge Stuart Kyle Duncan a notamment déclaré que personne n’interdit des livres en les retirant d’une bibliothèque publique, rappelant que les lecteurs peuvent se procurer les ouvrages ailleurs, en ligne ou en librairie. Depuis 2021, PEN America a recensé près de 23 000 cas d’interdictions ou de restrictions dans quarante-cinq états et plus de quatre-cents-cinquante districts scolaires. Les livres concernés vont de romans contemporains destinés aux adolescents à des œuvres classiques, souvent ciblés pour leurs thématiques plutôt que pour des violations clairement établies de la loi. Parmi ces livres également : In the Night Kitchen (Cuisine de nuit), album publié en 1970 par Maurice Sendak.

PARUTION – Vient de paraitre Bob de Moor : la Ligne Claire d’Hergé par Gilles Ratier. « Ayant bénéficié de nombreuses sources et de l’accès aux archives de la famille De Moor, des photos et documents provenant des Studios Hergé et des agendas de Bob De Moor, Gilles Ratier nous fait revivre plusieurs décennies de l’âge d’or de la BD, la collaboration de Bob avec Hergé, son apport essentiel aux aventures de Tintin, son œuvre personnelle conséquente (« Barelli », « Cori », « Tric », « Oncle Zigomar »), et ses apports à des séries majeures de la BD comme « Lefranc » et « Blake et Mortimer ». Les confidences de Bob De Moor qui a été le plus fidèle et le plus indispensable collaborateur et ami d’Hergé éclairent d’un regard inédit la vie au sein des Studios Hergé et la personnalité du père de Tintin. […] Pas moins de 600 illustrations, dessins rares, planches de BD, et photos inédites. » BD Must 2025, 320 pages, 99,00 euros.

REVUE – Le numéro 2, volume 19 (2025) de la revue Relief, revue électronique de littérature française publié par Radboud University Press, dirigé par Arnaud Genon et Régine Battiston, est titré  Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse. « Longtemps marginalisée, la littérature de jeunesse est aujourd’hui reconnue comme un champ culturel et artistique à part entière. En parallèle de la revalorisation de l’autobiographie, elle va progressivement emprunter les codes des écritures du moi – narration à la première personne, faux journaux intimes, récits de vie fictionnalisés – pour explorer la construction de soi et l’expérience adolescente. Si le pacte autobiographique y reste rare, ces formes fictionnalisées favorisent l’identification et la réflexion éthique du jeune lecteur. Les auteurs y traitent de  sujets  sensibles  tout  en  préservant  leur  public.  Ainsi,  la  littérature  de  jeunesse  devient  un  espace  d’expéri-mentation où s’articulent recherche d’authenticité, transposition du vécu et mise en fiction du je. » Le PDF du numéro fait 166 pages et il est ici.

DANSE CLASSIQUE – Au Théâtre Mogador, 25 Rue de Mogador à Paris, depuis le samedi 15 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 8 mars 2026, Mon premier ballet : La Belle au bois dormant. « Inspiré du chef-d’œuvre de Tchaïkovski et du conte de Charles Perrault, ce ballet propose une version accessible et captivante de cette histoire intemporelle, spécialement conçue pour initier le jeune public à la magie de la danse classique. Pensé pour émerveiller petits et grands, La Belle au Bois Dormant conserve toute la richesse et la poésie du ballet original, avec une narration subtile qui guide les spectateurs à travers l’histoire. Aux côtés de la princesse Aurore et du Prince, les célèbres fées bienveillantes joueront un rôle essentiel, mais l’ombre de Carabosse viendra troubler la féerie. Ce personnage emblématique, incarné par Karl Paquette, ex-danseur étoile à l’Opéra national de Paris, apportera toute la tension dramatique à ce récit de malédiction et de renaissance. » Pour réserver, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Samivel de Sophie Cuenot avec une riche iconographie rassemblée par Catherine Cuenot. « Très tôt, Samivel (1907-1992) fut un lanceur d’alerte et, à travers toute son œuvre, il a célébré les montagnes tout en appelant à les protéger, sous peine de tout perdre, y compris nos propres chances de survie. Dessins, aquarelles, films, romans, photographies, il fut curieux de tout et généreux de son art. » Samivel doit sa présence ici aux albums qu’il dédia aux enfants, chez Delagrave ou Flammarion, tels que Brun l’Ours, Les malheurs d’Ysengrin, Goupil, Pantagruel, Merlin Merlot, Le joueur de flute de Hamelin et quelques autres. Il écrivit et illustra, pour la « Bibliothèque verte« , Monsieur Dumollet sur le Mont-Blanc. Éditions Paulsen 2025, 240 pages, 56,00 euros.

MONDIALISATION COMMERCIALE – S’associant à Alibris, détaillant chinois de l’ultra fast-fashion en ligne, connu pour ses offres de vêtements de mauvaise qualité vendus à des tarifs défiant toute concurrence, se lance sur le marché américain du livre avec plus de 100 000 ouvrages d’occasion référencés, dont de nombreux manuels scolaires, particulièrement onéreux outre-Atlantique. Le communiqué de presse assure que cette nouvelle catégorie d’articles « répond à une demande des acheteurs. Le client type de Shein lit entre un et trois livres par mois. Ce n’est pas une mode, c’est un mode de vie. Nous sommes heureux de venir nourrir cet amour de la lecture et de la connaissance en faisant équipe avec Alibris pour offrir de nombreux livres à notre clientèle, pour la première fois. » (George Chang, directeur de Shein Marketplace).

PARUTION –  Vient de paraitre Libraires dans le monde de Jean-Yves Mollier et Patricia Sorel. « De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les cinquante  kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l’incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme essentiels par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vente et de promotion du livre, riches d’une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s’adaptant aux mutations de l’édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies, historiques et contemporaines, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel. » ‎Citadelles & Mazenod 2025, 304 pages, 69,00 euros.

DISPARITIONS – Quatre disparitions récentes d’auteurs ou d’illustrateurs avec, sauf erreur, l’indication de leur dernier ouvrage publié en français avec mention de la date de parution : Harrie Geelen, le samedi 30 août (Victor au zoo, Albin Michel, 2021), Jutta Bauer, le mercredi 10 septembre (Dans sa maison, un grand cerf, école des  loisirs, 2014),  Helme Heine, le jeudi 20 novembre (Trois amis, Gallimard, 1985), Franck Pé, le samedi 29 novembre (La Bête, Dupuis, 2023).

C’EST À AMIENS – Joseph Pinchon, père du personnage de Bécassine, mort à Paris Joseph en 1953, est enterré au cimetière Saint-Acheul d’Amiens, sa ville de naissance, où sa tombe est à l’état d’abandon. Fin octobre 2025, Louis Vasselle, président de l’association de sauvegarde du patrimoine sépulcral (ASPS) a lancé un appel aux dons pour restaurer la tombe. La ville d’Amiens a voté une contribution de 2000,00 euros et le Département a promis 500 euros. Les chèques de particulier arrivent, mais il faudra un peu plus de 25 000 euros au total pour remettre en état la sépulture. « La pierre tombale présente de grosses fissures par endroits, les vases sont tombés et surtout rien n’indique qu’il s’agit de la dernière demeure de celui qui a dessiné ce personnage de bonne bretonne émigrée à Paris, apparu pour la première fois en 1905 dans La Semaine de Suzette, un hebdomadaire pour les jeunes filles de bonnes familles. » L’illustrateur repose dans le caveau familial aux côtés de ses aïeux et de son épouse. Pour que les travaux soient entrepris, l’accord de la famille des défunts etait nécessaire et  Pierre-Louis Vasselle a contacté des cousins éloignés qui ont accepté de signer une décharge  autorisant les travaux de réfection dont la première tranche pourrait, sauf imprévu, démarrer début 2026. Une plaque mise en place au cimetière avant la Toussaint informe désormais les visiteurs de l’opération en cours. L’association espère, sauf imprévu, pouvoir démarrer la première tranche de travaux début 2026.

ALICE ENCORE – L’autrice, compositrice, chanteuse et actrice américaine Sabrina Carpenter, adepte jusqu’ici, principalement, de Walt Disney Television et de Netflix, a été choisi par Universal Pictures pour interpréter le rôle-titre d’une comédie musicale adaptée d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. La blonde pop star de 26 ans sera également productrice du film aux côtés de Marc Platt (Wicked, La La Land). À la réalisation : la scénariste, dramaturge, actrice et chanteuse américaine Lorene Scafaria.

PAS TOUCHE – On peut voir sur YouTube, cumulant près de 600 000 visionnements, une courte parodie trash de Paddington dans laquelle l’ourson est mis en scène en narcotrafiquant dépenaillé, consommateur de « cocaïne 100 % péruvienne, biologique, biodynamique et catastrophique. » Cette séquence qui provient de l’émission satirique britannique Spitting Image (Portraits cachés) n’est pas du goût des héritiers de Michael Bond, créateur de l’ours maladroit en 1958, ni de StudioCanal, filiale de Canal+, propriété de Vincent Bolloré, propriétaire des droits du personnage depuis 2016. Plainte a été déposée devant la Haute Cour de justice d’Angleterre pour violation des droits d’auteur et des droits de conception. Pour contextualiser les enjeux, rappelons que, au départ héros d’une série de livres pour enfants, Paddington est aujourd’hui partout. Décliné en peluches, sur des pulls, des mugs, dans une publicité de Noël pour Marks & Spencer il y a quelques années, dans les Happy Meals de McDo, dans le jeu Paddington Run, en eau de Cologne. Des cartes postales issues d’un partenariat entre l’Unicef et Vivendi ont permis à l’ONG de récolter sept millions de livres, et l’ours a même « joué » avec la reine pour célébrer son jubilé en 2022.

LA PART DE L’ART – En 1979, le magazine Beaux Arts avait publié un hors-série Le Musée imaginaire de Tintin, catalogue d’une exposition du même nom présentée durant l’été au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. La revue Tintin c’est l’aventure réédite l’ouvrage désormais épuisé en partenariat avec le magazine Géo. « Quelles sont les œuvres d’art qui ont inspiré Hergé ? Tintin est-il devenu lui-même une icône digne de figurer dans les musées ou de faire flamber les prix dans les ventes aux enchères ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce hors-série de la revue Tintin c’est l’aventure, qui revisite l’exposition exceptionnelle organisée en 1979 autour d’une soixantaine d’objets d’art emblématiques de l’œuvre d’Hergé : fétiche arumbaya, homme léopard, momies incas, masques africains. Ce hors-série interroge ainsi les rapports d’Hergé (et de Tintin) avec l’art : après avoir trouvé l’inspiration dans les musées, Hergé y est entré à son tour, puisqu’un musée lui est consacré depuis 2009. Hergé fut aussi amateur d’art et collectionneur, et l’intrigue de son dernier album inachevé, l’Alphart, se déroule dans le milieu de l’art. » Prisma 2025, 114 pages, 16,99 euros.

C’EST BIENTÔT NOËL (23) – Dans Big business, court-métrage de 1929, Laurel et Hardy vendent des arbres de Noël au mois d’août. Quoique colorisé, le film est correctement restauré et l’escalade du rire est toujours au rendez-vous. On peut vérifier ici.

FIN DE PARTIE – Pendant quarante ans, l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) a omis de prélever les cotisations vieillesse de près de 190 000 ayants droit potentiels. Reconnaissant le scandale que beaucoup d’artistes (dont de nombreux écrivains) dénonçaient depuis des années, l’Assemblée nationale avait voté, début novembre, pour une « clarification du dialogue social et pour l’organisation d’élections professionnelles pour les artistes-auteurs au sein de leur régime de sécurité sociale. » Le mercredi 3 décembre 2025, elle a adopté l’article 5 du projet de loi réformant la gouvernance de la protection sociale des artistes-auteurs, malgré un lobbying insistant des fondateurs de l’Agessa. Le rétablissement des élections professionnelles au sein de la future instance de gouvernance constitue l’un des acquis majeurs du vote.

C’EST BIENTÔT NOËL (22) – Le bel ouvrage Alice au Pays des Merveilles à travers l’œuvre de Yayoi Kusama, c’est pour les déjà un peu grands qui connaissent et apprécient l’œuvre originale de l’écrivain. « Cent-soixante ans après sa parution, le classique de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, est revisité par la Japonaise Yayoi Kusama, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, à travers des illustrations psychédéliques et oniriques. Avec son langage visuel unique et sa fascination pour l’infini, Kusama sublime l’imaginaire de Lewis Carroll en ajoutant une nouvelle dimension, contemporaine et introspective. L’univers d’Alice et l’œuvre de Yayoi Kusama partagent une vision audacieuse, imaginative et profondément artistique. Ils dialoguent, se superposent, se mélangent et s’accordent parfaitement dans une explosion de couleurs et de ronds : l’art et la littérature sont des portails vers des mondes où tout devient possible. » Yayoi Kusama atteinte d’une maladie mentale hallucinogène depuis ses dix ans dialogue ici graphiquement avec la petite fille créée par Carroll dont elle partage les mêmes inclinaisons fantasques. « Je suis la Alice des temps modernes » déclare volontiers l’artiste. Le texte, quant à lui, reprend la traduction de Jacques Papy de 1961. Éditions du Chêne 2025, 192 pages, 29,90 euros.

PARUTION – Vient de paraitre, après un premier volume, Le Meilleur du cinéma pour les enfants : les films à montrer aux 3-6 ans, un deuxième ouvrage, Le Meilleur du cinéma pour les enfants: les films incontournables à montrer aux plus grands à partir de 7 ans, par Benshi. « À cet âge, la cinéphilie se construit : les enfants sont capables de découvrir la filmographie d’un réalisateur, de faire des liens entre les films, et d’affiner leur regard sur une histoire, des aspects de mise en scène, etc. C’est également un âge où l’on partage avec ses parents le plaisir de découvrir des films pour les grands. » Le Seuil jeunesse 2025, 248 pages, 21,00 euros.

 SCHTROUMPFISSIME – Le Parisien Aujourd’hui en France publie un hors-série Schtroumpf alors ! numéro 4 de sa collection « Histoire de BD ». « On a tous un Schtroumpf en nous ! De l’idée griffonnée sur un coin de table à un véritable phénomène mondial, les Schtroumpfs sont devenus des icônes de la pop culture adorées par les petits comme par les grands et leurs aventures éclairent indirectement des sujets toujours actuels : mieux vivre ensemble, tolérer la différence, lutter contre l’injustice ou respecter la nature. Dans ce hors-série exceptionnel, plongez dans la grande aventure des Schtroumpfs : décryptage, cases cultes, nostalgie, planches, crayonnés méconnus, redécouvrez l’histoire de ces héros XXL de la BD et de Peyo leur génial dessinateur. Un numéro à la fois nostalgique et passionnant, pour replonger dans soixante-cinq ans d’aventures bleues. » Aujourd’hui en France 2025, 100 pages, 12,95 euros.C’EST BIENTÔT NOËL (21) – Les amateurs d’heroic fantasy ont aussi droit à des livres sous le sapin. Tous, notamment les plus jeunes, n’ont peut-être pas encore eu l’opportunité de lire Pierre Bottero. Après les intégrales « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan » que Rageot a publié en 2023 et 2024, l’éditeur met en rayons, cette année, sa troisième trilogie « Ellana : Le pacte des Marchombres » qui rassemble en un élégant volume de 1168 pages Ellana (paru initialement en octobre 2006), Ellana : l’envol (paru en avril 2008) et Ellana : la prophétie (paru en octobre 2008). Préface de cette réédition : Christelle Dabos, autrice de la saga « La Passe-miroir » (Gallimard, 2013-2019). Quatrième de couverture : « Recueillie par le peuple des Petits, une fillette grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des Marchombres, maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Au terme de son apprentissage, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre, tandis que de redoutables mercenaires du Chaos la traquent. Elle croise alors la route d’Ewilan Gil’Sayan, de Salim et Edwin, et fait de leur combat le sien. » 39,90 euros, dans toutes les bonnes librairies. Pierre Bottero, disparu prématurément en 2009, à 45 ans, dans un stupide accident de moto, était un ami.

PARUTION – Vient de paraitre Il était une fois Marie Colmont, l’autre muse du Père Castor par Catherine Formet-Jourde. « Oui, un enfant d’aujourd’hui à qui l’on lit Michka, n’a pas, quoi qu’en grognonnent les tristes sires, besoin de sous-titres. C’est la force des grands textes : parce qu’ils sont éternels, l’enfant comprend qu’impérieuse et maussade, ça ne doit pas être la joie à la maison, que dans le verbe cheminer, il y a chemin, et que lorsqu’on embrasse quelque chose d’un coup d’œil, c’est forcément qu’il y a, dans le seul fait de le regarder, un élan plus profond ; comme un baiser. Non seulement les grands textes ne vieillissent pas, mais ils n’en finissent jamais de nous instruire et, donc, de nous rajeunir. […] Marie Colmont, puisque c’est elle notre championne, élève les enfants jusqu’au ciel avec des mots choisis, polis et sertis dans des histoires aussi simples que subtiles. » (extrait de la préface signée Anne Gavalda). Association des amis du Père Castor 2025, 80 pages, 17,00 euros.

PRIX – Le prix BD jeunesse Ville de Saint-Malo /Quai des Bulles 2025 est attribué à Jefferson (Gallimard, 2025), adaptation par Antoine Ronzon du roman de Jean-Claude Mourlevat. Le jury était composé de 339 lecteurs et lectrices âgé·es de 9 à 11 ans, soit seize classes de CM1 et CM2  examinant les cinq titres en compétition. Dotation pour l’auteur : 1200,00 euros.

C’EST BIENTÖT NOËL (20) – À papa-maman, en cassant sa tirelire ou en se cotissant entre frères et sœurs, on pourra offrir Lewis Carroll : Alice suivi de La Chasse au Snark, récemment paru en Pléiade, en édition bilingue, dans une traduction nouvelle de Philippe Jaworski et illustrée par Lewis Carroll, Henry Holiday et John Tenniel. Le volume contient : Aventures d’Alice sous terre, Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, Le Frelon emperruqué, La Chasse au Snark. La Pléiade 2025, 1024 pages, 207 pages, 64,00 euros.

PRIX – Le Prix Marie Volle, créé par Christian et Nathalie Volle, en mémoire de leur fille Marie, décédée en 2005, et décerné, à compter de cette année, par l’Académie française, « distingue un ouvrage littéraire pour la jeunesse, susceptible de développer l’imagination, les connaissances ou le goût de la lecture chez les enfants et adolescents. » La première lauréate est Agnès Desarthe, pour Les Téléphonistes anonymes (Gallimard jeunesse, 2024). « Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n’ai pas les vêtements qu’il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n’ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d’élève de cinquième frappée d’invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s’est fait confisquer son portable, et il a l’air de croire que je peux l’aider. » Prochaine attribution du prix en 2026, pour des ouvrages publiés en 2025. La date limite de candidature est fixée au mardi 20 janvier 2026.

REVUE – Le numéro 102 (décembre 2025) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse bénéficie d’une couverture illustrée par Emmanuelle Houdart qui évoque le temps des cadeaux. L’illustratrice livre, à l’intérieur du magazine, huit secrets d’atelier. Sinon, de très, très nombreuses propositions de lecture et une quinzaine d’articles dont certains rendent compte de rencontres avec Charlotte Gastaut, Audrey Poussier, Jean-Baptiste Drouot, Guillaume Duprat, Hervé Tullet, Anne-Fleur Multon ou Camille Romanetto. On peut s’abonner ici ou se rendre dans une librairie Sorcières pour, en plus de faire ses derniers achats. obtenir gratuitement le numéro.

C’EST BIENTÔT NOËL (19) – Passer le temps des fêtes devant la télévision n’est pas, à coup sûr, la meilleure perspective. Cela peut pourtant être l’occasion de revoir quelques (plus ou moins) bons films. Pas trop d’Harry Potter et un seul Star Wars, un bon paquet de films Disney, onze films d’Hayao Miyazaki, sur France 4, et quelques autres perles comme Kirikou et la sorcière (Gulli, le 19), Fanfan la tulipe (Arte, le 23) ou West Side Story (6ter, le 20). Citer également, en lien avec la littérature jeunesse, Jumanji (France 2, le 20), Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne (France 2, le 24), Shrek (TF1, le 25), Le bon gros géant (France 2, le 25), Peau d’âne (France 5, le 19). Manque ici, si le cœur vous en dit, une grosse poignée d’autres titres, plus ou moins regardables. Est-ce qu’il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Bien sûr, sur TF1, mais c’est trop tard  puisque c’était le mardi 16.

ELLE S’APPELLE CORNEBIDOUILLE – Le Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient  à Paris, présente, du dimanche 21 au dimanche 28 décembre 2025 (le 21 à 17 heures, les 22, 23, 26 et 28 à 15 heures et le 27 à 14 heures 30), Cornebidouille adapté des albums de Pierre Bertrand et Magali Bonniol publiés à l’école des loisirs. « Cornebidouille vous surveille. Alors gare aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, sinon la sorcière Cornebidouille viendra leur faire changer d’avis. Pierre, lui, n’a pas peur d’elle mais sera-t-il assez intelligent pour déjouer ses sorts ? Les enfants seront-ils assez courageux pour aider Pierre. Et son Papa arrivera-t-il enfin à lui faire manger ses soupes ? » Le spectacle adopte la forme d’un conte théâtral et musical où l’histoire du jeune Pierre confronté à la sorcière Cornebidouille  est narrée sur un rythme dynamique. La mise en scène associe chant, narration et jeu d’acteurs pour créer un univers immersif où les enfants sont invités à participer. Les comédiens sollicitent activement le public, notamment lors des moments où les spectateurs doivent aider Pierre à déjouer les tours de la célèbre sorcière. Ce dispositif interactif contribue à rendre chaque représentation vivante et adaptée à une sortie culturelle familiale. » Billetterie ici.

SAUPOUDRAGE – Depuis la mi-novembre et d’ici le 20 décembre 2025, le Centre national du livre (CNL) adressera gratuitement à deux cent cinquante centres de loisirs répartis dans huit régions, les cinquante livres jeunesse d’une sélection destinée aux 6/11 ans établie par Raphaële Botte et Sophie Van der Linden comme une sorte de bibliothèque idéale. « Pensé comme un véritable espace de découverte, ce corpus est accompagné d’un livret pédagogique détaillé, proposant des repères de médiation, des conseils pour la lecture à voix haute, des idées d’activités collectives et des pistes d’appropriation adaptées au cadre non scolaire des centres de loisirs. […] Grâce à une mise à disposition durable des ouvrages dans les structures participantes, les livres ont vocation à s’inscrire dans le quotidien des équipes d’animation et des enfants, contribuant à l’ancrage d’une véritable culture du livre au sein des territoires, notamment ruraux. »

PRIX – Camille Anssel est le lauréat de la sixième édition du Prix du premier roman jeunesse,  organisé par Gallimard jeunesse en partenariat avec Télérama et RTL, pour son ouvrage Cercle de ronces. Le livre est, of course, d’ores et déjà disponible. « Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. »

SOLIDARITÉ – Bisan Nateel est une écrivaine et artiste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Née en 1996, diplômée d’une licence de psychologie de l’université Al-Azhar de Gaza, témoin de la guerre par ses écrits et ses photographies, elle survit sur place au gré des déplacements forcés. Elle a publié plusieurs livres destinés à la jeunesse, ainsi qu’un journal intime témoignant de l’impact de la guerre sur la vie (Memory of the Assault, 2025) et un ouvrage documentaire (How Do We Reassemble the Story? Children of the Sea in Gaza, 2025), qui témoigne de la manière dont les enfants cherchent un nouveau sens à la vie en pleine guerre. Malgré le conflit, elle poursuit son travail auprès des plus jeunes gazaouis, avec le Tamer Institute for Community Education, et anime pour les enfants déplacés des ateliers de création littéraire et d’écriture. Aujourd’hui, épuisée et accablée par la situation à Gaza, Bisan Nateel souhaite suivre le master Littératures d’enfance et de jeunesse de l’université d’Artois, pour renforcer sa connaissance de la littérature jeunesse et ses pratiques littéraire et artistique. « Écrire pour les enfants est devenu pour Bisan un acte visant à protéger l’enfance face à la guerre et un moyen de préserver la mémoire au travers des histoires transmises de génération en génération. » Pour financer ce projet, il faut réunir 30000,00 euros, somme couvrant le montant de la bourse (pour deux années d’études) ainsi que « les frais de déplacement, de logement, de vie, dans un contexte où toute aide est vitale, immédiate et concrète. » Pour plus d’informations et pour contribuer au financement du projet, il faut se rendre ici.

AFFAIRE À SUIVRE – Le court film d’animation réalisé, pour cette fin d’année, par Illogic Studios, à la demande du groupe Intermarché et de l’agence publicitaire Romance, cumule, au 16 décembre, six cents millions de vues avec une prévision raisonnable d’un milliard dans les prochains jours. L’histoire de ce loup mal aimé qui parvient à se réconcilier avec les animaux de la forêt en leur concoctant divers plats végétariens a séduit petits et grands, clients ou pas de l’enseigne. Thierry Dedieu, auteur de Un Noël pour le loup (Le Seuil jeunesse, 2017) trouve, lui, que le film ressemble bigrement à son album et que ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. « C’est exactement mon livre, sauf que, dans mon histoire, tout ne finit pas bien. Je n’ai pas d’annonceur pour m’y obliger. Je suis auteur de livres pour enfants avec une certaine éthique et on ne se rachète pas une réputation avec une tarte aux poireaux. Chez moi, à la fin, personne ne vient au dîner, le loup reste seul à la table et il se dit qu’il fera une nouvelle tentative l’année suivante. » L’auteur-illustrateur ajoute : « Je suis remonté comme une pendule et je n’ai pas envie de me laisser faire. Ce n’est pas possible. Je leur donne une porte de sortie : je me propose de faire un film avec eux, comme auteur. » L’agence Romance se défend de tout plagiat.

C’EST BIENTÖT NOËL (18) – Juste un livre de coloriages comme cadeau ? Tant qu’à être radin, choisir Petits coloriages pour préparer ton avenir de Guillaume Meurice, Karim Cherifi et Philippe Laumont.  À colorier donc, seul ou en famille  – les crayons de couleurs n’étant pas fournis – : « des planches pleines de joie et d’espoir : inégalités, travail, environnement, écologie. »  La préface est signée Aymeric Lompret. « Avant de pourrir ce beau livre avec tes couleurs dégueulasses, sache que Guillaume Meurice reverse l’intégralité de ses revenus de droits d’auteur au Secours populaire français, permettant ainsi à des enfants privés de vacances de s’évader, pour de vrai. » Une réserve toutefois : il semblerait bien que le graphiste ayant travaillé sur le projet ait usé à divers moments d’outils d’IA et ce n’est pas bien du tout. Fakir éditions 2025, 60 pages, 10,00 euros.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 20 décembre 2025, à 10 heures, à la Maison Pour Tous Jules-Vallès, 61 rue Louis-Pasteur à Villejuif (Val-de-Marne), Vous voulez rire ? d’après l’album de Christian Volz (Le Rouergue, 2006) par la compagnie Les frères Duchoc (celle-là même qui avait, il y a quelques années, décliné une proposition de collaboration émanant du Cirque du Soleil). « Dans un castelet fabriqué en planches de récupération, deux marionnettistes s’affairent à faire vivre un bestiaire fabriqué de bric et de broc, de tôle et de bois. C’est là, au milieu des ces objets, que chaque espèce animale va enfin accéder à une large tribune pour plaider sa cause. Le constat est sans appel. L’asticot se trouve trop petit, les mouches trop sales, le loup trop célèbre, la baleine trop grosse, l’homme a peur de la mort et la mort a peur du vide. Bref, personne n’est content et l’herbe semble décidément toujours plus verte dans le pré du voisin. » Tout public à partir de 3 ans. C’est gratuit. Réservation au 01 86 93 33 70.

PAUL-JACQUES BONZON – Les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024, l’université de Caen-Normandie INSPE accueillait le colloque intitulé Adolescences romanesques. La génération des Six Compagnons (1960-1980). « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978), permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » Textes réunis par Christiane Connan-Pintado, Stéphanie Lemarchand et Anne Schneider, mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne. L’ensemble des quinze contributions est ici, en accès libre, sur Fabula.

PRATIQUES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – À la Petite Bibliothèque Ronde, 3 rue de Bretagne, à Clamart (Hauts-de-Seine), le jeudi 18 décembre 2025, de 10 heures à 12 heures, conférence La Petite Bibliothèque Ronde : 60 ans d’histoire(s). « En 2025, La Petite Bibliothèque Ronde célèbre ses 60 ans. Pour l’occasion, l’équipe se réunit pour raconter l’histoire de ce lieu historique et l’évolution de ses pratiques au fil du temps. Et comme les pratiques d’hier racontent celles d’aujourd’hui, nous évoquerons l’art et la manière de concevoir des projets qui mettent en lumière la littérature de jeunesse et ceux qui la font. » Accès gratuit sur inscription. Le formulaire est ici.

REVUE – Le numéro 58 des Cahiers Robinson de novembre 2025, Science-fiction et littérature de jeunesse (1980-2020), vient de paraitre. « Province des littératures de l’imaginaire, la science-fiction apparaît d’emblée comme cross age, n’ayant pas pour vocation première d’instruire ou d’éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d’une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n’avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d’une parole multiplement vive et critique, où s’éveillent les anticipations et où se révèle un « usage » pédagogique de la SF, comme il y a un « usage » du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C’est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d’écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l’histoire d’une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d’entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des œuvres offertes/ouvertes. » Sous la direction d’Isabelle-Rachel Casta et Cédric Hannedouche, le numéro rassemble quatorze articles documentant la question. Artois Presses Université 2025, 234 pages, 18,00 euros. Pour acheter, utiliser de préférence ce bon de commande. Le site des Cahiers Robinson est ici.

UNE ADAPTATION BLUFFANTE – Le Théâtre de Carouge (Suisse), propose, depuis le jeudi 18 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram (Suisse toujours) où le spectacle a été créé en 2001, Les bijoux de la Castafiore d’après Hergé. Mise en scène : Christaine Suter et Dominique Catton avec la complicité de Jean Liermier pour cette reprise. « Respectant à la lettre l’intrigue et l’esthétique d’Hergé, Christiane Suter et Dominique Catton réussissent l’exploit de donner chair aux planches mythiques. Chaque détail compte. Chaque personnage surgit, plus vrai que nature. Conservant le trait du dessinateur belge et son univers graphique, ils signent une mise en scène d’une ingéniosité remarquable, aidé en cela par l’impressionnante scénographie de Gilles Lambert. L’effet est saisissant. Sur scène, les cases et les bulles semblent défiler. Les gestes volontairement cartoonesques accentuent encore l’illusion. On se retrouve projeté à Moulinsart en un battement de cils. » À partir de 7 ans. Le spectacle est complet mais on peut tenter sa chance en téléphonant au théâtre. Le site est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (17) – Les Ogres de Barback ont, au fil des ans, publié cinq albums de chansons pour les jeunes oreilles. Ils ont aussi beaucoup circulé avec leur chapiteau, pour faire vivre Pittocha. Vient de paraitre Les Ogres de Barback se laisse croquer, recueil de douze chansons adaptées en bandes dessinées. « Nombre de chansons des Ogres s’apparentant à de petites histoires, souvent porteuses d’un propos, véhicules de valeurs, elles pouvaient complètement se prêter à l’exercice de la mise en images. Il était, dès lors, extrêmement excitant de les confier à des dessinateurs/rices qui, après avoir choisi les morceaux qu’ils/elles souhaitaient mettre en cases, se les sont appropriés pour en livrer leurs visions. Et ces dessinatrices et dessinateurs ont mis tout leur talent au service de ce qui s’apparente pour les Ogres – comme pour celles et ceux qui les suivent depuis si longtemps – bien plus qu’à un livre : un formidable cadeau. » Irfan 2025, 64 pages, 19,90 euros.

PRIX – Lisa L’Heureux reçoit le Prix EAT jeunesse pour Parmi les monstres (Les Cygnes). « C’est l’histoire de Billie. Un jour, le grand frère de Billie dit que Billie est un monstre. Il le répète plusieurs fois. Tellement de fois que Billie commence à avoir peur d’être un monstre. En voulant fuir cette peur, et sa peur de l’eau et du savon, Billie se fait avaler par le drain du bain. Billie arrive là où il n’est plus possible de tomber, là où vivent les vrais monstres. C’est alors que l’aventure de Billie commence, où Billie rencontrera d’autres monstres, ira à la rencontre de l’Autre et surtout de soi. » Remise le mardi 16 décembre 2025, à 19 heures, au Théâtre de l’Opprimé, 78 rue du Charolais à Paris. Mise en lecture avec les comédien.nes Missou Salmon-Sans, Julie Berkovicz et Romain Recoura.

COMME À LA TÉLÉ – France Télévisions diffusera, le dimanche 14 décembre, à 18 heures 50, sur France 4, une adaptation par l’Opéra national du Rhin de l’album Les Trois brigands de Tomi Ungerer. « L’Opéra national du Rhin met en scène ce conte de Tomi Ungerer sous la forme d’un livre animé, intégrant les traits saillants des illustrations de l’ouvrage, tout en conjuguant plusieurs modes d’expression et de narration théâtrales : textes parlés, chantés, chorégraphies, théâtre d’ombres et d’objets. » Musique : Didier Puntos. Livret : Gilles Rico. Mise en scène : Jean-Philippe Guilois et Gilles Rico. Captation : Nathan Benisty. Le programme est aussi disponible sur la plateforme france.tv.

À VOIR EN FAMILLE – Du jeudi 18 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, le Théâtre des Amandiers, 7 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), propose, dans sa grande salle, Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat. « Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres. Rompu à l’art du conte, Joël Pommerat s’attachait jusqu’à présent à en déjouer le merveilleux. Dans Cendrillon, il renversait les clichés pour nous confronter aux terreurs de l’enfance. Avec Les Petites Filles modernes, il prend le contre-pied et plonge sans réserve dans le magique et le surnaturel, seuls véritables remparts face aux épreuves que traversent ses deux jeunes héroïnes. […] Pour cette nouvelle incursion au cœur de l’adolescence et de ses tumultes, Pommerat imagine un théâtre roman où les événements se racontent en même temps qu’ils se vivent. Dans son univers en clair-obscur, les peurs et les cauchemars se déploient dans des espaces noirs et quasi-vides, à la lueur de vidéos hypnotiques. Une déambulation dans la construction de soi envoûtante et sans leçon de morale. » Spectacle tout public à partir de 12 ans. Réservation plus que conseillée. C’est ici.

LIVRES ANIMÉS – En Italie, à Turin, la fondation Tancredi di Barolo et le MUSLI (Musée des écoles et des livres pour enfants) se dotent d’un nouvel espace dédié aux livres animés et interactifs intitulé pop-app museum, premier musée de ce type dans le monde. L’exposition inaugurale Sempre allegri, bambini (Toujours joyeux, les enfants) qui rend hommage à Lothar Meggendorfer (1847-1925), illustrateur allemand de près de deux cents livres pour la jeunesse, notamment de livres à système, se tient, du vendredi 12 décembre 2025 au dimanche 28 juin 2026, au Palazzo Barolo, 7/A via delle Orfane, à Turin. L’exposition permanente sera, quant à elle, achevée pour la fin de l’année 2026. Page dédiée ici.

UN PRIX ANNULÉ – Boa, roman d’Anne-Sophie Jacques (Dalva, 2025) doit être retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande impérieuse de la direction académique du département. « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité) apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. […] Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les inspecteurs de l’Éducation nationale. » (courrier aux chefs d’établissement de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot). Pascale Leroy, présidente de l’association Désirs de livres qui pilote le prix réagit : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. » En outre, pour la présidente de Désir de livres, la modification demandée du fonctionnement du prix, [l’obligation d’une validation des choix de livres par les services académiques] est inacceptable et largement rejetée par les équipes. […] L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre. » Anne-Sophie Jacques, autrice du livre retiré, exprime son dépit : « J’ai d’abord été triste pour Désir de livres. L’association avait fait un choix qui a été retoqué et je pense que ça a plongé l’équipe dans un gouffre d’incompréhension. […] Je me faisais à l’avance une joie de rencontrer les douze classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. » L’édition 2025-2026  du Prix littéraire Anne Ténès est annulée et l’avenir est incertain.

C’EST BIENTÔT NOËL (16) – Depuis des décennies, chaque année, la rédaction de Spirou concocte un numéro spécial Noël très attendu. On n’est pas pour rien le dernier illustré pour enfants (et pour plus grands aussi) vendu en maison de la presse, en sus du Journal de Mickey. Sous une illustration de couverture signée Aurélie Guardino (qui donne à voir un Père Noël, renommé Pépère Noël, qui, dans un profond fauteuil, se rêve retraité), le numéro 4573-4574 du mercredi 3 décembre 2025 accumule strips et histoires complètes sentant bon la fête et le sapin, la complicité et la bonne humeur. Il y a même un conte tout en mots de deux pages écrit par Carine Barth. « Passez un Noël tranquille avec Spirou. Plus de quatre-vingt auteurs et autrices se succèdent dans ce numéro double d’anthologie. » En kiosque tout le mois de décembre. 100 pages, 4,50 euros.

PRIX – La Fédération Wallonie-Bruxelles a dévoilé les noms des neuf lauréats du prix Espiègles. Le prix de littérature de jeunesse (d’une valeur de 10 000 euros) a été attribué à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions, 2024), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.

EXPOSITION – Du samedi 13 décembre 2025 au dimanche 1er mars 2026, au château d’Ardelay, rue des Ménestrels, Les Herbiers (Vendée), mise en place d’une exposition Claude Ponti au pays de l’enfance. « Voir les armées de poussins de Claude Ponti investir l’écrin du château d’Ardelay, c’est assister à une joyeuse métamorphose du lieu. Entre ces murs chargés d’histoire, leurs farandoles malicieuses bousculent les repères, éveillent la curiosité et réenchantent chaque recoin. Cette rencontre entre patrimoine et imaginaire crée une parenthèse poétique qui invite petits et grands à s’émerveiller et à rêver ensemble […] Ponti parle de l’enfance avec profondeur. C’est une exposition assez universelle pour tous ceux qui gardent leur âme d’enfant. » (Christophe Hogard, maire des Herbiers). Quarante-et-une planches en quatre sections, dans une scénographie conçue pour l’occasion : les personnages phares, les monstres, les paysages, les habitations. La programmation qui accompagne l’exposition est ici.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 26 de la revue Strenæ que publie l’AFRELOCE est consacré aux albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970. Dirigé par Sungyup Lee avec la collaboration de Cécile Boulaire, il offre quatre articles très documentés signés Sungyup Lee, Jieun Kim et Carine Devillon. Parmi les compléments, neuf compte-rendus d’ouvrages professionnels parus plus ou moins récemment. Pour lire, c’est en ligne ici.

PRESQUE VRAI – La comédie musicale Paddington actuellement jouée au Savoy Theatre de Londres (et jusqu’en octobre 2026) remporte un franc succès. L’une des raisons, en plus de la qualité des chansons et de la chorégraphie, est le bluffant effet de réel du personnage principal. En effet, alors que l’habitude est de représenter l’ourson par une marionnette ou par un acteur déguisé, le choix a été fait d’une tenue d’un nouveau genre, « adorable, confortable et bourrée de technologie ». C’est ainsi que, sur scène, l’actrice de petite taille Arti Shah porte le costume tandis qu’un autre acteur, James Hameed, prête sa voix en coulisses tout en contrôlant les mimiques faciales de Paddington à distance. « Ce que l’on est parvenu à faire n’a jamais été fait auparavant », se félicite Sonia Friedman, productrice du spectacle.

FÉLICITATIONS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Nous sommes heureux.ses de vous annoncer les noms des douze lauréat.es sélectionné.es pour le Voyage à Bologne 2026.  Il s’agit de  Camille Alessandroni,  Morgane Bellec,  Julia Coffre, Camille Gobourg, Alexandra Lafitte, Virginie Morgand, Fantine Isis, Anna Puklus,  Emma Schnellbach et Yves Viallard. »

C’EST BIENTÔT NOËL (15) – Pour leur douzième édition, les festivités de Noël du château de Chambord (Loir-et-Cher) seront royales. Nommées sobrement Noël à Chambord, elles se déploient du samedi 29 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026 déclinant, tout en lumière et panache, le thème Au pays des contes et de la magie. Mobilisation de talents tels l’École nationale des fleuristes de Paris, le Lycée horticole de Blois, le Centre interprofessionnel de formation d’apprentis (CFA) de Blois ou la chocolaterie blésoise Max Vauché. L’illustrateur Benjamin Lacombe  sera au cœur de l’exposition Les Contes enchantés – visible jusqu’au dimanche 1ier mars 2026 – qu’il a conçue en sélectionnant soixante-quinze illustrations extraites des albums consacrés aux contes d’Andersen dans la collection qu’il supervise chez Albin Michel (La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, La Reine des neiges, La Princesse aux petits pois, Poucette et Les Cygnes sauvages). Un espace supplémentaire est dédié à La Belle et la Bête réécrit par Cécile Roumiguière d’après Gabrielle-Suzanne de Villeneuve que Benjamin Lacombe a imagé en choisissant le château de Chambord comme décor. Pour connaitre les autres châtelaines propositions, il faut aller ici.

REVUE – Le numéro 344 (décembre 2025) de La Revue des livres pour enfants est consacré à la traditionnelle sélection annuelle du CNLJ. « C’est entendu, les enfants ont besoin de livres pour grandir. Mais il n’est pas toujours facile de les choisir : chaque année, près de 10 000 livres pour enfants paraissent en France. Pour vous y aider, nous vous proposons la sélection annuelle  de La Revue des livres pour enfants : une sélection des meilleurs titres publiés dans l’année, soit 1 000 nouveautés commentées pour tous les âges et dans tous les genres : Albums, Contes, Poésie, Théâtre, Romans, Bandes dessinées, Documentaires, Livres à écouter, Cinéma, Applis & jeux vidéo, magazines pour enfants, ouvrages de référence. Vous trouverez aussi nos sélections de titres venus du Québec, d’Afrique, du Monde arabe, de l’océan Indien et de la Caraïbe. Illustration de couverture : Renaud Dillies. Le supplément Flash propose les 100 livres de l’année préférés de la rédaction. Cette mini sélection peut être commandée par lots. CNLJ 2025, 12,50 euros.

D’APRÈS ANDERSEN – Le Théâtre national de Chaillot, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre à Paris, présente, du vendredi 12 au samedi 20 décembre 2025, Le Vilain Petit Canard, version chorégraphique d’un conte célèbre. « C’est l’histoire d’un petit canard rejeté pour sa différence mais qui finira par trouver sa plus grande richesse : lui-même. Venez (re)découvrir ce récit initiatique tendre et lucide à l’adresse des plus jeunes, inspiré du conte classique d’Andersen, mis en musique par Étienne Daho, chorégraphié et dansé par Raphaëlle Delaunay, interprété par Arnaud Valois et mis en scène par Sandra Gaudin. » Dès six ans. Billetterie ici.

TEMPS DE GUERRE – Le Centre for Book Cultures and Publishing de l’Université de Reading (Grande Bretagne), organise, le jeudi 11 décembre 2025, à 18 heures (heure française), en ligne, en anglais et sur inscription, un webinaire Publishing children’s books in the russia-ukraine war: The role of translations (Publier des livres pour enfants dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine : le rôle des traductions). Avec Birgitte Beck Pristed (Université de Aarhus), Nadiia Pavlyk (Zhytomyr Ivan Franko State University, Ukraine) et Ekaterina Shatalova (traductrice, en doctorat à l’université d’Aarhus). L’inscription se fait ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (14) – « En décembre et pendant les fêtes, laissez-vous transporter dans l’univers des contes et des belles histoires à la Cité internationale de la langue française. Qu’il s’agisse d’un conte pour enfants remis au goût du jour, d’une soirée cabaret inédite ou de notre exposition temporaire qui met en lumière les manuscrits de nos écrivains les plus célèbres, toutes les histoires ici nous enchantent et sont uniques. Alors on passe le porche du château – richement décoré pour les fêtes – et on se laisse émerveiller par les nombreuses activités proposées, avant de se dire à l’année prochaine. » Deux exemples : pour les grands, le samedi 13 décembre, à 20 heures 30, récital Miss Knife forever de et par Olivier Py, pour les petits, le samedi 20, à 17 heures, et le dimanche 21, à 11 heures, spectacle Le Petit Chaperon rouge écrit et mis en scène par Joël Pommerat. C’est à Villers-Cotterêts (Aisne), 1 place Aristide Briand. Le site de la Cité est ici.

UNE PROPOSITION – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. Si vous êtes enseignants.es, bibliothécaires, libraires, animateurs.trices, si vous êtes une institution culturelle, éducative, une association, ceci vous concerne. Nous lançons l’appel pour la 4ème édition des Prix Arlette Defaux qui récompensent des projets de lecture menés en 2026. Nous récompensons les actions en faveur du Plaisir de lire par des lots de livres publiés en 2025-2026 allant de 200 à 500, de quoi se constituer une petite bibliothèque. La clôture des inscriptions est prévue au 13 janvier 2026. La remise des Prix est fixée au jeudi 26 mars 2026 à la Foire du livre de Bruxelles. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. » Le règlement est ici. Attention : pour participer, il faut résider en Belgique ou avoir son siège social domicilié en Belgique

ALICE ENCORE – Après le Centre culturel François Villon d’Enghien-les-Bains en 2024, la Maison des Arts de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), 9 rue du Château, accueille, du samedi 6 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, l’exposition immersive Les deux Alices qui  « propose un parcours-aventure à travers les histoires d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. Explorez le drôle de terrier, flânez dans la salle des miroirs et autres curiosités, parcourez le labyrinthe de fleurs et d’insectes et participez au thé des fous. Tout un monde imaginaire, poétique, parfois même ubuesque se dévoile pour nous faire voyager dans l’absurde et découvrir des installations insolites. » Visite possible avec un livret de jeux.

PRIX – Parmi les prix décernés, à Blois (Loir-et-Cher), lors de la quarante-deuxième édition de  bd BOUM, signalons le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public (6-10 ans) attribué à Lina et le secret de la passerelle de  Julien Frey et Mathilde Domecq (La Gouttière, 2025), le Prix Conseil Départemental 41 (11-14 ans) à L’île de Minuit (tome 1) : Le réveil de l’automate de Lylian et Nicolas Grebil (Dupuis? 2025), le Prix des lycéennes et des lycéens de la BD à portée citoyenne de la région Centre Val de Loire à Liberté, égalité, s’émanciper de Chadia Chaibi‑Loueslati (Marabout,  2025).

C’EST BIENTÔT NOËL (13) – Du vendredi 5 décembre 2025 au dimanche 15 février 2026, « le plus grandiose festival lumineux d’Europe du Nord » se pose au Château de Castel Novel, à Varetz (Corrèze) avec La Féérie des Lanternes, un monde où l’étrange devient merveilleux et où l’imaginaire prend vie sous vos yeux. « La Féérie des Lanternes n’est pas une simple exposition, mais une expérience sensorielle totale où lumières, couleurs, musiques et projections se mêlent pour composer une mise en scène spectaculaire. » Un domaine de onze hectares, cinq kilomètres de tissu, mille sculptures lumineuses, un million de lampes basse consommation, une fabrication à la main par une centaine d’artisans et de techniciens, soixante jours d’assemblage, des spectacles, des show lasers, des manèges. Sur place, le tarif adulte est de 20,00 euros, le tarif enfant de 13,00 euros. Un peu moins cher si on achète en ligne. Le site est ici.

EXPOSITION – Dans le pôle jeunesse de la Médiathèque José Cabanis, allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du vendredi 5 décembre 2025 au jeudi 4 janvier 2026, une exposition Contes et Légendes. « Ils ont bercé des générations d’enfants et continuent de nourrir leur imaginaire : ce sont bien sûr les contes. Peuplés de fées, de géants, de princes et autres personnages fascinants, ils nous emmènent dans des mondes merveilleux où tout est possible. À leur lecture, rires frissons et rêves garantis ! Et pour les illustrateurs et illustratrices d’aujourd’hui, ils sont une source d’inspiration inépuisable. Retrouvez à travers les images de sept illustrateurs toute la beauté des contes. Qu’ils revisitent ces histoires traditionnelles ou inventent leurs propres légendes, le résultat est toujours plein de fantaisie. » Avec les images d’Irène Bonacina, Kitty Crowther, Claire de Gastold, Chloé Malard, Clémence Pollet, Marjorie Pourchet et Julia Spiers.

PRIX – Le jeudi 27 novembre 2025, les délégués lycéens de chaque région réunis à Rennes pour l’attribution du Prix Goncourt des lycéens 2025 ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard, 2025), déjà récompensé cette année du Prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté, le jeudi 13 novembre, le Prix Renaudot des lycéens La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel Nathacha Appanah livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. Depuis sa parution le 21 août 2025, le roman s’est vendu à près de 52 000 exemplaires.

C’EST BIENTÔT NOËL (12) – Entre 1979 et 2010, la manifestation littéraire New York is Book Country envahissait, chaque septembre, la Cinquième Avenue fermée à cette occasion à la circulation automobile, ainsi que Washington Square Park et Central Park. Pour chacune des éditions, les organisateurs commandèrent à un illustrateur illustre une affiche qui célébrait New York et le livre : Edward Gorey en 1979, Richard Scarry en 1980, Arnold Lobel en 1981, William Steig en 1984, Keith Haring en 1985, Art Spiegelman en 2002, trois fois Maurice Sendak, etc. Ces affiches sont devenues très rares. Il y a quelques temps, dix-neuf d’entre elles ont été mises en vente sur le site Rakuten. Parfait état, prix raisonnable, expédition depuis la France (ce qui exclut les droits de douane) ou retrait sur place. Une occasion rare de faire plaisir ou de se faire plaisir. 

PRIX – Les Prix Papiers Nickelés récompensent les meilleurs travaux de l’année dans le monde du dessin imprimé. Dans la catégorie dédiée aux essais, c’est Christelle Pissavy-Yvernault qui a rempoté les suffrages pour ses trois ouvrages en compétition. D’abord le pavé dirigé avec David Amram La véritable histoire des éditions Dupuis (Dupuis, 2024) avec des contributions de Michaël Barril, Jérôme Dupuis, Benoît Glaude, Clément Lemoine, Sylvain Lesage et Geert Meesters. Le prix a associé ses autres ouvrages de l’année, Franquin et moi, entretiens avec Numa Sadoul (Glénat, 2024) et la réédition augmentée de son Loisel,dans l’ombre de Peter Pan (Glénat, 2024). Le jury a  également salué son remarquable Frank Pé dessine (Glénat, 2024). Des récompenses qui « saluent le colossal travail de Christelle Pissavy-Yvernault comme historienne de la BD et éditrice. »

C’EST BIENTÔT NOËL (11) – Le Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier à Paris, éclaire une nouvelle fois la nuit à l’occasion de sa toujours épatante proposition lumineuse de Noël. Le parcours titré Lumières de la Nature sera visible jusqu’au 18 janvier 2026. « Venez percer les secrets des phénomènes lumineux naturels sur terre, dans les fonds marins et dans le ciel, à travers la représentation de nombreuses espèces animales, végétales et minérales, aussi merveilleuses que surprenantes. Des éruptions volcaniques aux lucioles, en passant par les fluorites, les aurores boréales et les baudroies des abysses, découvrez la bioluminescence, la fluorescence ou encore l’incandescence. Des phénomènes lumineux bien réels, parfois invisibles à l’œil nu, mais toujours spectaculaires. Laissez-vous séduire par cette promenade nocturne unique, mêlant rigueur scientifique, technologies de pointe et dispositifs immersifs, qui vous fera vivre une expérience féérique et éclairante. » Quatre milieux féériques à découvrir (lumières minérales, lumières terrestres, lumières marines, lumières célestes) pour s’en mettre plein les yeux en famille; même avec le petit frère qui marche à peine. Page dédiée ici.

APPEL À PROJETS – La Fondation l’école des loisirs récemment créée « soutient les initiatives et les programmes spécifiques qui favorisent l’accès à la lecture et à la culture auprès des enfants et des jeunes. » Trois missions : promouvoir la lecture en prônant la lecture comme moteur essentiel d’émancipation, d’épanouissement et d’inclusion sociale, faciliter l’accès aux livres et à la lecture pour tous en soutenant des actions auprès de publics issus de milieux défavorisés ou éloignés de l’offre culturelle, proposer des ressources en créant des ressources pédagogiques et des formations adaptées aux professionnels de l’éducation, de l’enfance et autres médiateurs du livre. Pour déposer un dossier, c’est ici et la date butoir est le mardi 16 décembre 2025.

C’EST BIENTÖT NOËL (10) – L’auteur-illustrateur Thierry Dedieu signe un calendrier de l’Avent moins nunuche que beaucoup d’autres, Les 24 fois où la tournée du Père Noël faillit être annulée. « Le Père Noël n’a pas la vie facile, et encore moins la nuit du 24 décembre. D’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de ses tournées ont bien faillies être annulées ? Grâce à ce calendrier de l’avent, les enfants découvriront, en découpant eux-mêmes les double-pages, toutes les péripéties auxquelles le Père Noël a échappé pour pouvoir livrer ses cadeaux. » Seuil jeunesse 2025, 104 pages, 21,90 euros.

DESSINE-MOI UN MUSÉE – Le vendredi 7 novembre 2025, au Palais Besenval de Soleure (Suisse), 1 Kronengasse, s’est déroulée l’inauguration officielle du musée Der Kleine Prinz und seine Welt dédiée au Petit Prince de Saint-Éxupéry. Ce nouvel établissement touristico-éducatif s’appuie sur la collection rassemblée depuis plus de quarante ans par la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince, qui réunit plus de 10 000 ouvrages, objets, documents et éditions rares. Cet ensemble, l’un des plus importants au monde, est désormais accessible au public dans une scénographie conçue par les Bâtisseurs de Mémoire et une offre pédagogique et interactive destinée aux enfants comme aux adultes. L’événement s’est déroulé en présence d’Olivier d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry et président de la succession Saint-Exupéry–d’Agay, accompagné notamment des équipes de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ). « Avec Le Petit Prince, c’est presque le monde entier qui s’installe à Soleure » avait annoncé la chancellerie cantonale lors de l’annonce du projet.

DÉDICACES – Le mercredi 3 décembre 2025, à 16 heures,  au café de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse, Baptiste Beaulieu viendra dédicacer deux de ses ouvrages récemment parus, Les pansements invisibles (Les Arènes, 2025), illustré par Qin Leng, et Le chien d’Ulysse (Albin Michel, 2025)  écrit avec Laure de Chantal.

C’EST A MONTREUIL (7) – Pour la septième année, « Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse à l’occasion du Salon du livre de Montreuil ». C’est dans le numéro 13797 du mercredi 26 novembre 2025. Les articles sont également ici.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 21 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, dans l’ancienne église San Mattia, 14 via Sant’Isaia à Bologne (Italie), Mondi accanto est la première exposition solo italienne dédiée à Nicole Claveloux. « Parmi les premières et les rares femmes à s’être inscrites dans la bande dessinée française des années soixante-dix, féministes et irrévérencieuses, animées par une passion débridée pour le dessin et un esprit sulfureux et ironique avec lequel elle regarde le monde, Nicole Claveloux a navigué tout au long de sa carrière entre la bande dessinée et la littérature jeunesse, transcendant et contaminant les genres, les barrières entre les langues, les tabous de la société qu’il a toujours critiqués avec moquerie. […] Plus de deux cents œuvres – sans distinction entre bandes dessinées et illustrations, entre œuvres pour adultes et littérature pour la jeunesse – mettent en lumière les fils rouges qui s’entrelacent dans toute son œuvre artistique : la relation avec le fantastique ; le rire comme filtre pour regarder le monde, l’imagination, entre comédie, caricature et parodie, le regard sur l’enfance et la relation avec sa part la plus profonde, la plus vraie et la plus sauvage, le conte de fées comme une matrice inépuisable à transformer et à manipuler, le féminisme et la revendication du désir féminin comme moteur d’histoires. » Une initiative de Hamelin Associazione Culturale avec le soutien de la Direzione regionale Musei nazionali Emilia Romagna.

C’EST BIENTÖT NOËL (9) – Parmi les offres de l’entreprise Légo, ces quatre nouveautés : les Bonhommes de neige décoratifs (168 pièces, 12,99 euros), la Mini-figurine du Père Noël grand format (761 pièces, 54,99 euros), le train de Noël (956 pièces, 119,99 euros), le Sapin de Noël à construire en famille (3171 pièces, 299,99 euros). Des photos ici.

C’EST A MONTREUIL (6) – Les Pépites du quarante-et-unième Salon du livre et de la presse jeunesse ont été dévoilées. Les ouvrages lauréats sont les suivants : Pépite d’or : Béril en bataille d’Adèle Maury (Sarbacane, 2025) ; Pépite livre illustré : Pavel et Mousse d’Aurore Petit (Les Fourmis rouges, 2025) ; Pépite fiction juniors : La jeune Fille au crâne de Benoît Richter (Nathan, 2025) ; Pépite fiction ados : Courir le vaste monde d’Alex Cousseau (Le Rouergue, 2025) ; Pépite bande dessinée : Sangliers de Lisa Blumen (L’employé du moi, 2025).

PAS DE QUARTIER – Aurélien Véron, élu du groupe Changer Paris (Les Républicains) au Conseil de Paris, mobilisé depuis plusieurs semaines contre la présence dans la vitrine de la librairie Violette and Co du livre de coloriage From the River to the Sea de N. Salem (‎Zaytoon Publishing, 2022) qu’il accuse de « glorifier le Hamas et de reprendre un slogan appelant à la destruction d’Israël », a obtenu – la majorité n’était pas assez présente pour faire barrage au vote – le blocage de la subvention destinée aux librairies indépendantes parisiennes, soit une aide de 500 000 euros qui concernait quarante établissements désormais privés, de fait, eux aussi, de ce soutien. Emmanuel Grégoire, adjoint d’Anne Hidalgo et candidat déclaré à la mairie de Paris, a vertement critiqué l’attitude de la droite parisienne, estimant qu’elle sacrifiait l’intérêt des librairies indépendantes à une logique d’affrontement politique. Pour Alexis Argyroglo, directeur de la librairie La petite Égypte, « il est hors de question qu’une librairie comme la nôtre puisse toucher une subvention alors qu’une librairie, consœur et amie, se la voit refuser pour un motif diffamatoire. » Une nouvelle délibération est prévue courant décembre.

C’EST BIENTÖT NOËL (8) – Un exemple à Hérisson, Petite Cité de Caractère de l’Allier depuis 2018, 564 habitants au dernier recensement. Initié par Patricia Lemaire, artisan d’art en bijou contemporain et orfèvrerie, et par Émilie Gavet, céramiste, sous l’égide de l’association Les Incroyables du bocage bourbonnais créée pour l’occasion et avec le soutien de la municipalité, un Incroyable Noël se déploiera, du lundi 1ier au mercredi 31 décembre 2025, « fruit d’une collaboration enthousiaste et créative » : projet participatif 1000 boules de Noël créées par les élèves de l’école et les habitants du village et dont une partie sera vendues lors du marché de Noël du dimanche 7, à l’espace Hélène et Jacques Gaulme (bénéfices  reversés en totalité à l’école et à l’Ehpad), une exposition Arbres et Merveilles au Musée d’art contemporain, place Joseph Lesage, qui accueillera des œuvres de Michèle Caranove, dessinatrice, et de Véronique Wirth, sculptrice, un calendrier de l’Avent géant dont chaque case incitera les visiteurs à découvrir le village, et puis des spectacles de rue, des concerts, des projections, des moments de contes (notamment au Social Club, rue Gambetta), des ateliers, des propositions gourmandes quotidiennes, et, last but not least, la fameuse Balade des lutins, déambulation nocturne, ludique et féérique, dans les rues et venelles de la cité médiévale, le lundi 22. « Nous espérons que vous aimerez ce que nous vous proposons. Des dizaines de talents et de valeureux hérissonnais se sont mis en quatre pour vous présenter le village sous un jour dynamique et réjouissant. Faites tourner tout azimut et aidez nous à faire de ce décembre un mois incroyable. » (Patricia Lemaire). On peut demander le dépliant-programme qui dit tout jour par jour à cette adresse : incroyablesdubocagebourbonnais@g.mail.com.

JEUNE PUBLIC – Le Théâtre des Calanques de  Marseille (Bouches du Rhône), 35 traverse de Carthage, propose, le jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025, en séances scolaires, et le samedi  29 novembre, à 16 heures, en  séance tout public, Alice, adapté et mis en scène par Camille Noyelle. « Et si tomber dans un terrier vous faisait grandir ou rapetisser ? Et si chaque gorgée, chaque bouchée pouvait bouleverser votre taille, votre voix, votre pensée ? Et si l’on traversait un monde étrange, peuplé de cartes à jouer, de lapins pressés, de souris savantes, de reines furieuses et de chats qui rient ? C’est dans ce rêve éveillé que nous entraîne notre Alice – une Alice d’aujourd’hui, curieuse, un peu perdue, souvent très drôle, toujours en quête de sens. Sur scène, acteurs et actrices, chanteurs et manipulateurs, et une création visuelle projetée en direct sur un grand cylindre blanc, composent ce spectacle où tout change, tout bouge, tout se transforme. Un récit initiatique pour les enfants à partir de 7 ans, traversé de métamorphoses, d’absurde et de poésie. Un théâtre de l’éveil, où la logique déraille et où l’on rit aussi de se découvrir différent.​ » Réservations ici

C’EST À MONTREUIL (5) – La restitution des États Généraux de la lecture pour la jeunesse organisés par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale est programmée le lundi 1er décembre, à 10 heures. Les conclusions de cette concertation qui a associé expert.e.s, associations, collectivités et jeunes « pour identifier les freins à la lecture et repenser les dispositifs publics » seront partagées autour des thématiques suivantes : mobiliser et multiplier les territoires de lecture,  ma classe et la lecture, adolescence et lecture : paroles de jeunes, créer le goût de lire en famille.

C’EST BIENTÔT NOËL (7) – Si je dis Phénix, Tempo, Bouglione, Gruss, Bormann, vous répondez cirque. Du plus simple au plus grandiose, magique ou poétique, tous parisiens ces temps-ci. Réservation en ligne fortement conseillée car souvent complet plusieurs semaines à l’avance en cette période de fêtes. « Papa, maman, vous aviez promis. » Si vous avez le goût du grandiose, vous n’oublierez pas le Cirque du Soleil  installé à Chatou du jeudi 20 novembre 2025 au dimanche 25 janvier 2026,  avec son emblématique spectacle Alégria. « Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l’ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s’emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers. Classique du Cirque du Soleil, Alegría a été entièrement réinventé pour inspirer une nouvelle génération. Entremêlant mélodies inoubliables, acrobaties palpitantes, costumes surréalistes, décors saisissants et humour espiègle. » 

C’EST À MONTREUIL (4) – Viviane Ezratty nous informe : « Bonjour. Vous êtes cordialement invités à l’hommage à François Ruy-Vidal, figure marquante de l’édition jeunesse, décédée le 8 septembre 2025, qui sera rendu au Salon du livre jeunesse de Montreuil. La rencontre aura lieu le samedi 29 novembre 2025, de 10 heures 45 à 11 heures 30. Avec les éditeurs Christian Bruel, Thierry Magnier, Valéria Vanguelov (Grasset), Loïc Boyer, chercheur, aux côtés de Viviane Ezratty, conservatrice générale honoraire à l’Heure Joyeuse et à la médiathèque Françoise Sagan, et Hélène Valotteau, conservatrice en chef, médiathèque Françoise Sagan-Fonds patrimonial Heure Joyeuse (Paris 10e) où ont été déposées ses archives éditoriales. La rencontre se tiendra au Forum interprofessionnel. » EXPOSITION – Depuis le mercredi 15 octobre 2025 et jusqu’au samedi 24 janvier 2026, la Maison de la Culture du Japon, 101bis quai Jacques Chirac à Paris, rend hommage à Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain au Studio Ghibli. « Isao Takahata (1935-2018) est indéniablement l’un des plus grands maîtres de l’animation. Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 1960, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier. L’exposition retrace la carrière du créateur du Tombeau des lucioles à partir de ses carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films, vidéos. » Pour se rappeler aussi des séries pour la télévision Heidi (1974), Marco (1976) et Anne de la maison aux pignons verts (1979), adaptées de classiques de la littérature pour la jeunesse. Le site de la Maison de la Culture du Japon est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (6) – Au Théâtre équestre Zingaro, 176 avenue Jean Jaurès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), depuis le vendredi 15 octobre et jusqu’au mercredi 31 décembre 2025, Les cantiques du corbeau. Conception : Bartabas. Responsable des écuries : Johanna Houé. « À partir de son récit Les cantiques du corbeau, Bartabas impulse une nouvelle conception dans son théâtre équestre. Les chevaux ne seront plus porteurs d’exploits ou par leur seule présence l’affirmation d’une grâce animale mais plutôt des apparitions comme des visions, des gestes plastiques plus que chorégraphiques. Les récitants seront au premier plan de cette création, incarnant un récit fantasmatique sur les origines de l’humanité, une préhistoire rêvée où hommes et bêtes ne font qu’un, une méditation poétique sur la place de l’homme parmi les vivants. » Bartabas explique : « Avec la fin des tournées mondiales, arrêtées net par la pandémie et qui ne reprendront pas car trop coûteuses pour nos finances et pour l’environnement, j’ai eu davantage de temps pour lire. Quel plaisir ! Ce spectacle est une ode à la lecture. Je suis un ardent défenseur de la littérature, de la poésie. » Réservation à partir de cette page. À partir de 12 ans.

C’EST À MONTREUIL (3) – Cette année encore, le CRILJ sera à Montreuil, au rez-de-chaussée du salon, en stand J16. Venez nous rendre visite, venez échanger, acheter, adhérer.

C’EST BIENTÔT NOËL (5) – Dans les cinémas de quelques grandes villes, sortie nationale, il y a une petite semaine, d’un programme de sept très courts métrages d’animation : Trouvé ! de Juliette Baily, Bain de neige en Norvège de Pascale Hecquet, La Grange de Noëlle de Pascale Hecquet, De la crème solaire en hiver de Pascale Hecquet, Bonhommes de Cecilia Marreiros Marum, Raconte-moi l’hiver de Pascale Hecquet et Esquisses sur glace de Marion Auvin, regroupés sous le titre Premières neiges. « La neige n’a pas son pareil pour faire des merveilles. Elle invite au jeu, bien sûr, mais aussi à la rêverie, au fantastique, à l’observation et à la découverte. Plaisir du toucher, sensation de froid, le blanc envahit l’écran. Ce programme, entre fictions, imaginaires et témoignages documentaires, raconte à hauteur d’enfants leurs premières neiges. » Durée totale : 37 minutes. Dès 3 ans.

LA BANDE DESSINEE S’EXPOSE – L’exposition Épopées graphiques : bande dessinée, comics, manga que le musée de Grenoble (Isère), place de Verdun, présente du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 19 avril 2026  donne à voir plus de 400 planches majeures de deux cents artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). « Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans. » On y rencontrera Gédéon, Bécassine, Little Nemo, Krazy Kat, Blondie, Popeye, Flash Gordon, Prince Valiant, Alix, Tintin, Astérix, Spirou, Fantasio, Lucky Luke, Blueberry, ainsi que, entre autres splendeurs rarement montrés, des planches signées Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi, Art Spiegelman, Moebius, Enki Bilal, Philippe Druillet, Hugo Pratt, Lorenzo Mattoti, Roger Mas, Nicole Claveloux, Zep, Shotaro Ishinomori, Imiri Sakabashira. Commissariat : Sébastien Gokalp, directeur du musée, et Lucas Hureau, directeur de la collection de Michel-Édouard Leclerc. Visites guidées, à partir de 12 ans, les samedis 29 novembre, 24 janvier, 7 février, 28 février et 28 mars à 14 heures 30, et les dimanches 23 novembre, 11 janvier, 18 janvier, 25 janvier, 15 février, 22 février, 8 mars, 15 mars et 22 mars à 14 heures 30 également. Le dossier de presse est ici.

POP UP – La seizième édition du  Salon du livre animé ouvre ses portes le samedi 22 novembre 2025, de 14 heures à 18 heures, à la Mairie du neuvième arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Parmi les ingénieurs papier et créateurs de livres à systèmes présents: Mathilde Arnaud, Anne-Sophie Baumann, Mathilde Bourgon, Olivier Charbonnel, Nicolas Codron, Peter Dahmen, Jean-Marc Desrosiers, Dominique Ehrhard, Anne-Florence Lemasson, Ekaterina Kazeykina, Gérard Lo Monaco, Damien Prud’homme, Jean-Charles Trebbi, Frédérique Le Lous-Delpech et Rianne van Duin. Bernard Duist viendra poser sa table d’atelier et présentera ses pop-up, des livres et des maquettes d’inspirations diverses, une planche de découpe, des outils et des papiers découpés. La librairie Libellule et Coccinelle sera présente pour approvisionner les visiteurs en publications récentes. Les livres et cartes d’artiste seront disponibles directement auprès de leurs auteurs.

NOUVELLES DU MONDE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art à la Bibliothèque nationale de France). Numéro à lire sur le site du Centre national de la littérature pour la jeunesse.

C’EST BIENTÔT NOËL (4) – Du vendredi  21, 18 heures, au dimanche 30 novembre 2025, rendez-vous sur le site web du Muz pour participer à la quinzième vente aux enchères de l’association, « au profit de la créativité des enfants ». Plus d’une trentaine d’artistes donateurs :  Adrien Albert, Aurélia Aurita, Thomas Baas, Anne-Sophie Baumann, Soledad Bravi, Armelle Benoît, Julien Béziat, Magali Bonniol, Marc Boutavant, Mai lan Chapiron, Mathias Friman, Bruno Heitz, Anne Herbauts, Pénélope Jossen, Kimiko, Thomas Lavachery, Claire Lebourg, Magali Le Huche, Alan Mets, Julien de Man, Dorothée de Monfreid, Yvan Pommaux, Pomme, Claude Ponti, Audrey Poussier, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tardi, Églantine Triboulet, Anaïs Vaugelade. Pour enchérir, c’est ici.

C’EST À MONTREUIL (2) – Le programme détaillé des six jours du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est en ligne et c’est ici. Des liens permettent également d’obtenir un plan des lieux, la liste complète des exposants et les quatre sélections (livres illustrés, fictions junior, fictions ado, bandes dessinés) concourant pour les Pépites 2025. 

MONDIALISATION THEÂTRALE – Au soir du samedi 15 novembre 2025, la comédie musicale Le Petit Prince, coproduite, pour la Chine, par le Central China Drama et, pour la France, par le Théâtre national populaire (TNP), a été présentée en première mondiale au Hubei Théâtre de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. « Il s’agit d’une nouvelle collaboration entre les deux institutions après la version chinoise des Misérables. L’œuvre propose une création innovante mêlant étroitement musique et théâtre, et revisite ce classique littéraire sous un angle narratif inédit – un Petit Prince chinois rencontrant un aviateur français – à travers une interprétation alternant entre le chinois et le français. » Jean Bellorini, directeur du TNP, explique : « Dans mon Petit Prince, des personnes de cultures et d’âges différents travaillent côte à côte, et s’illuminent mutuellement, comme les étoiles du livre. […] Le théâtre n’a pas de frontières. Les échanges entre différents groupes humains sont d’autant plus riches qu’ils s’enracinent dans des différences culturelles, permettant l’apprentissage mutuel et la croissance partagée. Cette approche approfondit les idées de l’œuvre originale et relie les êtres humains à travers le temps et l’espace. »

JEUNE PUBLIC – À la Maison des Arts et de la Musique (MAM), rue René Berthelot à Orléans (Loiret), le samedi 29 novembre 2025, à 16 heures, et le dimanche 30 novembre, à 11 heures, deux représentations de Le avventure di Pinocchio, de et avec Brice Cousin et Francesca Romana Di Santo, d’après Carlo Collodi, ciné-conte à partir de 5 ans. Le spectacle est en bilingue franco-italien, mais il n’est pas besoin de connaitre l’italien pour tout comprendre. « Avec cette version en mots et en musique, venez découvrir le vrai Pinocchio dans toute sa réalité, mais surtout l’entendre vous parler d’un monde, ou tout le monde veut le voir grandir, quand lui, ne demande qu’à être un enfant comme les autres. » Billetterie au 06 95 88 81 42.

SIGNATURES – À l’occasion du festival BD Colomiers, les illustratrices Camille Louzon et Marie Mirgaine seront dans le rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute-Garonne), le samedi 22 novembre 2025, à 11 heures, pour dédicacer leurs derniers albums : Dès potron-minet (La partie) pour Camille Louzon « qui évoque une journée joyeuse entre une fillette et un écureuil, que leurs jeux rapprochent, faisant naître une amitié spontanée » et Bonjour bébé (Les Fourmis Rouges) pour Marie Mirgaine qui « raconte comment des souris se brossent les dents, le loir sort de l’hibernation, l’araignée se charge des cadeaux, les escargots se pressent et les pucerons répètent leur chorégraphie. »

HORS SÉRIE – Vient de paraitre Astérix et la mer, à l’occasion d’une exposition portant le même nom actuellement visitable à Cherbourg. « Situé au bord de la mer, le village d’Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l’œuvre créée par René Goscinny et Albert Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d’Astérix. » Ouest France 2025, 96 pages, 20,90 euros. Actuellement en kiosque.

C’EST BIENTÖT NOËL (3) – Du mercredi 19 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026, dans le studio de la Comédie Française, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide inversée, à Paris  Pinocchio créature d’après Carlo Collodi. Adaptation et mise en scène : Sophie Bricaire. « Immense classique de la culture italienne, des plus traduits dans le monde, l’histoire extraordinaire du pantin de bois qui prend vie, signée Carlo Collodi, a fait son entrée au répertoire jeune public de la Comédie-Française la saison dernière. Cette gaminerie – comme aimait la nommer son auteur – habite depuis près de 250 ans l’imaginaire collectif des grands et des petits. La metteuse en scène Sophie Bricaire voit dans ce conte initiatique un hymne à l’amour, en premier lieu celui de Geppetto pour cet enfant qui advient comme par miracle dans sa vie. Son spectacle raconte l’histoire à travers le prisme du vieil homme. » Réservations à partir de cette page.

SE SOUVENIR – Madeleine Riffaud (1924-2024), résistante, poétesse amie d’Éluard et journaliste pour les journaux Ce soir, La Vie ouvrière, L’Humanité, fut l’une des premières correspondantes de guerre françaises (en Algérie, au Vietnam) et une militante anticolonialiste déterminée. La publication chez Dupuis, dans la collection « Aire libre », en 2021, 2023, 2014 et 2025, des quatre tomes de la série  « Madeleine, résistante »  (La Rose dégoupillée, L’édredon rouge, Les nouilles à la tomate, L’ange exterminateur) qu’elle scénarisa avec Jean-David Morvan et que Dominique Bertail a illustré, a permis à ceux qui ne la connaisse pas de découvrir une personnalité d’exception. La quarante-deuxième édition du festival  bd BOUM qui se déroule à Blois (Loir-et-Cher) du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025, lui rendra un bel hommage. Les éditions La Farandole avait édité trois albums signés Madeleine Riffaud : Le Chat si extraordinaire, en 1978  (illustration : Arnaud Laval),  Le Chasseur changé en crabe, en 1981 (illustration : Arnaud Laval), La Vie secrète du Père-Noël, en 1982 (illustration : Serge Bloch).

TOMI UNGERER – La Maison Alexandre Landre, 4 place du Marché-aux-Poissons à Strasbourg (Bas-Rhin) organise, le samedi 22 novembre 2025, à 14 heures, une vente aux enchères consacrée à Tomi Ungerer (1931-2019) rassemblant près de 350 œuvres retraçant plus de cinq décennies de création. Exposition publique, sur place, les jeudi 20 et vendredi 21. Les œuvres en vente sont également à découvrir en ligne, sur le site de la maison d’enchères. C’est ici. Le téléchargement du catalogue est permis et c’est ici.

PRIX – Organisé en collaboration avec le Labo des histoires, le Prix littéraire de la passion jeunesse, créé par Julie Marang, propriétaire des hôtels Paristory, avec la complicité de la librairie Delamain, a, pour sa deuxième édition, récompensé deux œuvres. Le choix du jury des 9-12 ans s’est porté sur le tome 1 de la série « Mustang » titré Le rêve de Nell (Flammarion jeunesse, 2025) de Charlotte Bousquet  et celui du jury des 14-16 ans sur Francœur, à nous la vie d’artiste ! (école des loisirs, 2024) de Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.

C’EST BIENTÔT NOËL (2) Au théâtre  Dunois, du  jeudi 27 au samedi 29 novembre, à 19 heures, Une autre histoire du théâtre de Fanny de Chaillé. « En partant de la question : ‘C’est quoi le théâtre pour vous ?’, quatre jeunes interprètes nous livrent leur propre histoire de l’art dramatique. Iels retracent les transformations successives de la création artistique, rejouant les grands classiques avec humour,  s’adonnant à de faux combats et s’échangeant de faux baisers. Molière, Brecht ou Castellucci : toutes les figures sont convoquées sur scène pour raconter autrement la grande histoire du théâtre avec ses enjeux politiques, sociaux et esthétiques. Ce spectacle nous plonge au cœur même du théâtre grâce à l’exploration du travail de l’acteur.ice et sa mise en jeu sur un plateau. Pas de scénographie, pas de décor, une grande simplicité pour que tout repose sur notre imagination. » Avec Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz. À partir de 15 ans, quand même. Réservations au 01 45 84 72 00.

C’ÉTAIT À VILLENEUVE-DE-LA-RIVIÈRE – Lu dans L’Indépendant du mercredi 12 novembre 2025 : « Les enfants ont donné vie à Petit bleu et Petit jaune à la médiathèque autour de l’album de Léo Lionni, classique de la littérature enfantine. Les participants ont pu, le temps d’une séance, faire vivre les célèbres personnages dans leur univers en 3D. En pâte à modeler, papier coloré et imagination débordante, ils ont exploré les notions de couleurs, d’amitié et de mélange, thèmes phares de l’histoire. Entre rire et concentration, les petits artistes ont exploré la magie des mélanges, découvrant comment, parfois, se fondre l’un dans l’autre peut créer de nouvelles teintes et de belles amitiés. Bravo aux enfants pour leur enthousiasme contagieux, ainsi qu’à Patricia et Muriel, les deux bénévoles de la médiathèque, pour l’organisation de ce moment placé sous le signe de la couleur et du partage. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 14 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 3 mai 2026, le musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle à Paris, propose l’exposition rétrospective Geluck expose le chat. La première partie « nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures: les moyens d’expression semblent sans limites. » Dans la deuxième partie, « Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux confrères comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre. » En une heure et demie, « le visiteur découvrira le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles : Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser. » Quatre journées-découvertes sont proposées aux enseignants les mercredis 26 novembre, 10 décembre 2025, 14 janvier et 21 janvier 2026, de 10 heures 30 à 20 heures. La visite de l’exposition est libre et un dossier pédagogique, en cours d’élaboration, sera mis à disposition. S’inscrire obligatoirement auprès de Séverine Lambert, severinelambert@museemaillol.com en précisant la date choisie. Le site du musée est ici.

RACONTER L’HISTOIRE – L’exposition des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, 59, rue Guynemer (93) Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours est prolongée jusqu’au 31 mars 2025. « À travers une quarantaine de documents, elle retrace l’évolution des représentations de l’histoire de France, leur rôle dans la transmission d’un récit national et les enjeux politiques, religieux et sociaux qui ont façonné leur contenu. Visite découverte et échanges avec Véronique Castagnet-Lars, maîtresse de conférences en histoire, à l’université de Toulouse, le mercredi 19 novembre 2025. Il faut s’inscrire à cette adresse : service-educatif.an@culture.gouv.fr. Rendez-vous à 16 heures dans le hall d’accueil. Le livret de l’exposition est ici.

PAS BÊTE – Dans le numéro 29 de la série « Fantômette » de Georges Chaulet titré Appelez Fantômette (Hachette, 1975), un voleur surnommé Le Furet  imagine son meilleur coup : dérober un diamant exposé dans la galerie d’Apollon du Musée du Louvre. « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau et, hop, on a la main sur l’objet ! » Pour connaitre la suite, il faudra acheter le livre.

JOURNÉE D’ÉTUDES – Le mercredi 19 novembre 2025, à la Maison internationale des langues et des cultures, 35 rue Raulin, à Lyon (Rhône), journée d’études Traduire, réécrire, (s’)adapter : rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse, événement porté par le groupe de travail Fablijes, organisé par Pauline Franchini (Université Lyon 3 Jean Moulin) et Marion Mas (Université de Montpellier), et soutenu par l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM). Le programme, très international, est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (1) – Le groupe TF1 ayant annoncé commencer la diffusion de ses annuels téléfilms de Noël à partir du lundi 13 octobre 2025, sur sa chaîne principale, avec Le trésor de Noël, avant même que les piles de boites de chocolats et les jouets par monceaux envahissent les grands magasins, on se dit, une fois encore, que la comédie romantique se porte bien. Un exemple au hasard : c’est histoire d’une jeune femme plutôt jolie vivant seule et un peu perdue dans la grande ville où elle travaille vaillamment. Elle rencontre un problème pas prévu qui la contraint de se rendre, pour les fêtes, dans une ville plus petite. Elle y fait la connaissance d’un homme presqu’aussi beau que ses pull-overs qui, dans une ambiance en rouge, vert et blanc, l’aide à trouver une solution. Finalement, la jeune femme se laisse convaincre de changer de vie et elle s’installe, définitivement peut-on penser, avec l’homme qui l’a aidée, dans la petite ville où elle a passé de si merveilleux moments. « Retrouvez les plus belles histoires inédites, les plus beaux castings, du lundi au vendredi à 14 h 25 sur TF1. L’ambiance unique et féerique des fêtes de fin d’année, à déguster en famille, en duo ou en solo et quand vous voulez en streaming sur TF1+. » Sur TMC (chaine du groupe TF1), c’est toute la journée. Il existe, pour les enfants, des albums dits, eux aussi, de Noël, que l’on pourra prêter à mamie quand elle aura fini de regarder son film. Parmi les must, chez Gallimard jeunesse : l’impertinent Dictionnaire du père Noël de Grégoire Solotareff.

L’ALBUM MÉDIATEUR – L’association LIRE (Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion) organise, le mardi 18 novembre 2025, à l’Espace Jemmappes, 116 quai de Jemmapes à Paris, une journée titrée L’Universalité, La Singularité, l’Imprévu : l’album jeunesse, une médiation pour aller à la rencontre de tous les publics. Programme détaillé ici.

AVEC CARLL CNEUT – La deuxième édition des Rendez-vous de l’illustration de la Maison Culturelle de Quaregnonde (Belgique), 355 rue Jules Destrée, c’est du vendredi 14 novembre au samedi 20 décembre 2025. « Après une première édition marquée par l’univers de Rébecca Dautremer, les Rendez-vous de l’illustration reviennent avec un invité d’exception : Carll Cneut, maître incontesté de l’illustration jeunesse. À l’occasion de la sortie francophone de son très attendu O’Pinokkio, il investira la Maison Culturelle pour une exposition inédite, un ciné-concert original et un atelier. Entre poésie et mystère, raffinement et fantaisie, son trait reconnaissable entre mille séduira autant les enfants que les adultes curieux. L’exposition présentera les originaux de l’album O’Pinokkio (école des loisirs, 2025), Un atelier avec l’illustrateur dévoilera les secrets de sa technique et les étapes de création de ses images, le samedi 15 novembre, à 14 heures. Un ciné-concert sur les dessins de Carll Cneut et avec la musique de We Stood Like Kings sera programmé le jeudi 20 novembre, à 20 heures. « Pour cette création originale, la Maison Culturelle a réuni le groupe post-rock We Stood Like Kings et les dessins de Carll Cneut, animés avec la complicité du studio Cartoonbase. Un ciné-concert inédit, où l’illustration rencontre la musique pour une expérience sensorielle unique. » Le site de la Maison Culturelle est ici.

RENCONTRE – Les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (EAT) invitent à un Apéro Interpro’ le lundi  17 novembre 2025, à 19 heures 15, au Café de la Maison des Auteurs, 7 rue Ballu à Paris. Avec Sylvie Ballul, responsable de la collection théâtre de l’école des loisirs. Modération par Dominique Paquet, déléguée générale des EAT. Inscription obligatoire en cliquant sur ce lien.

ALLONS PARADER – A Moulins (Allier), pour marquer le lancement de la Biennale des illustrateurs 2025, les Malcoiffés organisent une parade graphique sur le thème de la nuit et des lucioles : illustrateurs, visiteurs, familles, toutes générations confondues, déambuleront, lanternes en  main, dans les rues moulinoises, le samedi 15 novembre, à partir de 17 heures 30, entre différents lieux de la Biennale (la librairie Devaux, le musée de l’Illustration jeunesse, les Imprimeries, la médiathèque, la salle des fêtes). À chaque étape, une surprise. Deux illustratrices, Gaby Bazin et Sarah Cheveau ont imaginé les supports graphiques (dont les lanternes) et la batucada Batucaille sera de la partie pour la touche musicale. Après la parade, les créations seront exposées pendant toute la durée de la Biennale, à la salle des fêtes, aux côtés de la librairie éphémère et de l’exposition Collectionner l’image. Le site de la Biennale est ici.

PRIX – Le premier Prix du livre pour les bébés initié par le Ministère de la culture a été décerné à l’illustratrice et autrice Aurore Petit pour son livre Été pop, un imagier petit format publié par les éditions La Martinière jeunesse. « Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice, elle aussi, de livres pour jeunes enfants. Aurore Petit a profité de son temps de remerciements pour rappeler à Rachida Dati (qui ne lui pas franchement répondu) quelques unes des revendications des auteurs. La Ministre a, par contre, tenu à préciser que « dès cette année, le livre lauréat sera offert aux agents du ministère ayant accueilli un enfant dans leur foyer en 2025. »

EXPOSITION – Une exposition Funghi, carote e altri animali (Champignons, carottes et autres animaux) consacrée à Gilles Bachelet est mise en place par l’association Tapirulan dans l’église Santa Maria dei Battuti, Via Borgo di Ponte, à Cividale del Friuli (Italie), depuis le samedi 8 novembre 2025 et jusqu’au mardi 6 janvier 2026. Plus de cent-cinquante œuvres qui retracent cinquante ans de carrière de l’artiste, avec des illustrations originales de ses principaux livres pour enfants. Né en 1952 à Saint-Quentin, Gilles Bachelet a travaillé pour la presse, la communication et la publicité, avant de se tourner vers l’édition jeunesse. Débuts avec Harlin Quist et Patrick Couratin, puis important compagnonnage avec le Seuil Jeunesse. Gilles Bachelet a reçu, en 2004, le Prix Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil avec Mon chat le plus bête du monde, et, en 2016, le Prix Andersen du meilleur livre illustré pour Le Chevalier de Ventre-à-Terre. En 2019, au Salon du livre et de la presse jeunesse, il remporte La Grande Ourse pour l’ensemble de sa carrière. Gilles Bachelet a, en 2022 et 2024, été sélectionné pour le Prix Hans-Christian Andersen et, en 2022, 2023 et 2024, pour le Prix commémoratif Astrid-Lindgren. Depuis près de vingt ans, il enseigne les techniques de l’illustration et de l’édition à l’École supérieure d’art de Cambrai. L’épais catalogue de l’exposition est disponible à cette adresse. C’est 35,00 euros plus frais de port. PENSER LE CONTE – Le collectif Konsl’Diz annonce sa septième journée d’étude dédiée au conte, le vendredi 14 novembre 2025, de 9 heures à 17 heures 15, dans la salle La Capitale de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).Sous l’intitulé Au travers des contes : ce que raconter veut dire, interviendront Yannick Jaulin, conteur, acteur, dramaturge, Joëlle Turin, critique et formatrice en littérature de jeunesse, Gilles Bourlot, psychologue clinicien, chargé de cours à l’université de Nice, Cécile Léguy, professeur d’anthropologie linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

TOMI UNGERER – La Librairie Kléber, 1 rue des Francs-Bourgeois à Strasbourg (Bas Rhin), invite le vendredi 14 novembre 2025, à 18 heures, à une rencontre autour de Tomi Ungerer. « À l’occasion du lancement du livre Tomi Ungerer, l’artiste saute-frontières  publié aux éditions de la Nuée Bleue, les participants prendront le temps de redécouvrir cet artiste alsacien emblématique qui a su traverser de nombreuses frontières, tant géographiques qu’artistiques. Le temps d’un échange avec Thérèse Willer et Anne Schneider, co-directrices de l’ouvrage et de Britta Benert, maître de conférences à l’université de Strasbourg et spécialiste de Tomi Ungerer. Pour replonger dans l’univers de celui qui a fait basculer les codes de l’iconographie. » Rencontre (gratuite) animée par Hervé Lévy, journaliste, auteur et rédacteur en chef du magazine Poly. Inscriptions ici jusqu’au 14 novembre 2025 inclus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 8 et jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, le château de Simiane, 8 place Aristide Briand  à Valréas (Bouches du Rhône) accueille une exposition dédiée à l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques créé par JK. Rowling. « Tous les jours, vivez une expérience magique inédite avec l’exposition Harry Potter organisée par la Ville de Valréas en partenariat avec Ludovic Guerber de Ludo Collection, le plus grand collectionneur d’Europe d’objets liés à l’univers du célèbre sorcier. Costumes originaux, décors mythiques, artefacts fascinants, reconstitutions de décors emblématiques et bien plus encore : plongez au cœur de Poudlard et laissez-vous envoûter par cette aventure immersive et féérique, pensée pour émerveiller petits et grands. » Entrée gratuite.

PRIX – À la Foire du livre de Francfort, le Grand prix allemand de l’illustration a été attribué à Antje Damm pour l’ensemble de son œuvre. « Née en 1965 à Wiesbaden, en Allemagne, l’écrivaine et illustratrice Antje Damm vit aujourd’hui avec son mari et ses quatre enfants dans une maison à colombages près de Giessen. Elle a travaillé comme architecte et a écrit et illustré plus d’une douzaine de livres pour enfants. » Paru cette année, chez Rue du monde l’album Noli qui dit non ! traduit par Alain Serres, livre idéal pour échanger avec les plus jeunes, sans grands discours, de questions essentielles comme le consentement ou le rapport au monde animal. L’album The Visitor avait été, en 2018, sélectionné par le New York Time et la New York Public Library comme l’un des dix meilleurs livres illustrés pour enfants de l’année. Disponible, en français, traduit par Yann Franchet et Astrid Franchet, sous le titre La visite (Astrid Franchet Éditions, 2018). « Élise vit seule et elle a peur de tout. Jamais elle ne quitte sa maison. Mais un jour, un drôle d’objet entre par la fenêtre ouverte. Et le jour suivant, Élise reçoit une visite. Une visite qui va tout changer. »

SAVOIR CHOISIR UN NOM  – À Orléans, la médiathèque du quartier des Blossières s’appelle, depuis le samedi 8 novembre 2025, Médiathèque Marie-Aude Murail. « J’ai appris la nouvelle par un mail du conseil municipal. J’ai d’abord eu un petit moment de surprise. C’est évidemment un grand honneur, un plaisir, car on donne généralement ce genre de distinction à des personnes qui sont mortes, et ça leur fait moins de plaisir. Alors, je suis satisfaite de pouvoir en profiter. C’est bien de profiter des choses de son vivant. Ça me donne aussi foncièrement raison parce que ce que je voulais, depuis le début, c’était m’inscrire dans la durée. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux plus jeunes : il faut accepter les hauts, les bas, les échecs, les redémarrages. Être la Reine d’Angleterre ou rien. […] Pensez aux vivants et aux créateurs et créatrices français, donnez leur noms à des écoles,  à des bibliothèques. Aujourd’hui, c’est une belle journée, pluvieuse, mais avec du cœur. » L’inauguration s’est faite en présence d’habitants du quartier et d’élus, eux aussi très contents.

C’EST À MONTREUIL (1) – En cette année 2025, Benoît Jacques devient Grande Ourse, succédant à Susie Morgenstern. Une distinction attribuée par les équipes du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Institut français. « Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition. Rester en équilibre est sa devise. […] Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak, il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné.es avec qui il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public. » Benoît Jacques avait, au Salon 2008, obtenu le Baobab de l’album pour La Nuit du Visiteur et, en 2012, lui avait été attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le site qui raconte Benoît Jacques est ici.

TROIS FOIS ILYA GREEN – Du mercredi 12 novembre au samedi 13 décembre 2025, dans les Médiathèques Grand M, des Izards et des Pradettes à Toulouse, expositions consacrées à l’illustratrice Ilya Green rassemblant des dessins originaux issus des albums Ida et Martha, Berceuses et Balladines jazz, Peter Pan et Wendy, Tout Autour, Nos beaux doudous, Mon arbre, Voilà voilà. « Ilya Green déambule dans ses souvenirs d’enfance, dans la nature, elle s’inspire de motifs de tissus récoltés ça et là pour créer un monde poétique, baigné par le rêve et l’imaginaire. Son univers graphique fait de papiers, motifs collés, crayonnés, jeux de transparence porte un regard tendre, souvent drôle et complice sur l’enfance. » Une triple exposition proposée dans le cadre du financement des Cités Éducatives Grand Mirail et Toulouse Nord.

C’EST AU JAPON (2) – La marque (japonaise) Haruulala organic s’associe au Petit Prince pour une première collaboration inspirée par la phrase « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette collection « en coton biologique a été pensée pour offrir douceur et confort aux tout-petits. Les motifs mettent à l’honneur les symboles du conte : le Petit Prince, sa planète, le renard et le mouton. Des illustrations délicates et apaisantes, parfaites pour accompagner les premiers instants de vie. »

REVUE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. » (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art de la Bibliothèque nationale de France). Le lien d’accès est ici.

C’EST AU JAPON (1) – Pour son défilé automne-hiver 2025-26, la marque de haute couture (japonaise) Sacai fondée en 1999 par la styliste Chitose Abe a choisi comme fil conducteur Max et les Maximonstres de Maurice Sendak. « Dans un décor de dunes, les mannequins sont apparus chaussés de grandes bottes poilues, enveloppés dans de fausses fourrures fusionnées à des cabans, dans des vestes de travail zippées ou vêtus de sweats en maille aux manches volontairement élimées affichant la silhouette d’un Maximonstre. »

ADAPTATION – À partir du samedi 14 février 2026, Okoo et france.tv diffuseront La Quête d’Ewilan, série animée adaptée du premier tome de la trilogie de Pierre Bottero. « Produite par Andarta Pictures, cette mini-série transpose à l’écran un univers de fantasy jeunesse qui s’est imposé comme une référence littéraire en France, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. » La Quête d’Ewilan s’appuie sur le premier volume de la trilogie de Pierre Bottero. Le récit suit Camille, une adolescente de treize ans, projetée accidentellement dans le monde de Gwendalavir. Elle y découvre sa véritable identité, Ewilan, ainsi qu’un don rare appelé le Dessin, capable de donner forme à l’imagination. La série adopte le format de la mini-série, avec huit épisodes de vingt-six minutes, conçus comme un récit continu, ce choix permettant de respecter la progression narrative du roman tout en installant une tension propre au feuilleton.

CADEAU DE NAISSANCE – Dans la Somme, c’est l’album Pas pareil de l’illustratrice Émilie Vast (MeMo, 2021) qui sera offert à chaque nouvelle naissance ou adoption en 2026. Le livre a été choisi par un jury composé de professionnels de la petite enfance, de bibliothécaires et d’élus du Département. Sont également programmé une résidence d’auteur, des journées de formation interprofessionnelles et  un festival à destination des tout-petits de 0 à 6 ans qui réunira parents, bibliothécaires, assistantes maternelles, animateurs.

PRIX – L’International Board on Books for Young People (IBBY) a présenté, le jeudi 29 janvier 2026, la liste des finalistes du Prix Hans Christian Andersen 2026. Parmi ceux-ci, dans la catégorie auteurs et autrices, le français Timothée de Fombelle et, dans la catégorie illustrateurs et illustratrices, l’italienne Beatrice Alemagna.

FORMATION – L’école des loisirs et la médiathèque Françoise Sagan invitent à une journée (gratuite) dédiée à Philippe Corentin le jeudi 19 février 2026. L’inscription en présentiel est close, mais il peut y avoir des désistements. Le distanciel est encore possible. Le lien d’inscription est ici.  Deux interventions,  le matin à partir de 10 heures : Corentin, un auteur renversant, par Yvanne Chenouf, ancienne chercheuse à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), spécialiste de la littérature de jeunesse et commissaire de l’exposition Double Plouf et Patatras, suivi d’une intervention non titrée d’Hélène Valotteau, conservatrice en chef et responsable du pôle jeunesse et patrimoine de la Médiathèque Françoise Sagan. Fin de la matinée : 12 heures 30. En distanciel, la visite guidée de l’exposition prévue l’après-midi sera, de fait, impossible.

LA CONTROVERSE EST CLOSE – Une carte et plusieurs lignes de définition publiées sur Britannica Kids, le site éducatif pour enfants de l’Encyclopaedia Britannica, sont au centre d’une controverse déclenchée par l’association UK Lawyers for Israel (UKLFI), une association de juristes fondée pour soutenir Israël et défendre les droits d’Israël et des Israéliens. Dans un communiqué mis en ligne le dimanche 25 janvier 2026, l’UKLFI affirme avoir écrit à l’Encyclopaedia Britannica pour dénoncer des contenus de Britannica Kids « où Israël est, de fait, effacé de l’histoire, tant sur le plan géographique qu’historique » qu’elle juge « inexacts et trompeurs » en raison d’un « usage anachronique et politisé » de la terminologie, en particulier autour du mot Palestine. Carte et définitions ont, depuis, été corrigées.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

APPRENDRE SUR JEAN DOIZY – Le film Spirou contre les nazis réalisé par Thomas Zribi et Cyprien D’Haese retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. « Le documentaire s’appuie sur des archives inédites, dont celles de la famille de Jean Doisy, des éditions Dupuis, des numéros du Journal de Spirou publiés pendant et après la guerre – ainsi que sur des témoignages, des films d’archives et des planches de bande dessinée. À travers une figure populaire et intergénérationnelle, Spirou contre les nazis offre une approche pédagogique et sensible de l’histoire de la Shoah, s’adressant bien au-delà des seuls historiens ou amateurs de bande dessinée. Ce documentaire constitue ainsi un puissant outil de transmission, particulièrement nécessaire à une époque marquée par le retour des discours antisémites et des propagandes de haine. » À voir ici, en replay, sur france-tv, jusqu’au 11 janvier 2027.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

JEUNE PUBLIC – Vincent Écrepont crée, pour la Compagnie À vrai dire, en co-production avec La Comédie de Picardie, Un enfant, d’après Ah ! Ernesto, album de Marguerite Duras paru en 1971. « L’histoire d’un enfant qui ne veut pas retourner à l’école : On m’apprend des choses que je ne sais pas, dit-il. Un paradoxe déconcertant qui laisse rêveur et invite à réfléchir ses parents et l’instituteur. S’ensuivent alors des dialogues surréalistes entre les parents, le maître et Ernesto, des échanges drôlatiques qui abordent la question du contenu et des méthodes d’enseignement. » Mise en scène : Vincent Écrepont. Interprétation : Manesca de Ternay, Robin Condamin, Laurent Stachnick et Florent Pelayo. Représentations le mercredi 11 février 2026, à 18 heures 30, le jeudi 12, à 10 heures et 14 heures 15, et le vendredi 13, à 10 heures et 14 heures 15, à la Comédie de Picardie, 62 rue des Jacobins à Amiens (Somme). À partir de 9 ans. Billetterie ici.

PARUTION – Paru récemment La nature à hauteur d’enfants : socialisations écologiques et genèse des inégalités, « Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d’éveil et de découvertes. C’est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle « nature » les enfants s’approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s’en saisissent-ils concrètement ? À partir d’une longue enquête de terrain auprès d’élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l’effort en montagne ou le sens de l’observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s’enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés. À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l’auteur révèle les logiques de distinction à l’œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l’intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l’environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d’envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d’un projet émancipateur. » La découverte 2025, 256 pages, 22,00 euros.

CONFÉRENCE – La Société d’Études Diverses (SED) sis à Louviers (Eure) accueille Gérard Gengembre, professeur émérite de l’Université de Caen et spécialiste de la littérature du XIXe siècle, le samedi 7 février, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l’Hôtel de ville de Louviers, pour une conférence à propos d’Hector Malot. « Auteur d’une soixantaine de romans, écrivain fort apprécié de ses contemporains, journaliste de renom, Hector Malot reste connu pour Sans famille, publié en 1878, ce qui lui vaut d’être trop souvent cantonné dans la littérature de jeunesse. Romancier engagé, fidèle en amitié, il a situé plusieurs de ses fictions en Normandie, province que ce natif de la Bouille connaît bien. »

EXPOSITION  – Le Grand OFF de la bande dessinée d’Angoulême (vendredi 30, samedi 31 janvier et 1ier février 2026), c’est fini. Parmi les expositions restant en place, citons Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier qui peut être visité jusqu’au  dimanche 30 août 2026 au Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux. « Rabier, pionnier de la bande dessinée et illustrateur du début du XXᵉ siècle, a créé des personnages animaliers expressifs et influencé des artistes comme Hergé. L’exposition s’adresse aux jeunes publics et aux scolaires, en mettant en lumière la représentation des animaux dans ses dessins, le processus de création, ainsi que ses contributions à la publicité et aux objets dérivés. À travers des thématiques variées (littérature, guerre, campagnes), des encarts biographiques et des espaces ludiques, elle invite à une réflexion artistique et citoyenne. L’équipe de médiation de la Cité mettra en place un ensemble d’activités ludiques et pédagogiques spécifiquement adaptées aux différents publics visés par l’exposition : le jeune public, les groupes scolaires et les familles. » Page dédiée ici.

POUVOIR VENIR EN FRANCE – Des dizaines d’artistes, de chercheurs ou de chercheuses de Gaza attendus en France dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), voit leur arrivée bloquée par les autorités. Parmi les artistes concernés : Hamed Ashour qui, par ses livres, « met la poésie au service des enfants de Gaza », attendu par les éditions Le Port a Jauni, et Neama Hassan, poétesse qui, à Gaza, accompagne des centaines d’enfants à travers l’organisation d’activités artistiques, attendue, pour sa part, avec ses six enfants, par les éditions des Lisières. Le ministère des Affaires étrangères justifie ce blocage par des « conditions particulièrement complexes qui retardent considérablement la sortie des Palestiniens de Gaza ». Marion Slitine, chercheuse et fondatrice du collectif Maan for Gaza qui met en place des résidences pour les artistes gazaouis, a qualifié cette décision d’acte discriminatoire. Certes, concéde-t-elle, » les autorités locales, israéliennes et jordaniennes limitent les sorties, mais d’autres pays, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni ont réussi à en réaliser ». Elle dénonce un obstacle à la « liberté de transmettre, de créer, y compris et surtout en temps de génocide ». EXPOSITION – Le Centre culturel de Bièvre, 39A rue de Bouillon, à Bièvre (Belgique), propose, du vendredi 6 au 22 dimanche 22 février 2026, une exposition Aqua tu rêves rassemblant 26 artistes et 35 œuvres sur le thème de l’eau issus de la collection de la Fondation Battieuw-Schmidt. « Une histoire d’O qui, telle la rivière ondoyante, nous entraine dans les méandres de l’imaginaire, où le papier révèle l’eau. De Kitty Crowter à Jeanne Ashbé, en passant par Anne Brouillard ou Brecht Evens, c’est un voyage dans la littérature jeunesse et la BD, au fil de l’eau, qui est ici proposé, aux petits comme aux grands. »

CORENTIN S’AMUSE AVEC LA FONTAINE – Le mercredi 11 février 2026, à 19 heures, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, dans le cadre de l’exposition Double Plouf et Patatras : 80 artistes s’amusent avec Corentin, intervention d’Yvanne Chenouf titrée Regards croisés : Corentin et La Fontaine. « Les albums de l’auteur-illustrateur Philippe Corentin fourmillent de référence aux fables de Jean de La Fontaine, tant dans le texte que les images. Yvanne Chenouf, commissaire scientifique de l’exposition Double Plouf et Patatras, vous emmène cheminer dans les fables et les albums de Corentin pour retrouver tous les clins d’œil et échos de l’un à l’autre. » Sur réservation au 01 71 27 17 93.

BEN VOYONS – La proposition de loi du député Rassemblement national (RN) de la Nièvre Julien Guibert enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2026, vise à instaurer une classification par âge des ouvrages destinés à la jeunesse et aux adolescents. Extrait de l’article unique de la proposition : « Les personnes concernées par l’obligation de dépôt mentionnées à l’article L. 132-2 [du code du patrimoine] sont tenues de procéder à une classification indicative des ouvrages, sur la base d’une grille d’évaluation qui lui est transmise par l’autorité compétente. Cette classification doit déterminer un âge minimum recommandé pour la lecture ainsi que les principaux motifs justifiant cette recommandation. L’indication de l’âge et des motifs doit figurer de manière visible sur la couverture de l’ouvrage, selon des modalités fixées par décret. » Extrait de l’exposé des motifs : « Il n’est pas question de remplacer le rôle des parents, ni même de restreindre la liberté de lecture des jeunes. L’objectif est d’offrir un outil clair et accessible à ceux, parents, éducateurs ou même lecteurs, souhaitant être accompagnés. Une fois informé, le parent reste bien évidemment le seul décisionnaire pour ses enfants. La raison d’être de cette proposition de loi est de fournir un outil de prise de décision en totale conscience. […] Aux antipodes d’une volonté de moraliser les contenus ou d’uniformiser la création, ce dispositif vise clairement à structurer l’offre de manière claire. Il contribuera à instaurer un climat de confiance dans la chaîne du livre, en renforçant la lisibilité des catalogues éditoriaux et en prouvant la prise de conscience des acteurs du domaine. » Le texte complet de la proposition de loi est ici

REVUE – Le dossier thématique du numéro 27 (2025) de la revue Strenæ : Recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance que publie l’Afreloce est titré Penser la biographie pour la jeunesse : histoire, tendances contemporaines et récits multimodaux. Sous la direction de Marnie Campagnaro et Chiara Malpezzi, il rassemble une dizaine de contributions en français pour une, en anglais pour les autres (avec résumés en français). S’ajoutent trois articles spécifiques (à propos du fonds Marvel Comics de la Bibliothèque nationale de France, des fonds de trois musées scolaires, du jouet commercial dans les années 1940) et six comptes-rendus d’ouvrages. Numéro en accès libre et c’est ici.

EXPOSITION – À La Roche-sur-Yon (Vendée), les médiathèques Benjamin-Rabier, Alain-Sabaud et Léopold-Sédar Senghor accueillent, depuis le mardi 27 janvier et jusqu’au jeudi 28 février 2026, une exposition de planches originales titrée Dans l’univers d’Olivier Tallec. « Depuis une quinzaine d’années, Olivier Tallec s’est imposé comme l’un des auteurs-illustrateurs les plus doués de sa génération. Ses histoires, légères de prime abord, ouvrent la porte à une réflexion plus profonde sur notre époque : l’amitié, la différence ou l’altruisme, mais aussi la mort, le pouvoir, ou la propriété. Il considère en effet que les albums jeunesse doivent faire écho au monde dans lequel les enfants grandissent. » Informations complémentaires ici.

POUR LES PLUS PETITS – Du mardi 3 au samedi 14 février 2025, le réseau des médiathèques de la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis propose Bouquins Calins, un salon destiné aux 0-3 ans. Au programme : des spectacles, des expositions et des ateliers répartis dans l’ensemble des médiathèques. Le document est ici.

FORMATION – S’étant assuré la participation d’Yvanne Chenouf, Michel Lautru et Alain Serres, le SNUipp 57, syndicat de la FSU, organise, le jeudi 5 mars 2026, dans ses locaux, 1 rue du Pré Chaudron à Metz (Moselle), un stage Lire, dire, créer la poésie dans toutes les classes de l’école primaire. Inscriptions ici.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 21 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2025, exposition des illustrations originales de Refuge Mouchette de Inbar Heller Algazi  (Les Fourmis Rouges, 2025). « L’artiste Inbar Heller Algazi nous emmène dans le quotidien loufoque de Lou, un enfant qui a une vie bien surprenante puisqu’il vit dans un refuge à animaux de toutes sortes ! Des loirs qui font du toboggan, des tigres qui grimpent aux rideaux, des crocodiles qu’on doit promener en laisse, des ânes qui fêtent leur anniversaire. Quel tumulte ! Mais comment faire quand on a besoin d’un moment de calme à soi ? Tout ce que Lou voudrait c’est un chat en peluche, une vie normale, en somme. » Site du Musée de Poche ici.

REVUE – Le dossier du  numéro 345 (janvier 2026) de La Revue des livres pour enfants est titré New romance, les ados adorent. « Plus de 7,6 millions de livres vendus en France en 2024, des librairies dédiées qui fleurissent partout, des éditeurs toujours plus nombreux à s’engouffrer dans ce secteur et des autrices stars capables de déplacer les foules : la New Romance bat tous les records. Elle réussit également le tour de force de passionner les jeunes (en particulier les filles), dont on déplore par ailleurs le peu d’appétence pour la lecture. Y compris, parfois, avec des titres qui ne sont pas destinés initialement à ce lectorat. Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de ce succès auprès des ados ? Ce dossier propose un panorama très complet de ce genre éditorial, depuis son émergence jusqu’aux transformations qu’il provoque dans le marché traditionnel du livre, des rencontres, des témoignages et des retours d’expérience de bibliothécaires, d’une éditrice, d’une professeure de français en collège, d’autrices, d’un psychiatre et, bien sûr, de jeunes lectrices. De quoi prendre du recul et mettre en perspective ce phénomène hors norme. » À signaler aussi, dans ce même numéro, un « libre cours » de Nathanaël Laffont consacré à La Semaine des enfants et un  hommage à François Ruy-Vidal signé Viviane Ezratty et Hélène Valloteau. 204 pages, 12,50 euros. Abonnement annuel ici.

PARUTION – Vient de paraitre Histoire de la bande dessinée en France par Benjamin Caraco, docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (université Paris 1/CNRS) et conservateur des bibliothèques à l’université de Caen Normandie. « L’histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu’à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et œuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d’entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d’autres formes graphiques comme la caricature ou l’illustration ? Comment s’est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l’impact de ses supports de diffusion sur l’évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d’auteur et d’autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s’élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ? » La Découverte 2026, 128 pages, 11,00 euros. 

C’EST EN ALLEMAGNE – Depuis le samedi 6 décembre 2025 et jusqu’au dimanche 15 mars 2026, le Klingspor Museum d’Offenbach-sur-le-Main, propose sa soixante-dixième Exposition internationale de livres pour enfants. Comme chaque année, environ 150 nouvelles parutions de nombreux pays ont été sélectionnées. Mais l’anniversaire s est aussi l’occasion de réfléchir au passé et à l’avenir du livre d’images et l’exposition donnera également sera à voir une rétrospective de sept décennies de livres pour enfants. « Que s’est-il passé sur le marché du livre pour enfants, quelles éditions sont aujourd’hui cultes et qu’est-ce qui ne se retrouverait plus aujourd’hui sur les étagères ? Et qu’attend-on le livre pour enfants à l’avenir ? » L’exposition montre comment les thèmes et le langage ont évolué au fil du temps.  « Si, dans les années cinquante, on représentait encore souvent un monde enfantin idéal avec des rôles bien définis, cela change dans le courant des années soixante-dix grâce à des éditeurs novateurs. Les thèmes traités et le langage visuel évoluent alors fortement ». Outre une vaste rétrospective des collections du musée, sont présentées, cette année, plus de quarante  aquarelles et acryliques de l’artiste bulgare Ivan Gantchev. Le site du Klingspor Museum est ici

OCCASION À SAISIR – Christian de Tarlé nous fait une offre : l’intégrale des Fabulettes d’Anne Sylvestre avec une réduction de 50 %. Soit 18 CD pour 263 chansons accompagnés d’un livret de 160 pages pour 30,00 euros pas plus. Page de présentation ici. Offre valable jusqu’à la fin du mois de février.

EXPOSITION – Le Centre André François, lieu-ressource régional sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du samedi 31 janvier au samedi 4 avril 2026, une exposition On est tous des personnages qui met à l’honneur l’illustrateur Rémi Courgeon. « Si on est tous des personnages, certains le sont davantage encore que d’autres, et Rémi Courgeon est de ceux-là : illustrateur, écrivain, peintre, portraitiste, reporter, raconteur d’histoires, animateur de rencontres que les enfants n’oublient pas, et pour couronner le tout, il est un humain, un vrai ! L’exposition qui l’accueille au Centre André François a l’ambition de refléter toutes ses facettes, la virtuosité de son trait, sa capacité à capter la vérité des gens, la beauté de ses palettes chromatiques, la justesse et la force de ses mots. Il nous emmène entre réel et fiction voir des peaux de banane qui dansent, une nature qui vit et des héros du quotidien plus vrais que nature. Comme les arbres qu’il peint, Rémi Courgeon a les pieds bien ancrés dans les profondeurs de la terre et la tête dans le ciel, pleine de rêves. Comme les filles ou les femmes dont il raconte les histoires, il nous fait tenir debout fièrement. » Commissaire de l’exposition : Nathalie Beau. Vernissage : vendredi 13 février, à 18 heures 30.

RÉSIDENCE – L’association Grains de Lire-Les Nomades du Livre accueille avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, un auteur illustrateur ou une autrice illustratrice pour une résidence de création d’une durée de douze semaines, d’avril à juin 2026, aux alentours de Carpentras. Le résident ou la résidente développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, proposées par Grains de Lire. Date limite pour postuler : jeudi 31 janvier 2026. Informations complémentaires ici.

REVUE – Le (très riche) numéro 33 (janvier-mars 2026) des Cahiers de la BD propose, entre autres dossiers, un cahier monographique racontant Marcel Gotlib, un cahier technique documentant le travail de restauration par les éditions Dupuis des premiers « Spïrou » de Franquin et un cahier politique qui revient sur les origines pas forcément bien connue – et pas très jeunesse – des bandes dessinées féministes, notamment aux États-Unis. À noter aussi une page concernant LArdent chevalier de François Craenhals et une autre à propos de Keleck. 148 pages, 13,90 euros.

LANGUE DE BOIS – « Avec Le Petit Prince Parfums (Angel Cosmetics), l’univers poétique du Petit Prince s’incarne dans une nouvelle collaboration olfactive. Cette collection donne naissance à deux parfums, Rosée du matin et Nuit étoilée, pensés comme une expérience sensible avant d’être un simple produit. Bien plus qu’une création parfumée, cette collaboration rend hommage aux valeurs centrales de l’œuvre. L’amour, l’amitié et la beauté de l’invisible sont au codeur de cette approche qui cherche à faire ressentir plutôt qu’à démontrer. Inspirée des symboles emblématiques du livre, chaque senteur invite à un voyage sensoriel délicat. Rosée du matin évoque la tendresse et la douceur de la Rose tandis que Nuit étoilée explore le mystère et la profondeur du ciel et de l’imaginaire. À chaque vaporisation, les parfums réveillent les souvenirs et célèbrent l’innocence. Ils font écho au murmure du Renard et rappellent avec subtilité que l’essentiel est invisible pour les yeux. » En flacons 50 ml et 100 ml bientôt disponibles dans les boutiques Marionnaud.

BOLOGNE (1) – Cinq illustrateurs français ont été choisis pour intégrer le soixantième Exposition des illustrateurs de la prochaine Foire du livre pour la jeunesse de Bologne. Il s’agit de Charline Collette, Cécile Cuny, Marc Majewski, Ophélie Paris et Lucie Penaud qui feront donc partie des 75 artistes sélectionnés pour l’édition 2026 de l’Illustrators Exhibition.

REVUES BD EN EXPOSITION – Du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026, au Lieu Utile, 4 place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), exposition La bande dessinée en revues : un autre regard sur le neuvième art, conçue à partir des ouvrages de Christian Staebler (parus chez PLG) en partenariat avec les revues Papiers Nickelés et Tonnerre de bulles.

PASSATION – Les conseils d’administration de Scènes d’enfance-ASSITEJ France et des Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T.) officialisent une passation concernant la coordination générale de l’événement national du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. « Après onze années, onze éditions marquées par un engagement constant au service de la mise en lumière des écritures dramatiques pour la jeunesse, l’association Scènes d’enfance-ASSITEJ France transmet le suivi et l’animation de l’événement à l’un des co-fondateurs et partenaire Les Écrivaines et Écrivains associés du théâtre (E.A.T.) ».

ACADÉMIE CHARLES CROS – « Depuis 1947, l’Académie Charles Cros œuvre pour la promotion de la production sonore. Si l’on connaît et reconnaît son travail dans les domaines de la musique classique, du jazz et de la chanson francophone, on sait moins que, depuis plus de vingt ans, une commission récompense des productions liées à la parole : romans et nouvelles lus, poésie dite et/ou chantée, documents sonores patrimoniaux ou contemporains, avec une attention particulière à la création originale sortant des sentiers battus. » La remise des coups de cœur 2025 aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 16 heures 30, à la Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris. Pour connaitre les onze productions sonores retenues par la commission jeune public de l’Académie Charles Cros, c’est ici. 

MIEUX CONNAITRE ZAÜ – Sur la chaine YouTube du CRILJ, sous le titre Les couleurs d’un humaniste, mise en ligne, en trois épisodes, d’une longue conversation entre Rolande Causse, écrivaine, et Zaü, illustrateur. C’est ici. Pour mémoire : c’est à Zaü que nous devons l’image illustrant la plaquette-programme de notre récent colloque.

CONFÉRENCE – Christian Bruel, auteur d’albums et d’essais, éditeur, formateur sur les enjeux des albums jeunesse, est l’invité de l’association Lire et faire lire dans le Calvados, le mercredi 28 janvier 2026, à Caen. Il donnera une conférence titrée Jeux et enjeux intimes, sociaux et imaginaires des albums jeunesse. Ce sera à l’’INSPE Normandie, 186 rue de la Délivrande. Ouverture de la conférence : Anne Schneider.

EXPOSITION – Livre Passerelle nous informe de la mise en place, du samedi 31 janvier au mercredi 25 février, au Tiers-lieu 360, 78 rue des Halles à Tours (Indre-et-Loire) de l’exposition Comment ça va ?, « fruit de moments partagés entre des jeunes de la métropole de Tours et Magali Attiogbé, l’autrice illustratrice en résidence avec Livre Passerelle à l’automne 2025. » Vernissage le samedi 31 janvier à 18 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé-Jacobs : du duo au duel, l’histoire d’une amitié créative par Éric Verhoes. « Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ligne claire qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s’inspirait des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d’Hergé mêle aventure et humour. C’est donc l’histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinité. » Casterman 2025, en coédition avec les éditions Moulinsart, 192 pages, 29,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (2) – Face aux mesures restrictives annoncées dans le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, des professionnels du livre lancent une pétition pour alerter l’opinion publique et les parlementaires sur les risques encourus par le secteur. Extrait : « Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques : pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. ; pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices ; pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre ; pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations ; pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements ; et pour nous tous et toutes : moins de choix, moins de liberté, moins d’espaces de rencontre et de débat, moins d’histoires à se raconter, moins de mondes à découvrir, moins d’imaginaires à partager. » Texte complet et liste des signataires ici

À VOIR EN FAMILLE – À l’Usine à gaz, 1 rue César-Soulié 1 à Nyon (Suisse), le samedi 24 janvier 2026, à 17 heures, et le dimanche 25 janvier, à 11 heures, Turlututu !, spectacle de la graphiste Céline Nidegger d’après l’album de Maurice Sendak.  « Jennie est une petite chienne bien nourrie, bien aimée, bien rangée mais qui s’ennuie ferme entre sa gamelle, sa plante verte et son maître. Alors un matin, elle prend son courage et sa valise, claque la porte et s’élance vers le vaste monde. Dans Turlututu !, Céline Nidegger invente une fable lumineuse remplie de chansons et où l’on apprend qu’il faut parfois savoir quitter son confort pour grandir. Marionnettes, poupées et décors colorés se succèdent comme autant de petits mondes à explorer. Sur scène, rires et surprises se mêlent et le public devient complice. Un très joli voyage initiatique où chaque rencontre devient une promesse de découverte et d’amitié. » Dès 7 ans. Page dédiée sur le site du théâtre ici.

EXPOSITION – Depuis le jeudi 15 janvier et jusqu’au samedi 14 février 2026, à la Galerie Hatch, 17 allée Aimé Césaire au Havre (Seine-Maritime), exposition consacrée à Vincent Broquaire. « Dessinateur funambule, Vincent Broquaire peuple les lieux qu’il investit de petits personnages. Tant leur échelle que les gestes qu’ils exécutent leur permettent de travailler l’espace, de bouger les lignes et de déplacer le regard. Avec L’Évasion, paru en janvier 2026 au sein de la collection « Périscope » chez Les Grandes Personnes, c’est dans l’espace du livre que ces personnages se déploient, à travers le projet essentiel et dérisoire qui les anime : s’en échapper, fuir, disparaître. Au gré des pages de l’ouvrage, puis des murs de la galerie, il s’agit pour ces protagonistes récalcitrants d’arpenter, coopérer, rebondir pour aménager des stratagèmes qui leur permettent de quitter cet endroit sans lequel ils n’existeraient pas pourtant, mus par l’espoir collectif de refuser de subir un récit dont ils tirent le fil. […] Les dispositifs de Vincent Broquaire tirent leur puissance de leur simplicité : une certaine évidence, par l’économie de moyens, lorsque pour transformer un endroit en espace il suffit d’une feuille, d’un pli, d’un désir, d’un point, d’une ligne et d’un plan. » Site de la galerie ici.

SIX D’UN COUP – Fabula accueille, sur son site, mises en ligne avec le soutien de l’université de Lausanne, les contributions du colloque Adolescences romanesques : la génération des « Six Compagnons » (1960-1980) qui s’est tenu à l’université de Caen-Normandie INSPE, les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024. « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978) permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » C’est ici.

TOURISME LITTÉRAIRE – Un gîte 4 étoiles inspiré d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll verra le jour en 2026 dans la commune de Vic-sur-Seille (Moselle) : bâtisse du XVIIe siècle, trompe-l’œil, décors narratifs, ambiance de conte de fées, accueil possible de six personnes. « Ce premier gîte sera suivi de deux autres hébergements thématiques, également inspirés des contes, créant ainsi une offre originale et cohérente au sein d’un même site. Moselle Attractivité a accompagné les porteurs de projet sur l’ensemble des volets stratégiques : positionnement, cibles de clientèles, mise en cohérence avec la nouvelle stratégie touristique départementale, valorisation de la destination. » Le projet, d’un investissement total de 103 559,00 euros, bénéficie d’un soutien du Département de la Moselle à hauteur de 29 340,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (1) – Carole Thibault, directrice du Théâtre des Îlets, Centre dramatique national (CDN) de Montluçon, témoigne sur France Culture. « Il y a deux ans,  le département de l’Allier nous a dit : on va vous couper une subvention, alors choisissez laquelle : celle qui vous permet de tourner en zone rurale dans les médiathèques ou celle pour la petite enfance. On a joué à plouf-plouf et c’est tombé sur la seconde. L’année suivante, le département a aussi coupé l’aide qui nous permettait de tourner dans les médiathèques. »

FORMATION – La journée professionnelle de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) se déroulera le jeudi 26 février 2026, de 9 heures à 17 heures. « Où en est-on du rapport des jeunes à la lecture ? La littérature jeunesse est un secteur qui résiste aujourd’hui plus que la littérature adulte mais il ne faudrait pas occulter la précarité des auteurs, ni le paysage politique, idéologique actuel ; la fragilité des maisons d’édition et des librairies indépendantes ; ainsi que la baisse notable de la lecture. La journée abordera ces problématiques et donnera aux participants des outils, des exemples, des modèles pour essaimer des projets dans leurs structures et leurs territoires à travers trois temps forts : le renouveau de la littérature jeunesse, l’état des lieux de l’édition jeunesse,  la médiation du livre. Avec, notamment, la participation de Sophie Van der Linden, Chiara Ramera, Thierry Magnier, Florence Bianchi. Le programme détaillé est ici. Pour s’inscrire, c’est .

EXPOSITION – Du mercredi 21 janvier au samedi 14 mars 2026, à la bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), exposition consacrée à Bernadette Gervais. « Bernadette Gervais, autrice-illustratrice jeunesse, a décliné plusieurs de ses ouvrages dans une installation interactive, ludique et poétique. Autour de ses dessins originaux, le livre se transforme en jeux, en puzzles grands formats, en balançoires ou encore en panneaux mobiles pour dessiner ou colorier. Avec une interrogation constante sur notre environnement – nature, saisons, objets – Bernadette Gervais invite à questionner le processus de la métamorphose. De l’œuf à la chenille, de la chenille au cocon… on regarde, on contemple les transformations de la nature. » Vernissage le mercredi 21 janvier, à 17 heures.

ESPACE GAME – Le Théâtre Tremplin, 7 rue Bon Pasteur à Avignon (Vaucluse),  propose, à partir du samedi 17 janvier 2026, tous les week-ends, de 11 heures à 18 heures, et tous les jours, du 16 février au 1er mars (période de vacances scolaires), une exposition immersive consacré à l’univers de Jules Verne. « Il semblerait que l’esprit de Jules Verne se cache dans ce théâtre. Partez pour une aventure autour du monde à la découverte des inventions les plus surprenantes. Une expérience féerique et ingénieuse où sciences, énigmes et sensations s’entremêlent pour émerveiller petits et grands à travers décors extravagants et installations son et lumière. » Matthieu Tondeur, directeur artistique de l’exposition, explique : « On ne veut pas retracer toute la biographie de Jules Verne mais faire découvrir son univers et donner envie aux visiteurs de s’y intéresser une fois sortis. » Tarif adulte : 14,00 €. Tarif enfants : 10,00 euros enfants. Réservations ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Sur la piste de Blueberry. « À l’occasion des 60 ans de la série culte créée par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, de grands auteurs rendent hommage à Mike Steve Blueberry. C’est ainsi qu’Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont, Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier Taduc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier, Philippe Xavier ont créé chacun une histoire courte ou une illustration. » Dargaud 2025, 128 pages, 21,50 euros.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 9 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2026, à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi à Toulouse (Haute Garonne), mise en place de l’exposition Maintenant le cirque conçue par la Compagnie dirigée par Colline Garcia. « Si nous avons souhaité créer des illustrations de cirque, c’est pour répondre à une nécessité face à ce constat : très peu d’illustrations empruntent les codes du cirque actuel. Bien au contraire, les images du cirque sont empreintes des codes du cirque traditionnel, dans lesquelles la performance, les animaux, les costumes à paillettes, les clowns, les stéréotypes de sexe, occupent une large place. Les dessins uniquement basés sur les codes et images du cirque traditionnel nous confortent certes dans une vision bucolique et folklorique du cirque mais elles participent aussi à reproduire sans cesse une vision en complet décalage avec la création circassienne contemporaine. Dans cette exposition, nous souhaitons présenter une version actualisée du cirque contemporain, dans un univers intemporel et coloré permettant de participer efficacement au renouvellement de l’iconographie circassienne. » Illustrations signées Kamy Dobï, Margaux Othats et Chloé Cassage. Page dédiée ici. Le site de la compagnie est  .

UNE RARETÈ – Gallimard publie, sous étui, Histoire du Petit Mouck de Louis-Ferdinand Céline. « On sait quelle importance revêtaient aux yeux de Céline les contes et lectures de l’enfance. Les aventures du petit Mouck imaginées par l’écrivain, transcrites et illustrées par sa première épouse, Édith Follet, pour leur fille Colette, constituent un document biographique méconnu des lecteurs de Céline. Ce conte oriental inspiré d’un classique allemand reparaît aujourd’hui dans une édition en fac-similé d’après le manuscrit original, présentée par Gaël Richard. » Improvisé oralement par Louis Destouches vers 1923, transcrit et illustré, au jour le jour, par sa mère alors que Colette n’a pas encore quatre ans, le conte était paru une première fois, en 1994, dans Paris-Match. « Fruit des soins et de l’attention portés par le couple à leur fillette, ce livret illustré fut, au dire de Colette, le premier livre  de son père. Conçu en partie pour lui apprendre à lire – d’où sa rédaction partielle en petites capitales –, ce lien de papier et de rêves la rattacha longtemps à ses deux parents, après leur séparation en 1926. » (Gaël Richard). Gallimard/NRF 2026, 56 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – L’auteur, illustrateur et sculpteur Christian Voltz expose ses Trésors minuscules, depuis le samedi 10 janvier et jusqu’au samedi 7 mars 2026, en Belgique, au Centre culturel de Hotton, 55 rue des écoles. « L’exposition présente une galerie de personnages hétéroclites réalisés avec des objets de récupération, ainsi que des céramiques et des gravures. On y découvrira aussi sous forme de panneaux pédagogiques la chronologie de la création d’un livre. L’exposition est enrichie d’un coin lecture, d’un atelier créatif en autonomie à la manière de Christian Voltz , de courts-métrages d’animation et d’un entretien filmé de l’auteur-illustrateur. » Une visiteuse explique : « C’est un univers un peu décalé, donc ça me plaît énormément. C’est des bouquins que j’ai beaucoup lus à mes enfants quand ils étaient plus petits ». Site du Centre culturel ici.

LES GRANDS MOYENS – La librairie indépendante Violette and Co, 52 rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, a été perquisitionnée, le mercredi 7 janvier 2026, dès l’ouverture du magasin, par cinq policiers et un substitut du procureur du parquet de Paris. La gérante témoigne : « Ils nous ont demandé si on avait en stock des exemplaires du livre From the river to the sea. On a dit non. Puis ils ont fouillé la salle jeunesse, sont descendus dans la cave, ont sorti les livres, un par un, pour les contrôler. Ils ont dû ouvrir environ une trentaine de cartons. Ils ont fouillé les rayonnages publics et les espaces réservés aux personnels, la salle de pause. C’était flippant. » Violette and Co explique avoir vendu quelques dizaines d’exemplaire du livre suite à un dépôt spontané de l’éditeur mais n’avoir jamais refait de stock. La police est donc repartie bredouille. « Les policiers nous ont dit plusieurs fois que le livre était interdit et qu’il était illégal de le vendre. Pourtant, il n’y a aucune décision de justice en ce sens. On a vérifié plusieurs fois et ce n’est pas trouvable. On ne commercialise pas de livres interdits. Notre lieu est beaucoup trop important pour qu’on prenne ce genre de risque. » Quand on l’interroge, la Commission de surveillance et de contrôle des publications pour la jeunesse répond avoir émis et transmis au ministère de l’Intérieur, le 14 novembre 2025, un avis négatif. From the river to the sea (Social Bandit Media, 2022) dont le titre reprend un slogan pro-palestinien avéré témoignerait, de fait, selon l’analyse des commissaires, d’un « parti pris historique et idéologique » incompatible avec une mise en vente sur le territoire français. Si le ministère de la Culture a, lui aussi, eu connaissance en novembre de cet avis, il ne sera, curieusement, communiqué aux librairies que le lendemain de la perquisition chez Violette and Co. La librairie parisienne dénonce, en cette affaire, « une dérive autoritaire inédite et préoccupante », spectaculaire et non fondée juridiquement. De son côté, le Syndicat de la librairie française « s’étonne que la justice puisse reprocher à une librairie de vendre un livre dont l’interdiction d’importation n’était connue de personne, pas même de son éditeur. En effet, en dehors de l’avis de cette commission, aucun acte réglementaire formalisant l’interdiction d’importation de ce livre n’est disponible contrairement à ce qu’impose la loi. Cette base juridique inexistante ou fragile soulève donc au moins deux questions : la première sur le fondement d’une telle perquisition, la seconde sur l’impossibilité, pour l’éditeur, de former un recours contre une décision qui n’a pas été formalisée. » L’événement survient dans le contexte d’une vague d’attaques, dans plusieurs villes françaises, contre des librairies soutenant la Palestine.

UN PROGRAMME POUR UN AN – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) diffuse la version papier de son catalogue 2026 : stages, formations à la carte, journées d’études, colloques, rencontres sur site, etc. Le document est disponible en ligne. C’est ici. N’hésitez pas à le télécharger et à le consulter au fil des mois.

JULES VERNE – Sur France Culture, mise en ligne de cinq postcasts Les Mondes de Jules Verne réalisés par Federico Polo Devoto. « Un auteur prolifique dont l’œuvre compte nombre de classiques parmi lesquels Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, ou Voyage au centre de la terre. Cent-vingt ans après sa mort, Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit dans le monde, mais son influence va bien au-delà de la simple littérature. Vulgarisateur scientifique, visionnaire hors norme, Verne a non seulement façonné les imaginaires collectifs, mais il a aussi annoncé l’exploration de l’espace et des abysses avec près d’un siècle d’avance. » C’est ici.

SALON – La vingt-quatrième édition du Festival du livre de jeunesse Occitanie se déroulera, à Saint-Orens de Gameville (Haute-Garonne), les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026. Un programme riche et diversifié à découvrir ici dans sa totalité. Signalons les deux journées professionnelles : la première, le vendredi 23, qui, pour parler poésie, recevra Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Thomas Vinau, Odile Flament (pour les éditions CotCotCot) et Alain Serres (pour les éditions Rue du Monde ; la deuxième, le samedi24 qui,  avec Frédéric Maupomé, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, et Guillaume Lanneau, président de la Saif, abordera la question des  droits d’auteurs et d’autrices. Il est prudent de réserver à cette adresse

AVEC OU SANS ISRAËL – Les organisateurs de la Foire du livre de jeunesse de Bologne (Italie) ont répondu négativement à la demande d’emplacement de l’Israel Institute of Biblical Studies (Institut israélien de littérature hébraïque), organisme financé par les ministères israéliens de la Culture et des Affaires étrangères pour promouvoir la littérature du pays à l’étranger, indiquant qu’une entité d’État officielle israélienne ne sera pas autorisée à exposer sans fournir de justification détaillée publique. Cette exclusion intervient dans un contexte de boycott culturel et éditorial plus large visant des institutions associées à l’État d’Israël ou à des acteurs perçus comme complices de violations des droits humains envers les Palestiniens. Alors que certains acteurs du secteur se félicitent de cette décision, d’autres estiment qu’une exclusion d’un organisme littéraire d’État pourrait limiter les opportunités de dialogue culturel et d’échanges littéraires entre auteurs et lecteurs de différentes régions du monde.

EXPOSITION – La Maison du Père Castor, 253 route Roule Galette à Meuzac (Haute-Vienne) propose, du mardi 13 janvier au samedi 28 février 2026, une exposition Gerda Muller fête ses 100 ans. « À l’approche de l’anniversaire de l’artiste Gerda Muller, la Maison du Père Castor a le plaisir d’exposer ses illustrations originales et ses nombreux albums. Venez découvrir les illustrations de cette célèbre artiste originaire des Pays-Bas, qui a illustré des centaines d’albums jeunesse chez de nombreux éditeurs, et notamment les célèbres albums Marlaguette, Les Bons amis, Sinikka de Finlande (collection « Enfants de la Terre »), Perlette goutte d’eau, ainsi que le jeu Chacun sa province au Père Castor Flammarion Jeunesse. » Le site de la Maison du père Castor est ici.

REVUE – Le dossier du numéro 246 (décembre 2025) de NVL la revue, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, est titré Lisons à haute voix ! Pour qui ? Pour quoi ? « Ce numéro explore la lecture à voix haute qui s’adresse à tous et en tous lieux, pratique qui prend un tel essor qu’elle devient un métier dont parlent deux lecteurs publics. Pratique de la voix aux racines lointaines, dans une poésie originelle, une rythmique qui trouve un nouvel écho passionnant chez les jeunes aujourd’hui. Plongez dans cet univers où chaque mot résonne et où chaque histoire devient une aventure collective, un moment de partage inoubliable. Découvrez comment la lecture à voix haute peut transformer les relations et enrichir les esprits, en rendant la littérature accessible à tous. » 84 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

UN HAPPY MEAL SINON RIEN – McDonald’s France dévoile la douzième collection de son programme Un jouet ou un livre, soit dix-huit histoires imaginées par Agnès Martin-Lugand et illustrées par Marine Gosselin ou Yen Abis. « Conçue comme une véritable porte ouverte sur le monde, cette collection promet des aventures vibrantes, la découverte des merveilles du monde et une envie irrésistible d’explorer la planète page après page. » L’entreprise rappelle que, depuis la première compagne de 2015, 177 millions de livres ont été distribués. La  collection nouvelle, « Un Monde à raconter », permet donc à Colette et Idriss, héros voyageurs de la série, de découvrir dix-huit merveilles du monde, de la Grande Muraille de Chine aux chutes du Niagara, du Colisée aux pyramides de Gizeh, en passant par la forêt Amazonienne ou le Taj Mahal. Cette opération de marketing développé en partenariat avec Hachette Jeunesse et avec la complicité du Centre national du livre (CNL) est, une nouvelle occasion  « de partager un moment de découverte en famille et de donner l’envie d’en apprendre toujours d’avantage sur les merveilles de notre monde. »

PARUTION – Vient de paraitre L’Histoire du journal Bravo ! de Frans Lambeau et Jean Fontaine. « L’histoire du journal Bravo ! n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge. Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre. Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres. Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de six ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire. » Didier Pasamonik précise : « Le magnifique travail de Jean Fontaine et Frans Lambeau donne un fort volume truffé de documents inédits issus des archives d’instruction de la justice belge et de reproductions rares du journal. Cela donne un récit précis et documenté qui montre comment Meuwissen, [le fondateur de l’hebdomadaire], collabora étroitement avec la propagande allemande pour établir un véritable monopole tant éditorial qu’industriel, prenant le contrôle d’imprimeries-clé. » Éditions de l’Èlan 2025, 464 pages, 79,00.

C’EST CADEAU – Comme en 2024, la ville de Cergy (Val d’Oise) a remis, courant décembre, aux 1124 élèves scolarisés en cours préparatoire un album de littérature jeunesse. « Plusieurs études le montrent : il existe un lien étroit entre la maîtrise de la lecture et la réussite scolaire. Pourtant, le constat interroge : les jeunes passent aujourd’hui dix fois plus de temps sur un écran (3 heures 11 en moyenne par jour et jusqu’à 5 heures 10 chez les 16-19 ans) qu’à lire des livres pour leurs loisirs (19 minutes par jour). Et la tendance s’accentue ces dernières années. » Cette année, à Cergy, les livres offerts étaient : Jules et le renard de Joe Todd-Stanton (école des loisirs, 2019) et Un voyage extraordinaire de Philip Waechter (Didier jeunesse, 2024). « Deux ouvrages, sélectionnés en concertation avec l’Éducation nationale, qui abordent des valeurs comme l’amitié, l’entraide, la confiance, la liberté ou le courage. »

EXPOSITION –  Le Centre culturel La Villa, 26 place Guido Gezelle à Ganshoren (Belgique) accueille, du samedi 17 au samedi 31 janvier 2026, en partenariat avec la Fondation Battieuw-Schmidt et la Ligue des familles,  une exposition Frimousses multiples, des histoires à déconstruire, accès sur le portrait.  » Les contes traditionnels pour enfants véhiculent encore des valeurs d’un autre temps où les stéréotypes sont nombreux et participent à les ancrer dans notre imaginaire collectif. Aujourd’hui, il existe des histoires qui représentent toutes les diversités, qu’elles soient culturelles, de genre, de familles ou encore d’handicap. Loin des clichés, elles permettent à chacun.e de se reconnaître et de trouver sa place dans une société plus inclusive. » Vernissage le vendredi 16 janvier, à 19 heures. » L’exposition s’adressant autant aux plus petit.es qu’aux plus grand.es, nous vous proposons le samedi 24 janvier, à 14 heures, une séance d’écoute de podcast pour les adultes et des racontines pour les enfants. » La page dédiée est ici.

AU CINÉMA AUSSI – La série de livres « Monsieur Madame » imaginée par l’auteur britannique Roger Hargreaves va être portée à l’écran. « Le film rendra hommage à l’humour, la personnalité et la convivialité qui ont rendu les personnages originaux emblématiques, tout en invitant un nouveau public à travers le monde à les découvrir de manière audacieuse, cinématographique et contemporaine. » (communiqué de presse de StudioCanal, de Heyday Films et du groupe japonais Sanrio, propriétaire des droits). La série a déjà été adaptée, en films d’animation, pour YouTube, et une nouvelle réalisation est en cours de production pour la télévision. Depuis 1971, plus de 250 millions de livres ont été vendue dans trente pays.

LIRE ENSEMBLE – L’Agence quand les livres relient annonce une rencontre nationale Lire ensemble des albums comme autant de leviers… en salle d’attente de PMI et à la maison, le vendredi 30 janvier 2026, de 9 heures à 17 heures 15, à la Maison de la poésie, passage Molière à Paris, avec les interventions de Claire Courdeau, médecin de PMI (Gironde) et membre du comité de pilotage du projet Dans la salle d’attente… lire ensemble à la PMI, Olivier Duris, psychologue clinicien, docteur en psychopathologie et psychanalyse, hôpital de jour pour enfants André-Boulloche (association Cerep-Phymentin), Sylviane Giampino, psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA), Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil parents-enfants Les Pâtes au Beurre, Aline NGuyen Van Phi, médecin de PMI (Toulouse), Marguerite Prévot, médecin de PMI (Paris 20e) et membre du bureau du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI). Journée animée par les administrateu.rices de l’Agence quand les livres relient Frédéric Boyer (lecteur, formateur, coordinateur de l’association L.I.R.E), Michèle Briziou (présidente) Katy Feinstein (bibliothécaire, spécialiste en littérature de jeunesse et formatrice), Julien Maréchal (directeur de la Petite Bibliothèque Ronde) et Léo Campagne Alavoine, (directrice de l’Agence)ainsi que Charlie Nassar (présidente de l’association (Z)oiseaux livres). Formulaire d’inscription ici.

SORTIE DE CRISE – Deux mois après le clash avec la société Neuvième art plus et l’annulation du Festival international de la bande dessinée de 2026, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe l’ensemble des partenaires publics et privés de l’évènement, a tenu son assemblée générale le vendredi 9 janvier 2026. A été acté le lancement d’un appel à projets permettant de trouver un opérateur pour un contrat de cinq ans, avec possibilité d’une année supplémentaire, le contrat pouvant être dénoncé deux ans avant son terme. Le lauréat, choisi par un jury indépendant, devra proposer une nouvelle dénomination, une marque dont l’ADBDA restera propriétaire. On connaîtra, à la mi-avril, le nom de l’opérateur qui prendra en charge le festival d’Angoulême à compter de 2027. Pour mémoire, le Grand Off de la BD d’Angoulême aura lieu du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026. « Pendant quatre jours, la bande dessinée investira Angoulême à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public pour un moment de partage joyeux et culturel ». Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Les musées, c’est dès la petite enfance ! sous la direction de Sylvie Rayna. « L’ambition de cet ouvrage polyphonique est d’informer et de convaincre afin de garantir, partout, les droits culturels des jeunes enfants et de leurs familles. Pour cela il faut faire connaître les expériences de qualité et les conditions propices à leur déploiement sur les territoires. Les actions précoces d’éveil artistique et culturel sont reconnues dans le rapport de Sophie Marinopoulos comme un moyen d’humanisation, de lutte contre la malnutrition culturelle  et contre les inégalités : les expériences muséales en petite enfance, encore insuffisamment et inégalement développées, contribuent à ce processus. Dans cet ouvrage, les professionnels des musées, des arts et de la petite enfance témoignent de leur travail commun pour proposer des parcours sensibles et significatifs pour les tout-petits comme pour les adultes qui les accompagnent. » érès 2025, 320 pages, 28,00 euros.

POUR LE JEUNE PUBLIC – Le Festival Momix met à l’honneur le spectacle vivant pour les enfants, pour les adolescents et pour leurs  familles. Le programme de la trente-cinquième édition s’articulera autour de l’imaginaire et de nombreuses compagnies internationales viendront  y jouer leurs spectacles : une programmation mêlant théâtre, cirque, musique, danse, marionnettes, théâtre d’objets avec toujours, l’envie d’émerveiller les enfants et de rassembler les générations. Ce sera du mercredi 28 janvier au dimanche 8 février 2026, à Kingersheim et dans toute l’Alsace. « Les soubresauts du monde et les peurs qu’ils génèrent nous parviennent, nombreux et inquiétants. L’époque n’est pas à la stabilité, à la confiance ni à la valorisation d’une pensée complexe. Comment lutter contre des supports de diffusion de l’information qui résument en 30 secondes des sujets qui mériteraient plusieurs heures de débat ? Comment dans ce contexte continuer à accompagner nos enfants vers la bienveillance, l’ouverture aux autres, la constitution de l’esprit critique ? Comment se ménager avec eux des moments de plaisir, d’émerveillement, d’émotion, de réflexion ? Les spectacles à destination du jeune public nous offrent ces moments-là, nous aident à parler avec les plus jeunes du monde dans lequel nous vivons, nous proposent des émotions et de l’évasion. Reflets de la création européenne, les spectacles de l’édition 2026 sauront vous surprendre et vous toucher au cœur. » (Marie Normand, directrice artistique). Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Construire un matrimoine de la BD : créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique sous la direction de Marys Renné Hertiman et Camille de Singly. « Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine. […] L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail Les Bréchoises de 2020 à 2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. »Les Presses du réel 2024, 352 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – Le Centre de la Gravure, 10 rue des Amours à La Louvière (Belgique) propose, du samedi 10 janvier au dimanche 22 mars 2026, une exposition Collectionner l’image : littératures jeunesse et graphique. « Après un premier arrêt à la galerie Les Brasseurs à Liège, l’exposition Collectionner l’image s’installe au Centre de la Gravure, révélant une collection inédite d’œuvres originales issues de la littérature jeunesse et graphique. Initié par les Ateliers du Texte et de l’Image (ATI) avec le soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, ce projet vise à patrimonialiser les images d’auteur·rices illustrateur·rices francophones de Belgique. Près de 200 œuvres, réalisées par plus de quarante artistes, sont réunies pour offrir un regard rare sur la création contemporaine, en dehors de l’objet-livre. Scénographiée par Maud Dallemagne et Benjamin Dupuis, l’exposition invite à explorer la richesse graphique et narrative des originaux, entre esquisses, planches, encres ou techniques mixtes. » Artistes présentés dans l’exposition par un total de cent-cinquante et une œuvres : Martina Aranda, Jeanne Ashbé, Étienne Beck, Mathilde Brosset, Anne Brouillard, Anne Brugni, Geneviève Casterman, Sarah Cheveau, Anne Crahay, Kitty Crowther, Thisou Dartois, Fanny Dreyer, Claude K. Dubois, Peter Elliott, Jean-Luc Englebert, Noémie Favart, Loïc Gaume, Bernadette Gervais, Sara Gréselle, Anne Herbauts, Benoît Jacques, Emile Jadoul, Louis Joos, Valentine Laffitte, Thomas Lavachery, Pascal Lemaitre, Marie Mahler, Vincent Mathy, José Parrondo, Chloe Perarnau, Catherine Pineur, Rascal, Lisbeth Renardy, Françoise Rogier, Mélanie Rutten, Elisa Sartori, Marine Schneider, Emilie Seron, Valfret, Michel Van Zeveren, Giulia Vetri, Aurélie William Levaux, Gaya Wisniewsk. Page dédiée ici.

REVUE – Le numéro 33 de janvier-février-mars 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée aux Marion Fayolle et c’est Cathia Engelbach qui interroge. Côté jeunesse encore, une page consacrée à Blexbolex, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd, six pages à propos de Marie Mirgaine, quelques mots sur Quentin Blake et deux pages évoquant les vingt-cinq ans du musée de l’illustration jeunesse de Moulins. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.

UN CHANGEMENT AU CNLJ – Romain Gaillard, conservateur en chef des bibliothèques, quitte la direction du Centre national de la littérature pour la jeunesse, poste qu’il occupait depuis 2022. Céline Meyer lui succède. « C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends aujourd’hui la responsabilité du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Héritier de La Joie par les livres, le CNLJ est pour moi un lieu vivant de réflexion et de transmission autour de la littérature jeunesse sur l’ensemble du territoire. De la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart aux médiathèques de Plaine Commune, mon parcours s’est construit au contact des livres et de celles et ceux qui les font vivre. La littérature jeunesse ouvre des espaces pour penser le monde, nourrir l’imaginaire, aiguiser la sensibilité et bâtir des références communes. Ensemble, faisons vivre la littérature jeunesse dans toute sa diversité et ses enjeux contemporains. »

À VOIR EN FAMILLE  –  Le mercredi 14 janvier 2026, à 18 heures, le Théâtre de La Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret) propose, en représentation tout public, Fiesta de Gwendoline Soublin (éditions Espaces 34, 2021) dans une mise en scène de Steve Brohon pour le Théâtre des Trois clous. « Depuis toujours, Nono n’a qu’une idée : faire une gigantesque fiesta pour ses dix ans. La liste des invités, les guirlandes colorées, les jeux, la playlist, tout est prêt. Seulement un phénomène inattendu déboule : la tempête Marie-Thérèse. Une ode à l’amitié, la débrouillardise et l’imagination de la jeunesse, pour affronter ensemble un monde qui peu à peu se dérègle. » Avec, pour les neufs rôles, Camille Trophème, Laure Coignard et Nicolas Spina-Ivora. À partir de 7 ans. Réservation ici. Le site du Théâtre des Trois clous est .

PARUTION – Vient de paraitre Du folklore enfantin aux enfants musiciens par Anne Damon-Guillot. « Exploration du rôle des comptines dans l’apprentissage, la transmission et la création, à travers une étude historique et ethnographique. L’auteure analyse la construction du folklore enfantin en France depuis le XIXe siècle et critique les représentations culturelles de l’enfance, offrant une perspective interdisciplinaire sur ces pratiques vivantes mais méconnues. » CTHS 2025, 300 pages, 32,00 euros.

PARUTION – Vient de paraitre  En quête d’un grand peut-être – tome 2 : a-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom et Nathan Lévêque. « Un nouveau livre de référence pour les passionné·es de littérature ado. Les ados lisent-iels encore de la littérature ado ? Passent-iels plus de temps sur TikTok ? Doit-on censurer la Dark Romance ? Et le manga ? C’est quoi un roman ado, au fait ? L’Éducation nationale promeut-elle assez la lecture, et celle pour la jeunesse ? Ce sont autant de questions auxquelles Tom et Nathan Lévêque essaient de répondre dans ce nouveau livre, cinq ans après En quête d’un grand peut-être : guide de littérature ado (vendu à 10 000 exemplaires). À nouveau, les deux auteurs spécialistes de la littérature ado vous proposent de partir, carte et lampe torche à la main, à l’exploration de ce paysage littéraire : dates et chiffres clés, incontournables, portraits, analyses de ses grands genres et de ses grandes thématiques, pressions politiques et questions sociétales qui la traversent. Ce livre de référence vous donnera les outils pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que les autres ! Préface de Sophie Van der Linden, édition par Clémentine Beauvais. Avec des articles de Lucie Kosmala, Florie Maurin, Jeanne Seignol, (Jeannot se Livre) Zoé Spartacus et Lydie Tabarin. Et onze nouvelles inédites de Marie Alhinho et Nine Gorman, Mickaël Brun-Arnaud, Christelle Dabos, Yasmine Djebel, Nell Gallais, Clara Héraut, Aylin Manço, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Marie Pavlenko et Esmé Planchon. » éditions Du Grand Peut-Être 2025, 240 pages, 18,50 euros.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 26 novembre 2025 et jusqu’au samedi 17 janvier 2026, exposition Georges le collectionneur désordonné avec les illustrations originales de Pauline Ferrand et les créations variées d’artistes complices inspirées de l’album publié chez Grasset. « Georges adore observer la répétition des choses. Il n’est pas très à l’aise avec les gens, mais il aime collectionner toutes sortes d’objets. Partage son quotidien atypique et découvre ses passions, aux noms plus rigolos les uns que les autres. Tiens, d’ailleurs, sais-tu ce qu’est un conspersiophile, un légufrulabélophile, un calcéologiste, un bolophile ou un capéophile ? Eh bien, Georges est tout cela, et même plus encore. » Site du musée ici.

UN ÉVÈNEMENT NATIONAL – Les dixièmes Nuits de la lecture que pilote le Centre national du livre (CNL) se tiendront du mercredi 21 janvier au dimanche 25 janvier 2026 autour du thème Villes et campagnes. « La vision des relations ville-campagne qui a majoritairement prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle, opposant classiquement territoires urbains et territoires ruraux, a été la source d’inspiration de nombreux romans et d’œuvres littéraires, dans tous les genres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie. Sous sa forme disparue, contemporaine, futuriste ou fantasmée, la ville, inspiratrice et muse, nourrit l’imaginaire littéraire et artistique, ainsi que les études sociologiques et géographiques urbaines. Véritable motif littéraire au XIXe siècle, la ville est ce lieu de tous les possibles, ou de toutes les angoisses, propice à la réflexion morale et sociale. » Le site qui dit tout est ici. Pour inscrire un événement, c’est .

ON VOUS LE DIT – Le Salon Beige et le Centre européen de recherches en sciences humaines et religieuses (CERSH) annoncent « le projet le plus important de leur histoire, Les Enfants de France [qui] marquera un tournant dans la protection de tous les enfants de France contre le mal de l’idéologie radicale de la gauche. » Pour mémoire : le Salon beige est un blog d’actualité catholique traditionnaliste créé en France en 2004 qui s’oppose à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, au mariage homosexuel et à la théorie du genre. Classé dans le top 10 des sites complotistes français les plus visités, il est pointé par le journal Le Monde comme diffusant régulièrement de fausses informations.

PARUTION – Vient de paraitre Gotlib, une vie en Bandessinées par Julien Solé et Arnaud Le Gouëfflec. « C’est une histoire de génie, d’amour, de déconnade, de folie douce et de modestie : comment Marcel est-il devenu Gotlib ? C’est l’histoire de l’homme caché derrière l’artiste, à moins que ce soit l’inverse. Un homme avec ses fêlures, son énergie, sa résilience, son talent et la découverte du super-pouvoir de l’Umour. De son destin d’enfant caché pendant la guerre à la création de Fluide Glacial, de ses premières amours à la « Rubrique-à-Brac », des années Pilote et de sa rencontre avec Goscinny à l’aventure de L’Écho des Savanes, de la création de Gai-Luron à celle de Hamster Jovial, la vie du maestro comme si vous y étiez ou presque, discrètement posé sur son épaule façon coccinelle. » Fluide Glacial 2025, 88 pages, 20,00 euros.

THE CAT IN THE HAT – Dans les archives de la bibliothèque Geisel Library de l’université de Californie à San Diego, a été récemment retrouvé un manuscrit de Dr. Seuss, intitulé Sing the 50 United States !, accompagné d’un croquis de couverture et d’annotations d’illustration et de direction artistique. Le texte de Theodor Seuss Geisel (1904-1991) que publie Penguin Random House paraitra le mardi 2 juin 2026, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Il s’agira bien de l’édition d’un travail abouti et non d’un fragment inachevé que Penguin Random House aurait eu à finaliser. L’illustrateur Tom Brannon devra toutefois compléter les images, dans la veine propre à Theodor Seuss Geisel. Le livre qui met en scène le célèbre chat chapeauté accompagné de deux little cats invitera les jeunes lecteurs à nommer les cinquante États américains à travers des rimes colorées et ludiques fidèles au style de Dr. Seuss. Un tirage initial de 500 000 exemplaires est envisagé et une carte des États-Unis ornera la jaquette. Outre ce tirage, un programme annexe de distribution est annoncé en collaboration avec l’organisation First Book et des exemplaires du livre seront remis gratuitement à des élèves de tous les États dans un sac à dos contenant également des fournitures scolaires et d’autres titres de Dr. Seuss. Pour mémoire : en 2021, six albums  signés Theodor Seuss Geisel ont été retirés de la vente par Dr. Seuss Enterprises, pour cause de racisme.

PARUTION – Paru il y a quelques années Pouvoirs de la lecture : de Platon au livre électronique de Peter Szendy. « Lorsque je lis, une voix en moi m’intime de lire, tandis qu’une autre s’exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs que l’on rencontre notamment chez Platon. Lire, c’est habiter cette scène qui, même lorsqu’elle est intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d’obéissance, bref, de toute une micropolitique de la distribution des voix. […] Cette archéologie du lire dialogue avec nombre de théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s’attache aussi à ausculter, d’aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai. » La Découverte 2022, 200 pages, 20,00 euros.

ILLUSTRER LE GRAND PARIS – « La Société des grands projets annonce l’ouverture du deuxième appel à candidatures du programme Illustrer le Grand Paris, conçu pour intégrer des œuvres illustrées monumentales sur les quais du futur réseau Grand Paris Express. Cette commande artistique se déploie en lien étroit avec les territoires traversés et vise à offrir aux voyageurs une expérience sensible et renouvelée du réseau métropolitain. Mené en partenariat avec le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), l’Institut français et le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce programme invite des illustratrices et illustrateurs professionnels à proposer une œuvre originale. L’appel à candidatures s’adresse à des professionnels exerçant dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du graphisme. » Le dépôt des dossiers est possible jusqu’au vendredi 6 mars 2026 inclus. L’ensemble des modalités pratiques, critères d’éligibilité et étapes de sélection est accessible à à cette adresse.

MIYAZAKI – Le magazine Le 1 publie un hors-série XL titré Miyazaki et l’art de Ghibli qui « propose d’explorer les multiples facettes de l’art de Ghibli, de la découverte de ses influences, puisées dans la culture nippone et l’observation de la nature, jusqu’aux secrets de fabrication des ateliers d’animation. Histoire de retrouver, le temps de quelques dessins bien humains, la beauté du monde et de nos vies. » En bonus, une affiche géante donnant à voir Kiiki la petite sorcière. En kiosque, 7,90 euros.

EXPOSITION – Au café associatif Le PasSage, 8 place Fontaine Couverte, à Romans sur Isère (Drôme), du dimanche 4 au vendredi 30 janvier 2026, exposition d’illustrations de Valérie Dumas. “Entre peinture et illustration, c’est un cheminement artistique qui dure depuis 1998 et ça me paraît incroyable. Née en 1964 à Saint-Etienne, j’ai toujours dessiné. C’est aux alentours de la trentaine que je me suis lancée, en me lâchant des deux mains, pour vivre de mon art. Ce fut tout d’abord la peinture, exclusivement, avant l’ouverture vers l’illustration qui s’est faite grâce à la création de livres d’artistes, souvent en collaboration avec Jean-Pierre Blanpain, artiste aux multiples talents qui est devenu mon mari. De ces livres, souvent confidentiels, en passant par des salons professionnels et les rencontres avec des éditeurs, ce cheminement a aussi permis de sauter le pas vers la littérature jeunesse […] Depuis plus de deux ans la peinture a cédé la place aux crayons de couleurs. Le plaisir incroyable du dessin sans doute.  Je n’ai pas encore détaillé tous les ressorts de ce bouleversement. » Inauguration le 4 janvier, à 11 heures 30.

UN CONTE CÉLÈBRE – À La Filature, à Mulhouse (Haut-Rhin), 20 allée Nathan Katz, les vendredi 9 et dimanche 11 janvier 2025, ultimes représentations françaises de Hansel et Gretel, conte théâtral en trois tableaux mis en musique par Engelbert Humperdinck. Livret : Adelheid Wette. « Traditionnellement présenté à Noël sur les scènes allemandes, ce conte musical inspiré par l’une des histoires les plus célèbres des frères Grimm enchante petits et grands outre-Rhin depuis plus d’un siècle. Engelbert Humperdinck y déploie avec un sens inné du merveilleux une partition à la fois opulente et subtile, où d’authentiques chansons populaires croisent des leitmotive wagnériens et de magnifiques envolées lyriques. Présenté devant un public virtuel durant l’hiver 2020, le spectacle mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau renonce au folklore de la maison en pain d’épices pour renouer avec l’esprit de cruauté du conte original, incarné ici par une sorcière pleine de surprises. Un regard renouvelé porté sur un grand classique confié au chef Christoph Koncz. » En allemand avec surtitres en français et en allemand. Page dédiée ici, sur le site de La Filature.

PARUTION – Vient de paraitre, en édition limitée, le toms 1 de l’intégrale Spirou et Fantasio par Franquin. « Les premiers récits du Spirou de Franquin vous réservent encore bien des émotions. Car vous pourrez dorénavant les lire dans cette exceptionnelle version inédite, restaurée depuis les planches originales. Les histoires parues dans les albums L’héritage, Radar le robot et Quatre aventures de Spirou et Fantasio, longtemps disponibles dans une version en partie décalquée et reprise de films très abîmés, se dévoilent ainsi dans une version fidèle au dessin de Franquin. Ces récits mythiques sont également présentés dans leur découpage d’origine, pensé pour le journal Spirou, avec nombre de strips et de cases laissés de côté lors de l’édition en album. Cerise sur le calot : cette intégrale 1946-1950 est complétée par un grand dossier riche en informations et illustrations inédites, revenant sur les débuts de Franquin, l’un des géants du 9e art. » Dupuis 2025, 336 pages, 55,00 euros..

( Image empruntée à Laure Monloubou )

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FAUT-IL Y ALLER ? – Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris, du vendredi 30 janvier au dimanche 5 avril 2026, Potted Potter, parodie pas vraiment officiel par Dan et Jeff. « Oublie les longues nuits passées à relire toute la saga, Potted Potter fait le boulot en soixante-dix minutes chrono. Sur scène, deux comédiens complètement déchaînés revisitent l’univers d’Harry Potter en une avalanche de gags, de costumes et de chansons qui restent dans la tête. Oui, tu auras droit à un dragon cracheur de feu, à un véritable match de Quidditch et à tous les personnages emblématiques, du Survivant jusqu’à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même sans connaître la différence entre un Horcruxe et un Poufsouffle, Potted Potter vous fera rire aux éclats. Un divertissement familial brillant, à savourer dès six ans jusqu’à l’âge de Dumbledore (qui, lui, est très très vieux). » La page pour réserver, c’est ici.

FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique), propose, le mardi 13 janvier 2026 de 9 heures 30 à 16 heures 30, une journée professionnelle  en compagnie du magazine Baïka, guide culturel pour les enfants de 8 à 12 ans sur le thème des pays du monde et de leurs cultures. Le matin : présentation générale de la presse jeunesse par Noémie Monier, rédactrice en chef de la revue et autrice. L’après-midi : atelier « une de presse » avec Lola Oberson, directrice artistique de la revue graphiste et illustratrice. La présentation du matin sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube du CLJBxl. Informations complémentaires ici.

FROM SUISSE – Vient de paraitre, publiée par l’Institut suisse Jeunesse et Média, Ricochet et les indispensables, plaquette qui rassemble 160 ouvrages remarquables pour les enfants et les jeunes de 1 à 15 ans. « Les quelques 160 livres présentés dans les pages de cette brochure ont tous été publiés entre 2021 et 2025. Chaque titre fait l’objet d’une notice qui comprend les informations bibliographiques, des mots-clés et une recension (souvent extraite de Ricochet ou alors rédigée pour l’occasion). Nous avons opté pour un classement par âge-cible puis par nom d’auteur·rice. » Occasion « de trembler, rire, rêver, apprendre, contempler, jouer, imaginer, nous questionner, nous indigner ou nous émerveiller. » Pour commander, c’est ici.

D’APRÈS  HOFFMANN – À la Scène musicale, sis à l’Île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après seize représentations triomphales, en décembre, à l’Opéra Nice Côte d’Azur, reprise, du mercredi 7 au dimanche 11 janvier 2026, de Casse-Noisette, célébrissime ballet de Tchaïkovski, pour petits et grands. « Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération. » Réservation ici.

SCOOP – Fort du succès des deux « musées à jouer » parisiens créés par l’école des loisirs, l’un dans ses locaux, en 2023, l’autre dans le quartier Bastille, en 2025, Louis Delas, entreprenant président directeur général, envisage – pourquoi pas – la création à Bordeaux d’une troisième Maison des histoires. À Paris, « certains résultats dépassent nos prévisions. C’est très encourageant et on s’est donné quelques mois pour transformer l’essai, avec évidemment le projet d’aller plus loin et d’ouvrir d’autres lieux. »

PEUT MIEUX FAIRE – Sarah Ghelam dont le mémoire de recherche s’intéresse à la Représentation des personnages enfantins non blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020 a lu attentivement la sélection annuelle 2025 du Centre national de la littérature pour la jeunesse paru récemment et elle a relevé, sur les cent-cinquante-neuf titres de la sélection, les quatre albums suivants mettant en scène des personnages d’enfants non blancs : Comment Aidan est devenu un grand frère de Kyle Lukoff (Cambourakis), Robin préfère sa robe de Camille Floue (Thierry Magnier), Le Grand Livre des petites choses de  Sophie Vissière (hélium), Dans le cœur de Momoko : une enfance japonaise de Kotimi (Rue du monde). C’est, précise Sarah Ghelam, un album de plus qu’en 2024. Il y en avait eu huit en 2021. « Malgré la nette augmentation de personnages d’enfants non blancs en littérature jeunesse, et après une très légère progression en termes de représentativité, cette sélection semble reprendre la route de la blanchité. »

UNE LANGUE DE PLUS – Grâce au travail minutieux d’Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction de l’université de Montréal, Le Petit Prince est désormais traduit en en innu-aimun, langue des Innus du Québec et du Labrador. Beaucoup de mots dans Le Petit Prince n’existent pas en innu-aimun, dont rose, astéroïde et baobab. Selon Yvette Mollen, son projet a consisté à inventer des passerelles entre deux univers, en créant de nouveaux mots et en demandant aux aînés qu’ils soient entrés dans le dictionnaire. « Apprendre une langue, c’est apprendre à voir. À nommer autrement une étoile, une plante, un pays. À sentir la relation au territoire. À dire la tendresse pour une fleur, pour un renard, pour un enfant, tout cela dans nos mots. C’est à ça que sert ce livre chez nous. »

BANNED BOOKS – La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner un recours déposé par des habitants du comté rural de Llano (Texas) qui contestent le retrait de dix-sept ouvrages des bibliothèques publiques locales. En laissant intacte une décision de justice locale, elle valide de facto une interprétation restrictive du droit à l’information garanti par le Premier Amendement de la constitution étasunienne qui protège notamment la liberté d’expression et d’accès à l’information. Dans son arrêt, la cour a estimé que les usagers des bibliothèques publiques ne disposent pas d’un droit constitutionnel à accéder à des livres spécifiques. Le juge Stuart Kyle Duncan a notamment déclaré que personne n’interdit des livres en les retirant d’une bibliothèque publique, rappelant que les lecteurs peuvent se procurer les ouvrages ailleurs, en ligne ou en librairie. Depuis 2021, PEN America a recensé près de 23 000 cas d’interdictions ou de restrictions dans quarante-cinq états et plus de quatre-cents-cinquante districts scolaires. Les livres concernés vont de romans contemporains destinés aux adolescents à des œuvres classiques, souvent ciblés pour leurs thématiques plutôt que pour des violations clairement établies de la loi. Parmi ces livres également : In the Night Kitchen (Cuisine de nuit), album publié en 1970 par Maurice Sendak.

PARUTION – Vient de paraitre Bob de Moor : la Ligne Claire d’Hergé par Gilles Ratier. « Ayant bénéficié de nombreuses sources et de l’accès aux archives de la famille De Moor, des photos et documents provenant des Studios Hergé et des agendas de Bob De Moor, Gilles Ratier nous fait revivre plusieurs décennies de l’âge d’or de la BD, la collaboration de Bob avec Hergé, son apport essentiel aux aventures de Tintin, son œuvre personnelle conséquente (« Barelli », « Cori », « Tric », « Oncle Zigomar »), et ses apports à des séries majeures de la BD comme « Lefranc » et « Blake et Mortimer ». Les confidences de Bob De Moor qui a été le plus fidèle et le plus indispensable collaborateur et ami d’Hergé éclairent d’un regard inédit la vie au sein des Studios Hergé et la personnalité du père de Tintin. […] Pas moins de 600 illustrations, dessins rares, planches de BD, et photos inédites. » BD Must 2025, 320 pages, 99,00 euros.

REVUE – Le numéro 2, volume 19 (2025) de la revue Relief, revue électronique de littérature française publié par Radboud University Press, dirigé par Arnaud Genon et Régine Battiston, est titré  Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse. « Longtemps marginalisée, la littérature de jeunesse est aujourd’hui reconnue comme un champ culturel et artistique à part entière. En parallèle de la revalorisation de l’autobiographie, elle va progressivement emprunter les codes des écritures du moi – narration à la première personne, faux journaux intimes, récits de vie fictionnalisés – pour explorer la construction de soi et l’expérience adolescente. Si le pacte autobiographique y reste rare, ces formes fictionnalisées favorisent l’identification et la réflexion éthique du jeune lecteur. Les auteurs y traitent de  sujets  sensibles  tout  en  préservant  leur  public.  Ainsi,  la  littérature  de  jeunesse  devient  un  espace  d’expéri-mentation où s’articulent recherche d’authenticité, transposition du vécu et mise en fiction du je. » Le PDF du numéro fait 166 pages et il est ici.

DANSE CLASSIQUE – Au Théâtre Mogador, 25 Rue de Mogador à Paris, depuis le samedi 15 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 8 mars 2026, Mon premier ballet : La Belle au bois dormant. « Inspiré du chef-d’œuvre de Tchaïkovski et du conte de Charles Perrault, ce ballet propose une version accessible et captivante de cette histoire intemporelle, spécialement conçue pour initier le jeune public à la magie de la danse classique. Pensé pour émerveiller petits et grands, La Belle au Bois Dormant conserve toute la richesse et la poésie du ballet original, avec une narration subtile qui guide les spectateurs à travers l’histoire. Aux côtés de la princesse Aurore et du Prince, les célèbres fées bienveillantes joueront un rôle essentiel, mais l’ombre de Carabosse viendra troubler la féerie. Ce personnage emblématique, incarné par Karl Paquette, ex-danseur étoile à l’Opéra national de Paris, apportera toute la tension dramatique à ce récit de malédiction et de renaissance. » Pour réserver, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Samivel de Sophie Cuenot avec une riche iconographie rassemblée par Catherine Cuenot. « Très tôt, Samivel (1907-1992) fut un lanceur d’alerte et, à travers toute son œuvre, il a célébré les montagnes tout en appelant à les protéger, sous peine de tout perdre, y compris nos propres chances de survie. Dessins, aquarelles, films, romans, photographies, il fut curieux de tout et généreux de son art. » Samivel doit sa présence ici aux albums qu’il dédia aux enfants, chez Delagrave ou Flammarion, tels que Brun l’Ours, Les malheurs d’Ysengrin, Goupil, Pantagruel, Merlin Merlot, Le joueur de flute de Hamelin et quelques autres. Il écrivit et illustra, pour la « Bibliothèque verte« , Monsieur Dumollet sur le Mont-Blanc. Éditions Paulsen 2025, 240 pages, 56,00 euros.

MONDIALISATION COMMERCIALE – S’associant à Alibris, détaillant chinois de l’ultra fast-fashion en ligne, connu pour ses offres de vêtements de mauvaise qualité vendus à des tarifs défiant toute concurrence, se lance sur le marché américain du livre avec plus de 100 000 ouvrages d’occasion référencés, dont de nombreux manuels scolaires, particulièrement onéreux outre-Atlantique. Le communiqué de presse assure que cette nouvelle catégorie d’articles « répond à une demande des acheteurs. Le client type de Shein lit entre un et trois livres par mois. Ce n’est pas une mode, c’est un mode de vie. Nous sommes heureux de venir nourrir cet amour de la lecture et de la connaissance en faisant équipe avec Alibris pour offrir de nombreux livres à notre clientèle, pour la première fois. » (George Chang, directeur de Shein Marketplace).

PARUTION –  Vient de paraitre Libraires dans le monde de Jean-Yves Mollier et Patricia Sorel. « De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les cinquante  kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l’incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme essentiels par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vente et de promotion du livre, riches d’une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s’adaptant aux mutations de l’édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies, historiques et contemporaines, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel. » ‎Citadelles & Mazenod 2025, 304 pages, 69,00 euros.

DISPARITIONS – Quatre disparitions récentes d’auteurs ou d’illustrateurs avec, sauf erreur, l’indication de leur dernier ouvrage publié en français avec mention de la date de parution : Harrie Geelen, le samedi 30 août (Victor au zoo, Albin Michel, 2021), Jutta Bauer, le mercredi 10 septembre (Dans sa maison, un grand cerf, école des  loisirs, 2014),  Helme Heine, le jeudi 20 novembre (Trois amis, Gallimard, 1985), Franck Pé, le samedi 29 novembre (La Bête, Dupuis, 2023).

C’EST À AMIENS – Joseph Pinchon, père du personnage de Bécassine, mort à Paris Joseph en 1953, est enterré au cimetière Saint-Acheul d’Amiens, sa ville de naissance, où sa tombe est à l’état d’abandon. Fin octobre 2025, Louis Vasselle, président de l’association de sauvegarde du patrimoine sépulcral (ASPS) a lancé un appel aux dons pour restaurer la tombe. La ville d’Amiens a voté une contribution de 2000,00 euros et le Département a promis 500 euros. Les chèques de particulier arrivent, mais il faudra un peu plus de 25 000 euros au total pour remettre en état la sépulture. « La pierre tombale présente de grosses fissures par endroits, les vases sont tombés et surtout rien n’indique qu’il s’agit de la dernière demeure de celui qui a dessiné ce personnage de bonne bretonne émigrée à Paris, apparu pour la première fois en 1905 dans La Semaine de Suzette, un hebdomadaire pour les jeunes filles de bonnes familles. » L’illustrateur repose dans le caveau familial aux côtés de ses aïeux et de son épouse. Pour que les travaux soient entrepris, l’accord de la famille des défunts etait nécessaire et  Pierre-Louis Vasselle a contacté des cousins éloignés qui ont accepté de signer une décharge  autorisant les travaux de réfection dont la première tranche pourrait, sauf imprévu, démarrer début 2026. Une plaque mise en place au cimetière avant la Toussaint informe désormais les visiteurs de l’opération en cours. L’association espère, sauf imprévu, pouvoir démarrer la première tranche de travaux début 2026.

ALICE ENCORE – L’autrice, compositrice, chanteuse et actrice américaine Sabrina Carpenter, adepte jusqu’ici, principalement, de Walt Disney Television et de Netflix, a été choisi par Universal Pictures pour interpréter le rôle-titre d’une comédie musicale adaptée d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. La blonde pop star de 26 ans sera également productrice du film aux côtés de Marc Platt (Wicked, La La Land). À la réalisation : la scénariste, dramaturge, actrice et chanteuse américaine Lorene Scafaria.

PAS TOUCHE – On peut voir sur YouTube, cumulant près de 600 000 visionnements, une courte parodie trash de Paddington dans laquelle l’ourson est mis en scène en narcotrafiquant dépenaillé, consommateur de « cocaïne 100 % péruvienne, biologique, biodynamique et catastrophique. » Cette séquence qui provient de l’émission satirique britannique Spitting Image (Portraits cachés) n’est pas du goût des héritiers de Michael Bond, créateur de l’ours maladroit en 1958, ni de StudioCanal, filiale de Canal+, propriété de Vincent Bolloré, propriétaire des droits du personnage depuis 2016. Plainte a été déposée devant la Haute Cour de justice d’Angleterre pour violation des droits d’auteur et des droits de conception. Pour contextualiser les enjeux, rappelons que, au départ héros d’une série de livres pour enfants, Paddington est aujourd’hui partout. Décliné en peluches, sur des pulls, des mugs, dans une publicité de Noël pour Marks & Spencer il y a quelques années, dans les Happy Meals de McDo, dans le jeu Paddington Run, en eau de Cologne. Des cartes postales issues d’un partenariat entre l’Unicef et Vivendi ont permis à l’ONG de récolter sept millions de livres, et l’ours a même « joué » avec la reine pour célébrer son jubilé en 2022.

LA PART DE L’ART – En 1979, le magazine Beaux Arts avait publié un hors-série Le Musée imaginaire de Tintin, catalogue d’une exposition du même nom présentée durant l’été au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. La revue Tintin c’est l’aventure réédite l’ouvrage désormais épuisé en partenariat avec le magazine Géo. « Quelles sont les œuvres d’art qui ont inspiré Hergé ? Tintin est-il devenu lui-même une icône digne de figurer dans les musées ou de faire flamber les prix dans les ventes aux enchères ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce hors-série de la revue Tintin c’est l’aventure, qui revisite l’exposition exceptionnelle organisée en 1979 autour d’une soixantaine d’objets d’art emblématiques de l’œuvre d’Hergé : fétiche arumbaya, homme léopard, momies incas, masques africains. Ce hors-série interroge ainsi les rapports d’Hergé (et de Tintin) avec l’art : après avoir trouvé l’inspiration dans les musées, Hergé y est entré à son tour, puisqu’un musée lui est consacré depuis 2009. Hergé fut aussi amateur d’art et collectionneur, et l’intrigue de son dernier album inachevé, l’Alphart, se déroule dans le milieu de l’art. » Prisma 2025, 114 pages, 16,99 euros.

C’EST BIENTÔT NOËL (23) – Dans Big business, court-métrage de 1929, Laurel et Hardy vendent des arbres de Noël au mois d’août. Quoique colorisé, le film est correctement restauré et l’escalade du rire est toujours au rendez-vous. On peut vérifier ici.

FIN DE PARTIE – Pendant quarante ans, l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) a omis de prélever les cotisations vieillesse de près de 190 000 ayants droit potentiels. Reconnaissant le scandale que beaucoup d’artistes (dont de nombreux écrivains) dénonçaient depuis des années, l’Assemblée nationale avait voté, début novembre, pour une « clarification du dialogue social et pour l’organisation d’élections professionnelles pour les artistes-auteurs au sein de leur régime de sécurité sociale. » Le mercredi 3 décembre 2025, elle a adopté l’article 5 du projet de loi réformant la gouvernance de la protection sociale des artistes-auteurs, malgré un lobbying insistant des fondateurs de l’Agessa. Le rétablissement des élections professionnelles au sein de la future instance de gouvernance constitue l’un des acquis majeurs du vote.

C’EST BIENTÔT NOËL (22) – Le bel ouvrage Alice au Pays des Merveilles à travers l’œuvre de Yayoi Kusama, c’est pour les déjà un peu grands qui connaissent et apprécient l’œuvre originale de l’écrivain. « Cent-soixante ans après sa parution, le classique de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, est revisité par la Japonaise Yayoi Kusama, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, à travers des illustrations psychédéliques et oniriques. Avec son langage visuel unique et sa fascination pour l’infini, Kusama sublime l’imaginaire de Lewis Carroll en ajoutant une nouvelle dimension, contemporaine et introspective. L’univers d’Alice et l’œuvre de Yayoi Kusama partagent une vision audacieuse, imaginative et profondément artistique. Ils dialoguent, se superposent, se mélangent et s’accordent parfaitement dans une explosion de couleurs et de ronds : l’art et la littérature sont des portails vers des mondes où tout devient possible. » Yayoi Kusama atteinte d’une maladie mentale hallucinogène depuis ses dix ans dialogue ici graphiquement avec la petite fille créée par Carroll dont elle partage les mêmes inclinaisons fantasques. « Je suis la Alice des temps modernes » déclare volontiers l’artiste. Le texte, quant à lui, reprend la traduction de Jacques Papy de 1961. Éditions du Chêne 2025, 192 pages, 29,90 euros.

PARUTION – Vient de paraitre, après un premier volume, Le Meilleur du cinéma pour les enfants : les films à montrer aux 3-6 ans, un deuxième ouvrage, Le Meilleur du cinéma pour les enfants: les films incontournables à montrer aux plus grands à partir de 7 ans, par Benshi. « À cet âge, la cinéphilie se construit : les enfants sont capables de découvrir la filmographie d’un réalisateur, de faire des liens entre les films, et d’affiner leur regard sur une histoire, des aspects de mise en scène, etc. C’est également un âge où l’on partage avec ses parents le plaisir de découvrir des films pour les grands. » Le Seuil jeunesse 2025, 248 pages, 21,00 euros.

SCHTROUMPFISSIME – Le Parisien Aujourd’hui en France publie un hors-série Schtroumpf alors ! numéro 4 de sa collection « Histoire de BD ». « On a tous un Schtroumpf en nous ! De l’idée griffonnée sur un coin de table à un véritable phénomène mondial, les Schtroumpfs sont devenus des icônes de la pop culture adorées par les petits comme par les grands et leurs aventures éclairent indirectement des sujets toujours actuels : mieux vivre ensemble, tolérer la différence, lutter contre l’injustice ou respecter la nature. Dans ce hors-série exceptionnel, plongez dans la grande aventure des Schtroumpfs : décryptage, cases cultes, nostalgie, planches, crayonnés méconnus, redécouvrez l’histoire de ces héros XXL de la BD et de Peyo leur génial dessinateur. Un numéro à la fois nostalgique et passionnant, pour replonger dans soixante-cinq ans d’aventures bleues. » Aujourd’hui en France 2025, 100 pages, 12,95 euros.C’EST BIENTÔT NOËL (21) – Les amateurs d’heroic fantasy ont aussi droit à des livres sous le sapin. Tous, notamment les plus jeunes, n’ont peut-être pas encore eu l’opportunité de lire Pierre Bottero. Après les intégrales « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan » que Rageot a publié en 2023 et 2024, l’éditeur met en rayons, cette année, sa troisième trilogie « Ellana : Le pacte des Marchombres » qui rassemble en un élégant volume de 1168 pages Ellana (paru initialement en octobre 2006), Ellana : l’envol (paru en avril 2008) et Ellana : la prophétie (paru en octobre 2008). Préface de cette réédition : Christelle Dabos, autrice de la saga « La Passe-miroir » (Gallimard, 2013-2019). Quatrième de couverture : « Recueillie par le peuple des Petits, une fillette grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des Marchombres, maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Au terme de son apprentissage, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre, tandis que de redoutables mercenaires du Chaos la traquent. Elle croise alors la route d’Ewilan Gil’Sayan, de Salim et Edwin, et fait de leur combat le sien. » 39,90 euros, dans toutes les bonnes librairies. Pierre Bottero, disparu prématurément en 2009, à 45 ans, dans un stupide accident de moto, était un ami.

PARUTION – Vient de paraitre Il était une fois Marie Colmont, l’autre muse du Père Castor par Catherine Formet-Jourde. « Oui, un enfant d’aujourd’hui à qui l’on lit Michka, n’a pas, quoi qu’en grognonnent les tristes sires, besoin de sous-titres. C’est la force des grands textes : parce qu’ils sont éternels, l’enfant comprend qu’impérieuse et maussade, ça ne doit pas être la joie à la maison, que dans le verbe cheminer, il y a chemin, et que lorsqu’on embrasse quelque chose d’un coup d’œil, c’est forcément qu’il y a, dans le seul fait de le regarder, un élan plus profond ; comme un baiser. Non seulement les grands textes ne vieillissent pas, mais ils n’en finissent jamais de nous instruire et, donc, de nous rajeunir. […] Marie Colmont, puisque c’est elle notre championne, élève les enfants jusqu’au ciel avec des mots choisis, polis et sertis dans des histoires aussi simples que subtiles. » (extrait de la préface signée Anne Gavalda). Association des amis du Père Castor 2025, 80 pages, 17,00 euros.

PRIX – Le prix BD jeunesse Ville de Saint-Malo /Quai des Bulles 2025 est attribué à Jefferson (Gallimard, 2025), adaptation par Antoine Ronzon du roman de Jean-Claude Mourlevat. Le jury était composé de 339 lecteurs et lectrices âgé·es de 9 à 11 ans, soit seize classes de CM1 et CM2  examinant les cinq titres en compétition. Dotation pour l’auteur : 1200,00 euros.

C’EST BIENTÖT NOËL (20) – À papa-maman, en cassant sa tirelire ou en se cotissant entre frères et sœurs, on pourra offrir Lewis Carroll : Alice suivi de La Chasse au Snark, récemment paru en Pléiade, en édition bilingue, dans une traduction nouvelle de Philippe Jaworski et illustrée par Lewis Carroll, Henry Holiday et John Tenniel. Le volume contient : Aventures d’Alice sous terre, Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, Le Frelon emperruqué, La Chasse au Snark. La Pléiade 2025, 1024 pages, 207 pages, 64,00 euros.

PRIX – Le Prix Marie Volle, créé par Christian et Nathalie Volle, en mémoire de leur fille Marie, décédée en 2005, et décerné, à compter de cette année, par l’Académie française, « distingue un ouvrage littéraire pour la jeunesse, susceptible de développer l’imagination, les connaissances ou le goût de la lecture chez les enfants et adolescents. » La première lauréate est Agnès Desarthe, pour Les Téléphonistes anonymes (Gallimard jeunesse, 2024). « Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n’ai pas les vêtements qu’il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n’ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d’élève de cinquième frappée d’invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s’est fait confisquer son portable, et il a l’air de croire que je peux l’aider. » Prochaine attribution du prix en 2026, pour des ouvrages publiés en 2025. La date limite de candidature est fixée au mardi 20 janvier 2026.

REVUE – Le numéro 102 (décembre 2025) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse bénéficie d’une couverture illustrée par Emmanuelle Houdart qui évoque le temps des cadeaux. L’illustratrice livre, à l’intérieur du magazine, huit secrets d’atelier. Sinon, de très, très nombreuses propositions de lecture et une quinzaine d’articles dont certains rendent compte de rencontres avec Charlotte Gastaut, Audrey Poussier, Jean-Baptiste Drouot, Guillaume Duprat, Hervé Tullet, Anne-Fleur Multon ou Camille Romanetto. On peut s’abonner ici ou se rendre dans une librairie Sorcières pour, en plus de faire ses derniers achats. obtenir gratuitement le numéro.

C’EST BIENTÔT NOËL (19) – Passer le temps des fêtes devant la télévision n’est pas, à coup sûr, la meilleure perspective. Cela peut pourtant être l’occasion de revoir quelques (plus ou moins) bons films. Pas trop d’Harry Potter et un seul Star Wars, un bon paquet de films Disney, onze films d’Hayao Miyazaki, sur France 4, et quelques autres perles comme Kirikou et la sorcière (Gulli, le 19), Fanfan la tulipe (Arte, le 23) ou West Side Story (6ter, le 20). Citer également, en lien avec la littérature jeunesse, Jumanji (France 2, le 20), Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne (France 2, le 24), Shrek (TF1, le 25), Le bon gros géant (France 2, le 25), Peau d’âne (France 5, le 19). Manque ici, si le cœur vous en dit, une grosse poignée d’autres titres, plus ou moins regardables. Est-ce qu’il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Bien sûr, sur TF1, mais c’est trop tard  puisque c’était le mardi 16.

ELLE S’APPELLE CORNEBIDOUILLE – Le Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient  à Paris, présente, du dimanche 21 au dimanche 28 décembre 2025 (le 21 à 17 heures, les 22, 23, 26 et 28 à 15 heures et le 27 à 14 heures 30), Cornebidouille adapté des albums de Pierre Bertrand et Magali Bonniol publiés à l’école des loisirs. « Cornebidouille vous surveille. Alors gare aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, sinon la sorcière Cornebidouille viendra leur faire changer d’avis. Pierre, lui, n’a pas peur d’elle mais sera-t-il assez intelligent pour déjouer ses sorts ? Les enfants seront-ils assez courageux pour aider Pierre. Et son Papa arrivera-t-il enfin à lui faire manger ses soupes ? » Le spectacle adopte la forme d’un conte théâtral et musical où l’histoire du jeune Pierre confronté à la sorcière Cornebidouille  est narrée sur un rythme dynamique. La mise en scène associe chant, narration et jeu d’acteurs pour créer un univers immersif où les enfants sont invités à participer. Les comédiens sollicitent activement le public, notamment lors des moments où les spectateurs doivent aider Pierre à déjouer les tours de la célèbre sorcière. Ce dispositif interactif contribue à rendre chaque représentation vivante et adaptée à une sortie culturelle familiale. » Billetterie ici.

SAUPOUDRAGE – Depuis la mi-novembre et d’ici le 20 décembre 2025, le Centre national du livre (CNL) adressera gratuitement à deux cent cinquante centres de loisirs répartis dans huit régions, les cinquante livres jeunesse d’une sélection destinée aux 6/11 ans établie par Raphaële Botte et Sophie Van der Linden comme une sorte de bibliothèque idéale. « Pensé comme un véritable espace de découverte, ce corpus est accompagné d’un livret pédagogique détaillé, proposant des repères de médiation, des conseils pour la lecture à voix haute, des idées d’activités collectives et des pistes d’appropriation adaptées au cadre non scolaire des centres de loisirs. […] Grâce à une mise à disposition durable des ouvrages dans les structures participantes, les livres ont vocation à s’inscrire dans le quotidien des équipes d’animation et des enfants, contribuant à l’ancrage d’une véritable culture du livre au sein des territoires, notamment ruraux. »

PRIX – Camille Anssel est le lauréat de la sixième édition du Prix du premier roman jeunesse,  organisé par Gallimard jeunesse en partenariat avec Télérama et RTL, pour son ouvrage Cercle de ronces. Le livre est, of course, d’ores et déjà disponible. « Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. »

SOLIDARITÉ – Bisan Nateel est une écrivaine et artiste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Née en 1996, diplômée d’une licence de psychologie de l’université Al-Azhar de Gaza, témoin de la guerre par ses écrits et ses photographies, elle survit sur place au gré des déplacements forcés. Elle a publié plusieurs livres destinés à la jeunesse, ainsi qu’un journal intime témoignant de l’impact de la guerre sur la vie (Memory of the Assault, 2025) et un ouvrage documentaire (How Do We Reassemble the Story? Children of the Sea in Gaza, 2025), qui témoigne de la manière dont les enfants cherchent un nouveau sens à la vie en pleine guerre. Malgré le conflit, elle poursuit son travail auprès des plus jeunes gazaouis, avec le Tamer Institute for Community Education, et anime pour les enfants déplacés des ateliers de création littéraire et d’écriture. Aujourd’hui, épuisée et accablée par la situation à Gaza, Bisan Nateel souhaite suivre le master Littératures d’enfance et de jeunesse de l’université d’Artois, pour renforcer sa connaissance de la littérature jeunesse et ses pratiques littéraire et artistique. « Écrire pour les enfants est devenu pour Bisan un acte visant à protéger l’enfance face à la guerre et un moyen de préserver la mémoire au travers des histoires transmises de génération en génération. » Pour financer ce projet, il faut réunir 30000,00 euros, somme couvrant le montant de la bourse (pour deux années d’études) ainsi que « les frais de déplacement, de logement, de vie, dans un contexte où toute aide est vitale, immédiate et concrète. » Pour plus d’informations et pour contribuer au financement du projet, il faut se rendre ici.

AFFAIRE À SUIVRE – Le court film d’animation réalisé, pour cette fin d’année, par Illogic Studios, à la demande du groupe Intermarché et de l’agence publicitaire Romance, cumule, au 16 décembre, six cents millions de vues avec une prévision raisonnable d’un milliard dans les prochains jours. L’histoire de ce loup mal aimé qui parvient à se réconcilier avec les animaux de la forêt en leur concoctant divers plats végétariens a séduit petits et grands, clients ou pas de l’enseigne. Thierry Dedieu, auteur de Un Noël pour le loup (Le Seuil jeunesse, 2017) trouve, lui, que le film ressemble bigrement à son album et que ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. « C’est exactement mon livre, sauf que, dans mon histoire, tout ne finit pas bien. Je n’ai pas d’annonceur pour m’y obliger. Je suis auteur de livres pour enfants avec une certaine éthique et on ne se rachète pas une réputation avec une tarte aux poireaux. Chez moi, à la fin, personne ne vient au dîner, le loup reste seul à la table et il se dit qu’il fera une nouvelle tentative l’année suivante. » L’auteur-illustrateur ajoute : « Je suis remonté comme une pendule et je n’ai pas envie de me laisser faire. Ce n’est pas possible. Je leur donne une porte de sortie : je me propose de faire un film avec eux, comme auteur. » L’agence Romance se défend de tout plagiat.

C’EST BIENTÖT NOËL (18) – Juste un livre de coloriages comme cadeau ? Tant qu’à être radin, choisir Petits coloriages pour préparer ton avenir de Guillaume Meurice, Karim Cherifi et Philippe Laumont.  À colorier donc, seul ou en famille  – les crayons de couleurs n’étant pas fournis – : « des planches pleines de joie et d’espoir : inégalités, travail, environnement, écologie. »  La préface est signée Aymeric Lompret. « Avant de pourrir ce beau livre avec tes couleurs dégueulasses, sache que Guillaume Meurice reverse l’intégralité de ses revenus de droits d’auteur au Secours populaire français, permettant ainsi à des enfants privés de vacances de s’évader, pour de vrai. » Une réserve toutefois : il semblerait bien que le graphiste ayant travaillé sur le projet ait usé à divers moments d’outils d’IA et ce n’est pas bien du tout. Fakir éditions 2025, 60 pages, 10,00 euros.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 20 décembre 2025, à 10 heures, à la Maison Pour Tous Jules-Vallès, 61 rue Louis-Pasteur à Villejuif (Val-de-Marne), Vous voulez rire ? d’après l’album de Christian Volz (Le Rouergue, 2006) par la compagnie Les frères Duchoc (celle-là même qui avait, il y a quelques années, décliné une proposition de collaboration émanant du Cirque du Soleil). « Dans un castelet fabriqué en planches de récupération, deux marionnettistes s’affairent à faire vivre un bestiaire fabriqué de bric et de broc, de tôle et de bois. C’est là, au milieu des ces objets, que chaque espèce animale va enfin accéder à une large tribune pour plaider sa cause. Le constat est sans appel. L’asticot se trouve trop petit, les mouches trop sales, le loup trop célèbre, la baleine trop grosse, l’homme a peur de la mort et la mort a peur du vide. Bref, personne n’est content et l’herbe semble décidément toujours plus verte dans le pré du voisin. » Tout public à partir de 3 ans. C’est gratuit. Réservation au 01 86 93 33 70.

PAUL-JACQUES BONZON – Les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024, l’université de Caen-Normandie INSPE accueillait le colloque intitulé Adolescences romanesques. La génération des Six Compagnons (1960-1980). « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978), permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » Textes réunis par Christiane Connan-Pintado, Stéphanie Lemarchand et Anne Schneider, mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne. L’ensemble des quinze contributions est ici, en accès libre, sur Fabula.

PRATIQUES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – À la Petite Bibliothèque Ronde, 3 rue de Bretagne, à Clamart (Hauts-de-Seine), le jeudi 18 décembre 2025, de 10 heures à 12 heures, conférence La Petite Bibliothèque Ronde : 60 ans d’histoire(s). « En 2025, La Petite Bibliothèque Ronde célèbre ses 60 ans. Pour l’occasion, l’équipe se réunit pour raconter l’histoire de ce lieu historique et l’évolution de ses pratiques au fil du temps. Et comme les pratiques d’hier racontent celles d’aujourd’hui, nous évoquerons l’art et la manière de concevoir des projets qui mettent en lumière la littérature de jeunesse et ceux qui la font. » Accès gratuit sur inscription. Le formulaire est ici.

REVUE – Le numéro 58 des Cahiers Robinson de novembre 2025, Science-fiction et littérature de jeunesse (1980-2020), vient de paraitre. « Province des littératures de l’imaginaire, la science-fiction apparaît d’emblée comme cross age, n’ayant pas pour vocation première d’instruire ou d’éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d’une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n’avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d’une parole multiplement vive et critique, où s’éveillent les anticipations et où se révèle un « usage » pédagogique de la SF, comme il y a un « usage » du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C’est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d’écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l’histoire d’une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d’entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des œuvres offertes/ouvertes. » Sous la direction d’Isabelle-Rachel Casta et Cédric Hannedouche, le numéro rassemble quatorze articles documentant la question. Artois Presses Université 2025, 234 pages, 18,00 euros. Pour acheter, utiliser de préférence ce bon de commande. Le site des Cahiers Robinson est ici.

UNE ADAPTATION BLUFFANTE – Le Théâtre de Carouge (Suisse), propose, depuis le jeudi 18 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram (Suisse toujours) où le spectacle a été créé en 2001, Les bijoux de la Castafiore d’après Hergé. Mise en scène : Christaine Suter et Dominique Catton avec la complicité de Jean Liermier pour cette reprise. « Respectant à la lettre l’intrigue et l’esthétique d’Hergé, Christiane Suter et Dominique Catton réussissent l’exploit de donner chair aux planches mythiques. Chaque détail compte. Chaque personnage surgit, plus vrai que nature. Conservant le trait du dessinateur belge et son univers graphique, ils signent une mise en scène d’une ingéniosité remarquable, aidé en cela par l’impressionnante scénographie de Gilles Lambert. L’effet est saisissant. Sur scène, les cases et les bulles semblent défiler. Les gestes volontairement cartoonesques accentuent encore l’illusion. On se retrouve projeté à Moulinsart en un battement de cils. » À partir de 7 ans. Le spectacle est complet mais on peut tenter sa chance en téléphonant au théâtre. Le site est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (17) – Les Ogres de Barback ont, au fil des ans, publié cinq albums de chansons pour les jeunes oreilles. Ils ont aussi beaucoup circulé avec leur chapiteau, pour faire vivre Pittocha. Vient de paraitre Les Ogres de Barback se laisse croquer, recueil de douze chansons adaptées en bandes dessinées. « Nombre de chansons des Ogres s’apparentant à de petites histoires, souvent porteuses d’un propos, véhicules de valeurs, elles pouvaient complètement se prêter à l’exercice de la mise en images. Il était, dès lors, extrêmement excitant de les confier à des dessinateurs/rices qui, après avoir choisi les morceaux qu’ils/elles souhaitaient mettre en cases, se les sont appropriés pour en livrer leurs visions. Et ces dessinatrices et dessinateurs ont mis tout leur talent au service de ce qui s’apparente pour les Ogres – comme pour celles et ceux qui les suivent depuis si longtemps – bien plus qu’à un livre : un formidable cadeau. » Irfan 2025, 64 pages, 19,90 euros.

PRIX – Lisa L’Heureux reçoit le Prix EAT jeunesse pour Parmi les monstres (Les Cygnes). « C’est l’histoire de Billie. Un jour, le grand frère de Billie dit que Billie est un monstre. Il le répète plusieurs fois. Tellement de fois que Billie commence à avoir peur d’être un monstre. En voulant fuir cette peur, et sa peur de l’eau et du savon, Billie se fait avaler par le drain du bain. Billie arrive là où il n’est plus possible de tomber, là où vivent les vrais monstres. C’est alors que l’aventure de Billie commence, où Billie rencontrera d’autres monstres, ira à la rencontre de l’Autre et surtout de soi. » Remise le mardi 16 décembre 2025, à 19 heures, au Théâtre de l’Opprimé, 78 rue du Charolais à Paris. Mise en lecture avec les comédien.nes Missou Salmon-Sans, Julie Berkovicz et Romain Recoura.

COMME À LA TÉLÉ – France Télévisions diffusera, le dimanche 14 décembre, à 18 heures 50, sur France 4, une adaptation par l’Opéra national du Rhin de l’album Les Trois brigands de Tomi Ungerer. « L’Opéra national du Rhin met en scène ce conte de Tomi Ungerer sous la forme d’un livre animé, intégrant les traits saillants des illustrations de l’ouvrage, tout en conjuguant plusieurs modes d’expression et de narration théâtrales : textes parlés, chantés, chorégraphies, théâtre d’ombres et d’objets. » Musique : Didier Puntos. Livret : Gilles Rico. Mise en scène : Jean-Philippe Guilois et Gilles Rico. Captation : Nathan Benisty. Le programme est aussi disponible sur la plateforme france.tv.

À VOIR EN FAMILLE – Du jeudi 18 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, le Théâtre des Amandiers, 7 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), propose, dans sa grande salle, Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat. « Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres. Rompu à l’art du conte, Joël Pommerat s’attachait jusqu’à présent à en déjouer le merveilleux. Dans Cendrillon, il renversait les clichés pour nous confronter aux terreurs de l’enfance. Avec Les Petites Filles modernes, il prend le contre-pied et plonge sans réserve dans le magique et le surnaturel, seuls véritables remparts face aux épreuves que traversent ses deux jeunes héroïnes. […] Pour cette nouvelle incursion au cœur de l’adolescence et de ses tumultes, Pommerat imagine un théâtre roman où les événements se racontent en même temps qu’ils se vivent. Dans son univers en clair-obscur, les peurs et les cauchemars se déploient dans des espaces noirs et quasi-vides, à la lueur de vidéos hypnotiques. Une déambulation dans la construction de soi envoûtante et sans leçon de morale. » Spectacle tout public à partir de 12 ans. Réservation plus que conseillée. C’est ici.

LIVRES ANIMÉS – En Italie, à Turin, la fondation Tancredi di Barolo et le MUSLI (Musée des écoles et des livres pour enfants) se dotent d’un nouvel espace dédié aux livres animés et interactifs intitulé pop-app museum, premier musée de ce type dans le monde. L’exposition inaugurale Sempre allegri, bambini (Toujours joyeux, les enfants) qui rend hommage à Lothar Meggendorfer (1847-1925), illustrateur allemand de près de deux cents livres pour la jeunesse, notamment de livres à système, se tient, du vendredi 12 décembre 2025 au dimanche 28 juin 2026, au Palazzo Barolo, 7/A via delle Orfane, à Turin. L’exposition permanente sera, quant à elle, achevée pour la fin de l’année 2026. Page dédiée ici.

UN PRIX ANNULÉ – Boa, roman d’Anne-Sophie Jacques (Dalva, 2025) doit être retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande impérieuse de la direction académique du département. « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité) apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. […] Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les inspecteurs de l’Éducation nationale. » (courrier aux chefs d’établissement de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot). Pascale Leroy, présidente de l’association Désirs de livres qui pilote le prix réagit : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. » En outre, pour la présidente de Désir de livres, la modification demandée du fonctionnement du prix, [l’obligation d’une validation des choix de livres par les services académiques] est inacceptable et largement rejetée par les équipes. […] L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre. » Anne-Sophie Jacques, autrice du livre retiré, exprime son dépit : « J’ai d’abord été triste pour Désir de livres. L’association avait fait un choix qui a été retoqué et je pense que ça a plongé l’équipe dans un gouffre d’incompréhension. […] Je me faisais à l’avance une joie de rencontrer les douze classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. » L’édition 2025-2026  du Prix littéraire Anne Ténès est annulée et l’avenir est incertain.

C’EST BIENTÔT NOËL (16) – Depuis des décennies, chaque année, la rédaction de Spirou concocte un numéro spécial Noël très attendu. On n’est pas pour rien le dernier illustré pour enfants (et pour plus grands aussi) vendu en maison de la presse, en sus du Journal de Mickey. Sous une illustration de couverture signée Aurélie Guardino (qui donne à voir un Père Noël, renommé Pépère Noël, qui, dans un profond fauteuil, se rêve retraité), le numéro 4573-4574 du mercredi 3 décembre 2025 accumule strips et histoires complètes sentant bon la fête et le sapin, la complicité et la bonne humeur. Il y a même un conte tout en mots de deux pages écrit par Carine Barth. « Passez un Noël tranquille avec Spirou. Plus de quatre-vingt auteurs et autrices se succèdent dans ce numéro double d’anthologie. » En kiosque tout le mois de décembre. 100 pages, 4,50 euros.

PRIX – La Fédération Wallonie-Bruxelles a dévoilé les noms des neuf lauréats du prix Espiègles. Le prix de littérature de jeunesse (d’une valeur de 10 000 euros) a été attribué à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions, 2024), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.

EXPOSITION – Du samedi 13 décembre 2025 au dimanche 1er mars 2026, au château d’Ardelay, rue des Ménestrels, Les Herbiers (Vendée), mise en place d’une exposition Claude Ponti au pays de l’enfance. « Voir les armées de poussins de Claude Ponti investir l’écrin du château d’Ardelay, c’est assister à une joyeuse métamorphose du lieu. Entre ces murs chargés d’histoire, leurs farandoles malicieuses bousculent les repères, éveillent la curiosité et réenchantent chaque recoin. Cette rencontre entre patrimoine et imaginaire crée une parenthèse poétique qui invite petits et grands à s’émerveiller et à rêver ensemble […] Ponti parle de l’enfance avec profondeur. C’est une exposition assez universelle pour tous ceux qui gardent leur âme d’enfant. » (Christophe Hogard, maire des Herbiers). Quarante-et-une planches en quatre sections, dans une scénographie conçue pour l’occasion : les personnages phares, les monstres, les paysages, les habitations. La programmation qui accompagne l’exposition est ici.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 26 de la revue Strenæ que publie l’AFRELOCE est consacré aux albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970. Dirigé par Sungyup Lee avec la collaboration de Cécile Boulaire, il offre quatre articles très documentés signés Sungyup Lee, Jieun Kim et Carine Devillon. Parmi les compléments, neuf compte-rendus d’ouvrages professionnels parus plus ou moins récemment. Pour lire, c’est en ligne ici.

PRESQUE VRAI – La comédie musicale Paddington actuellement jouée au Savoy Theatre de Londres (et jusqu’en octobre 2026) remporte un franc succès. L’une des raisons, en plus de la qualité des chansons et de la chorégraphie, est le bluffant effet de réel du personnage principal. En effet, alors que l’habitude est de représenter l’ourson par une marionnette ou par un acteur déguisé, le choix a été fait d’une tenue d’un nouveau genre, « adorable, confortable et bourrée de technologie ». C’est ainsi que, sur scène, l’actrice de petite taille Arti Shah porte le costume tandis qu’un autre acteur, James Hameed, prête sa voix en coulisses tout en contrôlant les mimiques faciales de Paddington à distance. « Ce que l’on est parvenu à faire n’a jamais été fait auparavant », se félicite Sonia Friedman, productrice du spectacle.

FÉLICITATIONS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Nous sommes heureux.ses de vous annoncer les noms des douze lauréat.es sélectionné.es pour le Voyage à Bologne 2026.  Il s’agit de  Camille Alessandroni,  Morgane Bellec,  Julia Coffre, Camille Gobourg, Alexandra Lafitte, Virginie Morgand, Fantine Isis, Anna Puklus,  Emma Schnellbach et Yves Viallard. »

C’EST BIENTÔT NOËL (15) – Pour leur douzième édition, les festivités de Noël du château de Chambord (Loir-et-Cher) seront royales. Nommées sobrement Noël à Chambord, elles se déploient du samedi 29 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026 déclinant, tout en lumière et panache, le thème Au pays des contes et de la magie. Mobilisation de talents tels l’École nationale des fleuristes de Paris, le Lycée horticole de Blois, le Centre interprofessionnel de formation d’apprentis (CFA) de Blois ou la chocolaterie blésoise Max Vauché. L’illustrateur Benjamin Lacombe  sera au cœur de l’exposition Les Contes enchantés – visible jusqu’au dimanche 1ier mars 2026 – qu’il a conçue en sélectionnant soixante-quinze illustrations extraites des albums consacrés aux contes d’Andersen dans la collection qu’il supervise chez Albin Michel (La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, La Reine des neiges, La Princesse aux petits pois, Poucette et Les Cygnes sauvages). Un espace supplémentaire est dédié à La Belle et la Bête réécrit par Cécile Roumiguière d’après Gabrielle-Suzanne de Villeneuve que Benjamin Lacombe a imagé en choisissant le château de Chambord comme décor. Pour connaitre les autres châtelaines propositions, il faut aller ici.

REVUE – Le numéro 344 (décembre 2025) de La Revue des livres pour enfants est consacré à la traditionnelle sélection annuelle du CNLJ. « C’est entendu, les enfants ont besoin de livres pour grandir. Mais il n’est pas toujours facile de les choisir : chaque année, près de 10 000 livres pour enfants paraissent en France. Pour vous y aider, nous vous proposons la sélection annuelle  de La Revue des livres pour enfants : une sélection des meilleurs titres publiés dans l’année, soit 1 000 nouveautés commentées pour tous les âges et dans tous les genres : Albums, Contes, Poésie, Théâtre, Romans, Bandes dessinées, Documentaires, Livres à écouter, Cinéma, Applis & jeux vidéo, magazines pour enfants, ouvrages de référence. Vous trouverez aussi nos sélections de titres venus du Québec, d’Afrique, du Monde arabe, de l’océan Indien et de la Caraïbe. Illustration de couverture : Renaud Dillies. Le supplément Flash propose les 100 livres de l’année préférés de la rédaction. Cette mini sélection peut être commandée par lots. CNLJ 2025, 12,50 euros.

D’APRÈS ANDERSEN – Le Théâtre national de Chaillot, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre à Paris, présente, du vendredi 12 au samedi 20 décembre 2025, Le Vilain Petit Canard, version chorégraphique d’un conte célèbre. « C’est l’histoire d’un petit canard rejeté pour sa différence mais qui finira par trouver sa plus grande richesse : lui-même. Venez (re)découvrir ce récit initiatique tendre et lucide à l’adresse des plus jeunes, inspiré du conte classique d’Andersen, mis en musique par Étienne Daho, chorégraphié et dansé par Raphaëlle Delaunay, interprété par Arnaud Valois et mis en scène par Sandra Gaudin. » Dès six ans. Billetterie ici.

TEMPS DE GUERRE – Le Centre for Book Cultures and Publishing de l’Université de Reading (Grande Bretagne), organise, le jeudi 11 décembre 2025, à 18 heures (heure française), en ligne, en anglais et sur inscription, un webinaire Publishing children’s books in the russia-ukraine war: The role of translations (Publier des livres pour enfants dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine : le rôle des traductions). Avec Birgitte Beck Pristed (Université de Aarhus), Nadiia Pavlyk (Zhytomyr Ivan Franko State University, Ukraine) et Ekaterina Shatalova (traductrice, en doctorat à l’université d’Aarhus). L’inscription se fait ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (14) – « En décembre et pendant les fêtes, laissez-vous transporter dans l’univers des contes et des belles histoires à la Cité internationale de la langue française. Qu’il s’agisse d’un conte pour enfants remis au goût du jour, d’une soirée cabaret inédite ou de notre exposition temporaire qui met en lumière les manuscrits de nos écrivains les plus célèbres, toutes les histoires ici nous enchantent et sont uniques. Alors on passe le porche du château – richement décoré pour les fêtes – et on se laisse émerveiller par les nombreuses activités proposées, avant de se dire à l’année prochaine. » Deux exemples : pour les grands, le samedi 13 décembre, à 20 heures 30, récital Miss Knife forever de et par Olivier Py, pour les petits, le samedi 20, à 17 heures, et le dimanche 21, à 11 heures, spectacle Le Petit Chaperon rouge écrit et mis en scène par Joël Pommerat. C’est à Villers-Cotterêts (Aisne), 1 place Aristide Briand. Le site de la Cité est ici.

UNE PROPOSITION – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. Si vous êtes enseignants.es, bibliothécaires, libraires, animateurs.trices, si vous êtes une institution culturelle, éducative, une association, ceci vous concerne. Nous lançons l’appel pour la 4ème édition des Prix Arlette Defaux qui récompensent des projets de lecture menés en 2026. Nous récompensons les actions en faveur du Plaisir de lire par des lots de livres publiés en 2025-2026 allant de 200 à 500, de quoi se constituer une petite bibliothèque. La clôture des inscriptions est prévue au 13 janvier 2026. La remise des Prix est fixée au jeudi 26 mars 2026 à la Foire du livre de Bruxelles. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. » Le règlement est ici. Attention : pour participer, il faut résider en Belgique ou avoir son siège social domicilié en Belgique

ALICE ENCORE – Après le Centre culturel François Villon d’Enghien-les-Bains en 2024, la Maison des Arts de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), 9 rue du Château, accueille, du samedi 6 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, l’exposition immersive Les deux Alices qui  « propose un parcours-aventure à travers les histoires d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. Explorez le drôle de terrier, flânez dans la salle des miroirs et autres curiosités, parcourez le labyrinthe de fleurs et d’insectes et participez au thé des fous. Tout un monde imaginaire, poétique, parfois même ubuesque se dévoile pour nous faire voyager dans l’absurde et découvrir des installations insolites. » Visite possible avec un livret de jeux.

PRIX – Parmi les prix décernés, à Blois (Loir-et-Cher), lors de la quarante-deuxième édition de  bd BOUM, signalons le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public (6-10 ans) attribué à Lina et le secret de la passerelle de  Julien Frey et Mathilde Domecq (La Gouttière, 2025), le Prix Conseil Départemental 41 (11-14 ans) à L’île de Minuit (tome 1) : Le réveil de l’automate de Lylian et Nicolas Grebil (Dupuis? 2025), le Prix des lycéennes et des lycéens de la BD à portée citoyenne de la région Centre Val de Loire à Liberté, égalité, s’émanciper de Chadia Chaibi‑Loueslati (Marabout,  2025).

C’EST BIENTÔT NOËL (13) – Du vendredi 5 décembre 2025 au dimanche 15 février 2026, « le plus grandiose festival lumineux d’Europe du Nord » se pose au Château de Castel Novel, à Varetz (Corrèze) avec La Féérie des Lanternes, un monde où l’étrange devient merveilleux et où l’imaginaire prend vie sous vos yeux. « La Féérie des Lanternes n’est pas une simple exposition, mais une expérience sensorielle totale où lumières, couleurs, musiques et projections se mêlent pour composer une mise en scène spectaculaire. » Un domaine de onze hectares, cinq kilomètres de tissu, mille sculptures lumineuses, un million de lampes basse consommation, une fabrication à la main par une centaine d’artisans et de techniciens, soixante jours d’assemblage, des spectacles, des show lasers, des manèges. Sur place, le tarif adulte est de 20,00 euros, le tarif enfant de 13,00 euros. Un peu moins cher si on achète en ligne. Le site est ici.

EXPOSITION – Dans le pôle jeunesse de la Médiathèque José Cabanis, allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du vendredi 5 décembre 2025 au jeudi 4 janvier 2026, une exposition Contes et Légendes. « Ils ont bercé des générations d’enfants et continuent de nourrir leur imaginaire : ce sont bien sûr les contes. Peuplés de fées, de géants, de princes et autres personnages fascinants, ils nous emmènent dans des mondes merveilleux où tout est possible. À leur lecture, rires frissons et rêves garantis ! Et pour les illustrateurs et illustratrices d’aujourd’hui, ils sont une source d’inspiration inépuisable. Retrouvez à travers les images de sept illustrateurs toute la beauté des contes. Qu’ils revisitent ces histoires traditionnelles ou inventent leurs propres légendes, le résultat est toujours plein de fantaisie. » Avec les images d’Irène Bonacina, Kitty Crowther, Claire de Gastold, Chloé Malard, Clémence Pollet, Marjorie Pourchet et Julia Spiers.

PRIX – Le jeudi 27 novembre 2025, les délégués lycéens de chaque région réunis à Rennes pour l’attribution du Prix Goncourt des lycéens 2025 ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard, 2025), déjà récompensé cette année du Prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté, le jeudi 13 novembre, le Prix Renaudot des lycéens La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel Nathacha Appanah livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. Depuis sa parution le 21 août 2025, le roman s’est vendu à près de 52 000 exemplaires.

C’EST BIENTÔT NOËL (12) – Entre 1979 et 2010, la manifestation littéraire New York is Book Country envahissait, chaque septembre, la Cinquième Avenue fermée à cette occasion à la circulation automobile, ainsi que Washington Square Park et Central Park. Pour chacune des éditions, les organisateurs commandèrent à un illustrateur illustre une affiche qui célébrait New York et le livre : Edward Gorey en 1979, Richard Scarry en 1980, Arnold Lobel en 1981, William Steig en 1984, Keith Haring en 1985, Art Spiegelman en 2002, trois fois Maurice Sendak, etc. Ces affiches sont devenues très rares. Il y a quelques temps, dix-neuf d’entre elles ont été mises en vente sur le site Rakuten. Parfait état, prix raisonnable, expédition depuis la France (ce qui exclut les droits de douane) ou retrait sur place. Une occasion rare de faire plaisir ou de se faire plaisir. 

PRIX – Les Prix Papiers Nickelés récompensent les meilleurs travaux de l’année dans le monde du dessin imprimé. Dans la catégorie dédiée aux essais, c’est Christelle Pissavy-Yvernault qui a rempoté les suffrages pour ses trois ouvrages en compétition. D’abord le pavé dirigé avec David Amram La véritable histoire des éditions Dupuis (Dupuis, 2024) avec des contributions de Michaël Barril, Jérôme Dupuis, Benoît Glaude, Clément Lemoine, Sylvain Lesage et Geert Meesters. Le prix a associé ses autres ouvrages de l’année, Franquin et moi, entretiens avec Numa Sadoul (Glénat, 2024) et la réédition augmentée de son Loisel,dans l’ombre de Peter Pan (Glénat, 2024). Le jury a  également salué son remarquable Frank Pé dessine (Glénat, 2024). Des récompenses qui « saluent le colossal travail de Christelle Pissavy-Yvernault comme historienne de la BD et éditrice. »

C’EST BIENTÔT NOËL (11) – Le Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier à Paris, éclaire une nouvelle fois la nuit à l’occasion de sa toujours épatante proposition lumineuse de Noël. Le parcours titré Lumières de la Nature sera visible jusqu’au 18 janvier 2026. « Venez percer les secrets des phénomènes lumineux naturels sur terre, dans les fonds marins et dans le ciel, à travers la représentation de nombreuses espèces animales, végétales et minérales, aussi merveilleuses que surprenantes. Des éruptions volcaniques aux lucioles, en passant par les fluorites, les aurores boréales et les baudroies des abysses, découvrez la bioluminescence, la fluorescence ou encore l’incandescence. Des phénomènes lumineux bien réels, parfois invisibles à l’œil nu, mais toujours spectaculaires. Laissez-vous séduire par cette promenade nocturne unique, mêlant rigueur scientifique, technologies de pointe et dispositifs immersifs, qui vous fera vivre une expérience féérique et éclairante. » Quatre milieux féériques à découvrir (lumières minérales, lumières terrestres, lumières marines, lumières célestes) pour s’en mettre plein les yeux en famille; même avec le petit frère qui marche à peine. Page dédiée ici.

APPEL À PROJETS – La Fondation l’école des loisirs récemment créée « soutient les initiatives et les programmes spécifiques qui favorisent l’accès à la lecture et à la culture auprès des enfants et des jeunes. » Trois missions : promouvoir la lecture en prônant la lecture comme moteur essentiel d’émancipation, d’épanouissement et d’inclusion sociale, faciliter l’accès aux livres et à la lecture pour tous en soutenant des actions auprès de publics issus de milieux défavorisés ou éloignés de l’offre culturelle, proposer des ressources en créant des ressources pédagogiques et des formations adaptées aux professionnels de l’éducation, de l’enfance et autres médiateurs du livre. Pour déposer un dossier, c’est ici et la date butoir est le mardi 16 décembre 2025.

C’EST BIENTÖT NOËL (10) – L’auteur-illustrateur Thierry Dedieu signe un calendrier de l’Avent moins nunuche que beaucoup d’autres, Les 24 fois où la tournée du Père Noël faillit être annulée. « Le Père Noël n’a pas la vie facile, et encore moins la nuit du 24 décembre. D’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de ses tournées ont bien faillies être annulées ? Grâce à ce calendrier de l’avent, les enfants découvriront, en découpant eux-mêmes les double-pages, toutes les péripéties auxquelles le Père Noël a échappé pour pouvoir livrer ses cadeaux. » Seuil jeunesse 2025, 104 pages, 21,90 euros.

DESSINE-MOI UN MUSÉE – Le vendredi 7 novembre 2025, au Palais Besenval de Soleure (Suisse), 1 Kronengasse, s’est déroulée l’inauguration officielle du musée Der Kleine Prinz und seine Welt dédiée au Petit Prince de Saint-Éxupéry. Ce nouvel établissement touristico-éducatif s’appuie sur la collection rassemblée depuis plus de quarante ans par la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince, qui réunit plus de 10 000 ouvrages, objets, documents et éditions rares. Cet ensemble, l’un des plus importants au monde, est désormais accessible au public dans une scénographie conçue par les Bâtisseurs de Mémoire et une offre pédagogique et interactive destinée aux enfants comme aux adultes. L’événement s’est déroulé en présence d’Olivier d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry et président de la succession Saint-Exupéry–d’Agay, accompagné notamment des équipes de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ). « Avec Le Petit Prince, c’est presque le monde entier qui s’installe à Soleure » avait annoncé la chancellerie cantonale lors de l’annonce du projet.

DÉDICACES – Le mercredi 3 décembre 2025, à 16 heures,  au café de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse, Baptiste Beaulieu viendra dédicacer deux de ses ouvrages récemment parus, Les pansements invisibles (Les Arènes, 2025), illustré par Qin Leng, et Le chien d’Ulysse (Albin Michel, 2025)  écrit avec Laure de Chantal.

C’EST A MONTREUIL (7) – Pour la septième année, « Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse à l’occasion du Salon du livre de Montreuil ». C’est dans le numéro 13797 du mercredi 26 novembre 2025. Les articles sont également ici.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 21 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, dans l’ancienne église San Mattia, 14 via Sant’Isaia à Bologne (Italie), Mondi accanto est la première exposition solo italienne dédiée à Nicole Claveloux. « Parmi les premières et les rares femmes à s’être inscrites dans la bande dessinée française des années soixante-dix, féministes et irrévérencieuses, animées par une passion débridée pour le dessin et un esprit sulfureux et ironique avec lequel elle regarde le monde, Nicole Claveloux a navigué tout au long de sa carrière entre la bande dessinée et la littérature jeunesse, transcendant et contaminant les genres, les barrières entre les langues, les tabous de la société qu’il a toujours critiqués avec moquerie. […] Plus de deux cents œuvres – sans distinction entre bandes dessinées et illustrations, entre œuvres pour adultes et littérature pour la jeunesse – mettent en lumière les fils rouges qui s’entrelacent dans toute son œuvre artistique : la relation avec le fantastique ; le rire comme filtre pour regarder le monde, l’imagination, entre comédie, caricature et parodie, le regard sur l’enfance et la relation avec sa part la plus profonde, la plus vraie et la plus sauvage, le conte de fées comme une matrice inépuisable à transformer et à manipuler, le féminisme et la revendication du désir féminin comme moteur d’histoires. » Une initiative de Hamelin Associazione Culturale avec le soutien de la Direzione regionale Musei nazionali Emilia Romagna.

C’EST BIENTÖT NOËL (9) – Parmi les offres de l’entreprise Légo, ces quatre nouveautés : les Bonhommes de neige décoratifs (168 pièces, 12,99 euros), la Mini-figurine du Père Noël grand format (761 pièces, 54,99 euros), le train de Noël (956 pièces, 119,99 euros), le Sapin de Noël à construire en famille (3171 pièces, 299,99 euros). Des photos ici.

C’EST A MONTREUIL (6) – Les Pépites du quarante-et-unième Salon du livre et de la presse jeunesse ont été dévoilées. Les ouvrages lauréats sont les suivants : Pépite d’or : Béril en bataille d’Adèle Maury (Sarbacane, 2025) ; Pépite livre illustré : Pavel et Mousse d’Aurore Petit (Les Fourmis rouges, 2025) ; Pépite fiction juniors : La jeune Fille au crâne de Benoît Richter (Nathan, 2025) ; Pépite fiction ados : Courir le vaste monde d’Alex Cousseau (Le Rouergue, 2025) ; Pépite bande dessinée : Sangliers de Lisa Blumen (L’employé du moi, 2025).

PAS DE QUARTIER – Aurélien Véron, élu du groupe Changer Paris (Les Républicains) au Conseil de Paris, mobilisé depuis plusieurs semaines contre la présence dans la vitrine de la librairie Violette and Co du livre de coloriage From the River to the Sea de N. Salem (‎Zaytoon Publishing, 2022) qu’il accuse de « glorifier le Hamas et de reprendre un slogan appelant à la destruction d’Israël », a obtenu – la majorité n’était pas assez présente pour faire barrage au vote – le blocage de la subvention destinée aux librairies indépendantes parisiennes, soit une aide de 500 000 euros qui concernait quarante établissements désormais privés, de fait, eux aussi, de ce soutien. Emmanuel Grégoire, adjoint d’Anne Hidalgo et candidat déclaré à la mairie de Paris, a vertement critiqué l’attitude de la droite parisienne, estimant qu’elle sacrifiait l’intérêt des librairies indépendantes à une logique d’affrontement politique. Pour Alexis Argyroglo, directeur de la librairie La petite Égypte, « il est hors de question qu’une librairie comme la nôtre puisse toucher une subvention alors qu’une librairie, consœur et amie, se la voit refuser pour un motif diffamatoire. » Une nouvelle délibération est prévue courant décembre.

C’EST BIENTÖT NOËL (8) – Un exemple à Hérisson, Petite Cité de Caractère de l’Allier depuis 2018, 564 habitants au dernier recensement. Initié par Patricia Lemaire, artisan d’art en bijou contemporain et orfèvrerie, et par Émilie Gavet, céramiste, sous l’égide de l’association Les Incroyables du bocage bourbonnais créée pour l’occasion et avec le soutien de la municipalité, un Incroyable Noël se déploiera, du lundi 1ier au mercredi 31 décembre 2025, « fruit d’une collaboration enthousiaste et créative » : projet participatif 1000 boules de Noël créées par les élèves de l’école et les habitants du village et dont une partie sera vendues lors du marché de Noël du dimanche 7, à l’espace Hélène et Jacques Gaulme (bénéfices  reversés en totalité à l’école et à l’Ehpad), une exposition Arbres et Merveilles au Musée d’art contemporain, place Joseph Lesage, qui accueillera des œuvres de Michèle Caranove, dessinatrice, et de Véronique Wirth, sculptrice, un calendrier de l’Avent géant dont chaque case incitera les visiteurs à découvrir le village, et puis des spectacles de rue, des concerts, des projections, des moments de contes (notamment au Social Club, rue Gambetta), des ateliers, des propositions gourmandes quotidiennes, et, last but not least, la fameuse Balade des lutins, déambulation nocturne, ludique et féérique, dans les rues et venelles de la cité médiévale, le lundi 22. « Nous espérons que vous aimerez ce que nous vous proposons. Des dizaines de talents et de valeureux hérissonnais se sont mis en quatre pour vous présenter le village sous un jour dynamique et réjouissant. Faites tourner tout azimut et aidez nous à faire de ce décembre un mois incroyable. » (Patricia Lemaire). On peut demander le dépliant-programme qui dit tout jour par jour à cette adresse : incroyablesdubocagebourbonnais@g.mail.com.

JEUNE PUBLIC – Le Théâtre des Calanques de  Marseille (Bouches du Rhône), 35 traverse de Carthage, propose, le jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025, en séances scolaires, et le samedi  29 novembre, à 16 heures, en  séance tout public, Alice, adapté et mis en scène par Camille Noyelle. « Et si tomber dans un terrier vous faisait grandir ou rapetisser ? Et si chaque gorgée, chaque bouchée pouvait bouleverser votre taille, votre voix, votre pensée ? Et si l’on traversait un monde étrange, peuplé de cartes à jouer, de lapins pressés, de souris savantes, de reines furieuses et de chats qui rient ? C’est dans ce rêve éveillé que nous entraîne notre Alice – une Alice d’aujourd’hui, curieuse, un peu perdue, souvent très drôle, toujours en quête de sens. Sur scène, acteurs et actrices, chanteurs et manipulateurs, et une création visuelle projetée en direct sur un grand cylindre blanc, composent ce spectacle où tout change, tout bouge, tout se transforme. Un récit initiatique pour les enfants à partir de 7 ans, traversé de métamorphoses, d’absurde et de poésie. Un théâtre de l’éveil, où la logique déraille et où l’on rit aussi de se découvrir différent.​ » Réservations ici

C’EST À MONTREUIL (5) – La restitution des États Généraux de la lecture pour la jeunesse organisés par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale est programmée le lundi 1er décembre, à 10 heures. Les conclusions de cette concertation qui a associé expert.e.s, associations, collectivités et jeunes « pour identifier les freins à la lecture et repenser les dispositifs publics » seront partagées autour des thématiques suivantes : mobiliser et multiplier les territoires de lecture,  ma classe et la lecture, adolescence et lecture : paroles de jeunes, créer le goût de lire en famille.

C’EST BIENTÔT NOËL (7) – Si je dis Phénix, Tempo, Bouglione, Gruss, Bormann, vous répondez cirque. Du plus simple au plus grandiose, magique ou poétique, tous parisiens ces temps-ci. Réservation en ligne fortement conseillée car souvent complet plusieurs semaines à l’avance en cette période de fêtes. « Papa, maman, vous aviez promis. » Si vous avez le goût du grandiose, vous n’oublierez pas le Cirque du Soleil  installé à Chatou du jeudi 20 novembre 2025 au dimanche 25 janvier 2026,  avec son emblématique spectacle Alégria. « Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l’ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s’emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers. Classique du Cirque du Soleil, Alegría a été entièrement réinventé pour inspirer une nouvelle génération. Entremêlant mélodies inoubliables, acrobaties palpitantes, costumes surréalistes, décors saisissants et humour espiègle. » 

C’EST À MONTREUIL (4) – Viviane Ezratty nous informe : « Bonjour. Vous êtes cordialement invités à l’hommage à François Ruy-Vidal, figure marquante de l’édition jeunesse, décédée le 8 septembre 2025, qui sera rendu au Salon du livre jeunesse de Montreuil. La rencontre aura lieu le samedi 29 novembre 2025, de 10 heures 45 à 11 heures 30. Avec les éditeurs Christian Bruel, Thierry Magnier, Valéria Vanguelov (Grasset), Loïc Boyer, chercheur, aux côtés de Viviane Ezratty, conservatrice générale honoraire à l’Heure Joyeuse et à la médiathèque Françoise Sagan, et Hélène Valotteau, conservatrice en chef, médiathèque Françoise Sagan-Fonds patrimonial Heure Joyeuse (Paris 10e) où ont été déposées ses archives éditoriales. La rencontre se tiendra au Forum interprofessionnel. » EXPOSITION – Depuis le mercredi 15 octobre 2025 et jusqu’au samedi 24 janvier 2026, la Maison de la Culture du Japon, 101bis quai Jacques Chirac à Paris, rend hommage à Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain au Studio Ghibli. « Isao Takahata (1935-2018) est indéniablement l’un des plus grands maîtres de l’animation. Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 1960, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier. L’exposition retrace la carrière du créateur du Tombeau des lucioles à partir de ses carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films, vidéos. » Pour se rappeler aussi des séries pour la télévision Heidi (1974), Marco (1976) et Anne de la maison aux pignons verts (1979), adaptées de classiques de la littérature pour la jeunesse. Le site de la Maison de la Culture du Japon est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (6) – Au Théâtre équestre Zingaro, 176 avenue Jean Jaurès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), depuis le vendredi 15 octobre et jusqu’au mercredi 31 décembre 2025, Les cantiques du corbeau. Conception : Bartabas. Responsable des écuries : Johanna Houé. « À partir de son récit Les cantiques du corbeau, Bartabas impulse une nouvelle conception dans son théâtre équestre. Les chevaux ne seront plus porteurs d’exploits ou par leur seule présence l’affirmation d’une grâce animale mais plutôt des apparitions comme des visions, des gestes plastiques plus que chorégraphiques. Les récitants seront au premier plan de cette création, incarnant un récit fantasmatique sur les origines de l’humanité, une préhistoire rêvée où hommes et bêtes ne font qu’un, une méditation poétique sur la place de l’homme parmi les vivants. » Bartabas explique : « Avec la fin des tournées mondiales, arrêtées net par la pandémie et qui ne reprendront pas car trop coûteuses pour nos finances et pour l’environnement, j’ai eu davantage de temps pour lire. Quel plaisir ! Ce spectacle est une ode à la lecture. Je suis un ardent défenseur de la littérature, de la poésie. » Réservation à partir de cette page. À partir de 12 ans.

C’EST À MONTREUIL (3) – Cette année encore, le CRILJ sera à Montreuil, au rez-de-chaussée du salon, en stand J16. Venez nous rendre visite, venez échanger, acheter, adhérer.

C’EST BIENTÔT NOËL (5) – Dans les cinémas de quelques grandes villes, sortie nationale, il y a une petite semaine, d’un programme de sept très courts métrages d’animation : Trouvé ! de Juliette Baily, Bain de neige en Norvège de Pascale Hecquet, La Grange de Noëlle de Pascale Hecquet, De la crème solaire en hiver de Pascale Hecquet, Bonhommes de Cecilia Marreiros Marum, Raconte-moi l’hiver de Pascale Hecquet et Esquisses sur glace de Marion Auvin, regroupés sous le titre Premières neiges. « La neige n’a pas son pareil pour faire des merveilles. Elle invite au jeu, bien sûr, mais aussi à la rêverie, au fantastique, à l’observation et à la découverte. Plaisir du toucher, sensation de froid, le blanc envahit l’écran. Ce programme, entre fictions, imaginaires et témoignages documentaires, raconte à hauteur d’enfants leurs premières neiges. » Durée totale : 37 minutes. Dès 3 ans.

LA BANDE DESSINEE S’EXPOSE – L’exposition Épopées graphiques : bande dessinée, comics, manga que le musée de Grenoble (Isère), place de Verdun, présente du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 19 avril 2026  donne à voir plus de 400 planches majeures de deux cents artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). « Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans. » On y rencontrera Gédéon, Bécassine, Little Nemo, Krazy Kat, Blondie, Popeye, Flash Gordon, Prince Valiant, Alix, Tintin, Astérix, Spirou, Fantasio, Lucky Luke, Blueberry, ainsi que, entre autres splendeurs rarement montrés, des planches signées Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi, Art Spiegelman, Moebius, Enki Bilal, Philippe Druillet, Hugo Pratt, Lorenzo Mattoti, Roger Mas, Nicole Claveloux, Zep, Shotaro Ishinomori, Imiri Sakabashira. Commissariat : Sébastien Gokalp, directeur du musée, et Lucas Hureau, directeur de la collection de Michel-Édouard Leclerc. Visites guidées, à partir de 12 ans, les samedis 29 novembre, 24 janvier, 7 février, 28 février et 28 mars à 14 heures 30, et les dimanches 23 novembre, 11 janvier, 18 janvier, 25 janvier, 15 février, 22 février, 8 mars, 15 mars et 22 mars à 14 heures 30 également. Le dossier de presse est ici.

POP UP – La seizième édition du  Salon du livre animé ouvre ses portes le samedi 22 novembre 2025, de 14 heures à 18 heures, à la Mairie du neuvième arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Parmi les ingénieurs papier et créateurs de livres à systèmes présents: Mathilde Arnaud, Anne-Sophie Baumann, Mathilde Bourgon, Olivier Charbonnel, Nicolas Codron, Peter Dahmen, Jean-Marc Desrosiers, Dominique Ehrhard, Anne-Florence Lemasson, Ekaterina Kazeykina, Gérard Lo Monaco, Damien Prud’homme, Jean-Charles Trebbi, Frédérique Le Lous-Delpech et Rianne van Duin. Bernard Duist viendra poser sa table d’atelier et présentera ses pop-up, des livres et des maquettes d’inspirations diverses, une planche de découpe, des outils et des papiers découpés. La librairie Libellule et Coccinelle sera présente pour approvisionner les visiteurs en publications récentes. Les livres et cartes d’artiste seront disponibles directement auprès de leurs auteurs.

NOUVELLES DU MONDE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art à la Bibliothèque nationale de France). Numéro à lire sur le site du Centre national de la littérature pour la jeunesse.

C’EST BIENTÔT NOËL (4) – Du vendredi  21, 18 heures, au dimanche 30 novembre 2025, rendez-vous sur le site web du Muz pour participer à la quinzième vente aux enchères de l’association, « au profit de la créativité des enfants ». Plus d’une trentaine d’artistes donateurs :  Adrien Albert, Aurélia Aurita, Thomas Baas, Anne-Sophie Baumann, Soledad Bravi, Armelle Benoît, Julien Béziat, Magali Bonniol, Marc Boutavant, Mai lan Chapiron, Mathias Friman, Bruno Heitz, Anne Herbauts, Pénélope Jossen, Kimiko, Thomas Lavachery, Claire Lebourg, Magali Le Huche, Alan Mets, Julien de Man, Dorothée de Monfreid, Yvan Pommaux, Pomme, Claude Ponti, Audrey Poussier, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tardi, Églantine Triboulet, Anaïs Vaugelade. Pour enchérir, c’est ici.

C’EST À MONTREUIL (2) – Le programme détaillé des six jours du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est en ligne et c’est ici. Des liens permettent également d’obtenir un plan des lieux, la liste complète des exposants et les quatre sélections (livres illustrés, fictions junior, fictions ado, bandes dessinés) concourant pour les Pépites 2025. 

MONDIALISATION THEÂTRALE – Au soir du samedi 15 novembre 2025, la comédie musicale Le Petit Prince, coproduite, pour la Chine, par le Central China Drama et, pour la France, par le Théâtre national populaire (TNP), a été présentée en première mondiale au Hubei Théâtre de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. « Il s’agit d’une nouvelle collaboration entre les deux institutions après la version chinoise des Misérables. L’œuvre propose une création innovante mêlant étroitement musique et théâtre, et revisite ce classique littéraire sous un angle narratif inédit – un Petit Prince chinois rencontrant un aviateur français – à travers une interprétation alternant entre le chinois et le français. » Jean Bellorini, directeur du TNP, explique : « Dans mon Petit Prince, des personnes de cultures et d’âges différents travaillent côte à côte, et s’illuminent mutuellement, comme les étoiles du livre. […] Le théâtre n’a pas de frontières. Les échanges entre différents groupes humains sont d’autant plus riches qu’ils s’enracinent dans des différences culturelles, permettant l’apprentissage mutuel et la croissance partagée. Cette approche approfondit les idées de l’œuvre originale et relie les êtres humains à travers le temps et l’espace. »

JEUNE PUBLIC – À la Maison des Arts et de la Musique (MAM), rue René Berthelot à Orléans (Loiret), le samedi 29 novembre 2025, à 16 heures, et le dimanche 30 novembre, à 11 heures, deux représentations de Le avventure di Pinocchio, de et avec Brice Cousin et Francesca Romana Di Santo, d’après Carlo Collodi, ciné-conte à partir de 5 ans. Le spectacle est en bilingue franco-italien, mais il n’est pas besoin de connaitre l’italien pour tout comprendre. « Avec cette version en mots et en musique, venez découvrir le vrai Pinocchio dans toute sa réalité, mais surtout l’entendre vous parler d’un monde, ou tout le monde veut le voir grandir, quand lui, ne demande qu’à être un enfant comme les autres. » Billetterie au 06 95 88 81 42.

SIGNATURES – À l’occasion du festival BD Colomiers, les illustratrices Camille Louzon et Marie Mirgaine seront dans le rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute-Garonne), le samedi 22 novembre 2025, à 11 heures, pour dédicacer leurs derniers albums : Dès potron-minet (La partie) pour Camille Louzon « qui évoque une journée joyeuse entre une fillette et un écureuil, que leurs jeux rapprochent, faisant naître une amitié spontanée » et Bonjour bébé (Les Fourmis Rouges) pour Marie Mirgaine qui « raconte comment des souris se brossent les dents, le loir sort de l’hibernation, l’araignée se charge des cadeaux, les escargots se pressent et les pucerons répètent leur chorégraphie. »

HORS SÉRIE – Vient de paraitre Astérix et la mer, à l’occasion d’une exposition portant le même nom actuellement visitable à Cherbourg. « Situé au bord de la mer, le village d’Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l’œuvre créée par René Goscinny et Albert Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d’Astérix. » Ouest France 2025, 96 pages, 20,90 euros. Actuellement en kiosque.

C’EST BIENTÖT NOËL (3) – Du mercredi 19 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026, dans le studio de la Comédie Française, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide inversée, à Paris  Pinocchio créature d’après Carlo Collodi. Adaptation et mise en scène : Sophie Bricaire. « Immense classique de la culture italienne, des plus traduits dans le monde, l’histoire extraordinaire du pantin de bois qui prend vie, signée Carlo Collodi, a fait son entrée au répertoire jeune public de la Comédie-Française la saison dernière. Cette gaminerie – comme aimait la nommer son auteur – habite depuis près de 250 ans l’imaginaire collectif des grands et des petits. La metteuse en scène Sophie Bricaire voit dans ce conte initiatique un hymne à l’amour, en premier lieu celui de Geppetto pour cet enfant qui advient comme par miracle dans sa vie. Son spectacle raconte l’histoire à travers le prisme du vieil homme. » Réservations à partir de cette page.

SE SOUVENIR – Madeleine Riffaud (1924-2024), résistante, poétesse amie d’Éluard et journaliste pour les journaux Ce soir, La Vie ouvrière, L’Humanité, fut l’une des premières correspondantes de guerre françaises (en Algérie, au Vietnam) et une militante anticolonialiste déterminée. La publication chez Dupuis, dans la collection « Aire libre », en 2021, 2023, 2014 et 2025, des quatre tomes de la série  « Madeleine, résistante »  (La Rose dégoupillée, L’édredon rouge, Les nouilles à la tomate, L’ange exterminateur) qu’elle scénarisa avec Jean-David Morvan et que Dominique Bertail a illustré, a permis à ceux qui ne la connaisse pas de découvrir une personnalité d’exception. La quarante-deuxième édition du festival  bd BOUM qui se déroule à Blois (Loir-et-Cher) du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025, lui rendra un bel hommage. Les éditions La Farandole avait édité trois albums signés Madeleine Riffaud : Le Chat si extraordinaire, en 1978  (illustration : Arnaud Laval),  Le Chasseur changé en crabe, en 1981 (illustration : Arnaud Laval), La Vie secrète du Père-Noël, en 1982 (illustration : Serge Bloch).

TOMI UNGERER – La Maison Alexandre Landre, 4 place du Marché-aux-Poissons à Strasbourg (Bas-Rhin) organise, le samedi 22 novembre 2025, à 14 heures, une vente aux enchères consacrée à Tomi Ungerer (1931-2019) rassemblant près de 350 œuvres retraçant plus de cinq décennies de création. Exposition publique, sur place, les jeudi 20 et vendredi 21. Les œuvres en vente sont également à découvrir en ligne, sur le site de la maison d’enchères. C’est ici. Le téléchargement du catalogue est permis et c’est ici.

PRIX – Organisé en collaboration avec le Labo des histoires, le Prix littéraire de la passion jeunesse, créé par Julie Marang, propriétaire des hôtels Paristory, avec la complicité de la librairie Delamain, a, pour sa deuxième édition, récompensé deux œuvres. Le choix du jury des 9-12 ans s’est porté sur le tome 1 de la série « Mustang » titré Le rêve de Nell (Flammarion jeunesse, 2025) de Charlotte Bousquet  et celui du jury des 14-16 ans sur Francœur, à nous la vie d’artiste ! (école des loisirs, 2024) de Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.

C’EST BIENTÔT NOËL (2) Au théâtre  Dunois, du  jeudi 27 au samedi 29 novembre, à 19 heures, Une autre histoire du théâtre de Fanny de Chaillé. « En partant de la question : ‘C’est quoi le théâtre pour vous ?’, quatre jeunes interprètes nous livrent leur propre histoire de l’art dramatique. Iels retracent les transformations successives de la création artistique, rejouant les grands classiques avec humour,  s’adonnant à de faux combats et s’échangeant de faux baisers. Molière, Brecht ou Castellucci : toutes les figures sont convoquées sur scène pour raconter autrement la grande histoire du théâtre avec ses enjeux politiques, sociaux et esthétiques. Ce spectacle nous plonge au cœur même du théâtre grâce à l’exploration du travail de l’acteur.ice et sa mise en jeu sur un plateau. Pas de scénographie, pas de décor, une grande simplicité pour que tout repose sur notre imagination. » Avec Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz. À partir de 15 ans, quand même. Réservations au 01 45 84 72 00.

C’ÉTAIT À VILLENEUVE-DE-LA-RIVIÈRE – Lu dans L’Indépendant du mercredi 12 novembre 2025 : « Les enfants ont donné vie à Petit bleu et Petit jaune à la médiathèque autour de l’album de Léo Lionni, classique de la littérature enfantine. Les participants ont pu, le temps d’une séance, faire vivre les célèbres personnages dans leur univers en 3D. En pâte à modeler, papier coloré et imagination débordante, ils ont exploré les notions de couleurs, d’amitié et de mélange, thèmes phares de l’histoire. Entre rire et concentration, les petits artistes ont exploré la magie des mélanges, découvrant comment, parfois, se fondre l’un dans l’autre peut créer de nouvelles teintes et de belles amitiés. Bravo aux enfants pour leur enthousiasme contagieux, ainsi qu’à Patricia et Muriel, les deux bénévoles de la médiathèque, pour l’organisation de ce moment placé sous le signe de la couleur et du partage. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 14 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 3 mai 2026, le musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle à Paris, propose l’exposition rétrospective Geluck expose le chat. La première partie « nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures: les moyens d’expression semblent sans limites. » Dans la deuxième partie, « Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux confrères comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre. » En une heure et demie, « le visiteur découvrira le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles : Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser. » Quatre journées-découvertes sont proposées aux enseignants les mercredis 26 novembre, 10 décembre 2025, 14 janvier et 21 janvier 2026, de 10 heures 30 à 20 heures. La visite de l’exposition est libre et un dossier pédagogique, en cours d’élaboration, sera mis à disposition. S’inscrire obligatoirement auprès de Séverine Lambert, severinelambert@museemaillol.com en précisant la date choisie. Le site du musée est ici.

RACONTER L’HISTOIRE – L’exposition des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, 59, rue Guynemer (93) Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours est prolongée jusqu’au 31 mars 2025. « À travers une quarantaine de documents, elle retrace l’évolution des représentations de l’histoire de France, leur rôle dans la transmission d’un récit national et les enjeux politiques, religieux et sociaux qui ont façonné leur contenu. Visite découverte et échanges avec Véronique Castagnet-Lars, maîtresse de conférences en histoire, à l’université de Toulouse, le mercredi 19 novembre 2025. Il faut s’inscrire à cette adresse : service-educatif.an@culture.gouv.fr. Rendez-vous à 16 heures dans le hall d’accueil. Le livret de l’exposition est ici.

PAS BÊTE – Dans le numéro 29 de la série « Fantômette » de Georges Chaulet titré Appelez Fantômette (Hachette, 1975), un voleur surnommé Le Furet  imagine son meilleur coup : dérober un diamant exposé dans la galerie d’Apollon du Musée du Louvre. « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau et, hop, on a la main sur l’objet ! » Pour connaitre la suite, il faudra acheter le livre.

JOURNÉE D’ÉTUDES – Le mercredi 19 novembre 2025, à la Maison internationale des langues et des cultures, 35 rue Raulin, à Lyon (Rhône), journée d’études Traduire, réécrire, (s’)adapter : rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse, événement porté par le groupe de travail Fablijes, organisé par Pauline Franchini (Université Lyon 3 Jean Moulin) et Marion Mas (Université de Montpellier), et soutenu par l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM). Le programme, très international, est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (1) – Le groupe TF1 ayant annoncé commencer la diffusion de ses annuels téléfilms de Noël à partir du lundi 13 octobre 2025, sur sa chaîne principale, avec Le trésor de Noël, avant même que les piles de boites de chocolats et les jouets par monceaux envahissent les grands magasins, on se dit, une fois encore, que la comédie romantique se porte bien. Un exemple au hasard : c’est histoire d’une jeune femme plutôt jolie vivant seule et un peu perdue dans la grande ville où elle travaille vaillamment. Elle rencontre un problème pas prévu qui la contraint de se rendre, pour les fêtes, dans une ville plus petite. Elle y fait la connaissance d’un homme presqu’aussi beau que ses pull-overs qui, dans une ambiance en rouge, vert et blanc, l’aide à trouver une solution. Finalement, la jeune femme se laisse convaincre de changer de vie et elle s’installe, définitivement peut-on penser, avec l’homme qui l’a aidée, dans la petite ville où elle a passé de si merveilleux moments. « Retrouvez les plus belles histoires inédites, les plus beaux castings, du lundi au vendredi à 14 h 25 sur TF1. L’ambiance unique et féerique des fêtes de fin d’année, à déguster en famille, en duo ou en solo et quand vous voulez en streaming sur TF1+. » Sur TMC (chaine du groupe TF1), c’est toute la journée. Il existe, pour les enfants, des albums dits, eux aussi, de Noël, que l’on pourra prêter à mamie quand elle aura fini de regarder son film. Parmi les must, chez Gallimard jeunesse : l’impertinent Dictionnaire du père Noël de Grégoire Solotareff.

L’ALBUM MÉDIATEUR – L’association LIRE (Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion) organise, le mardi 18 novembre 2025, à l’Espace Jemmappes, 116 quai de Jemmapes à Paris, une journée titrée L’Universalité, La Singularité, l’Imprévu : l’album jeunesse, une médiation pour aller à la rencontre de tous les publics. Programme détaillé ici.

AVEC CARLL CNEUT – La deuxième édition des Rendez-vous de l’illustration de la Maison Culturelle de Quaregnonde (Belgique), 355 rue Jules Destrée, c’est du vendredi 14 novembre au samedi 20 décembre 2025. « Après une première édition marquée par l’univers de Rébecca Dautremer, les Rendez-vous de l’illustration reviennent avec un invité d’exception : Carll Cneut, maître incontesté de l’illustration jeunesse. À l’occasion de la sortie francophone de son très attendu O’Pinokkio, il investira la Maison Culturelle pour une exposition inédite, un ciné-concert original et un atelier. Entre poésie et mystère, raffinement et fantaisie, son trait reconnaissable entre mille séduira autant les enfants que les adultes curieux. L’exposition présentera les originaux de l’album O’Pinokkio (école des loisirs, 2025), Un atelier avec l’illustrateur dévoilera les secrets de sa technique et les étapes de création de ses images, le samedi 15 novembre, à 14 heures. Un ciné-concert sur les dessins de Carll Cneut et avec la musique de We Stood Like Kings sera programmé le jeudi 20 novembre, à 20 heures. « Pour cette création originale, la Maison Culturelle a réuni le groupe post-rock We Stood Like Kings et les dessins de Carll Cneut, animés avec la complicité du studio Cartoonbase. Un ciné-concert inédit, où l’illustration rencontre la musique pour une expérience sensorielle unique. » Le site de la Maison Culturelle est ici.

RENCONTRE – Les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (EAT) invitent à un Apéro Interpro’ le lundi  17 novembre 2025, à 19 heures 15, au Café de la Maison des Auteurs, 7 rue Ballu à Paris. Avec Sylvie Ballul, responsable de la collection théâtre de l’école des loisirs. Modération par Dominique Paquet, déléguée générale des EAT. Inscription obligatoire en cliquant sur ce lien.

ALLONS PARADER – A Moulins (Allier), pour marquer le lancement de la Biennale des illustrateurs 2025, les Malcoiffés organisent une parade graphique sur le thème de la nuit et des lucioles : illustrateurs, visiteurs, familles, toutes générations confondues, déambuleront, lanternes en  main, dans les rues moulinoises, le samedi 15 novembre, à partir de 17 heures 30, entre différents lieux de la Biennale (la librairie Devaux, le musée de l’Illustration jeunesse, les Imprimeries, la médiathèque, la salle des fêtes). À chaque étape, une surprise. Deux illustratrices, Gaby Bazin et Sarah Cheveau ont imaginé les supports graphiques (dont les lanternes) et la batucada Batucaille sera de la partie pour la touche musicale. Après la parade, les créations seront exposées pendant toute la durée de la Biennale, à la salle des fêtes, aux côtés de la librairie éphémère et de l’exposition Collectionner l’image. Le site de la Biennale est ici.

PRIX – Le premier Prix du livre pour les bébés initié par le Ministère de la culture a été décerné à l’illustratrice et autrice Aurore Petit pour son livre Été pop, un imagier petit format publié par les éditions La Martinière jeunesse. « Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice, elle aussi, de livres pour jeunes enfants. Aurore Petit a profité de son temps de remerciements pour rappeler à Rachida Dati (qui ne lui pas franchement répondu) quelques unes des revendications des auteurs. La Ministre a, par contre, tenu à préciser que « dès cette année, le livre lauréat sera offert aux agents du ministère ayant accueilli un enfant dans leur foyer en 2025. »

EXPOSITION – Une exposition Funghi, carote e altri animali (Champignons, carottes et autres animaux) consacrée à Gilles Bachelet est mise en place par l’association Tapirulan dans l’église Santa Maria dei Battuti, Via Borgo di Ponte, à Cividale del Friuli (Italie), depuis le samedi 8 novembre 2025 et jusqu’au mardi 6 janvier 2026. Plus de cent-cinquante œuvres qui retracent cinquante ans de carrière de l’artiste, avec des illustrations originales de ses principaux livres pour enfants. Né en 1952 à Saint-Quentin, Gilles Bachelet a travaillé pour la presse, la communication et la publicité, avant de se tourner vers l’édition jeunesse. Débuts avec Harlin Quist et Patrick Couratin, puis important compagnonnage avec le Seuil Jeunesse. Gilles Bachelet a reçu, en 2004, le Prix Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil avec Mon chat le plus bête du monde, et, en 2016, le Prix Andersen du meilleur livre illustré pour Le Chevalier de Ventre-à-Terre. En 2019, au Salon du livre et de la presse jeunesse, il remporte La Grande Ourse pour l’ensemble de sa carrière. Gilles Bachelet a, en 2022 et 2024, été sélectionné pour le Prix Hans-Christian Andersen et, en 2022, 2023 et 2024, pour le Prix commémoratif Astrid-Lindgren. Depuis près de vingt ans, il enseigne les techniques de l’illustration et de l’édition à l’École supérieure d’art de Cambrai. L’épais catalogue de l’exposition est disponible à cette adresse. C’est 35,00 euros plus frais de port. PENSER LE CONTE – Le collectif Konsl’Diz annonce sa septième journée d’étude dédiée au conte, le vendredi 14 novembre 2025, de 9 heures à 17 heures 15, dans la salle La Capitale de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).Sous l’intitulé Au travers des contes : ce que raconter veut dire, interviendront Yannick Jaulin, conteur, acteur, dramaturge, Joëlle Turin, critique et formatrice en littérature de jeunesse, Gilles Bourlot, psychologue clinicien, chargé de cours à l’université de Nice, Cécile Léguy, professeur d’anthropologie linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

TOMI UNGERER – La Librairie Kléber, 1 rue des Francs-Bourgeois à Strasbourg (Bas Rhin), invite le vendredi 14 novembre 2025, à 18 heures, à une rencontre autour de Tomi Ungerer. « À l’occasion du lancement du livre Tomi Ungerer, l’artiste saute-frontières  publié aux éditions de la Nuée Bleue, les participants prendront le temps de redécouvrir cet artiste alsacien emblématique qui a su traverser de nombreuses frontières, tant géographiques qu’artistiques. Le temps d’un échange avec Thérèse Willer et Anne Schneider, co-directrices de l’ouvrage et de Britta Benert, maître de conférences à l’université de Strasbourg et spécialiste de Tomi Ungerer. Pour replonger dans l’univers de celui qui a fait basculer les codes de l’iconographie. » Rencontre (gratuite) animée par Hervé Lévy, journaliste, auteur et rédacteur en chef du magazine Poly. Inscriptions ici jusqu’au 14 novembre 2025 inclus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 8 et jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, le château de Simiane, 8 place Aristide Briand  à Valréas (Bouches du Rhône) accueille une exposition dédiée à l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques créé par JK. Rowling. « Tous les jours, vivez une expérience magique inédite avec l’exposition Harry Potter organisée par la Ville de Valréas en partenariat avec Ludovic Guerber de Ludo Collection, le plus grand collectionneur d’Europe d’objets liés à l’univers du célèbre sorcier. Costumes originaux, décors mythiques, artefacts fascinants, reconstitutions de décors emblématiques et bien plus encore : plongez au cœur de Poudlard et laissez-vous envoûter par cette aventure immersive et féérique, pensée pour émerveiller petits et grands. » Entrée gratuite.

PRIX – À la Foire du livre de Francfort, le Grand prix allemand de l’illustration a été attribué à Antje Damm pour l’ensemble de son œuvre. « Née en 1965 à Wiesbaden, en Allemagne, l’écrivaine et illustratrice Antje Damm vit aujourd’hui avec son mari et ses quatre enfants dans une maison à colombages près de Giessen. Elle a travaillé comme architecte et a écrit et illustré plus d’une douzaine de livres pour enfants. » Paru cette année, chez Rue du monde l’album Noli qui dit non ! traduit par Alain Serres, livre idéal pour échanger avec les plus jeunes, sans grands discours, de questions essentielles comme le consentement ou le rapport au monde animal. L’album The Visitor avait été, en 2018, sélectionné par le New York Time et la New York Public Library comme l’un des dix meilleurs livres illustrés pour enfants de l’année. Disponible, en français, traduit par Yann Franchet et Astrid Franchet, sous le titre La visite (Astrid Franchet Éditions, 2018). « Élise vit seule et elle a peur de tout. Jamais elle ne quitte sa maison. Mais un jour, un drôle d’objet entre par la fenêtre ouverte. Et le jour suivant, Élise reçoit une visite. Une visite qui va tout changer. »

SAVOIR CHOISIR UN NOM  – À Orléans, la médiathèque du quartier des Blossières s’appelle, depuis le samedi 8 novembre 2025, Médiathèque Marie-Aude Murail. « J’ai appris la nouvelle par un mail du conseil municipal. J’ai d’abord eu un petit moment de surprise. C’est évidemment un grand honneur, un plaisir, car on donne généralement ce genre de distinction à des personnes qui sont mortes, et ça leur fait moins de plaisir. Alors, je suis satisfaite de pouvoir en profiter. C’est bien de profiter des choses de son vivant. Ça me donne aussi foncièrement raison parce que ce que je voulais, depuis le début, c’était m’inscrire dans la durée. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux plus jeunes : il faut accepter les hauts, les bas, les échecs, les redémarrages. Être la Reine d’Angleterre ou rien. […] Pensez aux vivants et aux créateurs et créatrices français, donnez leur noms à des écoles,  à des bibliothèques. Aujourd’hui, c’est une belle journée, pluvieuse, mais avec du cœur. » L’inauguration s’est faite en présence d’habitants du quartier et d’élus, eux aussi très contents.

C’EST À MONTREUIL (1) – En cette année 2025, Benoît Jacques devient Grande Ourse, succédant à Susie Morgenstern. Une distinction attribuée par les équipes du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Institut français. « Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition. Rester en équilibre est sa devise. […] Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak, il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné.es avec qui il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public. » Benoît Jacques avait, au Salon 2008, obtenu le Baobab de l’album pour La Nuit du Visiteur et, en 2012, lui avait été attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le site qui raconte Benoît Jacques est ici.

TROIS FOIS ILYA GREEN – Du mercredi 12 novembre au samedi 13 décembre 2025, dans les Médiathèques Grand M, des Izards et des Pradettes à Toulouse, expositions consacrées à l’illustratrice Ilya Green rassemblant des dessins originaux issus des albums Ida et Martha, Berceuses et Balladines jazz, Peter Pan et Wendy, Tout Autour, Nos beaux doudous, Mon arbre, Voilà voilà. « Ilya Green déambule dans ses souvenirs d’enfance, dans la nature, elle s’inspire de motifs de tissus récoltés ça et là pour créer un monde poétique, baigné par le rêve et l’imaginaire. Son univers graphique fait de papiers, motifs collés, crayonnés, jeux de transparence porte un regard tendre, souvent drôle et complice sur l’enfance. » Une triple exposition proposée dans le cadre du financement des Cités Éducatives Grand Mirail et Toulouse Nord.

C’EST AU JAPON (2) – La marque (japonaise) Haruulala organic s’associe au Petit Prince pour une première collaboration inspirée par la phrase « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette collection « en coton biologique a été pensée pour offrir douceur et confort aux tout-petits. Les motifs mettent à l’honneur les symboles du conte : le Petit Prince, sa planète, le renard et le mouton. Des illustrations délicates et apaisantes, parfaites pour accompagner les premiers instants de vie. »

REVUE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. » (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art de la Bibliothèque nationale de France). Le lien d’accès est ici.

C’EST AU JAPON (1) – Pour son défilé automne-hiver 2025-26, la marque de haute couture (japonaise) Sacai fondée en 1999 par la styliste Chitose Abe a choisi comme fil conducteur Max et les Maximonstres de Maurice Sendak. « Dans un décor de dunes, les mannequins sont apparus chaussés de grandes bottes poilues, enveloppés dans de fausses fourrures fusionnées à des cabans, dans des vestes de travail zippées ou vêtus de sweats en maille aux manches volontairement élimées affichant la silhouette d’un Maximonstre. »

ADAPTATION – À partir du samedi 14 février 2026, Okoo et france.tv diffuseront La Quête d’Ewilan, série animée adaptée du premier tome de la trilogie de Pierre Bottero. « Produite par Andarta Pictures, cette mini-série transpose à l’écran un univers de fantasy jeunesse qui s’est imposé comme une référence littéraire en France, avec plus de deux millions d’exemplaires vendus. » La Quête d’Ewilan s’appuie sur le premier volume de la trilogie de Pierre Bottero. Le récit suit Camille, une adolescente de treize ans, projetée accidentellement dans le monde de Gwendalavir. Elle y découvre sa véritable identité, Ewilan, ainsi qu’un don rare appelé le Dessin, capable de donner forme à l’imagination. La série adopte le format de la mini-série, avec huit épisodes de vingt-six minutes, conçus comme un récit continu, ce choix permettant de respecter la progression narrative du roman tout en installant une tension propre au feuilleton.

CADEAU DE NAISSANCE – Dans la Somme, c’est l’album Pas pareil de l’illustratrice Émilie Vast (MeMo, 2021) qui sera offert à chaque nouvelle naissance ou adoption en 2026. Le livre a été choisi par un jury composé de professionnels de la petite enfance, de bibliothécaires et d’élus du Département. Sont également programmé une résidence d’auteur, des journées de formation interprofessionnelles et  un festival à destination des tout-petits de 0 à 6 ans qui réunira parents, bibliothécaires, assistantes maternelles, animateurs.

PRIX – L’International Board on Books for Young People (IBBY) a présenté, le jeudi 29 janvier 2026, la liste des finalistes du Prix Hans Christian Andersen 2026. Parmi ceux-ci, dans la catégorie auteurs et autrices, le français Timothée de Fombelle et, dans la catégorie illustrateurs et illustratrices, l’italienne Beatrice Alemagna.

FORMATION – L’école des loisirs et la médiathèque Françoise Sagan invitent à une journée (gratuite) dédiée à Philippe Corentin le jeudi 19 février 2026. L’inscription en présentiel est close, mais il peut y avoir des désistements. Le distanciel est encore possible. Le lien d’inscription est ici.  Deux interventions,  le matin à partir de 10 heures : Corentin, un auteur renversant, par Yvanne Chenouf, ancienne chercheuse à l’Institut national de recherche pédagogique (INRP), spécialiste de la littérature de jeunesse et commissaire de l’exposition Double Plouf et Patatras, suivi d’une intervention non titrée d’Hélène Valotteau, conservatrice en chef et responsable du pôle jeunesse et patrimoine de la Médiathèque Françoise Sagan. Fin de la matinée : 12 heures 30. En distanciel, la visite guidée de l’exposition prévue l’après-midi sera, de fait, impossible.

LA CONTROVERSE EST CLOSE – Une carte et plusieurs lignes de définition publiées sur Britannica Kids, le site éducatif pour enfants de l’Encyclopaedia Britannica, sont au centre d’une controverse déclenchée par l’association UK Lawyers for Israel (UKLFI), une association de juristes fondée pour soutenir Israël et défendre les droits d’Israël et des Israéliens. Dans un communiqué mis en ligne le dimanche 25 janvier 2026, l’UKLFI affirme avoir écrit à l’Encyclopaedia Britannica pour dénoncer des contenus de Britannica Kids « où Israël est, de fait, effacé de l’histoire, tant sur le plan géographique qu’historique » qu’elle juge « inexacts et trompeurs » en raison d’un « usage anachronique et politisé » de la terminologie, en particulier autour du mot Palestine. Carte et définitions ont, depuis, été corrigées.

PARUTION – Paru il y a quelques années et que nous n’avions pas cité, L’extrait et la fabrique de la littérature scolaire d’Anissa Belhadjin et Laetitia Perret. « Cet ouvrage étudie, « la façon dont l’œuvre littéraire est scolarisée sous la forme particulière de l’extrait, qui en retour fabrique la littérature de l’école. Le premier chapitre étudie l’émergence de l’extrait au fil du temps et son usage, indissociable de sa relation avec l’œuvre dont il provient. Le deuxième chapitre envisage de manière comparatiste les usages de l’extrait dans la formation du lecteur et du scripteur, dans différents pays et segments scolaires, à différents moments, voire dans différents contextes disciplinaires. Le troisième chapitre analyse comment les œuvres de plusieurs grands auteurs patrimoniaux sont lues à l’école. » Peter Lang 2020, 230 pages, 38,00 euros.

PARUTION – Paru récemment La nature à hauteur d’enfants : socialisations écologiques et genèse des inégalités, « Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d’éveil et de découvertes. C’est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle « nature » les enfants s’approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s’en saisissent-ils concrètement ? À partir d’une longue enquête de terrain auprès d’élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l’effort en montagne ou le sens de l’observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s’enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés. À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l’auteur révèle les logiques de distinction à l’œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l’intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l’environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d’envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d’un projet émancipateur. » La découverte 2025, 256 pages, 22,00 euros.

CONFÉRENCE – La Société d’Études Diverses (SED) sis à Louviers (Eure) accueille Gérard Gengembre, professeur émérite de l’Université de Caen et spécialiste de la littérature du XIXe siècle, le samedi 7 février, à 16 heures, dans la salle Pierre Mendès France de l’Hôtel de ville de Louviers, pour une conférence à propos d’Hector Malot. « Auteur d’une soixantaine de romans, écrivain fort apprécié de ses contemporains, journaliste de renom, Hector Malot reste connu pour Sans famille, publié en 1878, ce qui lui vaut d’être trop souvent cantonné dans la littérature de jeunesse. Romancier engagé, fidèle en amitié, il a situé plusieurs de ses fictions en Normandie, province que ce natif de la Bouille connaît bien. »

EXPOSITION  – Le Grand OFF de la bande dessinée d’Angoulême (vendredi 30, samedi 31 janvier et 1ier février 2026), c’est fini. Parmi les expositions restant en place, citons Comédie animale : le bestiaire animé de Benjamin Rabier qui peut être visité jusqu’au  dimanche 30 août 2026 au Vaisseau Moebius de la Cité internationale de la bande dessinée et de l’image, 121 rue de Bordeaux. « Rabier, pionnier de la bande dessinée et illustrateur du début du XXᵉ siècle, a créé des personnages animaliers expressifs et influencé des artistes comme Hergé. L’exposition s’adresse aux jeunes publics et aux scolaires, en mettant en lumière la représentation des animaux dans ses dessins, le processus de création, ainsi que ses contributions à la publicité et aux objets dérivés. À travers des thématiques variées (littérature, guerre, campagnes), des encarts biographiques et des espaces ludiques, elle invite à une réflexion artistique et citoyenne. L’équipe de médiation de la Cité mettra en place un ensemble d’activités ludiques et pédagogiques spécifiquement adaptées aux différents publics visés par l’exposition : le jeune public, les groupes scolaires et les familles. » Page dédiée ici.

POUVOIR VENIR EN FRANCE – Des dizaines d’artistes, de chercheurs ou de chercheuses de Gaza attendus en France dans le cadre du programme PAUSE (Programme d’accueil en urgence des scientifiques et artistes en exil), voit leur arrivée bloquée par les autorités. Parmi les artistes concernés : Hamed Ashour qui, par ses livres, « met la poésie au service des enfants de Gaza », attendu par les éditions Le Port a Jauni, et Neama Hassan, poétesse qui, à Gaza, accompagne des centaines d’enfants à travers l’organisation d’activités artistiques, attendue, pour sa part, avec ses six enfants, par les éditions des Lisières. Le ministère des Affaires étrangères justifie ce blocage par des « conditions particulièrement complexes qui retardent considérablement la sortie des Palestiniens de Gaza ». Marion Slitine, chercheuse et fondatrice du collectif Maan for Gaza qui met en place des résidences pour les artistes gazaouis, a qualifié cette décision d’acte discriminatoire. Certes, concéde-t-elle, » les autorités locales, israéliennes et jordaniennes limitent les sorties, mais d’autres pays, comme l’Espagne, l’Italie ou le Royaume-Uni ont réussi à en réaliser ». Elle dénonce un obstacle à la « liberté de transmettre, de créer, y compris et surtout en temps de génocide ». EXPOSITION – Le Centre culturel de Bièvre, 39A rue de Bouillon, à Bièvre (Belgique), propose, du vendredi 6 au 22 dimanche 22 février 2026, une exposition Aqua tu rêves rassemblant 26 artistes et 35 œuvres sur le thème de l’eau issus de la collection de la Fondation Battieuw-Schmidt. « Une histoire d’O qui, telle la rivière ondoyante, nous entraine dans les méandres de l’imaginaire, où le papier révèle l’eau. De Kitty Crowter à Jeanne Ashbé, en passant par Anne Brouillard ou Brecht Evens, c’est un voyage dans la littérature jeunesse et la BD, au fil de l’eau, qui est ici proposé, aux petits comme aux grands. »

CORENTIN S’AMUSE AVEC LA FONTAINE – Le mercredi 11 février 2026, à 19 heures, à la Médiathèque Françoise Sagan, 8 rue Léon Schwartzenberg à Paris, dans le cadre de l’exposition Double Plouf et Patatras : 80 artistes s’amusent avec Corentin, intervention d’Yvanne Chenouf titrée Regards croisés : Corentin et La Fontaine. « Les albums de l’auteur-illustrateur Philippe Corentin fourmillent de référence aux fables de Jean de La Fontaine, tant dans le texte que les images. Yvanne Chenouf, commissaire scientifique de l’exposition Double Plouf et Patatras, vous emmène cheminer dans les fables et les albums de Corentin pour retrouver tous les clins d’œil et échos de l’un à l’autre. » Sur réservation au 01 71 27 17 93.

BEN VOYONS – La proposition de loi du député Rassemblement national (RN) de la Nièvre Julien Guibert enregistrée à la Présidence de l’Assemblée nationale, le mardi 27 janvier 2026, vise à instaurer une classification par âge des ouvrages destinés à la jeunesse et aux adolescents. Extrait de l’article unique de la proposition : « Les personnes concernées par l’obligation de dépôt mentionnées à l’article L. 132-2 [du code du patrimoine] sont tenues de procéder à une classification indicative des ouvrages, sur la base d’une grille d’évaluation qui lui est transmise par l’autorité compétente. Cette classification doit déterminer un âge minimum recommandé pour la lecture ainsi que les principaux motifs justifiant cette recommandation. L’indication de l’âge et des motifs doit figurer de manière visible sur la couverture de l’ouvrage, selon des modalités fixées par décret. » Extrait de l’exposé des motifs : « Il n’est pas question de remplacer le rôle des parents, ni même de restreindre la liberté de lecture des jeunes. L’objectif est d’offrir un outil clair et accessible à ceux, parents, éducateurs ou même lecteurs, souhaitant être accompagnés. Une fois informé, le parent reste bien évidemment le seul décisionnaire pour ses enfants. La raison d’être de cette proposition de loi est de fournir un outil de prise de décision en totale conscience. […] Aux antipodes d’une volonté de moraliser les contenus ou d’uniformiser la création, ce dispositif vise clairement à structurer l’offre de manière claire. Il contribuera à instaurer un climat de confiance dans la chaîne du livre, en renforçant la lisibilité des catalogues éditoriaux et en prouvant la prise de conscience des acteurs du domaine. » Le texte complet de la proposition de loi est ici

REVUE – Le dossier thématique du numéro 27 (2025) de la revue Strenæ : Recherches sur les livres et les objets culturels de l’enfance que publie l’Afreloce est titré Penser la biographie pour la jeunesse : histoire, tendances contemporaines et récits multimodaux. Sous la direction de Marnie Campagnaro et Chiara Malpezzi, il rassemble une dizaine de contributions en français pour une, en anglais pour les autres (avec résumés en français). S’ajoutent trois articles spécifiques (à propos du fonds Marvel Comics de la Bibliothèque nationale de France, des fonds de trois musées scolaires, du jouet commercial dans les années 1940) et six comptes-rendus d’ouvrages. Numéro en accès libre et c’est ici.

EXPOSITION – À La Roche-sur-Yon (Vendée), les médiathèques Benjamin-Rabier, Alain-Sabaud et Léopold-Sédar Senghor accueillent, depuis le mardi 27 janvier et jusqu’au jeudi 28 février 2026, une exposition de planches originales titrée Dans l’univers d’Olivier Tallec. « Depuis une quinzaine d’années, Olivier Tallec s’est imposé comme l’un des auteurs-illustrateurs les plus doués de sa génération. Ses histoires, légères de prime abord, ouvrent la porte à une réflexion plus profonde sur notre époque : l’amitié, la différence ou l’altruisme, mais aussi la mort, le pouvoir, ou la propriété. Il considère en effet que les albums jeunesse doivent faire écho au monde dans lequel les enfants grandissent. » Informations complémentaires ici.

POUR LES PLUS PETITS – Du mardi 3 au samedi 14 février 2025, le réseau des médiathèques de la Communauté d’Agglomération Sophia-Antipolis propose Bouquins Calins, un salon destiné aux 0-3 ans. Au programme : des spectacles, des expositions et des ateliers répartis dans l’ensemble des médiathèques. Le document est ici.

FORMATION – S’étant assuré la participation d’Yvanne Chenouf, Michel Lautru et Alain Serres, le SNUipp 57, syndicat de la FSU, organise, le jeudi 5 mars 2026, dans ses locaux, 1 rue du Pré Chaudron à Metz (Moselle), un stage Lire, dire, créer la poésie dans toutes les classes de l’école primaire. Inscriptions ici.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 21 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2025, exposition des illustrations originales de Refuge Mouchette de Inbar Heller Algazi  (Les Fourmis Rouges, 2025). « L’artiste Inbar Heller Algazi nous emmène dans le quotidien loufoque de Lou, un enfant qui a une vie bien surprenante puisqu’il vit dans un refuge à animaux de toutes sortes ! Des loirs qui font du toboggan, des tigres qui grimpent aux rideaux, des crocodiles qu’on doit promener en laisse, des ânes qui fêtent leur anniversaire. Quel tumulte ! Mais comment faire quand on a besoin d’un moment de calme à soi ? Tout ce que Lou voudrait c’est un chat en peluche, une vie normale, en somme. » Site du Musée de Poche ici.

REVUE – Le dossier du  numéro 345 (janvier 2026) de La Revue des livres pour enfants est titré New romance, les ados adorent. « Plus de 7,6 millions de livres vendus en France en 2024, des librairies dédiées qui fleurissent partout, des éditeurs toujours plus nombreux à s’engouffrer dans ce secteur et des autrices stars capables de déplacer les foules : la New Romance bat tous les records. Elle réussit également le tour de force de passionner les jeunes (en particulier les filles), dont on déplore par ailleurs le peu d’appétence pour la lecture. Y compris, parfois, avec des titres qui ne sont pas destinés initialement à ce lectorat. Faut-il s’inquiéter ou se réjouir de ce succès auprès des ados ? Ce dossier propose un panorama très complet de ce genre éditorial, depuis son émergence jusqu’aux transformations qu’il provoque dans le marché traditionnel du livre, des rencontres, des témoignages et des retours d’expérience de bibliothécaires, d’une éditrice, d’une professeure de français en collège, d’autrices, d’un psychiatre et, bien sûr, de jeunes lectrices. De quoi prendre du recul et mettre en perspective ce phénomène hors norme. » À signaler aussi, dans ce même numéro, un « libre cours » de Nathanaël Laffont consacré à La Semaine des enfants et un  hommage à François Ruy-Vidal signé Viviane Ezratty et Hélène Valloteau. 204 pages, 12,50 euros. Abonnement annuel ici.

PARUTION – Vient de paraitre Histoire de la bande dessinée en France par Benjamin Caraco, docteur en histoire, chercheur associé au Centre d’histoire sociale des mondes contemporains (université Paris 1/CNRS) et conservateur des bibliothèques à l’université de Caen Normandie. « L’histoire de la bande dessinée en France, née dans la première partie du XIXe siècle, a connu une importante évolution jusqu’à nos jours. Cet ouvrage présente son paysage et les principaux événements pour chaque période, de même que ses auteurs et œuvres les plus marquants. Plusieurs questionnements, qui constituent autant d’entrées dans cette histoire, sont abordés chronologiquement. Comment la bande dessinée est-elle devenue autonome par rapport à d’autres formes graphiques comme la caricature ou l’illustration ? Comment s’est-elle progressivement constituée en industrie culturelle ? Quel a été l’impact de ses supports de diffusion sur l’évolution de ses formes narratives et esthétiques, mais également sur le métier d’auteur et d’autrice et sur les publics de la bande dessinée (jeunesse, adulte, féminin, etc.) ? Quels sont les thématiques et les genres de prédilection de la bande dessinée et quand son registre s’élargit-il ? Comment a-t-elle été affectée par les circulations artistiques transnationales ? Enfin, comment sa reconnaissance culturelle a-t-elle évolué au fil des époques ? » La Découverte 2026, 128 pages, 11,00 euros. 

C’EST EN ALLEMAGNE – Depuis le samedi 6 décembre 2025 et jusqu’au dimanche 15 mars 2026, le Klingspor Museum d’Offenbach-sur-le-Main, propose sa soixante-dixième Exposition internationale de livres pour enfants. Comme chaque année, environ 150 nouvelles parutions de nombreux pays ont été sélectionnées. Mais l’anniversaire s est aussi l’occasion de réfléchir au passé et à l’avenir du livre d’images et l’exposition donnera également sera à voir une rétrospective de sept décennies de livres pour enfants. « Que s’est-il passé sur le marché du livre pour enfants, quelles éditions sont aujourd’hui cultes et qu’est-ce qui ne se retrouverait plus aujourd’hui sur les étagères ? Et qu’attend-on le livre pour enfants à l’avenir ? » L’exposition montre comment les thèmes et le langage ont évolué au fil du temps.  « Si, dans les années cinquante, on représentait encore souvent un monde enfantin idéal avec des rôles bien définis, cela change dans le courant des années soixante-dix grâce à des éditeurs novateurs. Les thèmes traités et le langage visuel évoluent alors fortement ». Outre une vaste rétrospective des collections du musée, sont présentées, cette année, plus de quarante  aquarelles et acryliques de l’artiste bulgare Ivan Gantchev. Le site du Klingspor Museum est ici

OCCASION À SAISIR – Christian de Tarlé nous fait une offre : l’intégrale des Fabulettes d’Anne Sylvestre avec une réduction de 50 %. Soit 18 CD pour 263 chansons accompagnés d’un livret de 160 pages pour 30,00 euros pas plus. Page de présentation ici. Offre valable jusqu’à la fin du mois de février.

EXPOSITION – Le Centre André François, lieu-ressource régional sur l’album et l’illustration, 70 rue Aimé Dennel à Margny-lès-Compiègne (Oise), propose, du samedi 31 janvier au samedi 4 avril 2026, une exposition On est tous des personnages qui met à l’honneur l’illustrateur Rémi Courgeon. « Si on est tous des personnages, certains le sont davantage encore que d’autres, et Rémi Courgeon est de ceux-là : illustrateur, écrivain, peintre, portraitiste, reporter, raconteur d’histoires, animateur de rencontres que les enfants n’oublient pas, et pour couronner le tout, il est un humain, un vrai ! L’exposition qui l’accueille au Centre André François a l’ambition de refléter toutes ses facettes, la virtuosité de son trait, sa capacité à capter la vérité des gens, la beauté de ses palettes chromatiques, la justesse et la force de ses mots. Il nous emmène entre réel et fiction voir des peaux de banane qui dansent, une nature qui vit et des héros du quotidien plus vrais que nature. Comme les arbres qu’il peint, Rémi Courgeon a les pieds bien ancrés dans les profondeurs de la terre et la tête dans le ciel, pleine de rêves. Comme les filles ou les femmes dont il raconte les histoires, il nous fait tenir debout fièrement. » Commissaire de l’exposition : Nathalie Beau. Vernissage : vendredi 13 février, à 18 heures 30.

RÉSIDENCE – L’association Grains de Lire-Les Nomades du Livre accueille avec le soutien de la DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, un auteur illustrateur ou une autrice illustratrice pour une résidence de création d’une durée de douze semaines, d’avril à juin 2026, aux alentours de Carpentras. Le résident ou la résidente développera un projet de création personnel autour du livre jeunesse, et accompagnera des actions de médiation autour du livre et des arts de l’image, proposées par Grains de Lire. Date limite pour postuler : jeudi 31 janvier 2026. Informations complémentaires ici.

REVUE – Le (très riche) numéro 33 (janvier-mars 2026) des Cahiers de la BD propose, entre autres dossiers, un cahier monographique racontant Marcel Gotlib, un cahier technique documentant le travail de restauration par les éditions Dupuis des premiers « Spïrou » de Franquin et un cahier politique qui revient sur les origines pas forcément bien connue – et pas très jeunesse – des bandes dessinées féministes, notamment aux États-Unis. À noter aussi une page concernant LArdent chevalier de François Craenhals et une autre à propos de Keleck. 148 pages, 13,90 euros.

LANGUE DE BOIS – « Avec Le Petit Prince Parfums (Angel Cosmetics), l’univers poétique du Petit Prince s’incarne dans une nouvelle collaboration olfactive. Cette collection donne naissance à deux parfums, Rosée du matin et Nuit étoilée, pensés comme une expérience sensible avant d’être un simple produit. Bien plus qu’une création parfumée, cette collaboration rend hommage aux valeurs centrales de l’œuvre. L’amour, l’amitié et la beauté de l’invisible sont au codeur de cette approche qui cherche à faire ressentir plutôt qu’à démontrer. Inspirée des symboles emblématiques du livre, chaque senteur invite à un voyage sensoriel délicat. Rosée du matin évoque la tendresse et la douceur de la Rose tandis que Nuit étoilée explore le mystère et la profondeur du ciel et de l’imaginaire. À chaque vaporisation, les parfums réveillent les souvenirs et célèbrent l’innocence. Ils font écho au murmure du Renard et rappellent avec subtilité que l’essentiel est invisible pour les yeux. » En flacons 50 ml et 100 ml bientôt disponibles dans les boutiques Marionnaud.

BOLOGNE (1) – Cinq illustrateurs français ont été choisis pour intégrer le soixantième Exposition des illustrateurs de la prochaine Foire du livre pour la jeunesse de Bologne. Il s’agit de Charline Collette, Cécile Cuny, Marc Majewski, Ophélie Paris et Lucie Penaud qui feront donc partie des 75 artistes sélectionnés pour l’édition 2026 de l’Illustrators Exhibition.

REVUES BD EN EXPOSITION – Du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026, au Lieu Utile, 4 place du Champ de Mars à Angoulême (Charente), exposition La bande dessinée en revues : un autre regard sur le neuvième art, conçue à partir des ouvrages de Christian Staebler (parus chez PLG) en partenariat avec les revues Papiers Nickelés et Tonnerre de bulles.

PASSATION – Les conseils d’administration de Scènes d’enfance-ASSITEJ France et des Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (E.A.T.) officialisent une passation concernant la coordination générale de l’événement national du 1er juin des écritures théâtrales jeunesse. « Après onze années, onze éditions marquées par un engagement constant au service de la mise en lumière des écritures dramatiques pour la jeunesse, l’association Scènes d’enfance-ASSITEJ France transmet le suivi et l’animation de l’événement à l’un des co-fondateurs et partenaire Les Écrivaines et Écrivains associés du théâtre (E.A.T.) ».

ACADÉMIE CHARLES CROS – « Depuis 1947, l’Académie Charles Cros œuvre pour la promotion de la production sonore. Si l’on connaît et reconnaît son travail dans les domaines de la musique classique, du jazz et de la chanson francophone, on sait moins que, depuis plus de vingt ans, une commission récompense des productions liées à la parole : romans et nouvelles lus, poésie dite et/ou chantée, documents sonores patrimoniaux ou contemporains, avec une attention particulière à la création originale sortant des sentiers battus. » La remise des coups de cœur 2025 aura lieu le samedi 31 janvier 2026, à 16 heures 30, à la Médiathèque Marguerite Duras, 115 rue de Bagnolet à Paris. Pour connaitre les onze productions sonores retenues par la commission jeune public de l’Académie Charles Cros, c’est ici. 

MIEUX CONNAITRE ZAÜ – Sur la chaine YouTube du CRILJ, sous le titre Les couleurs d’un humaniste, mise en ligne, en trois épisodes, d’une longue conversation entre Rolande Causse, écrivaine, et Zaü, illustrateur. C’est ici. Pour mémoire : c’est à Zaü que nous devons l’image illustrant la plaquette-programme de notre récent colloque.

CONFÉRENCE – Christian Bruel, auteur d’albums et d’essais, éditeur, formateur sur les enjeux des albums jeunesse, est l’invité de l’association Lire et faire lire dans le Calvados, le mercredi 28 janvier 2026, à Caen. Il donnera une conférence titrée Jeux et enjeux intimes, sociaux et imaginaires des albums jeunesse. Ce sera à l’’INSPE Normandie, 186 rue de la Délivrande. Ouverture de la conférence : Anne Schneider.

EXPOSITION – Livre Passerelle nous informe de la mise en place, du samedi 31 janvier au mercredi 25 février, au Tiers-lieu 360, 78 rue des Halles à Tours (Indre-et-Loire) de l’exposition Comment ça va ?, « fruit de moments partagés entre des jeunes de la métropole de Tours et Magali Attiogbé, l’autrice illustratrice en résidence avec Livre Passerelle à l’automne 2025. » Vernissage le samedi 31 janvier à 18 heures.

PARUTION – Vient de paraitre Hergé-Jacobs : du duo au duel, l’histoire d’une amitié créative par Éric Verhoes. « Pour la première fois, le destin des deux géants de la bande dessinée est retracé dans un seul ouvrage. C’est l’histoire fabuleuse de leur amitié créative ébranlée par la rivalité du succès, mais jamais dissoute. De la fluidité narrative d’Hergé à la théâtralité hypnotique de Jacobs, les deux complices ont construit et enrichi, chacun à leur manière, le style ligne claire qui illumine toujours la bande dessinée. S’ils ont collaboré, ils ne venaient pas du même monde : Jacobs était nourri de roman populaire et d’expressionnisme allemand ; Hergé, quant à lui, s’inspirait des films burlesques américains et de l’humour anglais. L’univers de Jacobs est dramatique, baigné de clair-obscur ; celui d’Hergé mêle aventure et humour. C’est donc l’histoire unique de deux artistes qui se sont enrichis tant de leurs différences que de leurs affinité. » Casterman 2025, en coédition avec les éditions Moulinsart, 192 pages, 29,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (2) – Face aux mesures restrictives annoncées dans le Projet de loi de finances (PLF) pour 2026, des professionnels du livre lancent une pétition pour alerter l’opinion publique et les parlementaires sur les risques encourus par le secteur. Extrait : « Si ce budget est voté en l’état, les conséquences seront dramatiques : pour les auteurs et autrices : moins de soutien à la création, moins de traductions, moins de rencontres et d’ateliers, une précarisation accrue. ; pour les maisons d’édition : concentration du marché, disparition des petites maisons d’édition, soutien limité à l’émergence de nouveaux artistes auteurs et autrices ; pour les librairies : fermeture de vos librairies de proximité préférées, uniformisation de l’offre ; pour les bibliothèques : réduction des acquisitions, appauvrissement des collections, réduction des animations ; pour les festivals du livre : moins d’auteurs, d’autrices et d’artistes invités, moins d’actions de médiation, disparition de certains événements ; et pour nous tous et toutes : moins de choix, moins de liberté, moins d’espaces de rencontre et de débat, moins d’histoires à se raconter, moins de mondes à découvrir, moins d’imaginaires à partager. » Texte complet et liste des signataires ici

À VOIR EN FAMILLE – À l’Usine à gaz, 1 rue César-Soulié 1 à Nyon (Suisse), le samedi 24 janvier 2026, à 17 heures, et le dimanche 25 janvier, à 11 heures, Turlututu !, spectacle de la graphiste Céline Nidegger d’après l’album de Maurice Sendak.  « Jennie est une petite chienne bien nourrie, bien aimée, bien rangée mais qui s’ennuie ferme entre sa gamelle, sa plante verte et son maître. Alors un matin, elle prend son courage et sa valise, claque la porte et s’élance vers le vaste monde. Dans Turlututu !, Céline Nidegger invente une fable lumineuse remplie de chansons et où l’on apprend qu’il faut parfois savoir quitter son confort pour grandir. Marionnettes, poupées et décors colorés se succèdent comme autant de petits mondes à explorer. Sur scène, rires et surprises se mêlent et le public devient complice. Un très joli voyage initiatique où chaque rencontre devient une promesse de découverte et d’amitié. » Dès 7 ans. Page dédiée sur le site du théâtre ici.

EXPOSITION – Depuis le jeudi 15 janvier et jusqu’au samedi 14 février 2026, à la Galerie Hatch, 17 allée Aimé Césaire au Havre (Seine-Maritime), exposition consacrée à Vincent Broquaire. « Dessinateur funambule, Vincent Broquaire peuple les lieux qu’il investit de petits personnages. Tant leur échelle que les gestes qu’ils exécutent leur permettent de travailler l’espace, de bouger les lignes et de déplacer le regard. Avec L’Évasion, paru en janvier 2026 au sein de la collection « Périscope » chez Les Grandes Personnes, c’est dans l’espace du livre que ces personnages se déploient, à travers le projet essentiel et dérisoire qui les anime : s’en échapper, fuir, disparaître. Au gré des pages de l’ouvrage, puis des murs de la galerie, il s’agit pour ces protagonistes récalcitrants d’arpenter, coopérer, rebondir pour aménager des stratagèmes qui leur permettent de quitter cet endroit sans lequel ils n’existeraient pas pourtant, mus par l’espoir collectif de refuser de subir un récit dont ils tirent le fil. […] Les dispositifs de Vincent Broquaire tirent leur puissance de leur simplicité : une certaine évidence, par l’économie de moyens, lorsque pour transformer un endroit en espace il suffit d’une feuille, d’un pli, d’un désir, d’un point, d’une ligne et d’un plan. » Site de la galerie ici.

SIX D’UN COUP – Fabula accueille, sur son site, mises en ligne avec le soutien de l’université de Lausanne, les contributions du colloque Adolescences romanesques : la génération des « Six Compagnons » (1960-1980) qui s’est tenu à l’université de Caen-Normandie INSPE, les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024. « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978) permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » C’est ici.

TOURISME LITTÉRAIRE – Un gîte 4 étoiles inspiré d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll verra le jour en 2026 dans la commune de Vic-sur-Seille (Moselle) : bâtisse du XVIIe siècle, trompe-l’œil, décors narratifs, ambiance de conte de fées, accueil possible de six personnes. « Ce premier gîte sera suivi de deux autres hébergements thématiques, également inspirés des contes, créant ainsi une offre originale et cohérente au sein d’un même site. Moselle Attractivité a accompagné les porteurs de projet sur l’ensemble des volets stratégiques : positionnement, cibles de clientèles, mise en cohérence avec la nouvelle stratégie touristique départementale, valorisation de la destination. » Le projet, d’un investissement total de 103 559,00 euros, bénéficie d’un soutien du Département de la Moselle à hauteur de 29 340,00 euros.

AUSTÉRITÉ BUDGÉTAIRE (1) – Carole Thibault, directrice du Théâtre des Îlets, Centre dramatique national (CDN) de Montluçon, témoigne sur France Culture. « Il y a deux ans,  le département de l’Allier nous a dit : on va vous couper une subvention, alors choisissez laquelle : celle qui vous permet de tourner en zone rurale dans les médiathèques ou celle pour la petite enfance. On a joué à plouf-plouf et c’est tombé sur la seconde. L’année suivante, le département a aussi coupé l’aide qui nous permettait de tourner dans les médiathèques. »

FORMATION – La journée professionnelle de la Fête du livre jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) se déroulera le jeudi 26 février 2026, de 9 heures à 17 heures. « Où en est-on du rapport des jeunes à la lecture ? La littérature jeunesse est un secteur qui résiste aujourd’hui plus que la littérature adulte mais il ne faudrait pas occulter la précarité des auteurs, ni le paysage politique, idéologique actuel ; la fragilité des maisons d’édition et des librairies indépendantes ; ainsi que la baisse notable de la lecture. La journée abordera ces problématiques et donnera aux participants des outils, des exemples, des modèles pour essaimer des projets dans leurs structures et leurs territoires à travers trois temps forts : le renouveau de la littérature jeunesse, l’état des lieux de l’édition jeunesse,  la médiation du livre. Avec, notamment, la participation de Sophie Van der Linden, Chiara Ramera, Thierry Magnier, Florence Bianchi. Le programme détaillé est ici. Pour s’inscrire, c’est .

EXPOSITION – Du mercredi 21 janvier au samedi 14 mars 2026, à la bibliothèque Bonnefoy, 4 rue du faubourg Bonnefoy à Toulouse (Haute Garonne), exposition consacrée à Bernadette Gervais. « Bernadette Gervais, autrice-illustratrice jeunesse, a décliné plusieurs de ses ouvrages dans une installation interactive, ludique et poétique. Autour de ses dessins originaux, le livre se transforme en jeux, en puzzles grands formats, en balançoires ou encore en panneaux mobiles pour dessiner ou colorier. Avec une interrogation constante sur notre environnement – nature, saisons, objets – Bernadette Gervais invite à questionner le processus de la métamorphose. De l’œuf à la chenille, de la chenille au cocon… on regarde, on contemple les transformations de la nature. » Vernissage le mercredi 21 janvier, à 17 heures.

ESPACE GAME – Le Théâtre Tremplin, 7 rue Bon Pasteur à Avignon (Vaucluse),  propose, à partir du samedi 17 janvier 2026, tous les week-ends, de 11 heures à 18 heures, et tous les jours, du 16 février au 1er mars (période de vacances scolaires), une exposition immersive consacré à l’univers de Jules Verne. « Il semblerait que l’esprit de Jules Verne se cache dans ce théâtre. Partez pour une aventure autour du monde à la découverte des inventions les plus surprenantes. Une expérience féerique et ingénieuse où sciences, énigmes et sensations s’entremêlent pour émerveiller petits et grands à travers décors extravagants et installations son et lumière. » Matthieu Tondeur, directeur artistique de l’exposition, explique : « On ne veut pas retracer toute la biographie de Jules Verne mais faire découvrir son univers et donner envie aux visiteurs de s’y intéresser une fois sortis. » Tarif adulte : 14,00 €. Tarif enfants : 10,00 euros enfants. Réservations ici.

PARUTION – Vient de paraitre l’ouvrage collectif Sur la piste de Blueberry. « À l’occasion des 60 ans de la série culte créée par Jean-Michel Charlier et Jean Giraud, de grands auteurs rendent hommage à Mike Steve Blueberry. C’est ainsi qu’Anlor, Alberto Belmonte, Dominique Bertail, Michel Blanc-Dumont, Blutch, Olivier Bocquet, Vincent Brugeas, Stefano Carloni, Alexandre Coutelis, Fred Duval, Jérôme Félix, Paul Gastine, Goossens, Mathieu Lauffray, Lu Ming, Jean Mallard, Milo Manara, Enrico Marini, Mathieu Mariolle, Thierry Martin, Matz, Ralph Meyer, Félix Meynet, Vincent Perriot, Corentin Rouge, Olivier Taduc, Ronan Toulhoat, Jean-François Vivier, Philippe Xavier ont créé chacun une histoire courte ou une illustration. » Dargaud 2025, 128 pages, 21,50 euros.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 9 janvier et jusqu’au samedi 14 mars 2026, à la Médiathèque Danièle Damin, 122 route d’Albi à Toulouse (Haute Garonne), mise en place de l’exposition Maintenant le cirque conçue par la Compagnie dirigée par Colline Garcia. « Si nous avons souhaité créer des illustrations de cirque, c’est pour répondre à une nécessité face à ce constat : très peu d’illustrations empruntent les codes du cirque actuel. Bien au contraire, les images du cirque sont empreintes des codes du cirque traditionnel, dans lesquelles la performance, les animaux, les costumes à paillettes, les clowns, les stéréotypes de sexe, occupent une large place. Les dessins uniquement basés sur les codes et images du cirque traditionnel nous confortent certes dans une vision bucolique et folklorique du cirque mais elles participent aussi à reproduire sans cesse une vision en complet décalage avec la création circassienne contemporaine. Dans cette exposition, nous souhaitons présenter une version actualisée du cirque contemporain, dans un univers intemporel et coloré permettant de participer efficacement au renouvellement de l’iconographie circassienne. » Illustrations signées Kamy Dobï, Margaux Othats et Chloé Cassage. Page dédiée ici. Le site de la compagnie est  .

UNE RARETÈ – Gallimard publie, sous étui, Histoire du Petit Mouck de Louis-Ferdinand Céline. « On sait quelle importance revêtaient aux yeux de Céline les contes et lectures de l’enfance. Les aventures du petit Mouck imaginées par l’écrivain, transcrites et illustrées par sa première épouse, Édith Follet, pour leur fille Colette, constituent un document biographique méconnu des lecteurs de Céline. Ce conte oriental inspiré d’un classique allemand reparaît aujourd’hui dans une édition en fac-similé d’après le manuscrit original, présentée par Gaël Richard. » Improvisé oralement par Louis Destouches vers 1923, transcrit et illustré, au jour le jour, par sa mère alors que Colette n’a pas encore quatre ans, le conte était paru une première fois, en 1994, dans Paris-Match. « Fruit des soins et de l’attention portés par le couple à leur fillette, ce livret illustré fut, au dire de Colette, le premier livre  de son père. Conçu en partie pour lui apprendre à lire – d’où sa rédaction partielle en petites capitales –, ce lien de papier et de rêves la rattacha longtemps à ses deux parents, après leur séparation en 1926. » (Gaël Richard). Gallimard/NRF 2026, 56 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – L’auteur, illustrateur et sculpteur Christian Voltz expose ses Trésors minuscules, depuis le samedi 10 janvier et jusqu’au samedi 7 mars 2026, en Belgique, au Centre culturel de Hotton, 55 rue des écoles. « L’exposition présente une galerie de personnages hétéroclites réalisés avec des objets de récupération, ainsi que des céramiques et des gravures. On y découvrira aussi sous forme de panneaux pédagogiques la chronologie de la création d’un livre. L’exposition est enrichie d’un coin lecture, d’un atelier créatif en autonomie à la manière de Christian Voltz , de courts-métrages d’animation et d’un entretien filmé de l’auteur-illustrateur. » Une visiteuse explique : « C’est un univers un peu décalé, donc ça me plaît énormément. C’est des bouquins que j’ai beaucoup lus à mes enfants quand ils étaient plus petits ». Site du Centre culturel ici.

LES GRANDS MOYENS – La librairie indépendante Violette and Co, 52 rue Jean-Pierre Timbaud à Paris, a été perquisitionnée, le mercredi 7 janvier 2026, dès l’ouverture du magasin, par cinq policiers et un substitut du procureur du parquet de Paris. La gérante témoigne : « Ils nous ont demandé si on avait en stock des exemplaires du livre From the river to the sea. On a dit non. Puis ils ont fouillé la salle jeunesse, sont descendus dans la cave, ont sorti les livres, un par un, pour les contrôler. Ils ont dû ouvrir environ une trentaine de cartons. Ils ont fouillé les rayonnages publics et les espaces réservés aux personnels, la salle de pause. C’était flippant. » Violette and Co explique avoir vendu quelques dizaines d’exemplaire du livre suite à un dépôt spontané de l’éditeur mais n’avoir jamais refait de stock. La police est donc repartie bredouille. « Les policiers nous ont dit plusieurs fois que le livre était interdit et qu’il était illégal de le vendre. Pourtant, il n’y a aucune décision de justice en ce sens. On a vérifié plusieurs fois et ce n’est pas trouvable. On ne commercialise pas de livres interdits. Notre lieu est beaucoup trop important pour qu’on prenne ce genre de risque. » Quand on l’interroge, la Commission de surveillance et de contrôle des publications pour la jeunesse répond avoir émis et transmis au ministère de l’Intérieur, le 14 novembre 2025, un avis négatif. From the river to the sea (Social Bandit Media, 2022) dont le titre reprend un slogan pro-palestinien avéré témoignerait, de fait, selon l’analyse des commissaires, d’un « parti pris historique et idéologique » incompatible avec une mise en vente sur le territoire français. Si le ministère de la Culture a, lui aussi, eu connaissance en novembre de cet avis, il ne sera, curieusement, communiqué aux librairies que le lendemain de la perquisition chez Violette and Co. La librairie parisienne dénonce, en cette affaire, « une dérive autoritaire inédite et préoccupante », spectaculaire et non fondée juridiquement. De son côté, le Syndicat de la librairie française « s’étonne que la justice puisse reprocher à une librairie de vendre un livre dont l’interdiction d’importation n’était connue de personne, pas même de son éditeur. En effet, en dehors de l’avis de cette commission, aucun acte réglementaire formalisant l’interdiction d’importation de ce livre n’est disponible contrairement à ce qu’impose la loi. Cette base juridique inexistante ou fragile soulève donc au moins deux questions : la première sur le fondement d’une telle perquisition, la seconde sur l’impossibilité, pour l’éditeur, de former un recours contre une décision qui n’a pas été formalisée. » L’événement survient dans le contexte d’une vague d’attaques, dans plusieurs villes françaises, contre des librairies soutenant la Palestine.

UN PROGRAMME POUR UN AN – Le Centre national de la littérature pour la jeunesse (CNLJ) diffuse la version papier de son catalogue 2026 : stages, formations à la carte, journées d’études, colloques, rencontres sur site, etc. Le document est disponible en ligne. C’est ici. N’hésitez pas à le télécharger et à le consulter au fil des mois.

JULES VERNE – Sur France Culture, mise en ligne de cinq postcasts Les Mondes de Jules Verne réalisés par Federico Polo Devoto. « Un auteur prolifique dont l’œuvre compte nombre de classiques parmi lesquels Le Tour du monde en quatre-vingts jours, Vingt mille lieues sous les mers, Michel Strogoff, ou Voyage au centre de la terre. Cent-vingt ans après sa mort, Jules Verne est le deuxième auteur le plus traduit dans le monde, mais son influence va bien au-delà de la simple littérature. Vulgarisateur scientifique, visionnaire hors norme, Verne a non seulement façonné les imaginaires collectifs, mais il a aussi annoncé l’exploration de l’espace et des abysses avec près d’un siècle d’avance. » C’est ici.

SALON – La vingt-quatrième édition du Festival du livre de jeunesse Occitanie se déroulera, à Saint-Orens de Gameville (Haute-Garonne), les samedi 24 et dimanche 25 janvier 2026. Un programme riche et diversifié à découvrir ici dans sa totalité. Signalons les deux journées professionnelles : la première, le vendredi 23, qui, pour parler poésie, recevra Pierre Soletti, Fabienne Swiatly, Thomas Vinau, Odile Flament (pour les éditions CotCotCot) et Alain Serres (pour les éditions Rue du Monde ; la deuxième, le samedi24 qui,  avec Frédéric Maupomé, président d’honneur de la Ligue des auteurs professionnels, et Guillaume Lanneau, président de la Saif, abordera la question des  droits d’auteurs et d’autrices. Il est prudent de réserver à cette adresse

AVEC OU SANS ISRAËL – Les organisateurs de la Foire du livre de jeunesse de Bologne (Italie) ont répondu négativement à la demande d’emplacement de l’Israel Institute of Biblical Studies (Institut israélien de littérature hébraïque), organisme financé par les ministères israéliens de la Culture et des Affaires étrangères pour promouvoir la littérature du pays à l’étranger, indiquant qu’une entité d’État officielle israélienne ne sera pas autorisée à exposer sans fournir de justification détaillée publique. Cette exclusion intervient dans un contexte de boycott culturel et éditorial plus large visant des institutions associées à l’État d’Israël ou à des acteurs perçus comme complices de violations des droits humains envers les Palestiniens. Alors que certains acteurs du secteur se félicitent de cette décision, d’autres estiment qu’une exclusion d’un organisme littéraire d’État pourrait limiter les opportunités de dialogue culturel et d’échanges littéraires entre auteurs et lecteurs de différentes régions du monde.

EXPOSITION – La Maison du Père Castor, 253 route Roule Galette à Meuzac (Haute-Vienne) propose, du mardi 13 janvier au samedi 28 février 2026, une exposition Gerda Muller fête ses 100 ans. « À l’approche de l’anniversaire de l’artiste Gerda Muller, la Maison du Père Castor a le plaisir d’exposer ses illustrations originales et ses nombreux albums. Venez découvrir les illustrations de cette célèbre artiste originaire des Pays-Bas, qui a illustré des centaines d’albums jeunesse chez de nombreux éditeurs, et notamment les célèbres albums Marlaguette, Les Bons amis, Sinikka de Finlande (collection « Enfants de la Terre »), Perlette goutte d’eau, ainsi que le jeu Chacun sa province au Père Castor Flammarion Jeunesse. » Le site de la Maison du père Castor est ici.

REVUE – Le dossier du numéro 246 (décembre 2025) de NVL la revue, que publie, à Bordeaux, le Centre Denise Escarpit, est titré Lisons à haute voix ! Pour qui ? Pour quoi ? « Ce numéro explore la lecture à voix haute qui s’adresse à tous et en tous lieux, pratique qui prend un tel essor qu’elle devient un métier dont parlent deux lecteurs publics. Pratique de la voix aux racines lointaines, dans une poésie originelle, une rythmique qui trouve un nouvel écho passionnant chez les jeunes aujourd’hui. Plongez dans cet univers où chaque mot résonne et où chaque histoire devient une aventure collective, un moment de partage inoubliable. Découvrez comment la lecture à voix haute peut transformer les relations et enrichir les esprits, en rendant la littérature accessible à tous. » 84 pages, 17,00 euros. Abonnement annuel ici.

UN HAPPY MEAL SINON RIEN – McDonald’s France dévoile la douzième collection de son programme Un jouet ou un livre, soit dix-huit histoires imaginées par Agnès Martin-Lugand et illustrées par Marine Gosselin ou Yen Abis. « Conçue comme une véritable porte ouverte sur le monde, cette collection promet des aventures vibrantes, la découverte des merveilles du monde et une envie irrésistible d’explorer la planète page après page. » L’entreprise rappelle que, depuis la première compagne de 2015, 177 millions de livres ont été distribués. La  collection nouvelle, « Un Monde à raconter », permet donc à Colette et Idriss, héros voyageurs de la série, de découvrir dix-huit merveilles du monde, de la Grande Muraille de Chine aux chutes du Niagara, du Colisée aux pyramides de Gizeh, en passant par la forêt Amazonienne ou le Taj Mahal. Cette opération de marketing développé en partenariat avec Hachette Jeunesse et avec la complicité du Centre national du livre (CNL) est, une nouvelle occasion  « de partager un moment de découverte en famille et de donner l’envie d’en apprendre toujours d’avantage sur les merveilles de notre monde. »

PARUTION – Vient de paraitre L’Histoire du journal Bravo ! de Frans Lambeau et Jean Fontaine. « L’histoire du journal Bravo ! n’est pas seulement le récit d’un hebdomadaire pour enfants, c’est une authentique page d’Histoire dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et de la Libération, de la collaboration, du séquestre, de l’essor de la bande dessinée belge. Bravo! a navigué dans les remous de la guerre, mais à l’aube des années 50, il prend l’eau et touche le fond, ignoré par les générations d’après-guerre. Dans ce magazine, de grands noms de la BD ont commencé leur prestigieuse carrière : E.P.Jacobs, W. Vandersteen, J. Martin sous le pseudonyme de Marleb, Uderzo, Sirius, Cuvelier, Trubert, Dratz, Tenas, Laudy, Rali, Reding, et bien d’autres. Ce beau livre est l’aboutissement de recherches approfondies entreprises par deux collectionneurs chevronnés qui ont, pendant plus de six ans, dépoussiéré les 495 fascicules de ce journal devenu légendaire. » Didier Pasamonik précise : « Le magnifique travail de Jean Fontaine et Frans Lambeau donne un fort volume truffé de documents inédits issus des archives d’instruction de la justice belge et de reproductions rares du journal. Cela donne un récit précis et documenté qui montre comment Meuwissen, [le fondateur de l’hebdomadaire], collabora étroitement avec la propagande allemande pour établir un véritable monopole tant éditorial qu’industriel, prenant le contrôle d’imprimeries-clé. » Éditions de l’Èlan 2025, 464 pages, 79,00.

C’EST CADEAU – Comme en 2024, la ville de Cergy (Val d’Oise) a remis, courant décembre, aux 1124 élèves scolarisés en cours préparatoire un album de littérature jeunesse. « Plusieurs études le montrent : il existe un lien étroit entre la maîtrise de la lecture et la réussite scolaire. Pourtant, le constat interroge : les jeunes passent aujourd’hui dix fois plus de temps sur un écran (3 heures 11 en moyenne par jour et jusqu’à 5 heures 10 chez les 16-19 ans) qu’à lire des livres pour leurs loisirs (19 minutes par jour). Et la tendance s’accentue ces dernières années. » Cette année, à Cergy, les livres offerts étaient : Jules et le renard de Joe Todd-Stanton (école des loisirs, 2019) et Un voyage extraordinaire de Philip Waechter (Didier jeunesse, 2024). « Deux ouvrages, sélectionnés en concertation avec l’Éducation nationale, qui abordent des valeurs comme l’amitié, l’entraide, la confiance, la liberté ou le courage. »

EXPOSITION –  Le Centre culturel La Villa, 26 place Guido Gezelle à Ganshoren (Belgique) accueille, du samedi 17 au samedi 31 janvier 2026, en partenariat avec la Fondation Battieuw-Schmidt et la Ligue des familles,  une exposition Frimousses multiples, des histoires à déconstruire, accès sur le portrait.  » Les contes traditionnels pour enfants véhiculent encore des valeurs d’un autre temps où les stéréotypes sont nombreux et participent à les ancrer dans notre imaginaire collectif. Aujourd’hui, il existe des histoires qui représentent toutes les diversités, qu’elles soient culturelles, de genre, de familles ou encore d’handicap. Loin des clichés, elles permettent à chacun.e de se reconnaître et de trouver sa place dans une société plus inclusive. » Vernissage le vendredi 16 janvier, à 19 heures. » L’exposition s’adressant autant aux plus petit.es qu’aux plus grand.es, nous vous proposons le samedi 24 janvier, à 14 heures, une séance d’écoute de podcast pour les adultes et des racontines pour les enfants. » La page dédiée est ici.

AU CINÉMA AUSSI – La série de livres « Monsieur Madame » imaginée par l’auteur britannique Roger Hargreaves va être portée à l’écran. « Le film rendra hommage à l’humour, la personnalité et la convivialité qui ont rendu les personnages originaux emblématiques, tout en invitant un nouveau public à travers le monde à les découvrir de manière audacieuse, cinématographique et contemporaine. » (communiqué de presse de StudioCanal, de Heyday Films et du groupe japonais Sanrio, propriétaire des droits). La série a déjà été adaptée, en films d’animation, pour YouTube, et une nouvelle réalisation est en cours de production pour la télévision. Depuis 1971, plus de 250 millions de livres ont été vendue dans trente pays.

LIRE ENSEMBLE – L’Agence quand les livres relient annonce une rencontre nationale Lire ensemble des albums comme autant de leviers… en salle d’attente de PMI et à la maison, le vendredi 30 janvier 2026, de 9 heures à 17 heures 15, à la Maison de la poésie, passage Molière à Paris, avec les interventions de Claire Courdeau, médecin de PMI (Gironde) et membre du comité de pilotage du projet Dans la salle d’attente… lire ensemble à la PMI, Olivier Duris, psychologue clinicien, docteur en psychopathologie et psychanalyse, hôpital de jour pour enfants André-Boulloche (association Cerep-Phymentin), Sylviane Giampino, psychologue de l’enfance, psychanalyste, présidente du Conseil de l’enfance et de l’adolescence du Haut conseil de la famille de l’enfance et de l’âge (HCFEA), Sophie Marinopoulos, psychologue et psychanalyste, fondatrice du concept d’accueil parents-enfants Les Pâtes au Beurre, Aline NGuyen Van Phi, médecin de PMI (Toulouse), Marguerite Prévot, médecin de PMI (Paris 20e) et membre du bureau du Syndicat national des médecins de PMI (SNMPMI). Journée animée par les administrateu.rices de l’Agence quand les livres relient Frédéric Boyer (lecteur, formateur, coordinateur de l’association L.I.R.E), Michèle Briziou (présidente) Katy Feinstein (bibliothécaire, spécialiste en littérature de jeunesse et formatrice), Julien Maréchal (directeur de la Petite Bibliothèque Ronde) et Léo Campagne Alavoine, (directrice de l’Agence)ainsi que Charlie Nassar (présidente de l’association (Z)oiseaux livres). Formulaire d’inscription ici.

SORTIE DE CRISE – Deux mois après le clash avec la société Neuvième art plus et l’annulation du Festival international de la bande dessinée de 2026, l’Association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême (ADBDA), qui regroupe l’ensemble des partenaires publics et privés de l’évènement, a tenu son assemblée générale le vendredi 9 janvier 2026. A été acté le lancement d’un appel à projets permettant de trouver un opérateur pour un contrat de cinq ans, avec possibilité d’une année supplémentaire, le contrat pouvant être dénoncé deux ans avant son terme. Le lauréat, choisi par un jury indépendant, devra proposer une nouvelle dénomination, une marque dont l’ADBDA restera propriétaire. On connaîtra, à la mi-avril, le nom de l’opérateur qui prendra en charge le festival d’Angoulême à compter de 2027. Pour mémoire, le Grand Off de la BD d’Angoulême aura lieu du jeudi 29 janvier au dimanche 1ier février 2026. « Pendant quatre jours, la bande dessinée investira Angoulême à travers des expositions, rencontres, dédicaces, tables rondes, et concerts ainsi que des événements dédiés au jeune public pour un moment de partage joyeux et culturel ». Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Les musées, c’est dès la petite enfance ! sous la direction de Sylvie Rayna. « L’ambition de cet ouvrage polyphonique est d’informer et de convaincre afin de garantir, partout, les droits culturels des jeunes enfants et de leurs familles. Pour cela il faut faire connaître les expériences de qualité et les conditions propices à leur déploiement sur les territoires. Les actions précoces d’éveil artistique et culturel sont reconnues dans le rapport de Sophie Marinopoulos comme un moyen d’humanisation, de lutte contre la malnutrition culturelle  et contre les inégalités : les expériences muséales en petite enfance, encore insuffisamment et inégalement développées, contribuent à ce processus. Dans cet ouvrage, les professionnels des musées, des arts et de la petite enfance témoignent de leur travail commun pour proposer des parcours sensibles et significatifs pour les tout-petits comme pour les adultes qui les accompagnent. » érès 2025, 320 pages, 28,00 euros.

POUR LE JEUNE PUBLIC – Le Festival Momix met à l’honneur le spectacle vivant pour les enfants, pour les adolescents et pour leurs  familles. Le programme de la trente-cinquième édition s’articulera autour de l’imaginaire et de nombreuses compagnies internationales viendront  y jouer leurs spectacles : une programmation mêlant théâtre, cirque, musique, danse, marionnettes, théâtre d’objets avec toujours, l’envie d’émerveiller les enfants et de rassembler les générations. Ce sera du mercredi 28 janvier au dimanche 8 février 2026, à Kingersheim et dans toute l’Alsace. « Les soubresauts du monde et les peurs qu’ils génèrent nous parviennent, nombreux et inquiétants. L’époque n’est pas à la stabilité, à la confiance ni à la valorisation d’une pensée complexe. Comment lutter contre des supports de diffusion de l’information qui résument en 30 secondes des sujets qui mériteraient plusieurs heures de débat ? Comment dans ce contexte continuer à accompagner nos enfants vers la bienveillance, l’ouverture aux autres, la constitution de l’esprit critique ? Comment se ménager avec eux des moments de plaisir, d’émerveillement, d’émotion, de réflexion ? Les spectacles à destination du jeune public nous offrent ces moments-là, nous aident à parler avec les plus jeunes du monde dans lequel nous vivons, nous proposent des émotions et de l’évasion. Reflets de la création européenne, les spectacles de l’édition 2026 sauront vous surprendre et vous toucher au cœur. » (Marie Normand, directrice artistique). Le site de la manifestation est ici.

PARUTION – Paru il y a quelque temps Construire un matrimoine de la BD : créations, mobilisations et transmissions des femmes dans le neuvième art, en Europe et en Amérique sous la direction de Marys Renné Hertiman et Camille de Singly. « Le premier ouvrage scientifique traçant une histoire des créatrices de bandes dessinées pour une (re)valorisation du matrimoine. […] L’ambition de cet ouvrage est de restituer aux créatrices de BD la place qui leur revient, et de repenser l’histoire du neuvième art en s’attachant à des trajectoires, des sujets et des œuvres silenciés. S’appuyant sur les recherches menées par le groupe de travail Les Bréchoises de 2020 à 2022, le livre offre de multiples ressources permettant de dégager les contours d’un matrimoine de la BD en Europe et dans les Amériques, depuis le XIXe siècle jusqu’à la période contemporaine. »Les Presses du réel 2024, 352 pages, 18,00 euros.

EXPOSITION – Le Centre de la Gravure, 10 rue des Amours à La Louvière (Belgique) propose, du samedi 10 janvier au dimanche 22 mars 2026, une exposition Collectionner l’image : littératures jeunesse et graphique. « Après un premier arrêt à la galerie Les Brasseurs à Liège, l’exposition Collectionner l’image s’installe au Centre de la Gravure, révélant une collection inédite d’œuvres originales issues de la littérature jeunesse et graphique. Initié par les Ateliers du Texte et de l’Image (ATI) avec le soutien de la Fédération Wallonie‑Bruxelles, ce projet vise à patrimonialiser les images d’auteur·rices illustrateur·rices francophones de Belgique. Près de 200 œuvres, réalisées par plus de quarante artistes, sont réunies pour offrir un regard rare sur la création contemporaine, en dehors de l’objet-livre. Scénographiée par Maud Dallemagne et Benjamin Dupuis, l’exposition invite à explorer la richesse graphique et narrative des originaux, entre esquisses, planches, encres ou techniques mixtes. » Artistes présentés dans l’exposition par un total de cent-cinquante et une œuvres : Martina Aranda, Jeanne Ashbé, Étienne Beck, Mathilde Brosset, Anne Brouillard, Anne Brugni, Geneviève Casterman, Sarah Cheveau, Anne Crahay, Kitty Crowther, Thisou Dartois, Fanny Dreyer, Claude K. Dubois, Peter Elliott, Jean-Luc Englebert, Noémie Favart, Loïc Gaume, Bernadette Gervais, Sara Gréselle, Anne Herbauts, Benoît Jacques, Emile Jadoul, Louis Joos, Valentine Laffitte, Thomas Lavachery, Pascal Lemaitre, Marie Mahler, Vincent Mathy, José Parrondo, Chloe Perarnau, Catherine Pineur, Rascal, Lisbeth Renardy, Françoise Rogier, Mélanie Rutten, Elisa Sartori, Marine Schneider, Emilie Seron, Valfret, Michel Van Zeveren, Giulia Vetri, Aurélie William Levaux, Gaya Wisniewsk. Page dédiée ici.

REVUE – Le numéro 33 de janvier-février-mars 2026 de la revue Les arts dessinés rassemble, comme pour chacune des parutions du périodique, articles très illustrés et informations. La grande interview est consacrée aux Marion Fayolle et c’est Cathia Engelbach qui interroge. Côté jeunesse encore, une page consacrée à Blexbolex, six pages consacrées à Julia Sardà interrogée par Laura-Crevei-Floyd, six pages à propos de Marie Mirgaine, quelques mots sur Quentin Blake et deux pages évoquant les vingt-cinq ans du musée de l’illustration jeunesse de Moulins. Sommaire détaillé et conditions d’abonnement sur le site de la revue. En kiosque, c’est 19,00 euros.

UN CHANGEMENT AU CNLJ – Romain Gaillard, conservateur en chef des bibliothèques, quitte la direction du Centre national de la littérature pour la jeunesse, poste qu’il occupait depuis 2022. Céline Meyer lui succède. « C’est avec beaucoup d’enthousiasme que je prends aujourd’hui la responsabilité du Centre national de la littérature pour la jeunesse. Héritier de La Joie par les livres, le CNLJ est pour moi un lieu vivant de réflexion et de transmission autour de la littérature jeunesse sur l’ensemble du territoire. De la Petite Bibliothèque Ronde de Clamart aux médiathèques de Plaine Commune, mon parcours s’est construit au contact des livres et de celles et ceux qui les font vivre. La littérature jeunesse ouvre des espaces pour penser le monde, nourrir l’imaginaire, aiguiser la sensibilité et bâtir des références communes. Ensemble, faisons vivre la littérature jeunesse dans toute sa diversité et ses enjeux contemporains. »

À VOIR EN FAMILLE  –  Le mercredi 14 janvier 2026, à 18 heures, le Théâtre de La Tête Noire, 144 ancienne route de Chartres à Saran (Loiret) propose, en représentation tout public, Fiesta de Gwendoline Soublin (éditions Espaces 34, 2021) dans une mise en scène de Steve Brohon pour le Théâtre des Trois clous. « Depuis toujours, Nono n’a qu’une idée : faire une gigantesque fiesta pour ses dix ans. La liste des invités, les guirlandes colorées, les jeux, la playlist, tout est prêt. Seulement un phénomène inattendu déboule : la tempête Marie-Thérèse. Une ode à l’amitié, la débrouillardise et l’imagination de la jeunesse, pour affronter ensemble un monde qui peu à peu se dérègle. » Avec, pour les neufs rôles, Camille Trophème, Laure Coignard et Nicolas Spina-Ivora. À partir de 7 ans. Réservation ici. Le site du Théâtre des Trois clous est .

PARUTION – Vient de paraitre Du folklore enfantin aux enfants musiciens par Anne Damon-Guillot. « Exploration du rôle des comptines dans l’apprentissage, la transmission et la création, à travers une étude historique et ethnographique. L’auteure analyse la construction du folklore enfantin en France depuis le XIXe siècle et critique les représentations culturelles de l’enfance, offrant une perspective interdisciplinaire sur ces pratiques vivantes mais méconnues. » CTHS 2025, 300 pages, 32,00 euros.

PARUTION – Vient de paraitre  En quête d’un grand peut-être – tome 2 : a-t-on encore besoin de la littérature ado ? de Tom et Nathan Lévêque. « Un nouveau livre de référence pour les passionné·es de littérature ado. Les ados lisent-iels encore de la littérature ado ? Passent-iels plus de temps sur TikTok ? Doit-on censurer la Dark Romance ? Et le manga ? C’est quoi un roman ado, au fait ? L’Éducation nationale promeut-elle assez la lecture, et celle pour la jeunesse ? Ce sont autant de questions auxquelles Tom et Nathan Lévêque essaient de répondre dans ce nouveau livre, cinq ans après En quête d’un grand peut-être : guide de littérature ado (vendu à 10 000 exemplaires). À nouveau, les deux auteurs spécialistes de la littérature ado vous proposent de partir, carte et lampe torche à la main, à l’exploration de ce paysage littéraire : dates et chiffres clés, incontournables, portraits, analyses de ses grands genres et de ses grandes thématiques, pressions politiques et questions sociétales qui la traversent. Ce livre de référence vous donnera les outils pour arpenter une littérature au moins aussi riche à défricher que les autres ! Préface de Sophie Van der Linden, édition par Clémentine Beauvais. Avec des articles de Lucie Kosmala, Florie Maurin, Jeanne Seignol, (Jeannot se Livre) Zoé Spartacus et Lydie Tabarin. Et onze nouvelles inédites de Marie Alhinho et Nine Gorman, Mickaël Brun-Arnaud, Christelle Dabos, Yasmine Djebel, Nell Gallais, Clara Héraut, Aylin Manço, Laura Nsafou, Isabelle Pandazopoulos, Marie Pavlenko et Esmé Planchon. » éditions Du Grand Peut-Être 2025, 240 pages, 18,50 euros.

EXPOSITION – Au Musée de Poche, 41 rue de la Fontaine au Roi à Paris, depuis le mercredi 26 novembre 2025 et jusqu’au samedi 17 janvier 2026, exposition Georges le collectionneur désordonné avec les illustrations originales de Pauline Ferrand et les créations variées d’artistes complices inspirées de l’album publié chez Grasset. « Georges adore observer la répétition des choses. Il n’est pas très à l’aise avec les gens, mais il aime collectionner toutes sortes d’objets. Partage son quotidien atypique et découvre ses passions, aux noms plus rigolos les uns que les autres. Tiens, d’ailleurs, sais-tu ce qu’est un conspersiophile, un légufrulabélophile, un calcéologiste, un bolophile ou un capéophile ? Eh bien, Georges est tout cela, et même plus encore. » Site du musée ici.

UN ÉVÈNEMENT NATIONAL – Les dixièmes Nuits de la lecture que pilote le Centre national du livre (CNL) se tiendront du mercredi 21 janvier au dimanche 25 janvier 2026 autour du thème Villes et campagnes. « La vision des relations ville-campagne qui a majoritairement prévalu jusqu’au milieu du XXe siècle, opposant classiquement territoires urbains et territoires ruraux, a été la source d’inspiration de nombreux romans et d’œuvres littéraires, dans tous les genres, du polar à la science-fiction, en passant par la poésie. Sous sa forme disparue, contemporaine, futuriste ou fantasmée, la ville, inspiratrice et muse, nourrit l’imaginaire littéraire et artistique, ainsi que les études sociologiques et géographiques urbaines. Véritable motif littéraire au XIXe siècle, la ville est ce lieu de tous les possibles, ou de toutes les angoisses, propice à la réflexion morale et sociale. » Le site qui dit tout est ici. Pour inscrire un événement, c’est .

ON VOUS LE DIT – Le Salon Beige et le Centre européen de recherches en sciences humaines et religieuses (CERSH) annoncent « le projet le plus important de leur histoire, Les Enfants de France [qui] marquera un tournant dans la protection de tous les enfants de France contre le mal de l’idéologie radicale de la gauche. » Pour mémoire : le Salon beige est un blog d’actualité catholique traditionnaliste créé en France en 2004 qui s’oppose à l’euthanasie, au suicide assisté, à l’avortement, au mariage homosexuel et à la théorie du genre. Classé dans le top 10 des sites complotistes français les plus visités, il est pointé par le journal Le Monde comme diffusant régulièrement de fausses informations.

PARUTION – Vient de paraitre Gotlib, une vie en Bandessinées par Julien Solé et Arnaud Le Gouëfflec. « C’est une histoire de génie, d’amour, de déconnade, de folie douce et de modestie : comment Marcel est-il devenu Gotlib ? C’est l’histoire de l’homme caché derrière l’artiste, à moins que ce soit l’inverse. Un homme avec ses fêlures, son énergie, sa résilience, son talent et la découverte du super-pouvoir de l’Umour. De son destin d’enfant caché pendant la guerre à la création de Fluide Glacial, de ses premières amours à la « Rubrique-à-Brac », des années Pilote et de sa rencontre avec Goscinny à l’aventure de L’Écho des Savanes, de la création de Gai-Luron à celle de Hamster Jovial, la vie du maestro comme si vous y étiez ou presque, discrètement posé sur son épaule façon coccinelle. » Fluide Glacial 2025, 88 pages, 20,00 euros.

THE CAT IN THE HAT – Dans les archives de la bibliothèque Geisel Library de l’université de Californie à San Diego, a été récemment retrouvé un manuscrit de Dr. Seuss, intitulé Sing the 50 United States !, accompagné d’un croquis de couverture et d’annotations d’illustration et de direction artistique. Le texte de Theodor Seuss Geisel (1904-1991) que publie Penguin Random House paraitra le mardi 2 juin 2026, jour du 250ᵉ anniversaire des États-Unis. Il s’agira bien de l’édition d’un travail abouti et non d’un fragment inachevé que Penguin Random House aurait eu à finaliser. L’illustrateur Tom Brannon devra toutefois compléter les images, dans la veine propre à Theodor Seuss Geisel. Le livre qui met en scène le célèbre chat chapeauté accompagné de deux little cats invitera les jeunes lecteurs à nommer les cinquante États américains à travers des rimes colorées et ludiques fidèles au style de Dr. Seuss. Un tirage initial de 500 000 exemplaires est envisagé et une carte des États-Unis ornera la jaquette. Outre ce tirage, un programme annexe de distribution est annoncé en collaboration avec l’organisation First Book et des exemplaires du livre seront remis gratuitement à des élèves de tous les États dans un sac à dos contenant également des fournitures scolaires et d’autres titres de Dr. Seuss. Pour mémoire : en 2021, six albums  signés Theodor Seuss Geisel ont été retirés de la vente par Dr. Seuss Enterprises, pour cause de racisme.

PARUTION – Paru il y a quelques années Pouvoirs de la lecture : de Platon au livre électronique de Peter Szendy. « Lorsque je lis, une voix en moi m’intime de lire, tandis qu’une autre s’exécute, prêtant sa voix à celle du texte, comme le faisaient les antiques esclaves lecteurs que l’on rencontre notamment chez Platon. Lire, c’est habiter cette scène qui, même lorsqu’elle est intériorisée dans une lecture apparemment silencieuse, reste plurielle : elle est le lieu de rapports de pouvoir, de domination, d’obéissance, bref, de toute une micropolitique de la distribution des voix. […] Cette archéologie du lire dialogue avec nombre de théories de la lecture, de Hobbes à de Certeau en passant par Benjamin, Heidegger, Lacan ou Blanchot. Mais elle s’attache aussi à ausculter, d’aussi près que possible, de fascinantes scènes de lecture orchestrées par Valéry, Calvino ou Krasznahorkai. » La Découverte 2022, 200 pages, 20,00 euros.

ILLUSTRER LE GRAND PARIS – « La Société des grands projets annonce l’ouverture du deuxième appel à candidatures du programme Illustrer le Grand Paris, conçu pour intégrer des œuvres illustrées monumentales sur les quais du futur réseau Grand Paris Express. Cette commande artistique se déploie en lien étroit avec les territoires traversés et vise à offrir aux voyageurs une expérience sensible et renouvelée du réseau métropolitain. Mené en partenariat avec le Ministère de la Culture (DRAC Île-de-France), l’Institut français et le Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, ce programme invite des illustratrices et illustrateurs professionnels à proposer une œuvre originale. L’appel à candidatures s’adresse à des professionnels exerçant dans les domaines de la bande dessinée, de l’illustration, de l’animation, du graphisme. » Le dépôt des dossiers est possible jusqu’au vendredi 6 mars 2026 inclus. L’ensemble des modalités pratiques, critères d’éligibilité et étapes de sélection est accessible à à cette adresse.

MIYAZAKI – Le magazine Le 1 publie un hors-série XL titré Miyazaki et l’art de Ghibli qui « propose d’explorer les multiples facettes de l’art de Ghibli, de la découverte de ses influences, puisées dans la culture nippone et l’observation de la nature, jusqu’aux secrets de fabrication des ateliers d’animation. Histoire de retrouver, le temps de quelques dessins bien humains, la beauté du monde et de nos vies. » En bonus, une affiche géante donnant à voir Kiiki la petite sorcière. En kiosque, 7,90 euros.

EXPOSITION – Au café associatif Le PasSage, 8 place Fontaine Couverte, à Romans sur Isère (Drôme), du dimanche 4 au vendredi 30 janvier 2026, exposition d’illustrations de Valérie Dumas. “Entre peinture et illustration, c’est un cheminement artistique qui dure depuis 1998 et ça me paraît incroyable. Née en 1964 à Saint-Etienne, j’ai toujours dessiné. C’est aux alentours de la trentaine que je me suis lancée, en me lâchant des deux mains, pour vivre de mon art. Ce fut tout d’abord la peinture, exclusivement, avant l’ouverture vers l’illustration qui s’est faite grâce à la création de livres d’artistes, souvent en collaboration avec Jean-Pierre Blanpain, artiste aux multiples talents qui est devenu mon mari. De ces livres, souvent confidentiels, en passant par des salons professionnels et les rencontres avec des éditeurs, ce cheminement a aussi permis de sauter le pas vers la littérature jeunesse […] Depuis plus de deux ans la peinture a cédé la place aux crayons de couleurs. Le plaisir incroyable du dessin sans doute.  Je n’ai pas encore détaillé tous les ressorts de ce bouleversement. » Inauguration le 4 janvier, à 11 heures 30.

UN CONTE CÉLÈBRE – À La Filature, à Mulhouse (Haut-Rhin), 20 allée Nathan Katz, les vendredi 9 et dimanche 11 janvier 2025, ultimes représentations françaises de Hansel et Gretel, conte théâtral en trois tableaux mis en musique par Engelbert Humperdinck. Livret : Adelheid Wette. « Traditionnellement présenté à Noël sur les scènes allemandes, ce conte musical inspiré par l’une des histoires les plus célèbres des frères Grimm enchante petits et grands outre-Rhin depuis plus d’un siècle. Engelbert Humperdinck y déploie avec un sens inné du merveilleux une partition à la fois opulente et subtile, où d’authentiques chansons populaires croisent des leitmotive wagnériens et de magnifiques envolées lyriques. Présenté devant un public virtuel durant l’hiver 2020, le spectacle mis en scène par Pierre-Emmanuel Rousseau renonce au folklore de la maison en pain d’épices pour renouer avec l’esprit de cruauté du conte original, incarné ici par une sorcière pleine de surprises. Un regard renouvelé porté sur un grand classique confié au chef Christoph Koncz. » En allemand avec surtitres en français et en allemand. Page dédiée ici, sur le site de La Filature.

PARUTION – Vient de paraitre, en édition limitée, le toms 1 de l’intégrale Spirou et Fantasio par Franquin. « Les premiers récits du Spirou de Franquin vous réservent encore bien des émotions. Car vous pourrez dorénavant les lire dans cette exceptionnelle version inédite, restaurée depuis les planches originales. Les histoires parues dans les albums L’héritage, Radar le robot et Quatre aventures de Spirou et Fantasio, longtemps disponibles dans une version en partie décalquée et reprise de films très abîmés, se dévoilent ainsi dans une version fidèle au dessin de Franquin. Ces récits mythiques sont également présentés dans leur découpage d’origine, pensé pour le journal Spirou, avec nombre de strips et de cases laissés de côté lors de l’édition en album. Cerise sur le calot : cette intégrale 1946-1950 est complétée par un grand dossier riche en informations et illustrations inédites, revenant sur les débuts de Franquin, l’un des géants du 9e art. » Dupuis 2025, 336 pages, 55,00 euros..

                                          ( Image empruntée à Laure Monloubou )

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FAUT-IL Y ALLER ? – Au Théâtre du Gymnase Marie Bell, 38 boulevard de Bonne Nouvelle à Paris, du vendredi 30 janvier au dimanche 5 avril 2026, Potted Potter, parodie pas vraiment officiel par Dan et Jeff. « Oublie les longues nuits passées à relire toute la saga, Potted Potter fait le boulot en soixante-dix minutes chrono. Sur scène, deux comédiens complètement déchaînés revisitent l’univers d’Harry Potter en une avalanche de gags, de costumes et de chansons qui restent dans la tête. Oui, tu auras droit à un dragon cracheur de feu, à un véritable match de Quidditch et à tous les personnages emblématiques, du Survivant jusqu’à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Même sans connaître la différence entre un Horcruxe et un Poufsouffle, Potted Potter vous fera rire aux éclats. Un divertissement familial brillant, à savourer dès six ans jusqu’à l’âge de Dumbledore (qui, lui, est très très vieux). » La page pour réserver, c’est ici.

FORMATION – Le CLJBxl, 8 rue du Frontispice à Bruxelles (Belgique), propose, le mardi 13 janvier 2026 de 9 heures 30 à 16 heures 30, une journée professionnelle  en compagnie du magazine Baïka, guide culturel pour les enfants de 8 à 12 ans sur le thème des pays du monde et de leurs cultures. Le matin : présentation générale de la presse jeunesse par Noémie Monier, rédactrice en chef de la revue et autrice. L’après-midi : atelier « une de presse » avec Lola Oberson, directrice artistique de la revue graphiste et illustratrice. La présentation du matin sera diffusée en direct sur la chaîne Youtube du CLJBxl. Informations complémentaires ici.

FROM SUISSE – Vient de paraitre, publiée par l’Institut suisse Jeunesse et Média, Ricochet et les indispensables, plaquette qui rassemble 160 ouvrages remarquables pour les enfants et les jeunes de 1 à 15 ans. « Les quelques 160 livres présentés dans les pages de cette brochure ont tous été publiés entre 2021 et 2025. Chaque titre fait l’objet d’une notice qui comprend les informations bibliographiques, des mots-clés et une recension (souvent extraite de Ricochet ou alors rédigée pour l’occasion). Nous avons opté pour un classement par âge-cible puis par nom d’auteur·rice. » Occasion « de trembler, rire, rêver, apprendre, contempler, jouer, imaginer, nous questionner, nous indigner ou nous émerveiller. » Pour commander, c’est ici.

D’APRÈS  HOFFMANN – À la Scène musicale, sis à l’Île Seguin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), après seize représentations triomphales, en décembre, à l’Opéra Nice Côte d’Azur, reprise, du mercredi 7 au dimanche 11 janvier 2026, de Casse-Noisette, célébrissime ballet de Tchaïkovski, pour petits et grands. « Il y a vingt ans, Benjamin Millepied créait son premier grand ballet, Casse-Noisette, pour le Ballet du Grand Théâtre de Genève. Cette version mêlait le vocabulaire académique à une liberté imaginative, nourrie par ses années en tant que danseur au New York City Ballet. Il retrouve cette histoire avec un langage chorégraphique distinct et un nouveau sens de l’invention. Pour cette production, il s’entoure du célèbre peintre Paul Cox, dont les décors et costumes apportent une fantaisie féerique, empreinte d’enfance. L’histoire demeure : le soir de Noël, Clara s’endort au milieu de ses jouets et rêve d’un casse-noisette qui se transforme en prince. Millepied met l’accent sur la musicalité et le rythme, laissant la chorégraphie dépasser le courant de la partition. La musique de Tchaïkovski, interprétée par l’Orchestre Philharmonique de Nice, ancre cette relecture vivante d’un ballet intemporel, imaginée pour une nouvelle génération. » Réservation ici.

SCOOP – Fort du succès des deux « musées à jouer » parisiens créés par l’école des loisirs, l’un dans ses locaux, en 2023, l’autre dans le quartier Bastille, en 2025, Louis Delas, entreprenant président directeur général, envisage – pourquoi pas – la création à Bordeaux d’une troisième Maison des histoires. À Paris, « certains résultats dépassent nos prévisions. C’est très encourageant et on s’est donné quelques mois pour transformer l’essai, avec évidemment le projet d’aller plus loin et d’ouvrir d’autres lieux. »

PEUT MIEUX FAIRE – Sarah Ghelam dont le mémoire de recherche s’intéresse à la Représentation des personnages enfantins non blancs dans les albums jeunesse publiés en France entre 2010 et 2020 a lu attentivement la sélection annuelle 2025 du Centre national de la littérature pour la jeunesse paru récemment et elle a relevé, sur les cent-cinquante-neuf titres de la sélection, les quatre albums suivants mettant en scène des personnages d’enfants non blancs : Comment Aidan est devenu un grand frère de Kyle Lukoff (Cambourakis), Robin préfère sa robe de Camille Floue (Thierry Magnier), Le Grand Livre des petites choses de  Sophie Vissière (hélium), Dans le cœur de Momoko : une enfance japonaise de Kotimi (Rue du monde). C’est, précise Sarah Ghelam, un album de plus qu’en 2024. Il y en avait eu huit en 2021. « Malgré la nette augmentation de personnages d’enfants non blancs en littérature jeunesse, et après une très légère progression en termes de représentativité, cette sélection semble reprendre la route de la blanchité. »

UNE LANGUE DE PLUS – Grâce au travail minutieux d’Yvette Mollen, professeure agrégée au Département de linguistique et de traduction de l’université de Montréal, Le Petit Prince est désormais traduit en en innu-aimun, langue des Innus du Québec et du Labrador. Beaucoup de mots dans Le Petit Prince n’existent pas en innu-aimun, dont rose, astéroïde et baobab. Selon Yvette Mollen, son projet a consisté à inventer des passerelles entre deux univers, en créant de nouveaux mots et en demandant aux aînés qu’ils soient entrés dans le dictionnaire. « Apprendre une langue, c’est apprendre à voir. À nommer autrement une étoile, une plante, un pays. À sentir la relation au territoire. À dire la tendresse pour une fleur, pour un renard, pour un enfant, tout cela dans nos mots. C’est à ça que sert ce livre chez nous. »

BANNED BOOKS – La Cour suprême des États-Unis a refusé d’examiner un recours déposé par des habitants du comté rural de Llano (Texas) qui contestent le retrait de dix-sept ouvrages des bibliothèques publiques locales. En laissant intacte une décision de justice locale, elle valide de facto une interprétation restrictive du droit à l’information garanti par le Premier Amendement de la constitution étasunienne qui protège notamment la liberté d’expression et d’accès à l’information. Dans son arrêt, la cour a estimé que les usagers des bibliothèques publiques ne disposent pas d’un droit constitutionnel à accéder à des livres spécifiques. Le juge Stuart Kyle Duncan a notamment déclaré que personne n’interdit des livres en les retirant d’une bibliothèque publique, rappelant que les lecteurs peuvent se procurer les ouvrages ailleurs, en ligne ou en librairie. Depuis 2021, PEN America a recensé près de 23 000 cas d’interdictions ou de restrictions dans quarante-cinq états et plus de quatre-cents-cinquante districts scolaires. Les livres concernés vont de romans contemporains destinés aux adolescents à des œuvres classiques, souvent ciblés pour leurs thématiques plutôt que pour des violations clairement établies de la loi. Parmi ces livres également : In the Night Kitchen (Cuisine de nuit), album publié en 1970 par Maurice Sendak.

PARUTION – Vient de paraitre Bob de Moor : la Ligne Claire d’Hergé par Gilles Ratier. « Ayant bénéficié de nombreuses sources et de l’accès aux archives de la famille De Moor, des photos et documents provenant des Studios Hergé et des agendas de Bob De Moor, Gilles Ratier nous fait revivre plusieurs décennies de l’âge d’or de la BD, la collaboration de Bob avec Hergé, son apport essentiel aux aventures de Tintin, son œuvre personnelle conséquente (« Barelli », « Cori », « Tric », « Oncle Zigomar »), et ses apports à des séries majeures de la BD comme « Lefranc » et « Blake et Mortimer ». Les confidences de Bob De Moor qui a été le plus fidèle et le plus indispensable collaborateur et ami d’Hergé éclairent d’un regard inédit la vie au sein des Studios Hergé et la personnalité du père de Tintin. […] Pas moins de 600 illustrations, dessins rares, planches de BD, et photos inédites. » BD Must 2025, 320 pages, 99,00 euros.

REVUE – Le numéro 2, volume 19 (2025) de la revue Relief, revue électronique de littérature française publié par Radboud University Press, dirigé par Arnaud Genon et Régine Battiston, est titré  Je/ux d’enfants : autobiographie et littérature jeunesse. « Longtemps marginalisée, la littérature de jeunesse est aujourd’hui reconnue comme un champ culturel et artistique à part entière. En parallèle de la revalorisation de l’autobiographie, elle va progressivement emprunter les codes des écritures du moi – narration à la première personne, faux journaux intimes, récits de vie fictionnalisés – pour explorer la construction de soi et l’expérience adolescente. Si le pacte autobiographique y reste rare, ces formes fictionnalisées favorisent l’identification et la réflexion éthique du jeune lecteur. Les auteurs y traitent de  sujets  sensibles  tout  en  préservant  leur  public.  Ainsi,  la  littérature  de  jeunesse  devient  un  espace  d’expéri-mentation où s’articulent recherche d’authenticité, transposition du vécu et mise en fiction du je. » Le PDF du numéro fait 166 pages et il est ici.

DANSE CLASSIQUE – Au Théâtre Mogador, 25 Rue de Mogador à Paris, depuis le samedi 15 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 8 mars 2026, Mon premier ballet : La Belle au bois dormant. « Inspiré du chef-d’œuvre de Tchaïkovski et du conte de Charles Perrault, ce ballet propose une version accessible et captivante de cette histoire intemporelle, spécialement conçue pour initier le jeune public à la magie de la danse classique. Pensé pour émerveiller petits et grands, La Belle au Bois Dormant conserve toute la richesse et la poésie du ballet original, avec une narration subtile qui guide les spectateurs à travers l’histoire. Aux côtés de la princesse Aurore et du Prince, les célèbres fées bienveillantes joueront un rôle essentiel, mais l’ombre de Carabosse viendra troubler la féerie. Ce personnage emblématique, incarné par Karl Paquette, ex-danseur étoile à l’Opéra national de Paris, apportera toute la tension dramatique à ce récit de malédiction et de renaissance. » Pour réserver, c’est ici.

PARUTION – Vient de paraitre Samivel de Sophie Cuenot avec une riche iconographie rassemblée par Catherine Cuenot. « Très tôt, Samivel (1907-1992) fut un lanceur d’alerte et, à travers toute son œuvre, il a célébré les montagnes tout en appelant à les protéger, sous peine de tout perdre, y compris nos propres chances de survie. Dessins, aquarelles, films, romans, photographies, il fut curieux de tout et généreux de son art. » Samivel doit sa présence ici aux albums qu’il dédia aux enfants, chez Delagrave ou Flammarion, tels que Brun l’Ours, Les malheurs d’Ysengrin, Goupil, Pantagruel, Merlin Merlot, Le joueur de flute de Hamelin et quelques autres. Il écrivit et illustra, pour la « Bibliothèque verte« , Monsieur Dumollet sur le Mont-Blanc. Éditions Paulsen 2025, 240 pages, 56,00 euros.

MONDIALISATION COMMERCIALE – S’associant à Alibris, détaillant chinois de l’ultra fast-fashion en ligne, connu pour ses offres de vêtements de mauvaise qualité vendus à des tarifs défiant toute concurrence, se lance sur le marché américain du livre avec plus de 100 000 ouvrages d’occasion référencés, dont de nombreux manuels scolaires, particulièrement onéreux outre-Atlantique. Le communiqué de presse assure que cette nouvelle catégorie d’articles « répond à une demande des acheteurs. Le client type de Shein lit entre un et trois livres par mois. Ce n’est pas une mode, c’est un mode de vie. Nous sommes heureux de venir nourrir cet amour de la lecture et de la connaissance en faisant équipe avec Alibris pour offrir de nombreux livres à notre clientèle, pour la première fois. » (George Chang, directeur de Shein Marketplace).

PARUTION –  Vient de paraitre Libraires dans le monde de Jean-Yves Mollier et Patricia Sorel. « De la mythique City Lights Bookstore de San Francisco à la boutique-librairie du Caire, en passant par les cinquante  kilomètres de rayonnages de Foyles à Londres, l’incontournable Shakespeare and Co à Paris, la librairie néogothique Lello à Porto ou la labyrinthique Xidan à Pékin, ce livre ambitieux montre la variété des librairies dans le monde. Considérés comme essentiels par le gouvernement français lors de la fermeture de 2021, ces espaces de vente et de promotion du livre, riches d’une histoire millénaire (la librairie telle que nous la connaissons est attestée à Athènes aux Ve et VIe siècles avant notre ère), ont évolué au fil du temps, s’adaptant aux mutations de l’édition, aux fluctuations politiques, aux impératifs commerciaux et aux nouvelles formes de sociabilité. En présentant près de 250 librairies, historiques et contemporaines, les auteurs invitent le lecteur à un tour du monde qui reflète la vitalité de ce haut lieu culturel. » ‎Citadelles & Mazenod 2025, 304 pages, 69,00 euros.

DISPARITIONS – Quatre disparitions récentes d’auteurs ou d’illustrateurs avec, sauf erreur, l’indication de leur dernier ouvrage publié en français avec mention de la date de parution : Harrie Geelen, le samedi 30 août (Victor au zoo, Albin Michel, 2021), Jutta Bauer, le mercredi 10 septembre (Dans sa maison, un grand cerf, école des  loisirs, 2014),  Helme Heine, le jeudi 20 novembre (Trois amis, Gallimard, 1985), Franck Pé, le samedi 29 novembre (La Bête, Dupuis, 2023).

C’EST À AMIENS – Joseph Pinchon, père du personnage de Bécassine, mort à Paris Joseph en 1953, est enterré au cimetière Saint-Acheul d’Amiens, sa ville de naissance, où sa tombe est à l’état d’abandon. Fin octobre 2025, Louis Vasselle, président de l’association de sauvegarde du patrimoine sépulcral (ASPS) a lancé un appel aux dons pour restaurer la tombe. La ville d’Amiens a voté une contribution de 2000,00 euros et le Département a promis 500 euros. Les chèques de particulier arrivent, mais il faudra un peu plus de 25 000 euros au total pour remettre en état la sépulture. « La pierre tombale présente de grosses fissures par endroits, les vases sont tombés et surtout rien n’indique qu’il s’agit de la dernière demeure de celui qui a dessiné ce personnage de bonne bretonne émigrée à Paris, apparu pour la première fois en 1905 dans La Semaine de Suzette, un hebdomadaire pour les jeunes filles de bonnes familles. » L’illustrateur repose dans le caveau familial aux côtés de ses aïeux et de son épouse. Pour que les travaux soient entrepris, l’accord de la famille des défunts etait nécessaire et  Pierre-Louis Vasselle a contacté des cousins éloignés qui ont accepté de signer une décharge  autorisant les travaux de réfection dont la première tranche pourrait, sauf imprévu, démarrer début 2026. Une plaque mise en place au cimetière avant la Toussaint informe désormais les visiteurs de l’opération en cours. L’association espère, sauf imprévu, pouvoir démarrer la première tranche de travaux début 2026.

ALICE ENCORE – L’autrice, compositrice, chanteuse et actrice américaine Sabrina Carpenter, adepte jusqu’ici, principalement, de Walt Disney Television et de Netflix, a été choisi par Universal Pictures pour interpréter le rôle-titre d’une comédie musicale adaptée d’Alice au pays des merveilles de Lewis Caroll. La blonde pop star de 26 ans sera également productrice du film aux côtés de Marc Platt (Wicked, La La Land). À la réalisation : la scénariste, dramaturge, actrice et chanteuse américaine Lorene Scafaria.

PAS TOUCHE – On peut voir sur YouTube, cumulant près de 600 000 visionnements, une courte parodie trash de Paddington dans laquelle l’ourson est mis en scène en narcotrafiquant dépenaillé, consommateur de « cocaïne 100 % péruvienne, biologique, biodynamique et catastrophique. » Cette séquence qui provient de l’émission satirique britannique Spitting Image (Portraits cachés) n’est pas du goût des héritiers de Michael Bond, créateur de l’ours maladroit en 1958, ni de StudioCanal, filiale de Canal+, propriété de Vincent Bolloré, propriétaire des droits du personnage depuis 2016. Plainte a été déposée devant la Haute Cour de justice d’Angleterre pour violation des droits d’auteur et des droits de conception. Pour contextualiser les enjeux, rappelons que, au départ héros d’une série de livres pour enfants, Paddington est aujourd’hui partout. Décliné en peluches, sur des pulls, des mugs, dans une publicité de Noël pour Marks & Spencer il y a quelques années, dans les Happy Meals de McDo, dans le jeu Paddington Run, en eau de Cologne. Des cartes postales issues d’un partenariat entre l’Unicef et Vivendi ont permis à l’ONG de récolter sept millions de livres, et l’ours a même « joué » avec la reine pour célébrer son jubilé en 2022.

LA PART DE L’ART – En 1979, le magazine Beaux Arts avait publié un hors-série Le Musée imaginaire de Tintin, catalogue d’une exposition du même nom présentée durant l’été au Palais des Beaux Arts de Bruxelles. La revue Tintin c’est l’aventure réédite l’ouvrage désormais épuisé en partenariat avec le magazine Géo. « Quelles sont les œuvres d’art qui ont inspiré Hergé ? Tintin est-il devenu lui-même une icône digne de figurer dans les musées ou de faire flamber les prix dans les ventes aux enchères ? Voici quelques-unes des questions abordées dans ce hors-série de la revue Tintin c’est l’aventure, qui revisite l’exposition exceptionnelle organisée en 1979 autour d’une soixantaine d’objets d’art emblématiques de l’œuvre d’Hergé : fétiche arumbaya, homme léopard, momies incas, masques africains. Ce hors-série interroge ainsi les rapports d’Hergé (et de Tintin) avec l’art : après avoir trouvé l’inspiration dans les musées, Hergé y est entré à son tour, puisqu’un musée lui est consacré depuis 2009. Hergé fut aussi amateur d’art et collectionneur, et l’intrigue de son dernier album inachevé, l’Alphart, se déroule dans le milieu de l’art. » Prisma 2025, 114 pages, 16,99 euros.

C’EST BIENTÔT NOËL (23) – Dans Big business, court-métrage de 1929, Laurel et Hardy vendent des arbres de Noël au mois d’août. Quoique colorisé, le film est correctement restauré et l’escalade du rire est toujours au rendez-vous. On peut vérifier ici.

FIN DE PARTIE – Pendant quarante ans, l’Agessa (Association pour la gestion de la sécurité sociale des auteurs) a omis de prélever les cotisations vieillesse de près de 190 000 ayants droit potentiels. Reconnaissant le scandale que beaucoup d’artistes (dont de nombreux écrivains) dénonçaient depuis des années, l’Assemblée nationale avait voté, début novembre, pour une « clarification du dialogue social et pour l’organisation d’élections professionnelles pour les artistes-auteurs au sein de leur régime de sécurité sociale. » Le mercredi 3 décembre 2025, elle a adopté l’article 5 du projet de loi réformant la gouvernance de la protection sociale des artistes-auteurs, malgré un lobbying insistant des fondateurs de l’Agessa. Le rétablissement des élections professionnelles au sein de la future instance de gouvernance constitue l’un des acquis majeurs du vote.

C’EST BIENTÔT NOËL (22) – Le bel ouvrage Alice au Pays des Merveilles à travers l’œuvre de Yayoi Kusama, c’est pour les déjà un peu grands qui connaissent et apprécient l’œuvre originale de l’écrivain. « Cent-soixante ans après sa parution, le classique de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, est revisité par la Japonaise Yayoi Kusama, l’une des plus grandes figures de l’art contemporain, à travers des illustrations psychédéliques et oniriques. Avec son langage visuel unique et sa fascination pour l’infini, Kusama sublime l’imaginaire de Lewis Carroll en ajoutant une nouvelle dimension, contemporaine et introspective. L’univers d’Alice et l’œuvre de Yayoi Kusama partagent une vision audacieuse, imaginative et profondément artistique. Ils dialoguent, se superposent, se mélangent et s’accordent parfaitement dans une explosion de couleurs et de ronds : l’art et la littérature sont des portails vers des mondes où tout devient possible. » Yayoi Kusama atteinte d’une maladie mentale hallucinogène depuis ses dix ans dialogue ici graphiquement avec la petite fille créée par Carroll dont elle partage les mêmes inclinaisons fantasques. « Je suis la Alice des temps modernes » déclare volontiers l’artiste. Le texte, quant à lui, reprend la traduction de Jacques Papy de 1961. Éditions du Chêne 2025, 192 pages, 29,90 euros.

PARUTION – Vient de paraitre, après un premier volume, Le Meilleur du cinéma pour les enfants : les films à montrer aux 3-6 ans, un deuxième ouvrage, Le Meilleur du cinéma pour les enfants: les films incontournables à montrer aux plus grands à partir de 7 ans, par Benshi. « À cet âge, la cinéphilie se construit : les enfants sont capables de découvrir la filmographie d’un réalisateur, de faire des liens entre les films, et d’affiner leur regard sur une histoire, des aspects de mise en scène, etc. C’est également un âge où l’on partage avec ses parents le plaisir de découvrir des films pour les grands. » Le Seuil jeunesse 2025, 248 pages, 21,00 euros.

SCHTROUMPFISSIME – Le Parisien Aujourd’hui en France publie un hors-série Schtroumpf alors ! numéro 4 de sa collection « Histoire de BD ». « On a tous un Schtroumpf en nous ! De l’idée griffonnée sur un coin de table à un véritable phénomène mondial, les Schtroumpfs sont devenus des icônes de la pop culture adorées par les petits comme par les grands et leurs aventures éclairent indirectement des sujets toujours actuels : mieux vivre ensemble, tolérer la différence, lutter contre l’injustice ou respecter la nature. Dans ce hors-série exceptionnel, plongez dans la grande aventure des Schtroumpfs : décryptage, cases cultes, nostalgie, planches, crayonnés méconnus, redécouvrez l’histoire de ces héros XXL de la BD et de Peyo leur génial dessinateur. Un numéro à la fois nostalgique et passionnant, pour replonger dans soixante-cinq ans d’aventures bleues. » Aujourd’hui en France 2025, 100 pages, 12,95 euros.C’EST BIENTÔT NOËL (21) – Les amateurs d’heroic fantasy ont aussi droit à des livres sous le sapin. Tous, notamment les plus jeunes, n’ont peut-être pas encore eu l’opportunité de lire Pierre Bottero. Après les intégrales « La quête d’Ewilan » et « Les mondes d’Ewilan » que Rageot a publié en 2023 et 2024, l’éditeur met en rayons, cette année, sa troisième trilogie « Ellana : Le pacte des Marchombres » qui rassemble en un élégant volume de 1168 pages Ellana (paru initialement en octobre 2006), Ellana : l’envol (paru en avril 2008) et Ellana : la prophétie (paru en octobre 2008). Préface de cette réédition : Christelle Dabos, autrice de la saga « La Passe-miroir » (Gallimard, 2013-2019). Quatrième de couverture : « Recueillie par le peuple des Petits, une fillette grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines. Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des Marchombres, maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Au terme de son apprentissage, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre, tandis que de redoutables mercenaires du Chaos la traquent. Elle croise alors la route d’Ewilan Gil’Sayan, de Salim et Edwin, et fait de leur combat le sien. » 39,90 euros, dans toutes les bonnes librairies. Pierre Bottero, disparu prématurément en 2009, à 45 ans, dans un stupide accident de moto, était un ami.

PARUTION – Vient de paraitre Il était une fois Marie Colmont, l’autre muse du Père Castor par Catherine Formet-Jourde. « Oui, un enfant d’aujourd’hui à qui l’on lit Michka, n’a pas, quoi qu’en grognonnent les tristes sires, besoin de sous-titres. C’est la force des grands textes : parce qu’ils sont éternels, l’enfant comprend qu’impérieuse et maussade, ça ne doit pas être la joie à la maison, que dans le verbe cheminer, il y a chemin, et que lorsqu’on embrasse quelque chose d’un coup d’œil, c’est forcément qu’il y a, dans le seul fait de le regarder, un élan plus profond ; comme un baiser. Non seulement les grands textes ne vieillissent pas, mais ils n’en finissent jamais de nous instruire et, donc, de nous rajeunir. […] Marie Colmont, puisque c’est elle notre championne, élève les enfants jusqu’au ciel avec des mots choisis, polis et sertis dans des histoires aussi simples que subtiles. » (extrait de la préface signée Anne Gavalda). Association des amis du Père Castor 2025, 80 pages, 17,00 euros.

PRIX – Le prix BD jeunesse Ville de Saint-Malo /Quai des Bulles 2025 est attribué à Jefferson (Gallimard, 2025), adaptation par Antoine Ronzon du roman de Jean-Claude Mourlevat. Le jury était composé de 339 lecteurs et lectrices âgé·es de 9 à 11 ans, soit seize classes de CM1 et CM2  examinant les cinq titres en compétition. Dotation pour l’auteur : 1200,00 euros.

C’EST BIENTÖT NOËL (20) – À papa-maman, en cassant sa tirelire ou en se cotissant entre frères et sœurs, on pourra offrir Lewis Carroll : Alice suivi de La Chasse au Snark, récemment paru en Pléiade, en édition bilingue, dans une traduction nouvelle de Philippe Jaworski et illustrée par Lewis Carroll, Henry Holiday et John Tenniel. Le volume contient : Aventures d’Alice sous terre, Aventures d’Alice au pays des merveilles, De l’autre côté du miroir et de ce qu’Alice y trouva, Le Frelon emperruqué, La Chasse au Snark. La Pléiade 2025, 1024 pages, 207 pages, 64,00 euros.

PRIX – Le Prix Marie Volle, créé par Christian et Nathalie Volle, en mémoire de leur fille Marie, décédée en 2005, et décerné, à compter de cette année, par l’Académie française, « distingue un ouvrage littéraire pour la jeunesse, susceptible de développer l’imagination, les connaissances ou le goût de la lecture chez les enfants et adolescents. » La première lauréate est Agnès Desarthe, pour Les Téléphonistes anonymes (Gallimard jeunesse, 2024). « Je suis plutôt dans la catégorie des fantômes de classe que dans celle des populaires. Je n’ai pas les vêtements qu’il faut, je crois. Et puis je souris tout le temps et, surtout, je n’ai pas de téléphone. Mais hier, dans la cour, ma vie d’élève de cinquième frappée d’invisibilité a basculé dans une autre dimension. Georges, la star du collège, s’est fait confisquer son portable, et il a l’air de croire que je peux l’aider. » Prochaine attribution du prix en 2026, pour des ouvrages publiés en 2025. La date limite de candidature est fixée au mardi 20 janvier 2026.

REVUE – Le numéro 102 (décembre 2025) de la revue Citrouille que publie l’Association des librairies spécialisées jeunesse bénéficie d’une couverture illustrée par Emmanuelle Houdart qui évoque le temps des cadeaux. L’illustratrice livre, à l’intérieur du magazine, huit secrets d’atelier. Sinon, de très, très nombreuses propositions de lecture et une quinzaine d’articles dont certains rendent compte de rencontres avec Charlotte Gastaut, Audrey Poussier, Jean-Baptiste Drouot, Guillaume Duprat, Hervé Tullet, Anne-Fleur Multon ou Camille Romanetto. On peut s’abonner ici ou se rendre dans une librairie Sorcières pour, en plus de faire ses derniers achats. obtenir gratuitement le numéro.

C’EST BIENTÔT NOËL (19) – Passer le temps des fêtes devant la télévision n’est pas, à coup sûr, la meilleure perspective. Cela peut pourtant être l’occasion de revoir quelques (plus ou moins) bons films. Pas trop d’Harry Potter et un seul Star Wars, un bon paquet de films Disney, onze films d’Hayao Miyazaki, sur France 4, et quelques autres perles comme Kirikou et la sorcière (Gulli, le 19), Fanfan la tulipe (Arte, le 23) ou West Side Story (6ter, le 20). Citer également, en lien avec la littérature jeunesse, Jumanji (France 2, le 20), Les aventures de Tintin : le secret de la Licorne (France 2, le 24), Shrek (TF1, le 25), Le bon gros géant (France 2, le 25), Peau d’âne (France 5, le 19). Manque ici, si le cœur vous en dit, une grosse poignée d’autres titres, plus ou moins regardables. Est-ce qu’il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Il y aura Maman, j’ai raté l’avion ? Bien sûr, sur TF1, mais c’est trop tard  puisque c’était le mardi 16.

ELLE S’APPELLE CORNEBIDOUILLE – Le Théâtre Montmartre Galabru, 4 rue de l’Armée d’Orient  à Paris, présente, du dimanche 21 au dimanche 28 décembre 2025 (le 21 à 17 heures, les 22, 23, 26 et 28 à 15 heures et le 27 à 14 heures 30), Cornebidouille adapté des albums de Pierre Bertrand et Magali Bonniol publiés à l’école des loisirs. « Cornebidouille vous surveille. Alors gare aux enfants qui ne veulent pas manger leur soupe, sinon la sorcière Cornebidouille viendra leur faire changer d’avis. Pierre, lui, n’a pas peur d’elle mais sera-t-il assez intelligent pour déjouer ses sorts ? Les enfants seront-ils assez courageux pour aider Pierre. Et son Papa arrivera-t-il enfin à lui faire manger ses soupes ? » Le spectacle adopte la forme d’un conte théâtral et musical où l’histoire du jeune Pierre confronté à la sorcière Cornebidouille  est narrée sur un rythme dynamique. La mise en scène associe chant, narration et jeu d’acteurs pour créer un univers immersif où les enfants sont invités à participer. Les comédiens sollicitent activement le public, notamment lors des moments où les spectateurs doivent aider Pierre à déjouer les tours de la célèbre sorcière. Ce dispositif interactif contribue à rendre chaque représentation vivante et adaptée à une sortie culturelle familiale. » Billetterie ici.

SAUPOUDRAGE – Depuis la mi-novembre et d’ici le 20 décembre 2025, le Centre national du livre (CNL) adressera gratuitement à deux cent cinquante centres de loisirs répartis dans huit régions, les cinquante livres jeunesse d’une sélection destinée aux 6/11 ans établie par Raphaële Botte et Sophie Van der Linden comme une sorte de bibliothèque idéale. « Pensé comme un véritable espace de découverte, ce corpus est accompagné d’un livret pédagogique détaillé, proposant des repères de médiation, des conseils pour la lecture à voix haute, des idées d’activités collectives et des pistes d’appropriation adaptées au cadre non scolaire des centres de loisirs. […] Grâce à une mise à disposition durable des ouvrages dans les structures participantes, les livres ont vocation à s’inscrire dans le quotidien des équipes d’animation et des enfants, contribuant à l’ancrage d’une véritable culture du livre au sein des territoires, notamment ruraux. »

PRIX – Camille Anssel est le lauréat de la sixième édition du Prix du premier roman jeunesse,  organisé par Gallimard jeunesse en partenariat avec Télérama et RTL, pour son ouvrage Cercle de ronces. Le livre est, of course, d’ores et déjà disponible. « Au cœur d’une forteresse assiégée, Lalie, la plus grande sorcière de l’histoire, livre à huit scribes un récit aux airs de testament. Celui d’une orpheline, qui a fait trembler l’Empire. D’une jeune prodige, qui défie un système patriarcal cruel. D’une cheffe de guerre, au bord de la défaite. Le pari fou d’une rébellion clandestine féministe, dans un monde où la magie détraque les esprits. »

SOLIDARITÉ – Bisan Nateel est une écrivaine et artiste palestinienne originaire de la bande de Gaza. Née en 1996, diplômée d’une licence de psychologie de l’université Al-Azhar de Gaza, témoin de la guerre par ses écrits et ses photographies, elle survit sur place au gré des déplacements forcés. Elle a publié plusieurs livres destinés à la jeunesse, ainsi qu’un journal intime témoignant de l’impact de la guerre sur la vie (Memory of the Assault, 2025) et un ouvrage documentaire (How Do We Reassemble the Story? Children of the Sea in Gaza, 2025), qui témoigne de la manière dont les enfants cherchent un nouveau sens à la vie en pleine guerre. Malgré le conflit, elle poursuit son travail auprès des plus jeunes gazaouis, avec le Tamer Institute for Community Education, et anime pour les enfants déplacés des ateliers de création littéraire et d’écriture. Aujourd’hui, épuisée et accablée par la situation à Gaza, Bisan Nateel souhaite suivre le master Littératures d’enfance et de jeunesse de l’université d’Artois, pour renforcer sa connaissance de la littérature jeunesse et ses pratiques littéraire et artistique. « Écrire pour les enfants est devenu pour Bisan un acte visant à protéger l’enfance face à la guerre et un moyen de préserver la mémoire au travers des histoires transmises de génération en génération. » Pour financer ce projet, il faut réunir 30000,00 euros, somme couvrant le montant de la bourse (pour deux années d’études) ainsi que « les frais de déplacement, de logement, de vie, dans un contexte où toute aide est vitale, immédiate et concrète. » Pour plus d’informations et pour contribuer au financement du projet, il faut se rendre ici.

AFFAIRE À SUIVRE – Le court film d’animation réalisé, pour cette fin d’année, par Illogic Studios, à la demande du groupe Intermarché et de l’agence publicitaire Romance, cumule, au 16 décembre, six cents millions de vues avec une prévision raisonnable d’un milliard dans les prochains jours. L’histoire de ce loup mal aimé qui parvient à se réconcilier avec les animaux de la forêt en leur concoctant divers plats végétariens a séduit petits et grands, clients ou pas de l’enseigne. Thierry Dedieu, auteur de Un Noël pour le loup (Le Seuil jeunesse, 2017) trouve, lui, que le film ressemble bigrement à son album et que ce n’est peut-être pas le fruit du hasard. « C’est exactement mon livre, sauf que, dans mon histoire, tout ne finit pas bien. Je n’ai pas d’annonceur pour m’y obliger. Je suis auteur de livres pour enfants avec une certaine éthique et on ne se rachète pas une réputation avec une tarte aux poireaux. Chez moi, à la fin, personne ne vient au dîner, le loup reste seul à la table et il se dit qu’il fera une nouvelle tentative l’année suivante. » L’auteur-illustrateur ajoute : « Je suis remonté comme une pendule et je n’ai pas envie de me laisser faire. Ce n’est pas possible. Je leur donne une porte de sortie : je me propose de faire un film avec eux, comme auteur. » L’agence Romance se défend de tout plagiat.

C’EST BIENTÖT NOËL (18) – Juste un livre de coloriages comme cadeau ? Tant qu’à être radin, choisir Petits coloriages pour préparer ton avenir de Guillaume Meurice, Karim Cherifi et Philippe Laumont.  À colorier donc, seul ou en famille  – les crayons de couleurs n’étant pas fournis – : « des planches pleines de joie et d’espoir : inégalités, travail, environnement, écologie. »  La préface est signée Aymeric Lompret. « Avant de pourrir ce beau livre avec tes couleurs dégueulasses, sache que Guillaume Meurice reverse l’intégralité de ses revenus de droits d’auteur au Secours populaire français, permettant ainsi à des enfants privés de vacances de s’évader, pour de vrai. » Une réserve toutefois : il semblerait bien que le graphiste ayant travaillé sur le projet ait usé à divers moments d’outils d’IA et ce n’est pas bien du tout. Fakir éditions 2025, 60 pages, 10,00 euros.

À VOIR EN FAMILLE – Le samedi 20 décembre 2025, à 10 heures, à la Maison Pour Tous Jules-Vallès, 61 rue Louis-Pasteur à Villejuif (Val-de-Marne), Vous voulez rire ? d’après l’album de Christian Volz (Le Rouergue, 2006) par la compagnie Les frères Duchoc (celle-là même qui avait, il y a quelques années, décliné une proposition de collaboration émanant du Cirque du Soleil). « Dans un castelet fabriqué en planches de récupération, deux marionnettistes s’affairent à faire vivre un bestiaire fabriqué de bric et de broc, de tôle et de bois. C’est là, au milieu des ces objets, que chaque espèce animale va enfin accéder à une large tribune pour plaider sa cause. Le constat est sans appel. L’asticot se trouve trop petit, les mouches trop sales, le loup trop célèbre, la baleine trop grosse, l’homme a peur de la mort et la mort a peur du vide. Bref, personne n’est content et l’herbe semble décidément toujours plus verte dans le pré du voisin. » Tout public à partir de 3 ans. C’est gratuit. Réservation au 01 86 93 33 70.

PAUL-JACQUES BONZON – Les mercredi 20 et jeudi 21 novembre 2024, l’université de Caen-Normandie INSPE accueillait le colloque intitulé Adolescences romanesques. La génération des Six Compagnons (1960-1980). « Les participants à cette manifestation scientifique s’interrogeaient sur les représentations de l’adolescence dans les romans pour la jeunesse publiés à la fin de la période dite des Trente Glorieuses. Au cœur de cette production éditoriale, la série de Paul-Jacques Bonzon, « Les Six Compagnons » (38 volumes parus de 1961 à 1978), permettait d’interroger différents paramètres propres à cette littérature adressée : la construction de modèles propices à l’identification, la thématique de l’aventure, le phénomène des séries destiné à fidéliser les jeunes lecteurs. » Textes réunis par Christiane Connan-Pintado, Stéphanie Lemarchand et Anne Schneider, mis en ligne avec le soutien de l’Université de Lausanne. L’ensemble des quinze contributions est ici, en accès libre, sur Fabula.

PRATIQUES D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – À la Petite Bibliothèque Ronde, 3 rue de Bretagne, à Clamart (Hauts-de-Seine), le jeudi 18 décembre 2025, de 10 heures à 12 heures, conférence La Petite Bibliothèque Ronde : 60 ans d’histoire(s). « En 2025, La Petite Bibliothèque Ronde célèbre ses 60 ans. Pour l’occasion, l’équipe se réunit pour raconter l’histoire de ce lieu historique et l’évolution de ses pratiques au fil du temps. Et comme les pratiques d’hier racontent celles d’aujourd’hui, nous évoquerons l’art et la manière de concevoir des projets qui mettent en lumière la littérature de jeunesse et ceux qui la font. » Accès gratuit sur inscription. Le formulaire est ici.

REVUE – Le numéro 58 des Cahiers Robinson de novembre 2025, Science-fiction et littérature de jeunesse (1980-2020), vient de paraitre. « Province des littératures de l’imaginaire, la science-fiction apparaît d’emblée comme cross age, n’ayant pas pour vocation première d’instruire ou d’éduquer, mais de donner du futur une configuration plausible ou délirante, mais toujours spéculative. Or la question d’une SF lue, pratiquée, enseignée par et à la jeunesse n’avait pas encore été posée, systématiquement et précisément. Le présent volume, porteur d’une parole multiplement vive et critique, où s’éveillent les anticipations et où se révèle un « usage » pédagogique de la SF, comme il y a un « usage » du monde, se veut donc un rendez-vous des thèmes, formes et supports : un carrefour générationnel. C’est quand, la jeunesse ? a-t-on envie d’écrire. Les réponses ici apportées racontent aussi l’histoire d’une légitimation, ce dont la génération Z ne se préoccupe même plus, acquise d’entrée de jeu à la multiplicité et à la pluralité des œuvres offertes/ouvertes. » Sous la direction d’Isabelle-Rachel Casta et Cédric Hannedouche, le numéro rassemble quatorze articles documentant la question. Artois Presses Université 2025, 234 pages, 18,00 euros. Pour acheter, utiliser de préférence ce bon de commande. Le site des Cahiers Robinson est ici.

UNE ADAPTATION BLUFFANTE – Le Théâtre de Carouge (Suisse), propose, depuis le jeudi 18 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, en partenariat avec le Théâtre Am Stram Gram (Suisse toujours) où le spectacle a été créé en 2001, Les bijoux de la Castafiore d’après Hergé. Mise en scène : Christaine Suter et Dominique Catton avec la complicité de Jean Liermier pour cette reprise. « Respectant à la lettre l’intrigue et l’esthétique d’Hergé, Christiane Suter et Dominique Catton réussissent l’exploit de donner chair aux planches mythiques. Chaque détail compte. Chaque personnage surgit, plus vrai que nature. Conservant le trait du dessinateur belge et son univers graphique, ils signent une mise en scène d’une ingéniosité remarquable, aidé en cela par l’impressionnante scénographie de Gilles Lambert. L’effet est saisissant. Sur scène, les cases et les bulles semblent défiler. Les gestes volontairement cartoonesques accentuent encore l’illusion. On se retrouve projeté à Moulinsart en un battement de cils. » À partir de 7 ans. Le spectacle est complet mais on peut tenter sa chance en téléphonant au théâtre. Le site est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (17) – Les Ogres de Barback ont, au fil des ans, publié cinq albums de chansons pour les jeunes oreilles. Ils ont aussi beaucoup circulé avec leur chapiteau, pour faire vivre Pittocha. Vient de paraitre Les Ogres de Barback se laisse croquer, recueil de douze chansons adaptées en bandes dessinées. « Nombre de chansons des Ogres s’apparentant à de petites histoires, souvent porteuses d’un propos, véhicules de valeurs, elles pouvaient complètement se prêter à l’exercice de la mise en images. Il était, dès lors, extrêmement excitant de les confier à des dessinateurs/rices qui, après avoir choisi les morceaux qu’ils/elles souhaitaient mettre en cases, se les sont appropriés pour en livrer leurs visions. Et ces dessinatrices et dessinateurs ont mis tout leur talent au service de ce qui s’apparente pour les Ogres – comme pour celles et ceux qui les suivent depuis si longtemps – bien plus qu’à un livre : un formidable cadeau. » Irfan 2025, 64 pages, 19,90 euros.

PRIX – Lisa L’Heureux reçoit le Prix EAT jeunesse pour Parmi les monstres (Les Cygnes). « C’est l’histoire de Billie. Un jour, le grand frère de Billie dit que Billie est un monstre. Il le répète plusieurs fois. Tellement de fois que Billie commence à avoir peur d’être un monstre. En voulant fuir cette peur, et sa peur de l’eau et du savon, Billie se fait avaler par le drain du bain. Billie arrive là où il n’est plus possible de tomber, là où vivent les vrais monstres. C’est alors que l’aventure de Billie commence, où Billie rencontrera d’autres monstres, ira à la rencontre de l’Autre et surtout de soi. » Remise le mardi 16 décembre 2025, à 19 heures, au Théâtre de l’Opprimé, 78 rue du Charolais à Paris. Mise en lecture avec les comédien.nes Missou Salmon-Sans, Julie Berkovicz et Romain Recoura.

COMME À LA TÉLÉ – France Télévisions diffusera, le dimanche 14 décembre, à 18 heures 50, sur France 4, une adaptation par l’Opéra national du Rhin de l’album Les Trois brigands de Tomi Ungerer. « L’Opéra national du Rhin met en scène ce conte de Tomi Ungerer sous la forme d’un livre animé, intégrant les traits saillants des illustrations de l’ouvrage, tout en conjuguant plusieurs modes d’expression et de narration théâtrales : textes parlés, chantés, chorégraphies, théâtre d’ombres et d’objets. » Musique : Didier Puntos. Livret : Gilles Rico. Mise en scène : Jean-Philippe Guilois et Gilles Rico. Captation : Nathan Benisty. Le programme est aussi disponible sur la plateforme france.tv.

À VOIR EN FAMILLE – Du jeudi 18 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, le Théâtre des Amandiers, 7 avenue Pablo Picasso à Nanterre (Hauts-de-Seine), propose, dans sa grande salle, Les Petites Filles modernes de Joël Pommerat. « Deux jeunes filles font un pacte d’amitié si puissant qu’il défie les lois du réel et l’autorité des adultes. Dans sa nouvelle création, Joël Pommerat convoque le fantastique pour interroger l’amour, l’amitié et notre besoin de nous lier les uns aux autres. Rompu à l’art du conte, Joël Pommerat s’attachait jusqu’à présent à en déjouer le merveilleux. Dans Cendrillon, il renversait les clichés pour nous confronter aux terreurs de l’enfance. Avec Les Petites Filles modernes, il prend le contre-pied et plonge sans réserve dans le magique et le surnaturel, seuls véritables remparts face aux épreuves que traversent ses deux jeunes héroïnes. […] Pour cette nouvelle incursion au cœur de l’adolescence et de ses tumultes, Pommerat imagine un théâtre roman où les événements se racontent en même temps qu’ils se vivent. Dans son univers en clair-obscur, les peurs et les cauchemars se déploient dans des espaces noirs et quasi-vides, à la lueur de vidéos hypnotiques. Une déambulation dans la construction de soi envoûtante et sans leçon de morale. » Spectacle tout public à partir de 12 ans. Réservation plus que conseillée. C’est ici.

LIVRES ANIMÉS – En Italie, à Turin, la fondation Tancredi di Barolo et le MUSLI (Musée des écoles et des livres pour enfants) se dotent d’un nouvel espace dédié aux livres animés et interactifs intitulé pop-app museum, premier musée de ce type dans le monde. L’exposition inaugurale Sempre allegri, bambini (Toujours joyeux, les enfants) qui rend hommage à Lothar Meggendorfer (1847-1925), illustrateur allemand de près de deux cents livres pour la jeunesse, notamment de livres à système, se tient, du vendredi 12 décembre 2025 au dimanche 28 juin 2026, au Palazzo Barolo, 7/A via delle Orfane, à Turin. L’exposition permanente sera, quant à elle, achevée pour la fin de l’année 2026. Page dédiée ici.

UN PRIX ANNULÉ – Boa, roman d’Anne-Sophie Jacques (Dalva, 2025) doit être retiré de la sélection du Prix littéraire Anne Ténès destiné aux élèves de troisième et de seconde du nord du Lot, à la demande impérieuse de la direction académique du département. « Certains passages de l’ouvrage ne semblent pas adaptés à l’âge des lecteurs concernés. Le risque de polémiques, notamment dans le contexte de mise en œuvre d’EVARS (Éducation à la vie affective et relationnelle et à la sexualité) apparaît trop important et pourrait éclipser le sens même du prix et son rayonnement. […] Dans un souci de vigilance et afin d’éviter que ce type de situation ne se reproduise, il est désormais convenu que les choix du comité de sélection devront être validés en amont par la DAC et/ou les inspecteurs de l’Éducation nationale. » (courrier aux chefs d’établissement de la directrice des services de l’Éducation nationale du Lot). Pascale Leroy, présidente de l’association Désirs de livres qui pilote le prix réagit : « C’est la première fois que les hautes autorités de l’Éducation nationale interviennent dans notre prix. Jusqu’ici, les enseignants se débrouillaient seuls, sans aucun soutien, en plus de leur programme, parce qu’ils savent ce que ce travail apporte aux élèves. » En outre, pour la présidente de Désir de livres, la modification demandée du fonctionnement du prix, [l’obligation d’une validation des choix de livres par les services académiques] est inacceptable et largement rejetée par les équipes. […] L’association, organisée hors Éducation nationale, se dit prête à ce qu’une personne de la hiérarchie académique participe aux travaux, mais pas qu’elle les encadre. » Anne-Sophie Jacques, autrice du livre retiré, exprime son dépit : « J’ai d’abord été triste pour Désir de livres. L’association avait fait un choix qui a été retoqué et je pense que ça a plongé l’équipe dans un gouffre d’incompréhension. […] Je me faisais à l’avance une joie de rencontrer les douze classes en janvier. J’adore ces échanges avec les élèves : ça me nourrit, ça m’empêche d’être hors-sol. » L’édition 2025-2026  du Prix littéraire Anne Ténès est annulée et l’avenir est incertain.

C’EST BIENTÔT NOËL (16) – Depuis des décennies, chaque année, la rédaction de Spirou concocte un numéro spécial Noël très attendu. On n’est pas pour rien le dernier illustré pour enfants (et pour plus grands aussi) vendu en maison de la presse, en sus du Journal de Mickey. Sous une illustration de couverture signée Aurélie Guardino (qui donne à voir un Père Noël, renommé Pépère Noël, qui, dans un profond fauteuil, se rêve retraité), le numéro 4573-4574 du mercredi 3 décembre 2025 accumule strips et histoires complètes sentant bon la fête et le sapin, la complicité et la bonne humeur. Il y a même un conte tout en mots de deux pages écrit par Carine Barth. « Passez un Noël tranquille avec Spirou. Plus de quatre-vingt auteurs et autrices se succèdent dans ce numéro double d’anthologie. » En kiosque tout le mois de décembre. 100 pages, 4,50 euros.

PRIX – La Fédération Wallonie-Bruxelles a dévoilé les noms des neuf lauréats du prix Espiègles. Le prix de littérature de jeunesse (d’une valeur de 10 000 euros) a été attribué à Marie Colot pour Mori : graines de géants dans les forêts urbaines d’Akira Miyawaki (Cotcotcot éditions, 2024), co-signé avec Noémie Marsily. L’ouvrage explore la création de forêts urbaines au Japon selon la méthode Miyawaki et articule récit graphique et approche documentaire.

EXPOSITION – Du samedi 13 décembre 2025 au dimanche 1er mars 2026, au château d’Ardelay, rue des Ménestrels, Les Herbiers (Vendée), mise en place d’une exposition Claude Ponti au pays de l’enfance. « Voir les armées de poussins de Claude Ponti investir l’écrin du château d’Ardelay, c’est assister à une joyeuse métamorphose du lieu. Entre ces murs chargés d’histoire, leurs farandoles malicieuses bousculent les repères, éveillent la curiosité et réenchantent chaque recoin. Cette rencontre entre patrimoine et imaginaire crée une parenthèse poétique qui invite petits et grands à s’émerveiller et à rêver ensemble […] Ponti parle de l’enfance avec profondeur. C’est une exposition assez universelle pour tous ceux qui gardent leur âme d’enfant. » (Christophe Hogard, maire des Herbiers). Quarante-et-une planches en quatre sections, dans une scénographie conçue pour l’occasion : les personnages phares, les monstres, les paysages, les habitations. La programmation qui accompagne l’exposition est ici.

REVUE – Le dossier thématique du numéro 26 de la revue Strenæ que publie l’AFRELOCE est consacré aux albums pour la jeunesse coréens depuis les années 1970. Dirigé par Sungyup Lee avec la collaboration de Cécile Boulaire, il offre quatre articles très documentés signés Sungyup Lee, Jieun Kim et Carine Devillon. Parmi les compléments, neuf compte-rendus d’ouvrages professionnels parus plus ou moins récemment. Pour lire, c’est en ligne ici.

PRESQUE VRAI – La comédie musicale Paddington actuellement jouée au Savoy Theatre de Londres (et jusqu’en octobre 2026) remporte un franc succès. L’une des raisons, en plus de la qualité des chansons et de la chorégraphie, est le bluffant effet de réel du personnage principal. En effet, alors que l’habitude est de représenter l’ourson par une marionnette ou par un acteur déguisé, le choix a été fait d’une tenue d’un nouveau genre, « adorable, confortable et bourrée de technologie ». C’est ainsi que, sur scène, l’actrice de petite taille Arti Shah porte le costume tandis qu’un autre acteur, James Hameed, prête sa voix en coulisses tout en contrôlant les mimiques faciales de Paddington à distance. « Ce que l’on est parvenu à faire n’a jamais été fait auparavant », se félicite Sonia Friedman, productrice du spectacle.

FÉLICITATIONS – La Charte des auteurs et illustrateurs pour la jeunesse communique : « Nous sommes heureux.ses de vous annoncer les noms des douze lauréat.es sélectionné.es pour le Voyage à Bologne 2026.  Il s’agit de  Camille Alessandroni,  Morgane Bellec,  Julia Coffre, Camille Gobourg, Alexandra Lafitte, Virginie Morgand, Fantine Isis, Anna Puklus,  Emma Schnellbach et Yves Viallard. »

C’EST BIENTÔT NOËL (15) – Pour leur douzième édition, les festivités de Noël du château de Chambord (Loir-et-Cher) seront royales. Nommées sobrement Noël à Chambord, elles se déploient du samedi 29 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026 déclinant, tout en lumière et panache, le thème Au pays des contes et de la magie. Mobilisation de talents tels l’École nationale des fleuristes de Paris, le Lycée horticole de Blois, le Centre interprofessionnel de formation d’apprentis (CFA) de Blois ou la chocolaterie blésoise Max Vauché. L’illustrateur Benjamin Lacombe  sera au cœur de l’exposition Les Contes enchantés – visible jusqu’au dimanche 1ier mars 2026 – qu’il a conçue en sélectionnant soixante-quinze illustrations extraites des albums consacrés aux contes d’Andersen dans la collection qu’il supervise chez Albin Michel (La Petite Sirène, La Petite Fille aux allumettes, La Reine des neiges, La Princesse aux petits pois, Poucette et Les Cygnes sauvages). Un espace supplémentaire est dédié à La Belle et la Bête réécrit par Cécile Roumiguière d’après Gabrielle-Suzanne de Villeneuve que Benjamin Lacombe a imagé en choisissant le château de Chambord comme décor. Pour connaitre les autres châtelaines propositions, il faut aller ici.

REVUE – Le numéro 344 (décembre 2025) de La Revue des livres pour enfants est consacré à la traditionnelle sélection annuelle du CNLJ. « C’est entendu, les enfants ont besoin de livres pour grandir. Mais il n’est pas toujours facile de les choisir : chaque année, près de 10 000 livres pour enfants paraissent en France. Pour vous y aider, nous vous proposons la sélection annuelle  de La Revue des livres pour enfants : une sélection des meilleurs titres publiés dans l’année, soit 1 000 nouveautés commentées pour tous les âges et dans tous les genres : Albums, Contes, Poésie, Théâtre, Romans, Bandes dessinées, Documentaires, Livres à écouter, Cinéma, Applis & jeux vidéo, magazines pour enfants, ouvrages de référence. Vous trouverez aussi nos sélections de titres venus du Québec, d’Afrique, du Monde arabe, de l’océan Indien et de la Caraïbe. Illustration de couverture : Renaud Dillies. Le supplément Flash propose les 100 livres de l’année préférés de la rédaction. Cette mini sélection peut être commandée par lots. CNLJ 2025, 12,50 euros.

D’APRÈS ANDERSEN – Le Théâtre national de Chaillot, 1 place du Trocadéro et du 11 novembre à Paris, présente, du vendredi 12 au samedi 20 décembre 2025, Le Vilain Petit Canard, version chorégraphique d’un conte célèbre. « C’est l’histoire d’un petit canard rejeté pour sa différence mais qui finira par trouver sa plus grande richesse : lui-même. Venez (re)découvrir ce récit initiatique tendre et lucide à l’adresse des plus jeunes, inspiré du conte classique d’Andersen, mis en musique par Étienne Daho, chorégraphié et dansé par Raphaëlle Delaunay, interprété par Arnaud Valois et mis en scène par Sandra Gaudin. » Dès six ans. Billetterie ici.

TEMPS DE GUERRE – Le Centre for Book Cultures and Publishing de l’Université de Reading (Grande Bretagne), organise, le jeudi 11 décembre 2025, à 18 heures (heure française), en ligne, en anglais et sur inscription, un webinaire Publishing children’s books in the russia-ukraine war: The role of translations (Publier des livres pour enfants dans le contexte de la guerre Russie-Ukraine : le rôle des traductions). Avec Birgitte Beck Pristed (Université de Aarhus), Nadiia Pavlyk (Zhytomyr Ivan Franko State University, Ukraine) et Ekaterina Shatalova (traductrice, en doctorat à l’université d’Aarhus). L’inscription se fait ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (14) – « En décembre et pendant les fêtes, laissez-vous transporter dans l’univers des contes et des belles histoires à la Cité internationale de la langue française. Qu’il s’agisse d’un conte pour enfants remis au goût du jour, d’une soirée cabaret inédite ou de notre exposition temporaire qui met en lumière les manuscrits de nos écrivains les plus célèbres, toutes les histoires ici nous enchantent et sont uniques. Alors on passe le porche du château – richement décoré pour les fêtes – et on se laisse émerveiller par les nombreuses activités proposées, avant de se dire à l’année prochaine. » Deux exemples : pour les grands, le samedi 13 décembre, à 20 heures 30, récital Miss Knife forever de et par Olivier Py, pour les petits, le samedi 20, à 17 heures, et le dimanche 21, à 11 heures, spectacle Le Petit Chaperon rouge écrit et mis en scène par Joël Pommerat. C’est à Villers-Cotterêts (Aisne), 1 place Aristide Briand. Le site de la Cité est ici.

UNE PROPOSITION – Luc Battieuw nous informe : « Bonjour. Si vous êtes enseignants.es, bibliothécaires, libraires, animateurs.trices, si vous êtes une institution culturelle, éducative, une association, ceci vous concerne. Nous lançons l’appel pour la 4ème édition des Prix Arlette Defaux qui récompensent des projets de lecture menés en 2026. Nous récompensons les actions en faveur du Plaisir de lire par des lots de livres publiés en 2025-2026 allant de 200 à 500, de quoi se constituer une petite bibliothèque. La clôture des inscriptions est prévue au 13 janvier 2026. La remise des Prix est fixée au jeudi 26 mars 2026 à la Foire du livre de Bruxelles. Au plaisir d’avoir de vos nouvelles. » Le règlement est ici. Attention : pour participer, il faut résider en Belgique ou avoir son siège social domicilié en Belgique

ALICE ENCORE – Après le Centre culturel François Villon d’Enghien-les-Bains en 2024, la Maison des Arts de Deuil-la-Barre (Val-d’Oise), 9 rue du Château, accueille, du samedi 6 décembre 2025 au samedi 24 janvier 2026, l’exposition immersive Les deux Alices qui  « propose un parcours-aventure à travers les histoires d’Alice au pays des merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll. Explorez le drôle de terrier, flânez dans la salle des miroirs et autres curiosités, parcourez le labyrinthe de fleurs et d’insectes et participez au thé des fous. Tout un monde imaginaire, poétique, parfois même ubuesque se dévoile pour nous faire voyager dans l’absurde et découvrir des installations insolites. » Visite possible avec un livret de jeux.

PRIX – Parmi les prix décernés, à Blois (Loir-et-Cher), lors de la quarante-deuxième édition de  bd BOUM, signalons le Prix Ligue de l’enseignement 41 pour le jeune public (6-10 ans) attribué à Lina et le secret de la passerelle de  Julien Frey et Mathilde Domecq (La Gouttière, 2025), le Prix Conseil Départemental 41 (11-14 ans) à L’île de Minuit (tome 1) : Le réveil de l’automate de Lylian et Nicolas Grebil (Dupuis? 2025), le Prix des lycéennes et des lycéens de la BD à portée citoyenne de la région Centre Val de Loire à Liberté, égalité, s’émanciper de Chadia Chaibi‑Loueslati (Marabout,  2025).

C’EST BIENTÔT NOËL (13) – Du vendredi 5 décembre 2025 au dimanche 15 février 2026, « le plus grandiose festival lumineux d’Europe du Nord » se pose au Château de Castel Novel, à Varetz (Corrèze) avec La Féérie des Lanternes, un monde où l’étrange devient merveilleux et où l’imaginaire prend vie sous vos yeux. « La Féérie des Lanternes n’est pas une simple exposition, mais une expérience sensorielle totale où lumières, couleurs, musiques et projections se mêlent pour composer une mise en scène spectaculaire. » Un domaine de onze hectares, cinq kilomètres de tissu, mille sculptures lumineuses, un million de lampes basse consommation, une fabrication à la main par une centaine d’artisans et de techniciens, soixante jours d’assemblage, des spectacles, des show lasers, des manèges. Sur place, le tarif adulte est de 20,00 euros, le tarif enfant de 13,00 euros. Un peu moins cher si on achète en ligne. Le site est ici.

EXPOSITION – Dans le pôle jeunesse de la Médiathèque José Cabanis, allée Jacques Chaban-Delmas à Toulouse (Haute Garonne), du vendredi 5 décembre 2025 au jeudi 4 janvier 2026, une exposition Contes et Légendes. « Ils ont bercé des générations d’enfants et continuent de nourrir leur imaginaire : ce sont bien sûr les contes. Peuplés de fées, de géants, de princes et autres personnages fascinants, ils nous emmènent dans des mondes merveilleux où tout est possible. À leur lecture, rires frissons et rêves garantis ! Et pour les illustrateurs et illustratrices d’aujourd’hui, ils sont une source d’inspiration inépuisable. Retrouvez à travers les images de sept illustrateurs toute la beauté des contes. Qu’ils revisitent ces histoires traditionnelles ou inventent leurs propres légendes, le résultat est toujours plein de fantaisie. » Avec les images d’Irène Bonacina, Kitty Crowther, Claire de Gastold, Chloé Malard, Clémence Pollet, Marjorie Pourchet et Julia Spiers.

PRIX – Le jeudi 27 novembre 2025, les délégués lycéens de chaque région réunis à Rennes pour l’attribution du Prix Goncourt des lycéens 2025 ont couronné Nathacha Appanah pour son roman La nuit au cœur (Gallimard, 2025), déjà récompensé cette année du Prix Femina. L’écrivaine franco-mauricienne est particulièrement appréciée des jeunes lecteurs puisqu’elle a aussi remporté, le jeudi 13 novembre, le Prix Renaudot des lycéens La nuit au cœur est un récit très personnel dans lequel Nathacha Appanah livre une douloureuse réflexion sur les violences faites aux femmes. Depuis sa parution le 21 août 2025, le roman s’est vendu à près de 52 000 exemplaires.

C’EST BIENTÔT NOËL (12) – Entre 1979 et 2010, la manifestation littéraire New York is Book Country envahissait, chaque septembre, la Cinquième Avenue fermée à cette occasion à la circulation automobile, ainsi que Washington Square Park et Central Park. Pour chacune des éditions, les organisateurs commandèrent à un illustrateur illustre une affiche qui célébrait New York et le livre : Edward Gorey en 1979, Richard Scarry en 1980, Arnold Lobel en 1981, William Steig en 1984, Keith Haring en 1985, Art Spiegelman en 2002, trois fois Maurice Sendak, etc. Ces affiches sont devenues très rares. Il y a quelques temps, dix-neuf d’entre elles ont été mises en vente sur le site Rakuten. Parfait état, prix raisonnable, expédition depuis la France (ce qui exclut les droits de douane) ou retrait sur place. Une occasion rare de faire plaisir ou de se faire plaisir. 

PRIX – Les Prix Papiers Nickelés récompensent les meilleurs travaux de l’année dans le monde du dessin imprimé. Dans la catégorie dédiée aux essais, c’est Christelle Pissavy-Yvernault qui a rempoté les suffrages pour ses trois ouvrages en compétition. D’abord le pavé dirigé avec David Amram La véritable histoire des éditions Dupuis (Dupuis, 2024) avec des contributions de Michaël Barril, Jérôme Dupuis, Benoît Glaude, Clément Lemoine, Sylvain Lesage et Geert Meesters. Le prix a associé ses autres ouvrages de l’année, Franquin et moi, entretiens avec Numa Sadoul (Glénat, 2024) et la réédition augmentée de son Loisel,dans l’ombre de Peter Pan (Glénat, 2024). Le jury a  également salué son remarquable Frank Pé dessine (Glénat, 2024). Des récompenses qui « saluent le colossal travail de Christelle Pissavy-Yvernault comme historienne de la BD et éditrice. »

C’EST BIENTÔT NOËL (11) – Le Jardin des Plantes, 57 rue Cuvier à Paris, éclaire une nouvelle fois la nuit à l’occasion de sa toujours épatante proposition lumineuse de Noël. Le parcours titré Lumières de la Nature sera visible jusqu’au 18 janvier 2026. « Venez percer les secrets des phénomènes lumineux naturels sur terre, dans les fonds marins et dans le ciel, à travers la représentation de nombreuses espèces animales, végétales et minérales, aussi merveilleuses que surprenantes. Des éruptions volcaniques aux lucioles, en passant par les fluorites, les aurores boréales et les baudroies des abysses, découvrez la bioluminescence, la fluorescence ou encore l’incandescence. Des phénomènes lumineux bien réels, parfois invisibles à l’œil nu, mais toujours spectaculaires. Laissez-vous séduire par cette promenade nocturne unique, mêlant rigueur scientifique, technologies de pointe et dispositifs immersifs, qui vous fera vivre une expérience féérique et éclairante. » Quatre milieux féériques à découvrir (lumières minérales, lumières terrestres, lumières marines, lumières célestes) pour s’en mettre plein les yeux en famille; même avec le petit frère qui marche à peine. Page dédiée ici.

APPEL À PROJETS – La Fondation l’école des loisirs récemment créée « soutient les initiatives et les programmes spécifiques qui favorisent l’accès à la lecture et à la culture auprès des enfants et des jeunes. » Trois missions : promouvoir la lecture en prônant la lecture comme moteur essentiel d’émancipation, d’épanouissement et d’inclusion sociale, faciliter l’accès aux livres et à la lecture pour tous en soutenant des actions auprès de publics issus de milieux défavorisés ou éloignés de l’offre culturelle, proposer des ressources en créant des ressources pédagogiques et des formations adaptées aux professionnels de l’éducation, de l’enfance et autres médiateurs du livre. Pour déposer un dossier, c’est ici et la date butoir est le mardi 16 décembre 2025.

C’EST BIENTÖT NOËL (10) – L’auteur-illustrateur Thierry Dedieu signe un calendrier de l’Avent moins nunuche que beaucoup d’autres, Les 24 fois où la tournée du Père Noël faillit être annulée. « Le Père Noël n’a pas la vie facile, et encore moins la nuit du 24 décembre. D’ailleurs, saviez-vous que beaucoup de ses tournées ont bien faillies être annulées ? Grâce à ce calendrier de l’avent, les enfants découvriront, en découpant eux-mêmes les double-pages, toutes les péripéties auxquelles le Père Noël a échappé pour pouvoir livrer ses cadeaux. » Seuil jeunesse 2025, 104 pages, 21,90 euros.

DESSINE-MOI UN MUSÉE – Le vendredi 7 novembre 2025, au Palais Besenval de Soleure (Suisse), 1 Kronengasse, s’est déroulée l’inauguration officielle du musée Der Kleine Prinz und seine Welt dédiée au Petit Prince de Saint-Éxupéry. Ce nouvel établissement touristico-éducatif s’appuie sur la collection rassemblée depuis plus de quarante ans par la Fondation Jean-Marc Probst pour le Petit Prince, qui réunit plus de 10 000 ouvrages, objets, documents et éditions rares. Cet ensemble, l’un des plus importants au monde, est désormais accessible au public dans une scénographie conçue par les Bâtisseurs de Mémoire et une offre pédagogique et interactive destinée aux enfants comme aux adultes. L’événement s’est déroulé en présence d’Olivier d’Agay, petit-neveu d’Antoine de Saint-Exupéry et président de la succession Saint-Exupéry–d’Agay, accompagné notamment des équipes de la Fondation Antoine de Saint-Exupéry pour la Jeunesse (FASEJ). « Avec Le Petit Prince, c’est presque le monde entier qui s’installe à Soleure » avait annoncé la chancellerie cantonale lors de l’annonce du projet.

DÉDICACES – Le mercredi 3 décembre 2025, à 16 heures,  au café de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse, Baptiste Beaulieu viendra dédicacer deux de ses ouvrages récemment parus, Les pansements invisibles (Les Arènes, 2025), illustré par Qin Leng, et Le chien d’Ulysse (Albin Michel, 2025)  écrit avec Laure de Chantal.

C’EST A MONTREUIL (7) – Pour la septième année, « Libération se met aux couleurs et textes de la jeunesse à l’occasion du Salon du livre de Montreuil ». C’est dans le numéro 13797 du mercredi 26 novembre 2025. Les articles sont également ici.

EXPOSITION – Depuis le vendredi 21 novembre et jusqu’au dimanche 21 décembre 2025, dans l’ancienne église San Mattia, 14 via Sant’Isaia à Bologne (Italie), Mondi accanto est la première exposition solo italienne dédiée à Nicole Claveloux. « Parmi les premières et les rares femmes à s’être inscrites dans la bande dessinée française des années soixante-dix, féministes et irrévérencieuses, animées par une passion débridée pour le dessin et un esprit sulfureux et ironique avec lequel elle regarde le monde, Nicole Claveloux a navigué tout au long de sa carrière entre la bande dessinée et la littérature jeunesse, transcendant et contaminant les genres, les barrières entre les langues, les tabous de la société qu’il a toujours critiqués avec moquerie. […] Plus de deux cents œuvres – sans distinction entre bandes dessinées et illustrations, entre œuvres pour adultes et littérature pour la jeunesse – mettent en lumière les fils rouges qui s’entrelacent dans toute son œuvre artistique : la relation avec le fantastique ; le rire comme filtre pour regarder le monde, l’imagination, entre comédie, caricature et parodie, le regard sur l’enfance et la relation avec sa part la plus profonde, la plus vraie et la plus sauvage, le conte de fées comme une matrice inépuisable à transformer et à manipuler, le féminisme et la revendication du désir féminin comme moteur d’histoires. » Une initiative de Hamelin Associazione Culturale avec le soutien de la Direzione regionale Musei nazionali Emilia Romagna.

C’EST BIENTÖT NOËL (9) – Parmi les offres de l’entreprise Légo, ces quatre nouveautés : les Bonhommes de neige décoratifs (168 pièces, 12,99 euros), la Mini-figurine du Père Noël grand format (761 pièces, 54,99 euros), le train de Noël (956 pièces, 119,99 euros), le Sapin de Noël à construire en famille (3171 pièces, 299,99 euros). Des photos ici.

C’EST A MONTREUIL (6) – Les Pépites du quarante-et-unième Salon du livre et de la presse jeunesse ont été dévoilées. Les ouvrages lauréats sont les suivants : Pépite d’or : Béril en bataille d’Adèle Maury (Sarbacane, 2025) ; Pépite livre illustré : Pavel et Mousse d’Aurore Petit (Les Fourmis rouges, 2025) ; Pépite fiction juniors : La jeune Fille au crâne de Benoît Richter (Nathan, 2025) ; Pépite fiction ados : Courir le vaste monde d’Alex Cousseau (Le Rouergue, 2025) ; Pépite bande dessinée : Sangliers de Lisa Blumen (L’employé du moi, 2025).

PAS DE QUARTIER – Aurélien Véron, élu du groupe Changer Paris (Les Républicains) au Conseil de Paris, mobilisé depuis plusieurs semaines contre la présence dans la vitrine de la librairie Violette and Co du livre de coloriage From the River to the Sea de N. Salem (‎Zaytoon Publishing, 2022) qu’il accuse de « glorifier le Hamas et de reprendre un slogan appelant à la destruction d’Israël », a obtenu – la majorité n’était pas assez présente pour faire barrage au vote – le blocage de la subvention destinée aux librairies indépendantes parisiennes, soit une aide de 500 000 euros qui concernait quarante établissements désormais privés, de fait, eux aussi, de ce soutien. Emmanuel Grégoire, adjoint d’Anne Hidalgo et candidat déclaré à la mairie de Paris, a vertement critiqué l’attitude de la droite parisienne, estimant qu’elle sacrifiait l’intérêt des librairies indépendantes à une logique d’affrontement politique. Pour Alexis Argyroglo, directeur de la librairie La petite Égypte, « il est hors de question qu’une librairie comme la nôtre puisse toucher une subvention alors qu’une librairie, consœur et amie, se la voit refuser pour un motif diffamatoire. » Une nouvelle délibération est prévue courant décembre.

C’EST BIENTÖT NOËL (8) – Un exemple à Hérisson, Petite Cité de Caractère de l’Allier depuis 2018, 564 habitants au dernier recensement. Initié par Patricia Lemaire, artisan d’art en bijou contemporain et orfèvrerie, et par Émilie Gavet, céramiste, sous l’égide de l’association Les Incroyables du bocage bourbonnais créée pour l’occasion et avec le soutien de la municipalité, un Incroyable Noël se déploiera, du lundi 1ier au mercredi 31 décembre 2025, « fruit d’une collaboration enthousiaste et créative » : projet participatif 1000 boules de Noël créées par les élèves de l’école et les habitants du village et dont une partie sera vendues lors du marché de Noël du dimanche 7, à l’espace Hélène et Jacques Gaulme (bénéfices  reversés en totalité à l’école et à l’Ehpad), une exposition Arbres et Merveilles au Musée d’art contemporain, place Joseph Lesage, qui accueillera des œuvres de Michèle Caranove, dessinatrice, et de Véronique Wirth, sculptrice, un calendrier de l’Avent géant dont chaque case incitera les visiteurs à découvrir le village, et puis des spectacles de rue, des concerts, des projections, des moments de contes (notamment au Social Club, rue Gambetta), des ateliers, des propositions gourmandes quotidiennes, et, last but not least, la fameuse Balade des lutins, déambulation nocturne, ludique et féérique, dans les rues et venelles de la cité médiévale, le lundi 22. « Nous espérons que vous aimerez ce que nous vous proposons. Des dizaines de talents et de valeureux hérissonnais se sont mis en quatre pour vous présenter le village sous un jour dynamique et réjouissant. Faites tourner tout azimut et aidez nous à faire de ce décembre un mois incroyable. » (Patricia Lemaire). On peut demander le dépliant-programme qui dit tout jour par jour à cette adresse : incroyablesdubocagebourbonnais@g.mail.com.

JEUNE PUBLIC – Le Théâtre des Calanques de  Marseille (Bouches du Rhône), 35 traverse de Carthage, propose, le jeudi 27 et vendredi 28 novembre 2025, en séances scolaires, et le samedi  29 novembre, à 16 heures, en  séance tout public, Alice, adapté et mis en scène par Camille Noyelle. « Et si tomber dans un terrier vous faisait grandir ou rapetisser ? Et si chaque gorgée, chaque bouchée pouvait bouleverser votre taille, votre voix, votre pensée ? Et si l’on traversait un monde étrange, peuplé de cartes à jouer, de lapins pressés, de souris savantes, de reines furieuses et de chats qui rient ? C’est dans ce rêve éveillé que nous entraîne notre Alice – une Alice d’aujourd’hui, curieuse, un peu perdue, souvent très drôle, toujours en quête de sens. Sur scène, acteurs et actrices, chanteurs et manipulateurs, et une création visuelle projetée en direct sur un grand cylindre blanc, composent ce spectacle où tout change, tout bouge, tout se transforme. Un récit initiatique pour les enfants à partir de 7 ans, traversé de métamorphoses, d’absurde et de poésie. Un théâtre de l’éveil, où la logique déraille et où l’on rit aussi de se découvrir différent.​ » Réservations ici

C’EST À MONTREUIL (5) – La restitution des États Généraux de la lecture pour la jeunesse organisés par les ministères de la Culture et de l’Éducation nationale est programmée le lundi 1er décembre, à 10 heures. Les conclusions de cette concertation qui a associé expert.e.s, associations, collectivités et jeunes « pour identifier les freins à la lecture et repenser les dispositifs publics » seront partagées autour des thématiques suivantes : mobiliser et multiplier les territoires de lecture,  ma classe et la lecture, adolescence et lecture : paroles de jeunes, créer le goût de lire en famille.

C’EST BIENTÔT NOËL (7) – Si je dis Phénix, Tempo, Bouglione, Gruss, Bormann, vous répondez cirque. Du plus simple au plus grandiose, magique ou poétique, tous parisiens ces temps-ci. Réservation en ligne fortement conseillée car souvent complet plusieurs semaines à l’avance en cette période de fêtes. « Papa, maman, vous aviez promis. » Si vous avez le goût du grandiose, vous n’oublierez pas le Cirque du Soleil  installé à Chatou du jeudi 20 novembre 2025 au dimanche 25 janvier 2026,  avec son emblématique spectacle Alégria. « Au cœur d’un royaume autrefois somptueux qui a perdu son roi, Alegría jette un regard sur la lutte de pouvoir entre l’ordre établi et un jeune mouvement animé par l’espoir de renouveau. Alors que le fou du roi tente maladroitement de s’emparer du trône, un désir grandissant de changement émerge pour défier le statu quo et faire jaillir la joie dans cet univers. Classique du Cirque du Soleil, Alegría a été entièrement réinventé pour inspirer une nouvelle génération. Entremêlant mélodies inoubliables, acrobaties palpitantes, costumes surréalistes, décors saisissants et humour espiègle. » 

C’EST À MONTREUIL (4) – Viviane Ezratty nous informe : « Bonjour. Vous êtes cordialement invités à l’hommage à François Ruy-Vidal, figure marquante de l’édition jeunesse, décédée le 8 septembre 2025, qui sera rendu au Salon du livre jeunesse de Montreuil. La rencontre aura lieu le samedi 29 novembre 2025, de 10 heures 45 à 11 heures 30. Avec les éditeurs Christian Bruel, Thierry Magnier, Valéria Vanguelov (Grasset), Loïc Boyer, chercheur, aux côtés de Viviane Ezratty, conservatrice générale honoraire à l’Heure Joyeuse et à la médiathèque Françoise Sagan, et Hélène Valotteau, conservatrice en chef, médiathèque Françoise Sagan-Fonds patrimonial Heure Joyeuse (Paris 10e) où ont été déposées ses archives éditoriales. La rencontre se tiendra au Forum interprofessionnel. » EXPOSITION – Depuis le mercredi 15 octobre 2025 et jusqu’au samedi 24 janvier 2026, la Maison de la Culture du Japon, 101bis quai Jacques Chirac à Paris, rend hommage à Isao Takahata, pionnier du dessin animé contemporain au Studio Ghibli. « Isao Takahata (1935-2018) est indéniablement l’un des plus grands maîtres de l’animation. Cofondateur du Studio Ghibli en 1985 avec Hayao Miyazaki et Toshio Suzuki, il a, dès les années 1960, façonné une œuvre exigeante, poétique et profondément novatrice. Par son regard humaniste, son sens du récit et ses expérimentations formelles, Isao Takahata a profondément transformé l’animation, l’émancipant de ses codes traditionnels pour en faire un art reconnu dans le monde entier. L’exposition retrace la carrière du créateur du Tombeau des lucioles à partir de ses carnets, storyboards, dessins originaux, celluloïds, extraits de films, vidéos. » Pour se rappeler aussi des séries pour la télévision Heidi (1974), Marco (1976) et Anne de la maison aux pignons verts (1979), adaptées de classiques de la littérature pour la jeunesse. Le site de la Maison de la Culture du Japon est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (6) – Au Théâtre équestre Zingaro, 176 avenue Jean Jaurès à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), depuis le vendredi 15 octobre et jusqu’au mercredi 31 décembre 2025, Les cantiques du corbeau. Conception : Bartabas. Responsable des écuries : Johanna Houé. « À partir de son récit Les cantiques du corbeau, Bartabas impulse une nouvelle conception dans son théâtre équestre. Les chevaux ne seront plus porteurs d’exploits ou par leur seule présence l’affirmation d’une grâce animale mais plutôt des apparitions comme des visions, des gestes plastiques plus que chorégraphiques. Les récitants seront au premier plan de cette création, incarnant un récit fantasmatique sur les origines de l’humanité, une préhistoire rêvée où hommes et bêtes ne font qu’un, une méditation poétique sur la place de l’homme parmi les vivants. » Bartabas explique : « Avec la fin des tournées mondiales, arrêtées net par la pandémie et qui ne reprendront pas car trop coûteuses pour nos finances et pour l’environnement, j’ai eu davantage de temps pour lire. Quel plaisir ! Ce spectacle est une ode à la lecture. Je suis un ardent défenseur de la littérature, de la poésie. » Réservation à partir de cette page. À partir de 12 ans.

C’EST À MONTREUIL (3) – Cette année encore, le CRILJ sera à Montreuil, au rez-de-chaussée du salon, en stand J16. Venez nous rendre visite, venez échanger, acheter, adhérer.

C’EST BIENTÔT NOËL (5) – Dans les cinémas de quelques grandes villes, sortie nationale, il y a une petite semaine, d’un programme de sept très courts métrages d’animation : Trouvé ! de Juliette Baily, Bain de neige en Norvège de Pascale Hecquet, La Grange de Noëlle de Pascale Hecquet, De la crème solaire en hiver de Pascale Hecquet, Bonhommes de Cecilia Marreiros Marum, Raconte-moi l’hiver de Pascale Hecquet et Esquisses sur glace de Marion Auvin, regroupés sous le titre Premières neiges. « La neige n’a pas son pareil pour faire des merveilles. Elle invite au jeu, bien sûr, mais aussi à la rêverie, au fantastique, à l’observation et à la découverte. Plaisir du toucher, sensation de froid, le blanc envahit l’écran. Ce programme, entre fictions, imaginaires et témoignages documentaires, raconte à hauteur d’enfants leurs premières neiges. » Durée totale : 37 minutes. Dès 3 ans.

LA BANDE DESSINEE S’EXPOSE – L’exposition Épopées graphiques : bande dessinée, comics, manga que le musée de Grenoble (Isère), place de Verdun, présente du samedi 22 novembre 2025 au dimanche 19 avril 2026  donne à voir plus de 400 planches majeures de deux cents artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). « Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans. » On y rencontrera Gédéon, Bécassine, Little Nemo, Krazy Kat, Blondie, Popeye, Flash Gordon, Prince Valiant, Alix, Tintin, Astérix, Spirou, Fantasio, Lucky Luke, Blueberry, ainsi que, entre autres splendeurs rarement montrés, des planches signées Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi, Art Spiegelman, Moebius, Enki Bilal, Philippe Druillet, Hugo Pratt, Lorenzo Mattoti, Roger Mas, Nicole Claveloux, Zep, Shotaro Ishinomori, Imiri Sakabashira. Commissariat : Sébastien Gokalp, directeur du musée, et Lucas Hureau, directeur de la collection de Michel-Édouard Leclerc. Visites guidées, à partir de 12 ans, les samedis 29 novembre, 24 janvier, 7 février, 28 février et 28 mars à 14 heures 30, et les dimanches 23 novembre, 11 janvier, 18 janvier, 25 janvier, 15 février, 22 février, 8 mars, 15 mars et 22 mars à 14 heures 30 également. Le dossier de presse est ici.

POP UP – La seizième édition du  Salon du livre animé ouvre ses portes le samedi 22 novembre 2025, de 14 heures à 18 heures, à la Mairie du neuvième arrondissement, 6 rue Drouot à Paris. Parmi les ingénieurs papier et créateurs de livres à systèmes présents: Mathilde Arnaud, Anne-Sophie Baumann, Mathilde Bourgon, Olivier Charbonnel, Nicolas Codron, Peter Dahmen, Jean-Marc Desrosiers, Dominique Ehrhard, Anne-Florence Lemasson, Ekaterina Kazeykina, Gérard Lo Monaco, Damien Prud’homme, Jean-Charles Trebbi, Frédérique Le Lous-Delpech et Rianne van Duin. Bernard Duist viendra poser sa table d’atelier et présentera ses pop-up, des livres et des maquettes d’inspirations diverses, une planche de découpe, des outils et des papiers découpés. La librairie Libellule et Coccinelle sera présente pour approvisionner les visiteurs en publications récentes. Les livres et cartes d’artiste seront disponibles directement auprès de leurs auteurs.

NOUVELLES DU MONDE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art à la Bibliothèque nationale de France). Numéro à lire sur le site du Centre national de la littérature pour la jeunesse.

C’EST BIENTÔT NOËL (4) – Du vendredi  21, 18 heures, au dimanche 30 novembre 2025, rendez-vous sur le site web du Muz pour participer à la quinzième vente aux enchères de l’association, « au profit de la créativité des enfants ». Plus d’une trentaine d’artistes donateurs :  Adrien Albert, Aurélia Aurita, Thomas Baas, Anne-Sophie Baumann, Soledad Bravi, Armelle Benoît, Julien Béziat, Magali Bonniol, Marc Boutavant, Mai lan Chapiron, Mathias Friman, Bruno Heitz, Anne Herbauts, Pénélope Jossen, Kimiko, Thomas Lavachery, Claire Lebourg, Magali Le Huche, Alan Mets, Julien de Man, Dorothée de Monfreid, Yvan Pommaux, Pomme, Claude Ponti, Audrey Poussier, Grégoire Solotareff, Frédéric Stehr, Tardi, Églantine Triboulet, Anaïs Vaugelade. Pour enchérir, c’est ici.

C’EST À MONTREUIL (2) – Le programme détaillé des six jours du prochain Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis est en ligne et c’est ici. Des liens permettent également d’obtenir un plan des lieux, la liste complète des exposants et les quatre sélections (livres illustrés, fictions junior, fictions ado, bandes dessinés) concourant pour les Pépites 2025. 

MONDIALISATION THEÂTRALE – Au soir du samedi 15 novembre 2025, la comédie musicale Le Petit Prince, coproduite, pour la Chine, par le Central China Drama et, pour la France, par le Théâtre national populaire (TNP), a été présentée en première mondiale au Hubei Théâtre de Wuhan, dans la province chinoise du Hubei. « Il s’agit d’une nouvelle collaboration entre les deux institutions après la version chinoise des Misérables. L’œuvre propose une création innovante mêlant étroitement musique et théâtre, et revisite ce classique littéraire sous un angle narratif inédit – un Petit Prince chinois rencontrant un aviateur français – à travers une interprétation alternant entre le chinois et le français. » Jean Bellorini, directeur du TNP, explique : « Dans mon Petit Prince, des personnes de cultures et d’âges différents travaillent côte à côte, et s’illuminent mutuellement, comme les étoiles du livre. […] Le théâtre n’a pas de frontières. Les échanges entre différents groupes humains sont d’autant plus riches qu’ils s’enracinent dans des différences culturelles, permettant l’apprentissage mutuel et la croissance partagée. Cette approche approfondit les idées de l’œuvre originale et relie les êtres humains à travers le temps et l’espace. »

JEUNE PUBLIC – À la Maison des Arts et de la Musique (MAM), rue René Berthelot à Orléans (Loiret), le samedi 29 novembre 2025, à 16 heures, et le dimanche 30 novembre, à 11 heures, deux représentations de Le avventure di Pinocchio, de et avec Brice Cousin et Francesca Romana Di Santo, d’après Carlo Collodi, ciné-conte à partir de 5 ans. Le spectacle est en bilingue franco-italien, mais il n’est pas besoin de connaitre l’italien pour tout comprendre. « Avec cette version en mots et en musique, venez découvrir le vrai Pinocchio dans toute sa réalité, mais surtout l’entendre vous parler d’un monde, ou tout le monde veut le voir grandir, quand lui, ne demande qu’à être un enfant comme les autres. » Billetterie au 06 95 88 81 42.

SIGNATURES – À l’occasion du festival BD Colomiers, les illustratrices Camille Louzon et Marie Mirgaine seront dans le rayon jeunesse de la librairie Ombres blanches, 50 rue Léon Gambetta à Toulouse (Haute-Garonne), le samedi 22 novembre 2025, à 11 heures, pour dédicacer leurs derniers albums : Dès potron-minet (La partie) pour Camille Louzon « qui évoque une journée joyeuse entre une fillette et un écureuil, que leurs jeux rapprochent, faisant naître une amitié spontanée » et Bonjour bébé (Les Fourmis Rouges) pour Marie Mirgaine qui « raconte comment des souris se brossent les dents, le loir sort de l’hibernation, l’araignée se charge des cadeaux, les escargots se pressent et les pucerons répètent leur chorégraphie. »

HORS SÉRIE – Vient de paraitre Astérix et la mer, à l’occasion d’une exposition portant le même nom actuellement visitable à Cherbourg. « Situé au bord de la mer, le village d’Astérix ouvre la voie à des aventures maritimes variées. De la Manche à la Méditerranée, Gaulois, peuples antiques et navires de toutes sortes se croisent au fil de l’œuvre créée par René Goscinny et Albert Uderzo, mêlant réalisme historique, fantaisie et humour. Embarquez pour un voyage au long cours drôle et instructif à la découverte de la mer en compagnie d’Astérix. » Ouest France 2025, 96 pages, 20,90 euros. Actuellement en kiosque.

C’EST BIENTÖT NOËL (3) – Du mercredi 19 novembre 2025 au dimanche 4 janvier 2026, dans le studio de la Comédie Française, 99 rue de Rivoli, place de la Pyramide inversée, à Paris  Pinocchio créature d’après Carlo Collodi. Adaptation et mise en scène : Sophie Bricaire. « Immense classique de la culture italienne, des plus traduits dans le monde, l’histoire extraordinaire du pantin de bois qui prend vie, signée Carlo Collodi, a fait son entrée au répertoire jeune public de la Comédie-Française la saison dernière. Cette gaminerie – comme aimait la nommer son auteur – habite depuis près de 250 ans l’imaginaire collectif des grands et des petits. La metteuse en scène Sophie Bricaire voit dans ce conte initiatique un hymne à l’amour, en premier lieu celui de Geppetto pour cet enfant qui advient comme par miracle dans sa vie. Son spectacle raconte l’histoire à travers le prisme du vieil homme. » Réservations à partir de cette page.

SE SOUVENIR – Madeleine Riffaud (1924-2024), résistante, poétesse amie d’Éluard et journaliste pour les journaux Ce soir, La Vie ouvrière, L’Humanité, fut l’une des premières correspondantes de guerre françaises (en Algérie, au Vietnam) et une militante anticolonialiste déterminée. La publication chez Dupuis, dans la collection « Aire libre », en 2021, 2023, 2014 et 2025, des quatre tomes de la série  « Madeleine, résistante »  (La Rose dégoupillée, L’édredon rouge, Les nouilles à la tomate, L’ange exterminateur) qu’elle scénarisa avec Jean-David Morvan et que Dominique Bertail a illustré, a permis à ceux qui ne la connaisse pas de découvrir une personnalité d’exception. La quarante-deuxième édition du festival  bd BOUM qui se déroule à Blois (Loir-et-Cher) du vendredi 21 au dimanche 23 novembre 2025, lui rendra un bel hommage. Les éditions La Farandole avait édité trois albums signés Madeleine Riffaud : Le Chat si extraordinaire, en 1978  (illustration : Arnaud Laval),  Le Chasseur changé en crabe, en 1981 (illustration : Arnaud Laval), La Vie secrète du Père-Noël, en 1982 (illustration : Serge Bloch).

TOMI UNGERER – La Maison Alexandre Landre, 4 place du Marché-aux-Poissons à Strasbourg (Bas-Rhin) organise, le samedi 22 novembre 2025, à 14 heures, une vente aux enchères consacrée à Tomi Ungerer (1931-2019) rassemblant près de 350 œuvres retraçant plus de cinq décennies de création. Exposition publique, sur place, les jeudi 20 et vendredi 21. Les œuvres en vente sont également à découvrir en ligne, sur le site de la maison d’enchères. C’est ici. Le téléchargement du catalogue est permis et c’est ici.

PRIX – Organisé en collaboration avec le Labo des histoires, le Prix littéraire de la passion jeunesse, créé par Julie Marang, propriétaire des hôtels Paristory, avec la complicité de la librairie Delamain, a, pour sa deuxième édition, récompensé deux œuvres. Le choix du jury des 9-12 ans s’est porté sur le tome 1 de la série « Mustang » titré Le rêve de Nell (Flammarion jeunesse, 2025) de Charlotte Bousquet  et celui du jury des 14-16 ans sur Francœur, à nous la vie d’artiste ! (école des loisirs, 2024) de Marie-Aude Murail et Constance Robert-Murail.

C’EST BIENTÔT NOËL (2) Au théâtre  Dunois, du  jeudi 27 au samedi 29 novembre, à 19 heures, Une autre histoire du théâtre de Fanny de Chaillé. « En partant de la question : ‘C’est quoi le théâtre pour vous ?’, quatre jeunes interprètes nous livrent leur propre histoire de l’art dramatique. Iels retracent les transformations successives de la création artistique, rejouant les grands classiques avec humour,  s’adonnant à de faux combats et s’échangeant de faux baisers. Molière, Brecht ou Castellucci : toutes les figures sont convoquées sur scène pour raconter autrement la grande histoire du théâtre avec ses enjeux politiques, sociaux et esthétiques. Ce spectacle nous plonge au cœur même du théâtre grâce à l’exploration du travail de l’acteur.ice et sa mise en jeu sur un plateau. Pas de scénographie, pas de décor, une grande simplicité pour que tout repose sur notre imagination. » Avec Malo Martin, Tom Verschueren, Margot Viala et Valentine Vittoz. À partir de 15 ans, quand même. Réservations au 01 45 84 72 00.

C’ÉTAIT À VILLENEUVE-DE-LA-RIVIÈRE – Lu dans L’Indépendant du mercredi 12 novembre 2025 : « Les enfants ont donné vie à Petit bleu et Petit jaune à la médiathèque autour de l’album de Léo Lionni, classique de la littérature enfantine. Les participants ont pu, le temps d’une séance, faire vivre les célèbres personnages dans leur univers en 3D. En pâte à modeler, papier coloré et imagination débordante, ils ont exploré les notions de couleurs, d’amitié et de mélange, thèmes phares de l’histoire. Entre rire et concentration, les petits artistes ont exploré la magie des mélanges, découvrant comment, parfois, se fondre l’un dans l’autre peut créer de nouvelles teintes et de belles amitiés. Bravo aux enfants pour leur enthousiasme contagieux, ainsi qu’à Patricia et Muriel, les deux bénévoles de la médiathèque, pour l’organisation de ce moment placé sous le signe de la couleur et du partage. »

EXPOSITION – Depuis le vendredi 14 novembre 2025 et jusqu’au dimanche 3 mai 2026, le musée Maillol, 59-61 rue de Grenelle à Paris, propose l’exposition rétrospective Geluck expose le chat. La première partie « nous emmène à la découverte passionnante des dessins de jeunesse, des aquarelles, des balbutiements puis de l’épanouissement du Chat. Croquis, dessins originaux, planches, toiles à l’acrylique, sérigraphies, objets improbables et sculptures: les moyens d’expression semblent sans limites. » Dans la deuxième partie, « Geluck et Le Chat s’adressent à de prestigieux confrères comme Warhol, Picasso, Banksy, Vermeer ou Courbet en se confrontant à leurs chefs-d’œuvre. » En une heure et demie, « le visiteur découvrira le parcours inattendu d’un gamin qui comprend très jeune sa faculté de faire rire les autres par ses dessins d’humour noir et décalé et qui, dès ses 14 ans, se met à en produire en quantité, nourri au biberon de ses idoles : Siné, Bosc, Chaval, Sempé, Reiser. » Quatre journées-découvertes sont proposées aux enseignants les mercredis 26 novembre, 10 décembre 2025, 14 janvier et 21 janvier 2026, de 10 heures 30 à 20 heures. La visite de l’exposition est libre et un dossier pédagogique, en cours d’élaboration, sera mis à disposition. S’inscrire obligatoirement auprès de Séverine Lambert, severinelambert@museemaillol.com en précisant la date choisie. Le site du musée est ici.

RACONTER L’HISTOIRE – L’exposition des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine, 59, rue Guynemer (93) Illustrer l’histoire de France. L’épopée des manuels scolaires du 18e siècle à nos jours est prolongée jusqu’au 31 mars 2025. « À travers une quarantaine de documents, elle retrace l’évolution des représentations de l’histoire de France, leur rôle dans la transmission d’un récit national et les enjeux politiques, religieux et sociaux qui ont façonné leur contenu. Visite découverte et échanges avec Véronique Castagnet-Lars, maîtresse de conférences en histoire, à l’université de Toulouse, le mercredi 19 novembre 2025. Il faut s’inscrire à cette adresse : service-educatif.an@culture.gouv.fr. Rendez-vous à 16 heures dans le hall d’accueil. Le livret de l’exposition est ici.

PAS BÊTE – Dans le numéro 29 de la série « Fantômette » de Georges Chaulet titré Appelez Fantômette (Hachette, 1975), un voleur surnommé Le Furet  imagine son meilleur coup : dérober un diamant exposé dans la galerie d’Apollon du Musée du Louvre. « Il suffit de poser une échelle contre le mur, de grimper au premier étage. Ensuite, on casse le carreau, on fait dix mètres, on brise la vitrine d’un coup de marteau et, hop, on a la main sur l’objet ! » Pour connaitre la suite, il faudra acheter le livre.

JOURNÉE D’ÉTUDES – Le mercredi 19 novembre 2025, à la Maison internationale des langues et des cultures, 35 rue Raulin, à Lyon (Rhône), journée d’études Traduire, réécrire, (s’)adapter : rendre lisibles les œuvres pour la jeunesse, événement porté par le groupe de travail Fablijes, organisé par Pauline Franchini (Université Lyon 3 Jean Moulin) et Marion Mas (Université de Montpellier), et soutenu par l’Institut d’histoire des représentations et des idées dans les modernités (IHRIM). Le programme, très international, est ici.

C’EST BIENTÔT NOËL (1) – Le groupe TF1 ayant annoncé commencer la diffusion de ses annuels téléfilms de Noël à partir du lundi 13 octobre 2025, sur sa chaîne principale, avec Le trésor de Noël, avant même que les piles de boites de chocolats et les jouets par monceaux envahissent les grands magasins, on se dit, une fois encore, que la comédie romantique se porte bien. Un exemple au hasard : c’est histoire d’une jeune femme plutôt jolie vivant seule et un peu perdue dans la grande ville où elle travaille vaillamment. Elle rencontre un problème pas prévu qui la contraint de se rendre, pour les fêtes, dans une ville plus petite. Elle y fait la connaissance d’un homme presqu’aussi beau que ses pull-overs qui, dans une ambiance en rouge, vert et blanc, l’aide à trouver une solution. Finalement, la jeune femme se laisse convaincre de changer de vie et elle s’installe, définitivement peut-on penser, avec l’homme qui l’a aidée, dans la petite ville où elle a passé de si merveilleux moments. « Retrouvez les plus belles histoires inédites, les plus beaux castings, du lundi au vendredi à 14 h 25 sur TF1. L’ambiance unique et féerique des fêtes de fin d’année, à déguster en famille, en duo ou en solo et quand vous voulez en streaming sur TF1+. » Sur TMC (chaine du groupe TF1), c’est toute la journée. Il existe, pour les enfants, des albums dits, eux aussi, de Noël, que l’on pourra prêter à mamie quand elle aura fini de regarder son film. Parmi les must, chez Gallimard jeunesse : l’impertinent Dictionnaire du père Noël de Grégoire Solotareff.

L’ALBUM MÉDIATEUR – L’association LIRE (Livre pour l’Insertion et le Refus de l’Exclusion) organise, le mardi 18 novembre 2025, à l’Espace Jemmappes, 116 quai de Jemmapes à Paris, une journée titrée L’Universalité, La Singularité, l’Imprévu : l’album jeunesse, une médiation pour aller à la rencontre de tous les publics. Programme détaillé ici.

AVEC CARLL CNEUT – La deuxième édition des Rendez-vous de l’illustration de la Maison Culturelle de Quaregnonde (Belgique), 355 rue Jules Destrée, c’est du vendredi 14 novembre au samedi 20 décembre 2025. « Après une première édition marquée par l’univers de Rébecca Dautremer, les Rendez-vous de l’illustration reviennent avec un invité d’exception : Carll Cneut, maître incontesté de l’illustration jeunesse. À l’occasion de la sortie francophone de son très attendu O’Pinokkio, il investira la Maison Culturelle pour une exposition inédite, un ciné-concert original et un atelier. Entre poésie et mystère, raffinement et fantaisie, son trait reconnaissable entre mille séduira autant les enfants que les adultes curieux. L’exposition présentera les originaux de l’album O’Pinokkio (école des loisirs, 2025), Un atelier avec l’illustrateur dévoilera les secrets de sa technique et les étapes de création de ses images, le samedi 15 novembre, à 14 heures. Un ciné-concert sur les dessins de Carll Cneut et avec la musique de We Stood Like Kings sera programmé le jeudi 20 novembre, à 20 heures. « Pour cette création originale, la Maison Culturelle a réuni le groupe post-rock We Stood Like Kings et les dessins de Carll Cneut, animés avec la complicité du studio Cartoonbase. Un ciné-concert inédit, où l’illustration rencontre la musique pour une expérience sensorielle unique. » Le site de la Maison Culturelle est ici.

RENCONTRE – Les Écrivaines et Écrivains Associés du Théâtre (EAT) invitent à un Apéro Interpro’ le lundi  17 novembre 2025, à 19 heures 15, au Café de la Maison des Auteurs, 7 rue Ballu à Paris. Avec Sylvie Ballul, responsable de la collection théâtre de l’école des loisirs. Modération par Dominique Paquet, déléguée générale des EAT. Inscription obligatoire en cliquant sur ce lien.

ALLONS PARADER – A Moulins (Allier), pour marquer le lancement de la Biennale des illustrateurs 2025, les Malcoiffés organisent une parade graphique sur le thème de la nuit et des lucioles : illustrateurs, visiteurs, familles, toutes générations confondues, déambuleront, lanternes en  main, dans les rues moulinoises, le samedi 15 novembre, à partir de 17 heures 30, entre différents lieux de la Biennale (la librairie Devaux, le musée de l’Illustration jeunesse, les Imprimeries, la médiathèque, la salle des fêtes). À chaque étape, une surprise. Deux illustratrices, Gaby Bazin et Sarah Cheveau ont imaginé les supports graphiques (dont les lanternes) et la batucada Batucaille sera de la partie pour la touche musicale. Après la parade, les créations seront exposées pendant toute la durée de la Biennale, à la salle des fêtes, aux côtés de la librairie éphémère et de l’exposition Collectionner l’image. Le site de la Biennale est ici.

PRIX – Le premier Prix du livre pour les bébés initié par le Ministère de la culture a été décerné à l’illustratrice et autrice Aurore Petit pour son livre Été pop, un imagier petit format publié par les éditions La Martinière jeunesse. « Ce livre pop-up nous a sauté aux yeux. Il est à la fois coloré, sympathique et rigolo. Il fonctionne très bien avec les bébés », a expliqué la présidente du jury, Soledad Bravi, autrice et illustratrice, elle aussi, de livres pour jeunes enfants. Aurore Petit a profité de son temps de remerciements pour rappeler à Rachida Dati (qui ne lui pas franchement répondu) quelques unes des revendications des auteurs. La Ministre a, par contre, tenu à préciser que « dès cette année, le livre lauréat sera offert aux agents du ministère ayant accueilli un enfant dans leur foyer en 2025. »

EXPOSITION – Une exposition Funghi, carote e altri animali (Champignons, carottes et autres animaux) consacrée à Gilles Bachelet est mise en place par l’association Tapirulan dans l’église Santa Maria dei Battuti, Via Borgo di Ponte, à Cividale del Friuli (Italie), depuis le samedi 8 novembre 2025 et jusqu’au mardi 6 janvier 2026. Plus de cent-cinquante œuvres qui retracent cinquante ans de carrière de l’artiste, avec des illustrations originales de ses principaux livres pour enfants. Né en 1952 à Saint-Quentin, Gilles Bachelet a travaillé pour la presse, la communication et la publicité, avant de se tourner vers l’édition jeunesse. Débuts avec Harlin Quist et Patrick Couratin, puis important compagnonnage avec le Seuil Jeunesse. Gilles Bachelet a reçu, en 2004, le Prix Baobab du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil avec Mon chat le plus bête du monde, et, en 2016, le Prix Andersen du meilleur livre illustré pour Le Chevalier de Ventre-à-Terre. En 2019, au Salon du livre et de la presse jeunesse, il remporte La Grande Ourse pour l’ensemble de sa carrière. Gilles Bachelet a, en 2022 et 2024, été sélectionné pour le Prix Hans-Christian Andersen et, en 2022, 2023 et 2024, pour le Prix commémoratif Astrid-Lindgren. Depuis près de vingt ans, il enseigne les techniques de l’illustration et de l’édition à l’École supérieure d’art de Cambrai. L’épais catalogue de l’exposition est disponible à cette adresse. C’est 35,00 euros plus frais de port. PENSER LE CONTE – Le collectif Konsl’Diz annonce sa septième journée d’étude dédiée au conte, le vendredi 14 novembre 2025, de 9 heures à 17 heures 15, dans la salle La Capitale de Monistrol-sur-Loire (Haute-Loire).Sous l’intitulé Au travers des contes : ce que raconter veut dire, interviendront Yannick Jaulin, conteur, acteur, dramaturge, Joëlle Turin, critique et formatrice en littérature de jeunesse, Gilles Bourlot, psychologue clinicien, chargé de cours à l’université de Nice, Cécile Léguy, professeur d’anthropologie linguistique à l’université Sorbonne Nouvelle-Paris 3.

TOMI UNGERER – La Librairie Kléber, 1 rue des Francs-Bourgeois à Strasbourg (Bas Rhin), invite le vendredi 14 novembre 2025, à 18 heures, à une rencontre autour de Tomi Ungerer. « À l’occasion du lancement du livre Tomi Ungerer, l’artiste saute-frontières  publié aux éditions de la Nuée Bleue, les participants prendront le temps de redécouvrir cet artiste alsacien emblématique qui a su traverser de nombreuses frontières, tant géographiques qu’artistiques. Le temps d’un échange avec Thérèse Willer et Anne Schneider, co-directrices de l’ouvrage et de Britta Benert, maître de conférences à l’université de Strasbourg et spécialiste de Tomi Ungerer. Pour replonger dans l’univers de celui qui a fait basculer les codes de l’iconographie. » Rencontre (gratuite) animée par Hervé Lévy, journaliste, auteur et rédacteur en chef du magazine Poly. Inscriptions ici jusqu’au 14 novembre 2025 inclus.

EXPOSITION – Depuis le samedi 8 et jusqu’au dimanche 23 novembre 2025, le château de Simiane, 8 place Aristide Briand  à Valréas (Bouches du Rhône) accueille une exposition dédiée à l’univers d’Harry Potter et des Animaux Fantastiques créé par JK. Rowling. « Tous les jours, vivez une expérience magique inédite avec l’exposition Harry Potter organisée par la Ville de Valréas en partenariat avec Ludovic Guerber de Ludo Collection, le plus grand collectionneur d’Europe d’objets liés à l’univers du célèbre sorcier. Costumes originaux, décors mythiques, artefacts fascinants, reconstitutions de décors emblématiques et bien plus encore : plongez au cœur de Poudlard et laissez-vous envoûter par cette aventure immersive et féérique, pensée pour émerveiller petits et grands. » Entrée gratuite.

PRIX – À la Foire du livre de Francfort, le Grand prix allemand de l’illustration a été attribué à Antje Damm pour l’ensemble de son œuvre. « Née en 1965 à Wiesbaden, en Allemagne, l’écrivaine et illustratrice Antje Damm vit aujourd’hui avec son mari et ses quatre enfants dans une maison à colombages près de Giessen. Elle a travaillé comme architecte et a écrit et illustré plus d’une douzaine de livres pour enfants. » Paru cette année, chez Rue du monde l’album Noli qui dit non ! traduit par Alain Serres, livre idéal pour échanger avec les plus jeunes, sans grands discours, de questions essentielles comme le consentement ou le rapport au monde animal. L’album The Visitor avait été, en 2018, sélectionné par le New York Time et la New York Public Library comme l’un des dix meilleurs livres illustrés pour enfants de l’année. Disponible, en français, traduit par Yann Franchet et Astrid Franchet, sous le titre La visite (Astrid Franchet Éditions, 2018). « Élise vit seule et elle a peur de tout. Jamais elle ne quitte sa maison. Mais un jour, un drôle d’objet entre par la fenêtre ouverte. Et le jour suivant, Élise reçoit une visite. Une visite qui va tout changer. »

SAVOIR CHOISIR UN NOM  – À Orléans, la médiathèque du quartier des Blossières s’appelle, depuis le samedi 8 novembre 2025, Médiathèque Marie-Aude Murail. « J’ai appris la nouvelle par un mail du conseil municipal. J’ai d’abord eu un petit moment de surprise. C’est évidemment un grand honneur, un plaisir, car on donne généralement ce genre de distinction à des personnes qui sont mortes, et ça leur fait moins de plaisir. Alors, je suis satisfaite de pouvoir en profiter. C’est bien de profiter des choses de son vivant. Ça me donne aussi foncièrement raison parce que ce que je voulais, depuis le début, c’était m’inscrire dans la durée. C’est ce que j’essaie d’expliquer aux plus jeunes : il faut accepter les hauts, les bas, les échecs, les redémarrages. Être la Reine d’Angleterre ou rien. […] Pensez aux vivants et aux créateurs et créatrices français, donnez leur noms à des écoles,  à des bibliothèques. Aujourd’hui, c’est une belle journée, pluvieuse, mais avec du cœur. » L’inauguration s’est faite en présence d’habitants du quartier et d’élus, eux aussi très contents.

C’EST À MONTREUIL (1) – En cette année 2025, Benoît Jacques devient Grande Ourse, succédant à Susie Morgenstern. Une distinction attribuée par les équipes du Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis en partenariat avec l’Institut français. « Depuis plus de trente ans, Benoît Jacques pédale sur les chemins buissonniers de la littérature, de l’édition et de l’image, avec indépendance, humour et causticité. Grand raconteur d’histoires, amoureux du livre sous toutes ses formes, Benoît Jacques n’a pas son pareil pour manier la langue, les langues…Ingénieux, il joue sans cesse, dans ses illustrations et ses textes, à partager ses passions, son humanité et son enthousiasme. Benoît Jacques Books est sa maison d’édition. Rester en équilibre est sa devise. […] Benoit Jacques n’a jamais perdu de vue ses rêves d’enfance. Les Éditions Bibi sont devenues Benoit Jacques Books. Une cinquante d’ouvrages sont parus. Atypique, l’artiste chemine librement sur la piste d’une œuvre inclassable. Il écrit, dessine, édite. Avec les éditions Benito Jacomo, Beno Wa Zak, il part même tranquillement à la conquête du monde. Sa vision très singulière de la création et de l’édition est accompagnée par l’investissement d’imprimeurs de talent et de libraires passionné.es avec qui il forme une équipe gagnante. Pas de doute, ses ouvrages savent toujours trouver leur public. » Benoît Jacques avait, au Salon 2008, obtenu le Baobab de l’album pour La Nuit du Visiteur et, en 2012, lui avait été attribué le Grand Prix Triennal de littérature de jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le site qui raconte Benoît Jacques est ici.

TROIS FOIS ILYA GREEN – Du mercredi 12 novembre au samedi 13 décembre 2025, dans les Médiathèques Grand M, des Izards et des Pradettes à Toulouse, expositions consacrées à l’illustratrice Ilya Green rassemblant des dessins originaux issus des albums Ida et Martha, Berceuses et Balladines jazz, Peter Pan et Wendy, Tout Autour, Nos beaux doudous, Mon arbre, Voilà voilà. « Ilya Green déambule dans ses souvenirs d’enfance, dans la nature, elle s’inspire de motifs de tissus récoltés ça et là pour créer un monde poétique, baigné par le rêve et l’imaginaire. Son univers graphique fait de papiers, motifs collés, crayonnés, jeux de transparence porte un regard tendre, souvent drôle et complice sur l’enfance. » Une triple exposition proposée dans le cadre du financement des Cités Éducatives Grand Mirail et Toulouse Nord.

C’EST AU JAPON (2) – La marque (japonaise) Haruulala organic s’associe au Petit Prince pour une première collaboration inspirée par la phrase « L’essentiel est invisible pour les yeux ». Cette collection « en coton biologique a été pensée pour offrir douceur et confort aux tout-petits. Les motifs mettent à l’honneur les symboles du conte : le Petit Prince, sa planète, le renard et le mouton. Des illustrations délicates et apaisantes, parfaites pour accompagner les premiers instants de vie. »

REVUE – Le numéro d’octobre 2025 de Takam Tikou que publie, à la BnF, le Centre national de la littérature pour la jeunesse, est en ligne. « Alors que notre monde est traversé par les guerres et les destructions, ce nouveau numéro de Takam Tikou rappelle combien le livre demeure un espace de paix, de lien et d’espérance. Josué Guébo nous montre, à travers sa vision africaine du Père Noël, que la littérature pour la jeunesse est un formidable vecteur d’universalité et de partage. À Lomé, le premier Forum des éditeurs jeunesse d’Afrique témoigne de la vitalité du livre sur le continent et de la volonté de construire des ponts entre langues, cultures et pays. Sarah Rolfo, dans un état des lieux très documenté, nous explique comment, à Gaza, sur les ruines des bibliothèques, des femmes et des hommes œuvrent sans relâche et dans le plus grand dénuement pour que les enfants continuent d’avoir accès aux livres, à la lecture, à la culture. Parce que protéger l’enfance, c’est aussi protéger le droit de lire, d’imaginer et d’espérer. » (Emmanuelle Gondrand, directrice du département Littérature et art de la Bibliothèque nationale de France). Le lien d’accès est ici.

C’EST AU JAPON (1) – Pour son défilé automne-hiver 2025-26, la marque de haute couture (japonaise) Sacai fondée en 1999 par la styliste Chitose Abe a choisi comme fil conducteur Max et les Maximonstres de Maurice Sendak. « Dans un décor de dunes, les mannequins sont apparus chaussés de grandes bottes poilues, enveloppés dans de fausses fourrures fusionnées à des cabans, dans des vestes de travail zippées ou vêtus de sweats en maille aux manches volontairement élimées affichant la silhouette d’un Maximonstre. »